Author: Don Kayembe

  • Comme Olenghankoy pour Mobutu: Kamerhe réclame l’isolement de Kabila !

    Comme Olenghankoy pour Mobutu: Kamerhe réclame l’isolement de Kabila !

    KAMERHE- KABILA-Au journal belge “Libre Belgique”, il a déclaré le 13 mars 2015 : “Sous Mobutu, l’Europe avait réagi après le massacre d’étudiants à Lubumbashi. Nous voulons des sanctions, notamment des restrictions de visa contre les principaux responsables de la répression des manifestations en janvier au Congo”. Il va renchérir dans une interview au média internaute “Congo Indépendant” en disant :  ” Les personnes à cibler sont connues. C’est le président Kabila et des membres de son entourage. Ces personnes-là doivent sentir qu’elles ne peuvent plus se permettre n’importe quoi dans le cadre du partenariat que nous avons avec l’Union européenne. Il importe également d’atteindre ces personnes au niveau du ‘portefeuille’. Ces personnes ont des comptes en banque en Europe“. Visiblement, le président de l’Unc n’a tiré aucun enseignement de l’isolement diplomatique du maréchal Mobutu, dont se vantait dans les années ’90 un certain Joseph Olenghankoy…

                 Encore une vingtaine de jours, le 24 avril 2015 pour être précis, la RDC commémore le 25ème anniversaire du processus démocratique résultant de l’annonce, par le maréchal Mobutu, de la fin du monopartisme d’Etat.

                C’est peut-être l’occasion à donner à la jeunesse congolaise de rouvrir cette page de l’Histoire de son pays. La majorité des acteurs de la classe politique et des activistes de la société civile de l’époque étant encore-là, elle doit témoigner des effets, sur la population, du gel des relations diplomatiques et de la rupture de la coopération structurelle à la suite du fameux massacre des étudiants sur le campus de Lubumbashi.

                Il est bon de rappeler que Vital Kamerhe était alors conseiller économique et financier au ministère des Mines et Energie sous Kengo II, avant d’être nommé vice-ministre de l’Industrie et Pme en 1991 sous Lunda Bululu II.

                Il connaît l’histoire de ce massacre survenu la nuit du 11 au 12 mai 1990.

                La vérité est qu’il n’y a jamais eu de carnage. C’est par les faux témoignages des personnalités comme Jean de Dieu Nguz, Etienne Tshisekedi, Joseph Ileo, abbé Digekisa, Buana Kabwe, Guillaume Ngefa et autres Paul Sapu, soutenus par la “presse rouge”, que le Zaïre fut placé sous embargo. Du jour au lendemain, tous les programmes en cours d’exécution ou projetés dans le cadre de la coopération structurelle avaient été arrêtés. Principalement ceux visant Regideso (pour l’eau), Snel (pour l’électricité), l’Office des routes, l’Onatra, la Sncc, la Rfv, la Rva et la Rvm (pour les voies et les moyens de communication) et même les Faz (pour l’armée).

                Pourtant, tout le monde savait que ce massacre avait servi de prétexte pour isoler et atteindre Mobutu. Mais, en réalité, le Zaïre s’en révéla la première et principale victime. Car il se retrouva, par exemple, sans armée véritable à l’avènement de l’Afdl et, en plus,  avec un peuple affaibli par les ravages des initiatives combinées de la crise multisectorielle aux plans politique, économique et social : prolifération des partis politiques, institutionnalisation des familles politiques, dollarisation de l’économie, utilisation de la monnaie comme arme de conquête ou de conservation du pouvoir, pillage du tissu économique et social, journée “ville morte”…

                Vingt cinq ans après, le peuple continue à en subir les affres puisque tous les gouvernements qui se succèdent au pays (de Vincent de Paul Lunda Bululu en 1990 à Augustin Matata Ponyo en 2015 sous le leadership successivement de Mobutu, de L-D Kabila et de Joseph Kabila) ne font que réparer les effets du massacre de Lubumbashi.

     

    Conditions propices au soulèvement populaire

     

                Que Vital Kamerhe – gouvernant à l’époque – en vienne à préconiser l’isolement de Joseph Kabila comme le fit un certain Joseph Olenghankoy pour Mobutu, c’est la preuve de la corruptibilité de la conscience de bien des acteurs politiques congolais.

                Pourtant, en tant que scientifique, le président de l’Unc est bien placé pour savoir ce que le peuple congolais a tiré comme dividendes dudit massacre, procéder à une évaluation exhaustive des pertes en ressources humaines, matérielles, financières etc. subies par le peuple depuis avril 1990 et même évaluer les dernières pertes en date liées à l’initiative de l’Opposition et de la Société civile alliée d’envoyer la rue occuper le Palais du peuple le 19 janvier 2015, au motif d’empêcher les “députés véreux” (sic) d’adopter le projet de loi électorale, projet qui devait être rejeté et non amendé.

                Appeler à l’isolement diplomatique du Président de la République et de ses proches (reste à savoir s’il a proposé au Parlement européen la liste des personnes concernées) prouve à suffisance qu’il veut ramener la RDC de 2015 à la situation du Zaïre de 1990, notamment en démotivant les Fardc, exactement comme l’Opposition zaïroise démotiva autrefois les Faz.

                Or, au jour d’aujourd’hui, toute initiative de décapitation de l’armée gouvernementale, pourtant en pleine opération de traque des Fdlr et des Adf-Nalu à l’Est du pays, ne peut que rendre suspecte la personne qui l’émet et jeter le doute sur ses intentions réelles.

                Autant il lui est alors facile de déclarer à “Congo Indépendant”  que “Nous sommes venus dire aux responsables de l’Union européenne que nous n’acceptons pas l’indifférence qu’ils ont affiché pendant que les ‘forces de sécurité’ tuaient des gens lors des manifestations des 19, 20, 21, 22 jusqu’au 25 janvier” et que “les petits communiqués non suivis de sanctions ne nous intéressent plus. Nous voulons voir des mesures de rétorsions en commençant par des restrictions en matière d’octroi de visa“, autant il doit savoir que ses interlocuteurs – qui ont des antennes crédibles à Kinshasa – ont conscience du fait que l’Opposition et la Société civile alliée assument la responsabilité grave d’avoir créé lors de ces dates les conditions propices au soulèvement populaire; la déclaration du 15 janvier 2015 faisant foi.

                L’enseignement à tirer est que depuis le 13 mars 2015, Kamerhe  vit plutôt son propre isolement : ni son parti, ni les Fpsua ne le soutiennent dans cette initiative.

                Depuis deux semaines, il n’ose d’ailleurs plus en parler.

                De là où il est, Louis Alphonse Koyagialo doit en avoir ressenti le choc.

    Omer Nsongo die Lema 

  • Kenya : au moins 70 étudiants tués dans l’attaque de l’université de Garissa

    Kenya : au moins 70 étudiants tués dans l’attaque de l’université de Garissa

    kenya-Selon les autorités kényanes, au moins 70 étudiants ont été tués et un nombre indéterminé d’otages étaient toujours retenus jeudi soir à l’université de Garissa, dans l’est du Kenya, attaquée à l’aube par des islamistes somaliens shebab.

    L’assaut des Shebab contre l’université de Garissa, dans l’est du Kenya, à environ 150 kilomètres de la frontière avec la Somalie, vire au carnage. Au moins 70 étudiants ont été tués dans la journée et des tirs intenses étaient entendus en début de soirée, alors que les forces de sécurité ont lancé une opération pour tenter de sauver les nombreuses personnes retenues en otage depuis l’aube par un commando d’islamistes somaliens. Aux alentours de 16h00 (GMT), le ministère kényan de l’Intérieur a annoncé que quatre assaillants avaient été tués tandis que l’opération de secours se poursuivait.

    Un porte-parole des Shebab avait affirmé plus tôt dans la journée que le commando avait libéré les musulmans et gardé les autres étudiants en otage. Les assaillants, dont le nombre est inconnu, ont abattu deux gardes à l’entrée de l’université vers 5h30 heure locale, puis ouvert le feu au hasard sur le campus, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, où sont hébergés plusieurs centaines d’étudiants.

    “Nos hommes sont encore à l’intérieur et se battent, leur mission est de tuer ceux qui sont contre les shebab, a déclaré par téléphone à l’AFP un porte-parole du groupe islamiste, Cheikh Ali Mohamud Rage. Quand nos hommes sont arrivés, ils ont relâché (…) les musulmans (…) nous détenons les autres en otages.”

    La police kényane a offert une récompense de 220 000 dollars pour Mohammed Mohamud, également connu sous le pseudonyme de Dulyadin, qui est suspecté d’être le cerveau de cette attaque contre l’université de Garissa.

    Un nombre “indéterminé” d’otages

    La Croix-Rouge a fait état d’un “nombre indéterminé d’étudiants otages” sur ce campus d’une vingtaine de bâtiments. “Cinquante étudiants ont été libérés”, a-t-elle ajouté, sans préciser dans quelles circonstances, alors que les forces de sécurité tentaient toujours de déloger les assaillants, près de onze heures après le début de l’attaque.

    Le nombre d’étudiants bloqués à l’intérieur du campus était toujours inconnu en fin d’après-midi. Le ministre de l’Intérieur a simplement indiqué que 280 des 815 étudiants inscrits, ainsi que les 60 membres du personnel, “s’étaient manifestés” hors de l’université et que les autorités tentaient de localiser les autres. Selon la Croix-Rouge, le bâtiment dont les assaillants ont pris le contrôle abrite des chambres d’étudiants. “Nous dormions quand nous avons entendu une forte explosion suivie de tirs, tout le monde a commencé à fuir”, a déclaré Japhet Mwala, un étudiant qui a réussi à quitter le campus, mais “certains n’ont pu quitter les bâtiments, vers lesquels les assaillants se dirigeaient en tirant”.

    Selon des étudiants, des rumeurs d’attaques contre l’université avaient circulé dans la semaine. “Personne n’a pris ça au sérieux car ce n’était pas la première fois”, a expliqué l’un d’eux, Nicholas Mutuku, tandis que Katherine, étudiante, disait “avoir pensé à un poisson d’avril”. La zone autour du campus, situé à environ un kilomètre du centre-ville, était totalement bouclée et les médias tenus à l’écart.

    Uhuru Kenyatta “prie” pour les victimes

    Les Shebab ont multiplié les attentats au Kenya depuis 2011, jusqu’à Nairobi et sur la touristique côte du pays, notamment à Mombasa, principal port d’Afrique de l’Est. Ils ont entre autres revendiqué le spectaculaire assaut de septembre 2013 contre le centre commercial Westgate de Nairobi (67 morts) et une série de raids nocturnes sur des villages de la côte en juin-juillet 2014 (au moins 96 personnes froidement exécutées).

    Les zones kényanes situées le long des quelque 700 km de frontière avec la Somalie – particulièrement celles de Mandera, Wajir et Garissa – sont le plus régulièrement ciblées. Fin novembre, après l’exécution par les Shebab de 28 passagers d’un bus – essentiellement des professeurs – près de Mandera, des syndicats de médecins, dentistes et enseignants avaient conseillé à leurs membres de quitter les zones frontalières de la Somalie tant que la sécurité n’y serait pas assurée. En février, quelque 200 professeurs travaillant dans ces zones avaient manifesté pour réclamer leur réaffectation.

    Le président kényan Uhuru Kenyatta a indiqué jeudi dans un bref communiqué “prier” pour les victimes et les otages, assurant que les autorités avaient déployé les renforts “adéquats”. Mercredi, il avait assuré que “le Kenya est aussi sûr que n’importe quel autre pays dans le monde”, contestant de nouvelles mises en garde émises par Londres sur la sécurité au Kenya. Au moins 200 personnes ont été tuées et au moins autant blessées en 2014 au Kenya lors d’attaques revendiquées par les Shebab ou qui leur ont été attribuées.

    (Avec AFP)

  • Afrique: des serviettes hygiéniques pour la scolarité des filles

    Afrique: des serviettes hygiéniques pour la scolarité des filles

    hygiene-Quand le paquet de protections hygiéniques coûte trop cher, beaucoup d’adolescentes africaines utilisent les moyens du bord, vieux habits, papier journal, mousse à matelas. . . Certaines ne vont tout simplement pas à l’école, et les autorités et des ONG cherchent des solutions.

    A Lwengo, dans le sud de l’Ouganda, Violet Nalubyayi se souvient de ses premières règles comme si c’était hier. Sa mère lui avait donné un vieux chiffon et elle était restée à la maison cinq jours par peur d’être humiliée devant ses camarades.

    “J’avais peur. J’aurais pu courir, ça serait tombé et ils auraient ri”, raconte cette élève de 14 ans qui, du coup, avait pris l’habitude de rester chez elle tous les mois, ratant plusieurs jours de cours.

    C’est “un gros, gros problème”, reconnaît Moses Odongo, le professeur principal du centre scolaire primaire privé Lwerudeso de ce district rural, car les élèves prennent du retard à partir de la puberté, qui peut être précoce, ou abandonnent carrément l’école.

    Son établissement a déjà du mal à sortir l’argent pour acheter des craies, et il voit mal comment obtempérer à la récente demande du gouvernement ougandais de fournir des kits d’urgence incluant serviettes hygiéniques, uniformes scolaires de rechange et cachets anti-douleur. “Ca ne serait pas facile, et trop cher”, dit-il, renvoyant la balle dans le camp des autorités centrales.

    Une politique publique de distribution de serviettes hygiéniques pourrait étonner dans les pays développés, mais en Ouganda, plus de 60% des jeunes filles sont concernées par le problème, et plus généralement, une fille scolarisée sur dix en Afrique, selon l’Unicef.

    Nul besoin d’aller dans des endroits aussi reculés que Lwengo pour rencontrer des jeunes filles dont la puberté démarre dans l’inconfort, l’absence d’hygiène intime et la peur d’avoir honte.

    Le cas existe tout autant à Johannesburg, où certaines parties de l’agglomération sont un concentré de pauvreté et de familles s’entassant dans des bidonvilles.

    – Sable, feuilles, sacs plastiques –

    “Je n’en croyais pas mes oreilles, ça m’a soufflée”, raconte à l’AFP la Sud-Africaine Sue Barnes, 49 ans, en se remémorant le jour où elle a appris, en 2010, que des fillettes manquaient la classe une semaine par mois juste à cause de leurs règles.

    “J’ai réalisé qu’il y avait des besoins beaucoup plus importants (en matière d’hygiène menstruelle). Je crois que les gens ne sont tout simplement pas au courant. C’est facile de dire +oh la la, c’est choquant+ et de passer son chemin”, dit-elle.

    Venue de l’industrie textile, Mme Barnes a mis au point un pack réutilisable de neuf serviettes hygiéniques et trois culottes, vendu 190 rands (15 euros environ) et prévu pour durer cinq ans, contre 23 rands (1,75 euros) le paquet de dix serviettes classiques vendu en épicerie.

    “Les filles utilisaient du sable, des feuilles, des sacs plastiques, des journaux pour contenir le sang”, poursuit Mme Barnes. “Une fille a même raconté que sa mère lui avait dit de s’asseoir dans une bouse de vache”.

    Sue Barnes fabrique ses packs pour les écoles du Swaziland et du Lesotho, deux petits pays particulièrement pauvres voisins de l’Afrique du Sud. Son association, Project Dignity, approche aussi des ONG ou des entreprises mécènes pour obtenir des dons nécessaires à la fabrication de packs destinés à des écoles sud-africaines.

    “Ma vision des choses, c’est que chaque fille doit recevoir une éducation scolaire, mais pas seulement ça: elle a droit à la dignité et au respect d’elle-même”, dit-elle.

    Plusieurs organisations plus ou moins caritatives se sont positionnées comme elle sur ce créneau.

    La Banque africaine de développement (AFDB) a débloqué en février un million de dollars via son projet African Water Facility pour améliorer l’hygiène sanitaire et menstruelle dans la province rurale du Cap oriental (sud), demandant “une attention particulière aux besoins des filles”.

    Au Kenya, Barclay Paul Okari produit des packs de serviettes réutilisables bon marché pour le marché est-africain.

    L’association Sustainable Health Entreprises utilise au Rwanda de la fibre de bananier pour fabriquer ce type de serviettes.

    En Ouganda, MakaPads se sert de feuilles de papyrus et de papier recyclé et AFRIPads a lancé un paquet low cost de serviettes réutilisables un an, qui fait désormais toute la différence pour Violet Nalubyayi: “Je suis contente. Maintenant personne ne peut voir que j’ai mes règles et je peux même jouer sans avoir peur”, confie l’adolescente.

    (Jeuneafrique)

  • Démocratie en Afrique : comme Goodluck Jonathan, ils ont accepté leur défaite avec fair-play

    Démocratie en Afrique : comme Goodluck Jonathan, ils ont accepté leur défaite avec fair-play

    diouf-wade-Le monde salue le geste républicain du président Goodluck Jonathan qui a reconnu mardi sa défaite face au candidat de l’opposition l’ex-général Muhammadu Buhari. Avant lui, d’autres dirigeants africains se sont retirés après avoir été battus aux élections.

    La journée du 31 mars 2015 est rentrée dans les annales glorieuses de la démocratie au Nigeria et en Afrique. Car, au fur et à mesure que les résultats s’égrenaient – et dessinaient une défaite du président sortant-, la crainte d’un déferlement de violence sur le pays le plus peuplé d’Afrique augmentait.

    Pourtant, un simple coup de fil (suivi quelques heures plus tard par un communiqué officiel) a suffi à désamorcer une situation jugée par les observateurs comme “une cocotte-minute qui pouvait exploser à tout moment”. Goodluck Jonathan s’est comporté en “gentleman démocrate” en reconnaissant sa défaite avec à la clé, un appel au calme lancé à ses partisans qui n’attendaient pourtant qu’un simple mot –fraudes- pour semer le chaos dans le pays.

    Si sous d’autres cieux un pareil geste est la règle, en Afrique le constat est malheureusement autre. Depuis 1990, cinq chefs d’États dans seulement trois pays ont rendus le tablier après avoir été battus dans les urnes par leurs adversaires.

    • Mathieu Kerekou : (Bénin 1991)

    © AFP

    Après avoir dirigé le Bénin d’une main de fer entre 1972 et 1991, Mathieu Kerekou a accepté de convoquer une “Conférence nationale” rassemblant l’ensemble des forces vives du pays. Présidée par l’Archevêque de Cotonou de l’époque, Mgr Isidore de Souza, la conférence ouvre le pays au multipartisme et à des élections transparentes en 1991. Battu par  l’opposant et premier ministre de la transition Nicéphore Soglo, Mathieu Kerekou accepte sa défaite et se retire momentanément de la scène politique béninoise.

    • Nicéphore Soglo : (Bénin 1996)

    © AFP

    Cinq ans après avoir remporté la première élection présidentielle post-Conférence nationale, Nicéphore Soglo est battu dans les urnes par son éternel adversaire Mathieu Kerekou. Nicéphore Soglo reconnaît très vite sa défaite et s’impose à la tête de l’opposition béninoise avant d’être élu en décembre 2002 à la tête de la mairie de Cotonou, capitale économique du Bénin. Aujourd’hui, les deux anciens rivaux – qui vivent au Bénin – sont considérés comme des sages dans le paysage politique au pays du roi Béhanzin.

    • Abdou Diouf : (Sénégal 2000)

    © AFP

    L’élection présidentielle de mars 2000 constitue un important point de repère dans l’évolution démocratique au Sénégal. Après avoir succédé le 1er janvier 1981 à Léopold Sédar Senghor, Abdio Diouf a été élu en 1983 puis réélu en 1988 et en 1993. Battu au second tour de l’élection présidentielle de 2000 par l’opposant Abdoulaye Wade, Diouf se retire de la vie politique et prend la tête en octobre 2002 de l’Organisation internationale de la francophonie.

    • Abdoulaye Wade : (Sénégal 2012)

     

    © AFP

    Après avoir tenté l’aventure sans succès en 1978, 1983, 1988 et 1993, Abdoulaye Wade accède à la présidence en mars 2000 après avoir remporté le second tour de l’élection contre Abdou Diouf. Réélu en 2007 le chantre du “Sopi” (changement en wolof) est défait lors de l’élection présidentielle de mars 2012 par Macky Sall, un de ses anciens lieutenants. Wade accepte sa défaite et passe le témoin à son successeur le 12 avril.

    • Joyce Banda : (Malawi 2014)

    © Thoko Chikondi/AP/SIPA
    En 2009, Joyce Banda a été désignée vice-présidente du Malawi par le président Bingu wa Mutharika. Elle succède à ce dernier décédé le 7 avril 2012. Joyce Banda se présente à la présidentielle du 20 mai 2014 où elle est battue par Peter Mutharika. Après avoir annoncé l’annulation du scrutin invoquant de “graves irrégularités”, elle accepte finalement sa défaite et passe le témoin à son adversaire.

    (Jeune Afrique)

  • Video-Nigéria : le président sortant reconnait sa défaite

    Video-Nigéria : le président sortant reconnait sa défaite

    Les Nigérians étaient appelés aux urnes pour élire leur nouveau président dans climat tendu. Ce mardi 31 mars, le président sortant Goodluck Jonathan, qui ne s’était pas manifesté depuis samedi, vient de reconnaitre sa défaite face à son rival, l’ex-général Buhari.

    Depuis dimanche, le plus peuplé des pays d’Afrique était suspendu au décompte de la commission électorale indépendante.

    L’alternance
    À Abuja ou à Lagos, la vie reprend, dans l’attente de résultats définitifs et dans l’angoisse de ces violences qui émaillent si souvent la vie politique de la plus grande démocratie d’Afrique. “J’aime mon pays, je veux juste en finir avec la corruption”, confie une Nigériane au micro de France 3.

    Une fois confirmée, l’élection de Muhammadu Buhari marquerait la première alternance démocratique à la tête du géant africain. Massivement porté par le vote musulman, l’ex-général a déjà dirigé le pays, c’était dans les années 80, à la faveur d’un putsch militaire
    (Francetv info)

  • RDC: la Monusco, cette force de l’ONU devenue indésirable à Kinshasa

    RDC: la Monusco, cette force de l’ONU devenue indésirable à Kinshasa

    monusco-C’est la plus importante force des Nations Unies jamais déployée dans le monde. 20.000 hommes dont une brigade d’intervention forte de 3000 soldats, avec des blindés, des hélicoptères de combat, des drones… Et un budget de 1,4 milliard de dollars par an. Les autorités congolaises réclament son départ. Le Conseil de sécurité s’y oppose. Il vient de renouveler son mandat d’un an.

    A son arrivée le 30 novembre 1999, le pays est à feu et à sang. Le président de l’ex-Zaïre, le maréchal Mobutu Sese Seko, vient d’être chassé du pouvoir par une rébellion qui a investi la capitale, le 17 mai 1997. Les nouveaux maîtres du pays sont soutenus par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.

    En 1998, une nouvelle rébellion voit le jour dans l’est du pays. Elle veut renverser le nouveau pouvoir fraîchement installé à Kinshasa. Sept pays africains sont précipités dans les combats et deux coalitions s’affrontent sur le sol congolais.

    D’un côté, les troupes gouvernementales de Kinshasa appuyées par l’Angola, la Namibie, le Zimbabwe et le Tchad. De l’autre, des factions rebelles congolaises rivales, soutenues tour à tour par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.
    La partition du pays est effective : les groupes armés contrôlent le nord-est et le sud-est du pays, le gouvernement ne contrôle que la moitié ouest.

    Une mission de tous les dangers
    C’est donc dans un contexte de haute tension que les casques bleus de l’ONU se déploient en RDC pour protéger les civils piégés par la guerre. Ils ont pour mission d’aider le gouvernement à stabiliser et à consolider la paix, en réduisant la menace des groupes armés. Grâce à la mission de l’ONU, les troupes étrangères se retirent officiellement du sol congolais fin 2002. Le pays s’engage dans un long et difficile processus de paix qui aboutira, en octobre 2004, à un accord politique global qui a permis la restauration et la réunification du pays.

    Les droits de l’Homme, la question qui fâche
    A Kinshasa, tout le monde reconnaît le rôle positif joué par la force onusienne dans la réunification du pays. Mais le ton change dès qu’il s’agit d’évoquer la délicate question des droits de l’Homme. Malgré la présence des troupes de la Monusco, des hommes en armes continuent de sillonner les provinces du Kivu, dans l’est du pays. Ils règnent parfois en maîtres sur des régions très riches en minerais qu’ils exploitent pour se procurer des armes.

    Dans cette vague de violences, les femmes sont en première ligne. Elles subissent des viols massifs dans l’indifférence générale. L’ONU dénonce régulièrement des exécutions extrajudiciaires et des arrestations arbitraires en pointant du doigt la responsabilité de certains généraux de l’armée gouvernementale.

    Manifestations devant QG Monusco

    Des Congolais manifestent devant le quartier général de la Monusco près de la ville de Beni, le 22 octobre 2014, après l’attaque de leur village par des hommes armés. © Photo AFP/Alain Wandimoyi

    Excédé par les remontrances sur les droits de l’Homme et la bonne gouvernance, le gouvernement congolais réclame le retrait pur et simple des troupes de l’ONU. Il a décidé de poursuivre, seul, l’offensive engagée contre les rebelles rwandais installés dans les provinces du Kivu. Les troupes de l’ONU ont été priées de ne pas se mêler de cette opération militaire qui fait pourtant partie de leur mandat. «Le moment est venu pour la RDC d’assumer sa sécurité… C’est une question de souveraineté nationale», a affirmé le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda.

    Pas de retrait tant que les groupes armés seront opérationnels
    C’est sur fond de tensions avec Kinshasa que le Conseil de sécurité a décidé le 26 mars 2015 de renouveler pour un an le mandat de la mission onusienne en RDC. Le conseil a décidé d’en réduire les effectifs de seulement 10%, soit 2000 hommes sur les 20.000 déployés sur le terrain.

    La nouvelle résolution précise que le départ des casques bleus déployés au Congo n’est pas à l’ordre du jour. Leur retrait sera progressif et lié à «des progrès durables pour mettre fin à la menace des groupes armés.»
    Le pays compte aujourd’hui 2,7 millions de déplacés et près de 500.000 réfugiés dans ses provinces de l’Est.

    (France TV Info)
  • RDC: l’ONU veut une opération conjointe “le plus vite possible” contre les rebelles hutu rwandais

    RDC: l’ONU veut une opération conjointe “le plus vite possible” contre les rebelles hutu rwandais

    Casque Bleu- MONUC-Le chef de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), Martin Kobler, a estimé mercredi que sa coopération avec l’armée congolaise devait commencer “le plus vite possible” afin de combattre efficacement les rebelles hutu rwandais actifs dans l’est.

    “J’étais le jeudi et le vendredi à l’est, à Nyanzale (province du Nord-Kivu), pour voir l’effet de la non-coopération” entre les soldats congolais et les Casques bleus, a déclaré M. Kobler à Kinshasa lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco.

    Sur le terrain, M. Kobler a constaté que l’armée congolaise avait récupéré seule “des positions” jadis tenues par les rebelles rwandais, qui ont donc “disparu de ces territoires”, tandis qu’ailleurs ces combattants se “sont mêlés à la population” locale.

    Cependant, “je suis rentré à Kinshasa avec la ferme impression qu’il faut reprendre les opérations, le soutien pour les FARDC (armée) le plus vite possible parce qu’on a une certaine faiblesse dans les opérations et c’est l’unité qui fait la force”, a-t-il souligné, précisant qu’il avait eu des entretiens avec le ministre de la Défense dont l’esprit était “très, très constructif”.

    Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sont des rebelles hutu rwandais dont des chefs sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda – qui fit 800.000 morts, selon l’ONU – avant de se réfugier dans l’est congolais, où ils commettent de graves exactions sur les civils.

    La Monusco, forte de 20.000 personnes, travaillait avec Kinshasa à la mise au point d’une opération conjointe contre les FDLR, mais fin janvier, l’armée congolaise avait annoncé seule le lancement de l’offensive, la Monusco se contentant de promettre un soutien opérationnel, logistique et stratégique.

    Le 15 février la RDC a annoncé avoir renoncé à l’aide de l’ONU dans cette opération après des pressions l’invitant à remplacer deux généraux qui étaient nommés pour commander l’offensive et avec lesquels la Monusco disait ne pas pouvoir travailler, les soupçonnant de graves violations des droits humains.

    Depuis, les relations se sont beaucoup détériorées entre le gouvernement congolais et la Monusco.

    (AFP)
  • Transport : l’entrée en vigueur de la taxe d’embarcation sur le fret aérien

    Transport : l’entrée en vigueur de la taxe d’embarcation sur le fret aérien

    fret arien-Une dernière réunion s’est tenue, le 31 mars, entre le ministère provincial en charge de Finances et les opérateurs aériens en vue de lever les zones d’ombre pour la mise en œuvre.

    La taxe d’embarcation sur le fret aérien est entrée en vigueur dès le 1er avril à Kinshasa. Elle est fixée à un pour cent du coût du fret et concerne toutes les personnes qui désirent envoyer des marchandises à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

    Pour le ministre provincial de Kinshasa en charge de Finances, Guy Matondo Kingolo, cité par radiookapi.net, cette nouvelle taxe n’est pas une nouvelle invention du gouvernement provincial. Elle trouve son fondement dans les lois édictées depuis deux ans déjà. « Il n’y a pas une nouvelle taxe que nous avons créée. L’acte se trouve dans la loi 0013/002/ du 23 février 2013 relative à la nomenclature des taxes. C’est un acte reconnu au niveau des provinces. Kinshasa est parmi les dernières provinces à l’instituer », a-t-il expliqué.

    Le ministre Guy Matondo a, par ailleurs, rassuré sur la mise en place des dispositions utiles pour la perception de cette taxe par les transporteurs aériens. « Il y a une organisation qui a été mise en place et qui va faciliter la perception de cette taxe-là au niveau des agences. L’argent sera orienté directement vers les banques, parce qu’il y a une banque qui nous accompagne par rapport à cela », a souligné le ministre provincial. Guy Matondo a également souligné que l’exonération va dépendre de la documentation que l’assujetti va présenter.

    (Agence Ecofin)

  • Alexander De Croo: « Nous voulons continuer à coopérer avec le Congo »

    Alexander De Croo: « Nous voulons continuer à coopérer avec le Congo »

    Decroo-Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, a exposé les axes et ambitions de la politique belge de développement lors d’une conférence organisée mercredi à l’Université catholique de Louvain (UCL) et destinée aux étudiants de droit et de l’Institut d’études européennes. Il a également abordé la relation entre la Belgique et la République Démocratique du Congo (RDC).

    Alexander De Croo en visite en RDC en février dernier

    La coopération au développement de la Belgique, active dans 101 pays au travers de 206 organisations, se base sur « une approche fondée sur les droits humains », privilégie un travail de terrain et mise sur une « croissance économique inclusive et durable ».

    Notre pays a « une crédibilité particulière dans plusieurs domaines », a-t-il souligné. « Nous avons un passé colonial, certes, mais aussi une expertise. Nous restons le pays qui connaît le mieux le détail de ce qui se passe dans la région des Grands Lacs. » Ce passé ne doit pas « nous forcer à être prudents. On ne fait pas du développement pour rétablir ce qui a été fait dans le passé. Nous le faisons aujourd’hui parce que nous pensons que le monde peut être mieux. »

    Le ministre est ensuite revenu sur les relations entre la Belgique et la RDC. « On parle souvent de l’amitié belgo-congolaise. C’est une bonne chose, mais si ça reste dans les mots, cela ne sert pas à grand-chose », a-t-il déclaré. « Cela doit se traduire par une vraie coopération (…) Nous espérons pouvoir faire un pas dans cette direction au niveau politique congolais. Si ce n’est pas possible au niveau central, nous le ferons via les ONG ou les autorités locales, car il n’est pas question de se retirer du Congo. Nous voulons juste travailler avec des gens qui ont la même volonté que nous. »

    Lors d’une récente visite en RDC, Alexander De Croo avait été critiqué pour des propos concernant des « arrestations arbitraires » et des coupures d’internet à la suite des émeutes de janvier. Le ministre a brièvement abordé mercredi cette controverse « beaucoup plus présente en Belgique », « alors que cela n’avait créé aucun malaise lors des discussions entre collègues sur place et avec la société civile », a-t-il déclaré.

    A l’avenir, la Belgique souhaite davantage se concentrer sur les pays les moins avancés du « bottom billion », sans perspectives d’avenir, « alors que d’autres organisations quittent » ces États, a conclu M. De Croo.

    (Belga)

  • Kenya : prise d’otages en cours à l’université de Garissa, au moins quinze morts

    Kenya : prise d’otages en cours à l’université de Garissa, au moins quinze morts

    Soldats - kenya-Au moins quinze personnes ont été tuées jeudi dans l’attaque du campus de Garissa (est), revendiquée par les islamistes somaliens shebab. Un nombre indéterminé d’étudiants est toujours retenu en otages.

    Un groupe d’hommes armés a attaqué jeudi 2 avril au matin l’université de Garissa, à 150 kilomètres de la frontière somalienne, dans l’est du Kenya. L’attaque, qui a fait au moins quinze morts, a été revendiquée par les Shebab. “Deux agents figurent parmi les victimes, a indiqué un policier sur place. Nous avons du mal à accéder au complexe parce que des assaillants sont sur les toits et nous tirent dessus quand nous essayons d’y pénétrer”.

    Selon plusieurs sources, les assaillants ont pris le contrôle de bâtiments de la résidence universitaire qui héberge plusieurs centaines d’étudiants. D’après un communiqué de la Croix-Rouge, un “nombre indéterminé d’étudiants (sont) otages”. “Cinquante étudiants ont été libérés”, a ajouté l’organisation humanitaire, sans préciser dans quelles circonstances, alors qu’une opération des forces de sécurité était en cours pour déloger les assaillants.

    “Guerre” contre les Shebab

    Le ministère de l’Intérieur a annoncé que “trois des quatre bâtiments” de la résidence universitaire avaient été “évacués”. “Les assaillants sont retranchés dans l’un des bâtiments et les opérations continuent”, a poursuivi le ministère. Les shebab somaliens ont revendiqué cette attaque. “Le Kenya est en guerre avec la Somalie (…) nos hommes sont encore à l’intérieur et combattent, leur mission est de tuer ceux qui sont contre les Shebab”, a déclaré par téléphone à l’AFP un porte-parole du groupe islamiste, Cheikh Ali Mohamud Rage.

    Aucune revendication n’a été formulée, mais les Shebab ont déjà commis plusieurs attentats à Garissa où ailleurs au Kenya. Le mouvement a notamment revendiqué la prise d’otages qui a fait 67 morts en septembre 2013 au Westgate mall, un centre commercial de Nairobi.

    (Avec AFP)