Author: Don Kayembe

  • États-Unis : Obama accorde une régularisation provisoire à cinq millions de sans-papiers

    États-Unis : Obama accorde une régularisation provisoire à cinq millions de sans-papiers

    obama-Il avait promis de prendre l’initiative face à l’inaction du Congrès : Barack Obama a offert jeudi soir une régularisation provisoire à quelque cinq millions de clandestins, sur un total de 11 millions vivant aux Etats-Unis sous la menace d’une expulsion.

    “Une amnistie de masse serait injuste. Des expulsions de masse seraient à la fois impossibles et contraires à notre caractère”, a expliqué le président américain lors d’une brève allocution solennelle depuis la Maison Blanche, promettant un système “plus juste et plus équitable”. Vent debout contre des décisions présidentielles qu’ils jugent anticonstitutionnelles, ses adversaires républicains ont immédiatement promis de les combattre, au Congrès ou en justice.

    “Ce n’est pas comme cela que notre démocratie fonctionne”, a tonné John Boehner, président de la Chambre des représentants. “Le président a dit qu’il n’était ni un roi, ni un empereur, mais il se comporte comme s’il en était un”. “Je n’ai qu’une réponse : votez une loi!”, a lancé le président Obama à ses détracteurs, assurant que ses décisions reposaient sur de solides bases légales et qu’elles s’inscrivaient dans la lignée de celles prises par tous ses prédécesseurs, républicains comme démocrates, depuis un demi-siècle.

    A partir du printemps prochain, tout clandestin vivant depuis plus de cinq ans aux Etats-Unis, et ayant un enfant américain ou titulaire d’un statut de résident permanent, pourra demander un permis de travail de trois ans. “Ce n’est ni une garantie de citoyenneté, ni un droit à rester ici de manière permanente”, a cependant souligné M. Obama. L’exécutif américain a par ailleurs annoncé un assouplissement des conditions d’accès au programme Daca (“Deferred Action for Childhood Arrival”), lancé en 2012, qui offre des permis de séjour aux mineurs arrivés sur le territoire américain avant l’âge de 16 ans. Quelque 600.000 personnes en ont déjà bénéficié à ce jour.

    “Si vous remplissez les critères, vous pouvez sortir de l’ombre et vous mettre en accord avec la loi. Si vous êtes un criminel, vous serez expulsé. Si vous avez l’intention d’entrer illégalement aux Etats-Unis, vos chances d’être attrapé et renvoyé viennent juste d’augmenter”, a résumé M. Obama.

    “Un pas dans la bonne direction”

    Depuis les régularisations massives de 1986, sous Ronald Reagan, toutes les tentatives de réforme du système d’immigration ont échoué. Début 2013, après la rédaction d’un projet de loi au Sénat par des ténors des deux partis, un compromis semblait possible. Mais la perspective d’un accord au Congrès s’est vite éloignée et les discussions sont dans l’impasse depuis.

    “Merci au président d’avoir, face à l’inaction, choisi l’action sur l’immigration”, a réagi Hillary Clinton sur Twitter. “Et maintenant, travaillons à une réforme bipartisane”, a ajouté l’ex-secrétaire d’Etat qui pourrait bientôt se lancer dans la course à la Maison Blanche pour succéder à Barack Obama en 2017. L’association DREAM Action Coalition a elle salué “un pas dans la bonne direction”, tout en appelant à faire plus. “Quel sera l’avenir des millions d’immigrants sans papiers qui ne remplissent pas les critères?”, a-t-elle demandé, regrettant que le président ne soit pas allé “aussi loin qu’il le pouvait légalement”.

    Le sénateur démocrate Luis Gutiérrez a loué le “courage” du président sur ce dossier politiquement sensible, tout en jugeant que ces mesures ne sauraient se substituer au vote par le Congrès d’une réforme en profondeur. Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), le Chilien José Miguel Insulza, a salué “le courage du président américain qui a décidé d’avancer vers un objectif juste qui ne mérite pas d’être repoussé d’avantage”.

    “Nous sommes et serons toujours une nation d’immigrants”

    La tempête politique que cette annonce a déclenchée augure mal des relations entre le Congrès et la Maison Blanche dans les mois à venir. La donne politique vient en effet de changer à Washington, après la large victoire des républicains lors des législatives de mi-mandat du 4 novembre. Pour le sénateur du Kentucky Mitch McConnell, qui deviendra en janvier l’homme fort du Sénat, la démarche de M. Obama revient purement et simplement à “rejeter la voix des électeurs”.

    Désormais majoritaires à la Chambre des représentants comme au Sénat, les républicains ne peuvent bloquer un décret présidentiel, mais ils disposent de nombreuses armes pour rendre les deux dernières années d’Obama à la Maison Blanche difficiles. Certains élus, tel le sénateur texan Ted Cruz, farouche opposant de M. Obama et candidat possible à sa succession, plaident ainsi pour une trêve des confirmations d’ambassadeurs, juges et responsables de l’administration nommés par le président américain, freinant ainsi le travail de l’exécutif. Mais ce proche du Tea Party est loin de faire l’unanimité. Et à l’approche des primaires en vue de la présidentielle de 2016, le débat s’annonce animé au sein d’un parti qui aimerait séduire une partie de l’électorat hispanique, qui a voté à plus de 70% pour Barack Obama.

    “Nous sommes et serons toujours une nation d’immigrants”, a conclu M. Obama, qui se rendra vendredi à Las Vegas (Nevada, ouest) pour expliquer sa démarche. Selon un sondage NBC/Wall Street Journal, 48% des Américains la désapprouvent, contre 38% qui y sont favorables.

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  • Ebola: la veuve de Mandela critique la réaction tardive et insuffisante de l’Afrique

    Ebola: la veuve de Mandela critique la réaction tardive et insuffisante de l’Afrique

    Gracia-Graça Machel, la veuve de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, a sévèrement critiqué vendredi la réaction trop tardive et insuffisante des dirigeants africains à l’épidémie d’Ebola, appelant à plus de sérieux sous peine de continuer à être méprisés.

    “Il est temps que l’Afrique accorde sa vraie valeur à la vie humaine, en d’autres termes à la vie de chaque Africain. (. . . ). Hier c’était le sida, aujourd’hui c’est Ebola, demain ce sera quelque chose d’autre. On ne peut pas rester dans l’impréparation”, a-t-elle lancé. “On ne peut se trouver dans la situation où les institutions prennent tellement de temps pour penser à monter une réunion. ”

    “Ebola expose quelque chose d?embarrassant, laissez-moi l’appeler une crise d’identité et de dignité”, et “expose l’extrême faiblesse de nos institutions: nationales, régionales et continentales”, a poursuivi Mme Machel, invitée d’un débat par le cabinet d’audit KPMG à Johannesburg.

    “On est en 2014, à l’heure de l’éveil de l’Afrique. On nous dit qu’il y a des milliardaires sur le continent, des classes moyennes en expansion. (. . . ) Comment se fait-il qu’on mette tant de temps à se réveiller, à réaliser premièrement que c’est notre problème, et deuxièmement que nous avons des capacités sur le continent africain pour contenir le virus? (. . . ) Les 5. 000 morts, ce sont seulement des statistiques? Quid des familles? Des enfants orphelins?”, a-t-elle demandé.

    “C’est probablement quand nous nous prendrons au sérieux que les autres le feront. Sinon, nous continuerons d’être des marionnettes aux mains de tous, d’être stigmatisés, ou pire, méprisés”, a martelé Mme Machel.

    Très critique à l’encontre de l’Union africaine (UA) – “Je continue a dire que c’est trop tard et pas assez” -, elle a néanmoins salué les efforts de Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente sud-africaine de la Commission de l’UA.

    Avec elle, “ça bouge”, a-t-elle dit. “Est-ce efficace? Non, ça ne l’est pas, mais ce n’est pas de la faute de Nkosazana mais de nos chefs d’Etat qui ne prennent pas l’Union africaine au sérieux”.

    12 pays sur les 54 Etats membres de l’UA sont à jour de leur contribution annuelle, selon Mme Machel.
    Jeuneafrique

  • Zambie: le président par intérim Guy Scott suspendu de son propre parti

    Zambie: le président par intérim Guy Scott suspendu de son propre parti

    Guy-scott--La guerre de succession ouverte en Zambie depuis la mort du président Michael Sata s’étend au parti au pouvoir, le Front patriotique. Guy Scott en a été suspendu vendredi de sa fonction de président par intérim.

    “Le comité central du Front patriotique [le parti au pouvoir en Zambie, NDLR] a décidé de suspendre le Dr Guy Scott de sa fonction de président par intérim du parti pour avoir bafoué et agi en contradiction avec les statuts”, a déclaré Malozo Sichone, un membre de la direction.

    Le parti accuse le chef de l’État par intérim, qui était vice-président avant la mort du président Michael Sata fin octobre, d’avoir manœuvré pour obtenir une couverture favorable dans les médias zambiens.

    L’ancien ministre de la Défense et de la Justice Edgar Lungu a récemment saisi la justice pour l’empêcher de conduire le pays et ses 15 millions d’habitants jusqu’aux élections anticipées du 20 janvier, arguant que Sata lui avait confié le soin de gérer les affaires courantes en son absence.

     

    Edgar Lungu fait partie des nombreux candidats à la succession de Michael Sata au sein du camp du pouvoir, de même que la veuve de l’ancien président Christine Kaseba, et son fils Mulenga Sata, maire de la capitale Lusaka.

    Guy Scott, un Zambien blanc, ne peut pas se présenter à la présidentielle car il est d’ascendance écossaise.

    (Avec AFP)

     

  • La révolte burkinabè change la donne politique jusqu’en RDC

    La révolte burkinabè change la donne politique jusqu’en RDC

    BURKINA-La chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso semble avoir refroidi à Kinshasa les partisans d’une révision constitutionnelle susceptible de permettre au président congolais Joseph Kabila de rester en poste après 2016.

    Pour plusieurs diplomates et analystes, l’option désormais privilégiée pour permettre à M. Kabila de se maintenir consiste à retarder au maximum l’échéance de la présidentielle censée avoir lieu en novembre 2016 en République démocratique du Congo.

    En poste depuis 1987, M. Compaoré a été contraint de quitter le pouvoir sous la pression de la rue et de l’armée après avoir annoncé un projet de révision constitutionnelle destiné à lui permettre de briguer un nouveau mandat.

    “Cela a changé les choses ici, cela a été un vrai coup de tonnerre, un vrai signal d’alerte pour le pouvoir”, dit un diplomate en poste à Kinshasa.

    “Kabila et ses acolytes ont dû suivre cela de près et non sans inquiétude. La censure de ces événements ou leur minimisation dans le discours public sont assez révélateurs”, commente un analyste congolais sous le couvert de l’anonymat.

    André Atundu, ancien ambassadeur et responsable de la communication pour la Majorité présidentielle, doute que les Congolais suivent “aveuglément ce qui s’est passé au Burkina”, mais concède : “La leçon c’est que la classe politique doit faire attention au pouvoir que le peuple lui a donné, car le peuple peut le lui reprendre.”

    Agé de 43 ans, M. Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila. Il a été élu en 2006 à l’occasion des premières élections démocratiques du pays, puis en 2011 lors d’un scrutin contesté par l’opposition et la communauté internationale.

    La Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016. Lui-même n’a jamais révélé publiquement ses intentions, mais des membres de la majorité et du gouvernement ont plaidé ouvertement pour un changement de Constitution dont il serait bénéficiaire.

    – ‘bonnes élections’ –

    Au cours de la session en cours, le Parlement doit étudier des projets de révision constitutionnelle présentés par l’exécutif pour modifier le mode de scrutin des prochaines élections provinciales. L’opposition soupçonne que l’examen de ces textes sera le moment choisi par la majorité pour toucher plus largement à la loi fondamentale afin de permettre à M. Kabila de rester après 2016.

    Mais les événements au Burkina ont conduit, “au moins provisoirement, à mettre sous le boisseau le projet de révision constitutionnelle”, note le diplomate.

    Selon des sources parlementaires, les élus devraient à la place se pencher sur une proposition de loi électorale, déposée par un député indépendant.

    Pour Fidel Bafilemba, chercheur de l’ONG américaine Enough Project, le scénario d’une modification constitutionnelle avait déjà “perdu de l’élan” avant la révolte burkinabè, à cause des pressions de la communauté internationale et de l’Église catholique, et des mises en garde de plusieurs responsables politiques influents, certains membres de la majorité.

    Pour retarder la présidentielle, plusieurs scénarios sont jugés possibles : l’organisation préalable d’un recensement administratif, qui devrait prendre au minimum 18 mois vu la taille du pays (cinq fois la France), ou la tenue en premier d’élections locales (prévues en théorie pour 2015).

    Plusieurs analystes et hommes politiques estiment qu’une telle consultation risque d’attiser les antagonismes locaux, en particulier dans l’Est, ravagé depuis plus de vingt ans par des conflits armés, et d’aviver une violence susceptible de servir de prétexte pour bloquer le processus électoral.

    L’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne et les États-Unis tentent d’éviter un report des élections. Néanmoins, indique-t-on de source diplomatique, certains pays pourraient s’en accommoder, si et seulement si cela permettait de “faire de bonnes élections”.

    Pour plusieurs diplomates, la forte augmentation des budgets alloués à l’armée, à la police et aux autres services de sécurité inscrite dans le projet de loi de finances pour 2015, comme les récentes nominations à la tête de l’armée, pourraient être le signe que le pouvoir se prépare à une épreuve de force.

    Le récent déboulonnage d’une statue du président Kabila par une foule en colère dans l’Est serait-il le signe avant-coureur d’émeutes populaires susceptibles d’emporter le pouvoir ?

    Beaucoup en doutent. Les habitants de Kinshasa rappellent volontiers qu’on tire facilement à balles réelles sur les manifestants, et les morts des violences pré et post-électorales de 2011 sont encore bien présentes dans les mémoires. Pour un haut fonctionnaire de l’ONU à New-York, “seule l’armée” serait en mesure de déstabiliser le régime.

    AFP

  • États-Unis : l’étau se resserre autour de Bill Cosby, accusé de plusieurs viols

    États-Unis : l’étau se resserre autour de Bill Cosby, accusé de plusieurs viols

    cosby-beverly-hills-hotel-650x432-Bill Cosby fut l’idole de plusieurs générations. Accusé de viol par une quinze femmes, la star¨de la série comique américaine “The Bill Cosby show” est aujourd’hui dans la tourmente.

    Bill Cosby, violeur en série ? Difficile à croire à première vue, mais les accusations contre la star de la série comique américaine The Bill Cosby show, aujourd’hui âgé de 77 ans, se multiplient. Au total, quinze femmes affirment avoir été victimes d’agressions sexuelles entre les années 1970 et 2004.

    Mardi 18 novembre, une nouvelle femme l’a accusé, Janice Dickinson, ancienne mannequin célèbre aux États-Unis. Aujourd’hui âgée de 59 ans, elle a expliqué à Entertainment Tonight qu’il l’avait droguée puis violée après un dîner, en 1982.

    Dimanche, c’est l’ancienne actrice et journaliste Joan Tarshis qui a soutenu, lors d’un entretien à la chaîne américaine CNN, que Bill Cosby l’avait violée en 1969, alors qu’elle avait 19 ans. “Quand on viole au moins 16 femmes, on est un violeur en série” a-t-elle déclaré.

    Les accusations d’abus sexuels portées contre Bill Cosby datent de 2005. À l’époque, une actrice débutante, Andrea Constland, affirmait qu’il l’avait affaiblie avec les pilules avec de l’agresser sexuellement. L’accusation se disait prête à apporter treize autres témoignages anonymes, avant qu’un accord financier ne soit trouvé en 2006. Certaines ont depuis raconté leur histoire à visage découvert.

    “Prédateur sexuel”

    Le 13 novembre Barbara Bowman, l’une des 13 anonymes du procès Constand, a, d’une tribune dans le Washington Post, demandé “pourquoi il a fallu 30 ans aux gens pour croire (son) histoire”. L’actrice accuse notamment Bill Cosby de l’avoir droguée et violée à 17 ans, en 1985.

    Le 15 novembre, l’avocate à la retraite Tamara Green déclarait que Bill Cosby est un “prédateur sexuel”. En 2005, elle a accusé l’acteur d’avoir commis des attouchements sur elle dans les années 70, alors qu’elle était malade et affaiblie par des pilules.

    Bill Cosby a nié à plusieurs reprises avoir agressé ces femmes. “Durant les dernières semaines, des accusations fausses, vieilles de plusieurs décennies, ont refait surface, a commenté son avocat. Le fait qu’elles soient répétées ne les rend pas véridiques. Monsieur Cosby n’a pas l’intention de donner de l’importance à ces accusations en y répondant.”
    Jeuneafrique

  • La révolte au Burkina refroidit les partisans d’une révision constitutionnelle

    La révolte au Burkina refroidit les partisans d’une révision constitutionnelle

    contre-la-modification-de-la-Constitution-La chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso semble avoir refroidi à Kinshasa les partisans d’une révision constitutionnelle susceptible de permettre au président congolais Joseph Kabila de rester en poste après 2016.

    Pour plusieurs diplomates et analystes, l’option désormais privilégiée pour permettre à M. Kabila de se maintenir consiste à retarder au maximum l’échéance de la présidentielle censée avoir lieu en novembre 2016 en République démocratique du Congo.

    En poste depuis 1987, M. Compaoré a été contraint de quitter le pouvoir sous la pression de la rue et de l’armée après avoir annoncé un projet de révision constitutionnelle destiné à lui permettre de briguer un nouveau mandat.

    “Cela a changé les choses ici, cela a été un vrai coup de tonnerre, un vrai signal d’alerte pour le pouvoir”, dit un diplomate en poste à Kinshasa.

    “Kabila et ses acolytes ont dû suivre cela de près et non sans inquiétude. La censure de ces événements ou leur minimisation dans le discours public sont assez révélateurs”, commente un analyste congolais sous le couvert de l’anonymat.

    André Atundu, ancien ambassadeur et responsable de la communication pour la Majorité présidentielle, doute que les Congolais suivent “aveuglément ce qui s’est passé au Burkina”, mais concède : “La leçon c’est que la classe politique doit faire attention au pouvoir que le peuple lui a donné, car le peuple peut le lui reprendre. ”

    Agé de 43 ans, M. Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila. Il a été élu en 2006 à l’occasion des premières élections démocratiques du pays, puis en 2011 lors d’un scrutin contesté par l’opposition et la communauté internationale.

    La Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016. Lui-même n’a jamais révélé publiquement ses intentions, mais des membres de la majorité et du gouvernement ont plaidé ouvertement pour un changement de Constitution dont il serait bénéficiaire.

    – ‘Bonnes élections’ –

    Au cours de la session en cours, le Parlement doit étudier des projets de révision constitutionnelle présentés par l’exécutif pour modifier le mode de scrutin des prochaines élections provinciales. L’opposition soupçonne que l’examen de ces textes sera le moment choisi par la majorité pour toucher plus largement à la loi fondamentale afin de permettre à M. Kabila de rester après 2016.

    Mais les événements au Burkina ont conduit, “au moins provisoirement, à mettre sous le boisseau le projet de révision constitutionnelle”, note le diplomate.

    Selon des sources parlementaires, les élus devraient à la place se pencher sur une proposition de loi électorale, déposée par un député indépendant.

    Pour Fidel Bafilemba, chercheur de l’ONG américaine Enough Project, le scénario d’une modification constitutionnelle avait déjà “perdu de l’élan” avant la révolte burkinabè, à cause des pressions de la communauté internationale et de l’Église catholique, et des mises en garde de plusieurs responsables politiques influents, certains membres de la majorité.

    Pour retarder la présidentielle, plusieurs scénarios sont jugés possibles : l’organisation préalable d’un recensement administratif, qui devrait prendre au minimum 18 mois vu la taille du pays (cinq fois la France), ou la tenue en premier d’élections locales (prévues en théorie pour 2015).

    Plusieurs analystes et hommes politiques estiment qu’une telle consultation risque d’attiser les antagonismes locaux, en particulier dans l’Est, ravagé depuis plus de vingt ans par des conflits armés, et d’aviver une violence susceptible de servir de prétexte pour bloquer le processus électoral.

    L’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne et les États-Unis tentent d’éviter un report des élections. Néanmoins, indique-t-on de source diplomatique, certains pays pourraient s’en accommoder, si et seulement si cela permettait de “faire de bonnes élections”.

    Pour plusieurs diplomates, la forte augmentation des budgets alloués à l’armée, à la police et aux autres services de sécurité inscrite dans le projet de loi de finances pour 2015, comme les récentes nominations à la tête de l’armée, pourraient être le signe que le pouvoir se prépare à une épreuve de force.

    Le récent déboulonnage d’une statue du président Kabila par une foule en colère dans l’Est serait-il le signe avant-coureur d’émeutes populaires susceptibles d’emporter le pouvoir ?

    Beaucoup en doutent. Les habitants de Kinshasa rappellent volontiers qu?on tire facilement à balles réelles sur les manifestants, et les morts des violences pré et post-électorales de 2011 sont encore bien présentes dans les mémoires. Pour un haut fonctionnaire de l’ONU à New-York, “seule l’armée” serait en mesure de déstabiliser le régime.
    Jeuneafrique

  • Après la chute de Compaoré, Kabila peut-il faire réviser la Constitution de RDC ?

    Après la chute de Compaoré, Kabila peut-il faire réviser la Constitution de RDC ?

    kabila constitution-On le sait : la chute de Blaise Compaoré a été énormément suivie et commentée dans les pays africains. En RDC notamment, où l’hypothèse d’une révision constitutionnelle en vue d’une réélection de Joseph Kabila en 2016 agite les esprits.

    La chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso semble avoir refroidi à Kinshasa les partisans d’une révision constitutionnelle susceptible de permettre au président Joseph Kabila de rester en poste après 2016. Pour plusieurs diplomates et analystes, l’option désormais privilégiée pour permettre à M. Kabila d’effectuer un troisième mandat consiste à retarder au maximum l’échéance de la présidentielle censée avoir lieu en novembre 2016.

    “La chute de Blaise Compaoré a changé les choses ici, cela a été un vrai coup de tonnerre, un vrai signal d’alerte pour le pouvoir”, dit un diplomate en poste à Kinshasa. “Kabila et ses acolytes ont dû suivre cela de près et non sans inquiétude. La censure de ces événements ou leur minimisation dans le discours public sont assez révélateurs”, commente un analyste congolais sous le couvert de l’anonymat.

     

    Cela a été un vrai coup de tonnerre, un vrai signal d’alerte pour le pouvoir, dit un diplomate en poste à Kinshasa.

    André Atundu, ancien ambassadeur et responsable de la communication pour la Majorité présidentielle, doute que les Congolais suivent “aveuglément ce qui s’est passé au Burkina”, mais concède : “La leçon c’est que la classe politique doit faire attention au pouvoir que le peuple lui a donné, car le peuple peut le lui reprendre.”

     

    Arrivé au pouvoir en 2001, Joseph Kabila a été élu en 2006 à l’occasion des premières élections démocratiques du pays, puis en 2011 lors d’un scrutin contesté par l’opposition et la communauté internationale. La Constitution lui interdit donc de briguer un nouveau mandat en 2016.

    S’il n’a jamais révélé publiquement ses intentions, des membres de la majorité et du gouvernement ont plaidé ouvertement pour un changement de Constitution dont il serait bénéficiaire. Difficile de croire que ces déclarations se seraient faites sans son accord.

    Le scénario battait déjà de l’aile

    Au cours de la session en cours, le Parlement doit étudier des projets de révision constitutionnelle présentés par l’exécutif pour modifier le mode de scrutin des prochaines élections provinciales. Mais l’opposition soupçonne que l’examen de ces textes sera le moment choisi par la majorité pour toucher plus largement à la loi fondamentale.

    Mais les événements au Burkina ont conduit, “au moins provisoirement, à mettre sous le boisseau le projet de révision constitutionnelle”, note le diplomate. Selon des sources parlementaires, les élus devraient à la place se pencher sur une proposition de loi électorale, déposée par un député indépendant.

    Pour Fidel Bafilemba, chercheur de l’ONG américaine Enough Project, le scénario d’une modification constitutionnelle avait déjà “perdu de l’élan” avant la révolte burkinabè, à cause des pressions de la communauté internationale et de l’Église catholique, et des mises en garde de plusieurs responsables politiques influents, certains membres de la majorité.

     

    “Seule l’armée” serait en mesure de déstabiliser le régime

    Pour retarder la présidentielle, plusieurs scénarios sont jugés possibles : l’organisation préalable d’un recensement administratif, qui devrait prendre au minimum 18 mois, ou la tenue en premier d’élections locales (prévues en théorie pour 2015).

    Plusieurs analystes et hommes politiques estiment qu’une telle consultation risque d’attiser les antagonismes locaux, en particulier dans l’est, et d’aviver une violence susceptible de servir de prétexte pour bloquer le processus électoral.

    L’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne et les États-Unis tentent d’éviter un report des élections. Néanmoins, indique-t-on de source diplomatique, certains pays pourraient s’en accommoder, si et seulement si cela permettait de “faire de bonnes élections”.

    Pour plusieurs diplomates, la forte augmentation des budgets alloués à l’armée, à la police et aux autres services de sécurité inscrite dans le projet de loi de finances pour 2015, comme les récentes nominations à la tête de l’armée, pourraient être le signe que le pouvoir se prépare à une épreuve de force.

    Le récent déboulonnage d’une statue du président Kabila par une foule en colère dans l’est serait-il le signe avant-coureur d’émeutes populaires susceptibles d’emporter le pouvoir ? Beaucoup en doutent. Les habitants de Kinshasa rappellent volontiers qu’on tire facilement à balles réelles sur les manifestants, et les morts des violences pré et postélectorales de 2011 sont encore bien présentes dans les mémoires. Pour un haut fonctionnaire de l’ONU à New-York, “seule l’armée” serait en mesure de déstabiliser le régime.

    (Avec AFP)

     

  • le HCR dénonce la poursuite des violences au Katang

    le HCR dénonce la poursuite des violences au Katang

    katanga-En RDC, Le Haut commissariat aux réfugiés tire la sonnette d’alarme. En trois mois, dans le Katanga, plus de 71 000 personnes ont été forcées de fuir leur foyer à cause des attaques des Maï-Maï Bakata Katanga.

    Pour le seul mois d’octobre, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) a relevé près de 1800 incidents sécuritaires. Tous sont situés dans une zone de plusieurs centaines de kilomètres carrés entre les villes de Manono, Mitwaba, et Pweto, dans le sud-est du pays. Le fameux triangle de la mort, riche en minerais : une zone où des attaques de milices armées font rage depuis des années.

    Des cas de destruction de maison, de torture, de travail forcé ou encore de recrutement armé ont été signalés par centaines, selon le HCR. Des chiffres qui pourrait être beaucoup plus élevés, tant la région est peu couverte par les humanitaires, affirme encore l’agence onusienne.

    Violences sexuelles

    Particulièrement visées, les femmes, victimes de violences sexuelles « n’ont souvent pas accès aux centres de santé », s’insurge Céline Schmitt, porte-parole du HCR en RDC. « Cette année, notre partenaire sur place […] a enregistré plus de 1500 cas de violences sexuelles, poursuit-elle, mais malheureusement, toutes les femmes n’ont pas accès aux structures de santé, parce qu’elles n’arrivent pas à se déplacer, et les acteurs sur place manquent de moyens pour organiser des cliniques mobiles. »

    Résultat, le HCR appelle les humanitaires, mais aussi l’Etat congolais à renforcer sa présence dans les zones touchées par le conflit. Un conflit qui oppose principalement les communautés Luba et Twa.

    Enfin l’agence onusienne demande aux casques bleus de l’ONU de renforcer leur déploiement au Katanga, afin de mieux protéger la population civile. « Ce qui est préoccupant, regrette Cécile Schmitt, c’est que les personnes déplacées ont très peu d’assistance, il y a un problème d’accès aux personnes, mais aussi de financement. Le nord du Katanga n’est pas une priorité », regrette-t-elle. En deux ans, le nombre de Congolais qui ont dû fuir leur maison au Katanga a atteint 600 000 personnes.

    RFI

  • CAN 2015: Les 16 équipes qualifiées

    CAN 2015: Les 16 équipes qualifiées

    Congo-La RDC a décroché le dernier billet qualificatif pour la CAN 2015 en terminant la phase de poule avec 9 points dans le groupe D derrière le Cameroun et la Côte d’Ivoire.

    Les Léopards se qualifient en tant que meilleur troisième sur l’ensemble des groupes.

    Les seize participants au tournoi sont donc la Guinée Equatoriale en tant que pays organisateur, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap Vert, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Ghana, la Guinée, le Mali, la RDC, le Sénégal, la Tunisie et la Zambie.

    Le Nigeria, champion sortant, a été éliminé de même que l’Egypte qui avait remporté la CAN de 2006 à 2010.

    Le tirage au sort des groupes de la CAN 2015 sera effectué le 3 décembre 2014 à Malab

    bbc

  • PAS D’HOMME NOUVEAU POUR DIRIGER LE BURKINA FASO !

    PAS D’HOMME NOUVEAU POUR DIRIGER LE BURKINA FASO !

    FASO-Un ancien ministre des Affaires étrangères à la présidence de la République et l’ex-numéro 2 de la Garde rapprochée du Président déchu à la Primature. Voilà l’épilogue du soulèvement populaire qui a emporté Blaise Compaoré.

    Premier enseignement, l’immédiat après-Compaoré sera géré par deux hommes ayant appartenu au sérail à un moment de leur histoire. Michel Kafando, ministre dans les années 80 et figure emblématique de la diplomatie voltaïco- burkinabè. Quant au lieutenant-colonel Isaac Zida, pas besoin de remonter dans le temps. Il est dignitaire militaire du Régime Compaoré. Le désormais Premier ministre burkinabè était, jusqu’à la chute du tombeur du très regretté Sankara, l’un des piliers du Pouvoir.
    Lorsqu’ils manifestaient leur sainte colère contre Blaise Compaoré , les Ouagalais étaient sans doute à mille lieues de s’imaginer que le nouveau régime – transitoire soit-il – serait encore incarné par un homme du système et un…looser . Ou presque. Comme quoi, les soulèvements populaires récents au nord comme au sud du Sahara ne charrient pas forcément des hommes nouveaux.
    Au Caire, après le court intermède des Frères musulmans pourtant auréolés du suffrage universel, les choses sont comme revenues à la normale. Le Maréchal Al Sissi, membre éminent du pouvoir militaire, a pris le relais. Les indécrottables de la Place Tahrir ont dû apprécier.
    A Tunis, Nida Tunes -Appel de Tunis- est en passe de contrôler l’essentiel de rouages de l’Etat. Ce parti est composé, pour l’essentiel, des appparatchiks des régimes Bourguiba et …Ben Ali . Avec le recul de Ennahda – un succédanné tunisien des Frères musulmans”, le boulevard s’ouvre pour le retour des habituées du Palais de Carthage.
    Exit donc le dicton “vin nouveau, outre neuve”. Faut-il le déplorer ? Faut-il en pleurer ? Ou , en revanche, faut-il s’en féliciter ? Faut-il y voir juste un modus operandi destiné à faire “dégager” les présidents longtemps en place sans pour autant laisser le pouvoir aux “insurgés” ? En somme, des soulèvements “contrôlés” avec des solutions clés en mains. Difficile de trancher.
    Une chose est sûre, aucun messie n’est sorti de la cuisse de Jupiter. Trêve d’anticipation pour le Burkina Faso. Le tandem Kafando- Zida n’est là que pour 12 petits mois. Le temps de convoquer le corps électoral. Et peut-être de voir aussi des hommes nouveaux sortir des urnes. On n’y est pas encore.

    José NAWEJ (Forum des AS)