Author: Don Kayembe

  • RDC : la révision constitutionnelle s’éloigne (un peu)

    RDC : la révision constitutionnelle s’éloigne (un peu)

    minaku a-Le président de l’Assemblée nationale congolaise a affirmé samedi « qu’il ne serait pas question d’une éventuelle révision constitutionnelle » au cours de la session extraordinaire du Parlement. L’opération « déminage » d’Aubin Minaku ne rassure pas complètement l’opposition.

    Aubin Minaku calme le jeu à Kinshasa, où le débat sur une possible modification de la Constitution agite la classe politique congolaise. Lors de l’ouverture de la session extraordinaire du Parlement, ce samedi, les deux chambres devaient notamment examiner le projet de loi électorale. Au menu : la loi n°006/006 du 09 mars 2006, modifiée en 2011, portant sur l’organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales. L’opposition craint que le président Joseph Kabila ne cherche à changer les règles du jeu pour pouvoir se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat en 2016.

    « Pas de manipulation de la loi électorale » selon Minaku

    Samedi, le président de l’Assemblée nationale à repousser toute possibilité d’une révision constitutionnelle pendant la session extraordinaire des deux chambres, entre le 27 décembre et le 26 janvier 2015. Minaku a déclaré « qu’il ne serait pas question d’une éventuelle révision constitutionnelle, le gouvernement devant d’abord déposer son projet de loi électorale ». Pour justifier cette position, le président de l’Assemblée a expliqué qu’il n’y avait pas sur sa table de texte « sur la question de la loi électorale en état d’être présenté en plénière ». Revenant sur la polémique que suscite la possible modification de la Constitution par la majorité présidentielle, Minaku a martelé : « il n’est pas question ni d’une quelconque révision constitutionnelle, ni d’une quelconque manipulation de la loi électorale aux fins de révision constitutionnelle ou de prolongement de nos différents mandats respectifs ».

    L’opposition prudente

    Les groupes parlementaires d’opposition, MLC, UDPS et UNC ont « pris acte » des déclarations d’Aubin Minaku, mais notent toutefois l’ambiguïté du président de l’Assemblée sur la loi électorale « dont il a reconnu l’absence de toute proposition ». L’opposition se veut donc méfiante et déclare qu’elle ne participera pas « à une quelconque séance de travail de l’Assemblée nationale visant la discussion et le vote d’une modification ou d’une nouvelle loi électorale ». Les opposants exigent enfin de la Commission électorale (CENI) la publication « sans délai d’un calendrier électoral global afin de mettre fin aux institutions illégitimes ». Si les propos rassurants d’Aubin Minaku avaient pour objectifs de désamorcer une crise politique larvée au Parlement congolais, le calme risque d’être de courte durée. Le calendrier électorale pourrait glisser et l’opération de recensement général de la population voulue par le président Kabila pourrait retarder les échéances. La « patate chaude » électorale est désormais dans les mains de la CENI.

    Christophe RIGAUD

  • RDC : le Parlement écarte l’éventualité d’une révision constitutionnelle

    RDC : le Parlement écarte l’éventualité d’une révision constitutionnelle

    A. minaku-Le bureau de l’Assemblée nationale de la RDC a déclaré samedi, lors de l’ouverture d’une session extraordinaire, qu’il ne dispose pas encore sur sa table d’un texte sur la question de la loi électorale en état d’etre présenté.

    “Pour l’instant, votre bureau considère qu’il n’y a point sur sa table un texte sur la question de la loi électorale en état d’ être présenté en plénière. Si le gouvernement dépose le projet de loi à temps, votre bureau fera rapport à la plénière”, a déclaré Aubin Minaku, le président du bureau du Parlement, Aubin Minaku.
    Au cours de cette session qui s’étend au 26 janvier prochain, il ne sera pas question d’une éventuelle révision constitutionnelle, a-t-il affirmé, ajoutant que le gouvernement devait déposer son projet de loi électorale.

    Pourtant, l’ordre du jour de cette session extraordinaire prévoit l’examen d’une proposition ou d’un projet de loi modifiant et complétant la loi telle que modifiée en 2011 et portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales.
    L’opposition craint que la majorité ne profite de l’examen d’un projet de loi électorale pour lever les dispositions légales qui empêchent le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016.
    Dans son discours prononcé samedi devant les députés, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku est revenu sur la polémique relative à la modification de la constitution.

    “Au cours de cette session, il n’est pas question ni d’une quelconque révision constitutionnelle, ni d’une quelconque manipulation de la loi électorale aux fins de révision constitutionnelle ou de prolongement de nos différents mandats respectifs”, a-t-il assuré.

    Xinhua

  • CAN 2015 : tout sur la préparation des équipes

    CAN 2015 : tout sur la préparation des équipes

    coupe-À environ trois semaines du coup d’envoi de la CAN 2015 en Guinée équatoriale (17 janvier-8 février), les seize qualifiés vont entamer leur préparation. Et quelques sélections ont déjà pris un peu d’avance sur les autres.

    GROUPE A

    Guinée équatoriale

    Avec ses joueurs locaux, le Nzalang Nacional a entamé sa préparation à Lisbonne (Portugal) le 18 décembre, où plusieurs matchs amicaux sont prévus contre des clubs portugais.

    Congo

    En stage à Saly, au Sénégal, les Diables Rouges affronteront le Cap Vert, le 10 janvier à Dakar. Une autre rencontre pourrait avoir lieu face à un club local.

    Burkina Faso

    Les vice-champions d’Afrique se prépareront en Afrique du Sud. Deux matchs amicaux sont au programme, face au Swaziland (10 janvier) et au Botswana (13 janvier) à Nelspruit.

    Gabon

    Lors de leur stage au Maroc, les Panthères affronteront le Sénégal le 9 janvier. De retour à Libreville, ils seront opposés au Mali, le 12.

    GROUPE B

    Cap-Vert

    Après un stage d’une semaine à Lisbonne (3-9 janvier), les Lusophones se rendront à Dakar pour une rencontre face au Congo le 10.

    Tunisie

    Les Aigles de Carthage se prépareront chez eux, à Hammamet puis à Monastir. Ils croiseront l’Algérie le 11 janvier à Rades et le Mali le 13 à Libreville.

    Zambie

    Les champions d’Afrique 2012, après un stage chez eux, s’installeront en Afrique du Sud, où ils se mesureront aux Bafana-Bafana le 4 janvier à Johannesburg.

    RDC

    L’équipe de RDC commencera avec un mini-stage à Kinshasa avec les locaux, puis le grand regroupement s’effectuera le 3 janvier à Yaoundé (Cameroun). Avec, sur place, le 10 ou le 11 un test face aux Lions indomptables et un autre face à un club.

    GROUPE C

    Sénégal

    Les Lions de la Téranga, en stage à El Jadida (Maroc), ont conclu deux matchs amicaux, face au Gabon le 9 janvier et face à la Guinée le 13. Une troisième rencontre est à l’étude.

    Afrique du Sud

    Après avoir reçu la Zambie le 4 janvier, les Sud-Africains peaufineront leur préparation au Gabon, où ils joueront face au Mali le 9 et face au Cameroun le 14.

    Ghana

    Les Black Stars seront au vert à Séville (Espagne). À ce jour, le programme de préparation n’est pas finalisé.

    Algérie

    En stage à Sidi Moussa, près d’Alger, les Fennecs n’en sortiront que pour aller affronter leur voisin Tunisien, le 11 janvier à Rades.

    GROUPE D

    Guinée

    Le Syli National s’installera à Casablanca (Maroc). Deux tests sont au programme : contre le Maroc Olympique le 10 et contre le Sénégal le 13.

    Mali

    C’est à Bitam (Gabon) que les Aigles se prépareront. Ils ont conclu deux rencontres face à l’Afrique du Sud le 9, le Gabon le 12 et la Tunisie le 13.

    Cameroun

    Après un premier match face à la RDC à Yaoundé le 7 janvier, les Lions indomptables mettront le cap sur Libreville, où d’autres tests, notamment contre l’Afrique du Sud (le 14) sont prévus.

    Côte d’Ivoire

    Les Éléphants se prépareront à Abu Dhabi (Émirats Arabes Unis). Des matchs face au Nigeria le 8 janvier et face à la Suède le 15 sont prévus.

    Jeune Afrique

  • “On ne touche pas aux Constitutions”, dit Abdoulaye Bathily

    “On ne touche pas aux Constitutions”, dit Abdoulaye Bathily

    abdoulayi-Abdoulaye Bathily est le représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale.

    Il est l’un des rares à avoir osé mettre en gardeBlaise Compaoré. En vieux routier de la politique, l’ancien dirigeant marxiste sénégalais de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT), formé sur les bancs du Prytanée militaire de Saint-Louis dans les années 1960, ne craint plus, à 67 ans, de froisser quelques susceptibilités. Il faut savoir partir, martèle-t-il. C’est une question de principe.

    Nommé représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale en mai dernier, après un passage par la Minusma à Bamako, Abdoulaye Bathily sait que 2015 et 2016 seront des années électoralement chargées dans la sous-région. Avec tous les risques que cela comporte.

    Jeune Afrique : Avez-vous tenté de dissuader Blaise Compaoré de se maintenir à la tête du Burkina ?

    Abdoulaye Bathily : Oui, et je l’ai fait dès 2011. Les mutineries du mois d’avril de cette année-là étaient un signal d’alarme auquel il aurait dû prêter attention, d’autant que le système qu’il avait mis en place aurait permis que la transition se fasse en douceur. Je l’ai ensuite appelé, les 28 et 29 octobre dernier [Compaoré démissionnera le 31]. Je lui ai dit qu’il fallait qu’il renonce. Il m’a répondu qu’il était en train de gérer la situation. Le résultat, on le connaît.

    Il est rare qu’un chef d’État s’entende donner ce type de conseils !

    Et c’est bien le problème. En Afrique, les membres de l’entourage d’un président les inciteront toujours à se maintenir au pouvoir. Ils disent : “Restez, sinon ce sera le chaos.” La vérité, c’est que ce sont eux qui ont beaucoup à perdre et qui en oublient l’intérêt de leur pays. Quand il a décidé qu’il était temps pour lui de se retirer [en 1985], le Tanzanien Julius Nyerere n’a pas consulté son parti. Il a pris cette décision seul, pour ne pas prêter le flanc aux pressions. Pour ma part, j’ai analysé la situation au Burkina ; j’en ai conclu qu’il n’était pas possible de modifier la Constitution, parce que les conditions n’étaient pas réunies pour faire du forcing, et il était de mon devoir de le faire savoir à Blaise Compaoré, que je connaissais depuis longtemps.

    Qu’est-ce qui vous a fait dire que cette fois-ci cela ne passerait pas ?

    Le parti [le Congrès pour la démocratie et le progrès] avait beaucoup changé. Au fil des années, il s’était éloigné de sa base militante, de ses idéaux et de ses fondateurs pour ne plus s’appuyer que sur des amis de Blaise Compaoré. C’était là une première fracture. Et puis les mutineries de 2011 étaient un signe avant-coureur : l’armée est un reflet de la société. L’une et l’autre se sont transformées en profondeur ces dernières décennies. Elles ne sont plus les mêmes qu’en 1983 [année de la révolution burkinabè]. Aujourd’hui, la jeunesse est formée et informée, on ne peut pas l’ignorer.

    Le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), que vous dirigez, a-t-il des inquiétudes face aux échéances électorales à venir dans la sous-région ?

    Bien sûr. En 2015 et 2016, pas moins de sept pays iront aux urnes dans notre région. Que l’on parle du Gabon, où nous sommes basés, ou des deux Congos, du Burundi, du Tchad ou encore du Rwanda, on voit déjà poindre des tensions. Notre rôle est de jouer les bons offices entre pouvoir et opposition, et c’est d’ailleurs ce que nous faisons en ce moment au Gabon. Mais force est de constater que l’Afrique centrale dans son ensemble n’a pas connu de transition démocratique aussi avancée que l’Afrique de l’Ouest.

    Avez-vous une position de principe sur la question des révisions constitutionnelles ?

    Il faut éviter de changer les Constitutions, surtout sur une base non consensuelle. Le syndrome burkinabè guette aujourd’hui plusieurs de ces pays. Même là où la question de la Constitution ne se pose pas, parce que les pouvoirs ont depuis longtemps réglé la question, l’aspiration à l’alternance est une donnée qui ne doit pas être négligée. Quel que soit le niveau de réalisations d’un pouvoir, quels que soient ses succès économiques, il y aura toujours un désir de changement.

    Vous étiez, en 2013, le numéro deux de la Minusma, la Mission des Nations unies au Mali. La situation que vous aviez à gérer est-elle à certains égards comparable à celle qui prévaut en Centrafrique ?

    La crise qu’a connu – et que connaît encore – le Mali n’est pas aussi profonde que celle que traverse la Centrafrique. Au Mali, c’est surtout la question du Nord qui s’est posée ; c’est un problème récurrent, certes, mais géographiquement limité à la région de Kidal, et cela n’a pas empêché la présidentielle de se dérouler sans problème sur les trois quarts du territoire en 2013. En Centrafrique, la crise dure depuis des décennies et n’a cessé de s’aggraver, au point qu’elle a aujourd’hui pris un caractère religieux.

    La communauté internationale s’est fortement impliquée au Mali. Diriez-vous qu’elle est, en Centrafrique, à la hauteur des enjeux ?

    Encore une fois, nous ne sommes pas confrontés au même type de situation. Au Mali, il y a des groupes politiques, avec lesquels on peut tenter de trouver un accord, et des jihadistes. Ces derniers sont très bien équipés et livrent aux forces maliennes et internationales une guerre asymétrique. Face à eux, une réponse militaire s’imposait. C’est différent en Centrafrique. D’abord parce que les groupes armés n’y ont pas atteint ce degré d’organisation. Ensuite parce que les ex-Séléka et les anti-balaka sont aujourd’hui prêts à s’engager dans un processus politique et qu’il faut à tout prix que les Centrafricains parviennent à se parler et à se réconcilier.

    Le nombre de Casques bleus déployés en Centrafrique est-il suffisant ?

    Globalement, oui. On parle de 12 000 hommes. Certes, le territoire est vaste, mais il ne faut pas oublier les éléments de l’opération Sangaris et ceux de l’Eufor. Tous participent à la stabilisation du pays. Même les troupes ougandaises qui traquent Joseph Kony et l’Armée de résistance du Seigneur [LRA] dans le Sud-Ouest constituent une présence dissuasive.

    D’abord prévue en février, la présidentielle a été reportée. Elle devra se tenir au plus tard en août 2015. L’échéance est-elle réaliste ?

    Il est indispensable que nous tenions les délais, parce qu’il y a un vrai risque que la crise s’aggrave et parce que les conditions régionales sont en train de se dégrader : Boko Haram agit comme un cancer dans tous les pays du bassin du lac Tchad. Si des élections ne viennent pas stabiliser la situation en Centrafrique, ce pays risque d’être à son tour contaminé. Il faut absolument éviter qu’il y ait une jonction entre les intégristes nigérians et certaines factions des groupes armés centrafricains. Nous sommes déjà très préoccupés par le fait que certains éléments de la Séléka se sont alliés à la LRA.

    Le budget des élections est-il bouclé ?

    Non. Nous avons besoin de 35 milliards de F CFA [53,4 millions d’euros], pour procéder à un nouveau recensement et pour organiser les opérations de vote, tout en s’assurant que les Centrafricains réfugiés dans les pays voisins pourront participer. Nous espérons faire le plein des contributions au prochain sommet de l’Union africaine.

    Catherine Samba-Panza doit-elle rester à la tête de l’État jusqu’aux élections, alors que sa gestion d’un don de l’Angola à la Centrafrique a fait débat ?

    Oui. Il n’est pas question de procéder à un changement qui risquerait de prolonger davantage la transition. Le groupe international de contact a été très clair sur ce point. Mais il faut aussi une amélioration de la gouvernance. Un État qui n’a pas de ressources propres et qui doit compter sur la communauté internationale pour payer le salaire des fonctionnaires a un devoir d’exemplarité.

    Michel Djotodia et Noureddine Adam, les anciens chefs de la Séléka, et l’ancien président François Bozizé peuvent-ils participer au forum de Bangui, en janvier ?

    Il me semble que les personnes qui sont à l’origine des conflits et des haines devraient laisser à d’autres le soin de conduire cette nouvelle phase. Tous ont des familles politiques qui peuvent continuer le combat sans eux. Dans l’intérêt de ce pays et dans leur propre intérêt.

    Propos recueillis par Anne Kappès-Grangé

    Jeune Afrique

  • FAUT-IL SACRIFIER LES LACS POUR CONGO AIRWAYS ?

    FAUT-IL SACRIFIER LES LACS POUR CONGO AIRWAYS ?

    LAC-avion-1140x641-A L’occasion de cette rencontre, plusieurs cadres de la compagnie (en cours de liquidation) ont demandé au Gouvernement de surseoir à sa décision de liquidation, soit de payer les indemnités de sortie des agents.

    Le directeur technique des LAC, Antoine MILTONI, estime que Congo Airways, la nouvelle compagnie que l’Etat vient de créer, et l’ancienne compagnie peuvent coexister sans que l’une ne gêne l’autre, au lieu de partir du néant:
    « L’Etat doit se conformer à la loi, enlever les entraves qui empêchent LAC de fonctionner et lui permettre de refonctionner normalement. Mais au cas où ils maintiendraient leur décision, il faudrait à tout prix que nos droits soient respectés et que d’ores déjà le patrimoine soit protégé pour empêcher les vautours de s’en approprier.»

    Au cours de la précédente tribune organisée sur le même sujet dimanche 5 mai 2013 par l’ONG la Voix des Sans Voix à Kinshasa, les agents des Lignes Aériennes Congolaises s’étaient opposés à la liquidation de leur entreprise, estimant qu’elle coûterait plus cher à l’Etat congolais que la relance de la société.

    Cette activité faisait suite à l’annonce faite le 17 avril 2013 au Sénat par le ministre des Transports, Justin KALUMBA, qu’une nouvelle compagnie aérienne nationale allait remplacer les LAC. Et il avait dévoilé à la presse, vendredi 11 avril 2014 à Kinshasa, le nom de cette nouvelle compagnie: «Congo Airways.»

    La liquidation d’une société est une opération qui consiste à transformer en argent les éléments de l’actif et à payer les dettes sociales de la société, afin d’en apurer le patrimoine.

    LAC est la société publique congolaise de transport aérien. Elle a été créée en 1961. Mais depuis environ deux décennies, l’entreprise connaît des difficultés de fonctionnement. Ses agents enregistrent plus de 200 mois d’arriérés de salaire. La dette sociale de l’entreprise est évaluée à environ 120 millions de dollars américains.

    Ne disposant plus d’avions pour assurer le trafic aérien depuis quelques années, LAC a vu son activité se réduire à la location de ses droits de trafic.

    Source: Internet

  • Nombreuses questions après le tragique naufrage d’un bateau

    Nombreuses questions après le tragique naufrage d’un bateau

    bateau-En RDC, le vice-gouverneur de la Province orientale effectue une visite de réconfort à Isangi, destination jamais atteinte par la baleinière qui a fait naufrage dans la nuit de lundi à mardi sur le fleuve Congo.

    Une vingtaine de cadavres ont pu être repêchés, mais le bilan du naufrage d’une baleinière sur le fleuve Congo en début de semaine demeure extrêmement incertain car le nombre total de passagers reste inconnu. Il y aurait eu à bord entre 250 et 400 personnes, alors que le manifeste de bord ne signalait que 39 passagers.

    Le vice-gouverneur de la Province orientale, Pascal Mombi, s’est lui rendu à Isangi, lieu d’arrivée prévu du navire. « Pour les disparus, je ne saurais vous donner les chiffres exacts dans la mesure où au départ, il y a vraiment une discordance entre les chiffres repris sur le manifeste et l’embarquement qui s’est fait de façon clandestine, a-t-il expliqué. Tout le monde n’était pas enregistré, surtout les bébés, les enfants qui allaient en vacances, ainsi que les étudiants, les élèves. »

    Jusque-là, les autorités se fient aux déclarations des rescapés qui avancent le chiffre de 250 à 400 personnes. Mais elles espèrent retrouver « le gérant du bateau », ainsi que le propriétaire, afin d’éclaircir ce point crucial, tant pour les équipes de recherches que pour l’enquête qui commence.

    Etablir les responsabilités

    En effet, une information judiciaire a été ouverte. Selon Pascal Mombi, d’innombrables manquements aux règlements depuis le départ de la baleinière à Kisangani expliquent la catastrophe : « Le bateau qui avait requis l’autorisation du commissaire fluvial à 14h40, est allé accoster dans un port privé à 17 heures. C’était, pour lui, le temps de prendre d’autres personnes et marchandises, ce qui a surchargé le bateau. Et il a quitté le port privé, non homologué d’ailleurs, aux environs de 23 heures. Donc la navigation s’est faite la nuit alors qu’il y a une interdiction formelle de naviguer la nuit. »

    Derrière ces surcharges, il y a aussi, selon le vice-gouverneur de la Province orientale, le phénomène du monopole de la navigation : « Il y a des dizaines de baleinières qui doivent naviguer mais les responsables de ces baleinières acceptent de faire la navigation à tour de rôle, pourvu que que chacun puisse remplir les personnes et les marchandises pour maximiser les recettes. »

  • RDC: un projet de révision de la loi électorale inquiète l’opposition

    RDC: un projet de révision de la loi électorale inquiète l’opposition

    députés kinshasa parlement kabila_0-La session extraordinaire du Parlement de la République démocratique du Congo (RDC) à Kinshasa à ouvert ce samedi 27 décembre. Les travaux vont durer près d’un mois, les députés doivent examiner notamment des projets de révision de la carte électorale, mais aussi de la loi électorale. Ce second volet nourrit quelques suspicions dans le camp de l’opposition.

    La session extraordinaire du Parlement de RDC a commencé aux alentours de midi ce samedi 27 décembre, ont confirmé à RFI des députés sur place. Les débats doivent durer jusqu’au 26 janvier et pourraient bien être houleux. Au programme, un projet de loi divise grandement l’Assemblée, puisqu’elle pourrait venir modifier la législation actuelle sur l’organisation des élections présidentielles et législatives.

    Au premier abord, il s’agit de règles organisationnelles, des détails qui peuvent même sembler un peu techniques pour mettre en place les procédures de vote ou de présentation de candidature. Mais l’opposition redoute que les autorités en profitent pour lever les dispositions légales qui empêchent le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016. Pour le moment, le président ne peut pas. D’abord en vertu de la Constitution qui a une valeur supérieure en droit dans la hiérarchie juridique, mais aussi en vertu de la loi électorale actuelle dont il est question au Parlement.

    La députée Eve Bazaiba Masudi, secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC) a prévenu : « L’opposition ne participera pas à une quelconque plénière sur la révision de la loi électorale en vigueur, car celle-ci actuellement ne pose aucun problème sauf pour ceux qui ont un agenda caché. »

    La majorité dénonce, elle, un procès d’intention. Si ce projet de loi est bien déposé, il sera là pour améliorer le processus électoral, explique Sebastien Lubanga Shamandevu, porte-parole de la Majorité présidentielle (MP). « Nous ne parlons que de la loi électorale. Nous ne parlons pas de révision de la Constitution, personne n’en parle. Il faut qu’il y ait une loi électorale pour permettre à la Céni d’organiser des élections que tout le monde devra accepter ». Cette session parlementaire s’ouvre donc dans la suspicion. La fin des travaux est annoncée pour le 26 janvier.

    RFI

  • Le transport aérien de l’Asie-Pacifique en plein développement

    Le transport aérien de l’Asie-Pacifique en plein développement

    AIRASIE-Une nouvelle catastrophe vient frapper le trafic aérien en Asie, et plus particulièrement les compagnies malaisiennes avec la disparition de l’avion d’AirAsia. Aujourd’hui, la région Asie-Pacifique connait un développement très important du trafic aérien et cela n’est pas près de s’arrêter.

    Le trafic aérien mondial a progressé de plus de 5 % en 2013 et la hausse devrait atteindre 6 % en 2014 selon les prévisions de l’association du transport aérien international. Mais sous cette moyenne se cache une croissance très importante au Moyen-Orient – plus 12 % -, suivi par la région Asie-Pacifique – plus 7%. D’ici 2017, ces deux régions aux économies émergentes connaîtront la plus forte croissance du nombre de passagers internationaux, loin devant l’Europe et les Etats-Unis.

    La Chine devrait attirer 24 % de nouveaux passagers durant cette période, tant pour les vols intérieurs qu’internationaux. Et la région Asie-Pacifique dans son ensemble transportera 300 millions de passagers de plus en 2017 qu’en 2012. A cette date, le trafic asiatique représentera plus de 30 % du trafic aérien mondial.

    Quant à la Malaisie, durement touchée par trois catastrophes aériennes depuis le début de l’année, elle concentre une bonne partie des compagnies à bas coût de l’Asie du Sud-Est.

    RFI

  • RDC: Moise Katumbi sera-t-il candidat à l’élection présidentielle?

    RDC: Moise Katumbi sera-t-il candidat à l’élection présidentielle?

    moise-La petite phrase du gouverneur du Katanga suscite de nombreuses réactions politiques. De retour à Lubumbashi après deux mois d’absence, Moise Katumbi a utilisé une image empruntée à l’univers du football, cher au promoteur du tout puissant Mazembe. Cette figure de la majorité présidentielle a évoqué « deux penalties acceptés, mais un troisième qui pourrait inciter le public à descendre sur le terrain ».

    Ces propos ont été perçus comme une mise en garde à l’égard de Joseph Kabila, le chef de l’Etat qui est en train de finir son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

    L’UNC se félicite que le cercle de ceux qui disent non à un troisième mandat pour Joseph Kabila s’élargisse. « C’est un grand signal, il s’agit du gouverneur de la province d’origine du chef de l’Etat », déclare Vital Kamerhe, le président de ce parti d’opposition. « Les jours de Kabila sont comptés, on donnait le Katanga acquis au président et on a la confirmation que ce n’est plus le cas », renchérit Félix Tshisekedi, le secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS.

    Pour Martin Fayulu des FAC, Forces acquises au changement, avec cette déclaration, Moise Katumbi a sans nul doute claqué la porte de la majorité présidentielle. Preuve, selon lui, que le camp de Joseph Kabila se vide.

    L’un de ceux qui a justement fait défection, le président du parti Solidarité congolaise pour la démocratie, Jean-Claude Muyambo, estime pour sa part que la petite phrase du gouverneur du Katanga était certes un appel à la population à refuser un troisième mandat pour Joseph Kabila. Mais que cela ne signifie pas que Moise Katumbi est prêt à quitter le parti présidentiel. Il faut savoir si la majorité peut se concilier ou pas avec sa position, explique-t-il.

    Du côté de la majorité justement, peu de commentaires, tout juste quelques critiques à l’égard de Moise Katumbi qui a toujours laissé planer le doute sur une éventuelle candidature à la présidentielle face à Joseph Kabila en 2006, en 2011, avant de se ranger derrière le chef de l’Etat. Mais, le porte-parole de la majorité, Sébastien Luzanga, promet une position officielle dans les prochains jours.

    RFI

  • Classement 2014 : Algérie, Tunisie et Sénégal au sommet des sélections africaines de foot

    Classement 2014 : Algérie, Tunisie et Sénégal au sommet des sélections africaines de foot

    JOUEURS-Après l’Égypte (2010), la Côte d’Ivoire (2011), la Zambie (2012) et le Nigeria (2013), l’Algérie, huitième de finaliste de la Coupe du monde et facilement qualifiée pour la CAN 2015, occupe la première place du classement “Jeune Afrique” des sélections nationales. Les Fennecs devancent la Tunisie et le Sénégal, alors que la Guinée et le Congo apparaissent dans le Top 5.
    Son bilan chiffré (voir tableau ci-dessous) est une chose. Ce qu’elle a montré sur le terrain en est une autre. Et le mélange des deux érige l’Algérie en indiscutable sélection de l’année 2014. Avant d’aller au Brésil, où les pronostics ne lui étaient pourtant guère favorables, les Algériens avaient attiré l’attention en remportant tous leurs matches amicaux face à des équipes – Slovénie (2-0), Arménie (3-1), Roumanie (2-1) – appartenant à la classe moyenne européenne. Et en Amérique du Sud, une fois digérée la défaite (1-2) à face à la Belgique, les Fennecs ont abandonné la frilosité inaugurale pour un jeu plus audacieux, nettement plus en rapport avec leurs qualités techniques, incarnées par Brahimi ou Feghouli notamment.

    La victoire face à la Corée du Sud (4-2), la première de l’Algérie en phase finale d’une Coupe du Monde, puis le match nul contre la Russie (1-1), lui a ouvert les portes d’un huitième de finale qu’elle ne méritait peut-être pas de perdre (1-2 face à l’Allemagne). Christian Gourcuff, qui a remplacé Vahid Halilhodzic au retour du Brésil, a apporté sa touche personnelle tout en modifiant – un peu – le profil de l’effectif. Et cette transition en douceur s’est matérialisée par une facile qualification pour la CAN 2015 (5 victoires, une défaite), une compétition que l’Algérie n’a remporté qu’une fois, en 1990, et dont elle est aujourd’hui l’un des favoris.

    La Tunisie (2e dans notre classement) n’était pas au Mondial, mais ses statistiques font d’elle un second très présentable. Georges Leekens, nommé au printemps dernier, a qualifié les Aigles de Carthage pour la CAN – sans forcément briller – dans un groupe où figuraient tout de même le Sénégal et l’Égypte. Les Tunisiens n’ont perdu qu’une fois en 2014, face à la Belgique en amical (0-1), et ils ont accroché la Colombie (1-1), ce qui est loin d’être anecdotique. La troisième place de ce classement revient au Sénégal, que seule la Tunisie a réussi à dompter (1-0). Les Lions de la Teranga, même s’ils disposent d’un arsenal offensif de première classe (Ba, Sow, Mané, P. Cissé, D. Sakho) ont impressionné par leur rigueur défensive en qualifications pour la CAN 2015, avec un seul but encaissé.

    La Guinée perce, le Congo surprend
    Derrière ce trio plus ou moins inattendu, la Guinée mérite à nos yeux sa quatrième place. Son bilan comptable est largement positif, et elle a réussi l’exploit de se qualifier pour la CAN, alors qu’elle a disputé toutes ses rencontres à domicile sur terrain neutre (à Casablanca) pour cause de virus Ebola. Le Syli National, en plein renouvellement, s’est également offert quelques succès d’estime en matches amicaux face à l’Iran (2-1) et au Mali (2-1). Le Congo (5e) est quant à lui la révélation de 2014. Parti de très loin, Claude Le Roy, nommé fin 2013, a réussi à convaincre certains joueurs nés en France, dont Bifouma, d’évoluer pour leur pays d’origine. Qualifiés pour la phase de poules après avoir bénéficié d’une bourde administrative magistrale du Rwanda, les Diables Rouges ont devancé le Nigeria, champion d’Afrique en titre, grâce notamment à une victoire à Calabar début septembre (3-2).
    Les Panthères devancent leurs voisins camerounais, qui se remettent plutôt bien d’une Coupe du monde désastreuse à tous les niveaux.
    Le Nigeria et le Ghana, sixième ex aequo, forment un attelage assez hétéroclite. Le premier a plutôt réussi sa Coupe du monde, en atteignant les huitièmes de finale. Il a aussi terminé à la troisième place du CHAN, mais n’a pas réussi à se qualifier pour la phase finale de la CAN, ce qu’a réussi le Ghana après un Mondial globalement raté, exception faite de son match nul face à l’Allemagne (2-2).
    Le Gabon (8e), qui a facilement obtenu son billet pour la CAN, n’a perdu que lors de matches amicaux sans enjeu. Les Panthères devancent leurs voisins camerounais, qui se remettent plutôt bien d’une Coupe du monde désastreuse à tous les niveaux. Eto’o et quelques autres ont pris leur retraite internationale, et Volker Finke, le sélectionneur des Lions Indomptables, a fait le ménage, en convoquant de nombreux jeunes. La Côte d’Ivoire (11e), qui a encore échoué aux portes des huitièmes de finale du Mondial, a changé de patron technique, Hervé Renard ayant succédé à Sabri Lamouchi, et a vu Didier Drogba quitter une sélection poussive lors des qualifications pour la CAN, marquées par une déroute à Yaoundé (1-4).

    La RDC en forme, l’Égypte dévisse
    Et ensuite ? La RDC (12e), désormais entraînée par Florent Ibenge, et l’Afrique du Sud (13e), présentent une copie très intéressante, alors que le Cap Vert s’est lui aussi qualifié pour la CAN. Le Mali (15e), qui sera lui-aussi de la fête, s’est montré irrégulier, le Burkina Faso (16e) a fait le métier, alors que le Maroc, privé de dessert pour les raisons que l’ont sait, a beaucoup gagné, mais surtout face à des seconds couteaux. En remportant le CHAN en Afrique du Sud, la Libye (20e) a gagné son premier trophée, alors que l’Égypte (21e), absente de la CAN pour la troisième fois consécutive, continue de dégringoler.

    jeuneafrique