Author: Don Kayembe

  • Après la chute de Compaoré, Kabila peut-il faire réviser la Constitution de RDC ?

    Après la chute de Compaoré, Kabila peut-il faire réviser la Constitution de RDC ?

    kabila constitution-On le sait : la chute de Blaise Compaoré a été énormément suivie et commentée dans les pays africains. En RDC notamment, où l’hypothèse d’une révision constitutionnelle en vue d’une réélection de Joseph Kabila en 2016 agite les esprits.

    La chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso semble avoir refroidi à Kinshasa les partisans d’une révision constitutionnelle susceptible de permettre au président Joseph Kabila de rester en poste après 2016. Pour plusieurs diplomates et analystes, l’option désormais privilégiée pour permettre à M. Kabila d’effectuer un troisième mandat consiste à retarder au maximum l’échéance de la présidentielle censée avoir lieu en novembre 2016.

    “La chute de Blaise Compaoré a changé les choses ici, cela a été un vrai coup de tonnerre, un vrai signal d’alerte pour le pouvoir”, dit un diplomate en poste à Kinshasa. “Kabila et ses acolytes ont dû suivre cela de près et non sans inquiétude. La censure de ces événements ou leur minimisation dans le discours public sont assez révélateurs”, commente un analyste congolais sous le couvert de l’anonymat.

     

    Cela a été un vrai coup de tonnerre, un vrai signal d’alerte pour le pouvoir, dit un diplomate en poste à Kinshasa.

    André Atundu, ancien ambassadeur et responsable de la communication pour la Majorité présidentielle, doute que les Congolais suivent “aveuglément ce qui s’est passé au Burkina”, mais concède : “La leçon c’est que la classe politique doit faire attention au pouvoir que le peuple lui a donné, car le peuple peut le lui reprendre.”

     

    Arrivé au pouvoir en 2001, Joseph Kabila a été élu en 2006 à l’occasion des premières élections démocratiques du pays, puis en 2011 lors d’un scrutin contesté par l’opposition et la communauté internationale. La Constitution lui interdit donc de briguer un nouveau mandat en 2016.

    S’il n’a jamais révélé publiquement ses intentions, des membres de la majorité et du gouvernement ont plaidé ouvertement pour un changement de Constitution dont il serait bénéficiaire. Difficile de croire que ces déclarations se seraient faites sans son accord.

    Le scénario battait déjà de l’aile

    Au cours de la session en cours, le Parlement doit étudier des projets de révision constitutionnelle présentés par l’exécutif pour modifier le mode de scrutin des prochaines élections provinciales. Mais l’opposition soupçonne que l’examen de ces textes sera le moment choisi par la majorité pour toucher plus largement à la loi fondamentale.

    Mais les événements au Burkina ont conduit, “au moins provisoirement, à mettre sous le boisseau le projet de révision constitutionnelle”, note le diplomate. Selon des sources parlementaires, les élus devraient à la place se pencher sur une proposition de loi électorale, déposée par un député indépendant.

    Pour Fidel Bafilemba, chercheur de l’ONG américaine Enough Project, le scénario d’une modification constitutionnelle avait déjà “perdu de l’élan” avant la révolte burkinabè, à cause des pressions de la communauté internationale et de l’Église catholique, et des mises en garde de plusieurs responsables politiques influents, certains membres de la majorité.

     

    “Seule l’armée” serait en mesure de déstabiliser le régime

    Pour retarder la présidentielle, plusieurs scénarios sont jugés possibles : l’organisation préalable d’un recensement administratif, qui devrait prendre au minimum 18 mois, ou la tenue en premier d’élections locales (prévues en théorie pour 2015).

    Plusieurs analystes et hommes politiques estiment qu’une telle consultation risque d’attiser les antagonismes locaux, en particulier dans l’est, et d’aviver une violence susceptible de servir de prétexte pour bloquer le processus électoral.

    L’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne et les États-Unis tentent d’éviter un report des élections. Néanmoins, indique-t-on de source diplomatique, certains pays pourraient s’en accommoder, si et seulement si cela permettait de “faire de bonnes élections”.

    Pour plusieurs diplomates, la forte augmentation des budgets alloués à l’armée, à la police et aux autres services de sécurité inscrite dans le projet de loi de finances pour 2015, comme les récentes nominations à la tête de l’armée, pourraient être le signe que le pouvoir se prépare à une épreuve de force.

    Le récent déboulonnage d’une statue du président Kabila par une foule en colère dans l’est serait-il le signe avant-coureur d’émeutes populaires susceptibles d’emporter le pouvoir ? Beaucoup en doutent. Les habitants de Kinshasa rappellent volontiers qu’on tire facilement à balles réelles sur les manifestants, et les morts des violences pré et postélectorales de 2011 sont encore bien présentes dans les mémoires. Pour un haut fonctionnaire de l’ONU à New-York, “seule l’armée” serait en mesure de déstabiliser le régime.

    (Avec AFP)

     

  • le HCR dénonce la poursuite des violences au Katang

    le HCR dénonce la poursuite des violences au Katang

    katanga-En RDC, Le Haut commissariat aux réfugiés tire la sonnette d’alarme. En trois mois, dans le Katanga, plus de 71 000 personnes ont été forcées de fuir leur foyer à cause des attaques des Maï-Maï Bakata Katanga.

    Pour le seul mois d’octobre, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) a relevé près de 1800 incidents sécuritaires. Tous sont situés dans une zone de plusieurs centaines de kilomètres carrés entre les villes de Manono, Mitwaba, et Pweto, dans le sud-est du pays. Le fameux triangle de la mort, riche en minerais : une zone où des attaques de milices armées font rage depuis des années.

    Des cas de destruction de maison, de torture, de travail forcé ou encore de recrutement armé ont été signalés par centaines, selon le HCR. Des chiffres qui pourrait être beaucoup plus élevés, tant la région est peu couverte par les humanitaires, affirme encore l’agence onusienne.

    Violences sexuelles

    Particulièrement visées, les femmes, victimes de violences sexuelles « n’ont souvent pas accès aux centres de santé », s’insurge Céline Schmitt, porte-parole du HCR en RDC. « Cette année, notre partenaire sur place […] a enregistré plus de 1500 cas de violences sexuelles, poursuit-elle, mais malheureusement, toutes les femmes n’ont pas accès aux structures de santé, parce qu’elles n’arrivent pas à se déplacer, et les acteurs sur place manquent de moyens pour organiser des cliniques mobiles. »

    Résultat, le HCR appelle les humanitaires, mais aussi l’Etat congolais à renforcer sa présence dans les zones touchées par le conflit. Un conflit qui oppose principalement les communautés Luba et Twa.

    Enfin l’agence onusienne demande aux casques bleus de l’ONU de renforcer leur déploiement au Katanga, afin de mieux protéger la population civile. « Ce qui est préoccupant, regrette Cécile Schmitt, c’est que les personnes déplacées ont très peu d’assistance, il y a un problème d’accès aux personnes, mais aussi de financement. Le nord du Katanga n’est pas une priorité », regrette-t-elle. En deux ans, le nombre de Congolais qui ont dû fuir leur maison au Katanga a atteint 600 000 personnes.

    RFI

  • CAN 2015: Les 16 équipes qualifiées

    CAN 2015: Les 16 équipes qualifiées

    Congo-La RDC a décroché le dernier billet qualificatif pour la CAN 2015 en terminant la phase de poule avec 9 points dans le groupe D derrière le Cameroun et la Côte d’Ivoire.

    Les Léopards se qualifient en tant que meilleur troisième sur l’ensemble des groupes.

    Les seize participants au tournoi sont donc la Guinée Equatoriale en tant que pays organisateur, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap Vert, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Ghana, la Guinée, le Mali, la RDC, le Sénégal, la Tunisie et la Zambie.

    Le Nigeria, champion sortant, a été éliminé de même que l’Egypte qui avait remporté la CAN de 2006 à 2010.

    Le tirage au sort des groupes de la CAN 2015 sera effectué le 3 décembre 2014 à Malab

    bbc

  • PAS D’HOMME NOUVEAU POUR DIRIGER LE BURKINA FASO !

    PAS D’HOMME NOUVEAU POUR DIRIGER LE BURKINA FASO !

    FASO-Un ancien ministre des Affaires étrangères à la présidence de la République et l’ex-numéro 2 de la Garde rapprochée du Président déchu à la Primature. Voilà l’épilogue du soulèvement populaire qui a emporté Blaise Compaoré.

    Premier enseignement, l’immédiat après-Compaoré sera géré par deux hommes ayant appartenu au sérail à un moment de leur histoire. Michel Kafando, ministre dans les années 80 et figure emblématique de la diplomatie voltaïco- burkinabè. Quant au lieutenant-colonel Isaac Zida, pas besoin de remonter dans le temps. Il est dignitaire militaire du Régime Compaoré. Le désormais Premier ministre burkinabè était, jusqu’à la chute du tombeur du très regretté Sankara, l’un des piliers du Pouvoir.
    Lorsqu’ils manifestaient leur sainte colère contre Blaise Compaoré , les Ouagalais étaient sans doute à mille lieues de s’imaginer que le nouveau régime – transitoire soit-il – serait encore incarné par un homme du système et un…looser . Ou presque. Comme quoi, les soulèvements populaires récents au nord comme au sud du Sahara ne charrient pas forcément des hommes nouveaux.
    Au Caire, après le court intermède des Frères musulmans pourtant auréolés du suffrage universel, les choses sont comme revenues à la normale. Le Maréchal Al Sissi, membre éminent du pouvoir militaire, a pris le relais. Les indécrottables de la Place Tahrir ont dû apprécier.
    A Tunis, Nida Tunes -Appel de Tunis- est en passe de contrôler l’essentiel de rouages de l’Etat. Ce parti est composé, pour l’essentiel, des appparatchiks des régimes Bourguiba et …Ben Ali . Avec le recul de Ennahda – un succédanné tunisien des Frères musulmans”, le boulevard s’ouvre pour le retour des habituées du Palais de Carthage.
    Exit donc le dicton “vin nouveau, outre neuve”. Faut-il le déplorer ? Faut-il en pleurer ? Ou , en revanche, faut-il s’en féliciter ? Faut-il y voir juste un modus operandi destiné à faire “dégager” les présidents longtemps en place sans pour autant laisser le pouvoir aux “insurgés” ? En somme, des soulèvements “contrôlés” avec des solutions clés en mains. Difficile de trancher.
    Une chose est sûre, aucun messie n’est sorti de la cuisse de Jupiter. Trêve d’anticipation pour le Burkina Faso. Le tandem Kafando- Zida n’est là que pour 12 petits mois. Le temps de convoquer le corps électoral. Et peut-être de voir aussi des hommes nouveaux sortir des urnes. On n’y est pas encore.

    José NAWEJ (Forum des AS)

  • CAN : les résultats de la 6e journéee

    CAN : les résultats de la 6e journéee

    Football 1-En prévision de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), on connait 14 pays qualifies sur 16.

    La Côte d’Ivoire a fait match nul (0-0) avec le Cameroun. Un nul qui suffit aux Eléphants pour se qualifier dans la poule D derrière le Cameroun.

    Par ailleurs dans l’autre match de cette poule, la RDC a battu la Sierra Leone, 3 buts à 1.

    Avec 9 points les Congolais ont encore une chance de se qualifier comme meilleur troisième sur l’ensemble des groupes.

    La Guinée est deuxième de la poule E avec 10 points grâce à sa victoire contre l’Ouganda.

    Dans l’autre match de la poule E le Ghana termine avec 11 points après avoir battu le Togo 3-1.

    Dans la poule B, le Mali a battu l’Algérie 2-0.

    Et dans l’autre match de la poule B, l’Ethiopie et le Malawi ont fait match nul 0-0.

    Au classement du groupe, l’Algérie, qui était déjà qualifiée avant ce match termine première avec 15 points, suivie par le Mali qui a 9 points.

    A suivre

    Dans le groupe A, le Congo a decroché son billet pour la CAN grâce à sa victoire 1 à 0 en déplacement contre le Soudan. Dans l’autre match de ce groupe, le Nigeria, chez lui, n’a pu faire que match nul 2 buts partout contre l’Afrique du Sud. L Afrique du Sud termine en tête avec 12 points devant le Congo 10. Ces deux équipes se qualifient pour la CAN 2015 en Guinee Equatoriale. Le Nigeria, Champion d’Afrique en titre, ne défendra pas sa couronne.

    Par ailleurs, pour le moment la RDC est la meilleure equipe classee 3eme avec 9 points. Mais les Leopards devront attendre la fin de cette derniere journee des eliminatoires pour savoir s ils seront qualifies pour la CAN au titre de meilleur troisieme.

    Le tirage au sort des groupes de la CAN sera effectué le 3 décembre à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale.

    Le 11 Equato-guinéen est qualifié d’office puisque la Guinée Equatoriale est désormais le pays organisateur de la 30eme édition de la CAN.

    BBC

  • HRW accuse la police de 51 exécutions sommaires

    HRW accuse la police de 51 exécutions sommaires

    Le calvaire d'un combattant de l'UDPS par un policier
    Le calvaire d’un combattant de l’UDPS par un policier

    -Un rapport de l’ONG Human Rights Watch accuse la police congolaise d’avoir tué 51 jeunes hommes de façon sommaire et d’en avoir fait disparaître 33 autres lors d’une opération coup de poing contre la délinquance menée à Kinshasa de novembre 2013 à février 2014. La publication d’un rapport très critique des Nations unies sur cette même opération Likofi, paru il y a un mois, a valu au représentant du Bureau des Nations unies pour les droits de l’homme en RDC, Scott Campbell, d’être expulsé.

    Dans ce nouveau rapport très documenté intitulé « Opération Likofi : Meurtres et disparitions forcées aux mains de la police à Kinshasa », l’organisation de défense des droits de l’homme HRW accuse la police congolaise d’avoir tué 51 jeunes hommes de façon sommaire et d’en avoir fait disparaitre 33 autres. Elle demande la suspension du commandant de cette opération dans l’attente d’une enquête.

    Le rapport a un air de déjà-vu : comme l’ONU il y a un mois, HRW décrit l’intervention de policiers de nuit, en uniforme, souvent cagoulés, et sans mandat d’arrêt. Des policiers qui interpellent des bandits présumés – en réalité, des jeunes non armés qu’ils font sortir de chez eux avant de les exécuter devant leurs maisons, dans les marchés où ils dorment, ou encore dans des terrains vagues isolés.

    Climat d’angoisse

    51 personnes auraient été tuées de cette façon, selon l’organisation de protection des droits de l’homme, et 33 sont toujours portées disparues. Un mode opératoire criminel qui devrait être sanctionné, affirme HRW, qui appelle à ce que le commandant de l’opération Likofi (« coup de poing », en lingala), le général Célestin Kanyama, soit suspendu en attendant l’ouverture d’une enquête.

    « Lutter contre la criminalité en commettant des crimes ne renforce pas l’État de droit, mais ne fait qu’aggraver un climat d’angoisse », explique Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch, avant d’ajouter : « Les autorités congolaises devraient enquêter sur les meurtres, en commençant par le rôle du commandant en charge de l’opération, et traduire les responsables en justice. »

    Enfants des rues

    Plus grave : après avoir interrogé 107 personnes (des témoins, des familles de victimes ou policiers qui ont participé à l’opération coup de poing), HRW a établi qu’un grand nombre des personnes tuées n’avaient rien à voir avec les délinquants recherchés. Il s’agissait plutôt d’enfants des rues ou de jeunes accusés à tort par leurs voisins.

    Enfin, l’organisation dénonce les menaces visant les familles qui ont voulu savoir ce qui était arrivé à leurs proches, ou visant des journalistes congolais qui ont mené l’enquête sur cette opération policière. Le rapport cite également l’exemple d’un magistrat militaire souhaitant ouvrir une enquête judiciaire sur un colonel de la police qui aurait abattu un délinquant présumé, et a reçu des instructions orales de la part d’un responsable du gouvernement lui demandant de ne pas donner suite à l’affaire.

    Officiers de haut rang

    « Les éléments de preuve recueillis impliquent des officiers congolais de haut rang dans les meurtres et les disparitions, ainsi que dans les dissimulations qui ont suivi », indique Daniel Bekele. Selon HRW, aucun policier n’a été arrêté ou condamné à ce jour pour des meurtres ou des enlèvements. Seuls des cas d’extorsion d’argent et autres délits mineurs ont été sanctionnés.

     


    Dans un premier temps, par erreur, une photo du général Vital Awachango à Goma avait illustré cet article. Le général Vital Awachango est le commissaire provincial du Nord-Kivu et n’a pas dirigé l’opération Likofi à Kinshasa. Nous présentons nos excuses pour la gêne occasionnée.

  • Affaire Ndala, le verdict du procès accueilli avec scepticisme

    Affaire Ndala, le verdict du procès accueilli avec scepticisme

    rdc-En République démocratique du Congo, après un mois et demi de procès, les condamnations des assassins présumés du colonel Mamadou Ndala – cet officier considéré comme l’un des héros de la guerre contre la rébellion du M23 – ont été prononcées lundi. Un officier de l’armée congolaise et quatre dirigeants de la rébellion ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF) ont été condamnés à la peine de mort. La cour opérationnelle militaire du Nord-Kivu a conclu que la mort du colonel Mamadou a été planifiée par des militaires congolais et exécutée par des rebelles ougandais (ADF). Mais l’absence de condamnations de plus haut gradés de l’armée congolaise laisse une partie de l’opinion insatisfaite.

    Sans surprise, le principal suspect dans ce procès a écopé de la peine la plus lourde : la condamnation à mort, qui sera commuée en peine de prison à vie, la RDC observant un moratoire sur la peine capitale. Le lieutenant-colonel Birocho Nzanzu a été notamment reconnu coupable de « trahison » et de « complicité avec un mouvement terroriste. » Il aurait joué l’intermédiaire entre les rebelles ougandais des ADF et l’armée congolaise pour organiser l’embuscade qui a coûté la vie à Mamadou Ndala, figure de la guerre contre le M23 et contre les ADF, tué en janvier dernier.

    L’officier écope également d’une amende de près de trois millions de dollars de dommages et intérêts à payer à la famille du Colonel Mamadou Ndala. Son complice, le lieutenant-colonel Kamulete, a été condamné à une peine moins lourde, de 20 ans de prison, pour avoir coopéré avec la cour. Pour le reste de la vingtaine de prévenus, le juge a reconnu des circonstances atténuantes, faute d’éléments permettant de prouver une implication directe dans l’organisation de l’attaque contre le colonel Ndala.

    Travail partiel

    Jusqu’au bout, trouver des preuves matérielles aura été la principale difficulté de ce procès. Conséquence : le verdict a été accueilli avec scepticisme. Pour la société civile du Nord-Kivu, le travail de la cour militaire pour faire éclater la vérité a été mené de façon partielle. Ce collectif d’associations regrette que le procès n’ait pas pu établir toutes les responsabilités, notamment au sein de l’armée congolaise, au-delà de celles d’un ou deux officiers de bas rang.

    Les avocats du lieutenant-colonel Birocho Nzanzu comptent faire appel de ce verdict devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples basée à Addis-Abeba – il n’y a pas de possibilité d’appel en RDC.

    Chef du 42e bataillon commando de l’Unité de réaction rapide congolaise, le colonel Ndala a été tué le 2 janvier par un tir de roquette ayant visé son véhicule dans les environs de Beni peu après avoir quitté cette ville, alors que l’armée se préparait à lancer une opération contre les ADF, installés en RDC depuis 1995. Il a été élevé au grade de général à titre posthume.

    rfi

  • Burkina Faso:Michel Kafando a prêté serment

    Burkina Faso:Michel Kafando a prêté serment

    Michel_kafando_-Le président intérimaire du Burkina Faso Michel Kafando désigné dimanche pour diriger la transition a pris lundi ses fonctions.

    Lors d’une cérémonie à Ouagadougou, l’ancien diplomate a été investi par le Conseil Constitutionnel devant des représentants des forces vives de la nation et des diplomates accrédités au Burkina.

    Lors de sa prestation de serment, Michel Kafando a solennellement pris l’engagement de veiller à l’exécution de ses charges conformément à la Charte de transition qui définit ses prérogatives.

    “Je jure devant le Peuple burkinabé et sur mon honneur de préserver, de respecter, de faire respecter et de défendre la Constitution, la Charte de la transition et les lois, de tout mettre en œuvre pour garantir la justice à tous les habitants du Burkina Faso,” a déclaré Michel Kafando sous le regard du président du Conseil Constitutionnel, Albert Dé Millogo.

    La cérémonie de prestation de serment a été exceptionnellement délocalisée dans une grande salle de la capitale burkinabé, sur ordonnance du Conseil Constitutionnel.

    Selon la Constitution, la prestation de serment a lieu au Conseil, et à défaut, sa délocalistion est formalisée par une ordonnance des membres de l’institut.

    BBC