Author: Don Kayembe

  • Gambie: Le President Yaya Jammeh aurait échappé à une tentative de coup d’état.

    Gambie: Le President Yaya Jammeh aurait échappé à une tentative de coup d’état.

    Yaya Jammeh-En déplacement hors de son pays, le président gambien Yaya Jammeh aurait échappé à une tentative de coup d’état.

    En effet des tirs nourris ont été entendus ce matin près du palais présidentiel à Banjul, la capitale.

    Dans un communiqué publié sur page facebook qui lui est attribuée, Yaya Jammeh a déclaré que c’était Lamine Sanneh, un ancien militaire tombé en disgrâce avec le régime, qui était l’auteur de la tentative.

    Mais aucune source indépendante n’est en mesure de confirmer cette information.

    Droits de l’homme

    Yaya Jammeh avait 29 ans lorsqu’il arrive au pouvoir en 1994, à la faveur d’un coup d’état. En 20 ans, il s’est fait élire 4 fois, lors d’élections dont la transparence a été contestée par les observateurs et l’opposition.

    Reporters Sans frontière classe la Gambie au 155eme rang sur 180 pays et dénonce, depuis 20 ans, des répressions de manifestations, des homicides illégaux, des disparitions forcées, des tortures sur journalistes.

    De nombreux journalistes ou membres de l’opposition sont en exil.

    « Ce climat de peur incite la plupart des journalistes, des défenseurs des droits humains et des citoyens à se murer dans le silence ou à fuir le pays. » note RSF

    En 2012, neuf prisonniers, dont deux Sénégalais, ont été exécutés, alors que la peine de mort n’avait pas été appliquée depuis 1985.

    Un acte condamné par de nombreux pays et institutions dont l’Union Africaine.

    Le président gambien Yaya Jammeh
    Le président gambien Yaya Jammeh

    Relations internationales

    La Gambie entretient des relations compliquées avec son voisin, le Sénégal, qui l’a accusé par le passé de soutenir la rébellion en Casamance. Banjul, de son côté, a aussi accusé Dakar de chercher à déstabiliser le pouvoir de Yaya Jammeh.

    La frontière entre les deux pays a souvent été fermée.

    L’Union Africaine (UA), a parfois critiqué les décisions du pouvoir gambien. Mais l’appartenance de la Gambie à la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’UA et l’Organisation des Etats Islamique n’a jamais été remise en question.

    En 2013, le pays s’est retiré du Commonwealth (l’ensemble des États et territoires issus de l’ancien Empire britannique), auquel il appartient depuis 1965, accusant l’institution de ‘’néocolonialisme’’.

    Critiques

    Le président est décrit comme assez excentrique. Il prétend soigner le SIDA et l’asthme, et même Ebola par des herbes médicinales.

    Le président guérisseur est connu pour son langage sans ambages et ses déclarations choc, comme, en 2009, lorsqu’il menace de mort les défenseurs des droits de l’homme « Je vous préviens que votre sécurité n’est pas garantie. Nous sommes prêts à tuer les saboteurs ! »

    Paradoxalement, le pays abrite toutefois le siège de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

  • États-Unis – Corée du Nord : hackeurs masqués

    États-Unis – Corée du Nord : hackeurs masqués

    interview-Qui a piraté la firme Sony fin novembre ? Le FBI affirme détenir la preuve de l’implication de la Corée du Nord. Barack Obama confirme l’accusation, menace, mais ne convainc pas.

    “Je pense que Sony Pictures a fait une erreur [en annulant la sortie du film L’interview qui tue !] […] Nous ne pouvons accepter qu’un dictateur, quelque part, impose une censure ici, aux États-Unis.” Lors de sa conférence du 19 décembre, Barack Obama s’en est pris à la Corée du Nord, qui, si les informations du FBI sont exactes, serait à l’origine de la cyberattaque qui a frappé Sony le 24 novembre.

    Des pirates ont en effet mis en ligne d’innombrables documents, e-mails, adresses, numéros de sécurité sociale et de comptes bancaires appartenant à 47 000 employés. La Corée du Nord a aussitôt nié toute responsabilité, proposé à la Maison Blanche l’ouverture d’une enquête conjointe, mais estimé que “les auteurs du piratage méritent d’être félicités”.

    Elle avait prévenu les États-Unis : jamais elle ne tolérerait la diffusion de L’Interview qui tue !, film parodique racontant l’histoire de deux journalistes engagés par la CIA pour assassiner Kim Jong-un. On sait qu’en Corée du Nord toute critique du dirigeant suprême s’apparente à un crime. Là, le crime était d’autant plus grave que Sony avait programmé la sortie du film quand prenait fin le deuil national marquant le troisième anniversaire de la mort de Kim Jong-il.

    Des bataillons de hackeurs sont formés

    La Corée du Nord a-t-elle, oui ou non, commandité ce piratage ? Le FBI affirme détenir la preuve de son implication : les outils utilisés présenteraient des similitudes avec ceux mis en oeuvre lors d’une précédente attaque, en mars 2013, contre des banques et des médias sud-coréens. Ce pays a sans nul doute les moyens de mener une telle offensive. Chaque année, des bataillons de hackeurs sortent “diplômés” de ses centres de formation. Ils sont triés sur le volet parmi les meilleurs élèves en maths des grandes universités et sont astreints à une spécialisation de haut niveau au sein de l’unité 121, qui dépend de l’armée. Selon certaines sources, non vérifiées, ils seraient ensuite envoyés dans des pays amis (Chine ou membres de l’ex-bloc de l’Est) pour exercer leur talent : recueillir du renseignement militaire et/ou industriel.

    L’implication de Pyongyang est donc plausible. Est-elle crédible ? Les experts ont du mal à croire que les États-Unis aient pu remonter avec précision à “des ordinateurs gouvernementaux”. Il n’a par exemple jamais été prouvé que les attaques de 2004 (contre le réseau intranet militaire sud-coréen) et de 2006 (contre le département d’État) étaient son oeuvre.

    Le nom du groupe qui a revendiqué l’attaque contre Sony (“les Gardiens de la paix”), son vocabulaire et sa référence au 11 Septembre ressemblent peu à la rhétorique nord-coréenne. Cette cellule évoque des attaques terroristes visant les salles projetant le film. Ce qui a incité Sony à suspendre sa diffusion. Le message est inquiétant, mais le modus operandi laisse perplexe. Pyongyang menace périodiquement les États-Unis du feu nucléaire ou provoque la communauté internationale par des lancements de missiles, mais a-t-il les moyens de déclencher des attaques simultanées dans plusieurs villes américaines ?

    Contrairement à la mouvance islamiste radicale, il ne dispose pas aux États-Unis de loups solitaires prêts à frapper. Le département de la sécurité intérieure n’aurait d’ailleurs pas trouvé les menaces crédibles. Dans un volte-face de dernière minute, le 23 décembre, Sony a décidé de projeter le film pour Noël. Quoi qu’il en soit, l’intervention d’Obama peut être considérée comme une victoire pour la Corée du Nord. En répondant en personne, le président américain est entré dans son jeu.

    Jeune Afrique

  • Élections en RDC : l’UDPS plaide pour une “organisation consensuelle” en 2016

    Élections en RDC : l’UDPS plaide pour une “organisation consensuelle” en 2016

    udps-Bruno Mavungu et Félix Tshisekedi, deux leaders de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont tenu dimanche une conférence à Paris au cours de laquelle ils ont indiqué la position de leur parti sur les prochaines élections en RDC, en 2016.

    Dimanche 28 décembre, 16 heures. La salle de conférence de l’Hôtel Normandie, rue de l’Échelle à Paris, est déjà noire de monde. Des militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), l’une de principales formations politiques de l’opposition de la RDC, attendent impatiemment l’arrivée de Bruno Mavungu, secrétaire général du parti, et de Félix Tshisekedi, le chargé des relations extérieures. Deux de leurs dirigeants de passage dans la capitale française.

    Dans une ambiance bon enfant, en attendant les deux orateurs du jour en retard, des militants se procurent à l’entrée de la salle des t-shirts à l’effigie d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS, qui se trouve encore en convalescence en Belgique. “C’est notre président qui a gagné les élections de 2011”, commente un cadre du parti. Tout porte à croie que trois années plus tard, la réélection de Joseph Kabila n’a pas toujours été digérée à l’UDPS.

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    Lorsque Bruno Mavungu et Félix Tshisekedi font finalement leur entrée après 30 minutes de retard, l’assemblée, peu rancunière, se lève pour les applaudir. La conférence peut enfin commencer. Edouard Maludji Olito, représentant de l’UDPS en France, se charge de “tracer les périmètres” des échanges. Au menu : situation interne au sein du parti, réactions sur discours de Joseph Kabila relatif à l’état de la nation et accord-cadre d’Addis-Abeba.

    “Tempête dans un verre d’eau”

    Bruno Mavungu se veut rassurant. Toutes les dissensions internes rapportées ces derniers jours ne seraient qu’une “tempête dans un verre d’eau”. “L’UDPS se porte bien”, assure-t-il, faisant référence notamment au “succès” de la dernière tournée de Félix Tshisekedi dans les deux Kasaï et au Katanga.

    Traitant le président Kabila d’arrogant pour avoir “défié la communauté internationale”, le secrétaire général de l’UDPS soutient que son parti, lui, est resté attaché aux prescriptions de l’accord-cadre d’Addis Abeba et demande l’ouverture d’un dialogue politique pour assurer une “alternance apaisée” en RDC. Un dialogue qui devait se pencher entre autres sur le “contentieux électoral de 2011” [l’UDPS continue à considérer son champion comme le “président élu” de la République, NDLR] et la “restructuration de la commission électorale nationale indépendante (Ceni)”, condition sine qua none pour une “organisation consensuelle des élections”, selon Bruno Mavungu. Quitte à glisser au-delà de 2016 ?

    L’UDPS n’écarte pas l’hypothèse et avance l’idée de la mise en place d’une transition politique. “Nous devons considérer la question dans tous ses angles. La transition, c’est quelque chose à définir dans le dialogue : on peut ou ne pas aller dans une transition mais on peut retarder les choses pour que l’aboutissement soit heureux”, explique Mavungu. Et Félix Tshisekedi de renchérir : “Nous continuons à marteler la nécessité de la tenue d’un dialogue” en RDC. Une voie pourtant abandonnée par l’opposant Vital Kamerhe, présenté il y a quelques semaines encore comme son nouvel allié. “Mais l’UDPS a son propre agenda pour 2016”, se justifie un cadre du parti. Difficile d’y voir clair, pour le moment.

    Jeune Afrique

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    Par Trésor Kibangula

  • «I love you» de Félix Wazekwa est sorti en France

    «I love you» de Félix Wazekwa est sorti en France

    Felix Wazekwa, artiste musicien congolais.-L’artiste-musicien Félix Wazekwa annonce la sortie de son nouvel album intitulé «I Love you» pour la fin du mois de décembre à Kinshasa. Cet opus est déjà sorti dans les bacs depuis le week-end dernier à Paris en France.

    Cet album de 13 titres intervient après « Adamu na Eva » qui avait été bien accueilli par le public kinois.
    Dans son nouvel opus, le patron de l’orchestre Culture Pays Vie exhorte ses mélomanes à cultiver la paix et l’amour.
    ​Félix Wazekwa parle son nouvel album au micro de Nico Kalambay.

  • RDC : la révision constitutionnelle s’éloigne (un peu)

    RDC : la révision constitutionnelle s’éloigne (un peu)

    minaku a-Le président de l’Assemblée nationale congolaise a affirmé samedi « qu’il ne serait pas question d’une éventuelle révision constitutionnelle » au cours de la session extraordinaire du Parlement. L’opération « déminage » d’Aubin Minaku ne rassure pas complètement l’opposition.

    Aubin Minaku calme le jeu à Kinshasa, où le débat sur une possible modification de la Constitution agite la classe politique congolaise. Lors de l’ouverture de la session extraordinaire du Parlement, ce samedi, les deux chambres devaient notamment examiner le projet de loi électorale. Au menu : la loi n°006/006 du 09 mars 2006, modifiée en 2011, portant sur l’organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales. L’opposition craint que le président Joseph Kabila ne cherche à changer les règles du jeu pour pouvoir se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat en 2016.

    « Pas de manipulation de la loi électorale » selon Minaku

    Samedi, le président de l’Assemblée nationale à repousser toute possibilité d’une révision constitutionnelle pendant la session extraordinaire des deux chambres, entre le 27 décembre et le 26 janvier 2015. Minaku a déclaré « qu’il ne serait pas question d’une éventuelle révision constitutionnelle, le gouvernement devant d’abord déposer son projet de loi électorale ». Pour justifier cette position, le président de l’Assemblée a expliqué qu’il n’y avait pas sur sa table de texte « sur la question de la loi électorale en état d’être présenté en plénière ». Revenant sur la polémique que suscite la possible modification de la Constitution par la majorité présidentielle, Minaku a martelé : « il n’est pas question ni d’une quelconque révision constitutionnelle, ni d’une quelconque manipulation de la loi électorale aux fins de révision constitutionnelle ou de prolongement de nos différents mandats respectifs ».

    L’opposition prudente

    Les groupes parlementaires d’opposition, MLC, UDPS et UNC ont « pris acte » des déclarations d’Aubin Minaku, mais notent toutefois l’ambiguïté du président de l’Assemblée sur la loi électorale « dont il a reconnu l’absence de toute proposition ». L’opposition se veut donc méfiante et déclare qu’elle ne participera pas « à une quelconque séance de travail de l’Assemblée nationale visant la discussion et le vote d’une modification ou d’une nouvelle loi électorale ». Les opposants exigent enfin de la Commission électorale (CENI) la publication « sans délai d’un calendrier électoral global afin de mettre fin aux institutions illégitimes ». Si les propos rassurants d’Aubin Minaku avaient pour objectifs de désamorcer une crise politique larvée au Parlement congolais, le calme risque d’être de courte durée. Le calendrier électorale pourrait glisser et l’opération de recensement général de la population voulue par le président Kabila pourrait retarder les échéances. La « patate chaude » électorale est désormais dans les mains de la CENI.

    Christophe RIGAUD

  • RDC : le Parlement écarte l’éventualité d’une révision constitutionnelle

    RDC : le Parlement écarte l’éventualité d’une révision constitutionnelle

    A. minaku-Le bureau de l’Assemblée nationale de la RDC a déclaré samedi, lors de l’ouverture d’une session extraordinaire, qu’il ne dispose pas encore sur sa table d’un texte sur la question de la loi électorale en état d’etre présenté.

    “Pour l’instant, votre bureau considère qu’il n’y a point sur sa table un texte sur la question de la loi électorale en état d’ être présenté en plénière. Si le gouvernement dépose le projet de loi à temps, votre bureau fera rapport à la plénière”, a déclaré Aubin Minaku, le président du bureau du Parlement, Aubin Minaku.
    Au cours de cette session qui s’étend au 26 janvier prochain, il ne sera pas question d’une éventuelle révision constitutionnelle, a-t-il affirmé, ajoutant que le gouvernement devait déposer son projet de loi électorale.

    Pourtant, l’ordre du jour de cette session extraordinaire prévoit l’examen d’une proposition ou d’un projet de loi modifiant et complétant la loi telle que modifiée en 2011 et portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales.
    L’opposition craint que la majorité ne profite de l’examen d’un projet de loi électorale pour lever les dispositions légales qui empêchent le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016.
    Dans son discours prononcé samedi devant les députés, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku est revenu sur la polémique relative à la modification de la constitution.

    “Au cours de cette session, il n’est pas question ni d’une quelconque révision constitutionnelle, ni d’une quelconque manipulation de la loi électorale aux fins de révision constitutionnelle ou de prolongement de nos différents mandats respectifs”, a-t-il assuré.

    Xinhua

  • CAN 2015 : tout sur la préparation des équipes

    CAN 2015 : tout sur la préparation des équipes

    coupe-À environ trois semaines du coup d’envoi de la CAN 2015 en Guinée équatoriale (17 janvier-8 février), les seize qualifiés vont entamer leur préparation. Et quelques sélections ont déjà pris un peu d’avance sur les autres.

    GROUPE A

    Guinée équatoriale

    Avec ses joueurs locaux, le Nzalang Nacional a entamé sa préparation à Lisbonne (Portugal) le 18 décembre, où plusieurs matchs amicaux sont prévus contre des clubs portugais.

    Congo

    En stage à Saly, au Sénégal, les Diables Rouges affronteront le Cap Vert, le 10 janvier à Dakar. Une autre rencontre pourrait avoir lieu face à un club local.

    Burkina Faso

    Les vice-champions d’Afrique se prépareront en Afrique du Sud. Deux matchs amicaux sont au programme, face au Swaziland (10 janvier) et au Botswana (13 janvier) à Nelspruit.

    Gabon

    Lors de leur stage au Maroc, les Panthères affronteront le Sénégal le 9 janvier. De retour à Libreville, ils seront opposés au Mali, le 12.

    GROUPE B

    Cap-Vert

    Après un stage d’une semaine à Lisbonne (3-9 janvier), les Lusophones se rendront à Dakar pour une rencontre face au Congo le 10.

    Tunisie

    Les Aigles de Carthage se prépareront chez eux, à Hammamet puis à Monastir. Ils croiseront l’Algérie le 11 janvier à Rades et le Mali le 13 à Libreville.

    Zambie

    Les champions d’Afrique 2012, après un stage chez eux, s’installeront en Afrique du Sud, où ils se mesureront aux Bafana-Bafana le 4 janvier à Johannesburg.

    RDC

    L’équipe de RDC commencera avec un mini-stage à Kinshasa avec les locaux, puis le grand regroupement s’effectuera le 3 janvier à Yaoundé (Cameroun). Avec, sur place, le 10 ou le 11 un test face aux Lions indomptables et un autre face à un club.

    GROUPE C

    Sénégal

    Les Lions de la Téranga, en stage à El Jadida (Maroc), ont conclu deux matchs amicaux, face au Gabon le 9 janvier et face à la Guinée le 13. Une troisième rencontre est à l’étude.

    Afrique du Sud

    Après avoir reçu la Zambie le 4 janvier, les Sud-Africains peaufineront leur préparation au Gabon, où ils joueront face au Mali le 9 et face au Cameroun le 14.

    Ghana

    Les Black Stars seront au vert à Séville (Espagne). À ce jour, le programme de préparation n’est pas finalisé.

    Algérie

    En stage à Sidi Moussa, près d’Alger, les Fennecs n’en sortiront que pour aller affronter leur voisin Tunisien, le 11 janvier à Rades.

    GROUPE D

    Guinée

    Le Syli National s’installera à Casablanca (Maroc). Deux tests sont au programme : contre le Maroc Olympique le 10 et contre le Sénégal le 13.

    Mali

    C’est à Bitam (Gabon) que les Aigles se prépareront. Ils ont conclu deux rencontres face à l’Afrique du Sud le 9, le Gabon le 12 et la Tunisie le 13.

    Cameroun

    Après un premier match face à la RDC à Yaoundé le 7 janvier, les Lions indomptables mettront le cap sur Libreville, où d’autres tests, notamment contre l’Afrique du Sud (le 14) sont prévus.

    Côte d’Ivoire

    Les Éléphants se prépareront à Abu Dhabi (Émirats Arabes Unis). Des matchs face au Nigeria le 8 janvier et face à la Suède le 15 sont prévus.

    Jeune Afrique

  • “On ne touche pas aux Constitutions”, dit Abdoulaye Bathily

    “On ne touche pas aux Constitutions”, dit Abdoulaye Bathily

    abdoulayi-Abdoulaye Bathily est le représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale.

    Il est l’un des rares à avoir osé mettre en gardeBlaise Compaoré. En vieux routier de la politique, l’ancien dirigeant marxiste sénégalais de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT), formé sur les bancs du Prytanée militaire de Saint-Louis dans les années 1960, ne craint plus, à 67 ans, de froisser quelques susceptibilités. Il faut savoir partir, martèle-t-il. C’est une question de principe.

    Nommé représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale en mai dernier, après un passage par la Minusma à Bamako, Abdoulaye Bathily sait que 2015 et 2016 seront des années électoralement chargées dans la sous-région. Avec tous les risques que cela comporte.

    Jeune Afrique : Avez-vous tenté de dissuader Blaise Compaoré de se maintenir à la tête du Burkina ?

    Abdoulaye Bathily : Oui, et je l’ai fait dès 2011. Les mutineries du mois d’avril de cette année-là étaient un signal d’alarme auquel il aurait dû prêter attention, d’autant que le système qu’il avait mis en place aurait permis que la transition se fasse en douceur. Je l’ai ensuite appelé, les 28 et 29 octobre dernier [Compaoré démissionnera le 31]. Je lui ai dit qu’il fallait qu’il renonce. Il m’a répondu qu’il était en train de gérer la situation. Le résultat, on le connaît.

    Il est rare qu’un chef d’État s’entende donner ce type de conseils !

    Et c’est bien le problème. En Afrique, les membres de l’entourage d’un président les inciteront toujours à se maintenir au pouvoir. Ils disent : “Restez, sinon ce sera le chaos.” La vérité, c’est que ce sont eux qui ont beaucoup à perdre et qui en oublient l’intérêt de leur pays. Quand il a décidé qu’il était temps pour lui de se retirer [en 1985], le Tanzanien Julius Nyerere n’a pas consulté son parti. Il a pris cette décision seul, pour ne pas prêter le flanc aux pressions. Pour ma part, j’ai analysé la situation au Burkina ; j’en ai conclu qu’il n’était pas possible de modifier la Constitution, parce que les conditions n’étaient pas réunies pour faire du forcing, et il était de mon devoir de le faire savoir à Blaise Compaoré, que je connaissais depuis longtemps.

    Qu’est-ce qui vous a fait dire que cette fois-ci cela ne passerait pas ?

    Le parti [le Congrès pour la démocratie et le progrès] avait beaucoup changé. Au fil des années, il s’était éloigné de sa base militante, de ses idéaux et de ses fondateurs pour ne plus s’appuyer que sur des amis de Blaise Compaoré. C’était là une première fracture. Et puis les mutineries de 2011 étaient un signe avant-coureur : l’armée est un reflet de la société. L’une et l’autre se sont transformées en profondeur ces dernières décennies. Elles ne sont plus les mêmes qu’en 1983 [année de la révolution burkinabè]. Aujourd’hui, la jeunesse est formée et informée, on ne peut pas l’ignorer.

    Le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), que vous dirigez, a-t-il des inquiétudes face aux échéances électorales à venir dans la sous-région ?

    Bien sûr. En 2015 et 2016, pas moins de sept pays iront aux urnes dans notre région. Que l’on parle du Gabon, où nous sommes basés, ou des deux Congos, du Burundi, du Tchad ou encore du Rwanda, on voit déjà poindre des tensions. Notre rôle est de jouer les bons offices entre pouvoir et opposition, et c’est d’ailleurs ce que nous faisons en ce moment au Gabon. Mais force est de constater que l’Afrique centrale dans son ensemble n’a pas connu de transition démocratique aussi avancée que l’Afrique de l’Ouest.

    Avez-vous une position de principe sur la question des révisions constitutionnelles ?

    Il faut éviter de changer les Constitutions, surtout sur une base non consensuelle. Le syndrome burkinabè guette aujourd’hui plusieurs de ces pays. Même là où la question de la Constitution ne se pose pas, parce que les pouvoirs ont depuis longtemps réglé la question, l’aspiration à l’alternance est une donnée qui ne doit pas être négligée. Quel que soit le niveau de réalisations d’un pouvoir, quels que soient ses succès économiques, il y aura toujours un désir de changement.

    Vous étiez, en 2013, le numéro deux de la Minusma, la Mission des Nations unies au Mali. La situation que vous aviez à gérer est-elle à certains égards comparable à celle qui prévaut en Centrafrique ?

    La crise qu’a connu – et que connaît encore – le Mali n’est pas aussi profonde que celle que traverse la Centrafrique. Au Mali, c’est surtout la question du Nord qui s’est posée ; c’est un problème récurrent, certes, mais géographiquement limité à la région de Kidal, et cela n’a pas empêché la présidentielle de se dérouler sans problème sur les trois quarts du territoire en 2013. En Centrafrique, la crise dure depuis des décennies et n’a cessé de s’aggraver, au point qu’elle a aujourd’hui pris un caractère religieux.

    La communauté internationale s’est fortement impliquée au Mali. Diriez-vous qu’elle est, en Centrafrique, à la hauteur des enjeux ?

    Encore une fois, nous ne sommes pas confrontés au même type de situation. Au Mali, il y a des groupes politiques, avec lesquels on peut tenter de trouver un accord, et des jihadistes. Ces derniers sont très bien équipés et livrent aux forces maliennes et internationales une guerre asymétrique. Face à eux, une réponse militaire s’imposait. C’est différent en Centrafrique. D’abord parce que les groupes armés n’y ont pas atteint ce degré d’organisation. Ensuite parce que les ex-Séléka et les anti-balaka sont aujourd’hui prêts à s’engager dans un processus politique et qu’il faut à tout prix que les Centrafricains parviennent à se parler et à se réconcilier.

    Le nombre de Casques bleus déployés en Centrafrique est-il suffisant ?

    Globalement, oui. On parle de 12 000 hommes. Certes, le territoire est vaste, mais il ne faut pas oublier les éléments de l’opération Sangaris et ceux de l’Eufor. Tous participent à la stabilisation du pays. Même les troupes ougandaises qui traquent Joseph Kony et l’Armée de résistance du Seigneur [LRA] dans le Sud-Ouest constituent une présence dissuasive.

    D’abord prévue en février, la présidentielle a été reportée. Elle devra se tenir au plus tard en août 2015. L’échéance est-elle réaliste ?

    Il est indispensable que nous tenions les délais, parce qu’il y a un vrai risque que la crise s’aggrave et parce que les conditions régionales sont en train de se dégrader : Boko Haram agit comme un cancer dans tous les pays du bassin du lac Tchad. Si des élections ne viennent pas stabiliser la situation en Centrafrique, ce pays risque d’être à son tour contaminé. Il faut absolument éviter qu’il y ait une jonction entre les intégristes nigérians et certaines factions des groupes armés centrafricains. Nous sommes déjà très préoccupés par le fait que certains éléments de la Séléka se sont alliés à la LRA.

    Le budget des élections est-il bouclé ?

    Non. Nous avons besoin de 35 milliards de F CFA [53,4 millions d’euros], pour procéder à un nouveau recensement et pour organiser les opérations de vote, tout en s’assurant que les Centrafricains réfugiés dans les pays voisins pourront participer. Nous espérons faire le plein des contributions au prochain sommet de l’Union africaine.

    Catherine Samba-Panza doit-elle rester à la tête de l’État jusqu’aux élections, alors que sa gestion d’un don de l’Angola à la Centrafrique a fait débat ?

    Oui. Il n’est pas question de procéder à un changement qui risquerait de prolonger davantage la transition. Le groupe international de contact a été très clair sur ce point. Mais il faut aussi une amélioration de la gouvernance. Un État qui n’a pas de ressources propres et qui doit compter sur la communauté internationale pour payer le salaire des fonctionnaires a un devoir d’exemplarité.

    Michel Djotodia et Noureddine Adam, les anciens chefs de la Séléka, et l’ancien président François Bozizé peuvent-ils participer au forum de Bangui, en janvier ?

    Il me semble que les personnes qui sont à l’origine des conflits et des haines devraient laisser à d’autres le soin de conduire cette nouvelle phase. Tous ont des familles politiques qui peuvent continuer le combat sans eux. Dans l’intérêt de ce pays et dans leur propre intérêt.

    Propos recueillis par Anne Kappès-Grangé

    Jeune Afrique

  • FAUT-IL SACRIFIER LES LACS POUR CONGO AIRWAYS ?

    FAUT-IL SACRIFIER LES LACS POUR CONGO AIRWAYS ?

    LAC-avion-1140x641-A L’occasion de cette rencontre, plusieurs cadres de la compagnie (en cours de liquidation) ont demandé au Gouvernement de surseoir à sa décision de liquidation, soit de payer les indemnités de sortie des agents.

    Le directeur technique des LAC, Antoine MILTONI, estime que Congo Airways, la nouvelle compagnie que l’Etat vient de créer, et l’ancienne compagnie peuvent coexister sans que l’une ne gêne l’autre, au lieu de partir du néant:
    « L’Etat doit se conformer à la loi, enlever les entraves qui empêchent LAC de fonctionner et lui permettre de refonctionner normalement. Mais au cas où ils maintiendraient leur décision, il faudrait à tout prix que nos droits soient respectés et que d’ores déjà le patrimoine soit protégé pour empêcher les vautours de s’en approprier.»

    Au cours de la précédente tribune organisée sur le même sujet dimanche 5 mai 2013 par l’ONG la Voix des Sans Voix à Kinshasa, les agents des Lignes Aériennes Congolaises s’étaient opposés à la liquidation de leur entreprise, estimant qu’elle coûterait plus cher à l’Etat congolais que la relance de la société.

    Cette activité faisait suite à l’annonce faite le 17 avril 2013 au Sénat par le ministre des Transports, Justin KALUMBA, qu’une nouvelle compagnie aérienne nationale allait remplacer les LAC. Et il avait dévoilé à la presse, vendredi 11 avril 2014 à Kinshasa, le nom de cette nouvelle compagnie: «Congo Airways.»

    La liquidation d’une société est une opération qui consiste à transformer en argent les éléments de l’actif et à payer les dettes sociales de la société, afin d’en apurer le patrimoine.

    LAC est la société publique congolaise de transport aérien. Elle a été créée en 1961. Mais depuis environ deux décennies, l’entreprise connaît des difficultés de fonctionnement. Ses agents enregistrent plus de 200 mois d’arriérés de salaire. La dette sociale de l’entreprise est évaluée à environ 120 millions de dollars américains.

    Ne disposant plus d’avions pour assurer le trafic aérien depuis quelques années, LAC a vu son activité se réduire à la location de ses droits de trafic.

    Source: Internet

  • Nombreuses questions après le tragique naufrage d’un bateau

    Nombreuses questions après le tragique naufrage d’un bateau

    bateau-En RDC, le vice-gouverneur de la Province orientale effectue une visite de réconfort à Isangi, destination jamais atteinte par la baleinière qui a fait naufrage dans la nuit de lundi à mardi sur le fleuve Congo.

    Une vingtaine de cadavres ont pu être repêchés, mais le bilan du naufrage d’une baleinière sur le fleuve Congo en début de semaine demeure extrêmement incertain car le nombre total de passagers reste inconnu. Il y aurait eu à bord entre 250 et 400 personnes, alors que le manifeste de bord ne signalait que 39 passagers.

    Le vice-gouverneur de la Province orientale, Pascal Mombi, s’est lui rendu à Isangi, lieu d’arrivée prévu du navire. « Pour les disparus, je ne saurais vous donner les chiffres exacts dans la mesure où au départ, il y a vraiment une discordance entre les chiffres repris sur le manifeste et l’embarquement qui s’est fait de façon clandestine, a-t-il expliqué. Tout le monde n’était pas enregistré, surtout les bébés, les enfants qui allaient en vacances, ainsi que les étudiants, les élèves. »

    Jusque-là, les autorités se fient aux déclarations des rescapés qui avancent le chiffre de 250 à 400 personnes. Mais elles espèrent retrouver « le gérant du bateau », ainsi que le propriétaire, afin d’éclaircir ce point crucial, tant pour les équipes de recherches que pour l’enquête qui commence.

    Etablir les responsabilités

    En effet, une information judiciaire a été ouverte. Selon Pascal Mombi, d’innombrables manquements aux règlements depuis le départ de la baleinière à Kisangani expliquent la catastrophe : « Le bateau qui avait requis l’autorisation du commissaire fluvial à 14h40, est allé accoster dans un port privé à 17 heures. C’était, pour lui, le temps de prendre d’autres personnes et marchandises, ce qui a surchargé le bateau. Et il a quitté le port privé, non homologué d’ailleurs, aux environs de 23 heures. Donc la navigation s’est faite la nuit alors qu’il y a une interdiction formelle de naviguer la nuit. »

    Derrière ces surcharges, il y a aussi, selon le vice-gouverneur de la Province orientale, le phénomène du monopole de la navigation : « Il y a des dizaines de baleinières qui doivent naviguer mais les responsables de ces baleinières acceptent de faire la navigation à tour de rôle, pourvu que que chacun puisse remplir les personnes et les marchandises pour maximiser les recettes. »