Author: Don Kayembe

  • 8 entrepreneurs, 1 rêve africain

    8 entrepreneurs, 1 rêve africain

    ghana_show_making_company_heel_the_world_fred_deegbe_640x360_bbc_nocredit-Chaque semaine, depuis mardi 4 novembre jusqu’à la fin de l’année et sur toutes les plateformes, la nouvelle série African Dream présente le portrait de huit entrepreneurs provenant de diverses régions d’Afrique qui ont placé et investi leur argent sur le continent africain.
    Chacun d’eux a eu un début difficile dans la vie. Mais, tout au long de la série, vous aurez l’occasion d’apprendre qu’il faut parfois prendre des risques pour réaliser un rêve, leurs rêves, et s’ils ont réussi, qu’il est possible pour beaucoup d’autres d’y parvenir.
    Cette semaine dans cette série consacrée au rêve africain nous porterons notre attention sur le ghaneen Fred Deegbe.
    Sans réelle connaissance du domaine des chaussures, Fred Deegbe, qui était banquier à l’époque, s’est lancé sur le marché des plus grandes marques de chaussures dans le monde.
    Peu de temps après, il fait équipe avec un ami et lance en 2011 Heel The World (HTW), une entreprise de fabrication de chaussures haut de gamme basé à Accra, au Ghana.
    Un an plus tard Deegbe quitte son travail de banquier pour se consacrer à plein temps à sa nouvelle et ambitieuse entreprise.
    Le jeune entrepreneur veut prouver qu’il est possible de fabriquer des chaussures de qualité dans son pays.
    Heel The World, qui compte actuellement sept employés à plein temps, dispose d’un site Internet pour la vente en ligne des produits. Il s’appuie aussi beaucoup sur les réseaux sociaux pour le marketing.
    Le ghanéen Fred Deegbe, créateur de la marque de chaussure of Heel the world
    Le ghanéen Fred Deegbe, créateur de la marque de chaussure of Heel the world
    Comment faites-vous pour faire face à la concurrence des produits chinois sur le marché?
    La présence de ces produits chinois sur le marché n’a jamais été mon souci.
    La principale raison est qu’avant de commencer et dès le début, j’ai basé ma démarche et celle de mon équipe sur les principes suivants :
    *La concurrence est toujours bonne, mais elle n’est pas facile à gérer. Donc, je m’assure que mon entreprise dispose toujours de beaux produits afin d’attirer l’attention souhaitée.
    * C’est aussi très important de miser davantage sur la qualité que sur la quantité.
    * Je consacre aussi beaucoup de temps et d’investissement pour développer une meilleure image de la marque et à la commercialisation de mes produits.
    * Traiter les clients comme vos amis : Ceci est crucial dans mon entreprise et je me suis assuré que c’est ancré dans l’esprit des membres de mon équipe afin qu’il y ait une relation de confiance et de loyauté entre les clients et l’entreprise.
    Le ghanéen Fred Deegbe, créateur de la marque de chaussure of Heel the world
    Le ghanéen Fred Deegbe, créateur de la marque de chaussure of Heel the world
    * Utiliser des matériaux acquis localement : Il est important de soutenir l’industrie locale à travers mon entreprise.
    * Défendre une cause sociale à travers votre entreprise : En raison d’un taux élevé de chômage chez les jeunes et le manque de formation des entrepreneurs, nous avons une branche qui permet de renforcer la capacité de ceux qui veulent créer leurs entreprises.
    Nous animons régulièrement des ateliers et de des conférences dans les universités et dans des entreprises, tels qu’UT Bank.
    * Investir dans le bien-être des talents locaux avec un potentiel de classe mondiale.
    Nous faisons appel et nous collaborons avec toutes sortes de gens créatifs qui, d’après nous, pourraient faire face à la concurrence mondiale du marché.
    Nous offrons des stages aux personnes qui veulent apprendre la fabrication des chaussures sur mesure, ainsi que le métier du cuir.
    * Mettre l’accent sur le marketing. Nous commercialisons nos produits principalement par les réseaux sociaux et le bouche à oreille. C’est une entreprise qui a connu une croissance et nous voulons toujours donner à nos clients le meilleur service et des produits exclusifs.
    *Etre orientée vers l’exportation : Après avoir connu un succès sur le marché local, mon objectif était de savoir comment commercialiser les produits “Made in Ghana ‘’ à l’étranger.

    Je l’ai fait avec succès .Cela nécessite un immense contrôle de la qualité et de la perfection

    bbc

  • OIF : une trentaine de chefs d’État et de gouvernement présents au Sommet de Dakar

    OIF : une trentaine de chefs d’État et de gouvernement présents au Sommet de Dakar

    mackydiouf-Plus de 30 chefs d’État et de gouvernement sont à Dakar pour le XVè Sommet de la Francophonie, les 29 et 30 novembre. Parmi eux, 19 chefs d’État africains ont fait le déplacement vers la capitale sénégalaise.
    Les déclarations d’Abdou Diouf et de François Hollande en avaient fait hésiter certains. Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et le président français avaient tous deux insisté, ces dernières semaines, sur le nécessaire respect des constitutions et l’importance de ne pas s’éterniser au pouvoir. Mais au final, très peu de chefs d’Etat africains ont fait le choix de snober le Sommet de Dakar, du 29 au 30 novembre… au risque d’entendre des déclarations qui les agacent.
    Au total, 19 chefs d’État africains seront présents. La plupart sont arrivés ce vendredi 28 novembre, comme le président de transition du Burkina Faso, Michel Kafando, qui assistera à son premier grand raout en tant que président. Il doit d’ailleurs s’entretenir en tête-à-tête avec François Hollande samedi dans l’après-midi.
    Les chefs d’État concernés par la limite constitutionnelle du nombre de mandats seront présents : le Congolais (Brazzaville) Denis Sassou Nguesso (il soutient la candidature d’Henri Lopes au secrétariat général), son homologue de Kinshasa, Joseph Kabila (président en exercice de la Francophonie pour quelques heures encore), le Béninois Boni Yayi (la Cour consititutionnelle béninoise vient de s’exprimer contre la modification de la Constitution et il a déjà fait savoir qu’il quitterait le pouvoir) ou encore le Burundais Pierre Nkurunziza (qui présente la candidature de Pierre Buyoya). Paul Kagamé, lui, sera représenté par sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, mais cette absence était attendue : le président rwandais goûte peu les sommets de ce genre et entretient un rapport ambigü avec la francophonie.
    Le président togolais, Faure Gnassingbé, sera aussi présent et doit également s’entretenir avec François Hollande, tout comme le Camerounais Paul Biya.
    Le président mauricien, Kailash Purryag, qui soutient la candidature de Jean-Claude de l’Estrac, est pour sa part arrivé dès jeudi.

    Parmi les grands absents, on notera celle du Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh. La Tunisie, qui est dans l’entre-deux-tours de son élection présidentielle, sera représentée par le chef du gouvernement, Mehdi Jomâa, lequel doit rencontrer François Hollande.
    Quant au Liban, il n’a plus de chef d’État. Ce qui n’empêche pas de nombreuses spéculations autour du dernier homme à avoir occupé cette fonction, Michel Sleimane, parfois cité comme possible candidat de dernière minute au poste de secrétaire général depuis qu’il a rencontré François Hollande à l’Élysée, le 27 novembre au soir.
    Le suspens autour de l’élection du nouveau secrétaire général est décidément la véritable animation de cette 15è édition de la grand-messe francophone.
    Pays membres représentés par leur chef d’État (23) :
    Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo-Brazzaville, RD Congo, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Madagascar, Mali, Mauritanie, Maurice, Monaco, Niger, Sénégal, Suisse, Tchad, Togo. Le président du Kosovo, non membre de l’OIF, sera aussi présent.
    Les membres représentés par leur vice-président (2) :
    Comores, Viet-Nam
    Pays membres représentés par leur chef de gouvernement (8) :
    Belgique, Canada, Djibouti, Egypte, Québec, Nouveau Brunswick, Tunisie, Wallonie
    jeuneafrique

  • RDC : “C’est un sous-officier de l’armée qui est venu vendre des tenues militaires” aux Casques bleus

    RDC : “C’est un sous-officier de l’armée qui est venu vendre des tenues militaires” aux Casques bleus

    Félix Prosper Basse-Quarante-huit heures après l’interpellation de six Casques bleus surpris avec des tenues de l’armée congolaise à Goma, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, a confié vendredi à “Jeune Afrique” les premiers éléments de l’enquête. Interview exclusive.
    C’est une affaire embarrassante pour la mission onusienne en RDC. Le 26 novembre, sur la route de l’aéroport de Goma, six pilotes ukrainiens de la Monusco ont été interpellés par les services de sécurité congolais alors qu’ils étaient en possession des tenues militaires de la Garde républicaine (GR, garde présidentielle congolaise).
    Une enquête a été ouverte dans la foulée par les autorités provinciales du Nord-Kivu. Et la Monusco s’est déclarée disposée à “coopérer pleinement et de manière responsable” pour faire toute la lumière sur l’affaire. En attendant, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse appelle la population congolaise “au calme et à ne pas céder à la manipulation”. Le porte-parole de la Monusco ne voudrait pas que cet “incident” entame la qualité de la collaboration entre les troupes onusiennes et les Forces armées de la RDC (FARDC) sur le terrain. Il s’est confié, le 28 novembre, à Jeune Afrique.
    Jeune Afrique : En sait-on aujourd’hui un peu plus sur ce qui s’est réellement passé le 26 novembre à l’aéroport de Goma ?
    Lieutenant-colonel Basse : Ce jour-là, après leur service, des Casques bleus du contingent ukrainien de la Monusco, positionnés à l’aéroport de Goma, repartaient à leur base lorsqu’ils ont rencontré à la sortie un de leurs contacts qui vend des cartes de crédit téléphonique. Ce dernier était chargé en amont de leur apporter des tenues militaires qu’ils voulaient acheter afin de s’en servir, une fois rentrés en Ukraine, pour des parties de chasse, selon leurs déclarations.
    Le contact leur a alors présenté un autre individu, habillé en t-shirt jaune, qui portait un sac contenant des tenues militaires, conformément à leur requête. C’est au moment où les six Ukrainiens étaient en train de vérifier le colis dans leur véhicule que deux autres personnes en tenue civile se sont présentées. Des Casques bleus ont été interpellés et conduits aussitôt au quartier général de la 34e région militaire (état-major de l’armée congolaise dans le Nord-Kivu) pour être entendus, particulièrement un parmi les six : celui qui était en contact avec l’intermédiaire.

    Peut-on considérer, au regard de premiers éléments de l’enquête que vous disposez, qu’il existe bien un “trafic de tenues de l’armée congolaise” dans l’est de la RDC ?
    -“Trafic” est un grand mot. Il faut relativiser, car nous sommes en présence d’un acte isolé. Répréhensible certes mais il reste un acte isolé. La Monusco n’a jamais transporté des tenues militaires de l’armée dans ses véhicules.
    Tout Casque bleu invité en RDC doit respecter les lois du pays d’accueil.
    C’est l’occasion aussi de rappeler qu’au sein de la mission, nous avons une politique de tolérance zéro. Tout Casque bleu invité en RDC doit observer non seulement des règles strictes édictées par la Monusco mais aussi les lois du pays d’accueil. Pour le moment, nous ne pouvons pas de manière péremptoire déclarer qui a raison ou qui a tort. Mais des éléments de l’enquête nous permettront bientôt de savoir avec précision ce qui s’est passé et, au niveau de la hiérarchie de la Monusco, des mesures idoines seront prises dans le cadre de cette affaire.
    Mais lorsqu’à Kinshasa certaines voix s’élèvent déjà pour faire le lien entre cette affaire et les tenues de l’armée congolaise que l’on retrouve parfois sur des miliciens qui commettent des exactions dans l’est du pays, que répondez-vous ?
    -La Monusco n’est pas impliquée dans un quelconque trafic de tenues militaires.
    Je ne commente pas les déclarations des uns et des autres. Mais n’allons pas vite pas besogne. Attendons plutôt que les autorités compétentes de la RDC révèlent les résultats des enquêtes qui sont en train d’être menées, avant de porter un jugement. Mais cela ne fait aucun doute : la Monusco n’est pas impliquée dans un quelconque trafic de tenues militaires. Il n’existe pas non plus un quelconque lien entre l’incident de l’aéroport de Goma et les uniformes de l’armée que l’on retrouve parfois sur des miliciens. D’autant que des tenues militaires que portent des assaillants qui commettent des crimes odieux contre les civils ne sont pas celles de la Garde républicaine (GR) de la RDC.
    Mais cet “incident” de l’aéroport de Goma ne risque-t-il pas de porter atteinte à la collaboration sur le terrain entre les troupes congolaises et les forces onusiennes ?
    -Je ne pense pas. La collaboration entre l’armée congolaise et la Monusco dure depuis fort longtemps et a déjà donné des résultats positifs. Avec le soutien de la population, les FARDC, appuyées par les Casques bleus, ont défait le M23 et sont parvenus à affaiblir les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Il existe aujourd’hui un triangle de confiance entre populations, armée et Monusco qui doit être préservé. C’est un pacte scellé par le sang des innocents civils, des soldats et des Casques bleus qui a été versé ces dernières années pour rétablir la paix dans l’est de la RDC. La collaboration entre les FARDC et la Monusco doit donc être sauvegardée et renforcée pour le bien des populations civiles. Celles-ci ne doivent pas non plus succomber aux tentatives de manipulation des ennemis de la paix qui mènent une campagne de désinformation contre la Monusco.
    Que sont devenus les six agents ukrainiens de la Monusco interpellés par les services de sécurité congolais dans le cadre de cette affaire ?
    -Ils ont été entendus toute l’après-midi de mercredi (26 novembre) et, ensuite, ils sont retournés à leur base. Entretemps, les investigations se poursuivent. Au final, dans cette affaire, il faut retenir deux choses. La première : le contact qui les a mis en relation avec celui qui devait leur vendre des tenues a disparu dans la nature et la police poursuit ses recherches.
    La deuxième chose, que c’est un sous-officier de l’armée congolaise qui est venu pour leur vendre les tenues militaires. Ceux qui sont mêlées dans cette affaire sont donc présents à Goma, hormis celui qui est recherché. Nous espérons que la police va bientôt l’arrêter pour que tous les éléments de l’enquête soient réunis et que la lumière puisse jaillir au grand jour.

    jeuneafrique

  • Afrique: Classement-FIFA – La RDC monte à la 55e position en novembre

    Afrique: Classement-FIFA – La RDC monte à la 55e position en novembre

    Congo-La qualification à la 30e Coupe d’Afrique des Nations-Guinée Équatorial 2015 comme meilleure troisième de tous les sept groupes des éliminatoires fait partie des raisons de la montée de la RDC au classement Fifa du mois de novembre. Elle a quitté la 60e position pour la 55e place.

    La RDC a grimpé de cinq cases au classement Fifa actualisé le jeudi 27 novembre 2014 à Zurich en Suisse, au siège de l’instance mondiale du football. Le Congo Kinshasa passe de la 60e à la 55e position, ascension résultant sans doute de la qualification des Léopards à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) prévue pour janvier et février en Guinée Équatoriale. La RDC a réussi à se qualifier dans un groupe difficile composé de mondialistes, le Cameroun et la Côte d’Ivoire. L’équipe entraînée par Florent Ibenge n’a certes pas fini parmi les deux places qualificatives, se contentant d’être meilleure troisième de tous les sept groupes des éliminatoires. La RDC est donc 55e rang mondial au classement Fifa pour le mois de novembre, et 12e en Afrique.

    Également qualifié pour la 30e CAN, le Congo Brazzaville a gagné trois places pour se retrouver à la 59e position, et 13e en Afrique. L’Algérie (18e rang mondial) garde la première place. Le top 20 en Afrique est constitué de l’Algérie (18e), Tunisie (22e), Côte d’Ivoire (24e), Sénégal (35e), Ghana (37e), Guinée Conakry (38e), Cap-Vert (39e), Cameroun (41e), Nigeria (42e), Mali (49e), Afrique du Sud (51e), RDC (55e), Congo Brazzaville (59e), Égypte (60e), Zambie (62e), Togo (62e), Gabon (64e), Burkina Faso (65e), Libye (76e), Ouganda (78e).

    Au niveau mondial, l’Allemagne, championne du monde en titre, est première, suivi d’Argentine, Colombie, Belgique, Pays-Bas, Brésil, Portugal, France, Espagne et l’Uruguay qui boucle le top 10 mondial pour le mois de novembre 2014.

    Par Martin Enyimo

  • Pour Museveni, l’Ouganda a “de la chance” de l’avoir comme président depuis 28 ans

    Pour Museveni, l’Ouganda a “de la chance” de l’avoir comme président depuis 28 ans

    MUSEVI-Il est l’un des vétérans parmi les chefs d’Etat africains et le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986 et en lice pour l’élection de 2016, en est sûr: “l’Ouganda a de la chance” de l’avoir.

    Les propos du président, tenus lors d’une rencontre avec des responsables locaux, ont été repris vendredi par le journal Uganda’s Observer.

    “L’Ouganda a de la chance de m’avoir. Il est donc inacceptable que quiconque remette en cause l’unité que nous avons construite”, a lancé Yoweri Museveni, qui tente de verrouiller son parti, le Mouvement national de résistance (NRM), divisé sur la question de sa nouvelle candidature à la présidentielle.

    Le parti, qui l’a déjà choisi comme candidat, doit tenir un congrès national le 15 décembre à Kampala, capitale de ce petit pays d’Afrique des Grands Lacs. M. Museveni, âgé de 70 ans, le dirige depuis près de 29 ans.

    “Je suis un combattant et je n’ai pas passé cinq ans dans le maquis pour rien”, a déclaré M. Museveni, arrivé au pouvoir au terme d’une rébellion contre le régime despotique de Milton Obote.

    Il avait alors expliqué que les problèmes de l’Afrique venaient de ses dirigeants qui refusaient de quitter le pouvoir.

    Une rivalité oppose Yoweri Museveni à Amama Mbabazi, ancien allié devenu rival, limogé de son poste de Premier ministre en septembre dernier, après avoir été démis de sa charge de secrétaire général du NRM en mars.

    M. Mbabazi, 65 ans, ancien compagnon d’armes de M. Museveni durant la rébellion, a indiqué vendredi au journal Daily Monitor qu’il assisterait au congrès du parti en décembre.

    Aucune raison officielle n’avait été avancée lors de son limogeage en septembre, mais le quotidien gouvernemental New Vision avait affirmé qu’il payait le fait d’avoir fait campagne au sein du parti contre l’investiture de M. Museveni pour le prochain scrutin présidentiel.

    afp

  • Goma: dix Casques bleus ukrainiens surpris en possession de 12 tenues FARDC/GR avec pistolets, la Monusco s’explique

    Goma: dix Casques bleus ukrainiens surpris en possession de 12 tenues FARDC/GR avec pistolets, la Monusco s’explique

    monusco2-Des pilotes ukrainiens de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), photographiés en compagnie d’un Congolais en treillis, ont été appréhendés mercredi 26 novembre 2014 à l’aéroport de Goma (Nord-Kivu) en possession de 12 tenues avec pistolets de la Garde républicaine (GR) des Forces armées de la RDC (FARDC).

    Ils ont été arrêtés par les services de sécurité militaire informés par la police des frontières. « Plus de 10 militaires ukrainiens, reconnus comme des pilotes avec un Congolais qui facilitait ce trafic, ont été conduit par les FARDC à la 34ème Région militaire », rapporte radio Kivu 1.

    Citant « plusieurs sources », elle ajoute que « ce trafic était soupçonné depuis longtemps et c’est ce mercredi 26 novembre 2014 que le réseau vient d’être démantelé ».

    Audition des prévenus

    Le général de brigade et commandant de la 34ème Région militaire, le général Emmanuel Lombe, a commencé à entendre les 10 prévenus ukrainiens et leur complice congolais le même jour.

    « L’objectif de ce trafic de tenues de la Garde républicaine n’est pas encore bien explicité mais certains disent que ce réseau collaborait avec des +ennemis+», selon Radio Kivu1 qui rapporte les étapes de la journée du mercredi 26 novembre 2014 en ces termes :

    « 13h20 à Goma… Le général Carlos Alberto Dos Santos Cruz de la Monusco arrive à la 34ème Région militaire.

    Les informations commencent à sortir de la grande muette…. Quand le trafic a été détecté, les militaires ukrainiens de la Monusco, par leur interprète congolais, ont proposé 5000 USD à la Garde républicaine et les services de sécurité militaire… Ils ont d’abord voulu faire croire que ce paquet de tenues était une ration du pain… Après discussions, le ton est monté et les FARDC se sont imposées, le doit à la gâchette. ..

    Le général des forces de la Monusco vient d’arriver dans le bureau du général Emmanuel Lombe (où ces Casques bleus sont interrogés)…..

    Santos Cruz a été désarmé avant d’escalader les deux niveaux du bureau… Il était précédé du porte-parole militaire de la Monusco le Colonel Felix Basse…

    Les auditions continuent….

    15h45 à Goma… Un kit complet de 6 paires avec pistolets

    En tout, ce sont 12 tenues avec pistolets qui seraient repérés. Les agents ukrainiens avec leur complice congolais avaient un petit colis qui a révélé que ce trafic ne doit pas être le premier; selon une indiscrétion ».

    « Acheter ces uniformes pour les utiliser à la chasse » en Ukraine

    « L’officier ukrainien, principal accusé dans cette affaire, a dit aux enquêteurs qu’il voulait acheter ces uniformes pour les utiliser à la chasse à son retour dans son pays. Mais l’enquête déterminera si cette déclaration est exacte ou tronquée », a indiqué à radio Okapi le porte-parole militaire de la Monusco.

    Le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse, qui a nié « toute implication de la Mission dans un quelconque trafic de ce genre », a cependant déclaré que « l’officier ukrainien incriminé a reconnu avoir cherché à acheter six uniformes de la Garde républicaine congolaise ».

    En effet, a-t-il signalé, « nous avons effectivement des soldats de la paix, des Casques bleus ukrainiens qui opèrent au niveau de l’aéroport de Goma au sein de la Force aérienne de la Monusco qui ont voulu acheter des tenues auprès d’un élément de la garde républicaine congolaise ».

    « Ils ont pris contact avec l’individu et, à un moment, des agents en civil se sont présentés, les ont interpellés et ils ont été conduits à la 8ème Région militaire pour des investigations approfondies sur la provenance de ces uniformes là et sur les modalités qui ont conduit ces soldats ukrainiens à acheter ces tenues », a dévoilé le porte-parole de la Monusco.

    Il a ajouté que « le général commandant de la Gorce de la Monusco, Carlos Alberto Dos Santos Cruz, s’est rendu le même jour au siège de la 8ème Région militaire ».

    « La Monusco évolue en RDC dans un cadre tout à fait transparent et les Casques bleus doivent avoir un comportement exempt de tout reproche. Des mesures seront prises à l’issue de l’enquête en cours dans le cadre de la politique de tolérance zéro qui s’applique au personnel des Nations unies concernant certaines pratiques », a souligné le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse.
    Le Potentiel Online

  • RDC: la Grande-Bretagne suspend son aide à la réforme de la police

    RDC: la Grande-Bretagne suspend son aide à la réforme de la police

    Police contre civil-Le Royaume-Uni a décidé de suspendre son aide à la réforme de la police congolaise. Cette décision des autorités britanniques fait suite à un rapport des Nations unies, dévoilé le 15 octobre dernier, qui accuse des policiers d’avoir assassiné ou fait disparaître plusieurs dizaines de personnes lors d’une opération antibanditisme menée à Kinshasa.

    La Grande-Bretagne a décidé de suspendre son programme d’aide à la réforme de la police congolaise. Il s’agit de la première mesure de rétorsion de Londres après la publication de deux rapports très critiques sur la police congolaise : l’un des Nations unies publié le 15 octobre, l’autre de l’ONG Human Rights Watch (HRW), paru du 17 novembre. Tous deux accusent des policiers d’avoir assassiné ou fait disparaître une quarantaine de personnes lors de l’opération Likofi, une opération antibanditisme menée à Kinshasa de novembre 2013 à février 2014.

    La décision de la Grande-Bretagne s’appuie sur le rapport de l’ONU, selon lequel des éléments de la police congolaise se sont rendus coupables de violations des droits de l’homme. Les Nations unies accusent les forces de l’ordre d’avoir exécuté neuf personnes et d’en avoir fait disparaître 33 autres. L’ONG américaine Human Rights Watch va plus loin que le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme en RDC, en affirmant que des policiers ont tué au moins 51 jeunes hommes et adolescents entre novembre 2013 et février 2014.

    Les Britanniques demandent une enquête

    L’ambassadeur de Grande-Bretagne a communiqué cette décision aux autorités congolaises, il y a près de deux semaines, lors d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur congolais Richard Muyejn, alors que les ambassadeurs étaient venus s’enquérir des mesures prises par les autorités pour punir ces bavures. Les Britanniques font dépendre la poursuite de leur coopération policière avec la République démocratique du Congo aux actions entreprises par les autorités pour faire la lumière sur cette opération. Ils demandent à ce que les autorités congolaises enquêtent véritablement et punissent les auteurs de ces bavures. Les ambassadeurs ont également réclamé la liste et l’identité des policiers qui auraient déjà été condamnés, comme l’affirment les autorités.

    Les Etats-Unis suspendent leur projet de coopération

    De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, a déclaré regretter cette décision. Celui-ci affirme ne pas comprendre qu’un programme de coopération puisse être basé sur ce genre d’exigences. Les Britanniques sont l’un des principaux bailleurs pour la réforme de la police congolaise. Cette mesure de rétorsion est donc importante, même si leur programme de coopération avec la RDC, qui a débuté en 2009 avec un budget de 76 million d’euros, devait de toute façon s’achever l’année prochaine. Reste que les Etats-Unis, lors de cette même réunion et pour les mêmes raisons avancées par la Grande-Bretagne, ont annoncé qu’il suspendaient un projet de coopération policière qui devait commencer l’année prochaine.

    RFI

  • Hollande met Kabila en garde: «On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel»

    Hollande met Kabila en garde: «On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel»

    kabila- francois h.-Le président français François Hollande a mis en garde jeudi, à deux jours d’un sommet de la Francophonie à Dakar, les dirigeants africains qui seraient tentés de modifier la Constitution de leur pays pour rester au pouvoir, prenant l’exemple de la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso.

    Le départ forcé du pouvoir de Blaise Compaoré, « peut servir de leçon à beaucoup de chefs d’Etat, pas seulement en Afrique », a déclaré M. Hollande aux chaînes de télévision France 24 et TV5 Monde et à Radio France Internationale (RFI). « On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel », a-t-il lancé. Le président était interrogé notamment sur la situation de la République démocratique du Congo (RDC), du Congo (Brazzaville) ou du Rwanda.

    « Quand on fait voter des peuples pour des Constitutions à travers des référendums, on ne peut pas les modifier impunément. Quand un chef d’Etat reste plusieurs mandats de suite, et qu’à un moment il est fixé une limite d’âge ou il est fixé un nombre de mandats qui ne peut pas être dépassé, il ne peut pas en être décidé autrement. C’est ce qui s’est passé au Burkina », a-t-il insisté.

    « La France n’est pas en tutelle des pays africains »
    Des manifestations populaires ont provoqué le 31 octobre la démission de M. Compaoré qui avait l’intention de réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir, après 27 années de règne. M. Hollande a rappelé qu’il avait mis en garde M. Compaoré, et lui avait écrit pour lui proposer son soutien pour qu’il puisse prendre des responsabilités internationales en quittant le pouvoir dans son pays.

    Interrogé sur les pays où les dirigeants peuvent rester en place sans limitation de temps, tels que le Tchad, le Cameroun, le Gabon ou le Togo, M. Hollande a estimé que dans ce cas, il fallait s’assurer que les élections soient « libres, plurielles et démocratiques ».

    « La France n’est pas en tutelle des pays africains », a-t-il dit, citant comme exemple de bonne gouvernance la Tunisie, qui élit actuellement un nouveau président.

    Le Soir

  • La justice sud-africaine acquitte 15 Congolais accusés de complot anti-Kabila

    La justice sud-africaine acquitte 15 Congolais accusés de complot anti-Kabila

    Etienne Kabila-La justice sud-africaine a acquitté et libéré faute de preuves vendredi quinze des vingt ressortissants de République démocratique du Congo (RDC) emprisonnés depuis près de deux ans en Afrique du Sud, accusés de complot visant à assassiner leur président Joseph Kabila.

    Le juge a levé l’ensemble des charges suivant les recommandations du procureur, a constaté l’AFP à l’audience à Pretoria, à l’issue de laquelle les quinze sont ressortis libres, mais “très en colère”, a dit l’un d’eux, pour avoir été “en prison pendant deux ans pour rien” et exposé, selon un autre, à la “torture” durant leur détention.

    “Les nombreux témoins qui ont été entendus ont clairement montré que les charges contre ces quinze accusés n’était pas aussi lourdes que ce que pensait l’accusation. Je suis ravi pour les quinze acquittés mais je demeure inquiet pour ceux qui restent incarcérés”, a déclaré l’avocat de quatorze prévenus, Me Thesigan Pillay.

    A leur sortie du tribunal, les anciens détenus qui avaient comparu les chaînes au pied ont été accueillis par une cinquantaine de soutiens qui ont lancé des slogans anti-Kabila.

    “Depuis le début, je savais que ce jour arriverait, car j’étais innocent. Mais je suis très en colère car on a décidé de nous mettre en prison pendant deux ans pour rien!”, a regretté James Jacob Mapima, l’un des accusés libéré.

    Dès leur sortie, les prévenus ont aussi affirmé avoir subi des mauvais traitements durant leur incarcération.

    “Il vaut mieux vivre en enfer qu’être en prison en Afrique du sud. J’ai passé 21 mois, 23 heures par jour, enfermé dans une cellule d’un mètre carré. J’ai aussi fait partie des gens qui ont été torturés et envoyés à l’hôpital”, a déclaré David Muyembi, un autre ancien prévenu.

    Cinq hommes restent poursuivis pour “activités mercenaires” et “conspiration en vue d’assassinat”, notamment Etienne Kabila qui se présente comme le demi-frère du président congolais et considéré comme le leader de ce groupe de rebelles présumés.

    Etienne Kabila a néanmoins été remis en liberté surveillée contre une caution de 10.000 rands (720 euros), tandis que les quatre derniers accusés qui plaident tous non coupable restent incarcérés à Pretoria.

    Les vingt hommes avaient été interpellés par les autorités sud-africaines le 5 février 2013, grâce au travail d’un policier infiltré à leurs côtés pendant six mois. Ce dernier avait ainsi filmé de nombreuses rencontres et échangé des mails accréditant la thèse de la préparation d’un coup d’Etat.

    Les accusés estiment quant à eux avoir été victimes d’un complot piloté par Kinshasa et la police sud-africaine. Selon eux, ils s’étaient réunis pour suivre une formation de gardien de sécurité avant d’être arrêtés.

    Le procès a été ajourné jusqu’au 26 janvier prochain. Les cinq accusés toujours poursuivis risquent plusieurs années de réclusion, s’ils sont reconnus coupables.
    AFP

  • Francophonie : candidats au poste de secrétaire général, leurs atouts et leurs faiblesses

    Francophonie : candidats au poste de secrétaire général, leurs atouts et leurs faiblesses

    Candidats francophonie-Dimanche à Dakar, les chefs d’États membres de la Francophonie éliront le nouveau secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Présentation des points forts et faibles des cinq prétendants.
    Dans l’histoire de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), la course à la succession à Abdou Diouf au poste de secrétaire général, est une première. Pendant des mois, les candidatures (parfois éphémères) se sont succédées. Certains prétendants ont mené des campagnes très intenses, à l’image de la canadienne Michaëlle Jean (CN), qui a voyagé sur les cinq continents.

    Dans cette dernière ligne droite (l’élection aura lieu dimanche 30 novembre, dans le huis clos des chefs d’États, lors du Sommet de la francophonie de Dakar) cinq candidats officiellement présentés par leur pays, sont toujours en course. Quels sont les points forts et les points faibles de chacun ? Revue de détails, en gardant à l’esprit qu’un nouveau candidat peut toujours sortir du chapeau à la dernière minute.
    Michaëlle Jean (Canada)
    Passez la souris sur le pictogramme vert (à gauche) pour faire apparaître les points forts, sur le rouge pour les points faibles.

    Jean-Claude de l’Estrac (Maurice)Pierre Buyoya (Burundi)

    Henri Lopes (Congo-Brazzaville)Agustin Nze Nfumu (Guinée équatoriale)