Author: Don Kayembe

  • Sony : la Corée du Nord se dit prête « à une confrontation avec les Etats-Unis »

    Sony : la Corée du Nord se dit prête « à une confrontation avec les Etats-Unis »

    koree-La Corée du Nord a menacé de représailles la Maison Blanche et d’autres cibles américaines, dimanche 21 décembre, si les Etats-Unis la sanctionnaient pour le piratage de Sony Pictures, après avoir une nouvelle fois démenti en être à l’origine.

    Washington accuse en effet la Corée du Nord d’être responsable de l’attaque contre Sony, qui a conduit la société à annuler la sortie prévue pour Noël de The Interview, comédie parodique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-un.

    Un peu plus tôt dimanche, dans une interview à la télévision CNN, le président américain Barack Obama avait dit étudier la possibilité de remettre la Corée du Nord sur la liste des Etats soutenant le terrorisme, liste dont elle avait été retirée en 2008.

    La Commission nationale de défense nord-coréenne (NDC), citée par l’agence de presse officielle du pays, a déclaré de son côté que l’armée et le peuple de Corée du Nord étaient « tout à fait prêts à une confrontation avec les Etats-Unis, dans tous les espaces de conflit, y compris dans les espaces de cyberguerre afin de faire exploser ces citadelles ».

    Dans son entretien à CNN, Barack Obama a néanmoins nuancé ses accusations, précisant que la cyberattaque massive dont a été victime Sony à la fin de novembre était un acte de « cybervandalisme » et non un acte de guerre, tout en en précisant prendre cela « très au sérieux ».

    Le FBI a imputé l’attaque du 24 novembre à la Corée du Nord, la comparant à de précédentes agressions directement attribuées au pays. Pyongyang a répondu que « les méthodes pour mener des cyberattaques étaient les mêmes partout, et qu’il relevait du simple bon sens que de le reconnaître ».

    La Corée du Nord qui a, par le passé, déjà proféré des menaces à l’encontre des Etats-Unis, a accusé le gouvernement Obama d’être « profondément impliqué » dans la réalisation du film The Interview. Elle a, une nouvelle fois, fait l’éloge de l’« action justifiée » de piratage qui a été revendiquée par le groupe GOP (« Guardians of Peace »), mais a déclaré ne pas savoir où ce groupe était situé.

    lemonde.

  • Piratage de Sony : “L’Interview qui tue !” sera projeté dans des cinémas

    Piratage de Sony : “L’Interview qui tue !” sera projeté dans des cinémas

    sony-Défiant les menaces de pirates informatiques qui exigeaient l’annulation, le long-métrage sortira en exclusivité le 25 décembre dans certaines salles.

    Des cinémas américains ont annoncé mardi qu’ils allaient projeter la comédie de Sony sur l’assassinat du leader nord-coréen L’Interview qui tue!, défiant les menaces de pirates informatiques qui exigeaient l’annulation de la sortie du film. L’Interview qui tue ! va sortir en exclusivité le 25 décembre”, le jour initialement prévu pour sa sortie, écrit Le Plaza Atlanta, salle d’art et d’essai du sud des États-Unis surTwitter, ajoutant qu’il sera “l’un des quelques cinémas du pays à projeter le film”.

    De son côté, le patron de l’Alamo Drafthouse d’Austin, au Texas, a tweeté que “Sony a autorisé des projections de L’Interview qui tue ! le jour de Noël. (…)#Victoire.” Cette franchise de salles de cinéma bien connue outre-Atlantique, faute de pouvoir diffuser le nouveau film de Seth Rogen, diffusera à la place Team America: World Police gratuitement, une autre satire du régime nord-coréen.

    Pyongyang courroucé

    Plusieurs médias américains dont CNN et The Wrap, un site spécialisé dans le secteur du divertissement, affirment mardi que Sony Pictures va annoncer rapidement que le film qui a courroucé Pyongyang va bénéficier d’une sortie limitée à quelques cinémas aux États-Unis au lieu de la sortie nationale qui était initialement prévue.

    Lundi soir, un groupement représentant au total 250 salles de cinéma indépendantes avait lancé une pétition sur le site change.org pour demander à Sony de leur permettre de projeter la comédie controversée sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-un.

    “Acte de terrorisme”

    Cette satire a été qualifiée d’”acte de terrorisme” par Pyongyang qui aurait commandité la gigantesque attaque informatique dont Sony Pictures a été victime le 24 novembre par un groupe se présentant comme le GOP et exigeant du studio de cinéma qu’il annule la sortie du film.

    Le GOP avait notamment menacé de s’en prendre aux salles de cinéma qui montreraient L’Interview qui tue !, agitant le spectre des attentats du 11 septembre 2001. Le régime communiste nie être impliqué dans le piratage au cours duquel les données personnelles de 47 000 employés et collaborateurs de Sony Pictures ont été dérobées, mais en a loué les auteurs.

    Le Point

  • Depuis Washington Albert Moleka vient de sortir de son silence et dévoile le plan Machiavelique du régime aux américains

    Depuis Washington Albert Moleka vient de sortir de son silence et dévoile le plan Machiavelique du régime aux américains

    moleka-L’ancien directeur de cabinet et porte-parole d’Etienne Tshisekedi, Albert Moleka vient de sortir de son silence. Après un moment de mutisme, ce haut cadre de l’UDPS a donné sa lecture de faits sur diverses questions de l’heure qui font l’actualité. Le très pondéré et réfléchi Moleka s’est exprimé entre autres sur l’épineuse question de la révision de la constitution en RD-Congo soutenue par le pouvoir de Kinshasa. Et, cela en comparaison avec les événements du Burkina-Faso. La situation qui prévaut au sein de l’UDPS et le fonctionnement de ce parti après le retour du Sphinx de Limete n’ont pas manqué parmi les points abordés. Albert Moleka a donné ses réflexions sur l’actualité du pays dans une interview exclusive accordée à un confrère américain, Jason Stearns, le lundi 24 novembre dernier, depuis les Etats-Unis d’Amérique. Là, cet ancien collaborateur d’Etienne Tshisekedi a rencontré les hautes personnalités américaines comme Russ Feingold, Mark Cohen et autres.

    M. Moleka, l’opposition est toujours inquiétée par rapport à la possibilité d’une révision de la constitution pour permettre au Président Kabila de briguer un troisième mandat. Néanmoins, on constate depuis les évènements au Burkina Faso que les partisans d’une révision ont pris un peu de recul. Comment vous interprétez la situation ?

    Il y a une chose que les gens oublient : Juste après les élections [de 2011, ndlr], le secrétaire général du principal parti de Monsieur Kabila [Evariste Boshab] était descendu à Lubumbashi au Katanga et, à cette occasion, avait déjà demandé aux cellules du PPRD/Katanga de soutenir Kabila pour un troisième mandat. C’était déjà en mars 2012. Et durant cette période, l’église catholique avait aussi donné sa position : après deux mandats, il n’est pas question de changer l’Article 220 [qui limite le nombre de mandats présidentiels].

    «…je crois que par rapport à la révision constitutionnelle ils vont reculer et opter pour le glissement.»

    Après les élections de 2011, le camp kabiliste pensait donc déjà à ces révisions de la constitution. D’ailleurs le but véritable des concertations nationales c’était d’élargir la base parlementaire en faveur de Kabila pour pouvoir changer la constitution. Au sortir de ces assises, quand tu entendais le langage de l’opposition qui y avait pris part, l’UFC de Monsieur Kengo wa Dondo par exemple, tu comprenais qu’ils n’étaient pas opposé de travailler pour une révision de la constitution puisqu’ils exprimaient explicitement leur accord de participer à la création d’une nouvelle majorité dite « gouvernementale ».
    Actuellement, on a vu que la vigilance de l’église catholique surtout a fait que le débat est devenu très rapidement non seulement un débat de toute la classe politique, mais un débat national et populaire. Le camp Kabila a joué le coup d’une manière maladroite parce que toutes les interventions des collaborateurs et partisans de Kabila, que ce soit le secrétaire général du PPRD (Evariste Boshab) ou le président de l’actuelle assemblée nationale (Aubin Minaku), donnaient clairement l’impression que l’option du passage en force était levée. Je crois aussi que la nomination d’un envoyé spécial du gouvernement américain et surtout le choix de Feingold a beaucoup aidé les congolais dans le sens que Feingold n’étant pas un diplomate a pris ses fonctions en utilisant un langage de sénateur américain, c’est à dire un langage franc, qui va droit au but.
    Les évènements du Burkina ont bien sûr fait reculer, parce que la communauté internationale a donné un soutien direct à la position populaire. Sans oublier, bien sûr, que l’opposition et l’église catholique sont aussi restées fermes sur leurs positions. De plus, la fameuse réunion de Kingakati avec la position exprimée ouvertement par MSR [important parti politique membre de la majorité présidentielle qui a demandé un débat franc sur la révision constitutionnelle] a révélé des fissures et des dissensions de fond inhabituelles. C’est une première. Il est connu que certains influents leaders du camp kabiliste, dont un important financier de la mosaïque des partis qui le composent, ont déjà donné des instructions fermes à leurs « obligés » au sein de la « majorité présidentielle » de s’abstenir de soutenir une quelconque révision de la constitution au risque de ne plus pouvoir compter sur eux pour « les frais scolaires ou académiques des enfants ou encore les problèmes de santé de madame en Europe, etc. »

    Est-ce que tout cela veut dire que le camp présidentiel ne va plus pousser pour une révision constitutionnelle mais va plutôt adopter une stratégie de glissement du calendrier électorale ?

    Oui, c’est mon analyse pour le moment du moins. Je crois que finalement ils ont réalisé que cette question peut réellement mettre le feu aux poudres au niveau populaire. Comme les provinces qui se montrent les plus rigides là-dessus sont le Katanga et les deux Kivus, que certains ont toujours prétendu être des bastions électoraux de Kabila, je crois que par rapport à la révision constitutionnelle ils vont reculer et opter pour le glissement.
    Le sénat et les assemblées provinciales ont déjà profité d’un glissement de maintenant deux ans sur leur mandats, certains parlementaires se parlent entre eux et disent : pourquoi ne pourrions-nous pas profiter d’un glissement aussi? Beaucoup d’entre eux savent qu’ils ne seront pas réélus. Donc le camp kabiliste compte sur ces élus dans leur stratégie de glissement. Certains leaders politiques voient aussi là-dedans une source de financements pour les joutes électorales à venir tout comme l’attente continuelle par certains du fameux gouvernement de cohésion nationale.
    Ensuite il faut définir les circonscriptions locales sur base de groupements à identifier ou créer, selon les cas. Actuellement, leur nombre n’est pas encore connu. Il y en aura plus de 5000. Chaque groupement devra avoir son tribunal administratif pour traiter des cas de contestations électorales, donc il faut des infrastructures (bâtiments, voiries etc…), des affectations de juges et magistrats avec salaires et frais de fonctionnement. Il y a aussi cette question du recensement, c’était une condition préalable pour les élections de 2006. Aujourd’hui on a mis sur pied l’Office national pour l’identification de la population (ONIP) pour le recensement. Le marché a été donné au chinois Huawei, qui est toujours en train de chercher des fonds (500 millions USD), le gouvernement n’a pas d’argent.
    On voit que techniquement, c’est impossible [de faire tout cela avant les élections de 2016], c’est pour faire trainer les choses.
    Quelle attitude est-ce que les partenaires internationaux devraient adopter par rapport à cette stratégie de glissement, si elle existe ? Si on ne finance pas les élections, le gouvernement pourrait essayer de les financer sans appui international, ce qui pourrait compromettre le processus davantage ?
    C’est une question très sensible. Dans le camp Kabila, on se dit : si la communauté internationale ne donne pas le financement, ça nous donne une raison de plus de dire : voilà, on n’a pas l’argent nécessaire pour les élections.
    «Il sera très difficile, en tout cas, d’organiser des élections crédibles avec Malu Malu, parce qu’il est trop attaché à Kabila.»
    Je pense que la position de la communauté internationale est très claire : si on ne publie pas un calendrier électoral global, il n’y aura pas déblocage de fonds, pas l’argent.
    Il sera très difficile, en tout cas, d’organiser des élections crédibles avec Malu Malu, parce qu’il est trop attaché à Kabila. Ce qui est important, je crois, c’est que la communauté internationale doit rester constante dans son approche. Au niveau technique, le contrôle du centre national de traitement doit se faire dans la transparence. Je crois qu’on a vu dans les différents rapports des observateurs que le véritable problème s’est posé au niveau des centres de compilation ainsi qu’à l’opacité du fonctionnement du centre national de traitement dont l’accès tant par les observateurs que les partis politiques était fermement refusée par la ceni. Si on élimine ces centres de compilation et on met les garde-fous nécessaires pour que le centre national de traitement soit transparent, là nous pouvons espérer à voir un jour des élections avec des résultats crédibles.
    Le rapporteur général de la ceni, qui était un député élu sur la liste UDPS, s’est laissé délester par Malu Malu de la supervision du centre national de traitement qui lui est dévolue suivant l’organigramme de la CENI. Le centre national de traitement est passé sous la supervision du secrétariat exécutif dirigé par Fabien Musoni, dont la proximité a Malu Malu n’est plus à démontrer..
    Changeons un peu de sujet pour revenir sur ce qui est en train de se passer au sein de l’UDPS. Il y avait une déclaration récente signé par beaucoup de cadres de l’UDPS, dénonçant la mauvaise gestion du parti par certaines personnes, y inclus le Secrétaire Générale Bruno Mavungu et le fils du président de l’UDPS, Félix Tshisekedi.
    Etienne Tshisekedi est tombé malade le mardi, 4 mars 2014. En tant que son directeur de cabinet, lorsque je l’ai vu le lendemain, on le voyant j’ai pris la décision de suspendre toutes les audiences pour une durée indéterminée parce qu’il était très affaibli. Le jeudi 13 mars il m’a appelé. J’ai vu qu’il était encore très affaibli. Il m’a communiqué six noms, trois de l’étranger–– Felix Tshilombo Tshisekedi, Claude Kiringa, le représentant au Canada, Willy Vangu, le représentant en Afrique du Sud––et trois de l’intérieur : Valentin Mubake, Roger Kakonge et moi même, en spécifiant que je reste son directeur de cabinet et porte parole. Il m’a dit : c’est la nouvelle direction politique du parti. Il n’avait pas encore précisé les fonctions de chacun à cette occasion.
    «Depuis [le 13 mars 2014], les hauts cadres de l’UDPS n’ont plus vu Etienne Tshisekedi.»
    Notre séance de travail a été interrompue par un incident que j’ai qualifié à caractère strictement familial. Depuis ce jour, les hauts cadres de l’UDPS n’ont plus vu Etienne Tshisekedi.
    Je pense que tous les combattants de l’UDPS ne recherchent qu’une seule chose actuellement, c’est de voir Etienne Tshisekedi en chair et en os s’exprimer librement sur la marche du parti et du pays. A ce sujet ils seront intraitables comme Saint-Thomas. Il est notre Président de la République élu, et cela doit faire comprendre les frustrations qui s’expriment de telle ou telle manière. Après tout, l’Udps se dit championne de la démocratie et, à ce titre, ne doit-elle pas s’appliquer le principe de liberté de contestation et d’expression à soi-même ?
    Est-ce qu’il est en communication avec vous et les autres cadres du parti ?
    Non, je ne suis pas en communication avec lui. Il est là-bas depuis le 16 août et son propre représentant pour le Benelux n’a pas non plus eu l’opportunité de le rencontrer, ni un membre de son comité. La gestion de sa convalescence ne le permet pas, semble-t-il.
    Comment sortir de cette crise ?Je vois que la déclaration récente est basée sur des frustrations réelles ; je vois aussi que ce ne sont pas tous les dirigeants des fédérations qui ont signé la déclaration, donc il y a une vraie division au sein du parti.

    Il faut d’abord avoir la volonté de sortir de cette crise. S’il y a cette volonté de sortir de la crise et d’éviter la dislocation de l’UDPS, il faut partir de deux constats : que le président avait une vision, c’est à dire une direction politique genre directoire, mais que certains de ses proches ne sont pas d’accord sur cela. Ce qui rend difficile l’application de la volonté du président.
    Deuxièmement, il faut voir ce qui a pu fonctionner plus ou moins bien dans les dernières années. En 2011 nous avons vu une équipe exécutive capable de mobiliser les structures de base. Il faut en revenir à ça de sorte à ne pas perdre de temps. Il y a des enjeux nationaux, des questions dans lesquelles la voix de l’UDPS n’est pas entendue.
    Vous pensez que le gouvernement pourrait essayer d’enfoncer le clou en essayant de coopter une faction du parti, en le faisant entrer dans un gouvernement de cohésion national ?
    Il est vrai que Kabila cherche à ratisser large et si possible attirer une personne dont la proximité avec Etienne Tshisekedi ne peut être mise en doute. Maintenant, comme ce gouvernement a trainé, ca rend plus difficile à quiconque de l’UDPS d’entrer dans le gouvernement. Par contre, si le fameux « dialogue » que certains quémandent résulte en la mise en place d’un gouvernement, là je crains qu’il risque d’y avoir des preneurs même dans l’entourage au sens large d’Etienne Tshisekedi.
    Quelle sera la réaction de la base si l’UDPS entre dans un gouvernement chapoté par Joseph Kabila.
    Il y aura dislocation du parti, ça c’est sûr.
    Etienne Tshisekedi ne reviendra plus comme président fonctionnel du parti ?
    C’est un homme auprès duquel j’ai travaillé pendant six ans, dont trois ans à 7,000 kilomètres de distance l’un de l’autre. Je crois que les gens doivent se souvenir que en 2010 avant de rentrer au pays, il avait donné un interview à une magazine belge où il avait dit : « Je rentre dans mon pays et je vais participer aux élections… oui c’est mon dernier combat, le combat de toute une vie. » Le poussera-t-on à livrer le combat de trop ? Je ne le souhaite pas car il est déjà plus important pour les congolais que n’importe quel président de la république. Comme le disait Monsieur Jean Ping en 2011, ses collaborateurs et partisans doivent assurer qu’Etienne Tshisekedi entre dans l’histoire par la grande porte, et non à reculons.
    «Le poussera-t-on à livrer le combat de trop ? Je ne le souhaite pas car il est déjà plus important pour les congolais que n’importe quel président de la république.»
    Mais dans l’intérêt de la nation et du parti je prie chaque jour qu’il puisse revenir, ne-fut-ce-que pour mettre en place cette nouvelle direction politique qui était sa vision. À l’heure actuelle, toute direction politique qui n’est pas installée par lui même aura des sérieux problèmes de légitimité.
    Est-ce que ce n’est pas un problème pour le parti, le fait qu’il faudra que la transition soit guidée par Tshisekedi lui même. Est-ce que ce n’est pas une indication de la personnalisation du parti ?
    Il y a une réalité. Le vrai problème de l’UDPS c’est qu’Etienne Tshisekedi était devenu plus grand que l’UDPS, en quelque sorte. Il est capable de mobiliser des foules, l’UDPS seul n’est pas capable de mobiliser autant de foules. De l’autre coté il faut comprendre qu’il fait parti d’une génération qui en terme politique avait la culture de la personnalisation du pouvoir. Et n’avait pas la culture de la préparation d’une succession. Tshisekedi a pensé au dernier moment de mettre en place un groupe qui pourrait mener cette transition, jusqu’au congrès, malheureusement, on ne lui a pas permis d’aller jusqu’au bout de son idée.
    Posted by Jason Stearns at 7:51 AM

  • Constitution & Cenco, paroles d’Évangile en RDC

    Constitution & Cenco, paroles d’Évangile en RDC

    eveques-Opposante historique au pouvoir, l’Église catholique reprend du service en RDC. Par deux fois cette année, elle s’est dite fermement opposée à une révision constitutionnelle en faveur de Josepg Kabila, qui menacerait l’alternance politique.

    Entre l’État congolais et l’Église catholique, les relations n’ont jamais été vraiment bonnes. Mais depuis la contestation des résultats des élections de 2011 par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), elles sont particulièrement tendues.

    Cette année, les évêques ont à deux reprises dit leur opposition à toute tentative de “tripatouillage” de la Constitution du 18 février 2006. Une première fois, en juin, dans une déclaration solennelle publiée à l’issue de l’assemblée plénière de la Cenco, ils ont contesté l’éventualité d’une modification de l’article 220, qui permettrait au chef de l’État de briguer un troisième mandat en 2016, critiquant par ailleurs le projet de révision du mode d’élection des députés provinciaux – qui pourraient être désignés au scrutin universel indirect, et non plus direct.

    Une seconde fois, le 14 septembre, dans une lettre pastorale publiée à Rome, où ils étaient en visite, ils ont rappelé que “l’article 220 a été verrouillé par le constituant lui-même, justement pour échapper à cette modification”. Ajoutant : “Cet article pose les bases de la stabilité du pays et de l’équilibre des pouvoirs dans les institutions. Le modifier serait faire marche arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la nation.”

    Puis ils ont demandé aux curés et catéchistes de lire leur message à tous les fidèles, et annoncé qu’ils suspendaient leur participation au Comité d’intégrité et de médiation électorale (Cime).

    La Cenco, pas dans son rôle ?

    Pour Théodore Mugalu, le chef de la Maison civile du président, les déclarations de la Cenco sont nulles et non avenues. “Il n’y a pas d’article verrouillé dans la Constitution, affirme-t-il. Si c’est le cas, qu’on montre les clés avec lesquelles on les a verrouillés ! Seul Dieu a ce pouvoir.”

    Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, suggère quant à lui à la Cenco de se transformer en parti politique, estimant qu’elle n’est pas dans son rôle. Pis, alors que le pays veut “se libérer mentalement de l’emprise étrangère” sur les questions de souveraineté nationale, il remarque que, “à en juger par le lieu qu’ont choisi les évêques congolais pour signer et diffuser leur lettre épiscopale, il est évident qu’encore une fois des acteurs majeurs de l’histoire [du] pays ont voulu faire plaisir à des agents d’influence étrangers”.

    En 1972, le cardinal Malula dut s’exiler à Rome face à l’ire du Léopard, qui prit une série de mesures radicales.

    Cette bataille rangée n’est cependant pas comparable à celle qui opposa, au début des années 1970, le pouvoir au clergé, lorsque ce dernier tenta de résister à la politique du “recours à l’authenticité” de Mobutu Sese Seko (qui imposait aux Zaïrois l’abandon des prénoms et noms étrangers).

    En 1972, le cardinal Malula dut s’exiler à Rome face à l’ire du Léopard, qui prit une série de mesures radicales : confiscation du patrimoine de l’église, nationalisation des écoles catholiques et de l’université Lovanium (actuelle Université de Kinshasa), interdiction d’enseigner la religion, installation de comités du parti unique dans les grands et petits séminaires… La tension finit par retomber, notamment grâce à la visite du pape Jean-Paul II au Zaïre, en mai 1980.

    Quant à la participation active des membres du clergé en politique, on se souvient de celle de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kisangani (aujourd’hui cardinal-archevêque de Kinshasa), dans les années 1990. Il dirigea la Conférence nationale souveraine avant d’être élu à la tête du Haut Conseil de la République, le Parlement de transition, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Kabila père, en 1997.

    À l’époque, dans un texte cosigné par l’un de ses homologues congolais, Mgr Emery Kabongo Kanundowi (secrétaire particulier de Jean-Paul II de 1982 à 1987, désormais chanoine de la basilique Saint-Pierre), Mgr Monsengwo avait écrit : “Ce régime est arrivé par la guerre. C’est un pis-aller.”

    Jeuneafrique

  • Un ressortissant congolais élu juge a la cour pénale internationale

    Un ressortissant congolais élu juge a la cour pénale internationale

    antoine-13ème session de l’Assemblée des Etats Parties au Statut de Rome à New York

    La Coalition Nationale pour la Cour Pénale Internationale de la République Démocratique du Congo (CN-CPI/RDC) se félicite de l’élection d’Antoine Kesia-Mbe Mindua, candidat présenté par la RD Congo, au poste de juge à la CPI par les membres de l’Assemblée des Etats Parties à sa 13ème session, qui se tient actuellement à New-York aux Etats-Unis.

    Le juge Antoine Kesia-Mbe est l’un de six juges que l’Assemblée des Etats Parties au statut de Rome ont élu pour remplacer ceux dont le mandat expire en mars 2015.

    La CN-CPI/RDC demande au Gouvernement congolais de maintenir son soutien à la CPI comme un tribunal de dernier recours dans la lutte contre l’impunité des crimes graves, tel que l’avait soutenu le président de la République, Joseph Kabila, dans sa lettre de renvoi de la situation de la RDC devant la CPI en 2004.

    » La RDC devra continuer à coopérer pleinement avec la CPI et à encourager les Etats africains parties au statut de Rome à en faire autant, à œuvrer en faveur de la lutte contre l’impunité partout où les pires crimes sont commis et contribuer à l’arrestation et la remise de leurs auteurs à la Cour « .

    Il en est de même du renforcement de la complémentarité par l’adoption de la loi de mise en œuvre du Statut de Rome et celle relative à l’institution des Chambres mixtes spécialisées, a déclaré André Marie Kito, Coordonnateur National de la CN-CPI/RDC.

    Kinshasa appelé à se désolidariser de Nairobi

    La CN-CPI/RDC demande au Gouvernement congolais de se désolidariser des décisions prises par l’Union Africaine et des initiatives du gouvernement Kenyan contre la CPI.

    Kinshasa devra travailler au renforcement du rôle de la CPI en tant que tribunal de dernier recours, plutôt qu’à la déstabiliser par des alliances avec certains gouvernements africains dont les leaders la combattent dans le but de faire régner la culture de l’impunité, conseille la CN CPI/RDC.

    » La RDC doit défendre la CPI contre les attaques non fondées de l’Union Africaine et du gouvernement kenyan. Cette Cour a été créée pour poursuivre les auteurs des crimes les plus graves qui heurtent la conscience humaine et n’intervient que lorsqu’un Etat ne souhaite pas ou n’est pas en mesure d’en juger.

    La RDC devra travailler pour convaincre les Etats africains parties au statut de Rome à ne pas soutenir la demande du Gouvernement de Kenya de faire examiner la conduite de la Cour et du Bureau du Procureur « , a déclaré Me Georges Kapiamba, Coordonnateur adjoint de la CN-CPI/RDC.

    La CN-CPI/RDC rejette les allégations selon lesquelles la CPI ciblerait de manière partiale l’Afrique, car s’il est vrai que toutes les situations qui font l’objet d’enquête se trouve en Afrique, il faut préciser que ces enquêtes ont été ouvertes soit à la demande des gouvernements africains ou sur décision du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’exception du cas kenyan où le Procureur de la CPI a agi de sa propre initiative.

    En marge de la 13ème session de l’assemblée générale des Etats Parties au Statut de Rome de la CPI qui se tient à New York, c’est par acclamation que le Garde des Sceaux, ministre de la Justice du Sénégal , Me Sidiki Kaba, a été élu et ainsi confirmé comme président de l’Assemblée générale des Etats parties du Statut de Rome de la CPI.

    Sidiki Kaba présente sa feuille de route

    Elu pour un mandat de 3 ans, le nouveau président de l’Assemblée des Etats parties de la CPI, Me Kaba, s’est fixé, entre autres objectifs, de réconcilier cette juridiction basée à La Haye, aux Pays-Bas, avec l’Afrique. Cela, en travaillant à l’Universalité de l’organisation et sa complémentarité, en s’appuyant sur les mécanismes de la coopération avec les gouvernements à travers le monde, sans pour autant que ne soit remise en cause l’indépendance de la Cour.

    Auparavant, dans son discours, après que le flambeau lui a été remis par Mme Tiina Intelmann, ambassadeur de l’Estonie, le ministre Sidiki Kaba a vivement remercié le président Macky Sall qui, a-t-il souligné, » avait proposé, promu et soutenu (sa) candidature « .

    Ainsi, dans la continuité de l’action du Sénégal, premier pays au monde a avoir signé le Statut de Rome, le président Macky Sall illustre son engagement à lutter contre l’impunité, au renforcement du Sénégal en tant qu’Etat de droit défendant les principes et valeurs de la CPI. Me Sidiki Kaba a rendu un hommage appuyé à la présidente sortante, Mme Intelmann et à son équipe qui, en » périodes troubles » ont relevé des » défis colossaux avec courage et habileté « .

    Ensemble, a dit le nouveau président de l’Assemblée des Etats parties du statut de Rome de la CPI, » ils portent le combat contre l’impunité » en ralliant, à leur combat, des gouvernements et des organisations de la Société civile et des droits de l’homme.

    Le ministre de la Justice, dans ses habits de président de l’Assemblée de la CPI, a promis de servir l’organisation avec » foi et détermination » et à faire triompher ses idéaux.

    A noter que le ministre Sidiki Kaba ne disposera pas d’un salaire à titre de président de l’Assemblée des Etats parties du Statut de Rome. Cette fonction représentative, plutôt diplomatique, dont le mandat est de 3 ans, n’est pas rémunérée. Les différents orateurs qui se sont succédé dont Me Georges Kapiamba et Me André Kito ont loué les qualités, l’expertise et l’expérience du nouveau président de l’Assemblée de la CPI.

    par Par Godé Kalonji Mukendi

  • Ouganda: opération de rapatriement d’ex-combattants du M23 contestée

    Ouganda: opération de rapatriement d’ex-combattants du M23 contestée

    m23-Le M23 a dénoncé, ce mardi 16 décembre, une opération de rapatriement forcé menée par l’armée ougandaise dans le camp militaire ougandais de Bihanga, à quelque 300 km au sud-ouest de Kampala. Ce camp accueillait des ex-rebelles congolais du M23. Au cours de cette opération, il y aurait eu plusieurs blessés parmi les ex-combattants et un mort, selon le président du M23, Bertrand Bisimwa, interviewé par RFI.

    « Il s’agit d’un coup dur que le gouvernement de Kinshasa vient asséner aux déclarations de Nairobi, en procédant à un rapatriement forcé de nos militaires. Ce matin, ils sont arrivés avec des camions pour prendre, de force, les militaires. Les militaires ont résisté à ce rapatriement forcé et il y a eu des blessés. Nous apprenons même qu’il y aurait eu des morts. Le gros de nos militaires – qui étaient dans ce camp – ont préféré se retirer du camp sur les hauteurs », a déclaré Bertrand Bisimwa.

    Il s’explique sur le fait qu’il dénonce ce rapatriement forcé comme organisé par le gouvernement congolais alors que c’est l’armée ougandaise qui était présente : « Nous le disons parce que c’est avec le gouvernement congolais que nous avons eu un accord et le gouvernement congolais n’aurait pas dû initier cette procédure dès lors qu’il savait que nous étions tenus par nos engagements à travers les déclarations de Nairobi.

    Evidemment, le gouvernement ougandais a également violé le droit international humanitaire en la matière, et c’est ce que nous condamnons. Nous ne savons pas – que ce soit l’Ouganda ou que ce soit le gouvernement congolais – qui portera la responsabilité de ces morts et de ces blessés », a dit, à RFI, le président du M23, Bertrand Bisimwa.

    De son côté, le porte-parole de l’armée ougandaise, contacté par RFI, dément tout rapatriement forcé et affirme que les ex-rebelles ont fui à l’approche des camions. Selon Paddy Ankunda, 120 sur les 330 déjà amnistiés par le gouvernement congolais auraient accepté de rentrer et la majorité d’entre eux seraient sur le chemin du retour. Un millier d’autres ont fui, toujours selon le porte-parole de l’armée ougandaise, et Kampala est à leur recherche.

    Du côté du gouvernement congolais, le porte-parole Lambert Mendé met en garde contre les déclarations du M23. « La petite fraction du M23 qui est accusée de crimes de guerre a tout fait pour faire échouer le processus de rapatriement », a-t-il expliqué ajoutant que la délégation de Kinshasa, présente sur les lieux, était désarmée et n’avait donc rien à voir avec d’éventuels coups de feu.

    Kamapla ne cache plus son impatience, devant la lenteur du processus de’amnistie et de rapatriement, tandis que les deux camps congolais se rejettent la responsabilité de ces retards. 330 éléments seulement ont été amnistiés, sur les 1678 recensés en Ouganda.

    rfi

  • Barack Obama et Raul Castro se sont entretenus par téléphone (responsable américain)

    Barack Obama et Raul Castro se sont entretenus par téléphone (responsable américain)

    obama-Dans la foulée de la libération par les autorités cubaines de l’Américain Alan Gross, le président Barack Obama a annoncé ce mercredi avoir demandé au secrétaire d’Etat John Kerry d’engager des discussions avec Cuba sur une normalisation des relations diplomatiques, qui ont été rompues en janvier 1961.

    Article régulièrement mis à jour

    Dans une allocution télévisée, le président américain Barack Obama a dit avoir demandé au secrétaire d’Etat John Kerry d’engager des discussions avec Cuba sur la normalisation des relations politiques. Les Etats-Unis devraient aussi rouvrir une ambassade à La Havane.

    De son côté, le président cubain Raul Castro s’est également adressé à ses concitoyens sur toutes les chaines de télévision de l’île, confirmant le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. A ses yeux, la seule question qui reste à régler est celle de l’embargo américain. En écho, Barack Obama a déclaré qu’il allait évoquer avec les membres du Congrès américain la levée de cet embargo en vigueur contre l’île.

    « Je pense que nous pouvons aider davantage les Cubains » en discutant avec le gouvernement de La Havane, a estimé Obama. « La politique rigide menée par Washington ces dernières décennies à l’égard de Cuba a eu peu d’impact », a-t-il ajouté, annonçant par ailleurs que les Etats-Unis vont retirer Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme.

    Obama salue le rôle essentiel du pape François

    « L’isolement de Cuba n’a pas fonctionné », a déclaré le président américain, prônant une « nouvelle approche » et déclarant en espagnol : « Somos todos americanos », « Nous sommes tous Américains ».

    Barack Obama a également remercié le pape François qui a joué un rôle crucial dans
    le rapprochement entre les deux pays. En retour, le Souverain pontife a exprimé sa « grande satisfaction » pour cette « décision historique » à laquelle il a participé cet été, notamment par l’envoi de deux lettres aux présidents Castro et Obama. Dans un communiqué, le Vatican a confirmé l’envoi de ces courriers, mentionnant également que des délégations des deux pays avaient été reçues en octobre, et qu’il avait offert ses « bons offices ».

    rfi

  • Zambie : Guy Scott refuse de démissionner malgré la pression de ses ministres

    Zambie : Guy Scott refuse de démissionner malgré la pression de ses ministres

    SCOTT-La plupart de ses ministres ont exigé son départ. Qu’importe : le président zambien par intérim, Guy Scott, a assuré mercredi qu’il ne démissionnerait pas avant l’élection présidentielle anticipée du 20 janvier.

    Guy Scott n’en démord pas : il ne cédera pas face aux pressions de ses propres ministres. “Laissez-moi souligner le fait que je ne vais pas démissionner”, a déclaré le président zambien par intérim dans un communiqué, mercredi 17 décembre, notant qu’il entendait assurer une transition du pouvoir en douceur.

     

    Rappelant qu’il était le seul habilité à convoquer un conseil des ministres, Guy Scott a estimé que la conférence de presse organisée plus tôt par 14 membres du gouvernement sur 17 pour demander sa tête constituait un sérieux acte de trahison. Bien qu’étant issus du même parti que lui, la plupart des ministres zambiens l’avaient exhorté plus tôt dans la journée à démissionner immédiatement de ses fonctions de président par intérim, pour des raisons morales.

    D’ascendance écossaise, Guy Scott ne peut pas se présenter lui-même à la présidentielle car ses parents ne sont pas nés dans le pays, mais il est très impliqué dans les querelles qui déchirent le Front patriotique (PF), le parti au pouvoir. Ses partisans ont choisi Miles Sampa, le neveu du défunt président Sata, comme candidat à la présidentielle, tandis que ses adversaires ont désigné son rival, le ministre de la Défense Edgar Lungu. Début novembre, Lusaka avait frôlé l’émeute quand Guy Scott l’avait limogé de son poste de secrétaire général du PF, avant de faire marche arrière. Il a lui-même été suspendu du parti quinze jours plus tard.

    (Avec AFP)