Author: Don Kayembe

  • RDC : l’état de l’économie congolaise selon le FMI

    RDC : l’état de l’économie congolaise selon le FMI

    FMI-logo-Une mission du Fond monétaire international (FMI) s’est penchée sur l’économie congolaise en 2014. Malgré « une tendance positive » des indicateurs macroéconomiques, le pays peine à percevoir ses recettes et à diversifier ses secteurs d’activités.
    Début décembre 2014, une équipe technique du Fonds monétaire international (FMI) s’est rendue à Kinshasa pour dresser un bilan économique de l’année écoulée. Le FMI relève « un environnement externe et interne difficile », mais note que l’économie de la RDC « continue de faire preuve de résilience avec des tendances positives pour les principaux indicateurs macroéconomiques ». La plupart de ces indicateurs sont effectivement au vert : la croissance du PIB devrait atteindre 9% en 2014 et l’inflation sera maintenue en dessous de 2%. De bons résultats tempérés par « une forte dépendance du secteur minier » qui rend l’économie congolaise « vulnérable à la volatilité des prix des matières premières ». Selon le Fond, la croissance est tirée par l’augmentation de la production minière « et dans une moindre mesure par la production du secteur agricole ». En 2015, la croissance devrait donc se poursuivre « soutenue par le dynamisme du secteur des minéraux et l’expansion de l’agriculture ». 2014 a vu également « un léger excédent de la balance des paiements ».

    Croissance en hausse… recettes en baisse

    Les indicateurs macroéconomiques donnent des résultats en trompe l’oeil de l’économie congolaise. Le principal risque pour la RDC serait une baisse des prix du cuivre et du cobalt, « des métaux représentant environ 98% des exportations de biens et 44% du PIB nominal ». Mais la mauvaise nouvelle vient des recettes fiscales, en baisse. D’après le FMI, « la performance de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) demeure plus faible que prévu ». En cause selon les experts : « l’absence de contrôles ». Le manque de recettes est également pointée par le PMI. « Il faut accélérer la mobilisation des recettes afin de répondre aux besoins de développement de la RDC ». Les potentiels du pays sont importants, mais l’argent ne rentre pas dans les caisses du Congo. La RDC vote toujours un budget « lilliputien » par rapport à sa taille : 8,9 milliards de dollars pour un pays grand comme un continent, avec plus de 70 millions d’habitants. Le rapport du FMI relève les points noirs le l’économie congolaise : absence de recettes et de contrôles, ce qui encourage la corruption à tous les étages.

    Christophe RIGAUD

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  • RDC : Louis Koyagialo est décédé en Afrique du Sud

    RDC : Louis Koyagialo est décédé en Afrique du Sud

    koyagialo-Le gouverneur de l’Equateur, Louis Alphonse Koyagialo, est décédé dimanche 14 décembre en Afrique du Sud où il suivait des soins depuis plusieurs mois. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, l’a annoncé sur Radio Okapi..

    « Malheureusement, je dois confirmer le décès du gouverneur Koyagialo en Afrique du Sud aujourd’hui. Nous sommes ravagés par cette triste nouvelle. Le gouverneur Koyagialo comme homme politique et comme administrateur était l’un des meilleurs d’entre nous. C’est quelqu’un que j’ai fréquenté, que j’ai appris à connaître. C’est une très triste nouvelle pour ce pays », a déclaré Lambert Mende.

    Au sujet du programme des funérailles, il a dit attendre que la famille du défunt et le gouvernement le publient.

    La maladie l’éloigne de sa province

    Élu gouverneur de l’Equateur en juin 2013, Louis Alphonse Koyagialo a souvent été éloigné de sa province à cause des problèmes de santé.

    Il quitte l’Equateur pour la première en septembre 2013 pour se faire soigner à Kinshasa et en Afrique du Sud. Il y rentre en mars 2014.

    De nombreuses personnes viennent l’accueillir à sa descente d’avion à Mbandaka.

    Mais il n’y reste pas longtemps.

    Quelques semaines après, il est obligé de quitter l’Equateur pour se faire soigner. Il ne rentrera pas cette fois-ci pour diriger cette province à la tête de laquelle il a été porté en 2013.

    Long parcours dans la territoriale

    Louis Koyagialo né à Yakoma le 23 mars 1947. Il est licencié en Droit de l’Université de Lovanium [aujourd’hui Université de Kinshasa, Unikin]. En 1972, il travaille comme conseiller juridique à l’Office national de logement (ONL). Il rejoint l’année suivante le ministère des Affaires sociales.

    Réputé pour son expertise dans la territoriale, carrière qu’il embrasse en 1979, d’abord comme directeur de région au Katanga (appelé alors Shaba), Louis Alphonse Koyagialo devient ensuite commissaire sous régional de Likasi (1980 – 1982), puis commissaire urbain de Lubumbashi jusqu’en 1985.

    Il devient ensuite vice-gouverneur du Kasaï-Oriental et du Kivu. Entre 1986 et 1990, Louis Alphonse Koyagialo occupe le poste de gouverneur du Katanga.

    « Massacre des étudiants de Lubumbashi »

    Louis Koyagialo était gouverneur de la province du Shaba (actuel Katanga) en 1990 quand survient ce qui est connu sous le nom de « massacre des étudiants de Lubumbashi ».

    Il a alors été accusé d’avoir été responsable d’un présumé massacre de nombreux étudiants de l’Université de Lubumbashi. Il a écopé d’une peine d’emprisonnement de 4 ans avant d’être gracié.

    En 2012, Koyagialo publie «Massacre de Lubumbashi du 11 au 12 mai 1990». Dans cet ouvrage, il se considère comme « un bouc-émissaire ».

    Invité sur Radio Okapi pour parler de ce livre, il affirme que cette affaire  est « une grande manipulation politique » qu’il compare à l’affaire Dreyfus.

     

    « Il y a un étudiant qui est mort. A part lui, il n’y a pas eu un autre », indique-t-il, affirmant qu’il s’agissait d’une affaire entre étudiants.

    En 2013, Koyagialo est assigné en justice par les parents de l’étudiant Ilombe Ilombe. Pour les plaignants, leur fils serait décédé à la suite de coups et blessures portées contre lui par les forces de sécurité qui obéissaient aux ordres de Louis Koyagialo.

    Ministre puis Premier ministre intérimaire

    Cadre de la Majorité présidentielle, Louis Koyagialo est vice-Premier ministre et ministre des Postes et Nouvelles technologies de communication dans le gouvernement Muzito III.

    En mars 2012, il est nommé Premier ministre intérimaire de la RDC en remplacement d’Adolphe Muzito, élu député.

    Radio Okapi

  • Discours sur l’état de la Nation:  Le Président Joseph Kabila : “Ma main a toujours été et reste tendue…”

    Discours sur l’état de la Nation:  Le Président Joseph Kabila : “Ma main a toujours été et reste tendue…”

    KABILA-La dernière prestation du genre remonte au 23 octobre 2013. C’était dans la foulée des Concertations nationales ouvertes le 7 septembre et clôturée le 8 octobre en présence d’une délégation du Conseil de sécurité de l’Onu alors en tournée dans la région des Grands-Lacs. Ce petit détail est important dans la mesure où plusieurs forces politiques et sociales n’ont attendu du discours de ce lundi 15 décembre 2014 que la position du Président Joseph Kabila par rapport au dialogue qu’elles réclament sur base de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et de la Résolution 2098 du Conseil de sécurité. Ils ont été servis au-delà de leurs attentes. D’autant plus que le Président de la République, qui a réaffirmé sa main tendue, a déploré ” la tendance, fort remarquée, de certains compatriotes d’en appeler systématiquement à l’étranger pour régler les différents entre Congolais, comme si dans ce pays nous n’avions pas, collectivement assez de sagesse et de maturité pour le faire nous-mêmes” ! A ces politiciens et aux partenaires extérieurs jusque-là sollicités, il a lancé ce message puissant : “le peuple congolais n’est pas n’importe… “

                  En une heure vingt et une minutes, soit de 10h09 à 11h28, tous les sujets d’actualité ont été abordés : situation sécuritaire dans le territoire de Beni, consolidation de la paix, application des recommandations des Concertations nationales (dont le rappel des missions du Gouvernement de cohésion nationale), décentralisation (au travers du déploiement des inspecteurs territoriaux nouvellement désignés et du regroupement des villages), production législative, débat politique, dialogue politique, processus électoral, questions d’ordre économique (notamment dans les secteurs minier, agricole, gazier et pétrolier et la micro-finance), questions d’ordre social (principalement la santé et l’éducation), environnement, question foncière, genre, jeunesse, sports, coopération, Monusco…

                S’il faut apprécier cette prestation par l’applaudimètre, les points saillants sont sans doute ceux qui portent sur les échéances électorales et sur le dialogue au centre d’un débat politique fort animé. “Sur le plan politique, je me réjouis de constater que la culture démocratique s’enracine chaque jour davantage, et que la pensée unique a cédé la place au débat. Un débat libre, généralement riche et nourri, souvent intense, voire vif“, a-t-il dit en y trouvant la ” preuve incontestable de la vitalité” de la démocratie congolaise.

                Seulement, il a déploré ” … certains dérapages constatés récemment, notamment le recours à la violence, qu’elle soit verbale ou physique“, allusion faite aux empoignades qui se produisent dans les assemblées parlementaires. “Quel que soit l’importance ou le caractère brûlant des sujets traités“, a-t-il poursuivi, “l’hémicycle doit demeurer le temple du dialogue et des échanges, parfois sévères, mais toujours courtois, et non se transformer en arène, lieu des confrontations sans règles ou limites“.

                Autre fait déploré :  la propension à “contester à temps et à contretemps, y compris ce que soi-même on défendait la veille, par simple souci de gains politiques“. Pour le Chef de l’Etat, cette propension – qui s’étend aux faits d’”entretenir des débats interminables sur des thèmes aux antipodes des préoccupations existentielles de nos populations; travestir sciemment les faits, et user systématiquement, comme stratégie politique, de procès d’intention, de l’injure publique, ou des atteintes à la dignité des adversaires” n’a rien d’honorant pour la politique. Au contraire, elle discrédite cette noble fonction.

     

    D’un cran au paroxysme…

     

                L’applaudimètre a monté d’un cran lorsque le Chef de l’Etat a abordé les questions sensibles du processus électoral et du dialogue.      

                Pour le premier point, a-t-il affirmé, “les élections sont, dans notre pays, devenues incontournables pour l’accès aux plus hautes charges de l’Etat à pratiquement tous les niveaux. Nous ne pouvons donc pas en faire l’économie, quelles que soient nos difficultés. Toutes les élections prévues par les lois de la République seront donc organisées, conformément aux dispositions qui seront prises par l’institution compétente pour ce faire, à savoir la CENI“.

                Aussi, a-t-il demandé au Parlement et au Gouvernement, chacun en ce qui le concerne, de doter la Céni des moyens appropriés. Au premier, l’arsenal légal pour une meilleure programmation du processus électoral. Au second, la mise à la disposition des ressources nécessaires. Exhortation à été faite au Gouvernement à apporter tout son appui à l’Office national d’identification de la population (Onip), dès lors que le résultat de son travail favorise la bonne fin dudit processus.

                Le second point concerne l’effervescence qui agite depuis 2013 la classe politique et la communauté internationale. Le Président Joseph Kabila, qui a fait constater la tendance, fort remarquée, “ de certains compatriotes d’en appeler systématiquement à l’étranger pour régler les différends entre congolais, comme si dans ce pays nous n’avions pas, collectivement, assez de sagesse et de maturité pour le faire nous-mêmes“, a estimé que “Ce comportement (…) est d’autant plus surprenant qu’il n’y a pas de crise politique en République Démocratique du Congo“. Et même si crise il y a, a-t-il ajouté, “nous avons dans ce pays une tradition de dialogue qui en permettrait la gestion“. Et de rappeler à tout le monde sa main restée toujours tendue.

                L’applaudimètre va toutefois atteindre son paroxysme lorsqu’il dira aux premiers et aux seconds : “le peuple congolais n’est pas n’importe quel peuple“. Il a martelé : “Nous sommes les descendants de Béatrice Kimpa Vita et de Simon Kimbangu, de Joseph Kasa Vubu et d’Antoine Gizenga, de Patrice-Emery Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila. Nous sommes ce peuple, tellement jaloux de son indépendance, conquise de haute lutte, et des libertés démocratiques obtenues parfois au prix du sang, qu’il répète, sans cesse, que l’immortel serment de liberté est celui que, de génération en génération, il s’engage à léguer à la postérité“.

                Tout naturellement, aux partenaires invités à respecter la souveraineté congolaise, il a souligné la disponibilité de la RDC à recevoir des avis, des conseils et des suggestions. “Mais jamais des injonctions“.

     

    De la sécurité aux missions du Gouvernement

     

                Entre ces deux points brûlants, le discours sur l’état de la Nation s’est appesanti d’abord sur les questions sécuritaires avec, au centre, la situation de Beni Mbau, ensuite sur la gouvernance économique avant de chuter sur la Monusco.

                Le Chef de l’Etat a fait constater qu’à l’avènement de chaque accalmie susceptible d’engager les Congolais dans l’accomplissement de belles et grandes choses pour le développement national, “les forces obscures de l’intérieur et de l’extérieur guettent la moindre distraction, la moindre inattention (…) pour rallumer le feu“.

                Soulignant la détermination des Fardc ” de poursuivre le travail de restauration de la paix jusqu’à l’éradication de toutes les forces négatives, nationales et étrangères“, il a fait valoir la responsabilité, le devoir citoyen de chaque congolais de contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité d’autant plus que  Ces crimes ne resteront pas impunis“, a-t-il averti.

                Si le premier – en l’occurrence la fin de la guerre – objectif est atteint, le second,  circonscrit dans la mobilisation des énergies pour la reconstruction et le développement, est en voie de l’être, cela par la réalisation, entre autres, des missions confiées au Gouvernement de cohésion nationale, à savoir la consolidation de la paix, l’effectivité de la restauration de l’Autorité de l’Etat, l’application des recommandations des Concertations nationales, la mise en oeuvre de la décentralisation, l’appui à l’organisation des élections, l’amélioration des conditions sociales des populations et la poursuite de la reconstruction nationale. D’où la gouvernance économique et sociale, sujet qui fait l’objet de la prochaine livraison.

     

    Omer Nsongo die Lema   

  • Coup de filet antiterroriste en France

    Coup de filet antiterroriste en France

    FRANCE-Une dizaine de membres d’une filière jihadiste ont été arrêtés ce matin en France. La filière recrutait et acheminait vers la Syrie des candidats au jihad. Cette opération coordonnée dans la région de Toulouse, en Normandie et en région parisienne, selon les services antiterroristes, ciblait entre 10 et 15 personnes.

    C’est dans une grande moitié ouest de la France que ces opérations policières se sont déroulées entre Paris, Le Havre, la campagne bordelaise et la région Midi-Pyrénées autour de Toulouse. Entre 10 et 15 personnes étaient visées par les forces de l’ordre. Et si le nombre de personnes interpellées n’est pas encore connu avec exactitude, il y en aurait au moins une dizaine avec des profils très variés, des hommes mais aussi au moins une femme, des jeunes également, voire même des mineurs. Cette opération aurait aussi des ramifications en prison. Au moins un détenu du sud-ouest de la France, incarcéré depuis quelques mois pour vol, a été transféré au commissariat de Toulouse pour être entendu.

    Un an d’enquête sur la filière jihadiste

    Ce vaste coup de filet est le fruit de plus d’un an d’enquête de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire. Cette filière aurait déjà permis l’acheminement de candidats au jihad vers la Syrie. Mais selon les pouvoirs publics, son démantèlement intervient alors que d’autres départs étaient prévus, voire imminents. Une opération qui montre aussi à quel point les procédés de recrutement sont divers. Car si certains candidats au jihad s’auto-radicalisent sur Internet et organisent leur départ via les réseaux sociaux, ce coup de filet montre aussi qu’il existe des réseaux plus structurés.

    RFI

  • RDC : reportage dans le site agro-industriel de Bukanga Lonzo

    RDC : reportage dans le site agro-industriel de Bukanga Lonzo

    lonzo-Les politiques de soutien aux petits agriculteurs ayant montré leurs limites, l’État investit dans l’intensif. Visite du site de Bukanga Lonzo, exploité par le consortium sud-africain Africom.

    Avec sa casquette, son short et ses chaussettes remontées au-dessus des bottes, Joan Jonker a des allures de pionnier. Bougon de prime abord, ce Boer (fermier sud-africain blanc néerlandophone) a la poignée de main franche et voue une véritable passion à son travail. Il n’avait pourtant jamais imaginé que celui-ci le conduirait jusqu’en RD Congo…

    La première fois qu’il y a mis les pieds, c’était il y a seulement quelques mois, pour repérer le site de Bukanga Lonzo, dans le Bandundu (Ouest, province voisine de Kinshasa). À l’époque, il fallait faire preuve de hardiesse : il n’y avait rien du gigantesque projet qu’il supervise aujourd’hui en tant que directeur des opérations. Pas même la piste de terre d’une trentaine de kilomètres qui permet désormais de relier le parc industriel à la route goudronnée – sur laquelle il faut encore parcourir 220 km vers l’ouest pour se rendre à Kinshasa. Ce sont ses hommes qui l’ont construite.

    Même pour ces fermiers qualifiés venus d’Afrique du Sud, la techno­logie déployée à Bukanga Lonzo est à la pointe de ce qui se fait aujourd’hui.

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    Bougon de prime abord, Joan Jonker a des allures de pionnier. DR

    Et à voir les 4×4 déraper lorsqu’elle est sèche, on se demande bien par quel miracle elle sera praticable après de gros orages. Un mois après l’inauguration du parc agro-industriel par le président congolais, de petits plants de maïs pointent déjà, parfaitement alignés. Et pour cause : ici, la production est presque entièrement mécanisée. Les semeuses, d’énormes engins qui peuvent charger jusqu’à 6 tonnes d’engrais, sont guidées par satellites et reliées, via les réseaux téléphoniques, à un serveur informatique.

    Moissonneuses

    Depuis son préfabriqué, Joan Jonker peut superviser l’ensemble de sa ferme. “Hier, en utilisant ce système, j’ai pu corriger la vitesse de certaines semeuses qui n’allaient pas à la bonne allure. C’est très important parce que, sinon, les plants ne seront pas à une distance optimale les uns des autres.” Grâce à leur éclairage et au GPS, ces machines peuvent continuer de fonctionner après la tombée de la nuit, particulièrement noire dans cette région éloignée de tout centre urbain.

    Même pour ces fermiers qualifiés venus d’Afrique du Sud (douze expatriés au total), où l’agriculture est l’une des plus mécanisée de la planète, la techno­logie déployée à Bukanga Lonzo est à la pointe de ce qui se fait aujourd’hui. Il a d’ailleurs fallu tout importer.

    Les machines, bien sûr : des tracteurs, des moissonneuses et même un avion (également guidé par GPS), qui survole les champs à basse altitude en épandant des insecticides avant de se poser sur une piste d’atterrissage de 2,5 km construite pour les besoins de la ferme. Mais aussi des engrais et semences, stockés sous un hangar géant. “Je pense que nous n’aurions pu trouver assez de semences dans tout le Congo”, s’amuse Jonker. Au total, l’État a investi 83 millions de dollars (près de 67 millions d’euros) en fonds propres dans ce parc agro-industriel pilote, dont il a confié l’exploitation au consortium sud-africain Africom.

    Vallonnés

    Pour Joan Jonker, qui sillonne la ferme à bord de son pick-up et communique en afrikaan à la radio, ce type de grand projet agricole n’est pas une nouveauté. Originaire des plateaux du Gauteng (la région de Pretoria et de Johannesburg), il a aussi travaillé en Namibie. Il n’avait cependant jamais participé à un programme d’une telle ampleur.

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    Guidé par GPS, l’avion épandeur continue de fonctionner après la tombée de la nuit. DR

    Du nord au sud, l’exploitation s’étend sur 58 km, légèrement vallonnés, et couvre une superficie de 75 000 ha. Pour la première année, seuls 10 000 ha ont été plantés. Mais après les premières récoltes de maïs, de soja, de canne à sucre et de légumes (attendues en février-mars 2015), le parc agro-industriel devrait se tourner vers d’autres productions, comme l’élevage de volailles et de porcs. Un abattoir et une usine de conditionnement sont même prévus.

    Pour irriguer l’exploitation, une retenue d’eau sera construite sur une rivière adjacente. “Elle immobilisera 45 millions de litres. C’est plus que les réserves d’eau potable de la ville de Kinshasa”, annonce fièrement l’exploitant. D’ici à cinq ans, ce bassin devrait même permettre de faire de la pisciculture.

    Dans un pays doté du deuxième fleuve le plus puissant du monde, il est tout de même paradoxal d’élever des poissons dans un bassin artificiel à l’intérieur des terres. Mais ce paradoxe vaut pour l’agriculture congolaise dans son ensemble… Alors qu’elle possède un potentiel en terres arables considérable (80 millions d’ha) et que le secteur emploie les trois quarts de la population active, la RD Congo est importatrice nette de nourriture (pour 1,5 milliard de dollars en 2014).

    C’est d’ailleurs pour cette raison qu’Augustin Matata Ponyo, le Premier ministre, a défendu – voire imposé à certains de ses ministres réticents – sa stratégie de parcs agro-industriels. Car Bukanga Lonzo n’est que le premier d’une vingtaine de sites pour lesquels le gouvernement prévoit d’investir 5,7 milliards de dollars sur sept ans. En creux, cette politique souligne aussi l’échec des politiques classiques de soutien aux petits agriculteurs.

    Petit déjeuner

    Les problèmes de l’agriculture congolaise sont d’ailleurs visibles chaque matin dans le parc de Bukanga Lonzo, situé au coeur d’une région pourtant jugée très fertile par les experts qui ont travaillé sur le projet. À l’aube, des dizaines de jeunes s’y pressent dans l’espoir de se faire embaucher. Mais Joan Jonker s’est vite rendu compte d’une difficulté qu’il n’avait pas prévue : “Au cours de la journée, de très nombreux travailleurs s’évanouissaient.

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    Du nord au sud, l’exploitation s’étend sur 58 kilomètres et couvre 75 000 hectares. © Pierre Boisselet pour JA

    On s’est aperçu qu’ils souffraient de malnutrition. On a donc décidé de construire un réfectoire pour leur donner un petit déjeuner, avant de commencer la journée.” Le fermier dit aussi avoir augmenté leur salaire, de 75 à 105 dollars mensuels. “Certes, ces travailleurs n’ont pas l’habitude des grandes fermes, comme les Sud-Africains. Mais on peut les former. Et puis, ils ne se mettent pas en grève pour un oui ou pour un non, comme chez nous !”

    Pour l’instant, les effectifs restent modestes (environ 300 ouvriers), mais ils devraient exploser une fois que la production de légumes – qui ne peut pas être aussi mécanisée que celle des céréales – sera lancée. À terme, l’exploitation devrait devenir la ferme maraîchère la plus vaste du continent et employer, à elle seule, quelque 6 000 personnes.

    Toutes ne pourront bien sûr pas être logées sur place. Mais déjà, à côté des préfabriqués où résident les cadres, des bâtiments sont en construction. Dont un centre médical et une église. Et ce n’est qu’un début. “La prochaine fois que vous viendrez, il y aura sans doute une petite ville”, sourit Joan Jonker.

    Jeune Afrique

  • Burkina : Sankara, enfin toute la vérité ?

    Burkina : Sankara, enfin toute la vérité ?

    SANKARA-Le mythe est intact, mais l’Histoire reste à écrire. Vingt-sept ans après, les tombeurs de Blaise Compaoré s’apprêtent à rouvrir le dossier explosif de l’assassinat de l’ancien président. Reste à savoir s’ils auront le courage d’aller jusqu’au bout.

    Ce ne sont peut-être que des effets d’annonce. Il n’empêche : en évoquant, dès leurs premiers jours au pouvoir, les fantômes du régime de Blaise Compaoré, en rouvrant des plaies que le palais de Kosyam a longtemps tenté de cacher sous un grossier sparadrap à défaut de les refermer, les deux têtes de la transition burkinabè ont pris rendez-vous avec l’Histoire. Elles pourront difficilement faire marche arrière tant l’attente est grande, au Burkina et au-delà.

    C’est d’abord Michel Kafando, le président de la transition, qui, lors de son investiture le 21 novembre, annonce que la famille de Thomas Sankara a obtenu ce pour quoi elle se bat depuis des années : l’exhumation du corps, ou de ce qui est présenté comme tel depuis le 15 octobre 1987, jour de sa mise à mort. C’est ensuite Isaac Zida, le lieutenant-colonel devenu Premier ministre, qui, le 27 novembre, déclare vouloir rouvrir des enquêtes sur les assassinats de Sankara et du journaliste Norbert Zongo. “La justice sera rendue”, affirme-t-il, assurant qu’”une bonne partie des dossiers” sera traitée pendant la transition et que, s’il le faut, le Burkina demandera au Maroc l’extradition de son ancien maître, Blaise Compaoré.

    Sankara, Zongo : les deux taches indélébiles du régime Compaoré. Ses fantômes les plus tenaces, qui l’ont poursuivi un peu partout en Afrique et jusque dans son cercle le plus étroit. Des disparitions inexpliquées, il y en a eu plusieurs sous son règne, notamment durant la rectification, la période d’exception qui suivit la révolution et au cours de laquelle les “accidents” de la route étaient monnaie courante chez ceux qui en savaient trop. Mais, hormis pour leurs proches, les “disparus” tombaient vite dans l’oubli. Ce ne fut le cas ni pour Sankara ni pour Zongo.

    Sankara, c’est le péché originel. Celui par lequel Compaoré a gagné le pouvoir… et perdu à jamais l’estime de nombre de ses concitoyens et pairs. Il y a là une explication d’ordre moral : personne, pas même ceux qui s’opposaient à sa politique, pas même Compaoré lui-même, n’a digéré la mise à mort du capitaine le 15 octobre 1987. Car personne n’a oublié les liens qui unissaient les deux hommes – cette amitié fraternelle, au sens propre du terme, qui faisait dire au père de “Thomas” que “Blaise” était comme son fils. Compaoré a toujours clamé son innocence, sans vraiment convaincre. En dépit de nombreux témoignages, le flou règne, et la justice, qui n’avait jamais été sollicitée jusqu’alors dans cette affaire, aura bien du mal à le dissiper.

    Ouvrir une boîte de pandore sans fond

    Zongo, c’est autre chose. L’élimination par des militaires, en décembre 1998, de ce journaliste un peu trop curieux qui faisait la fierté des Burkinabè (et le procès qui conclut à un non-lieu huit ans après) fut perçue comme une atteinte grave à la démocratie. Elle a symbolisé tous les abus du système : une armée protégée, une justice aux ordres et des institutions au service d’un clan.

    En rouvrant ces dossiers, Kafando et Zida – qui ont longtemps servi le régime Compaoré – ont peut-être voulu se refaire une virginité aux yeux de la jeunesse, laquelle a joué un rôle majeur dans l’insurrection du 30 octobre et se réclame du sankarisme. Ils risquent d’ouvrir une boîte de Pandore sans fond (certains rappellent déjà les épisodes sanglants du régime Sankara), d’être accusés de promouvoir une justice des vainqueurs et de faire de la transition une période de tumulte. Mais n’est-ce pas l’essence d’un pouvoir issu d’une révolte populaire que de donner ce qu’elle veut à la foule ?

    Jeuneafrique.

  • RDC : les 5 points à retenir du gouvernement Matata 2

    RDC : les 5 points à retenir du gouvernement Matata 2

    Matata-Après plus d’une année d’attente, le gouvernement de “cohésion nationale” a été mis en place dimanche tard dans la nuit. Outre la confiance renouvelée au Premier ministre Matata Ponyo, voici les premiers enseignements à tirer de cette nouvelle équipe gouvernementale.

    Joseph Kabila a tranché : ce sera Matata bis. Le Premier ministre congolais, aux affaires depuis mai 2012, a été maintenu, le 7 décembre, à la tête de la nouvelle équipe gouvernementale. Décidé à l’issue des “concertations nationales” de septembre et d’octobre 2013 à Kinshasa, le gouvernement de “cohésion nationale” qu’il va désormais diriger comprend à la fois des membres de la majorité au pouvoir, de l’opposition dite républicaine et de la société civile. Une recomposition de l’échiquier politique de la RDC qui peut se résumer en 5 points.

    1. Matata Ponyo a gagné la bataille

    Dès la fin des “concertations nationales”, beaucoup de candidats au poste de Premier ministre se bousculaient au portillon. Déjà, en interne, au sein même du gouvernement, le nom de Daniel Mukoko Samba, alors vice-Premier ministre en charge du Budget, était souvent cité pour remplacer Matata Ponyo à la primature. Il faut dire que le courant ne passait plus entre les deux hommes, le premier ayant déserté les réunions hebdomadaires de la “troïka stratégique” initiée par le Premier ministre, des rencontres entre le chef du gouvernement et les responsables du Budget et des Finances consacrées au “suivi de la situation économique du pays”.

    Et à l’extérieur du gouvernement, en embuscade, Léon Kengo wa Dongo attendait lui aussi son heure. “Autorité morale” de l’opposition dite “républicaine” – ce regroupement de partis et des personnalités ayant pris part aux “concertations nationales” -, le président du Sénat se présentait comme l’alternative à Matata Ponyo pour bien asseoir la “cohésion nationale” recherchée. Enfin, dans la famille politique de Joseph Kabila, des caciques de la majorité au pouvoir convoitaient aussi le poste. Au fil des mois, les noms des potentiels Premiers ministres revenaient régulièrement dans la presse kinoise. Mais au final, le chef a renouvelé sa confiance au sortant. Il s’agit donc bien d’une victoire remportée par Matata Ponyo face à ses nombreux rivaux.

    2. Adieu le ministère délégué !

    “Les députés voyaient toujours d’un mauvais œil le concept de ministre délégué”, reconnaît un conseiller de Matata Ponyo. Patrice Kitebi qui en est un dans le précédent gouvernement n’a pas été reconduit. “Il était le souffre-douleur du gouvernement pour les détracteurs de Matata. Ne pouvant pas attaquer directement le Premier ministre, ils s’acharnaient sur son ministre délégué, espérant atteindre ainsi son chef”, explique le conseiller.

    Dans Matata 2, le cabinet des Finances pour lequel Kitebi exercait une délégation de pouvoir sous le contrôle du Premier ministre lui-même, redevient un ministère à part entière. Et il est confié à un proche du président de la République. Beaucoup à Kinshasa y voient un coup dur pour Matata Ponyo qui avait jusqu’ici la mainmise dans la gestion du secteur économique au sein du gouvernement. D’autant que le ministère du Budget est attribué à Michel Bongongo, un proche de Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, lequel voulait devenir chef du gouvernement… “L’essentiel est que tout monde arrive à épouser la vision du chef de l’État telle qu’elle est mise en exécution par son Premier ministre”, tente de minimiser un proche de Matata Ponyo.

    3. Le retour en force des chefs des partis

    Dans sa première équipe gouvernementale (2012-2014), Matata Ponyo avait préféré travailler avec des “technocrates”, laissant sur le banc les chefs des partis de la majorité, à quelques exceptions près. Mais aujourd’hui, les “concertations nationales” ont changé la donne. Dans Matata 2, gouvernement de “cohésion nationale” oblige, les dirigeants des formations politiques, de la majorité comme de l’opposition, font leur rentrée en puissance. C’est le cas notamment d’Évariste Boshab, secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, principal parti de la majorité au pouvoir), nommé vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité.

    Il en est de même de Thomas Luhaka, secrétaire général et numéro un du Mouvement de libération du Congo (MLC) en l’absence de Jean-Pierre Bemba détenu à La Haye, propulsé vice-Premier ministre en charge des Postes et Télécommunications. Dans le même lot, on peut également citer Willy Makiadi, secrétaire permanent du Parti lumumbiste unifié (Palu), Michel Bongongo, secrétaire exécutif de l’Union des forces du changement (UFC) de Léon Kengo wa Dongo, Olivier Kamitatu, président de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), Elvis Mutiri, 2e vice-président de l’Alliance pour le développement et la République (ADR)…

    4. La participation aux “concertations nationales” récompensée

    Sans surprise, le gouvernement Matata 2 offre une prime aux partis et personnalités politiques qui ont pris part aux “concertations nationales”. Outre les formations politiques de la coalition au pouvoir qui obtiennent la majorité des ministères, le MLC s’en sort avec deux portefeuilles importants dont un poste de vice-Premier ministre accordé à son secrétaire général, Thomas Luhuka.

    D’autres partis qui s’étaient regroupés autour de Kengo wa Dondo au sein de “l’opposition républicaine” n’ont pas été oubliés. Ils ont hérité entre autres d’un ministère d’État accordé à Michel Bongongo. Voulant ratisser large, un député, membre du groupe parlementaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti d’Étienne Tshisekedi) et alliés a été également débauché.

    5. La majorité s’élargit, l’opposition se fragilise

    Pour marquer le coup, la plateforme “opposition républicaine” a été lancée officiellement, ce 9 décembre, à Kinshasa. Elle est placée sous la direction de Léon Kengo wa Dondo, son “autorité morale”, et du sénateur Florentin Mokonda Bonza, son “modérateur”. “C’est le regroupement politique qui a donné des ministres républicains”, s’amuse François Muamba, président de l’ADR, insistant par ailleurs sur le caractère “constructif” de la démarche des partis de cette opposition qui a fait le choix de participer à la gestion du pays avec la majorité.

    “Ce n’est pas parce que nous sommes dans une coalition que nous allons être fondus”, soutient-il. À l’en croire, il n’y aurait donc pas de fusion entre majorité au pouvoir et “opposition républicaine”. Une opinion que ne partagent pas les partis d’opposition dite “radicale” qui n’ont pas pris part aux “concertations nationales”. Ces derniers estiment qu’il existe désormais une “majorité élargie à l’opposition républicaine” et une “vraie opposition”. Déjà, au MLC, le torchon brûle. Les trois membres de la formation politique de Jean-Pierre Bemba nommés ministres ont été “radiés” par leurs camarables qui leur reprochent d’avoir “violé la ligne politique du parti”.

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    Par Trésor Kibangula

    Jeuneafrique

  • Présidentielle en RDC : Kabila maintient le suspense sur sa candidature et évoque la souveraineté nationale

    Présidentielle en RDC : Kabila maintient le suspense sur sa candidature et évoque la souveraineté nationale

    Intégralité:Discours des Vœux 2013 de Joseph Kabila, Pdt de la RDC-Lors d’un discours devant le Congrès, le président congolais, Joseph Kabila, a appelé lundi les partenaires internationaux de la RDC à ne pas formuler d’”injonctions” relatives à la tenue des prochaines élections dans le pays. Aucun mot sur sa candidature, ou pas, à la présidentielle prévue en 2016.

    “De nos partenaires, et pourvu que cela soit fait dans le respect de notre souveraineté, nous sommes toujours prêts à recevoir des avis, conseils et suggestions, mais jamais des injonctions”, a martelé Joseph Kabila, le 15 décembre, dans un discours devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès à Kinshasa.

    Évoquant l’effervescence qui depuis un peu plus d’un an agite une partie de la classe politique congolaise mais aussi de la communauté internationale à propos du processus électoral en RDC, le président congolais a estimé que “l’on pouvait s’interroger sur le bien fondé de l’auto-invitation dans ce débat de personnalités non congolaises aussi bien intentionnées soient elles”.

    Arrivé au pouvoir en 2001 pour succéder à son père assassiné, Joseph Kabila a été élu président de la RDC en 2006 à l’issue des premières élections démocratiques tenues dans le pays depuis son indépendance en 1960. Il a été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans en 2011 lors d’un scrutin dont les résultats n’ont pas été reconnus par la majeure partie de l’opposition et dont la communauté internationale a dénoncé de nombreuses irrégularités.

    “Le peuple congolais n’est pas n’importe quel peuple”

    Depuis l’été 2013, l’opposition le soupçonne de vouloir se succéder à lui-même en 2016 alors que la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat. Et la communauté internationale réclame depuis plusieurs mois aux autorités congolaises la publication d’un calendrier électoral complet jusqu’à la prochaine présidentielle de façon à pouvoir soutenir le processus électoral, et demande que la Constitution du pays soit respectée.

    Déplorant “la tendance […] de certains compatriotes [à] en appeler systématiquement à l’étranger pour régler les différends entre congolais comme si dans ce pays nous n’avions pas collectivement assez de sagesse et de maturité pour le faire nous-mêmes”, le président congolais a affirmé que “le peuple congolais n'[était] pas n’importe quel peuple et qu’il était jaloux de son indépendance conquise de haute lutte”.

    (Avec AFP)