Author: Don Kayembe

  • Barack Obama a parlé aujourd’hui avec « Joseph Kabila »

    Barack Obama a parlé aujourd’hui avec « Joseph Kabila »

    obama-Le président Barack Obama a parlé aujourd’hui avec « Joseph Kabila ». Le président américain a souligné l’importance des élections en temps opportun, crédibles et pacifiques qui respectent la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) et protègent les droits de tous les citoyens de la RDC.

    Readout of the President’s Call with President Joseph Kabila of the Democratic Republic of the Congo

    President Obama spoke today with President Joseph Kabila of the Democratic Republic of the Congo (DRC).  The President emphasized the importance of timely, credible, and peaceful elections that respect the DRC’s constitution and protect the rights of all DRC citizens.

    The President noted that President Kabila’s legacy as a leader who brought the DRC out of war and set it on a path of continued democratic progress would be consolidated by free and fair elections in 2016.  President Obama assured President Kabila that the United States would remain engaged in the DRC throughout the electoral process, including through the appointment of a new U.S. Special Envoy to the African Great Lakes Region and the DRC.

    The two leaders reaffirmed their shared commitment to ending the threat of armed groups, particularly the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR).  The President encouraged cooperation between the Armed Forces of the DRC and the UN Organization Stabilization Mission in the DRC in operations against the FDLR.  President Obama also discussed with President Kabila the pending adoptions in the DRC by American families and urged a timely resolution to this situation.

    [The White House, Office of the Press Secretary]

     

  • Nigeria: Buhari élu président

    Nigeria: Buhari élu président

    Buhari_wins, NIGERIA-Le candidat de l’opposition au Nigeria, Muhammadu Buhari, a remporté la présidentielle avec 53,24 % des suffrages, selon la Commission électorale.

    Le président sortant Goodluck Jonathan qui a recueilli 45, 67% des voix a reconnu sa défaite.

    Il a appelé le vainqueur du scrutin pour le féliciter.

    Par ailleurs des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Kano dans le nord du pays pour célébrer la “victoire” de Buhari.

    Buhari avait axé sa campagne électorale sur la lutte contre la corruption endémique au Nigeria et la lutte contre Boko Haram.

    (BBC)

  • Filimbi,Drôles de révolutionnaires ! (SE OK MAR 31/3)

    Filimbi,Drôles de révolutionnaires ! (SE OK MAR 31/3)

    militants 1-De dangereux émeutiers prêts à utiliser la violence pour déstabiliser l’État ? C’est ainsi que les autorités congolaises ont, après leur interpellation, présenté les militants de Filimbi, ce mouvement contestataire qui s’inspire à la fois des Sénégalais de Y’en a marre et des Burkinabè du Balai citoyen.

    Les cadres de Filimbi présentent des profils surprenants pour de fiévreux révolutionnaires : la plupart font partie de l’élite kinoise. Arrêté à la mi-mars, Sylvain Saluseke travaille par exemple pour les multinationales sud-africaines Global Access Health Network et Nexus Medical. Floribert Anzuluni est cadre chez Ecobank, marié et père d’un enfant. Il est le fils d’Anzuluni Bembe, qui fut président de l’Assemblée nationale au temps de Mobutu, et le gendre de François Muamba, le coordonnateur du mécanisme de suivi de l’accord d’Addis-Abeba.

    En 2010, Anzuluni fut reçu à la Maison Blanche par Barack Obama en compagnie d’une centaine de “jeunes leaders africains”. Comme lui, Franck Otete (cadre chez Nestlé), Yangu Kiakwama (fils de député) et Ben Kabamba (frère de l’un des rédacteurs de la Constitution) ont fait le choix de la clandestinité. Il y a encore quelques semaines, on les croisait plus volontiers au Kwilu, un bar branché à ciel ouvert de La Gombe, à Kinshasa…

    (Jeune Afrique)

  • RDC : que deviennent les militants congolais arrêtés le 15 mars ?

    RDC : que deviennent les militants congolais arrêtés le 15 mars ?

    militants 1-Près de deux semaines après leur arrestation à l’issue d’une conférence de presse organisée avec les responsables de Y’en a marre et le Balai citoyen, plusieurs militants congolais pro-démocratie sont toujours détenus – hors procédure judiciaire – par les services de renseignement à Kinshasa.

    “Nous n’avons aucune information sur la détention de nos confrères qui dure depuis douze jours” nous a indiqué le 27 mars, Benjamin, membre de la coordination de la Lucha (Lutte pour le changement). Pourtant explique le militant, “Lambert Mende, le ministre de la Communication, avait promis situer l’opinion dès le 20 mars sur le sort réservé aux personnes arrêtées”.

    L’inquiétude des organisations des droits de l’homme

    La situation des militants pro-démocratie en RDC inquiète fortement les organisations de défense des droits de l’homme. Dans un communiqué publié le 23 mars, Amnesty International évoque les violences commises par les forces de l’ordre lors de la rafle du 15 mars. “Les détenus sont exposés aux risques de torture ou d’autres mauvais traitements”, craint l’organisation.

    Serge Sivya, militant de la Lucha qui réclamait la libération de ses collègues à été porté disparu pendant quelques jours avant d’être retrouvé le 24 mars. Il explique avoir été enlevé par des individus qui lui ont fait subir de longues heures d’interrogatoires. Très discret depuis sa réapparition, il affirme avoir reçu des informations alarmistes sur l’état de santé de Fred Bauma.

    (Jeune Afrique )

     

  • La Monusco prolongée mais réduite

    La Monusco prolongée mais réduite

    monusco- renew-Adoptée à l’unanimité, la résolution 2211 prolonge d’un an le mandat de la Monusco. Les effectifs de la force de l’Onu en République démocratique du Congo seront cependant réduits de 2.000 hommes.

    Essentiellement déployée dans l’est de la République démocratique du Congo, cela fait 15 ans que la Monusco est présente en RDC. La résolution adoptée jeudi par le Conseil de sécurité renouvèle pour un an le mandat de sa force mais elle réduit les effectifs militaires de 10%. Une décision prise sur fond de tensions avec Kinshasa qui réclame un départ rapide des Casques bleus.
    La Monusco va voir ses effectifs réduits de 2.000 hommes sur près de 20.000 soldats autorisésLa Monusco va voir ses effectifs réduits de 2.000 hommes sur près de 20.000 soldats autorisés

    Le texte souligne par ailleurs la nécessité de rendre la Monusco plus souple, plus mobile et plus efficace sur le terrain. La Monusco est l’une des forces les plus importantes et les plus chères (1,4 milliard de dollars par an) déployées par l’Onu. Au 28 février, elle comptait 19.453 soldats, 1.107 policiers et 895 civils expatriés plus du personnel local.

    (Dw-World )

  • Africa CEO Forum 2015 : des deals et des débats au sommet du business africain

    Africa CEO Forum 2015 : des deals et des débats au sommet du business africain

    AFRICA CEO-Coorganisé par le Groupe Jeune Afrique, le Africa CEO Forum a rassemblé plus de 800 décideurs économiques les 16 et 17 mars. L’occasion de se pencher sur l’avenir du continent, mais aussi de nouer des liens et d’enfin travailler ensemble…

    Crâne lisse, petites lunettes rondes cerclées de métal, moustache finement taillée… Jeremy Rifkin cultive un look très XIXe siècle, un brin aristocratique. Mais si les décideurs politiques et les milieux d’affaires du monde entier lui accordent tant d’attention, ce n’est pas pour ses conférences sur la révolution industrielle de l’Angleterre victorienne, mais pour comprendre ce que pourrait être l’économie du XXIe siècle.

    Invité vedette de la troisième édition du Africa CEO Forum organisée à Genève, les 16 et 17 mars, par le Groupe Jeune Afrique, la Banque africaine de développement (BAD) et Rainbow Unlimited, l’économiste américain a partagé son analyse devant un parterre de plus de 800 chefs d’entreprise, financiers et décideurs publics venus de 63 pays, dont 43 africains. Une heure pendant laquelle il a déroulé la base de sa réflexion, voulant voir un formidable réservoir de croissance dans une approche décentralisée de la création de richesses et dans la convergence d’internet, des énergies renouvelables et des transports. Notamment en Afrique, un continent auquel il prédit un rôle de leader dans les décennies à venir.

    Éminemment optimiste, le rendez-vous annuel des plus grands décideurs économiques africains n’a cependant pas fait l’impasse sur les vents contraires qui ont soufflé ces derniers mois sur le continent, de la chute du prix du baril au terrorisme, en passant par Ebola. “La croissance s’est infléchie sous l’effet des crises, a reconnu Amine Tazi-Riffi, directeur associé au sein du cabinet McKinsey. Après des années d’exubérance, on note un changement d’atmosphère.”

    Pour Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD), la période faste que connaît le continent depuis le début des années 2000 est loin d’être terminée. “En 2008 et en 2009, on disait la même chose. Et l’Afrique s’en est très bien sortie. La capacité de résilience que nos économies ont construite au cours de ces quinze dernières années est réelle”, a-t-il justifié. Lors de ses interventions, le Rwandais a néanmoins glissé quelques mises en garde en direction des États, insistant sur l’importance d’une croissance partagée par tous, le respect de la démocratie et l’adoption de systèmes méritocratiques.

    Panels

    Une nouvelle fois, le Africa CEO Forum a réuni les plus grands noms de l’économie africaine. De nombreux Kényans ont fait le déplacement, aux côtés de Nigérians, de Ghanéens et de Sud-Africains, renforçant la présence de l’Afrique anglophone. Le rendez-vous est aussi devenu celui des multinationales, comme l’ont confirmé la présence de Pierre-André Terisse, patron Afrique de Danone, et celle de Jean-Sébastien Decaux, l’un des héritiers du numéro deux mondial de l’affichage urbain, JCDecaux, qui vient de finaliser l’acquisition du sud-africain Continental Outdoor Media.

    Les participants ont pu suivre trois grandes conférences : sur les trajectoires de croissance des économies africaines, sur la réforme de l’environnement des affaires et sur l’explosion des villes. En complément, cinq thèmes (le développement des technologies numériques, les entreprises familiales, la diversification des sources de financement, les clés d’une acquisition réussie et la création de champions africains) ont fait l’objet de panels spécifiques.

    Au coeur de nombreuses discussions, l’industrialisation semble de nouveau figurer parmi les priorités des décideurs. À la clé, les emplois dont le continent a tant besoin et le développement du commerce intra-africain, a rappelé Venkataramani Srivathsan, directeur général d’Olam en Afrique et au Moyen-Orient. “Si le Niger n’importera jamais de cacao brut de Côte d’Ivoire, il se fera en revanche un plaisir d’acheter des tablettes de chocolat venues d’Abidjan, aussi savoureuses et moins chères que celles fabriquées en Europe”, a résumé un panéliste.

    >>>>> Retrouvez photos et vidéos du Africa CEO Forum 2015 sur le site dédié

    Pour la première fois, le Africa CEO Forum a aussi proposé une demi-douzaine de rendez-vous, limités à une vingtaine de décideurs pour faciliter les contacts entre dirigeants. Une soif d’échanges qu’ils ont commencé à étancher dès le cocktail d’accueil, le 15 mars. On y a notamment surpris le Nigérian Richard Uku, directeur des relations institutionnelles d’Ecobank, parlant longuement avec le Kényan Chris Kirubi, patron du groupe Centum, tandis qu’Abdourahmane Cissé, le ministre ivoirien du Budget, faisait la connaissance du Togolais Gervais Koffi Djondo, cofondateur de la compagnie aérienne Asky. Ces discussions se sont prolongées dans les couloirs et les nombreux salons de l’hôtel Intercontinental. L’occasion de constater, par exemple, que l’Ivoirien Alassane Doumbia, vice-président du groupe Sifca, et le Franco-Sénégalais Abbas Jaber, patron d’Advens, sont dans les meilleurs termes, contrairement aux rumeurs habituellement colportées.

    Pour certains, l’événement a aussi été l’occasion de parapher des contrats – et d’en faire la promotion. En marge des conférences, le Béninois Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), et le Marocain Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa Bank, ont ainsi conclu un partenariat portant sur les activités de financement de projets, de conseil et d’appel au marché financier. Mais le deal le plus important de ces deux jours est la vente par le capital-investisseur Emerging Capital Partners (basé aux États-Unis), en présence de son cofondateur franco-camerounais Vincent Le Guennou, des 26 % détenus dans le capital de l’assureur ivoirien NSIA au consortium formé par la Banque nationale du Canada et la société d’investissement Amethis Finance, dirigée par le Français Luc Rigouzzo. Attendue depuis des mois, cette cession aurait atteint un montant record de 110 millions d’euros.

    Ovation

    Le dîner de gala du 16 mars a abrité la cérémonie des Awards, orchestrée par la journaliste franco-nigériane Elé Asu (qui présente l’émission Réussite sur Canal+). Pour le prix du CEO africain de l’année, ce ne sont pas un, mais deux chefs d’entreprise qui ont succédé à la Sud-Africaine Daphne Mashile-Nkosi, patronne de Kalagadi Manganese : l’Algérien Issad Rebrab et le Kényan Chris Kirubi. Fondateur du groupe diversifié Cevital, Rebrab a notamment été récompensé pour sa politique d’acquisitions en 2014 (le français FagorBrandt, les aciéries italiennes Lucchini). Quant à Kirubi, le jury a salué l’obtention par Centum d’un important contrat pour la construction d’une centrale à charbon, ainsi que ses ambitieux projets dans l’immobilier. Très en verve, le tycoon kényan s’est réjoui de voir réunis les décideurs francophones et anglophones et a appelé de ses voeux un continent sans frontières, ajoutant devant une salle conquise : “Nous allons sauver le monde.”

    Au cours de la cérémonie, Danone, Helios Investment Partners, Equity Bank et IHS Towers ont également été honorés, tout comme Donald Kaberuka, qui a reçu un prix spécial et une ovation de la part de toute l’assemblée pour le travail accompli à la tête de la BAD, qu’il quittera dans quelques mois.

    En trois éditions, le Africa CEO Forum est devenu le rendez-vous incontournable des décideurs économiques d’Alger au Cap. Initialement prévu en Côte d’Ivoire, il a finalement été une nouvelle fois organisé en Suisse, en raison, entre autres, des incertitudes, pour un événement qui doit être planifié de longs mois à l’avance, que faisait planer la crise Ebola. À la tribune, Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien, n’a cependant pas manqué de renouveler l’invitation de son pays pour la prochaine édition, en 2016. D’autres candidats, du Rwanda au Kenya en passant par le Ghana et le Maroc, sont sur les rangs. Après deux jours de communion pour célébrer et entretenir la croissance africaine, la compétition a déjà repris. C’est la dure loi des affaires.

    Julien Clémençot, envoyé spécial à Genève (Jeune AFRIQUE)

  • RDC ­ Football : Florent Ibenge, le plafond de verre et le tremplin chinois

    RDC ­ Football : Florent Ibenge, le plafond de verre et le tremplin chinois

    ibenge-En moins de deux ans, Florent Ibenge s’est construit une belle notoriété internationale, en qualifiant l’AS Vita Club pour la finale de la Ligue des champions 2014, puis en installant la RDC sur la troisième marche du podium de la dernière CAN. De Lambersart aux Léopards, retour sur le parcours atypique de ce natif de Kinshasa.

    Après plusieurs semaines d’attente, Florent Ibenge a enfin touché le 17 mars ses arriérés de salaire. Depuis sa prise de fonction à la tête de la sélection congolaise de football en août 2014, il n’avait pas été payé… À 18 000 euros mensuels, le chiffre est conséquent. De quoi envisager son avenir en RDC avec une certaine sérénité…

    De fait, Constant Omari, le président de la fédération congolaise (Fecofa), souhaite lui prolonger rapidement son contrat qui prend fin le 31 août prochain, et même de lui confier la sélection locale, appelée à disputer les qualifications pour le CHAN 2016, alors que l’AS Vita Club lui a proposé un nouveau contrat avec un salaire revu à la hausse, puisqu’il percevait, jusqu’à maintenant, 5000 euros par mois. Une vraie reconnaissance pour un technicien qui, à 53 ans, cumule les fonctions d’entraîneur de l’AS Vita Club – qu’il a qualifié pour la finale de la Ligue des Champions 2014 – et de sélectionneur des Léopards, 3e de la dernière CAN sous sa direction.

    Étudiant en économie, footballeur semi-pro et des petits boulots

    Une situation qui permet de mesurer le chemin parcouru depuis qu’il a quitté Kinshasa et le quartier de Fikine à 12 ans, après une enfance heureuse. “Au début des années 1970, mon père était infirmier diplômé. Je ne manquais de rien, on avait la télé, et quand je suis arrivé en France, je n’ai pas été trop dépaysé.”

    L’exil vers l’Hexagone en 1974 lui permet d’intégrer un club avec des équipes de jeunes, à Lambersart, près de Lille. Et surtout de se découvrir très tôt son goût pour la fonction d’entraîneur, grâce à M. Magnac, son coach de l’époque. “Un homme à qui je dois beaucoup aujourd’hui”, reconnaît-il.

    Mais pour son paternel, qui a repris ses études pour devenir médecin, l’avenir passe par un “vrai” métier. À ses yeux, le football n’en est pas un. “Quelques clubs pros, dont Lille, Valenciennes et le Standard Liège (BEL) m’avaient remarqué, mais mon père avait mis son véto. J’ai joué dans plusieurs clubs au niveau amateur ou semi-professionnel, à Roubaix et Boulogne, dans ce qu’on appelait la D3, tout en poursuivant des études d’économie à Lille. Je gagnais un peu d’argent grâce au foot, mais il fallait que je travaille à côté.”

    “Entraîner en France quand tu es Africain, c’est très compliqué”

    Pendant plusieurs années, Ibenge enchaîne les jobs – en usine, en comptabilité ou dans le nettoyage – et entame à 35 ans un tour du Nord des clubs (Capreau Wasquehal, Mons-OM, Fives, Douai). C’est alors que la chance vient frapper à la porte. Ibenge ne la laisse pas passer. “En 2008, alors que j’étais à Douai et employé municipal à Lille, la RDC m’a appelé pour diriger la sélection lors d’un match amical contre la France A’ en Espagne (0-0), en attendant l’arrivée du nouveau sélectionneur (Patrice Neveu, NDLR). Celui-ci, sentant tout le potentiel de l’enfant de Kin, le gardera comme adjoint.

    Mais le vrai début de sa carrière de coach de haut niveau est encore tout chaud. En 2012, Nicolas Anelka, qui vient d’être nommé entraîneur-joueur de Shanghai Shenhua, l’appelle pour venir le seconder dans la mégapole chinoise. “J’ai vite accepté, car j’avais compris qu’entraîner au haut niveau en France pour un Africain, c’est très compliqué. On te dit que tu travailles bien, mais on ne te fait pas confiance… Il n’y a qu’à regarder combien d’entraîneurs noirs ont dirigé des équipes de Ligue 1 ces dernières années : Tigana, Makelele, Daf et Kombouaré…”

    Question d’adaptation

    Avant de rejoindre Anelka en Chine, Ibenge avait envoyé son CV dans plusieurs pays africains (Congo, Cameroun, Burkina Faso) et en RDC, à l’AS Vita Club et au DC Motema Pembe, l’autre grand club de Kinshasa, sans recevoir de réponse. “J’avais écrit à la CAF pour demander comment un Africain expatrié devait faire pour travailler en Afrique”, s’amuse-t-il. Le hasard des rencontres lui permettra d’y parvenir, lors de ses vacances kinoises suivant son départ de Chine. Une discussion avec les dirigeants de l’AS Vita Club, présidé par le général Gabriel Amisi, un des proches de Joseph Kabila, le fait revenir dans sa ville natale, quarante ans plus tard.

     

    “J’ai tout de suite accepté, sans rien ignorer des difficultés du pays. Je suis arrivé avec des méthodes de travail européennes. Tout est une question de dosage, d’adaptation”, explique-t-il. Et les résultats sont là. En un an et demi, Ibenge a fait de l’AS Vita Club, engagé cette année en Coupe de la CAF, le principal concurrent du TP Mazembe sur la scène locale. Les Léopards ont quant à eux fait vibrer tout un peuple jusqu’en demi-finale de la CAN. Juste six mois après sa nomination à leur tête. Aujourd’hui, Ibenge est convoité par plusieurs clubs en Afrique du Nord et en Chine. Mais son ambition est de s’inscrire dans la durée en RDC. “Et de gagner une CAN, en 2017 ou en 2019.”

    (Jeune Afrique)

  • Parler du Rwanda et de Paul Kagamé serait-il un sujet tabou pour les politiques congolais ?

    Parler du Rwanda et de Paul Kagamé serait-il un sujet tabou pour les politiques congolais ?

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-Lors des élections de 2006, j’avais ouïe dire, et ce d’après un article du journal Le Phare de Kinshasa qui le rapportait, que le sieur Louis Michel aurait interdit aux Congolais, en particulier à la classe politique congolaise,  d’aborder la question de nationalité comme un des thèmes électoraux dans une campagne électorale dont les élections organisées concernaient d’abord et avant tout des sujets congolais de la République Démocratique du Congo.

     Ainsi dit et ainsi fait, les « politiques » congolais s’abstinrent d’en toucher un mot. Et ceux qui osèrent en parler, ce fut juste pour banaliser la question de nationalité dans ce sens que les « normaux », ceux qui se qualifiaient ainsi, le « bon chic, bon genre », refusèrent de se salir les mains. Et par des arguments qui frisèrent la légèreté et la corruption, des diplômés congolais, docteurs et autres professeurs d’université appuyaient sur l’inutilité de la question en allant jusqu’à comparer la RD-Congo à la France qui non seulement est une puissance dominatrice et coloniale, donc elle a un passé historique, mais également un État dont les structures institutionnelles subissent moins les soubresauts d’une agression extérieure et permanente comme c’est le cas avec le Congo-Kinshasa.

     La question de nationalité n’est pas reprise dans ce texte pour accuser des non-congolais d’y avoir pris part mais juste pour souligner le fait qu’il existe dans ce pays, en RD-Congo, des sujets, bien que touchant la RD-Congo et les Congolais, mais que ces derniers ne sont habilités à en parler, le dire dans le sens de leur souhait et selon des intérêts qui sont les leurs.  Et c’est encore aujourd’hui le cas de la question concernant le rôle du Rwanda en RD-Congo et du sieur Paul Kagamé. Des « politiques » congolais manifestent une peur bleue quand ils osent dire un mot sur le Rwanda et sur Paul Kagamé. C’est presque la langue de bois.  Ils reproduisent un discours conventionnel teinté du droit international et de ce que certains affirment être le savoir scientifique obtenu dans une faculté de science politique et en relation internationale. On vous chante le bon voisinage, comment apprendre et savoir traiter ses voisins directs alors que des Congolais n’ont jamais tué personne au Rwanda.

     Des candidats qui se présentent aux élections en 2016 en parlent mais pour soigner des relations qui devraient être bonnes et meilleurs entre le Rwanda et son voisin de 2 345 000 km2 et de plus 70 000 000 d’habitants. J’en rêve ou quoi ? Qui entre les deux pays devrait soigner ses relations avec l’autre ?  Et d’autres vous chantent qu’il en a toujours été ainsi, de la diplomatie et de la loi du plus fort. Mais d’entre eux n’a le culot de l’ancien conseiller de Bush, Karl Rover qui lui n’a pas fait l’université, ou l’a fait mais il ne s’est jamais présenté à un concours en vue d’en obtenir un diplôme et qui disait, je cite : « lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire (…). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons », fin de citation.  Quel genre d’hommes politiques il y a en RD-Congo ? Et même ceux qui s’affirment jeunes !

     Bien sûr que je me moque de bien-pensants qui comme d’habitude s’interrogeront sur la qualité de Karl Rover.  Je m’entends dire qu’il soit ce qu’il est, mais comme la science, la leur ne permet pas aux Congolais de se libérer du joug de l’esclavagisme, parce que notre pays étant occupé et dominé, toutes les armes servent à sa libération. C’est ma position. Il s’agit là de mes convictions.  

     Herman Cohen, ce gars de toujours, de l’Amérique d’Obama, du même Obama qui, au parlement de la Turquie, tenait le discours suivant en avril 2009 : « la démocratie turque est votre propre réussite. Aucune puissance étrangère ne vous y a forcé », ne se gêne cet homme de parler à haute voix et au micro d’un compatriote congolais de l’occupation du Congo par le Rwanda. Herman Cohen affirme, et en rigolant presque, je cite : « […] Après l’invasion du Congo en 1998, l’armée du Rwanda occupait le Kivu pendant […] 6 à 7 ans, quand ils ont occupé le Kivu, ils n’étaient pas là pour des vacances, ils ont organisé les choses, les affaires », fin de citation. Jamais ce type de discours ne s’entend parmi des dirigeants congolais de haut rang. Ni Mende, ni que ce soit n’ose le dire et ce de cette manière. Même ceux de l’opposition à l’intérieur du système craignent d’aborder cette question parce qu’il leur faut l’aval de Paul Kagamé pour être candidat en 2016, pour circuler librement l’intérieur de la RD-Congo et pour briguer la présidence à Kinshasa. Et vous avez bien dit la « présidence » de de la République Démocratique du Congo ? Pourquoi ils se montrent incapables de Parler de Paul Kagamé. Par la suite, ils se demandent comment l’opinion refuse de les prendre au sérieux alors qu’en réalité, ils ne sont que des poupées, des jouets entre les mains du sous-traitant Anglo-Saxon de la RDC qui est Paul Kagamé.

     Face à Chiang Kai-scheik, Mao n’a jamais cherché le dialogue, l’entente entre des frères opposés mais par contre un affrontement qui se solda par les meilleurs d’entre eux, lesquels lèguent aujourd’hui et à l’histoire et au monde une nation qui non seulement s’est relevé et s’impose comme une identité autonome, mais aussi comme un peuple avec une âme, son âme.

     Si nous nous montrons incapables de nous unir, de former un ensemble, un tout alors j’avoue que le temps de nous affronter entre nous est plus que venu pour que les meilleurs des enfants de la RD-Congo en assument sa direction légendaire.  Un leadership est celui qui assume devant l’histoire le moment de son engagement et de toutes ses conséquences ultérieures.

     À notre jeunesse, nous disons : la RD-Congo ou rien.

     

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo