Author: Don Kayembe

  • CAN : les résultats de la 6e journéee

    CAN : les résultats de la 6e journéee

    Football 1-En prévision de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), on connait 14 pays qualifies sur 16.

    La Côte d’Ivoire a fait match nul (0-0) avec le Cameroun. Un nul qui suffit aux Eléphants pour se qualifier dans la poule D derrière le Cameroun.

    Par ailleurs dans l’autre match de cette poule, la RDC a battu la Sierra Leone, 3 buts à 1.

    Avec 9 points les Congolais ont encore une chance de se qualifier comme meilleur troisième sur l’ensemble des groupes.

    La Guinée est deuxième de la poule E avec 10 points grâce à sa victoire contre l’Ouganda.

    Dans l’autre match de la poule E le Ghana termine avec 11 points après avoir battu le Togo 3-1.

    Dans la poule B, le Mali a battu l’Algérie 2-0.

    Et dans l’autre match de la poule B, l’Ethiopie et le Malawi ont fait match nul 0-0.

    Au classement du groupe, l’Algérie, qui était déjà qualifiée avant ce match termine première avec 15 points, suivie par le Mali qui a 9 points.

    A suivre

    Dans le groupe A, le Congo a decroché son billet pour la CAN grâce à sa victoire 1 à 0 en déplacement contre le Soudan. Dans l’autre match de ce groupe, le Nigeria, chez lui, n’a pu faire que match nul 2 buts partout contre l’Afrique du Sud. L Afrique du Sud termine en tête avec 12 points devant le Congo 10. Ces deux équipes se qualifient pour la CAN 2015 en Guinee Equatoriale. Le Nigeria, Champion d’Afrique en titre, ne défendra pas sa couronne.

    Par ailleurs, pour le moment la RDC est la meilleure equipe classee 3eme avec 9 points. Mais les Leopards devront attendre la fin de cette derniere journee des eliminatoires pour savoir s ils seront qualifies pour la CAN au titre de meilleur troisieme.

    Le tirage au sort des groupes de la CAN sera effectué le 3 décembre à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale.

    Le 11 Equato-guinéen est qualifié d’office puisque la Guinée Equatoriale est désormais le pays organisateur de la 30eme édition de la CAN.

    BBC

  • HRW accuse la police de 51 exécutions sommaires

    HRW accuse la police de 51 exécutions sommaires

    Le calvaire d'un combattant de l'UDPS par un policier
    Le calvaire d’un combattant de l’UDPS par un policier

    -Un rapport de l’ONG Human Rights Watch accuse la police congolaise d’avoir tué 51 jeunes hommes de façon sommaire et d’en avoir fait disparaître 33 autres lors d’une opération coup de poing contre la délinquance menée à Kinshasa de novembre 2013 à février 2014. La publication d’un rapport très critique des Nations unies sur cette même opération Likofi, paru il y a un mois, a valu au représentant du Bureau des Nations unies pour les droits de l’homme en RDC, Scott Campbell, d’être expulsé.

    Dans ce nouveau rapport très documenté intitulé « Opération Likofi : Meurtres et disparitions forcées aux mains de la police à Kinshasa », l’organisation de défense des droits de l’homme HRW accuse la police congolaise d’avoir tué 51 jeunes hommes de façon sommaire et d’en avoir fait disparaitre 33 autres. Elle demande la suspension du commandant de cette opération dans l’attente d’une enquête.

    Le rapport a un air de déjà-vu : comme l’ONU il y a un mois, HRW décrit l’intervention de policiers de nuit, en uniforme, souvent cagoulés, et sans mandat d’arrêt. Des policiers qui interpellent des bandits présumés – en réalité, des jeunes non armés qu’ils font sortir de chez eux avant de les exécuter devant leurs maisons, dans les marchés où ils dorment, ou encore dans des terrains vagues isolés.

    Climat d’angoisse

    51 personnes auraient été tuées de cette façon, selon l’organisation de protection des droits de l’homme, et 33 sont toujours portées disparues. Un mode opératoire criminel qui devrait être sanctionné, affirme HRW, qui appelle à ce que le commandant de l’opération Likofi (« coup de poing », en lingala), le général Célestin Kanyama, soit suspendu en attendant l’ouverture d’une enquête.

    « Lutter contre la criminalité en commettant des crimes ne renforce pas l’État de droit, mais ne fait qu’aggraver un climat d’angoisse », explique Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch, avant d’ajouter : « Les autorités congolaises devraient enquêter sur les meurtres, en commençant par le rôle du commandant en charge de l’opération, et traduire les responsables en justice. »

    Enfants des rues

    Plus grave : après avoir interrogé 107 personnes (des témoins, des familles de victimes ou policiers qui ont participé à l’opération coup de poing), HRW a établi qu’un grand nombre des personnes tuées n’avaient rien à voir avec les délinquants recherchés. Il s’agissait plutôt d’enfants des rues ou de jeunes accusés à tort par leurs voisins.

    Enfin, l’organisation dénonce les menaces visant les familles qui ont voulu savoir ce qui était arrivé à leurs proches, ou visant des journalistes congolais qui ont mené l’enquête sur cette opération policière. Le rapport cite également l’exemple d’un magistrat militaire souhaitant ouvrir une enquête judiciaire sur un colonel de la police qui aurait abattu un délinquant présumé, et a reçu des instructions orales de la part d’un responsable du gouvernement lui demandant de ne pas donner suite à l’affaire.

    Officiers de haut rang

    « Les éléments de preuve recueillis impliquent des officiers congolais de haut rang dans les meurtres et les disparitions, ainsi que dans les dissimulations qui ont suivi », indique Daniel Bekele. Selon HRW, aucun policier n’a été arrêté ou condamné à ce jour pour des meurtres ou des enlèvements. Seuls des cas d’extorsion d’argent et autres délits mineurs ont été sanctionnés.

     


    Dans un premier temps, par erreur, une photo du général Vital Awachango à Goma avait illustré cet article. Le général Vital Awachango est le commissaire provincial du Nord-Kivu et n’a pas dirigé l’opération Likofi à Kinshasa. Nous présentons nos excuses pour la gêne occasionnée.

  • Affaire Ndala, le verdict du procès accueilli avec scepticisme

    Affaire Ndala, le verdict du procès accueilli avec scepticisme

    rdc-En République démocratique du Congo, après un mois et demi de procès, les condamnations des assassins présumés du colonel Mamadou Ndala – cet officier considéré comme l’un des héros de la guerre contre la rébellion du M23 – ont été prononcées lundi. Un officier de l’armée congolaise et quatre dirigeants de la rébellion ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF) ont été condamnés à la peine de mort. La cour opérationnelle militaire du Nord-Kivu a conclu que la mort du colonel Mamadou a été planifiée par des militaires congolais et exécutée par des rebelles ougandais (ADF). Mais l’absence de condamnations de plus haut gradés de l’armée congolaise laisse une partie de l’opinion insatisfaite.

    Sans surprise, le principal suspect dans ce procès a écopé de la peine la plus lourde : la condamnation à mort, qui sera commuée en peine de prison à vie, la RDC observant un moratoire sur la peine capitale. Le lieutenant-colonel Birocho Nzanzu a été notamment reconnu coupable de « trahison » et de « complicité avec un mouvement terroriste. » Il aurait joué l’intermédiaire entre les rebelles ougandais des ADF et l’armée congolaise pour organiser l’embuscade qui a coûté la vie à Mamadou Ndala, figure de la guerre contre le M23 et contre les ADF, tué en janvier dernier.

    L’officier écope également d’une amende de près de trois millions de dollars de dommages et intérêts à payer à la famille du Colonel Mamadou Ndala. Son complice, le lieutenant-colonel Kamulete, a été condamné à une peine moins lourde, de 20 ans de prison, pour avoir coopéré avec la cour. Pour le reste de la vingtaine de prévenus, le juge a reconnu des circonstances atténuantes, faute d’éléments permettant de prouver une implication directe dans l’organisation de l’attaque contre le colonel Ndala.

    Travail partiel

    Jusqu’au bout, trouver des preuves matérielles aura été la principale difficulté de ce procès. Conséquence : le verdict a été accueilli avec scepticisme. Pour la société civile du Nord-Kivu, le travail de la cour militaire pour faire éclater la vérité a été mené de façon partielle. Ce collectif d’associations regrette que le procès n’ait pas pu établir toutes les responsabilités, notamment au sein de l’armée congolaise, au-delà de celles d’un ou deux officiers de bas rang.

    Les avocats du lieutenant-colonel Birocho Nzanzu comptent faire appel de ce verdict devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples basée à Addis-Abeba – il n’y a pas de possibilité d’appel en RDC.

    Chef du 42e bataillon commando de l’Unité de réaction rapide congolaise, le colonel Ndala a été tué le 2 janvier par un tir de roquette ayant visé son véhicule dans les environs de Beni peu après avoir quitté cette ville, alors que l’armée se préparait à lancer une opération contre les ADF, installés en RDC depuis 1995. Il a été élevé au grade de général à titre posthume.

    rfi

  • Burkina Faso:Michel Kafando a prêté serment

    Burkina Faso:Michel Kafando a prêté serment

    Michel_kafando_-Le président intérimaire du Burkina Faso Michel Kafando désigné dimanche pour diriger la transition a pris lundi ses fonctions.

    Lors d’une cérémonie à Ouagadougou, l’ancien diplomate a été investi par le Conseil Constitutionnel devant des représentants des forces vives de la nation et des diplomates accrédités au Burkina.

    Lors de sa prestation de serment, Michel Kafando a solennellement pris l’engagement de veiller à l’exécution de ses charges conformément à la Charte de transition qui définit ses prérogatives.

    “Je jure devant le Peuple burkinabé et sur mon honneur de préserver, de respecter, de faire respecter et de défendre la Constitution, la Charte de la transition et les lois, de tout mettre en œuvre pour garantir la justice à tous les habitants du Burkina Faso,” a déclaré Michel Kafando sous le regard du président du Conseil Constitutionnel, Albert Dé Millogo.

    La cérémonie de prestation de serment a été exceptionnellement délocalisée dans une grande salle de la capitale burkinabé, sur ordonnance du Conseil Constitutionnel.

    Selon la Constitution, la prestation de serment a lieu au Conseil, et à défaut, sa délocalistion est formalisée par une ordonnance des membres de l’institut.

    BBC

  • Colère de l’armée après un retard dans le paiement des salaires

    Colère de l’armée après un retard dans le paiement des salaires

    element fardc-En République démocratique du Congo, l’armée met en cause les banques dans le non paiement des salaires de certaines unités déployées dans l’est du pays. Cela concerne trois bataillons en poste dans le territoire de Beni face aux ADF-Nalu, ainsi que deux autres bataillons présents dans les territoires de Rutshuru et du Nyiragongo. Des discussions sont en cours pour permettre le paiement au plus vite des salaires, assure le colonel Olivier Hamuli, porte-parole adjoint des FARDC.

    Le colonel Hamuli l’assure : l’Etat congolais n’est pas responsable de ces retards, ce sont les agents payeurs – autrement dit les banques – qui peut-être pour des raisons de saturation sont à mettre en cause dans le non paiement de ces soldes. Le porte-parole adjoint de l’armée s’en prend notamment à la Biac et à Ecobank. Contactées par RFI, les deux banques incriminées démentent faire des paiements dans les zones citées par l’armée, que ce soient les territoires de Beni, de Rutshuru ou de Nyiragongo.

    Parmi les autres dysfonctionnements cités par le colonel Hamuli : Ecobank demanderait aux militaires qui sont au front contre les ADF de rejoindre les villes pour être payés. Ce qui, selon le porte-parole adjoint de l’armée, n’est pas réaliste. Dans le cadre du processus de bancarisation, les établissements bancaires demandent effectivement aux militaires comme aux fonctionnaires d’ouvrir un compte et de présenter une pièce d’identité pour être payés. Notamment en fonction des conditions de sécurité, leurs agents acceptent de faire le déplacement ou au contraire demandent à leurs clients de venir dans l’une de leurs succursales, mais ils refusent aujourd’hui de remettre l’argent à un tiers.

    « Un général s’est présenté pour recevoir le paiement de ses troupes, on a été dans l’obligation de refuser », explique un responsable d’établissement bancaire. « Il peut y avoir encore des ratées, ce sont les officiers qui se plaignent, mais les soldats sont contents », précise un autre banquier, ajoutant qu’ils reçoivent aujourd’hui 100% de leurs soldes au lieu de voir la moitié ponctionnée comme par le passé. Des discussions sont en cours pour régler cette situation, assure-t-on du côté de l’armée. Mais dans les zones où les militaires ne sont pas payés, la population s’inquiète de voir des soldats démotivés.

    RFI

  • Gabon: l’opposition porte plainte contre le président Ali Bongo

    Gabon: l’opposition porte plainte contre le président Ali Bongo

    bongo 2-Suite à la récente parution du dernier livre polémique sur le pouvoir gabonais du journaliste français Pierre Péan, l’opposition gabonaise a porté plainte, jeudi 13 novembre, à Libreville contre le président Ali Bongo. Selon l’opposition, le président aurait truqué l’acte de naissance qui lui aurait permis d’être candidat en 2009. Des échauffourées ont éclaté lorsque des opposants ont voulu se rendre au palais de justice pour déposer la plainte.

    Plusieurs militants de l’opposition se sont obstinés à accompagner leurs leaders qui partaient déposer une plainte au tribunal contre Ali Bongo Ondimba, soupçonné de ne pas être le fils d’Omar Bongo Ondimba. Dans son dernier ouvrage, Nouvelles affaires africaine, le journaliste Pierre Péan affirme qu’Ali Bongo est un enfant nigérian adopté à la fin des années 1960.

    La marche de l’opposition était interdite, ce qui a justifié l’intervention des forces de l’ordre. La police et la gendarmerie ont tenu la foule en respect, jusqu’à ce qu’un véhicule anti-émeutes tente de se frayer un passage dans la foule. Le face-à-face a alors dégénéré. Excités, les manifestants ont commencé à lancer des cailloux. Les gendarmes ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes.

    Puis, un colonel chargé de la sécurité des leaders de l’opposition a conduit tous les signataires vers le tribunal où ils sont allés à pied sous bonne escorte. La plainte a été déposée à huis clos au greffe civil. « La plainte, nous l’avons déposée, mais nous sommes choqués par l’impressionnant dispositif de sécurité qui a été mis en place par le pouvoir pour nous charger. Ce n’est pas normal », a déclaré Zacharie Myboto, qui a conduit la délégation.

    La foule s’est ensuite dispersée dans le calme. Aucune arrestation n’a été signalée. De son côté, la présidence gabonaise fait savoir qu’elle n’a pas eu connaissance du contenu de la plainte et ne réagira qu’après en avoir été informée. En se rendant en cortège déposer leur plainte, les leaders politiques et leurs militants ont voulu à la fois montrer leur détermination et faire le maximum de publicité autour de leur action.

    La plainte pas encore validée

    On ne connaît toujours pas la teneur exacte de la plainte qui met en cause la véracité du certificat de naissance du président Ali Bongo. Ni si elle sera jugée recevable par la justice. Car si l’objectif des opposants est de pousser Ali Bongo à s’expliquer sur ses origines, rien ne dit encore qu’il sera atteint.

    En 2009 déjà, une requête sur le même sujet déposée par Luc Béngone Nsi, un candidat à la présidentielle, devant la Cour constitutionnelle avait été rejetée par les juges. « En 2009, la Cour constitutionnelle n’a pas lu le droit. Les membres de la Cour constitutionnelle avaient peut-être plutôt peur », a dit Luc Béngone Nsi à RFI.

    Du côté du pouvoir, on balaie d’un revers de la main le débat sur la nationalité d’Ali Bongo et l’on rejette l’idée même d’une enquête ou d’un test ADN. L’Etat gabonais a par ailleurs porté plainte en France contre le journaliste Pierre Péan, l’accusant de « profonde malveillance ».

    \rfi

  • Football : la CAN 2015 se déroulera en Guinée équatoriale

    Football : la CAN 2015 se déroulera en Guinée équatoriale

    coupe-La CAN 2015 sera organisée en Guinée équatoriale, selon un membre du Comité
    exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) joint par “Jeune Afrique”. La
    décision doit être officiellement annoncée dans la journée.
    La Coupe d’Afrique des nations 2015 se tiendra finalement en Guinée équatoriale. C’est, selon
    un membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), ce qui doit être
    officiellement annoncé ce vendredi 14 novembre. Cette décision fait suite à celle de retirer
    l’organisation de la compétition au Maroc, qui réclamait son report en raison, officiellement, de
    l’épidémie de virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest.
    >> Lire aussi : “CAN 2015 : Congo, Côte d’Ivoire, Sénégal, Tunisie… faites vos jeux,
    rien n’est joué !”
    Les rumeurs étaient allées bon train ces derniers jours, allant jusqu’à mentionner une tenue de
    la compétition en dehors d’Afrique, notamment au Qatar, qui avait annoncé accepter d’apporter
    son aide à l’organisation. Peu de pays africains disposaient en revanche des infrastructures
    nécessaires, dans un délai aussi court, en dehors du Gabon et de la Guinée équatoriale, pays
    hôtes de la précédente édition.

    Jeune Afrique
    _________________
    Par Mathieu OLIVI-

  • UDPS:la base du parti d’opposition dénonce l’attitude de Félix Tshisekedi

    UDPS:la base du parti d’opposition dénonce l’attitude de Félix Tshisekedi

    FelixTshiskd1-Une partie des militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), le premier parti d’opposition en République démocratique du Congo (RDC), a dénoncé jeudi « le grand malaise dû à la situation confuse et extrêmement dramatique qui règne » au sein du parti en l’absence de son président, le vieil opposant Etienne Tshisekedi, en « convalescence » en Belgique depuis plusieurs mois, en imputant la cause à l’attitude de son fils, Félix.

    Ce malaise est dû essentiellement à l’absence prolongée de M. Tshisekedi qui a laissé la porte ouverte et a donné des ailes aux membres de sa famille biologique pour une intrusion inadmissible dans la gestion quotidienne du parti, en régentant tout ce qui s’y fait, indique une déclaration de la base de l’UDPS, de toutes les fédérations, tant de l’intérieur que de l’extérieur, adressée à l’agence BELGA.
    Cette « base » dénonce dès lors l’emprise de la famille de l’opposant sur la direction actuelle du parti, s’en prenant en particulier au fils de M. Tshisekedi, Félix Tshilombo.
    Ce dernier est le secrétaire de l’UDPS chargé des relations extérieures. Les militants du parti lui reprochent « de s’être emparé de l’appareil du parti pour exercer toutes les fonctions en son sein ». Le secrétaire général, Bruno Mavungu Puati, censé être le chef de l’exécutif, s’est effacé, pour laisser le champ libre à Félix Tshisekedi, « le nouveau chef autoproclamé », ajoute la déclaration.
    « De manière unanime, nous avons décidé de dénoncer le dérapage et toutes les anomalies qui, en l’absence du président, ont élu domicile dans notre parti, dans le chef des membres de la famille biologique (de M. Tshisekedi), plus particulièrement le secrétaire du parti aux relations extérieures », poursuit le texte.
    « La base de l’UDPS désavoue le secrétaire général du parti, Bruno Mavungu Puati pour incompétence, passivité et suivisme. Elle désavoue M. Félix Tshilombo (…) pour incompétence, trafic d’influence, usurpation, indiscipline, trahison, abus de pouvoir et lui retire la caution morale et refuse de le reconnaître comme l’autorité et chef du département des relations extérieures », déclarent les militants.
    La base de l’UDPS réaffirme enfin son allégeance à Etienne Tshisekedi Wa Mulumba qui demeure le président de l’UDPS et chef du parti, seul habilité à engager l’UDPS jusqu’à preuve du contraire, et comme président élu de la République démocratique du Congo.
    Etienne Tshisekedi, un vétéran de la politique congolaise – il avait été ministre de la Justice en 1960, peu après l’indépendance de l’ex-Congo belge avant de devenir opposant au maréchal Mobutu Sese Seko puis à Laurent-Désiré Kabila, le père de l’actuel chef de l’Etat – s’est auto-proclamé vainqueur de l’élection présidentielle de novembre 2011. Mais les résultats officiels de ce scrutin controversé et entaché de fraudes avaient donné la victoire au président sortant Joseph Kabila.
    Le vieil opposant se trouve depuis le 17 août à Bruxelles, où il est en « convalescence ». Il a rencontré le 30 octobre dernier quelques uns de ses partisans.
    RTBF