Author: Don Kayembe

  • Le gouvernement Matata II est là…

    Le gouvernement Matata II est là…

    primature-Le gouvernement Matata II est là
    Le gouvernement Matata III est là
    Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, a finalement signé, hier dimanche 07 décembre 2014 l’ordonnance portant restructuration du gouvernement. Selon son cabinet, cela s’inscrit dans le cadre de l’une des recommandations des concertations nationales organisées il y a plus d’une année et portant sur l’impératif de la mise en place d’un gouvernement de cohésion nationale.
    Il est à noter que le Premier Ministre Augustin Matata a été maintenu à son poste. Il est assisté de trois vice-premiers ministres et de deux ministres d’Etat.
    A. Trois Vice-Premiers Ministres
    1. Vice-Premier Ministre de l’Intérieur : Evariste Boshab
    2. Vice-Premier Ministre des PTT /NTIC ; Thomas Luhaka
    3. Vice-Premier ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale : Willy Makiashi
    B. Deux ministres d’Etat
    1. Ministre d’Etat chargé du Budget : Michel Bongongo
    2. Ministre d’Etat chargé de la Décentralisation : Salomon Banamuhere

    C. Ministres
    1. Affaires Etrangères : Raymond Tshibanda
    2. Défense nationale : Aimé Ngoy
    3. Justice : Alexis Thambwe Mwamba
    4. Portefeuille : Louise Munga
    5. Relation avec le Parlement : Tryphon Kin Kiey Mulumba
    6. Communication et Médias : Lambert Mende
    7. Enseignement Primaire et Secondaire : Maker Mwangu
    8. Plan et révolution de la Modernité : Olivier Kamitatu
    9. Fonction publique : Jean-Claude Kibala
    10. Infrastructures et Travaux Publics : Fridolin Kasweshi
    11. Finances : Henri Yav Muland
    12. Economie : Modeste Bahati
    13. Environnement : Loyota Ndjoli
    14. Commerce : Mme Kudianga Bayokisa
    15. Industrie : Germain Kambinga
    16. Agriculture Pêche et Elevage : Kabwe Mwehu
    17. Affaires Fonctières : Bolenge Tenge
    18. Mines : Martin Kabwelulu
    19. Hydrocarbures : Crispin Atama Tabé
    20. Energie : Jeannot Matadi Nenga
    21. Culture et Arts : Baudouin Banza
    22. Tourisme : Elvis Mutiri wa Bashara
    23. Santé : Félix Kabange Numbu
    24. ESU : Théophile Mbemba
    25. Enseignement technique et Professionnel : Jean Nenga Tshimanga
    26. Urbanisme et Habitat : Omer Egwake
    27. Transport : Justin Kialumba Mwana Ngongo
    28. Recherche scientifique et technologie : Daniel Madimba
    29. Genre, Famille et Enfant : Bijou Kat
    30. PME : Bohongo Mpoyi
    31. Développement Rural : Eugène Serufuli
    32. Jeunesse, Sport et Loisirs : Sama Lukonde Kienge

    D. Vice-Ministres

    1. Intérieur : Mme Martine Bukasa
    2. Défense : René Sibu
    3. Justice : Mboso Nkodia Mpuanga
    4. Budget : Ernestine Nuoka
    5. Coopération Internationale : Franck Mwe-di-Malila
    6. Congolais de l’Etranger : Antoine Boyamba
    7. Energie Maguy Rwakabuba
    8. Finances : Albert Mpeti
    9. Plan : Lisette Lisangame Ngalamulume
    10. PTT : Enoch Sebinenza.

    Le phare

  • Ma part c’est combien?: la formule magique du Katanga…

    Ma part c’est combien?: la formule magique du Katanga…

    Moise-Près d’un million de tonnes de cuivre par an ! Jamais, ni durant l’époque coloniale ni sous le règne de Mobutu le Katanga n’avait atteint un tel record de production. Et cependant, dans la capitale du Katanga, l’atmosphère est morose. Faute de contournement, d’immenses semi remorques, immatriculés en Zambie, au Zimbabwe, en Afrique du Sud, traversent le centre ville et les quartiers densément peuplés dans un halo de poussière et de pollution. Ils transportent des ballots de minerais bruts, qui seront transformés hors des frontières, ou des produits chimiques hautement toxiques. « En cas d’accident, nous connaîtrons un Seveso à la puissance dix » s’inquiète un médecin expatrié qui constate aussi une explosion de cancers affectant même de enfants en bas âge. Un ophtalmologue confirme : « à cause de la poussière et de la pollution, nous assistons à un multiplication de cancers de la rétine, entre autres chez les jeunes enfants… »
    A la lisière de la ville, le site du Ruashi était autrefois le domaine des creuseurs artisanaux. Des milliers d’hommes, à mains nues, taillaient des galeries dans la terre meuble et en ramenaient des blocs striés de traînées rouges et brillantes. Aux abords de la carrière se pressaient les négociants, les femmes proposaient des brochettes, des bananes plaintain. Au milieu d’une musique assourdissante, l’argent, par petites coupures ou grosses poignées, circulait de main en main et il n’était pas rare de rencontrer des étudiants qui finançaient leurs études en devenant creuseurs à temps partiel. Ruashi aujourd’hui offre un paysage lunaire : la terre semble avoir été retournée par des mains de géants, les derniers arbres ont disparu, quelques silhouettes furtives se faufilent encore sur les collines de terre fraîchement retournées, dans l’espoir d’en ramener quelque caillou négligé par les excavatrices géantes. Des gardes sud africains défendent le site, des barbelés barrent l’horizon. Au volant de son taxi déglingué, Jacques se lamente : « les creuseurs ont été chassés et même les sites qui avaient été légalement attribués à l’exploitation artisanale ont été cédés aux grandes compagnies minières… Elles amènent leurs propres travailleurs, originaires d’Afrique australe et pour nous il n’y a rien. »
    Depuis la signature des contrats chinois en 2007 et l’irruption des géants de l’industrie minière, le Katanga connaît un boom spectaculaire, mais la population n’en bénéficie guère. Comment s’en étonner ? Le Congo est en passe d’être exclu de l’ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives) car 25 des principales sociétés minières de la place n’ont toujours pas pu prouver qu’elles payaient des impôts !
    Certaines d’entre elles assurent qu’elles bénéficient d’exemptions aussi longtemps que leurs investissements n’ont pas été amortis, d’autres ont contourné la loi en bénéficiant de complicités politiques. « Ta kwangu ni ngapi ? », « ma part est de combien ? » Voilà une phrase que tous connaissent par cœur et qui a fini par être collée comme un surnom aux plus hautes autorités de l’Etat… Par ailleurs, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, ne cesse de réclamer que Kinshasa, au minimum, applique la loi qui prévoit de rétrocéder aux autorités provinciales 40% des taxes perçues dans la capitale. « L’an dernier, le Katanga a envoyé à Kinshasa trois milliards de dollars et il en a reçu trente en retour… » assure un responsable qui tient à rester discret, « c’est notre province qui finance la reconstruction du pays… Voyez les péages routiers : chaque camion qui franchit la frontière à Kasumbalesa doit payer une taxe de 300 dollars, et chaque jour, ce sont 1500 camions qui se dirigent vers la Zambie et les ports de l’Océan Indien…Faites le compte… »
    Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga, est un personnage paradoxal : chacun sait que sa flotte de camions, heureusement appelée « Hakuna Matata » (pas de problème) franchit, elle, les péages sans rien débourser, que l’homme politique est aussi un homme d’affaires avisé, qui possède des journaux à sa dévotion, une station de télévision et une fortune personnelle se chiffrant en dizaines de millions de dollars. Mais nul ne lui en tient rigueur, bien au contraire : « puisqu’il est déjà riche, il ne volera plus » disent les uns, tandis que d’autres soulignent combien « Moïse » est un homme charismatique, qui adore les bains de foule et sait se montrer généreux. Et tous les Lushois (habitants de Lubumbashi) de nous montrer avec fierté la route de l’aéroport, élargie et asphaltée de neuf, le robot « made in RDC » qui, comme à Kinshasa règle la circulation du centre ville, les lotissements de luxe qui, du côté du Golf ou de l’hôtel Karavia, abritent des nouveaux riches…En outre, le gouverneur est le « patron » de l’équipe de football locale, le Tout Puissant Mazembe, l’une des plus redoutables du continent. Aujourd’hui, en plus d’une aura qui dépasse largement les frontières de sa province, Moïse Katumbi apparaît comme une victime : alors qu’il séjourne à l’étranger depuis deux mois, entre autres à Londres, toutes les sources « bien informées » assurent qu’il aurait été empoisonné et que ses relations sont exécrables avec le président Kabila depuis qu’il aurait exprimé son opposition à tout changement de constitution…
    Hier membre de la majorité présidentielle à la tête de son parti, « Solidarité katangaise pour la démocratie et le développement » Me Muyambo nous reçoit dans une luxueuse villa qui domine un parking où sont alignées des Hummer et autres 4x4de luxe. Passé à l’opposition, le bâtonnier se dit « hostile à l’idée d’un troisième mandat présidentiel. Il est certain que le changement de la Constitution provoquera des troubles au Congo : la population, au Katanga comme ailleurs, dit non. » Selon lui, dans la perspectives de prochaines contestations, le pouvoir se durcit : « alors que j’avais affrété un avion privé pour pouvoir aller tenir un meeting à Mbuji Mayi, au Kasaï oriental, c’est le Ministre de l’Intérieur lui-même qui, depuis Kinshasa, a ordonné à l’appareil de faire demi-tour. »
    Le désaveu de l’avocat est partagé par l’opinion : alors que le Katanga est considéré comme le fief électoral, la « base » du président Kabila , nous n’y avons rencontré personne, ni dans la rue ni dans les milieux intellectuels, qui soutienne l’idée d’une reconduction du chef de l’Etat après 2016. Pourquoi ? Ici aussi, la formule magique revient « de combien est ma part ? » et chacun, exemples ou rumeurs à l’appui, énumère les propriétés du « chef » et de sa famille dans la province : une ferme sur la route de Kasumbalesa, l’acquisition d’un domaine de 26.000 hectares à proximité de la réserve naturelle des Kundelungu, la transformation d’Ankoro, lieu d’origine de la famille Kabila, en « petit Gbadolite » katangais doté d’un aéroport flambant neuf, des participations dans les innombrables stations service qui ponctuent chaque carrefour de Lubumbashi. Tenues par des Somaliens, elles fournissent le carburant des véhicules privés mais aussi des innombrables groupes électrogènes qui tentent de compenser les coupures d’électricité et autres délestages quotidiens.
    Le boom minier, l’abattage des arbres, la multiplication des génératrices sont en passe de modifier le climat généralement tempéré de Lubumbashi, située à 800 mètres d’altitude : en pleine saison des pluies, le thermomètre est monté à 42 degrés. Sur le plan politique, la capitale du cuivre est tout aussi chaude : chacun assure que s’il devait s’avérer que « Moïse » a bel et bien été empoisonné, les explosions de colère seront inévitables. « Le Burkina, ce sera ici », proclame un étudiant, taximan à ses heures…

    Colette Braeckman

  • Fabiola, ancienne reine des Belges, est morte

    Fabiola, ancienne reine des Belges, est morte

    fabiola_21.10-Le Palais royal de Bruxelles a annoncé vendredi le décès de l’ancienne reine des Belges Fabiola, veuve du roi Baudouin. Elle avait 86 ans.

    “Leurs Majestés le roi et la reine et les membres de la famille royale annoncent avec une très grande tristesse le décès de Sa Majesté la reine Fabiola, survenu ce soir [5 décembre] au Château du Stuyvenberg à Bruxelles”, a indiqué le Palais dans un communiqué.

    Née Dona Fabiola de Mora y Aragon le 11 juin 1928 à Madrid, dans une famille de la noblesse espagnole, elle avait épousé Baudouin en décembre 1960. La cinquième reine des Belges s’était faite discrète depuis le décès brutal du souverain Baudouin en 1993, restant dans l’ombre du roi Albert et de son épouse, la reine Paola.

    En juillet 2013, elle avait assisté à la passation de pouvoir entre son beau-frère, le roi Albert II, qui avait succédé à Baudouin, et son neveu Philippe, dont elle était proche.

     

    (Avec AFP)

     

  • Décision de la CPI: «la justice m’a donné raison», se réjouit Kenyatta

    Décision de la CPI: «la justice m’a donné raison», se réjouit Kenyatta

    kenyatta-Les accusations de crimes contre l’humanité contre le président Uhuru Kenyatta ont été abandonnées par la Cour pénale internationale (CPI) vendredi 5 décembre. Au Kenya, la décision a été acclamée par le régime et de nombreux chefs de gouvernement africains. Elle a en revanche provoqué la déception du côté des victimes.

    « Je suis soulagé par cette décision qui aurait dû être prise il y a déjà six ans. La justice m’a donné raison : je suis innocenté, j’ai la conscience tranquille », s’est réjouit le président kenyan Uhurru Kenyatta, après l’annonce de la décision de la Cour pénale internationale d’abandonner les accusations de crime contre l’humanité à son encontre.

    Le bureau du procureur de la CPI a en effet estimé que les preuves réunies ne lui permettaient pas d’établir, au-delà du doute raisonnable, la responsabilité criminelle présumée du président kényan. ll avait réclamé un report du procès qui lui a été refusé le 3 décembre.

    « J’ai été catalogué, persécuté dans cette parodie de justice », a estimé le président kényan, dénonçant la partialité de la CPI. Au sein du Jubilée, la coalition au pouvoir, on a célébré la décision de la CPI et les messages de félicitations ont afflué de toutes parts.

    De nombreux gouvernements africains satisfaits de cette décision

    De nombreux gouvernements africains se sont réjouis de l’abandon des charges visant le président kényan. Pour Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo, « l’Union africaine a pris la décision de soutenir le président kényan. La décision de la CPI vient donc à point nommé pour montrer combien il est important de laisser la justice travailler mais également de prouver qu’on peut être traduit devant la CPI et innocenté ».

    Mais selon lui, « la préoccupation essentielle de l’Union africaine et des chefs d’Etat africains est qu’il n’est pas question qu’un chef d’Etat en exercice soit traduit devant la CPI. C’est un problème de principe et de dignité. Nous pensons que la CPI doit en tenir compte pour l’avenir. »

    « La CPI a enquêté sur huit pays depuis son entrée en fonction en 2003. Tous sont africains. Ce n’est pas normal », déplore de son côté François Fall, ministre des Affaires étrangères de la Guinée Conakry. « Je pense que la position qui avait été adoptée par l’Union africaine est conforme a une certaine réalité parce que les Africains considèrent que la CPI ne vise généralement que les dirigeants africains alors qu’ailleurs dans le monde il y a des crimes tout aussi sinon plus monstrueux qui sont commis. »

    « Un déni de justice »

    Du côté des victimes, l’abandon des poursuites est une énorme déception. « C’est un déni de justice pour les 20 000 victimes présumées des massacres post électoraux », s’est insurgé Fernal Gaynor, l’un des avocats des parties civiles. « C’est un déni justice malgré les têtes coupées, les femmes violées, les déplacés, qui n’ont toujours reçu aucune compensation », déplore-t-il. L’avocat accuse le gouvernement kényan d’avoir orchestré une campagne d’intimidation vis-à-vis des témoins. « Ils les ont menacé, leur ont donné de l’argent, et ont empêché les enquêteurs d’interroger des officiels », s’indigne-t-il.

    Pour l’analyste kényan Makau Mutua, c’est un jour sombre et traumatisant pour les victimes. D’autres observateurs estiment que cette décision porte même un coup à la crédibilité de la CPI et s’étonnent du fait que les juges concluent à la non-coopération du gouvernement sans qu’il ne soit sanctionné pour autant.

    Poursuites maintenues pour William Ruto

    Les poursuites à la CPI sont en revanche maintenues vis-à-vis du vice-président William Ruto. « La route est encore longue », a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Amina Mohamed. « Nous travaillerons sur son dossier avec la même détermination », a-t-elle ajouté.

    Dans son communiqué, le président kényan affirme espérer que William Ruto soit innocenté rapidement. Les deux hommes, anciennement rivaux, ont en effet fondé leur alliance sur le fait d’être tous deux accusés de crimes contre l’humanité. Ils ont été élus en se présentant comme des victimes de la justice internationale. Avec l’un blanchi et l’autre toujours accusé, reste à savoir comment les deux hommes feront survivre cette union pragmatique depuis le début.

    rfi

  • Morts de Noirs aux Etats-Unis: les manifestants ne décolèrent pas

    Morts de Noirs aux Etats-Unis: les manifestants ne décolèrent pas

    ny-Des manifestations ont encore eu lieu aux Etats-Unis ce jeudi, pour demander que cessent les violences policières. Ces actions à New York, Washington ou Cleveland, interviennent alors que deux policiers blancs, responsables de la mort de citoyens noirs, n’ont pas été inculpés. Et on apprend qu’un homme noir désarmé a été tué par un policier blanc en Arizona. Une information rendue publique par la police de Phoenix ce jeudi.

    Le ministre américain de la Justice a tenu une conférence de presse, sur le cas de Cleveland. Dans cette ville de l’Ohio, Tamir Rice, 12 ans, a été tué voilà 10 jours. Il avait dans la main un pistolet en plastique. Les pratiques de la police de cette ville sont remises en cause. Le ministre de la Justice parle d’usage systématique et excessif de la force, de méthodes d’entrainement inadéquates, d’impunité chronique pour les officiers qui commettent des fautes. L’audit est donc extrêmement sévère pour la police de Cleveland. Il ne s’agit pas de l’affaire Rice, il s’agit d’une enquête interne qui a duré 18 mois, qui a revu 600 cas entre 2010 et 2013.

    Si cette investigation a été conduite, c’est à la suite de très nombreuses plaintes, rapporte notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio. La mort de l’enfant de 12 ans, tué par un policier dans une aire de jeu, à Cleveland, est donc intervenue alors que l’enquête était en cours. Le rapport confirme ce que les manifestants, à travers les Etats-Unis dénoncent, les policiers font un usage abusif de la force, et surtout de la force létale. Plus simplement, cela signifie qu’ils tirent pour tuer, même si les circonstances ne le commandent pas.

    Un Africain américain a 21 fois plus de chances d’être tué par un policier blanc

    « Les citoyens noirs sont victimes d’un délit de faciès érigé en système », expliquent les organisations de droits civiques. Les chiffres sont là pour le prouver : un Africain américain a 21 fois plus de chances d’être tué par un policier blanc qu’un membre d’une autre communauté.

    Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, lors de la conférence de presse le 3 décembre 2014, à Washington, aux Etats-Unis.REUTERS/Yuri Gripas

    A Cleveland, l’officier a ouvert le feu sur Tamir Rice, 2 secondes après l’avoir hélé sans sortir de sa voiture. L’enfant était dans une aire de jeu. La scène a été filmée. Les résultats de l’audit sur la police de la ville, en cours depuis 18 mois, ont été dévoilés dans l’urgence jeudi, par le ministre de la Justice Eric Holder : « Le département de la police de Cleveland est enfermé dans un système d‘utilisation excessive de la force. Cela est le résultat de déficiences récurrentes, d’une impunité généralisée, de méthodes d’entrainement obsolètes, et d’une absence d’implication dans la communauté. »

    La police de Cleveland est désormais sous surveillance, la ville et le département de la justice vont travailler ensemble pour tenter de réformer les pratiques en cours. Cette annonce est manifestement destinée à calmer les esprits, mais les syndicats de police l’acceptent mal. Un groupe d’officiers blancs dénonçait jeudi des punitions trop sévères pour ses membres, et un laxisme coupable envers les policiers noirs qui commettent des fautes.

    Un problème de formation des forces de l’ordre

    Nous avons parlé de Cleveland, mais nous avons le cas de Ferguson avec la mort de Mike Brown, ou celui de Staten Island et le décès d’Eric Garner, et donc celle de Rumain Brisbon, tué par un policier blanc en Arizona, dont la police de Phoenix a annoncé la mort jeudi 4 décembre. A chaque fois, nous assistons à la mort d’un citoyen qui ne porte pas d’arme. Il s’agit bien d’un problème de formation des forces de l’ordre, c’est en tout cas ce que constate le ministre de la Justice.

    Il y a donc un défaut de formation sur la maîtrise de la force employée. A New York, le maire Bill de Blasio a annoncé son intention de réformer les forces de police de la ville, rapporte notre correspondant, Karim Lebhour. Dès ce vendredi, une soixantaine de policiers new-yorkais patrouilleront avec des petites caméras sur la poitrine. C’est la première mesure annoncée par le maire Bill de Blasio pour apaiser les tensions. Il promet que l’usage de ces caméras embarquées sera bientôt généralisé. Bill de Blasio veut aussi changer les méthodes des policiers new-yorkais lors d’une interpellation. Quelque 22 000 officiers vont retourner en formation pour apprendre des techniques d’approche moins musclée que celles qui ont conduit à la mort par étouffement d’Eric Garner : parler davantage, calmer les tensions, attendre les renforts en cas de problème. Le maire de New York veut former dit-il «une nouvelle génération » de policiers.

    Car l’autre faille du dispositif de sécurité est la défiance entre communautés et officiers autrement dit la défiance entre policiers blancs et citoyens noirs. Les statistiques expliquent cette défiance par le racisme, par la peur, ou encore le manque de formation, mais le résultat est là.

    Toutes ces frustrations qui restaient sous le tapis depuis des années ressortent chez les jeunes, qui débordent l’administration et les organisations traditionnelles. Ces dernières essaient de récupérer, au sens noble, cette colère, afin qu’elle ne soit pas vaine. Une grande manifestation sera organisée à Washington le 13 décembre, et un sommet sur les droits civiques est annoncé pour début 2015.

     

    RFI

  • RDC – Justin Bitakwira : “On peut me radier de l’UNC, si mon attitude dérange”

    RDC – Justin Bitakwira : “On peut me radier de l’UNC, si mon attitude dérange”

    unc-Sept mois après sa démission du poste de président du groupe parlementaire UNC et alliés, Justin Bitakwira sort de son silence et livre à “Jeune Afrique” les raisons qui l’ont poussé à prendre ses distances avec le parti de Vital Kamerhe. Interview.

    Sur le papier, Justin Bitakwira reste, pour l’instant, membre de l’Union pour la nation congolaise (UNC). Mais le cœur n’y est plus. Depuis qu’il a pris ses distances en mai avec le parti de Vital Kamerhe dont il était le président du groupe parlementaire, l’élu d’Uvira se dit “en repos”, se consacrant aux activités de sa Fondation. Mais ses (anciens) camarades le soupçonnent de se rapprocher de Joseph Kabila. Qu’en pense l’intéressé ? Pour la première fois, ce cadre de la première heure de l’UNC sort du silence et livre à Jeune Afrique sa version des faits.

    Jeune Afrique : Après sept mois d’absence aux activités du parti, vous considérez-vous encore comme membre de l’UNC ?

    Justin Bitakwira : C’est par conviction personnelle que j’ai démissionné de ma fonction de président du groupe parlementaire UNC et alliés. En 2009, Vital Kamerhe s’était donné plus de 14 mois de repos après avoir démissionné de la présidence de l’Assemblée nationale. Sans comparer les deux situations, j’estime qu’il me faut aussi du repos. Quelques six ou huit mois, nos postes n’étant pas équivalents. Mais, je vais bientôt rebondir, peut-être mieux qu’avant. Toutefois, si cette attitude dérange, on peut m’exclure ou me radier de l’UNC, je m’assumerais comme un adulte.

    Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à prendre vos distances avec l’UNC ?

    Je suis l’un des pionniers de l’UNC. Quand nous avons créé ce parti, j’avais la nette conviction que ce serait une formation politique qui allait non seulement condamner avec virulence toutes les actions contraires aux intérêts de la République, mais aussi accompagner, encourager celles que poserait le gouvernement au profit de la nation. Je ne m’étais jamais imaginé que nous avions créé un parti qui allait se noyer dans le radicalisme, encore moins dans l’extrémisme aveugle.

    À l’UNC, il y a des grenouilles qui veulent souvent se faire passer pour des bœufs.

    Comment comprendre que je sois opposé par médias interposés au secrétaire général de mon parti, Jean-Bertrand Ewanga, parce que, lors de la défaite du M23, j’ai félicité le président de la République et l’armée congolaise pour avoir vaincu un mouvement insurrectionnel qui a causé tant de torts au pays ? À mon sens, quand une opposition ne mêle plus élégance et fair-play dans sa lutte, elle n’en est plus une. À l’UNC, il y a des grenouilles qui veulent souvent se faire passer pour des bœufs. Il est temps d’engager un débat interne et sincère, sinon l’UNC va droit dans le mur.

    Quels sont vos rapports aujourd’hui avec Vital Kamerhe ?

    Ils sont bons, je l’espère. Mais nous ne nous sommes pas vus depuis cinq mois environ. À l’UNC, je poursuivais deux objectifs : implanter le parti et former les militants. Malgré mon dévouement et tous les sacrifices endurés pour cette cause – alors que les autres privilégiaient plutôt des alliances, des coalitions, des plateformes parfois contre-natures -, j’ai commencé à subir des coups qui frisaient le mépris. Dans quelle armée, pouvez-vous déloger un général pour y placer un sous-lieutenant ? Comme on dit chez nous, un enfant ne peut pas jouer avec les trois pierres de la case quand la marmite est encore au feu. S’il le fait, il devient un danger pour toute la famille.

    À qui s’adresse ce dicton ?

    C’est un proverbe bantou.

    Votre nom est souvent cité parmi les prochains ministres du gouvernement de “cohésion nationale” qui est attendu. Avez-vous été approché dans ce sens par le pouvoir ?

    Tout ce qui se raconte autour de ma modeste personne n’est que spéculation.

    J’ai rencontré pour la dernière fois Joseph Kabila en 2012 à la Cité de l’Union africaine alors que j’étais encore président du groupe parlementaire. Tout ce qui se raconte autour de ma modeste personne n’est que spéculation. Mais depuis mon jeune âge, j’ai beaucoup d’ambitions. Je suis né dans un coin perdu, à Katala (Lemera), dans le territoire d’Uvira, dans le Sud-Kivu. J’ai perdu mon père quand je n’avais encore que 7 ans. Tout ce que je suis devenu aujourd’hui n’est qu’une question de destin. Et celui-ci ne s’est pas encore arrêté.

    Êtes-vous disposé à participer au gouvernement de “cohésion nationale” ?

    Le jour où mon pays aura besoin de moi pour le servir ailleurs qu’à l’Assemblée Nationale, j’évaluerai et je m’assumerai. Mon parcours témoigne de mon engagement pour la République. J’ai déjà connu la prison, 82 jours en détention sans voir un être humain, 24 jours mains et pieds menottés…

    Quand l’UNC dit que vous vous autoexclurez si vous acceptez un poste ministériel. Que répondez-vous ?

    Tout acte que je pose, c’est parce que ma conscience me l’a autorisé et non un individu ou un groupe d’individus. Je milite pour la liberté de pensée. C’est sacré. C’est pourquoi j’ai refusé de signer le document de l’UNC qui décrétait l’autoexclusion de tout membre du parti qui accepte un poste ministériel. D’autant que le terme “autoexclusion” ne figure pas dans les dispositions constitutionnelles ni dans les statuts et règlements du parti. Ce n’est pas Vital Kamerhe qui maîtrise ces textes par cœur qui me contredira. Pour prendre la décision de quitter la présidence du groupe parlementaire de l’UNC, je n’avais que Dieu et ma conscience. Mon épouse ne l’a su que lorsque j’ai déposé la démission. Il en sera de même de mon mandat de député.

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    Propos recueillis par Trésor Kibangula

    Jeuneafrique

  • OIF : les couacs du sommet de Dakar, une ombre sur la diplomatie africaine de la France

    OIF : les couacs du sommet de Dakar, une ombre sur la diplomatie africaine de la France

    francophonieProblèmes de protocole, déclarations de François Hollande jugées humiliantes par certains chefs d’État du continent et surtout, élection d’une non-Africaine à la tête de l’OIF. Retour sur un sommet qui laissera des traces dans les rapports entre l’Afrique et la France.

    Il y eut bien sûr les louanges unanimes à l’égard d’Abdou Diouf, qui a engrangé les hommages de ses pairs du début à la fin de l’événement. Mais le XVe sommet de l’OIF qui s’est tenu du 29 au 30 novembre à Dakar, a aussi engendré quelques désagréments parmi les délégations africaines, traditionnellement chouchoutées mais qui, cette année, sont reparties de Dakar non sans amertume.

    Premier impair, vis-vis de l’Union africaine (UA). Le jour de l’ouverture, alors que seize chefs d’État ou dignitaires doivent se succéder à la tribune pour y lire leur discours, le président en exercice de l’UA, le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, se trouve relégué en deuxième partie de cérémonie, derrière la directrice générale de l’Unesco, la Bulgare Irina Bokova. Froissé, il renonce à son discours.

    Mais pour les chefs d’État africains présents à Dakar, la principale fausse note du sommet est venue de trois petites phrases nichées dans le discours de François Hollande : ” […] ce qu’a fait le peuple burkinabè doit faire réfléchir ceux qui voudraient se maintenir a la tête de leur pays en violant l’ordre constitutionnel. Parce que ce sont les peuples qui décident. Ce sont les élections qui permettent de savoir qui est légitime et qui ne l’est pas.”

    Mécontentement… en coulisses

    S’ils n’en laissent rien paraître officiellement, plusieurs chefs d’État ou de délégation potentiellement visés par l’allusion ne dissimulent pas, en coulisses, leur mécontentement. Congo-Brazzaville, Djibouti, RDC, Guinée-Équatoriale, Rwanda, Tchad, Togo… Le clan des mécontents n’apprécie pas de recevoir cette leçon de gouvernance venue de Paris, a fortiori lors de la session inaugurale d’un sommet couvert par 800 journalistes venus du monde entier.

    Fidèle à son franc-parler coutumier, le Rwanda, la ministre des Affaires étrangères rwandaise, Louise Mushikiwabo, lance un pavé dans la mare dès le lendemain, dénonçant sur France 24 un procédé “inélégant”. Loin des caméras, plusieurs délégations africaines viendront lui témoigner leur soutien. “Ça fait deux fois qu’un président français vient humilier l’Afrique sur son sol, à Dakar, tempête un ministre d’Afrique centrale. De quelle légitimité peut se prévaloir un chef d’État dont la cote de popularité dans son pays ne dépasse pas 12% pour venir donner des leçons au continent?” “La réaction de votre ministre est légitime, assurent les représentants d’une autre délégation africaine à leurs homologues rwandais. Mais de notre côté, on n’a pas osé dénoncer ouvertement le discours de Hollande.”

    Le discours de François Hollande a également fait tousser l’Ivoirien Alassane Ouattarra, qui a obtenu de changer la résolution du sommet sur la crise au Burkina. “Saluons” la transition est devenu “prenons acte de” la transition. Et la mention de la “charte de la transition”, qu’il estimait dangereuse car remettant potentiellement en cause les “institutions”, a été supprimée. Quant au mouvement Y’en a marre, hier fer de lance de la fronde anti-Abdoulaye Wade lorsque l’ex-président sénégalais décidait de briguer un troisième mandat au mépris d’une Constitution qu’il avait lui-même fait adopter, il juge le discours présidentiel “déplacé”.

    “C’est une tentative de récupération des luttes de libération de la jeunesse africaine, qui, du Sénégal au Burkina, a obtenu gain de cause par ses propres moyens, sans l’aide des grandes chancelleries occidentales, estime Fadel Barro, co-fondateur du mouvement. Nous appelons les jeunes du continent à se détourner de ce genre de discours, qui rappelle celui de François Mitterrand à La Baule, pour se concentrer sur leurs propres luttes. Ce n’est pas l’Occident qui viendra nous sauver.”

    “Les jeux étaient faits”

    Enfin, parmi le clan des déçus du sommet, les délégations qui soutenaient l’un ou l’autre des quatre candidats africains en lice n’ont guère apprécié de se voir ravir le trône d’Abdou Diouf, jusque-là chasse gardée du continent, par la candidate canadienne. “La France n’a rien fait pour aider l’Afrique à parvenir à un consensus”, déplore un candidat malheureux. “Les jeux étaient faits, analyse un ministre d’Afrique centrale. Paris misait sur la division africaine, et les Africains sont tombés dans le panneau.” Alors que certains de ces pays étaient prêts à tenter leur chance au vote, le président français aura pesé de tout son poids pour reconduire une désignation par consensus qui, pour la première fois, s’est retournée contre l’Afrique. “Je trouve surprenant que la France ait laissé ce poste échapper à l’Afrique, analyse le Mauricien Jean Claude de l’Estrac. Et je ne suis pas sûr que cela soit dans son intérêt.”

    À l’arrivée, avec une quinzaine de délégations africaines sur vingt-huit froissées, contrariées, voire courroucées, le XVe sommet de l’OIF pourrait bien laisser des séquelles dans la diplomatie africaine de François Hollande.

    ________

    Mehdi Ba, à Dakar

    Jeuneafrique.

  • Le Sénégal, 10e pays africain le moins corrompu

    Le Sénégal, 10e pays africain le moins corrompu

    GLOBLE TRANSP-Transparency international, principale organisation de la société civile de lutte contre la corruption, a publié, ce mercredi 3 décembre, son indice mondial de perception de la corruption. Avec une note de 43 sur 100, le Sénégal fait mieux que l’an dernier. Situé au 69ème rang mondial, le Sénégal est le 10e pays africain le moins corrompu. A Dakar, ce mercredi le Forum Civil présentait le rapport.

    Le Sénégal est le pays d’Afrique francophone perçu comme le moins corrompu. C’est une bonne nouvelle pour Birahime Seck, un des responsables du Forum Civil. « Il y a la traque des biens mal acquis, ce qui constitue une mesure quand même assez importante du gouvernement qui décourage, aujourd’hui, et empêche différentes personnes qui ont engagé beaucoup de ressources publiques de pouvoir entrer dans l’activité de la corruption. Il y a également la loi sur la déclaration du patrimoine qui est aujourd’hui en vigueur ainsi que la mise en place de l’Office anti-corruption. Cela a un effet fondamentalement dissuasif », a-t-il déclaré.

    Cependant, le Sénégal reste dans la zone rouge. « Il y a toujours des pratiques qui demeurent. Il y a trop de gré à gré dans un champ vraiment nébuleux. Je pense que le gouvernement doit faire des efforts dans la passation des marchés et des contrats. Il faudra également qu’on ait une loi sur les conflits d’intérêts mais aussi une loi sur les financements des partis politiques », a ajouté Birahime Seck.

    Interrogé sur la polémique qui oppose l’ex-président Abdoulaye Wade à Aliou Sall – le frère de l‘actuel du président – dans une affaire d’attribution de bloc de prospection pétrolière, le Forum civil demande au gouvernement de publier tous les contrats miniers. Il s’agit d’une manière de rester fidèle à son leitmotiv : « L’impératif de transparence doit présider l’action publique

    RFI

  • CAN 2015 : Calendrier de la Coupe d’Afrique

    CAN 2015 : Calendrier de la Coupe d’Afrique

    Africa_Cup_of_Nations_logo_0-La 30e Coupe d’Afrique des nations de football se déroule du 17 janvier au 8 février 2015 en Guinée équatoriale. Voici le calendrier de la phase finale de la CAN 2015.

    PHASE DE GROUPES

    Match Groupe Date Heure* Ville
    1 Guinée équatoriale – Congo A 17/01 16h Bata
    2 Burkina Faso – Gabon A 17/01 19h Bata
    3 Zambie – RD Congo B 18/01 16h Ebebiyin
    4 Tunisie – Cap-Vert B 18/01 19h Ebebiyin
    5 Ghana – Sénégal C 19/01 16h Mongomo
    6 Algérie – Afrique du Sud C 19/01 19h Mongomo
    7 Côte d’Ivoire – Guinée D 20/01 16h Malabo
    8 Mali – Cameroun D 20/01 19h Malabo
    9 Guinée équatoriale – Burkina Faso A 21/01 16h Bata
    10 Gabon – Congo A 21/01 19h Bata
    11 Zambie – Tunisie B 22/01 16h Ebebiyin
    12 Cap-Vert – RD Congo B 22/01 19h Ebebiyin
    13 Ghana – Algérie C 23/01 16h Mongomo
    14 Afrique du Sud – Sénégal C 23/01 19h Mongomo
    15 Côte d’Ivoire – Mali D 24/01 16h Malabo
    16 Cameroun – Guinée D 24/01 19h Malabo
    17 Gabon – Guinée équatoriale A 25/01 18h Bata
    18 Congo – Burkina Faso A 25/01 18h Ebebiyin
    19 Cap-Vert – Zambie B 26/01 18h Ebebiyin
    20 RD Congo – Tunisie B 26/01 18h Bata
    21 Afrique du Sud – Ghana C 27/01 18h Mongomo
    22 Sénégal – Algérie C 27/01 18h Malabo
    23 Cameroun – Côte d’Ivoire D 28/01 18h Malabo
    24 Guinée – Mali D 28/01 18h Mongomo

     

    QUARTS DE FINALE

    25 1er du groupe A – 2e du groupe B 31/01 16h Bata
    26 1er du groupe B – 2e du groupe A 31/01 19h Ebebiyin
    27 1er du groupe C – 2e du groupe D 01/02 16h Mongomo
    28 1er du groupe D – 2e du groupe C 01/02 19h Malabo

     

    DEMI-FINALES

    29 vainqueurs matches 25 et 28 04/02 19h Bata
    30 vainqueurs matches 27 et 26 05/02 19h Malabo

     

    MATCH POUR LA 3e PLACE

    31 Perdants matches 29 et 30 07/02 16h Malabo

     

    FINALE

    32 Vainqueurs matches 29 et 30 08/02 19h Bata

    *Les horaires sont en temps univer

  • “Appel à soulèvement des populations” :  F. Hollande : bavure de Dakar, bavure de trop !

    “Appel à soulèvement des populations” :  F. Hollande : bavure de Dakar, bavure de trop !

    joseph-kabila-abdou-diouf-francois-hollande-et-alassane-ouatara-Seule l’histoire dira si l’instruction – car c’en est une – donnée aux populations africaines de s’inspirer de l’exemple burkinabé pour en finir avec leurs “Blaise Compaoré” figurait dans le texte originel de son discours ou s’il s’agit d’une improvisation dans l’envolée oratoire observée lors de la cérémonie d’ouverture du XV° Sommet de l’Oif à Dakar le samedi 29 novembre 2014. Car, après le sommet de Kinshasa où il s’est montré insolent à l’égard du chef d’Etat hôte, le président français a crevé cette fois-ci les limites de la bienséance en mettant à mal Macky Sall, d’autant plus qu’il atteint dans leur dignité les invités de son homologue sénégalais. Pour rappel, ce n’est pas l’Oif qui invite les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres. C’est le Chef de l’Etat hôte. En plus, la “préférence” portée à Michaël Jean au poste de secrétaire général de l’institution francophone, au grand dam des Africains, est de nature à refroidir les relations Afrique-France. Le XVI° sommet prévu à Madagascar pourrait même en faire les frais. On ne voit pas des têtes couronnées africaines y participer si François Hollande s’y présentait. A moins de recourir encore à la sagesse d’Abdou Diouf…

                 Avec 13 % dans le sondage – baisse de popularité jamais enregistrée dans l’histoire de la Vème République pour un chef d’Etat français – F. Hollande peut se réjouir d’avoir accru son audience auprès de certaines forces politiques et sociales d’Afrique, en même temps qu’il dresse contre lui d’autres forces politiques et sociales, mécontentes de sa façon d’aborder les questions sensibles du continent noir.

                On le savait cassant (même pour ses proches du Parti socialiste), mais sa “sortie” de Dakar s’est révélé une bavure. Une grosse bavure. Simplement parce que la tradition veut qu’à l’occasion d’un sommet comme celui-là, il soit prévu deux rencontres. La publique pour arrondir les angles, la privée, pour les aiguiser.

                Or, à Dakar hier, comme à Kinshasa avant-hier, François Hollande s’est présenté en “préfet de discipline”. Résultat : plusieurs chefs d’Etat – même parmi ceux qui lui sont proches – ont quitté le Sénégal précipitamment. Bon nombre n’ont pris part ni à la désignation du nouveau secrétaire général de l’Oif, ni à la cérémonie de clôture du sommet. Même s’il ne l’a pas manifesté ouvertement, Macky Sall n’a certainement pas apprécié cette prestation. Tournant quasiment en dérision Blaise Compaoré, François Hollande a sûrement choqué son homologue sénégalais, tout comme Alassane Ouattara qui sera parmi les premiers à repartir à Abidjan. ” Les Africains n’ont pas de leçons à recevoir“, a-t-il déclaré. Autre fait significatif : Macky Sall a dû se déplacer seul avec François Hollande au cimetière des tirailleurs sénégalais massacrés à Dakar en 1944 alors que, de retour de France après la 2ème Guerre mondiale, ces soldats réclamaient leurs droits. Au nombre de ces tirailleurs, relèvent les Historiens, des Africains originaires de plusieurs pays subsahariens. Autre fait tout aussi significatif : la réaction d’Alpha Condé, président guinéen pourtant proche de Hollande. Dans une interview à Rfi lundi 1er décembre 2014, il n’a voulu commenté ni le cas Blaise Comparaoré, ni la révision constitutionnelle, ni la position de Denis Sassou Nguesso après l’élimination du candidat Henri Lopes. Même Alain Juppé, interviewé le mardi 2 décembre, a déploré la “formulation” utilisée.   

     

    Et si Kinshasa, Brazza, Luanda, Kigali, Kampala brûlaient instantanément ?

     

                Quelle mouche a alors piqué le chef de l’Etat français pour en arriver à pareil gâchis ? Serait-ce le retour sur la scène politique d’un certain Nicolas Sarkozy, porté la veille du sommet de Dakar à la présidence de l’Ump et, de ce fait, candidat potentiel à la présidentielle 2017, prêt à lui rappeler son “Moi, Président…“?

                Ce qui est au moins prévisible, c’est qu’ayant peu de chances de s’offrir un second mandat (d’ailleurs bon nombre de membres de son parti préfèrent ne pas le voir rempiler), il découvre dans l’Afrique le seul continent où il peut “investir” pour sa survie politique. Il entend se créer, lui aussi, son “réseau” avec personnalités politiques dont il sera le parrain. Et réputée terre de tous les opportunismes (donc de tous les opportunistes), la RDC s’y prête. On le voit avec les “félicitations” envoyées à Hollande-Le-Téméraire. On espère, à Kinshasa, que si jamais ça barde, l’Elysée fera exactement ce qu’il fait au Mali et en Rca.

                Seulement voilà : on ne voit raisonnablement pas comment l’Elysée s’en sortirait en cas d’un mouvement spontané brûlant à la fois Kinshasa, Brazzaville, Luanda, Kigali et Kampala, sous l’effet du fameux “printemps africain” parti d’Ouagadougou. Il faut plutôt admettre qu’au final, c’est la carte de la région inflammable des Grands-Lacs qui serait redessinée, avec comme première victime la RDC, pays sur lequel continue de peser (lisez exercer) le fameux droit de préemption reconnu en France à Berlin 1885.

     

    Ce n’est pas une “prophétie”, mais…

     

                Croisons alors les doigts pour (nous) éviter ce sort. Car le sort qui guette l’Oif est, désormais, celui d’un désamour qui ne pourrait que plaire aux Américains (ils en rêvent depuis l’aube des indépendances africaines) et les Chinois (qui accroissent des conquêtes).

                En clair, sous François Hollande, la France – qui perd déjà de gros investissements en terre africaine – risque d’en perdre davantage d’autant plus qu’ils ne se laisseront pas marcher sur les pieds, les chefs d’Etat et de gouvernement dont les populations sont visées directement ou indirectement par ASD (Appel à Soulèvement de Dakar).

                Ce n’est pas une “prophétie”, mais on assistera de moins en moins, d’ici à 2017, à des visites de chefs d’Etat africains à Paris. L’un des signaux forts, on le vivra à l’occasion du sommet sur le Climat prévu en 2015 dans la capitale française. François Hollande risque de compter sur les doigts de la main des collègues africains qui feront ce déplacement. A moins d’avoir la sagesse de réactiver, sur ces entrefaites, les bons offices d’un certain Abdou Diouf,  pas du tout content non plus d’avoir vu sa fête de retraite gâchée par un ex-collègue, entré dans l’Histoire comme ordonnateur des soulèvements populaires. 

                La bavure de Dakar – il faut bien l’admettre – est celle de trop !

               

    Omer Nsongo die Lema