Author: Don Kayembe

  • Meurtres de Noirs par la police aux États-Unis : arrêtez le massacre !

    Meurtres de Noirs par la police aux États-Unis : arrêtez le massacre !

    BLACK LIFE-Depuis 2006, une centaine de jeunes Noirs sont tués chaque année par des policiers blancs. Le plus souvent sans raison. Et en toute impunité.

    La vague d’indignation suscitée aux États-Unis par l’abandon des poursuites contre les policiers blancs responsables de la mort de Michael Brown et d’Eric Garner, deux Africains-Américains non armés, ne retombe pas. Elle a culminé le 13 décembre avec des manifestations contre la violence policière à travers tout le pays. En particulier à Washington DC, où le cortège était conduit par le révérend Al Sharpton, et à New York, où au moins 25 000 personnes ont défilé dans les rues de Manhattan.

    De tous âges et de toutes origines, les manifestants scandaient des slogans comme “Black lives matter” (“les vies noires comptent”), “Hands up, don’t shoot” (“mains en l’air, ne tirez pas”) ou “I can’t breathe” (“je ne peux plus respirer”), phrase prononcée par Eric Garner lors de son étranglement par un policier new-yorkais. “Nous vivons un instant historique”, a déclaré la mère de ce dernier devant le Capitole. Des actions plus symboliques se sont également multipliées.

    Le 30 novembre, cinq joueurs noirs de l’équipe de football américain de Saint Louis sont entrés sur le terrain en levant les mains en silence. Le 11 décembre, ils ont été imités par des parlementaires et des employés du Congrès, sur les marches du Capitole. Des stars du sport comme le basketteur LeBron James ont affiché leur solidarité en arborant des tee-shirts “I can’t breathe” lors des échauffements d’avant-match.

    41 balles pour Amadou Diallo

    Il est vrai qu’on ne compte plus les Africains-Américains tués par la police. Le quotidien USA Today en a recensé 96 par an, en moyenne, entre 2006 et 2012. Une autre statistique fait froid dans le dos : un jeune Noir risque vingt et une fois plus qu’un jeune Blanc d’être victime d’une bavure. Et leurs auteurs sont assurés d’une quasi-impunité. Les exemples, hélas, ne manquent pas. En février 1999, quatre policiers blancs tuent de 41 balles Amadou Diallo, un immigrant guinéen, dans le vestibule de son appartement du Bronx. Verdict ? Acquittement.

    Le 16 mars 2000, un vigile non armé nommé Patrick Dorismond est abattu lors d’une bagarre à l’extérieur d’un bar de Manhattan par Anthony Vasquez, un policier en civil de la brigade des stups. Verdict ? Acquittement. Le 25 novembre 2006, Sean Bell est tué par balle la veille de son mariage sur le parking d’une discothèque du Queens. Trois policiers furent contraints de quitter la police, mais à l’issue de leur procès, en 2008, le verdict fut toujours le même…

    Seuls deux policiers new-yorkais ont fait de la prison pour des faits de ce type : Justin Volpe, qui, en 1997, fut reconnu coupable d’avoir torturé l’immigrant haïtien Abner Louima ; et l’officier Francis Livoti, qui, le 22 décembre 1994, étrangla de ses mains un certain Anthony Baez – le jeune homme avait malencontreusement lancé un ballon sur le capot de sa voiture… Ils furent respectivement condamnés à trente et à sept ans et demi de prison. Quant à Louima, il obtient de la ville de New York une indemnisation record de 8,75 millions de dollars…

    Usage excessif de la force contre les jeunes Noirs

    Le problème est partout le même. Au terme d’une enquête de deux ans, le ministère de la Justice a ainsi estimé que la police de Cleveland, dans l’Ohio, avait tendance à faire de la force un usage excessif contre les jeunes Noirs. C’est dans cette ville que Tamir Rice, 12 ans, qui tenait dans les mains un pistolet factice, a été tué, en novembre, par le policier Tim Loehmann. Ce dernier a ouvert le feu deux secondes après être descendu de son véhicule et, semble-t-il, sans sommation.

    Deux ans auparavant, dans une autre ville, il avait été jugé inapte au service en raison d’un fâcheux manque de sang-froid. En 2010 et 2011, à Miami, en Floride, sept Noirs ont été tués en huit mois. Autre enquête du ministère de la Justice et résultat identique : usage excessif de la force. Même chose à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, où 23 Noirs ont été flingués sans raison depuis quatre ans.

    Depuis cinq ans, une vingtaine de procédures ont été engagées contre des polices locales. Deux fois plus qu’au cours des cinq années précédentes.

    Depuis qu’un Africain-Américain, Eric Holder en l’occurrence, a été nommé procureur général des États-Unis, il y a cinq ans, une vingtaine de procédures ont été engagées contre des polices locales. Deux fois plus qu’au cours des cinq années précédentes. Ce même Holder n’hésite pas à poursuivre des policiers relaxés au niveau local. C’est ainsi que Darren Wilson fait l’objet d’une enquête fédérale afin qu’il soit établi s’il a violé les droits de Michael Brown. Le policier blanc qui, dans un magasin Walmart de l’Ohio, a, au mois d’août, abattu John Crawford III est dans le même cas.

    Le seul tort de la victime ? Elle tenait à la main une carabine à air comprimé qu’elle venait d’acheter… Mais ne désespérons pas, il arrive quand même que des policiers soient condamnés. C’est le cas Johannes Mehserle, qui, en 2009, tua Oscar Grant III dans le métro à Oakland (le drame a inspiré le film Fruitvale Station). En Caroline du Sud, un jury public vient d’inculper pour meurtre l’ancien chef de la police d’Eutawville. Même chose à Charlotte, Caroline du Nord, pour Randall Kerrick. C’est la première fois dans cette ville depuis plus de trente ans qu’un policier en service est ainsi mis en cause. Mieux vaut tard que jamais.

    Jeune afrique

  • RDC : des bâtiments publics incendiés après le nauffrage d’un bateau surchargé sur le fleuve Congo

    RDC : des bâtiments publics incendiés après le nauffrage d’un bateau surchargé sur le fleuve Congo

    Video-Tunisie : la police recule face aux manifestants-Le naufrage d’un bateau surchargé sur le fleuve Congo, dans le nord-est de la RDC, a provoqué la colère de jeunes qui ont incendié jeudi des bâtiments publics.
    Nouveau drame sur le fleuve Congo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Au moins 30 personnes sont mortes dans le naufrage d’un bateau surchargé. L’accident s’est déroulé le 22 décembre au niveau du village Yakusu II, à environ 35 kilomètres au nord de Kisangani, la capitale de la province Orientale.
    “On compte 105 rescapés et on a repêché 30 corps. Les recherches continuent”, a déclaré Monulphe Bosso, porte-parole du gouverneur provincial Jean Bamanisa. “Au départ, à Kisangani, le bateau avait embarqué 39 personnes, selon le manifeste présenté aux autorités compétentes. C’était peut-être pour tromper la vigilance des services fluviaux (…) car sur la route ils ont pris d’autres passagers”, a souligné Monulphe Bosso.

    “Ils ont embarqué beaucoup plus de gens, (…) le bateau était plein de marchandises et bondé de gens au-dessus. Ils ont heurté une roche” et le bateau a coulé.
    Une importante délégation officielle devait se rendre vendredi à Isangi, la localité à 125 kilomètres au nord-ouest de Kisangani où devait arriver normalement le bateau, et où, jeudi 25 décembre, des jeunes en colère ont détruit des bâtiments publics.
    “Ils ont incendié les bureaux du commissariat fluvial et de la force navale. C’étaient des jeunes gens en colère parce qu’ils ont perdu des membres de leur famille, et ils disent que ces gens (les autorités) ne sont pas rigoureux dans ce qu’ils font” pour assurer la sécurité, a expliqué Monulphe Bosso.
    (Avec AFP)

     

  • La Reine prêche pour la réconciliation

    La Reine prêche pour la réconciliation

    reine_elisabeth_II-La Reine d’Angleterre a souligné dans son message de Noël l’importance de la réconciliation entre les peuples.

    Elle abordé l’impact du référendum en Ecosse, un sujet qui a divisé l’opinion au Royaume Uni, avant de de saluer le moment historique au jour de noël de 1914 quand les soldats allemands et britanniques ont décidé de déposer les armes.

    “Des fois, il était apparu que la cause de la réconciliation était perdue… mais la trêve de noël nous rappelle que la paix et la bienveillance ont un pouvoir éternel,” a déclaré Elisabeth II.

    Dans son message, le chef d’Etat a indiqué que l’exemple du Christ lui a enseigné de “respecter et de valoriser tous les peuples, quelle que soit leur foi.”

    Elle a déclaré que nombreux ont ressenti une “grande déception” et d’autres “un grand soulagement” après le référendum en Ecosse à l’issue duquel le Non l’a remporté.

    “Combler les divergences prendra du temps,” a-t-elle dit.

    Cependant, elle a dit qu’elle a constaté, à l’occasion d’une visite à Belfast, que l’Irlande du Nord a déjà commencé la marche vers la cicatrisation des plaies de plusieurs années de division.

    La Reine n’a pas fait de surprise en choisissant le thème de la réconciliation pour son message de cette année.

    En effet, pendant 2014, un intérêt particulier a été accordé au centenaire de la Première Guerre Mondiale.

    En revanche, son choix d’aborder les sujets d’actualité comme l’Ecosse et l’Irlande du Nord a surpris plus d’un.

    La Reine, qui se veut au-dessus de la mêlée, s’exprime rarement sur les questions politiques.

    bbc

  • RDC: Au Katanga, le discours de Moise Katumbi salué par la population

    RDC: Au Katanga, le discours de Moise Katumbi salué par la population

    katumbi-Après deux mois passés à l’étranger, le gouverneur du Katanga est rentré mardi à Lubumbashi. Moise Katumbi Chapwe a été accueilli par une foule nombreuse. Dès son arrivée, il a pris la parole pour une brève allocution. Pour beaucoup, le gouverneur s’est aligné sur ceux qui déconseillent à Joseph Kabila d’effectuer un troisième mandat.

    Au Katanga, le discours de Moise Katumbi n’a pas surpris. Depuis l’échec du conclave des notables katangais à Kinshasa, il y a quelques semaines, les relations entre le sommet et les responsables de la province cuprifère ont changé. Les participants à ses assises avaient rejeté la révision constitutionnelle et le découpage territorial.

    En séjour prolongé à l’étranger, le gouverneur Katumbi avait-il le choix d’agir contrairement à la volonté de la population au risque d’être désavoué par celle-ci ? Opposition, majorité, société civile ; tous semblent être sur la même longueur d’onde. Et c’est du Katanga qu’ont été annoncées les deux premières défections au sein de la majorité.

    L’adresse – quoique brève – de Moise Katumbi Chapwe, à son retour à Lubumbashi, semble avoir ravi une frange importante de la population venue nombreuse l’accueillir. Reste maintenant au patron du Tout Puissant Mazembe de dire clairement ce qu’il veut.

    RFI

  • Le pape François célèbre Noël sur fond de guerre et de fondamentalisme religieux

    Le pape François célèbre Noël sur fond de guerre et de fondamentalisme religieux

    PAPE F-Le pape François célèbre jeudi la fête de Noël, en envoyant à 1,2 milliard de catholiques sa bénédiction “urbi et orbi”, sur fond de guerres et de fondamentalisme religieux.

    C’est le deuxième Noël du pape argentin qui vient de fêter ses 78 ans et qui, écouté de certains non croyants et membres d’autres religions, jouit d’une popularité forte dans le monde entier.

    A l’occasion de cette fête, célébrant la naissance de Jésus, et la deuxième plus importante du calendrier chrétien après Pâques, il est de tradition que le chef de l’Eglise catholique s’adresse “à la ville et au monde” (“urbi et orbi”) et lance des appels pour remédier à des situations de guerre et d’injustice.

    Ces appels sont retransmis par des télévisions du monde entier.

    Le drame des chrétiens et des autres minorités religieuses persécutées au Moyen Orient, notamment par l’organisation Etat islamique (EI), la guerre en Syrie, le conflit israélo-palestinien, seront certainement cités par François dans ces appels.

    En Afrique, il devrait évoquer aussi la violence fondamentaliste qui ne cesse de s’étendre du Nigeria au Sahel, les autres conflits souvent oubliés, et les 7. 500 morts du virus Ebola.

    Il pourrait demander aussi aux parties dans le conflit en Ukraine de ne plus céder à la violence.

    Parmi les thèmes probables, le drame des migrants qui fuient la misère et sont victimes de passeurs, l’accueil des étrangers par les pays riches, la traite des personnes, les désastres naturels. François doit publier l’année prochaine une encyclique très attendue sur l’écologie et la préservation de la “création”.

    Généralement ces appels, prononcés en italien, sont brefs et le pape n’improvise pas. Soucieux de concision, il a mis fin à la tradition qui voulait qu’il lise dans plus de cent langues des voeux de “bon Noël”.

    – ‘Le monde a besoin de tendresse’ –

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, lors de la solennelle “messe de minuit”, François avait demandé aux catholiques de réagir aux conflits et aux pires situations par “la douceur”, et de répondre au “besoin de tendresse” des personnes en difficulté plutôt que d’offrir “des solutions impersonnelles et efficaces”.

    “Comme le monde a besoin de tendresse aujourd’hui!” s’était exclamé le pape argentin, commentant l’Evangile de la Nativité.

    Au Moyen Orient, la fête de Noël a été endeuillée par la guerre et l’exode des chrétiens. A Bethléem, ville des territoires palestiniens et lieu de naissance du Christ selon la tradition, le climat de tensions exacerbées a fait fuir les pèlerins étrangers.

    Ce Noël est particulièrement difficile pour les 150. 000 chrétiens déplacés d’Irak.

    François a adressé une longue lettre aux chrétiens d’Orient, les exhortant à la “persévérance”.

    En Syrie, les messes de minuit ont été anticipées dans l’après-midi de mercredi pour réduire les risques de violences.

    En Sierra Leone, en raison d’Ebola, les rassemblements publics ont été interdits, alors que le confinement de tout le Nord a commencé pour cinq jours. Les rassemblements sont aussi interdits à Conakry, capitale de la Guinée. Au Liberia, s’il n’y a pas d’interdiction des festivités, Noël n’y a pas cette année la même saveur, la population économisant en période d’urgence.

    En Chine, une métropole de l’est, Wenzhou, connue pour son importante communauté chrétienne, a interdit aux établissements scolaires de célébrer Noël, tradition trop “occidentale”. Les autorités locales ont dit “vouloir inciter les écoles à porter davantage d’attention aux fêtes traditionnelles chinoises”, “plutôt que de se concentrer sur les fêtes occidentales”, selon le journal Global Times.

    Le pape a envoyé un vidéomessage aux Coréens, leur rappelant son voyage en août en Corée du Sud, retransmis sur la chaîne sud-coréenne KBS: “la grande célébration en l’honneur des martyrs (catholiques aux XVIIIe et XIXe siècles), les rencontres avec les jeunes demeurent vives dans ma mémoire”, a-t-il confié.

    A Cuba, les célébrations de Noël, longtemps interdites par le régime, se déroulaient dans une atmosphère égayée par un cadeau anticipé: le rapprochement avec les Etats-Unis.

    Jeuneafrique

  • Sony : la Corée du Nord se dit prête « à une confrontation avec les Etats-Unis »

    Sony : la Corée du Nord se dit prête « à une confrontation avec les Etats-Unis »

    koree-La Corée du Nord a menacé de représailles la Maison Blanche et d’autres cibles américaines, dimanche 21 décembre, si les Etats-Unis la sanctionnaient pour le piratage de Sony Pictures, après avoir une nouvelle fois démenti en être à l’origine.

    Washington accuse en effet la Corée du Nord d’être responsable de l’attaque contre Sony, qui a conduit la société à annuler la sortie prévue pour Noël de The Interview, comédie parodique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-un.

    Un peu plus tôt dimanche, dans une interview à la télévision CNN, le président américain Barack Obama avait dit étudier la possibilité de remettre la Corée du Nord sur la liste des Etats soutenant le terrorisme, liste dont elle avait été retirée en 2008.

    La Commission nationale de défense nord-coréenne (NDC), citée par l’agence de presse officielle du pays, a déclaré de son côté que l’armée et le peuple de Corée du Nord étaient « tout à fait prêts à une confrontation avec les Etats-Unis, dans tous les espaces de conflit, y compris dans les espaces de cyberguerre afin de faire exploser ces citadelles ».

    Dans son entretien à CNN, Barack Obama a néanmoins nuancé ses accusations, précisant que la cyberattaque massive dont a été victime Sony à la fin de novembre était un acte de « cybervandalisme » et non un acte de guerre, tout en en précisant prendre cela « très au sérieux ».

    Le FBI a imputé l’attaque du 24 novembre à la Corée du Nord, la comparant à de précédentes agressions directement attribuées au pays. Pyongyang a répondu que « les méthodes pour mener des cyberattaques étaient les mêmes partout, et qu’il relevait du simple bon sens que de le reconnaître ».

    La Corée du Nord qui a, par le passé, déjà proféré des menaces à l’encontre des Etats-Unis, a accusé le gouvernement Obama d’être « profondément impliqué » dans la réalisation du film The Interview. Elle a, une nouvelle fois, fait l’éloge de l’« action justifiée » de piratage qui a été revendiquée par le groupe GOP (« Guardians of Peace »), mais a déclaré ne pas savoir où ce groupe était situé.

    lemonde.

  • Piratage de Sony : “L’Interview qui tue !” sera projeté dans des cinémas

    Piratage de Sony : “L’Interview qui tue !” sera projeté dans des cinémas

    sony-Défiant les menaces de pirates informatiques qui exigeaient l’annulation, le long-métrage sortira en exclusivité le 25 décembre dans certaines salles.

    Des cinémas américains ont annoncé mardi qu’ils allaient projeter la comédie de Sony sur l’assassinat du leader nord-coréen L’Interview qui tue!, défiant les menaces de pirates informatiques qui exigeaient l’annulation de la sortie du film. L’Interview qui tue ! va sortir en exclusivité le 25 décembre”, le jour initialement prévu pour sa sortie, écrit Le Plaza Atlanta, salle d’art et d’essai du sud des États-Unis surTwitter, ajoutant qu’il sera “l’un des quelques cinémas du pays à projeter le film”.

    De son côté, le patron de l’Alamo Drafthouse d’Austin, au Texas, a tweeté que “Sony a autorisé des projections de L’Interview qui tue ! le jour de Noël. (…)#Victoire.” Cette franchise de salles de cinéma bien connue outre-Atlantique, faute de pouvoir diffuser le nouveau film de Seth Rogen, diffusera à la place Team America: World Police gratuitement, une autre satire du régime nord-coréen.

    Pyongyang courroucé

    Plusieurs médias américains dont CNN et The Wrap, un site spécialisé dans le secteur du divertissement, affirment mardi que Sony Pictures va annoncer rapidement que le film qui a courroucé Pyongyang va bénéficier d’une sortie limitée à quelques cinémas aux États-Unis au lieu de la sortie nationale qui était initialement prévue.

    Lundi soir, un groupement représentant au total 250 salles de cinéma indépendantes avait lancé une pétition sur le site change.org pour demander à Sony de leur permettre de projeter la comédie controversée sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-un.

    “Acte de terrorisme”

    Cette satire a été qualifiée d’”acte de terrorisme” par Pyongyang qui aurait commandité la gigantesque attaque informatique dont Sony Pictures a été victime le 24 novembre par un groupe se présentant comme le GOP et exigeant du studio de cinéma qu’il annule la sortie du film.

    Le GOP avait notamment menacé de s’en prendre aux salles de cinéma qui montreraient L’Interview qui tue !, agitant le spectre des attentats du 11 septembre 2001. Le régime communiste nie être impliqué dans le piratage au cours duquel les données personnelles de 47 000 employés et collaborateurs de Sony Pictures ont été dérobées, mais en a loué les auteurs.

    Le Point

  • Depuis Washington Albert Moleka vient de sortir de son silence et dévoile le plan Machiavelique du régime aux américains

    Depuis Washington Albert Moleka vient de sortir de son silence et dévoile le plan Machiavelique du régime aux américains

    moleka-L’ancien directeur de cabinet et porte-parole d’Etienne Tshisekedi, Albert Moleka vient de sortir de son silence. Après un moment de mutisme, ce haut cadre de l’UDPS a donné sa lecture de faits sur diverses questions de l’heure qui font l’actualité. Le très pondéré et réfléchi Moleka s’est exprimé entre autres sur l’épineuse question de la révision de la constitution en RD-Congo soutenue par le pouvoir de Kinshasa. Et, cela en comparaison avec les événements du Burkina-Faso. La situation qui prévaut au sein de l’UDPS et le fonctionnement de ce parti après le retour du Sphinx de Limete n’ont pas manqué parmi les points abordés. Albert Moleka a donné ses réflexions sur l’actualité du pays dans une interview exclusive accordée à un confrère américain, Jason Stearns, le lundi 24 novembre dernier, depuis les Etats-Unis d’Amérique. Là, cet ancien collaborateur d’Etienne Tshisekedi a rencontré les hautes personnalités américaines comme Russ Feingold, Mark Cohen et autres.

    M. Moleka, l’opposition est toujours inquiétée par rapport à la possibilité d’une révision de la constitution pour permettre au Président Kabila de briguer un troisième mandat. Néanmoins, on constate depuis les évènements au Burkina Faso que les partisans d’une révision ont pris un peu de recul. Comment vous interprétez la situation ?

    Il y a une chose que les gens oublient : Juste après les élections [de 2011, ndlr], le secrétaire général du principal parti de Monsieur Kabila [Evariste Boshab] était descendu à Lubumbashi au Katanga et, à cette occasion, avait déjà demandé aux cellules du PPRD/Katanga de soutenir Kabila pour un troisième mandat. C’était déjà en mars 2012. Et durant cette période, l’église catholique avait aussi donné sa position : après deux mandats, il n’est pas question de changer l’Article 220 [qui limite le nombre de mandats présidentiels].

    «…je crois que par rapport à la révision constitutionnelle ils vont reculer et opter pour le glissement.»

    Après les élections de 2011, le camp kabiliste pensait donc déjà à ces révisions de la constitution. D’ailleurs le but véritable des concertations nationales c’était d’élargir la base parlementaire en faveur de Kabila pour pouvoir changer la constitution. Au sortir de ces assises, quand tu entendais le langage de l’opposition qui y avait pris part, l’UFC de Monsieur Kengo wa Dondo par exemple, tu comprenais qu’ils n’étaient pas opposé de travailler pour une révision de la constitution puisqu’ils exprimaient explicitement leur accord de participer à la création d’une nouvelle majorité dite « gouvernementale ».
    Actuellement, on a vu que la vigilance de l’église catholique surtout a fait que le débat est devenu très rapidement non seulement un débat de toute la classe politique, mais un débat national et populaire. Le camp Kabila a joué le coup d’une manière maladroite parce que toutes les interventions des collaborateurs et partisans de Kabila, que ce soit le secrétaire général du PPRD (Evariste Boshab) ou le président de l’actuelle assemblée nationale (Aubin Minaku), donnaient clairement l’impression que l’option du passage en force était levée. Je crois aussi que la nomination d’un envoyé spécial du gouvernement américain et surtout le choix de Feingold a beaucoup aidé les congolais dans le sens que Feingold n’étant pas un diplomate a pris ses fonctions en utilisant un langage de sénateur américain, c’est à dire un langage franc, qui va droit au but.
    Les évènements du Burkina ont bien sûr fait reculer, parce que la communauté internationale a donné un soutien direct à la position populaire. Sans oublier, bien sûr, que l’opposition et l’église catholique sont aussi restées fermes sur leurs positions. De plus, la fameuse réunion de Kingakati avec la position exprimée ouvertement par MSR [important parti politique membre de la majorité présidentielle qui a demandé un débat franc sur la révision constitutionnelle] a révélé des fissures et des dissensions de fond inhabituelles. C’est une première. Il est connu que certains influents leaders du camp kabiliste, dont un important financier de la mosaïque des partis qui le composent, ont déjà donné des instructions fermes à leurs « obligés » au sein de la « majorité présidentielle » de s’abstenir de soutenir une quelconque révision de la constitution au risque de ne plus pouvoir compter sur eux pour « les frais scolaires ou académiques des enfants ou encore les problèmes de santé de madame en Europe, etc. »

    Est-ce que tout cela veut dire que le camp présidentiel ne va plus pousser pour une révision constitutionnelle mais va plutôt adopter une stratégie de glissement du calendrier électorale ?

    Oui, c’est mon analyse pour le moment du moins. Je crois que finalement ils ont réalisé que cette question peut réellement mettre le feu aux poudres au niveau populaire. Comme les provinces qui se montrent les plus rigides là-dessus sont le Katanga et les deux Kivus, que certains ont toujours prétendu être des bastions électoraux de Kabila, je crois que par rapport à la révision constitutionnelle ils vont reculer et opter pour le glissement.
    Le sénat et les assemblées provinciales ont déjà profité d’un glissement de maintenant deux ans sur leur mandats, certains parlementaires se parlent entre eux et disent : pourquoi ne pourrions-nous pas profiter d’un glissement aussi? Beaucoup d’entre eux savent qu’ils ne seront pas réélus. Donc le camp kabiliste compte sur ces élus dans leur stratégie de glissement. Certains leaders politiques voient aussi là-dedans une source de financements pour les joutes électorales à venir tout comme l’attente continuelle par certains du fameux gouvernement de cohésion nationale.
    Ensuite il faut définir les circonscriptions locales sur base de groupements à identifier ou créer, selon les cas. Actuellement, leur nombre n’est pas encore connu. Il y en aura plus de 5000. Chaque groupement devra avoir son tribunal administratif pour traiter des cas de contestations électorales, donc il faut des infrastructures (bâtiments, voiries etc…), des affectations de juges et magistrats avec salaires et frais de fonctionnement. Il y a aussi cette question du recensement, c’était une condition préalable pour les élections de 2006. Aujourd’hui on a mis sur pied l’Office national pour l’identification de la population (ONIP) pour le recensement. Le marché a été donné au chinois Huawei, qui est toujours en train de chercher des fonds (500 millions USD), le gouvernement n’a pas d’argent.
    On voit que techniquement, c’est impossible [de faire tout cela avant les élections de 2016], c’est pour faire trainer les choses.
    Quelle attitude est-ce que les partenaires internationaux devraient adopter par rapport à cette stratégie de glissement, si elle existe ? Si on ne finance pas les élections, le gouvernement pourrait essayer de les financer sans appui international, ce qui pourrait compromettre le processus davantage ?
    C’est une question très sensible. Dans le camp Kabila, on se dit : si la communauté internationale ne donne pas le financement, ça nous donne une raison de plus de dire : voilà, on n’a pas l’argent nécessaire pour les élections.
    «Il sera très difficile, en tout cas, d’organiser des élections crédibles avec Malu Malu, parce qu’il est trop attaché à Kabila.»
    Je pense que la position de la communauté internationale est très claire : si on ne publie pas un calendrier électoral global, il n’y aura pas déblocage de fonds, pas l’argent.
    Il sera très difficile, en tout cas, d’organiser des élections crédibles avec Malu Malu, parce qu’il est trop attaché à Kabila. Ce qui est important, je crois, c’est que la communauté internationale doit rester constante dans son approche. Au niveau technique, le contrôle du centre national de traitement doit se faire dans la transparence. Je crois qu’on a vu dans les différents rapports des observateurs que le véritable problème s’est posé au niveau des centres de compilation ainsi qu’à l’opacité du fonctionnement du centre national de traitement dont l’accès tant par les observateurs que les partis politiques était fermement refusée par la ceni. Si on élimine ces centres de compilation et on met les garde-fous nécessaires pour que le centre national de traitement soit transparent, là nous pouvons espérer à voir un jour des élections avec des résultats crédibles.
    Le rapporteur général de la ceni, qui était un député élu sur la liste UDPS, s’est laissé délester par Malu Malu de la supervision du centre national de traitement qui lui est dévolue suivant l’organigramme de la CENI. Le centre national de traitement est passé sous la supervision du secrétariat exécutif dirigé par Fabien Musoni, dont la proximité a Malu Malu n’est plus à démontrer..
    Changeons un peu de sujet pour revenir sur ce qui est en train de se passer au sein de l’UDPS. Il y avait une déclaration récente signé par beaucoup de cadres de l’UDPS, dénonçant la mauvaise gestion du parti par certaines personnes, y inclus le Secrétaire Générale Bruno Mavungu et le fils du président de l’UDPS, Félix Tshisekedi.
    Etienne Tshisekedi est tombé malade le mardi, 4 mars 2014. En tant que son directeur de cabinet, lorsque je l’ai vu le lendemain, on le voyant j’ai pris la décision de suspendre toutes les audiences pour une durée indéterminée parce qu’il était très affaibli. Le jeudi 13 mars il m’a appelé. J’ai vu qu’il était encore très affaibli. Il m’a communiqué six noms, trois de l’étranger–– Felix Tshilombo Tshisekedi, Claude Kiringa, le représentant au Canada, Willy Vangu, le représentant en Afrique du Sud––et trois de l’intérieur : Valentin Mubake, Roger Kakonge et moi même, en spécifiant que je reste son directeur de cabinet et porte parole. Il m’a dit : c’est la nouvelle direction politique du parti. Il n’avait pas encore précisé les fonctions de chacun à cette occasion.
    «Depuis [le 13 mars 2014], les hauts cadres de l’UDPS n’ont plus vu Etienne Tshisekedi.»
    Notre séance de travail a été interrompue par un incident que j’ai qualifié à caractère strictement familial. Depuis ce jour, les hauts cadres de l’UDPS n’ont plus vu Etienne Tshisekedi.
    Je pense que tous les combattants de l’UDPS ne recherchent qu’une seule chose actuellement, c’est de voir Etienne Tshisekedi en chair et en os s’exprimer librement sur la marche du parti et du pays. A ce sujet ils seront intraitables comme Saint-Thomas. Il est notre Président de la République élu, et cela doit faire comprendre les frustrations qui s’expriment de telle ou telle manière. Après tout, l’Udps se dit championne de la démocratie et, à ce titre, ne doit-elle pas s’appliquer le principe de liberté de contestation et d’expression à soi-même ?
    Est-ce qu’il est en communication avec vous et les autres cadres du parti ?
    Non, je ne suis pas en communication avec lui. Il est là-bas depuis le 16 août et son propre représentant pour le Benelux n’a pas non plus eu l’opportunité de le rencontrer, ni un membre de son comité. La gestion de sa convalescence ne le permet pas, semble-t-il.
    Comment sortir de cette crise ?Je vois que la déclaration récente est basée sur des frustrations réelles ; je vois aussi que ce ne sont pas tous les dirigeants des fédérations qui ont signé la déclaration, donc il y a une vraie division au sein du parti.

    Il faut d’abord avoir la volonté de sortir de cette crise. S’il y a cette volonté de sortir de la crise et d’éviter la dislocation de l’UDPS, il faut partir de deux constats : que le président avait une vision, c’est à dire une direction politique genre directoire, mais que certains de ses proches ne sont pas d’accord sur cela. Ce qui rend difficile l’application de la volonté du président.
    Deuxièmement, il faut voir ce qui a pu fonctionner plus ou moins bien dans les dernières années. En 2011 nous avons vu une équipe exécutive capable de mobiliser les structures de base. Il faut en revenir à ça de sorte à ne pas perdre de temps. Il y a des enjeux nationaux, des questions dans lesquelles la voix de l’UDPS n’est pas entendue.
    Vous pensez que le gouvernement pourrait essayer d’enfoncer le clou en essayant de coopter une faction du parti, en le faisant entrer dans un gouvernement de cohésion national ?
    Il est vrai que Kabila cherche à ratisser large et si possible attirer une personne dont la proximité avec Etienne Tshisekedi ne peut être mise en doute. Maintenant, comme ce gouvernement a trainé, ca rend plus difficile à quiconque de l’UDPS d’entrer dans le gouvernement. Par contre, si le fameux « dialogue » que certains quémandent résulte en la mise en place d’un gouvernement, là je crains qu’il risque d’y avoir des preneurs même dans l’entourage au sens large d’Etienne Tshisekedi.
    Quelle sera la réaction de la base si l’UDPS entre dans un gouvernement chapoté par Joseph Kabila.
    Il y aura dislocation du parti, ça c’est sûr.
    Etienne Tshisekedi ne reviendra plus comme président fonctionnel du parti ?
    C’est un homme auprès duquel j’ai travaillé pendant six ans, dont trois ans à 7,000 kilomètres de distance l’un de l’autre. Je crois que les gens doivent se souvenir que en 2010 avant de rentrer au pays, il avait donné un interview à une magazine belge où il avait dit : « Je rentre dans mon pays et je vais participer aux élections… oui c’est mon dernier combat, le combat de toute une vie. » Le poussera-t-on à livrer le combat de trop ? Je ne le souhaite pas car il est déjà plus important pour les congolais que n’importe quel président de la république. Comme le disait Monsieur Jean Ping en 2011, ses collaborateurs et partisans doivent assurer qu’Etienne Tshisekedi entre dans l’histoire par la grande porte, et non à reculons.
    «Le poussera-t-on à livrer le combat de trop ? Je ne le souhaite pas car il est déjà plus important pour les congolais que n’importe quel président de la république.»
    Mais dans l’intérêt de la nation et du parti je prie chaque jour qu’il puisse revenir, ne-fut-ce-que pour mettre en place cette nouvelle direction politique qui était sa vision. À l’heure actuelle, toute direction politique qui n’est pas installée par lui même aura des sérieux problèmes de légitimité.
    Est-ce que ce n’est pas un problème pour le parti, le fait qu’il faudra que la transition soit guidée par Tshisekedi lui même. Est-ce que ce n’est pas une indication de la personnalisation du parti ?
    Il y a une réalité. Le vrai problème de l’UDPS c’est qu’Etienne Tshisekedi était devenu plus grand que l’UDPS, en quelque sorte. Il est capable de mobiliser des foules, l’UDPS seul n’est pas capable de mobiliser autant de foules. De l’autre coté il faut comprendre qu’il fait parti d’une génération qui en terme politique avait la culture de la personnalisation du pouvoir. Et n’avait pas la culture de la préparation d’une succession. Tshisekedi a pensé au dernier moment de mettre en place un groupe qui pourrait mener cette transition, jusqu’au congrès, malheureusement, on ne lui a pas permis d’aller jusqu’au bout de son idée.
    Posted by Jason Stearns at 7:51 AM