Author: Don Kayembe

  • Affaire de Maluku: des diplomates visitent la morgue de Kinshasa

    Affaire de Maluku: des diplomates visitent la morgue de Kinshasa

    MORGUE-En RDC, la fosse commune de Maluku est toujours au cœur de l’actualité. Lundi 13 avril, le ministre de la Justice s’est adressé aux diplomates en poste à Kinshasa. Ils ont même été invités à visiter la morgue centrale de la capitale dans un souci de « transparence » et pour tenter de mettre fin à la polémique autour de cet enterrement collectif de 421 personnes le 19 mars dernier.

    Devant nous, une pièce d’une vingtaine de mètres carrés réfrigérée. A l’intérieur, des dizaines de corps côte à côte, entreposés sur plusieurs niveaux dans des sortes d’étagères en bois. 188 corps sont dans cette morgue depuis début avril, affirme le directeur de la morgue. Ce sont 103 bébés et 85 adultes, abandonnés par leurs familles.

    L’odeur de formol et de désodorisant aspergé en continu par le personnel de la morgue pique les yeux et la gorge. Il est impossible pour les visiteurs de s’éterniser, de vérifier le nombre ou l’identité des cadavres, par exemple. Mais pour le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, voir ces corps est important : « Ceux qui vous faisaient croire jusqu’à présent qu’il n’y a jamais eu de décès d’indigents à Kinshasa, sauf  ceux-là, pour cacher les morts de janvier 2015, ceux qui vous ont dit qu’il n’y a jamais eu de bébés morts à Kinshasa, vous ont menti, puisque voilà des bébés morts. Voilà des indigents emmenés à l’hôpital. C’est ça notre motivation. »

    Une visite qui ne donne aucune indication sur l’identité de ceux qui ont été enterrés le 19 mars à Maluku, regrette un diplomate sous couvert d’anonymat. Des questions demeurent. La liste des noms des personnes enterrées à Maluku n’a pas encore été remise à la presse ou aux organisations de protection des droits de l’homme. Des interrogations qui ont également donné lieu lundi à une séance agitée à l’Assemblée nationale. Le ministre de l’Intérieur doit s’exprimer ce mardi devant les sénateurs sur cet enterrement collectif qui depuis dix jours est au cœur de l’actualité.

    (RFI)

  • A Kinshasa, l’atmosphère politique est aussi délétère que celle des fosses de Maluku

    A Kinshasa, l’atmosphère politique est aussi délétère que celle des fosses de Maluku

    Colette Braeckman
    Colette Braeckman

    -La découverte de la fosse commune de Maluku, où 421 personnes ont été inhumées de nuit dans la nuit du 19 au 20 mars dernier a produit au Congo un double choc, psychologique et politique et les explications officielles n’ont pas dissipé le malaise.
    Rappelons que, selon les autorités provinciales de Kinshasa, les corps emballés dans des housses de plastique étaient ceux d’indigents et d’enfants morts nés, abandonnés dans plusieurs hôpitaux de la ville (Saint Joseph, Mont Ngaliéma) et rassemblés à la morgue de l’hôpital général (ex-Mama Yemo). La capacité de la morgue ne dépassant pas 300 places, décision fut prise de procéder à un enterrement collectif des dépouilles que nul n’avait jusque là réclamé.
    Ce lundi, le gouvernorat de la ville de Kinshasa prévoit d’ailleurs d’organiser à l’hôpital général une séance d’information afin d’expliquer le processus d’enfouissement des corps et de montrer que depuis l’opération de mars dernier, la morgue compte déjà une centaine de nouveaux cadavres non réclamés. Un travailleur social de Kinshasa, joint par téléphone, refuse de politiser le dossier : « le fait que, dans cette ville de dix millions d’habitants, des indigents puissent mourir sans que leur corps soient réclamé est un effet de la misère généralisée : les deuils coûtent cher, la solidarité familiale diminue. Quant aux corps des enfants morts nés, l’usage voudrait que les fœtus soient incinérés, comme le placenta. Mais les hôpitaux de la ville ne possèdent plus d’incinérateur, seuls les musulmans ont encore les moyens de brûler les corps… Et si l’enfouissement a eu lieu au milieu de la nuit, c’est pour une raison très simple, éviter la chaleur du soleil».
    Cette confirmation de la misère qui règne à Kinshasa ne surprendra que ceux qui se contentent de saluer les chiffres d’une croissance à deux chiffres, sans se préoccuper du fait que la population ne voit pas-encore- les retombées d’un progrès économique qui ne s’accompagne pas de développement social…
    Pour Kalev Mutomb, chef de l’ANR (Agence nationale de renseignements) que l’opposition accuse d’avoir « vidé ses cachots » et dissimulé dans l’inhumation collective de Maluku les corps de manifestants disparus en janvier, ces accusations « méchantes » n’ont aucun sens et son témoignage, en un sens, confirme la misère sociale qui règne dans la capitale: « chaque matin, on ramasse des corps dans les caniveaux, on les amène à la morgue centrale puis le permis d’inhumer est délivré et un procès verbal est rédigé. Dans le cas précis de Maluku, ce sont les autorités provinciales qui ont signalé que dans le cimetière Fula Fula, il y avait encore de la place, ailleurs c’était complet… Le transfert des corps a été réalisé par des fossoyeurs dépendant de la municipalité sans qu’aucun agent de la police ou des services de renseignements ne se trouve à bord… De toutes manières, la Monusco, comme le Procureur général de la République ont été chargés de mener une enquête. »
    Qu’il s’agisse du gouverneur de Kinshasa ou des autorités provinciales, tous les officiels assurent qu’il n’y a aucun lien entre les victimes des manifestations de janvier et les corps enfouis à Maluku, mais sans réussir à convaincre l’opinion : beaucoup de familles n’ont pas récupéré les corps des étudiants portés disparus en janvier, les chiffres des victimes demeurent contradictoires, le nombre d’indigents ensevelis dans l’anonymat paraît démesuré. Selon un représentant de la société civile, la brutalité de l’opération, présentée comme « routinière », « la quatrième en moins d’un an… »a provoqué un véritable « choc psychologique » au sein d’une population qui demeure traumatisée par les atrocités commises durant les guerres à l’Est du pays, qui refuse de croire que des morts puissent être traités avec un tel manque de respect et que,pour des raisons souvent économiques, les rituels du deuil ne puissent plus être observés.
    Pour Ida Sawyer, de Human Rights Watch, «le gouvernement doit mener une enquête crédible pour faire la lumière sur cette affaire, notamment sur l’identité des personnes enterrées et donc exhumer les corps… » La Belgique insiste également sur une enquête «crédible et indépendante » et est prête à libérer des fonds à cet effet.
    Si l’affaire des fosses communes de Maluku suscite un tel malaise, c’est aussi parce qu’en plus du malaise social, elle s’ inscrit dans un climat politique délétère : l’opposition multiplie les interpellations sur le sujet mais surtout la majorité présidentielle elle même est divisée.
    A moins de deux ans des prochaines élections tout ses passe comme si la bataille de l’ «après Kabila » avait déjà commencé, et plusieurs « hommes forts » à la tête de courants différents, se positionnent : le premier Ministre Matata Mponyo, le Ministre de l’ Intérieur Evariste Boshab (qui a promis une enquête sur Maluku), le président de l’Assemblée Aubin Minaku, (qui avait renoncé à changer la loi électorale), sans oublier les chefs de l’armée et les responsables des services de renseignements, comme Pierre Lumbi (opposé au changement de la Constitution) ou Kalev Mutomb, auxquels les politiques, soucieux de leur avenir, -avec ou sans Kabila- aimeraient faire porter le chapeau des disfonctionnements actuels. A ces considérations politiciennes se mêlent des enjeux ethniques ou régionaux (le très puissant Evariste Boshab est un Kasaïen, Kalev Mutomb est Katangais mais opposé au gouverneur Moïse Katumbi…)..
    Ces ambitions et ces rivalités autorisant bien des coups bas, l’atmosphère politique risque de devenir aussi délétère que celle des fosses de Maluku…

    (Colette Braeckman)

  • Elections et inhumation collective: L’Udps récupère la blague “Mungul Diaka” !

    Elections et inhumation collective: L’Udps récupère la blague “Mungul Diaka” !

    Logo_UDPS-“Bakombaka esika ya matanga te !“. Traduction littérale : ” On ne balaie pas au lieu mortuaire !“. Mungul Diaka, le seul et l’unique opposant à avoir eu le courage inouï de remplacer Etienne Tshisekedi en octobre 1991, avait légué aux Zaïrois cette blague de mauvais goût pour justifier son incapacité de rendre propre la capitale. Il avait, en fait, estimé le Zaïre en deuil et l’environnement non indiqué pour engager des réformes devant restaurer l’Autorité de l’Etat. Ironie du sort : 24 ans après, voilà l’Udps, par la voix du secrétaire général Bruno Mavungu, se déclarer non intéressée par le processus électoral au motif de pleurer ses combattants qui se trouveraient parmi les indigents, les foetus et les mort-nés ensevelis dans la fosse commune de Maluku. Ainsi, le parti est non partant pour les élections provinciales alors que le dépôt des candidatures débute ce mercredi 15 avril 2015. Une façon de s’auto-exclure du processus électoral. A l’Udps, l’auto-exclusion commence toujours par ce jeu-là…

                Mise en ligne à 9h51, la dépêche du site www.radiookapi.net date du 12 avril 2015. Il en ressort que ” La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) confirme l’ouverture des Bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) au 15 avril prochain à travers le pays. Elle a fait cette annonce dans sa décision, rendue publique le samedi 11 avril au cours d’une Assemblée plénière tenue à Kinshasa. Installés dans les antennes de la Ceni à travers le pays, les Bureaux de réception et traitement des candidatures seront opérationnels du 15 avril au 5 mai prochain“.

                L’information émane de Flavien Misoni, secrétaire exécutif de cette institution qui, au passage, relève la dépêche, “a indiqué que la Ceni déploie au même moment les outils de sensibilisation tels que les guides de candidats et électeur ainsi que les dépliants et affiches, illustrant les différentes étapes à suivre par le candidat le jour du scrutin“.

                Comme pour rassurer l’opinion concernée, il est fait état de la venue imminente, à Kinshasa, ” des experts en charge de l’audit interne de du fichier électoral“.

                Rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, a apporté des précisions utiles sur les provinciales. Notamment en ce qui concerne la répartition des sièges. Celle-ci se fait  conformément à la loi n°11/014 du 17 août 2011 encore en vigueur, car elle n’a jamais été abrogée. Cette précision est utile dans la mesure où la loi évoquée répartit les sièges en fonction des 26 provinces. Pour rappel, la représentation des sénateurs est basée sur ces provinces-là et non sur les 9 provinces actuelles. Autre précision : les provinciales qui se tiennent le 25 octobre 2015 s’inscrivent “dans la logique du cycle électoral, entamé depuis le 28 novembre 2011“. Du reste, il va falloir élire près de 780 députés provinciaux.

    Au final, elle se plaindra encore d’exclusion !

                A l’Udps, on le sait bien : le processus électoral complet comprend les locales, les municipales, les urbaines, les provinciales (desquelles sont issues les sénatoriales et l’élection des gouverneurs de province), les législatives et la présidentielle. Mieux, on sait qu’après la présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011, les arriérés électoraux sont les provinciales, les urbaines, les municipales et les locales.

                Le calendrier électoral global publié par la Céni le 12 février 2015 prévoit les provinciales,  les municipales et locales le 25 octobre prochain. Dans les six mois.  

                Dans le cadre des élections de 2006, l’Udps s’était opposée radicalement à un calendrier commençant par le sommet à la base. Elle avait exigé celui partant de la base au sommet, arguant pour ce fait une résolution du Dialogue intercongolais. Pour des raisons qu’elle est seule à connaître, elle va accepter, dans le cadre des élections de 2011, le calendrier contraire.

                Conséquence logique : elle ne peut pas récuser les provinciales qui permettront, à terme, l’élection des sénateurs (qui représentent les provinces, selon l’article 104 de la Constitution) et des gouverneurs de province.

                Le dépôt des candidatures démarre le 15 avril pour se terminer le 5 mai2015, car avant le scrutin, il y a des préalables à remplir. A savoir la transmission des données des candidats députés provinciaux et la délibération par l’assemblée plénière de la Céni, la publication des listes provisoires des candidats députés provinciaux, les contentieux des candidatures (dépôt et traitement des recours) des candidats provinciaux, la publication des listes définitives des candidats députés provinciaux, la campagne de sensibilisation électorale sur le vote des députés provinciaux et la campagne électorale pour les députés provinciaux.

                En arguant du deuil observé (il paraît que c’est 40 jours), période au cours de laquelle le fonctionnement de l’Etat et de la Nation doit s’arrêter pour pleurer les personnes (encore non identifiées) enterrées dans la fosse commune de Maluku, l’Udps – qui n’a jamais organisé une telle cérémonie pour les victimes du massacre de l’Université de Lubumbashi, les victimes de la Marche des Chrétiens, les victimes de différentes opérations “ville ou journée morte”, les victimes de Makobola, Mwenge et Kasika, les victimes du 26 novembre 2011 (jour de clôture de la campagne électorale), voire les victimes toutes récentes de Beni – veut s’offrir une énième occasion pour remettre en cause le processus électoral relancé.

                Au final, elle se plaindra encore d’exclusion !

                C’est stratagème-maison permet au lider maximo de ne pas se mouiller et de garder surtout son statut d’éternel opposant. Le seul qui sied à son combat politique.

    Omer Nsongo die Lema

  • Hillary Clinton : officiellement candidate pour 2016

    Hillary Clinton : officiellement candidate pour 2016

    Hillary Diane Rodham Clinton, Secrétaire d'État des États-Unis,
    Hillary Diane Rodham Clinton, Secrétaire d’État des États-Unis,

    -La démocrate Hillary Clinton a annoncé dimanche sur internet qu’elle tenterait une nouvelle fois de devenir la première femme à diriger les États-Unis, l’investiture de 2016 lui semblant promise.

    C‘est dans une vidéo sur son site hillaryclinton.com puis dans un tweet qu’Hillary Rodham Clinton, 67 ans, ancienne Première dame, sénatrice et secrétaire d’État, a officialisé sa seconde candidature aux primaires démocrates, après sa défaite de 2008 contre Barack Obama.

    “Je suis candidate à la présidence”, y déclare-t-elle, debout et souriante, dans un clip d’un peu plus de deux minutes où témoignent des Américains de la classe moyenne: une jeune mère de famille, un jeune couple noir, deux frères entrepreneurs hispaniques, un enfant, un couple d’hommes et un autre de femmes, un ouvrier…

    “Les Américains se sont battus pour surmonter les difficultés économiques. Mais ceux qui sont au sommet sont toujours favorisés”, poursuit Hillary Clinton. “Les Américains ordinaires ont besoin d’une championne. Je veux être cette championne”.

    “Je pars sur le terrain pour gagner votre voix”, ajoute-t-elle.

    Cette petite phrase et la stratégie de lancement ont un but: signifier qu’elle entend mériter son investiture, bien qu’elle soit la grande favorite des primaires démocrates, avec environ 60% des intentions de vote.

    Aller à la rencontre directe des électeurs

    Son premier grand discours de campagne n’aura lieu qu’en mai, a indiqué son service de presse. Les six à huit prochaines semaines seront consacrées à aller à la rencontre “directe” des électeurs, d’abord dans l’État rural de l’Iowa, qui lancera la saison des primaires au début de l’année prochaine.

    Elle s’y rendra mardi et mercredi pour des tables-rondes avec des responsables éducatifs et d’entreprises, a confirmé la campagne.

    La présidentielle aura lieu en novembre 2016.

    Immédiatement après l’annonce, guettée par le monde médiatique et politique depuis des semaines, les républicains ont dénoncé le retour en politique de la plus connue des Américaines, sous les projecteurs depuis plus de trois décennies.

    Hillary Clinton = un troisième mandat Obama ?

    “Nous savons exactement à quoi nous attendre”, a réagi Ted Cruz, candidat à l’investiture républicaine, dans une vidéo. “Hillary Clinton représente les échecs du passé. L’Amérique veut-elle un troisième mandat Obama?”

    “Nous devons faire mieux que la politique étrangère d’Obama et Clinton, qui a affaibli les relations avec nos alliés et enhardi nos ennemis”, a dit celui qui pourrait devenir son principal rival, le républicain Jeb Bush, 62 ans, dans une vidéo.

    Le président américain, Barack Obama, a mis tout son poids derrière son ex-rivale, qu’il avait nommée en 2009 secrétaire d’État. “Elle ferait une excellente présidente”, a-t-il déclaré samedi.

    Aucune autre personnalité d’envergure en lice jusqu’ici chez les démocrates

    Aucun autre démocrate n’est à ce stade plus connu, ni plus apprécié qu’elle. Si plusieurs devraient se lancer, ce sera sans réel autre espoir que de faire bonne impression pour être recruté comme colistier. Aucune personnalité d’envergure, comme le vice-président Joe Biden ou la sénatrice Elizabeth Warren, ne s’est déclarée. Seuls deux démocrates peu connus (l’ex-gouverneur Martin O’Malley et l’ex-sénateur Jim Webb) semblent décidés à la concurrencer.

    Son CV est à la fois sa force et son talon d’Achille.

    La vie d’Hillary Clinton est indissociable du pouvoir: ancienne Première dame, sénatrice et chef de la diplomatie.

    Quand ses rivaux républicains ont à peine fait quelques voyages à l’étranger, elle a rencontré des dizaines de présidents, Premiers ministres et rois, et jonglé avec les crises, de la Libye à la Russie. Aucun autre candidat n’a vécu pendant huit ans à la Maison Blanche.

    Mais cette riche expérience s’accompagne d’erreurs, gaffes et scandales, dès les premières années des Clinton au pouvoir. Bill Clinton fut élu gouverneur de l’Arkansas en 1978.

    Pour les républicains, les manquements éthiques et moraux des Clinton disqualifient Hillary Clinton, un thème qu’ils ont relancé avec la découverte, en mars, qu’elle avait exclusivement utilisé une messagerie privée lorsqu’elle dirigeait la diplomatie américaine, au lieu d’un compte officiel.

    Le Congrès, dominé par les républicains, a prévu de la convoquer prochainement pour une audition parlementaire qui s’annonce tendue.

    Côté républicain, par contraste à la course démocrate, la concurrence est rude. Deux candidats se sont officiellement déclarés, les sénateurs Ted Cruz et Rand Paul, et jusqu’à une dizaine d’autres envisagent de se lancer.

    AFP

  • RDC : démarrage retardé des travaux d’Inga II

    RDC : démarrage retardé des travaux d’Inga II

    Barrage d'Inga-L‘institution financière évoque cependant un nouveau retard dans ce projet en gestation depuis plus de dix ans.

    “Normalement, le démarrage des travaux pourrait être en 2017”, a déclaré le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Ahmadou Moustapha Ndiaye, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

    La date doit cependant être prise “avec beaucoup de précaution parce qu’il y a encore énormément de questions techniques à résoudre”, a ajouté M. Ndiaye, dont l’organisation a débloqué 73 millions de dollars en 2014 pour soutenir la construction de cette extension des deux premières centrales électriques construites sur le site des chutes d’Inga, sur le fleuve Congo, à environ 250 km au sud-ouest de Kinshasa.

    La Banque mondiale avait estimé en mars 2014 que les travaux du nouvel ensemble, baptisé Inga III, pourraient commencer vers la fin 2016, soit avec près d’un an de retard par rapport aux prévisions du gouvernement.

    La Banque, a rappelé M. Ndiaye, fournit actuellement une “assistance technique pour appuyer le gouvernement dans les études techniques de faisabilité” du projet, auquel est également associée la Banque africaine de développement.

    “Au cours des derniers mois il y avait quelque retard dans l’état d’avancement de ce projet, mais depuis le mois de janvier […] il y a des décisions qui ont été prises par le gouvernement pour renforcer la gouvernance”, a-t-il ajouté, “il y a une nouvelle dynamique qui s’est créée, ce qui nous rend un peu plus optimistes”.

    “Nous espérons que le dossier d’appel d’offres sera lancé très bientôt. Il y a des questions techniques qui doivent être résolues. Il y a aussi des questions d’ordre réglementaire telle que la loi sur Inga qui doit être soumise au Parlement”, a-t-il encore déclaré.

    Selon les plans du gouvernement, Inga III doit permettre à la RDC de produire 4.800 MW supplémentaires, soit l’équivalent de trois réacteurs nucléaires de troisième génération.

    Avec AFP

  •    L’heure est au soulèvement populaire en RD-Congo

      L’heure est au soulèvement populaire en RD-Congo

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    -Aucun « parti politique » ne s’assigne comme mission la libération d’un peuple du joug d’une domination. Le principal objectif qui milite en faveur de sa création est la conquête et l’exercice du pouvoir. Et non le soulèvement populaire, sinon aucun parti politique n’aurait été légalisé et voire autorisé à fonctionner. Et si on rassemblait quelques éléments définitionnels ici et là, on dira aussi qu’un parti politique est une organisation de type partisane. En ce sens que des citoyens qui en rejetteraient les idées ou l’idéologie traineront les pieds quand il s’agirait de sympathiser avec lui. Ce qui laisse entendre qu’Ils n’en deviendraient jamais membres. Et nous voilà plongés dans une forme de division, subdivision et de séparatisme pendant que des moments historiques, comme c’est le cas aujourd’hui en RD-Congo, exigent et attendent du peuple son unité et son union comme le sont les éléments d’une même machine appelée à générer ensemble un produit fini. Ici, il est question d’une révolution populaire.

     

    L’état d’exception que la RD-Congo connait actuellement, celui d’occupation ainsi que de la domination étrangère et du type colonial, exige de tous ses enfants, voire leur impose le refus de clivage et de toute division à caractère partisane. C’est pourquoi je trouve que l’idée même d’appartenance à un parti politique quelconque, et je précise dans le contexte actuel de la RD-Congo, relèverait, pour ma part, d’une faute grave de lecture historique. Ce serait à la fois une confusion de nature de l’adversaire, de son adversité et aussi de la lutte que ce type d’adversaire impose aux peuples qu’il se dit dominateur.

     

    Voilà que l’on assiste, et sans surprise d’ailleurs, à une sorte de cirque dans laquelle sont engagés différentes organisations dites partis politiques en RD-Congo. Dans une distraction de posture, le « posturalisme », elles se divertissent mutuellement alors que l’adversaire, dont l’action et le projet lui exigent de demeurer aux commandes et aux aguets, n’en demande mieux. Car il est le premier à en tirer profit. Diviser et avoir la possibilité d’opposer des proies qui, en se réclamant tous de lui, se livrent à son jeu de distribution de moyens financiers, notamment argent et statuts et d’administration de rôle. Naissent alors la jalousie et une perte de temps vers la voie de l’émancipation de l’homme congolais. Et chaque partisan qui apporte aussi son soutien à son gourou renforce et entretient la désunion et bien sûr en toute naïveté.

     

    Ce dont il est question en RD-Congo, et aujourd’hui, est la révolution, le soulèvement populaire d’un peuple contre un système de « marionnettisation » de l’homme congolais. Et lequel système a longtemps sévi dans ce pays. Je ne parle, ni ne cite ici des hommes, mais qui en seraient-ils, sinon des simples conséquences qui n’influent sur le système. Nous, comme peuple, devons assumer le courage et la lucidité d’affronter le système, le fameux Dr Folamour. Cette dure et lourde tâche relève de la responsabilité du peuple. Aucun parti politique n’a jamais conduit vers une révolution dans son sens propre. Et je trouve même que des partis politiques en Afrique constituent un piège. Leur création et existence engendrent et renforcent des maux tels que le tribalisme, le clientélisme et tant d’autres. Ainsi des Luba s’aligneront derrière d’autres Luba, de Bangala derrière d’autres Bangala, ceux de Bandundu et né-kongos derrière les « leurs ». On a entendu et on entend souvent, voire on lit, parce qu’ils osent même l’écrire que quand vous touchez à tel un personnage du cirque, ce serait s’en prendre au Kivu comme si c’était la région qui gouvernait la nation. Distraction et infantilisation. On se trompe de tout….

     

    Des Congolais et la RD-Congo ont assez perdu du temps. Désormais, il y a lieu de se mettre au-devant du peuple en vue d’inventer une nouvelle forme de lutte qui soit adaptée au combat que nous livrent d’autres peuples. La logique en la matière milite en faveur de cette forme de lutte qui ouvre la voie à un soulèvement populaire. Et aucun du genre n’a jamais étés spontané. Tout soulèvement populaire produit son élite et en sera son œuvre, c’est-à-dire le fruit du travail de sélection, de trahison, d’abandon, de réflexion, d’analyse, de remise en question et de confrontation de leadership. Les élites révolutionnaires naissent et disparaissent avec le cheminement. Et le long du parcours engendre d’autres, ceux qui sauront prendre le relais et qui sauront conserver l’initiative. Et c’est autour de plus clairvoyants, parmi eux que l’ossature de la révolution se construit et s’accomplit. Alors n’hésitons pas à susciter parmi nous ce type de leadership sous la direction de laquelle se laissera conduira le peuple et qui chaque jour s’en reconnaitra. Aux méritants de parachever le reste de la tâche et de la confiance qu’ils auront méritées non par leur appartenance tribale, mais par contre par leur manière d’être, d’agir et d’oser le leadership en pensant.

     

    Quelqu’un a dit, je cite : [Il faut savoir] prendre le risque d’essayer, car essayer, c’est cela le propre de la souveraineté démocratique. [Et aussi] : le renversement d’un ordre institutionnel demande un intense travail de préparation du terrain et une densité d’interactions politiques – débats, réunions, rencontres, actions – qui, en pratique, ne se rencontrent que dans un cadre local, national – dont la première caractéristique est tout de même d’offrir une communauté linguistique, c’est-à-dire la communauté de débat politique la plus simplement accessible…», fin de citation.

     

    Je dis alors comprend qui peut. Seule la lutte instruit et donne la victoire.

     

    Peuple osons ensemble et courons ce risque. Le lendemain de la RD-Congo est à ce prix…

     

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • Video: Voici comment les pirates informatiques sont parvenus à arrêter les programmes de la chaîne TV5Monde

    Video: Voici comment les pirates informatiques sont parvenus à arrêter les programmes de la chaîne TV5Monde


    Comment prévenir le piratage informatique des sociétés ?

    Des cyber-attaques, on en a déjà connu en Belgique. Des sites internet de sociétés belges ont déjà été piratés. Mais ce vendredi matin, avec l’attaque sur TV5Monde, les pirates informatiques sont allés encore plus loin, puisqu’ils ont carrément réussi à prendre le contrôle d’une chaîne de télé. Comment est-ce possible ? Nos entreprises, sur-informatisées, sont-elles vraiment en danger ? Eléments de réponse avec nos journalistes Sébastien Degrave et Denis Caudron.

    Les réseaux sociaux étaient le premier service de TV5Monde visé par les pirates informatiques hier soir. Twitter et Facebook: les outils de TV5Monde sont pris en otage, les terroristes modifient les comptes et font afficher les couleurs et les messages de l’Etat islamique. Quelques minutes plus tard, le site internet de la chaîne de télévision n’est plus accessible: les serveurs web (les ordinateurs sur lesquels est “stocké” le site internet) situés aux Etats-Unis ne répondent plus.

    Pour Olivier Bogaert, commissaire de la Computer Crime Unit (unité spécialisée de la police fédérale dans la criminalité sur internet), il aura suffi qu’un seul ordinateur soit infecté pour créer une faille sur l’ensemble du réseau de l’entreprise: “Une partie de l’environnement qu’utilise TV5Monde a été infecté par un logiciel qui a permis aux pirates de se “promener” dans l’environnement et les serveurs de TV5Monde jusqu’au moment où ils ont pu petit à petit déconnecter des services.”

    Le groupe terroriste parvient ensuite à pénétrer dans les serveurs de diffusion de la chaîne en déjouant les systèmes de protection.

    Aujourd’hui, l’informatique est présente à tous les niveaux dans une chaîne de télévision. La diffusion des programmes peut donc être interrompues à distance par des pirates informatiques.“Si les systèmes de protection ne sont pas en place, il est évident que depuis l’extérieur, depuis l’internet, on peut, s’il existe des failles de sécurité, prendre le contrôle de la chaîne, changer les horaires de programmes, changer l’émission qui est diffusée, l’interrompre, faire tout ce qu’on veut”explique le directeur technique et informatique de RTL Belgique.

    Selon le directeur de TV5Monde, l’attaque informatique a été très puissante et les systèmes informatiques de la chaîne ont été fortement détériorés.

    (RTL)

  • La chaîne TV5 Monde victime d’un piratage par des individus se réclamant de l’EI

    La chaîne TV5 Monde victime d’un piratage par des individus se réclamant de l’EI

    tv5 piratee-Des individus se réclamant de l’État islamique (EI) ont piraté mercredi soir la chaîne francophone TV5 Monde.

    Que s’est-il passé ?

    La cyberattaque contre TV5 Monde a eu lieu mercredi 8 avril vers 22h00. La chaîne francophone cesse alors d’émettre subitement. Toutes les émissions sont coupées entre 22h00 et jeudi vers 01h00 du matin. Peu avant 02h00, TV5 Monde finit par reprendre la main sur ses comptes Facebook et Twitter.

    Ce matin, le site Internet était toujours en maintenance.

    “On a repris la main sur Facebook et Twitter”, a déclaré le directeur de TV5 Monde, Yves Bigot, peu avant 02h00. Quant aux émissions de la chaîne, “on commence à pouvoir réémettre un programme sur un certain nombre de zones”.

    Le directeur a ajouté : “Nos systèmes ont été extrêmement détériorés” par cette attaque “d’une puissance inouïe”. Le retour à la normale “va prendre des heures, voire des jours”.

    Selon lui, une cyberattaque d’une telle puissance nécessite des semaines de préparation.

    Le message de l’EI

    Peu avant minuit, Yves Bigot explique : “Nous ne sommes plus en état d’émettre aucune de nos chaînes. Nos sites et nos réseaux sociaux ne sont plus sous notre contrôle et ils affichent tous des revendications de l’État islamique”.

    Des documents présentés comme des pièces d’identité et des curriculum vitae de proches de militaires français impliqués dans les opérations contre l’EI ont été postés sur le compte Facebook de TV5 Monde par les pirates.

    “Soldats de France, tenez-vous à l’écart de l’Etat islamique ! Vous avez la chance de sauver vos familles, profitez-en”, pouvait-on lire dans un message sur Facebook. “Au nom d’Allah le tout Clément, le très Miséricordieux, le CyberCaliphate continue à mener son cyberdjihad contre les ennemis de l’Etat islamique”, ajoute le texte.

    Le message accuse le président français François Hollande d’avoir commis “une faute impardonnable” en menant “une guerre qui ne sert à rien”.

    “C’est pour ça que les Français ont reçu les cadeaux de janvier à Charlie Hebdo et à l’Hyper Casher”, ajoutent les pirates, en référence aux attentats sanglants contre l’hebdomadaire satirique et le magasin qui avaient fait 17 morts entre le 7 et le 9 janvier à Paris. Le CyberCaliphate est “en train de rechercher les familles de militaires qui se sont vendus aux Américains”, affirment-ils.

    Sur Twitter, le jounraliste français David Thomson note  que “le groupe ‘cybercaliphate’ auteur de l’attaque contre TV5MONDE n’est pas un organe officiel de l”EI”. Selon Wassim Nasr, journaliste à France 24, les approximations linguistiques du texte de revendication laissent penser que les auteurs ne sont pas arabes.

    (Jeune Afrique)