Author: Don Kayembe

  • RDC: un projet de révision de la loi électorale inquiète l’opposition

    RDC: un projet de révision de la loi électorale inquiète l’opposition

    députés kinshasa parlement kabila_0-La session extraordinaire du Parlement de la République démocratique du Congo (RDC) à Kinshasa à ouvert ce samedi 27 décembre. Les travaux vont durer près d’un mois, les députés doivent examiner notamment des projets de révision de la carte électorale, mais aussi de la loi électorale. Ce second volet nourrit quelques suspicions dans le camp de l’opposition.

    La session extraordinaire du Parlement de RDC a commencé aux alentours de midi ce samedi 27 décembre, ont confirmé à RFI des députés sur place. Les débats doivent durer jusqu’au 26 janvier et pourraient bien être houleux. Au programme, un projet de loi divise grandement l’Assemblée, puisqu’elle pourrait venir modifier la législation actuelle sur l’organisation des élections présidentielles et législatives.

    Au premier abord, il s’agit de règles organisationnelles, des détails qui peuvent même sembler un peu techniques pour mettre en place les procédures de vote ou de présentation de candidature. Mais l’opposition redoute que les autorités en profitent pour lever les dispositions légales qui empêchent le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016. Pour le moment, le président ne peut pas. D’abord en vertu de la Constitution qui a une valeur supérieure en droit dans la hiérarchie juridique, mais aussi en vertu de la loi électorale actuelle dont il est question au Parlement.

    La députée Eve Bazaiba Masudi, secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC) a prévenu : « L’opposition ne participera pas à une quelconque plénière sur la révision de la loi électorale en vigueur, car celle-ci actuellement ne pose aucun problème sauf pour ceux qui ont un agenda caché. »

    La majorité dénonce, elle, un procès d’intention. Si ce projet de loi est bien déposé, il sera là pour améliorer le processus électoral, explique Sebastien Lubanga Shamandevu, porte-parole de la Majorité présidentielle (MP). « Nous ne parlons que de la loi électorale. Nous ne parlons pas de révision de la Constitution, personne n’en parle. Il faut qu’il y ait une loi électorale pour permettre à la Céni d’organiser des élections que tout le monde devra accepter ». Cette session parlementaire s’ouvre donc dans la suspicion. La fin des travaux est annoncée pour le 26 janvier.

    RFI

  • Le transport aérien de l’Asie-Pacifique en plein développement

    Le transport aérien de l’Asie-Pacifique en plein développement

    AIRASIE-Une nouvelle catastrophe vient frapper le trafic aérien en Asie, et plus particulièrement les compagnies malaisiennes avec la disparition de l’avion d’AirAsia. Aujourd’hui, la région Asie-Pacifique connait un développement très important du trafic aérien et cela n’est pas près de s’arrêter.

    Le trafic aérien mondial a progressé de plus de 5 % en 2013 et la hausse devrait atteindre 6 % en 2014 selon les prévisions de l’association du transport aérien international. Mais sous cette moyenne se cache une croissance très importante au Moyen-Orient – plus 12 % -, suivi par la région Asie-Pacifique – plus 7%. D’ici 2017, ces deux régions aux économies émergentes connaîtront la plus forte croissance du nombre de passagers internationaux, loin devant l’Europe et les Etats-Unis.

    La Chine devrait attirer 24 % de nouveaux passagers durant cette période, tant pour les vols intérieurs qu’internationaux. Et la région Asie-Pacifique dans son ensemble transportera 300 millions de passagers de plus en 2017 qu’en 2012. A cette date, le trafic asiatique représentera plus de 30 % du trafic aérien mondial.

    Quant à la Malaisie, durement touchée par trois catastrophes aériennes depuis le début de l’année, elle concentre une bonne partie des compagnies à bas coût de l’Asie du Sud-Est.

    RFI

  • RDC: Moise Katumbi sera-t-il candidat à l’élection présidentielle?

    RDC: Moise Katumbi sera-t-il candidat à l’élection présidentielle?

    moise-La petite phrase du gouverneur du Katanga suscite de nombreuses réactions politiques. De retour à Lubumbashi après deux mois d’absence, Moise Katumbi a utilisé une image empruntée à l’univers du football, cher au promoteur du tout puissant Mazembe. Cette figure de la majorité présidentielle a évoqué « deux penalties acceptés, mais un troisième qui pourrait inciter le public à descendre sur le terrain ».

    Ces propos ont été perçus comme une mise en garde à l’égard de Joseph Kabila, le chef de l’Etat qui est en train de finir son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

    L’UNC se félicite que le cercle de ceux qui disent non à un troisième mandat pour Joseph Kabila s’élargisse. « C’est un grand signal, il s’agit du gouverneur de la province d’origine du chef de l’Etat », déclare Vital Kamerhe, le président de ce parti d’opposition. « Les jours de Kabila sont comptés, on donnait le Katanga acquis au président et on a la confirmation que ce n’est plus le cas », renchérit Félix Tshisekedi, le secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS.

    Pour Martin Fayulu des FAC, Forces acquises au changement, avec cette déclaration, Moise Katumbi a sans nul doute claqué la porte de la majorité présidentielle. Preuve, selon lui, que le camp de Joseph Kabila se vide.

    L’un de ceux qui a justement fait défection, le président du parti Solidarité congolaise pour la démocratie, Jean-Claude Muyambo, estime pour sa part que la petite phrase du gouverneur du Katanga était certes un appel à la population à refuser un troisième mandat pour Joseph Kabila. Mais que cela ne signifie pas que Moise Katumbi est prêt à quitter le parti présidentiel. Il faut savoir si la majorité peut se concilier ou pas avec sa position, explique-t-il.

    Du côté de la majorité justement, peu de commentaires, tout juste quelques critiques à l’égard de Moise Katumbi qui a toujours laissé planer le doute sur une éventuelle candidature à la présidentielle face à Joseph Kabila en 2006, en 2011, avant de se ranger derrière le chef de l’Etat. Mais, le porte-parole de la majorité, Sébastien Luzanga, promet une position officielle dans les prochains jours.

    RFI

  • Classement 2014 : Algérie, Tunisie et Sénégal au sommet des sélections africaines de foot

    Classement 2014 : Algérie, Tunisie et Sénégal au sommet des sélections africaines de foot

    JOUEURS-Après l’Égypte (2010), la Côte d’Ivoire (2011), la Zambie (2012) et le Nigeria (2013), l’Algérie, huitième de finaliste de la Coupe du monde et facilement qualifiée pour la CAN 2015, occupe la première place du classement “Jeune Afrique” des sélections nationales. Les Fennecs devancent la Tunisie et le Sénégal, alors que la Guinée et le Congo apparaissent dans le Top 5.
    Son bilan chiffré (voir tableau ci-dessous) est une chose. Ce qu’elle a montré sur le terrain en est une autre. Et le mélange des deux érige l’Algérie en indiscutable sélection de l’année 2014. Avant d’aller au Brésil, où les pronostics ne lui étaient pourtant guère favorables, les Algériens avaient attiré l’attention en remportant tous leurs matches amicaux face à des équipes – Slovénie (2-0), Arménie (3-1), Roumanie (2-1) – appartenant à la classe moyenne européenne. Et en Amérique du Sud, une fois digérée la défaite (1-2) à face à la Belgique, les Fennecs ont abandonné la frilosité inaugurale pour un jeu plus audacieux, nettement plus en rapport avec leurs qualités techniques, incarnées par Brahimi ou Feghouli notamment.

    La victoire face à la Corée du Sud (4-2), la première de l’Algérie en phase finale d’une Coupe du Monde, puis le match nul contre la Russie (1-1), lui a ouvert les portes d’un huitième de finale qu’elle ne méritait peut-être pas de perdre (1-2 face à l’Allemagne). Christian Gourcuff, qui a remplacé Vahid Halilhodzic au retour du Brésil, a apporté sa touche personnelle tout en modifiant – un peu – le profil de l’effectif. Et cette transition en douceur s’est matérialisée par une facile qualification pour la CAN 2015 (5 victoires, une défaite), une compétition que l’Algérie n’a remporté qu’une fois, en 1990, et dont elle est aujourd’hui l’un des favoris.

    La Tunisie (2e dans notre classement) n’était pas au Mondial, mais ses statistiques font d’elle un second très présentable. Georges Leekens, nommé au printemps dernier, a qualifié les Aigles de Carthage pour la CAN – sans forcément briller – dans un groupe où figuraient tout de même le Sénégal et l’Égypte. Les Tunisiens n’ont perdu qu’une fois en 2014, face à la Belgique en amical (0-1), et ils ont accroché la Colombie (1-1), ce qui est loin d’être anecdotique. La troisième place de ce classement revient au Sénégal, que seule la Tunisie a réussi à dompter (1-0). Les Lions de la Teranga, même s’ils disposent d’un arsenal offensif de première classe (Ba, Sow, Mané, P. Cissé, D. Sakho) ont impressionné par leur rigueur défensive en qualifications pour la CAN 2015, avec un seul but encaissé.

    La Guinée perce, le Congo surprend
    Derrière ce trio plus ou moins inattendu, la Guinée mérite à nos yeux sa quatrième place. Son bilan comptable est largement positif, et elle a réussi l’exploit de se qualifier pour la CAN, alors qu’elle a disputé toutes ses rencontres à domicile sur terrain neutre (à Casablanca) pour cause de virus Ebola. Le Syli National, en plein renouvellement, s’est également offert quelques succès d’estime en matches amicaux face à l’Iran (2-1) et au Mali (2-1). Le Congo (5e) est quant à lui la révélation de 2014. Parti de très loin, Claude Le Roy, nommé fin 2013, a réussi à convaincre certains joueurs nés en France, dont Bifouma, d’évoluer pour leur pays d’origine. Qualifiés pour la phase de poules après avoir bénéficié d’une bourde administrative magistrale du Rwanda, les Diables Rouges ont devancé le Nigeria, champion d’Afrique en titre, grâce notamment à une victoire à Calabar début septembre (3-2).
    Les Panthères devancent leurs voisins camerounais, qui se remettent plutôt bien d’une Coupe du monde désastreuse à tous les niveaux.
    Le Nigeria et le Ghana, sixième ex aequo, forment un attelage assez hétéroclite. Le premier a plutôt réussi sa Coupe du monde, en atteignant les huitièmes de finale. Il a aussi terminé à la troisième place du CHAN, mais n’a pas réussi à se qualifier pour la phase finale de la CAN, ce qu’a réussi le Ghana après un Mondial globalement raté, exception faite de son match nul face à l’Allemagne (2-2).
    Le Gabon (8e), qui a facilement obtenu son billet pour la CAN, n’a perdu que lors de matches amicaux sans enjeu. Les Panthères devancent leurs voisins camerounais, qui se remettent plutôt bien d’une Coupe du monde désastreuse à tous les niveaux. Eto’o et quelques autres ont pris leur retraite internationale, et Volker Finke, le sélectionneur des Lions Indomptables, a fait le ménage, en convoquant de nombreux jeunes. La Côte d’Ivoire (11e), qui a encore échoué aux portes des huitièmes de finale du Mondial, a changé de patron technique, Hervé Renard ayant succédé à Sabri Lamouchi, et a vu Didier Drogba quitter une sélection poussive lors des qualifications pour la CAN, marquées par une déroute à Yaoundé (1-4).

    La RDC en forme, l’Égypte dévisse
    Et ensuite ? La RDC (12e), désormais entraînée par Florent Ibenge, et l’Afrique du Sud (13e), présentent une copie très intéressante, alors que le Cap Vert s’est lui aussi qualifié pour la CAN. Le Mali (15e), qui sera lui-aussi de la fête, s’est montré irrégulier, le Burkina Faso (16e) a fait le métier, alors que le Maroc, privé de dessert pour les raisons que l’ont sait, a beaucoup gagné, mais surtout face à des seconds couteaux. En remportant le CHAN en Afrique du Sud, la Libye (20e) a gagné son premier trophée, alors que l’Égypte (21e), absente de la CAN pour la troisième fois consécutive, continue de dégringoler.

    jeuneafrique

  • Meurtres de Noirs par la police aux États-Unis : arrêtez le massacre !

    Meurtres de Noirs par la police aux États-Unis : arrêtez le massacre !

    BLACK LIFE-Depuis 2006, une centaine de jeunes Noirs sont tués chaque année par des policiers blancs. Le plus souvent sans raison. Et en toute impunité.

    La vague d’indignation suscitée aux États-Unis par l’abandon des poursuites contre les policiers blancs responsables de la mort de Michael Brown et d’Eric Garner, deux Africains-Américains non armés, ne retombe pas. Elle a culminé le 13 décembre avec des manifestations contre la violence policière à travers tout le pays. En particulier à Washington DC, où le cortège était conduit par le révérend Al Sharpton, et à New York, où au moins 25 000 personnes ont défilé dans les rues de Manhattan.

    De tous âges et de toutes origines, les manifestants scandaient des slogans comme “Black lives matter” (“les vies noires comptent”), “Hands up, don’t shoot” (“mains en l’air, ne tirez pas”) ou “I can’t breathe” (“je ne peux plus respirer”), phrase prononcée par Eric Garner lors de son étranglement par un policier new-yorkais. “Nous vivons un instant historique”, a déclaré la mère de ce dernier devant le Capitole. Des actions plus symboliques se sont également multipliées.

    Le 30 novembre, cinq joueurs noirs de l’équipe de football américain de Saint Louis sont entrés sur le terrain en levant les mains en silence. Le 11 décembre, ils ont été imités par des parlementaires et des employés du Congrès, sur les marches du Capitole. Des stars du sport comme le basketteur LeBron James ont affiché leur solidarité en arborant des tee-shirts “I can’t breathe” lors des échauffements d’avant-match.

    41 balles pour Amadou Diallo

    Il est vrai qu’on ne compte plus les Africains-Américains tués par la police. Le quotidien USA Today en a recensé 96 par an, en moyenne, entre 2006 et 2012. Une autre statistique fait froid dans le dos : un jeune Noir risque vingt et une fois plus qu’un jeune Blanc d’être victime d’une bavure. Et leurs auteurs sont assurés d’une quasi-impunité. Les exemples, hélas, ne manquent pas. En février 1999, quatre policiers blancs tuent de 41 balles Amadou Diallo, un immigrant guinéen, dans le vestibule de son appartement du Bronx. Verdict ? Acquittement.

    Le 16 mars 2000, un vigile non armé nommé Patrick Dorismond est abattu lors d’une bagarre à l’extérieur d’un bar de Manhattan par Anthony Vasquez, un policier en civil de la brigade des stups. Verdict ? Acquittement. Le 25 novembre 2006, Sean Bell est tué par balle la veille de son mariage sur le parking d’une discothèque du Queens. Trois policiers furent contraints de quitter la police, mais à l’issue de leur procès, en 2008, le verdict fut toujours le même…

    Seuls deux policiers new-yorkais ont fait de la prison pour des faits de ce type : Justin Volpe, qui, en 1997, fut reconnu coupable d’avoir torturé l’immigrant haïtien Abner Louima ; et l’officier Francis Livoti, qui, le 22 décembre 1994, étrangla de ses mains un certain Anthony Baez – le jeune homme avait malencontreusement lancé un ballon sur le capot de sa voiture… Ils furent respectivement condamnés à trente et à sept ans et demi de prison. Quant à Louima, il obtient de la ville de New York une indemnisation record de 8,75 millions de dollars…

    Usage excessif de la force contre les jeunes Noirs

    Le problème est partout le même. Au terme d’une enquête de deux ans, le ministère de la Justice a ainsi estimé que la police de Cleveland, dans l’Ohio, avait tendance à faire de la force un usage excessif contre les jeunes Noirs. C’est dans cette ville que Tamir Rice, 12 ans, qui tenait dans les mains un pistolet factice, a été tué, en novembre, par le policier Tim Loehmann. Ce dernier a ouvert le feu deux secondes après être descendu de son véhicule et, semble-t-il, sans sommation.

    Deux ans auparavant, dans une autre ville, il avait été jugé inapte au service en raison d’un fâcheux manque de sang-froid. En 2010 et 2011, à Miami, en Floride, sept Noirs ont été tués en huit mois. Autre enquête du ministère de la Justice et résultat identique : usage excessif de la force. Même chose à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, où 23 Noirs ont été flingués sans raison depuis quatre ans.

    Depuis cinq ans, une vingtaine de procédures ont été engagées contre des polices locales. Deux fois plus qu’au cours des cinq années précédentes.

    Depuis qu’un Africain-Américain, Eric Holder en l’occurrence, a été nommé procureur général des États-Unis, il y a cinq ans, une vingtaine de procédures ont été engagées contre des polices locales. Deux fois plus qu’au cours des cinq années précédentes. Ce même Holder n’hésite pas à poursuivre des policiers relaxés au niveau local. C’est ainsi que Darren Wilson fait l’objet d’une enquête fédérale afin qu’il soit établi s’il a violé les droits de Michael Brown. Le policier blanc qui, dans un magasin Walmart de l’Ohio, a, au mois d’août, abattu John Crawford III est dans le même cas.

    Le seul tort de la victime ? Elle tenait à la main une carabine à air comprimé qu’elle venait d’acheter… Mais ne désespérons pas, il arrive quand même que des policiers soient condamnés. C’est le cas Johannes Mehserle, qui, en 2009, tua Oscar Grant III dans le métro à Oakland (le drame a inspiré le film Fruitvale Station). En Caroline du Sud, un jury public vient d’inculper pour meurtre l’ancien chef de la police d’Eutawville. Même chose à Charlotte, Caroline du Nord, pour Randall Kerrick. C’est la première fois dans cette ville depuis plus de trente ans qu’un policier en service est ainsi mis en cause. Mieux vaut tard que jamais.

    Jeune afrique

  • RDC : des bâtiments publics incendiés après le nauffrage d’un bateau surchargé sur le fleuve Congo

    RDC : des bâtiments publics incendiés après le nauffrage d’un bateau surchargé sur le fleuve Congo

    Video-Tunisie : la police recule face aux manifestants-Le naufrage d’un bateau surchargé sur le fleuve Congo, dans le nord-est de la RDC, a provoqué la colère de jeunes qui ont incendié jeudi des bâtiments publics.
    Nouveau drame sur le fleuve Congo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Au moins 30 personnes sont mortes dans le naufrage d’un bateau surchargé. L’accident s’est déroulé le 22 décembre au niveau du village Yakusu II, à environ 35 kilomètres au nord de Kisangani, la capitale de la province Orientale.
    “On compte 105 rescapés et on a repêché 30 corps. Les recherches continuent”, a déclaré Monulphe Bosso, porte-parole du gouverneur provincial Jean Bamanisa. “Au départ, à Kisangani, le bateau avait embarqué 39 personnes, selon le manifeste présenté aux autorités compétentes. C’était peut-être pour tromper la vigilance des services fluviaux (…) car sur la route ils ont pris d’autres passagers”, a souligné Monulphe Bosso.

    “Ils ont embarqué beaucoup plus de gens, (…) le bateau était plein de marchandises et bondé de gens au-dessus. Ils ont heurté une roche” et le bateau a coulé.
    Une importante délégation officielle devait se rendre vendredi à Isangi, la localité à 125 kilomètres au nord-ouest de Kisangani où devait arriver normalement le bateau, et où, jeudi 25 décembre, des jeunes en colère ont détruit des bâtiments publics.
    “Ils ont incendié les bureaux du commissariat fluvial et de la force navale. C’étaient des jeunes gens en colère parce qu’ils ont perdu des membres de leur famille, et ils disent que ces gens (les autorités) ne sont pas rigoureux dans ce qu’ils font” pour assurer la sécurité, a expliqué Monulphe Bosso.
    (Avec AFP)

     

  • La Reine prêche pour la réconciliation

    La Reine prêche pour la réconciliation

    reine_elisabeth_II-La Reine d’Angleterre a souligné dans son message de Noël l’importance de la réconciliation entre les peuples.

    Elle abordé l’impact du référendum en Ecosse, un sujet qui a divisé l’opinion au Royaume Uni, avant de de saluer le moment historique au jour de noël de 1914 quand les soldats allemands et britanniques ont décidé de déposer les armes.

    “Des fois, il était apparu que la cause de la réconciliation était perdue… mais la trêve de noël nous rappelle que la paix et la bienveillance ont un pouvoir éternel,” a déclaré Elisabeth II.

    Dans son message, le chef d’Etat a indiqué que l’exemple du Christ lui a enseigné de “respecter et de valoriser tous les peuples, quelle que soit leur foi.”

    Elle a déclaré que nombreux ont ressenti une “grande déception” et d’autres “un grand soulagement” après le référendum en Ecosse à l’issue duquel le Non l’a remporté.

    “Combler les divergences prendra du temps,” a-t-elle dit.

    Cependant, elle a dit qu’elle a constaté, à l’occasion d’une visite à Belfast, que l’Irlande du Nord a déjà commencé la marche vers la cicatrisation des plaies de plusieurs années de division.

    La Reine n’a pas fait de surprise en choisissant le thème de la réconciliation pour son message de cette année.

    En effet, pendant 2014, un intérêt particulier a été accordé au centenaire de la Première Guerre Mondiale.

    En revanche, son choix d’aborder les sujets d’actualité comme l’Ecosse et l’Irlande du Nord a surpris plus d’un.

    La Reine, qui se veut au-dessus de la mêlée, s’exprime rarement sur les questions politiques.

    bbc

  • RDC: Au Katanga, le discours de Moise Katumbi salué par la population

    RDC: Au Katanga, le discours de Moise Katumbi salué par la population

    katumbi-Après deux mois passés à l’étranger, le gouverneur du Katanga est rentré mardi à Lubumbashi. Moise Katumbi Chapwe a été accueilli par une foule nombreuse. Dès son arrivée, il a pris la parole pour une brève allocution. Pour beaucoup, le gouverneur s’est aligné sur ceux qui déconseillent à Joseph Kabila d’effectuer un troisième mandat.

    Au Katanga, le discours de Moise Katumbi n’a pas surpris. Depuis l’échec du conclave des notables katangais à Kinshasa, il y a quelques semaines, les relations entre le sommet et les responsables de la province cuprifère ont changé. Les participants à ses assises avaient rejeté la révision constitutionnelle et le découpage territorial.

    En séjour prolongé à l’étranger, le gouverneur Katumbi avait-il le choix d’agir contrairement à la volonté de la population au risque d’être désavoué par celle-ci ? Opposition, majorité, société civile ; tous semblent être sur la même longueur d’onde. Et c’est du Katanga qu’ont été annoncées les deux premières défections au sein de la majorité.

    L’adresse – quoique brève – de Moise Katumbi Chapwe, à son retour à Lubumbashi, semble avoir ravi une frange importante de la population venue nombreuse l’accueillir. Reste maintenant au patron du Tout Puissant Mazembe de dire clairement ce qu’il veut.

    RFI

  • Le pape François célèbre Noël sur fond de guerre et de fondamentalisme religieux

    Le pape François célèbre Noël sur fond de guerre et de fondamentalisme religieux

    PAPE F-Le pape François célèbre jeudi la fête de Noël, en envoyant à 1,2 milliard de catholiques sa bénédiction “urbi et orbi”, sur fond de guerres et de fondamentalisme religieux.

    C’est le deuxième Noël du pape argentin qui vient de fêter ses 78 ans et qui, écouté de certains non croyants et membres d’autres religions, jouit d’une popularité forte dans le monde entier.

    A l’occasion de cette fête, célébrant la naissance de Jésus, et la deuxième plus importante du calendrier chrétien après Pâques, il est de tradition que le chef de l’Eglise catholique s’adresse “à la ville et au monde” (“urbi et orbi”) et lance des appels pour remédier à des situations de guerre et d’injustice.

    Ces appels sont retransmis par des télévisions du monde entier.

    Le drame des chrétiens et des autres minorités religieuses persécutées au Moyen Orient, notamment par l’organisation Etat islamique (EI), la guerre en Syrie, le conflit israélo-palestinien, seront certainement cités par François dans ces appels.

    En Afrique, il devrait évoquer aussi la violence fondamentaliste qui ne cesse de s’étendre du Nigeria au Sahel, les autres conflits souvent oubliés, et les 7. 500 morts du virus Ebola.

    Il pourrait demander aussi aux parties dans le conflit en Ukraine de ne plus céder à la violence.

    Parmi les thèmes probables, le drame des migrants qui fuient la misère et sont victimes de passeurs, l’accueil des étrangers par les pays riches, la traite des personnes, les désastres naturels. François doit publier l’année prochaine une encyclique très attendue sur l’écologie et la préservation de la “création”.

    Généralement ces appels, prononcés en italien, sont brefs et le pape n’improvise pas. Soucieux de concision, il a mis fin à la tradition qui voulait qu’il lise dans plus de cent langues des voeux de “bon Noël”.

    – ‘Le monde a besoin de tendresse’ –

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, lors de la solennelle “messe de minuit”, François avait demandé aux catholiques de réagir aux conflits et aux pires situations par “la douceur”, et de répondre au “besoin de tendresse” des personnes en difficulté plutôt que d’offrir “des solutions impersonnelles et efficaces”.

    “Comme le monde a besoin de tendresse aujourd’hui!” s’était exclamé le pape argentin, commentant l’Evangile de la Nativité.

    Au Moyen Orient, la fête de Noël a été endeuillée par la guerre et l’exode des chrétiens. A Bethléem, ville des territoires palestiniens et lieu de naissance du Christ selon la tradition, le climat de tensions exacerbées a fait fuir les pèlerins étrangers.

    Ce Noël est particulièrement difficile pour les 150. 000 chrétiens déplacés d’Irak.

    François a adressé une longue lettre aux chrétiens d’Orient, les exhortant à la “persévérance”.

    En Syrie, les messes de minuit ont été anticipées dans l’après-midi de mercredi pour réduire les risques de violences.

    En Sierra Leone, en raison d’Ebola, les rassemblements publics ont été interdits, alors que le confinement de tout le Nord a commencé pour cinq jours. Les rassemblements sont aussi interdits à Conakry, capitale de la Guinée. Au Liberia, s’il n’y a pas d’interdiction des festivités, Noël n’y a pas cette année la même saveur, la population économisant en période d’urgence.

    En Chine, une métropole de l’est, Wenzhou, connue pour son importante communauté chrétienne, a interdit aux établissements scolaires de célébrer Noël, tradition trop “occidentale”. Les autorités locales ont dit “vouloir inciter les écoles à porter davantage d’attention aux fêtes traditionnelles chinoises”, “plutôt que de se concentrer sur les fêtes occidentales”, selon le journal Global Times.

    Le pape a envoyé un vidéomessage aux Coréens, leur rappelant son voyage en août en Corée du Sud, retransmis sur la chaîne sud-coréenne KBS: “la grande célébration en l’honneur des martyrs (catholiques aux XVIIIe et XIXe siècles), les rencontres avec les jeunes demeurent vives dans ma mémoire”, a-t-il confié.

    A Cuba, les célébrations de Noël, longtemps interdites par le régime, se déroulaient dans une atmosphère égayée par un cadeau anticipé: le rapprochement avec les Etats-Unis.

    Jeuneafrique