Author: Don Kayembe

  • Prix du meilleur joueur africain 2014

    Prix du meilleur joueur africain 2014

    JOUEURS-La liste des cinq prétendants au prix BBC du meilleur footballeur africain de l’édition 2014 a été révélée.

    Le tenant du titre Yaya Touré a été nominé pour la sixième année consécutive, ainsi que Pierre-Emerick Aubameyang, Yacine Brahimi, Vincent Enyeama et Gervinho.

    Le gagnant sera désigné par les fans de football africains, qui ont jusqu’à 18H00 GMT, lundi 24 novembre pour voter pour leur meilleur candidat.

    Vous pouvez voter ici : vote online ici.

    Pour voter pour le meilleur footballeur africain BBC de l’année 2014 par SMS, envoyez le nom du joueur pour lequel vous souhaitez voter au +44 77 86 20 20 08.

    Tapez 1 pour Pierre-Emerick Aubameyang. Tapez 2 pour Yacine Brahimi. Tapez 3 pour Vincent Enyeama. Tapez 4 pour GervinhoTapez pour Yaya Toure

    Tarifs standards internationaux applicables. Veuillez vous renseigner auprès de votre opérateur.

    Les votes SMS sont limités à un vote par numéro de téléphone.

    Termes and Conditions.

    Le gagnant sera annoncé lundi 1er décembre.

    Quatre des candidats ont participé à la Coupe du monde cet été au Brésil, où pour la première fois de l’histoire du tournoi, deux équipes africaines sont sorties de la phase de qualification.

    Le guardien de but Enyeama a participé aux 16 derniers tournois avec le Nigeria, et Brahimi, lui, avec l’Agérie.

    Enyeama, 32 ans, a eu une excellente saison avec le club français de Lille – il n’a marqué aucun but en 21 matchs la saison dernière.

    En Espagne, les efforts de Brahimi pour Grenade l’ont conduit à être nommé meilleur joueur africain dans le pays la saison dernière et de signer avec Porto.

    Les deux joueurs ont fait de superbes performances de haut niveau, tout comme le footballeur international ivoirien Gervinho.

    Le joueur qui évolue au poste d’attaquant à l’AC Rome est devenu une révélation en Italie depuis qu’il a quitté Arsenal, avec 10 buts en 39 matchs de série A.

    Toure a lui aussi eu une saison remarquable.

    Le milieu de terrain a surmonté un litige avec son club Manchester City, et a mené son équipe vers son deuxième titre de Premier League en trois ans.

    Il a également remporté la Coupe de la Ligue anglaise de football, aussi connue sous le nom de Capital One Cup.

    L’attaquant Aubameyang, pour sa part, n’a pas joué au Brésil car le Gabon ne s’est pas qualifié. C’est la deuxième fois de suite qu’il prétend au titre.

    Le joueur de 25 ans est entré dans sa deuxième saison avec le club allemand du Borussia Dortmund et il a connu une nette amélioration au cours de la Ligue des Champions.

    BBC

  • Il est épinglé au sujet de la RDC

    Il est épinglé au sujet de la RDC

    FORREST-L’organisation de défense des droits humains Amnesty International a accusé lundi un groupe minier belge de s’être rendu complice de centaines d’expulsions forcées dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Le Groupe Forrest International minier appartient à l’homme d’affaires belge George Forrest.

    L’ONG affirme disposer de preuves accablantes et irréfutables dont des photos satellitaires.

    Selon Amnesty International, des “centaines” d’expulsions se sont déroulées du 24 au 25 novembre 2009.

    L’organisation basée à Londres indique que des bulldozers d’une filiale du Groupe Forrest International ont rasé plusieurs centaines d’habitations qui appartenaient à des exploitants artisanaux à Kawama, près de Lubumbashi.

    La filiale, Malta David Forrest, accuse Amnesty International d’acharnement et réfute les accusations.

    BBC

  • Recensement de la population: pas d’agenda caché pour la Majorité présidentielle

    Recensement de la population: pas d’agenda caché pour la Majorité présidentielle

    genevieve_inagosi-Nommés par Ordonnances présidentielles le 15 octobre dernier, les membres de l’Office national d’identification de la population (ONIP) ont été présentés au public. C’était le vendredi dernier au Fleuve Congo Hôtel, en présence de plusieurs invités de marque. Richard Muyej, ministre de l’Intérieur, Sécurité, décentralisation et Affaires Coutumières qui présidait la cérémonie, a indiqué que l’ONIP a reçu du législateur la mission d’identifier systématiquement et effectivement la population, constituer et entretenir le fichier général de la population, délivrer la carte d’identité et d’autres imprimés de valeur, etc. Et ce, avant d’exhorter les nouveaux promus à plus d’abnégation, de créativité et de professionnalisme, pour que l’ONIP réponde aux attentes du Président de la République, du Gouvernement et de la population. D’autant plus que c’est à travers le fichier général de la population que la CENI va constituer le fichier électoral pour l’organisation des élections.

    Pour sa part, la ministre honoraire du Genre, Famille et Enfants, Géneviève Inagosi, Président du Conseil d’administration, s’est engagée à s’acquitter de la mission leur confiée. Toutefois, outre l’apport du Gouvernement, l’ONIP a besoin du soutien de la population et pour ce faire, elle a dit compter sur l’accompagnement de la presse.

    Pas d’agenda caché

    Pour le Directeur général de cet Office, Adolphe Lumanu, l’ONIP est une œuvre commune de tous les Congolais venue répondre à un besoin réel de la communauté nationale et internationale. Disons qu’il était temps pour que les cycles électoraux soient préparés et organisés avec un fichier général tiré du recensement administratif et de l’identification de la population.
    Il a pour ce faire rappelé les engagements pris dans l’Accord de Sun City et dans d’autres textes internationaux pour l’organisation du recensement général de la population. Et de souligner que devant les difficultés économiques et financières de tous ordres d’organiser le recensement administratif, le choix s’est porté provisoirement sur l’identification et l’enrôlement de la population, c’est-à-dire, des Congolais en âge de participer au scrutin.
    Cette raison, explique-t-il, n’a pas suffi pour empêcher l’UDPS et tous les autres à sécher les consultations référendaires de 2005 et les élections générales de 2006 au motif notamment du recensement administratif et de la non fiabilisation du fichier électoral de la CEI de l’époque.
    C’est ici que le Professeur Lumanu a fustigé le comportement d’une certaine opposition politique qui pense qu’en soutenant le recensement, la Majorité présidentielle aurait un agenda caché. Et pourtant, c’est l’opposition politique qui a la mémoire courte. Car, lors de son conclave tenu à Kinshasa du 02 au 11 juillet 2013, elle avait préconisé, dans la perspective des concertations nationales, de repenser le système électoral congolais, notamment par le recensement administratif de la population, afin de déterminer entre autre, le calcul du quotient électoral non pas en fonction du nombre des citoyens enrôlés, mais plutôt de celui des recensés.
    Nombreux sont les observateurs de la scène politique qui sont au regret de constater qu’une année après, l’opposition ne tient plus le même discours. Qu’est-ce qui a changé entretemps pour qu’on nous parle aujourd’hui des infrastructures et des conditions sécuritaires qui ne permettent pas l’organisation du recensement général de la population ?
    « S’il y a agenda caché, c’est notre agenda commun. C’est nous tous qui avons, par nos prières, nos incantations, nos marches, réclamé le recensement administratif, surtout l’indentification de la population comme préalable à toute autre démarche », dit-il, avant d’ajouter que si l’ONIP a un agenda caché, c’est que c’est nous mêmes qui l’avons caché et nous nous sommes tendus de pièges. Il n’y a donc pas d’agenda caché, car le recensement est une œuvre commune.

    A quand le fichier électoral ?

    Disons que c’est à travers le fichier général de la population que la CENI va constituer le fichier électoral pour l’organisation des élections. Et c’est ici que les responsables de l’ONIP ont apaisé tout le monde, d’autant plus qu’en 2005, pour l’organisation des consultations référendaires et pour l’organisation des élections générales en 2006, la CEI de l’époque a enrôlé plus de 25 millions d’électeurs, soit 37 à 40% de la population congolaise, dans 5 à 7 mois. Et pourtant, à l’époque, elle était confrontée à beaucoup de difficultés, d’autant plus que le pays était balkanisé.
    En 2011, la CENI a enrôlé près de 32 millions au bout de deux mois pour environ 50% de la population. Fort de cette expérience, l’ONIP qui, grâce au contrat de partenariat public privé signé par le Gouvernement de la République et la firme chinoise Wawey, aura un équipement sophistiqué qui lui permettra le transfert en temps réel des données et cela, dans toutes les provinces. C’est ce qui pousse les responsables de l’ONIP de dire que les délais pour l’organisation des élections en Rd Congo seront respectés.

    JMNK

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    La Prospérité
  • La RDC risque d’être exclue du processus ITIE

    La RDC risque d’être exclue du processus ITIE

    MIBA-La RDC risque d’être radiée du processus de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE). Une perspective bien sombre pour l’État congolais et des entreprises qui ne pourront plus accéder au financement de certaines banques internationales. Jusqu’à ce lundi 24 novembre, soit un jour avant la date butoir, 25 entreprises minières installées au Katanga n’ont toujours pas déposé leurs preuves de paiement fiscal pour l’exercice 2012. Le coordonnateur national de l’ITIE demande au Gouvernement de faire pression sur les sociétés concernées.

    «Nous avons vingt-cinq entreprises minières du Katanga, aujourd’hui, qui n’ont pas fait auditer leurs compte en 2012 ou qui n’ont pas de preuves», a affirmé dimanche dernier le coordonnateur national de l’ITIE/RDC, Jérémie Mack Dumba.
    Le professeur Jérémie Mack Dumba a par ailleurs déploré le fait que ces entreprises n’ont pas publié le volume de leurs productions:
    «Comment on peut accepter qu’une entreprise fonctionne dans un pays de droit –comme le nôtre – alors qu’il y a deux ans, cette entreprise n’a aucune preuve que ses compte avaient été certifiés par un commissaire au comptes et qu’il y a des preuves des auditeurs ? Ce sont les choses que nous devons produire. Et comme nous ne les avons pas produits, ça nous bloque.»
    Si rien n’est fait jusqu’au 25 novembre, selon lui, le rapport ITIE/RDC 2012 ne sera plus publié. «Si ces entreprise ne donnent pas les éléments dont nous parlons maintenant, nous sommes complètement en dehors du processus. On nous chasse !», a-t-il affirmé.

    Il a appelé le Premier ministre Matata Ponyo à «user de son autorité primaire et en premier chef pour exiger que ces entreprises donnent [à l’ITIE/RDC] ces informations au plus tard ce 25 novembre à minuit.»
    La RDC avait été suspendue en avril 2013 pour un an de l’Initiative pour la transparence des industries extractives, organisation qui promeut la transparence des revenus dans les secteurs minier et pétrolier. Dans un communiqué publié jeudi 18 avril sur son site Internet, le Conseil d’administration de l’ITIE disait avoir relevé «un défaut d’exhaustivité» et jugé insuffisante la «qualité des données» dans les rapports transmis.​

    Radio Okapi
  • 3 morts a Lubumbashi dans des affrontements après un match de foot (hôpitaux)

    3 morts a Lubumbashi dans des affrontements après un match de foot (hôpitaux)

    stade_violence-Trois personnes ont été tuées dimanche soir à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, au sortir d’un match du championnat national de football qui a dégénéré, a-t-on appris lundi de sources hospitalières.

    Un correspondant de l’AFP a pu voir les corps de trois personnes dans deux hôpitaux de la ville.

    Selon des sources médicales, deux d’entre elles ont été tuées par balle et la troisième est morte piétinée par la foule après des affrontements avec la police. Cinq autres personnes ont été blessées.

    Les incidents ont commencé à la fin du match opposant le FC Saint-Eloi Lupopo, équipe de Lubumbashi, deuxième ville de la RDC, au club Sangabalende de Mbuji-Mayi (Centre de la RDC) après que l’arbitre eut refusé un but inscrit par Lupopo, qui aurait permis à l’équipe lushoise d’égaliser.

    Le maire de la ville, Jean-Oscar Sangusa Mutunda, a reconnu que la police avait tiré à balles réelles sur des supporteurs violents, mécontents de la décision de l’arbitre.

    Le parquet de Lubumbashi a ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités dans ce drame.

    AFP
  • Burkina: un gouvernement de transition à dominante militaire

    Burkina: un gouvernement de transition à dominante militaire

    ministres-BURKINA-La liste des ministres de transition a été dévoilée ce dimanche soir avec près de deux heures de retard au Burkina Faso. Les échanges entre le président de la transition et son Premier ministre se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, hier. Ce gouvernement de transition fait la part belle aux composantes de l’armée. Zida et Kafando, en plus de leurs fonctions actuelles, se sont réservé les principaux ministères.

    Cette annonce a débuté avec une courte prise de parole d’Isaac Zida. Le Premier ministre s’est excusé pour le retard de près de deux heures sans donner plus de précisions. Les deux hommes forts de cette transition ont décidé d’être actifs dans leurs domaines respectifs. Le président Michel Kafando, diplomate de carrière, va occuper et gérer le ministère des Affaires étrangères. Le lieutenant-colonel Zida, Premier ministre, prend aussi en charge la Défense. Une décision prise à travers deux décrets.

    C’est à lui qu’incombera la tâche d’entreprendre des reformes au niveau de l’armée, et surtout au niveau du régiment de sécurité présidentielle. Un régiment créé pour assurer la sécurité de l’ancien président Blaise Compaoré et dont les noms de certains membres avaient été cités dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.

    Trois autres militaires en plus d’Isaac Zida entrent dans ce gouvernement. Le colonel Auguste Denise Barry, l’un des plus proches collaborateurs du Premier ministre a été nommé ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, l’équivalent du ministère de l’Intérieur. Un poste qu’il avait déjà occupé en 2011, avant la vague de mutineries qui avaient secoué tout le pays. Il a en charge la mise en place du système de sécurisation du pays face aux nombreux cas d’attaques à mains armée et au grand banditisme.

    David Kabré, qui a négocié la charte de la transition pour l’armée, s’occupera des Sports. Le secteur stratégique des mines et de l’énergie est confié au colonel Boubacar Ba. Longtemps considéré comme un pays agricole, le Burkina Faso se positionne aujourd’hui comme un pays minier. Le pays va disposer, « dès 2015, de dix mines d’or exploitées par des sociétés minières. Du coup, la production passera de 32 à 40 tonnes », avait expliqué l’ancien ministre des Mines et de l’Energie. Des organisations de la société civile avaient lancé une campagne de plaidoyer pour demander « 1 % de l’argent de l’or pour sortir les communautés de la pauvreté ».

    Le ministre de la Communication, le porte-parole de la transition, se nomme Frédéric Nikiema. Augustin Loada, directeur du centre pour la gouvernance démocratique, est une personnalité bien connue des Burkinabè. Il obtient le ministère du Travail. Enfin, la militante Joséphine Ouédraogo, qui était candidate à la présidence, occupera le poste de garde des Sceaux. De nombreux membres de ce gouvernement sont inconnus ou presque. Les Burkinabè découvriront sans doute dans les heures et dans la presse les ministres nommés pour gérer cette transition d’un an. La première séance du nouveau Conseil des ministres se tiendra ce lundi 24 novembre.

    RFI

  • Le corps des femmes est un champ de bataille

    Le corps des femmes est un champ de bataille

    denis-mukwege500 000 femmes ont été violées en RDC depuis le début du conflit, un pays où le viol est devenu une arme de destruction massive. «Le corps des femmes est un champ de bataille» explique le  «Docteur Miracle», comme le surnomme les victimes de mutilations sexuelles qu’il soigne en RDC.

    «Le viol est commis pour terroriser des communautés entières. Les malades que nous soignons ont toutes la même histoire. Après avoir été violées, elles subissent des tortures atroces qui portent sur les organes génitaux, avec des ou du plastique chaud. Le mot «viol» est donc trop faible pour qualifier ces actes qui se font en public devant les enfants, le mari ou le voisin», explique Denis Mukwege, lauréat du prix Sakharov la semaine dernière, au micro de France Inter jeudi.

    «Cette guerre a pris pour territoire le corps de la femme, avec volonté de détruire ses organes génitaux et à travers eux sa communauté. C’est une stratégie qui prend de l’ampleur dans les autres conflits à travers le monde» analyse le gynécologue interrogé au Parlement Européen. «La plus jeune victime que j’ai soignée avait six mois.» dit-il encore.

    La seconde guerre du Congo a démarré en 1998 sur les séquelles du génocide rwandais. Elle implique neuf pays africains et prend fin le 30 mai 2003. En réalité, le conflit prend une autre forme pour le contrôle du minerai Coltan, nourri par la surpopulation et la fragilité de l’Etat congolais. Il  s’appelle désormais la guerre du Kivu. Depuis 1998, ces deux guerres ont fait six millions de morts.

    La Parisienne

  • Reddition du chef rebelle Cobra Matata (officiel)

    Reddition du chef rebelle Cobra Matata (officiel)

    cobra_bon_0-Le chef rebelle congolais Cobra Matata s’est rendu vendredi soir aux autorités congolaises à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où il a semé la désolation pendant des années pour le contrôle notamment de ressources naturelles, a-t-on appris de source officielle.

    “Il s’est rendu hier soir (vendredi) vers 22h30 heures locales (20h30 GMT). Il s’est rendu avec trois autres officiers de son état-major. Lui est général, les trois autres sont colonels”, a déclaré à l’AFP Monulphe Bosso, conseiller en communication du gouverneur de la province Orientale, Jean Bamanisa.

    Ces membres déserteurs des Forces armées de la RDC (FARDC) “sont venus en tenue de l’armée, avec les bérets verts, mais sans les galons”, a-t-il précisé, ajoutant que, jeudi, “c’est tout l’état-major qui l’avait précédé (…). Le chef d’état-major est arrivé accompagné de cinq officiers”.

    Cobra Matata, chef des Forces révolutionnaires patriotiques de l’Ituri (FRPI), et ses trois colonels se trouvent dans une résidence du gouverneur à Bunia, chef-lieu du district de l’Ituri, qui jouxte l’Ouganda, selon le conseiller, lui-même dans cette résidence. Les six autres hommes sont dans une autre demeure.

    Interrogé sur le nombre d’armes ramenées par les ex-miliciens, le conseiller a précisé que tous “sont venus bredouilles”. Il a souligné que 418 miliciens étaient encore attendus dans le processus de reddition, et qu’ils seraient accompagnés de “394 dépendants” (femmes et enfants).

    Avant de se rendre, Cobra Matata (Banaloki Matata de son vrai nom) avait réitéré ses deux principales requêtes: que les membres de sa milice bénéficient d’une “amnistie générale pour lui et sa troupe” et “qu’on reconnaisse les grades” que ses hommes avaient dans le groupe armé, selon le conseiller.

    Il a indiqué qu’il revenait à la “haute hiérarchie” de “décider” de la suite à donner, laissant penser que Cobra Matata pouvait ne pas avoir reçu d’assurances quant à ses doléances.

    Par le passé, nombre de groupes rebelles ont abandonné la lutte armée après avoir été intégrés aux FARDC, leurs chefs se voyant reconnaître des grades d’officiers supérieurs, voire généraux, mais depuis l’adoption de la loi de réforme de l’armée de 2011, les autorités ont toujours refusé de tels marchandages.

    Le FRPI est l’une des nombreuses milices qui se sont affrontées en Ituri de 1999 à 2007 sur des bases essentiellement ethniques pour le partage des richesses naturelles (au premier rang desquelles l’or) de ce district.

    Plusieurs milliers de combattants FRPI avaient été démobilisés et intégrés à l’armée congolaise de 2004 à 2006, mais le groupe avait commencé à se reformer fin 2007. Cobra Matata a pris le contrôle des FRPI en 2010 après avoir déserté des FARDC. Depuis lors, sa seule revendication véritablement claire est celle de sa réintégration dans l’armée comme général.

    Le 10 novembre, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait annoncé que Cobra Matata s’était “rendu (à l’armée) avec un grand nombre de ses combattants” le 5 novembre. La Mission de l’ONU en RDC (Monusco) avait par la suite expliqué qu’il négociait encore les termes de sa reddition.

    “Cobra a répondu à l’appel du chef de l’Etat (Joseph Kabila) en novembre l’année passée” qui, en déplacement dans la province, lui avait “lancé un appel de se remettre aux forces loyalistes”, a estimé le conseiller. “Une année après, il a entendu et est revenu à de bons sentiments.”

    AFP
  • Cour constitutionnelle : Joseph Kabila nomme Procureur et Avocats généraux

    Cour constitutionnelle : Joseph Kabila nomme Procureur et Avocats généraux

    Cour Supreme de Justice
    Cour Supreme de Justice

    -Au terme de la dernière ordonnance, MM. Mokola Pikpa et Songul Fumwash sont nommés premiers avocats généraux près la Cour constitutionnelle alors que Mmes Mobele Bomana Jeanne et Banza Sengalenge Delphine ainsi que M. Kalambayi Tshikuku Mukishi sont nommés avocats généraux près la Cour constitutionnelle.

    Au moment où l’Opposition exige encore le dialogue politique et attend de pied ferme le débat autour de la révision constitutionnelle, le Raïs continue à planter le décor de prochaines élections attendues en RDC.

    C’est le sens qu’il faut donner aux deux dernières ordonnances présidentielles publiées hier soir à l’ouverture du journal télévisé de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC).

    M. Minga Nyamakweng Emmanuel a été nommé en qualité de procureur près la Cour constitutionnelle. Tandis que la seconde porte nomination de deux premiers avocats généraux et trois avocats généraux.

    Au terme de la dernière ordonnance, MM. Mokola Pikpa et Songul Fumwash sont nommés premiers avocats généraux près la Cour constitutionnelle alors que Mmes Mobele Bomana Jeanne et Banza Sengalenge Delphine ainsi que M. Kalambayi Tshikuku Mukishi sont nommés avocats généraux près la Cour constitutionnelle.

    Ces nominations étalent le staff de cette Cour qui constitue le juge électoral. Il s’agit donc d’un signal fort en prévision de prochaines élections que Joseph Kabila lance en direction de l’opinion tant nationale qu’internationale.

    Digitalcongo