Author: Don Kayembe

  • 3 morts a Lubumbashi dans des affrontements après un match de foot (hôpitaux)

    3 morts a Lubumbashi dans des affrontements après un match de foot (hôpitaux)

    stade_violence-Trois personnes ont été tuées dimanche soir à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, au sortir d’un match du championnat national de football qui a dégénéré, a-t-on appris lundi de sources hospitalières.

    Un correspondant de l’AFP a pu voir les corps de trois personnes dans deux hôpitaux de la ville.

    Selon des sources médicales, deux d’entre elles ont été tuées par balle et la troisième est morte piétinée par la foule après des affrontements avec la police. Cinq autres personnes ont été blessées.

    Les incidents ont commencé à la fin du match opposant le FC Saint-Eloi Lupopo, équipe de Lubumbashi, deuxième ville de la RDC, au club Sangabalende de Mbuji-Mayi (Centre de la RDC) après que l’arbitre eut refusé un but inscrit par Lupopo, qui aurait permis à l’équipe lushoise d’égaliser.

    Le maire de la ville, Jean-Oscar Sangusa Mutunda, a reconnu que la police avait tiré à balles réelles sur des supporteurs violents, mécontents de la décision de l’arbitre.

    Le parquet de Lubumbashi a ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités dans ce drame.

    AFP
  • Burkina: un gouvernement de transition à dominante militaire

    Burkina: un gouvernement de transition à dominante militaire

    ministres-BURKINA-La liste des ministres de transition a été dévoilée ce dimanche soir avec près de deux heures de retard au Burkina Faso. Les échanges entre le président de la transition et son Premier ministre se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, hier. Ce gouvernement de transition fait la part belle aux composantes de l’armée. Zida et Kafando, en plus de leurs fonctions actuelles, se sont réservé les principaux ministères.

    Cette annonce a débuté avec une courte prise de parole d’Isaac Zida. Le Premier ministre s’est excusé pour le retard de près de deux heures sans donner plus de précisions. Les deux hommes forts de cette transition ont décidé d’être actifs dans leurs domaines respectifs. Le président Michel Kafando, diplomate de carrière, va occuper et gérer le ministère des Affaires étrangères. Le lieutenant-colonel Zida, Premier ministre, prend aussi en charge la Défense. Une décision prise à travers deux décrets.

    C’est à lui qu’incombera la tâche d’entreprendre des reformes au niveau de l’armée, et surtout au niveau du régiment de sécurité présidentielle. Un régiment créé pour assurer la sécurité de l’ancien président Blaise Compaoré et dont les noms de certains membres avaient été cités dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.

    Trois autres militaires en plus d’Isaac Zida entrent dans ce gouvernement. Le colonel Auguste Denise Barry, l’un des plus proches collaborateurs du Premier ministre a été nommé ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, l’équivalent du ministère de l’Intérieur. Un poste qu’il avait déjà occupé en 2011, avant la vague de mutineries qui avaient secoué tout le pays. Il a en charge la mise en place du système de sécurisation du pays face aux nombreux cas d’attaques à mains armée et au grand banditisme.

    David Kabré, qui a négocié la charte de la transition pour l’armée, s’occupera des Sports. Le secteur stratégique des mines et de l’énergie est confié au colonel Boubacar Ba. Longtemps considéré comme un pays agricole, le Burkina Faso se positionne aujourd’hui comme un pays minier. Le pays va disposer, « dès 2015, de dix mines d’or exploitées par des sociétés minières. Du coup, la production passera de 32 à 40 tonnes », avait expliqué l’ancien ministre des Mines et de l’Energie. Des organisations de la société civile avaient lancé une campagne de plaidoyer pour demander « 1 % de l’argent de l’or pour sortir les communautés de la pauvreté ».

    Le ministre de la Communication, le porte-parole de la transition, se nomme Frédéric Nikiema. Augustin Loada, directeur du centre pour la gouvernance démocratique, est une personnalité bien connue des Burkinabè. Il obtient le ministère du Travail. Enfin, la militante Joséphine Ouédraogo, qui était candidate à la présidence, occupera le poste de garde des Sceaux. De nombreux membres de ce gouvernement sont inconnus ou presque. Les Burkinabè découvriront sans doute dans les heures et dans la presse les ministres nommés pour gérer cette transition d’un an. La première séance du nouveau Conseil des ministres se tiendra ce lundi 24 novembre.

    RFI

  • Le corps des femmes est un champ de bataille

    Le corps des femmes est un champ de bataille

    denis-mukwege500 000 femmes ont été violées en RDC depuis le début du conflit, un pays où le viol est devenu une arme de destruction massive. «Le corps des femmes est un champ de bataille» explique le  «Docteur Miracle», comme le surnomme les victimes de mutilations sexuelles qu’il soigne en RDC.

    «Le viol est commis pour terroriser des communautés entières. Les malades que nous soignons ont toutes la même histoire. Après avoir été violées, elles subissent des tortures atroces qui portent sur les organes génitaux, avec des ou du plastique chaud. Le mot «viol» est donc trop faible pour qualifier ces actes qui se font en public devant les enfants, le mari ou le voisin», explique Denis Mukwege, lauréat du prix Sakharov la semaine dernière, au micro de France Inter jeudi.

    «Cette guerre a pris pour territoire le corps de la femme, avec volonté de détruire ses organes génitaux et à travers eux sa communauté. C’est une stratégie qui prend de l’ampleur dans les autres conflits à travers le monde» analyse le gynécologue interrogé au Parlement Européen. «La plus jeune victime que j’ai soignée avait six mois.» dit-il encore.

    La seconde guerre du Congo a démarré en 1998 sur les séquelles du génocide rwandais. Elle implique neuf pays africains et prend fin le 30 mai 2003. En réalité, le conflit prend une autre forme pour le contrôle du minerai Coltan, nourri par la surpopulation et la fragilité de l’Etat congolais. Il  s’appelle désormais la guerre du Kivu. Depuis 1998, ces deux guerres ont fait six millions de morts.

    La Parisienne

  • Reddition du chef rebelle Cobra Matata (officiel)

    Reddition du chef rebelle Cobra Matata (officiel)

    cobra_bon_0-Le chef rebelle congolais Cobra Matata s’est rendu vendredi soir aux autorités congolaises à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où il a semé la désolation pendant des années pour le contrôle notamment de ressources naturelles, a-t-on appris de source officielle.

    “Il s’est rendu hier soir (vendredi) vers 22h30 heures locales (20h30 GMT). Il s’est rendu avec trois autres officiers de son état-major. Lui est général, les trois autres sont colonels”, a déclaré à l’AFP Monulphe Bosso, conseiller en communication du gouverneur de la province Orientale, Jean Bamanisa.

    Ces membres déserteurs des Forces armées de la RDC (FARDC) “sont venus en tenue de l’armée, avec les bérets verts, mais sans les galons”, a-t-il précisé, ajoutant que, jeudi, “c’est tout l’état-major qui l’avait précédé (…). Le chef d’état-major est arrivé accompagné de cinq officiers”.

    Cobra Matata, chef des Forces révolutionnaires patriotiques de l’Ituri (FRPI), et ses trois colonels se trouvent dans une résidence du gouverneur à Bunia, chef-lieu du district de l’Ituri, qui jouxte l’Ouganda, selon le conseiller, lui-même dans cette résidence. Les six autres hommes sont dans une autre demeure.

    Interrogé sur le nombre d’armes ramenées par les ex-miliciens, le conseiller a précisé que tous “sont venus bredouilles”. Il a souligné que 418 miliciens étaient encore attendus dans le processus de reddition, et qu’ils seraient accompagnés de “394 dépendants” (femmes et enfants).

    Avant de se rendre, Cobra Matata (Banaloki Matata de son vrai nom) avait réitéré ses deux principales requêtes: que les membres de sa milice bénéficient d’une “amnistie générale pour lui et sa troupe” et “qu’on reconnaisse les grades” que ses hommes avaient dans le groupe armé, selon le conseiller.

    Il a indiqué qu’il revenait à la “haute hiérarchie” de “décider” de la suite à donner, laissant penser que Cobra Matata pouvait ne pas avoir reçu d’assurances quant à ses doléances.

    Par le passé, nombre de groupes rebelles ont abandonné la lutte armée après avoir été intégrés aux FARDC, leurs chefs se voyant reconnaître des grades d’officiers supérieurs, voire généraux, mais depuis l’adoption de la loi de réforme de l’armée de 2011, les autorités ont toujours refusé de tels marchandages.

    Le FRPI est l’une des nombreuses milices qui se sont affrontées en Ituri de 1999 à 2007 sur des bases essentiellement ethniques pour le partage des richesses naturelles (au premier rang desquelles l’or) de ce district.

    Plusieurs milliers de combattants FRPI avaient été démobilisés et intégrés à l’armée congolaise de 2004 à 2006, mais le groupe avait commencé à se reformer fin 2007. Cobra Matata a pris le contrôle des FRPI en 2010 après avoir déserté des FARDC. Depuis lors, sa seule revendication véritablement claire est celle de sa réintégration dans l’armée comme général.

    Le 10 novembre, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait annoncé que Cobra Matata s’était “rendu (à l’armée) avec un grand nombre de ses combattants” le 5 novembre. La Mission de l’ONU en RDC (Monusco) avait par la suite expliqué qu’il négociait encore les termes de sa reddition.

    “Cobra a répondu à l’appel du chef de l’Etat (Joseph Kabila) en novembre l’année passée” qui, en déplacement dans la province, lui avait “lancé un appel de se remettre aux forces loyalistes”, a estimé le conseiller. “Une année après, il a entendu et est revenu à de bons sentiments.”

    AFP
  • Cour constitutionnelle : Joseph Kabila nomme Procureur et Avocats généraux

    Cour constitutionnelle : Joseph Kabila nomme Procureur et Avocats généraux

    Cour Supreme de Justice
    Cour Supreme de Justice

    -Au terme de la dernière ordonnance, MM. Mokola Pikpa et Songul Fumwash sont nommés premiers avocats généraux près la Cour constitutionnelle alors que Mmes Mobele Bomana Jeanne et Banza Sengalenge Delphine ainsi que M. Kalambayi Tshikuku Mukishi sont nommés avocats généraux près la Cour constitutionnelle.

    Au moment où l’Opposition exige encore le dialogue politique et attend de pied ferme le débat autour de la révision constitutionnelle, le Raïs continue à planter le décor de prochaines élections attendues en RDC.

    C’est le sens qu’il faut donner aux deux dernières ordonnances présidentielles publiées hier soir à l’ouverture du journal télévisé de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC).

    M. Minga Nyamakweng Emmanuel a été nommé en qualité de procureur près la Cour constitutionnelle. Tandis que la seconde porte nomination de deux premiers avocats généraux et trois avocats généraux.

    Au terme de la dernière ordonnance, MM. Mokola Pikpa et Songul Fumwash sont nommés premiers avocats généraux près la Cour constitutionnelle alors que Mmes Mobele Bomana Jeanne et Banza Sengalenge Delphine ainsi que M. Kalambayi Tshikuku Mukishi sont nommés avocats généraux près la Cour constitutionnelle.

    Ces nominations étalent le staff de cette Cour qui constitue le juge électoral. Il s’agit donc d’un signal fort en prévision de prochaines élections que Joseph Kabila lance en direction de l’opinion tant nationale qu’internationale.

    Digitalcongo

  • Après les réajustements de l’Ecofin: le budget 2015 voté à l’Assemblée nationale

    Après les réajustements de l’Ecofin: le budget 2015 voté à l’Assemblée nationale

    palais_peuple rdc-Le projet de la loi des finances de l’exercice 2015 a été votée hier jeudi 20 novembre 2014 ce, après que le rapport de la Commission économique, financière et contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale ait été approuvé. A l’issue du vote intervenu après l’approbation du rapport, sur les 367 députés ayant pris part au vote, 347 ont voté positivement contre 9 et 11 abstentions. Le projet sera transmis à la Chambre haute pour une seconde lecture.

    Il importe de souligner que la Commission Ecofin a opéré des réaménagements internes devant répondre à certains équilibres, conformément aux orientations de la plénière. Ledit rapport renseigne, en comparant aux prévisions des recettes adoptées par la Commission, soit 8.422.103.906.282 Fc tel qu’indiqué, il se dégage un écart positif de l’ordre de 58.887.090.223 Fc.

    En conséquence, étant donné que le niveau des recettes globales inscrites aux prévisions de la loi des finances de l’année 2015 a augmenté à concurrence de 58.887.090.223Fc, soit 8.422.103.906.282 Fc – 8.363.216.816.059 Fc. Il va de soi que le niveau des dépenses soit également revu à la hausse dans les mêmes proportions, afin de maintenir l’équilibre budgétaire.
    Etant donné que la Commission a dégagé des recettes de l’ordre de 8.422.103.906.282 Fc et que les recettes sont focalisées sur les régies financières, elle a réparti selon les nouvelles configurations des prévisions des recettes du projet de loi des finances en ce que la DGDA par rapport aux recettes de la prévision par le Gouvernement arrêtées à 2.466.383.630.125, et la Commission a arrêté à 2.486.535.816.224. Il en va de même de la DGI, dont le montant prévu était de 2.332.400.594.071 Fc à 2.374.764.594.071 de la commission avec une amélioration de 42.364.000.000.

    Pour la DGRAD, le gouvernement avait prévu 686.202.764.226, et la Commission a arrêté à 641.105.867.219.
    Cependant, pour les pétroliers producteurs, le gouvernement avait prévu 398.633.220.178 avec une amélioration positive de 28.905.000.000 Fc pour arrêter à 427.538.220.178 par la Commission. Quant aux recettes extérieures et budgets annexes, la Commission n’a apporté aucune amélioration. Elles sont restées telles que prévues par le Gouvernement, soit respectivement 1.582.028.504.634 Fc et 535.021.391.940 Fc. Par ailleurs, les comptes spéciaux ont subi une modification positive en ce que le Gouvernement les avait prévus à 362.546.710.885Fc, amélioré avec 58.887.090.223 Fc dont la Commission a arrêté à 375.109.512.016 Fc.
    Pour ce faire, dans la totalité, le Gouvernement avait prévu 8.363.216.816.059 Fc, dont les recettes améliorées par la Commission de l’ordre de 58.887.090.223Fc. Par voie de conséquence, les prévisions arrêtées par la Commission sont de 8.422.103.906.282 Fc.
    Les recommandations de la Commission
    Il est vrai que le projet de loi des finances de l’exercice 2015 s’est élaboré dans un contexte socio-politique précis, dominé par la tenue des Concertations nationales et la résolution des conflits armés dans la partie Est de la RD Congo ; les efforts du Gouvernement qui se sont focalisés sur la mise en œuvre des recommandations desdites Concertations, des engagements pris par la RD Congo dans le cadre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, ainsi que sur l’accélération de la mise en place du programme d’action du Gouvernement.
    De ce fait, la Commission a formulé 52 recommandations, notamment au Gouvernement, à la DGDA, à la DGRAD et à l’Assemblée nationale
    Au gouvernement
    La commission recommande que celui-ci accompagne la DGDA dans ses efforts de recouvrement des recettes du contentieux ; d’étendre l’implantation des guichets uniques à travers la RD Congo ; de supprimer les exonérations dérogatoires et veiller au respect des textes légaux et réglementaires, notamment celui limitant le nombre des services commis à la frontière.
    Dans la même perspective, le gouvernement doit obtenir des Gouverneurs des provinces pour la retenue à la source de l’IPR des autorités politiques provinciales et qu’il prenne des mesures en procédure d’urgence des projets de lois portant mesures d’encadrement des recettes des impôts tels que : « la fixation de l’échéance de dépôt de déclaration de l’impôts sur les bénéfices et profits au 30 avril de l’année qui suit celle de la réalisation des revenus, en harmonie avec l’acte uniforme de l’OHADA du 24 mars 2000 portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises ; l’adaptation des documents comptables à annexer à la déclaration de l’IBP en conformité avec l’acte uniforme de l’OHADA, indication des mentions obligatoires de la facture par voie règlementaire dans le but des revenus et celles de la législation sur la TVA ; institution d’une obligation documentaire à charge des entreprises installées en RD Congo et se trouvant sous la dépendance de droit ou de fait des entreprises étrangères, en vue de renforcer le dispositif en matière de prix de transfert ; fixation de la méthode d’évaluation de la base imposable à l’IBP en cas de taxation d’office ; définition en matière de prix de transfert, de la méthode de détermination des revenus imposables à l’IPB en l’absence d’éléments précis mis à la disposition de l’administration des impôts par la redevance ».

    Il a été également recommandé d’introduire l’obligation faite à l’administration des impôts de notifier, dans un délai de deux ans, les suppléments d’impôts en cas d’existence de fraude à incidence fiscale révélée dans une décision judiciaire ou par un organisme public. A ceci sans oublier l’instauration d’une amende en cas d’insuffisance de paiement de l’acompte prévisionnel de l’IBP, introduction de la possibilité de réexaminer, après notification de la décision clôturant son instruction, d’une réclamation contentieuse en cas de découverte d’erreur sur le fondement légal d’une imposition. Définir des termes « erreur matérielle » et « double emploi » en vue d’éviter toute interprétation abusive dans le cadre de la procédure de dégrèvement d’office ; imputation de pertes professionnelles de l’exercice comptable et des exercices antérieurs à concurrence de 70% du bénéfice fiscal avant l’imputation desdites pertes, assimilations en matière de TVA du transport des marchandises destinées à l’exportation aux opérations d’exportations des marchandises, exonération réalisée par les ASBL constituées et de la valeur ajoutée, de l’importation réalisée par les ASBL légalement constituées et la vente locale de bête sur pied.
    Il en va également de la présentation du plan détaillé pour l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu ; de déposer l’état d’application de la loi sur les frontières maritimes ; transmettre à l’Assemblée nationale les budgets des provinces pour leur intégration dans le budget de l’Etat afin de se conformer à l’article 175 de la constitution.
    Le Gouvernement devra prendre en compte les prévisions originelles des services qui les élaborent sur base des éléments objectifs dans l’élaboration des budgets des prochaines exercices ; faire un effort pour libérer les crédits votés par l’Assemblée nationale en faveur de ces services afin de leur permettre de réaliser les missions qui leur ont été assignées ; améliorer la gestion des sociétés commerciales du portefeuille de l’Etat ; lutter contre la fraude et la concurrence déloyale qui pénalisent les industries nationales ; finaliser la révision des dispositions particulières du code minier relatives au secteur de l’environnement ; lever les obstacles liés à la vérification de la biomasse, de la dégradation et de la déforestation afin de réunir les préalables requis pour accéder au marché du crédit carbone. Il faut enfin décaisser sans atermoiement les crédits des investissements transférés aux provinces pour améliorer le taux d’exécutif du budget d’investissement.
    A l’endroit de la DGDA et de la DGRAD
    La première régie financière doit optimiser le contrôle par scanner des conteneurs tant à l’importation qu’à l’exportation des marchandises ; recouvrir les fonds dus au Trésor public dans les dossiers contentieux, doter la brigade douanière d’équipement de travail adéquats.
    Quant à la deuxième régie financière, elle doit mettre à la disposition des services d’assiette les imprimés de valeur de manière permanente et ainsi éviter des ruptures de stock qui occasionnent des pertes à l’Etat tout en encourageant la fraude ; améliorer les efforts de collaboration avec les services d’assiette pour plus de transparence dans la chaîne des recettes.

    A l’endroit de l’Assemblée nationale

    Elle est appelée à initier un contrôle parlementaire sur les encours des recettes encadrées par la DGRAD pouvant impacter les prévisions budgétaires pour l’exercice 2015 ; ordonner une mission parlementaire d’évaluation du niveau de production réelle du baril à Muanda, le cas échéant, réaliser une mission de recoupement à l’extérieur du pays auprès des sociétés qui achètent le brut congolais ; initier un contrôle budgétaire à la DGDA portant essentiellement sur le dossier contentieux, les enlèvements d’urgence et les exonérations.
    Elle doit aussi initier un contrôle parlementaire sur la DGI portant essentiellement sur les Avis de mise en recouvrement, les dégrèvements fiscaux.
    En plus, elle doit exiger impérativement le dépôt du projet de loi modifiant le Code minier aux fins d’améliorer la mobilisation des recettes de l’Etat ; voter la loi modifiant la loi n°044/2003 du 13 mars 2003 portant réforme des procédures fiscales et utiliser la diplomatie agissante afin d’associer les efforts de l’Assemblée nationale à ceux du Gouvernement pour un dénouement rapide et gagnant du contentieux qui oppose la RD Congo à l’Angola en ce qui concerne les blocs 14 et 15 situés sur le plateau continental, exploités unilatéralement par l’Angola.

    Pius Romain Rolland

    L’Avenir Quotidien

  • Ni crise, ni rébellion : L’Udps réaffirme son unité !

    Ni crise, ni rébellion : L’Udps réaffirme son unité !

    Logo_UDPS-Ils ont affiché l’unité. Bruno Mavungu, Félix Tshisekedi, Joseph Kapika et Augustin Kabuya. Toute la Direction de l’Udps/Tshisekedi au grand complet était hier, jeudi 20 novembre, à la permanence du parti, 10ème rue Zinnias, dans la Commune de Limete. Face à eux, des journalistes congolais déterminés à leur tirer le ver du nez. Au sortir du point de presse, une seule conclusion. L’Udps se porte bien. Il n’y a ni crise, ni rébellion des Fédérations. Bruno Mavungu dixit.

    En l’absence prolongée d’Etienne Tshisekedi, il était temps que la Direction de l’Udps fixe officiellement l’opinion sur la santé du parti. Pour ce faire, plusieurs hauts cadres du parti, à savoir, le Secrétaire Général, Bruno Mavungu, le Secrétaire National aux Relations Extérieures, Félix Tshilombo Tshisekedi, Joseph Kapika, Secrétaire National à la Presse et Porte-parole, et enfin, le Porte-parole adjoint, Augustin Kabuya. Pour couronner le tout, une foule innombrable de combattantes et combattants venus, pour la circonstance, de toutes les Fédérations de l’Udps/ Kinshasa. D’entrée de jeu, Bruno Mavungu lance : « Un tract est en circulation. Des ennemis du parti les distribuent dans les rédactions des journaux paraissant à Kinshasa dans le seul but de semer la confusion à l’Udps ». Mavungu progresse. La crise à laquelle il est fait allusion dans ce tract relève de l’imaginaire. Personne n’a désavoué qui que ce soit. Visiblement impatients, les journalistes lui bombardent des questions. Très à l’aise, Bruno Mavungu répond à toutes les questions, les unes après les autres, sans éluder.

    Félix Tshisekedi bientôt à Goma et Bukavu

    La polémique née de la tournée interprovinciale de Félix Tshilombo Tshisekedi est sans objet. Celui-ci avait reçu, avant d’entamer son périple dans les deux Kasaï et au Katanga, une lettre d’autorisation et un ordre de mission dûment signés par l’autorité compétente. La tournée de Félix est d’une importance capitale pour le parti. Car, elle s’inscrit dans une logique de redynamisation de l’Udps. Qu’on ait aperçu Félix Tshisekedi à Lubumbashi en compagnie de Fabien Mutomb, un ancien de l’Udps, ne se pose aucun problème, le parti n’ayant rien perdu. L’étape de Lubumbashi a été un grand succès pour l’Udps. Dans les prochains jours, Félix Tshisekedi va amorcer un autre voyage. Cette fois-là, il se rendra dans le Kivu montagneux. Il est très attendu à Bukavu et à Goma. A ceux qui estiment que Félix Tshisekedi outrepasse ses fonctions, Bruno Mavungu répond que tout membre de l’Udps peut, s’il est muni d’un ordre de mission, mener des activités de redynamisation du parti n’importe où en RDC et à l’étranger. Dans sa nomenclature, l’Udps compte 53 présidents des Fédérations et plus de 7.000 présidents des Sections. Tous sont fidèles aux idéaux du parti et au Président Etienne Tshisekedi. A propos justement de la succession d’Etienne Tshisekedi à la tête de l’Udps, la question n’est pas à l’ordre du jour. En cas d’incapacité d’Etienne Tshisekedi, les dispositions statutaires en la matière seront appliquées. Il n’y a donc pas d’amalgame entre la famille biologique de Tshisekedi et le parti. Pas non plus de confusion possible au sujet des titres de propriété de la parcelle de la 10ème rue Zinnias appartenant au parti et celle de la 11ème rue, propriété privée de la famille biologique du lider maximo.

    Affaire 400 mille Usd, Félix s’explique

    Une affaire de magots défraye la chronique. On parle de 400 mille dollars américains que Félix Tshisekedi devrait justifier. Il l’a fait. Foutaise, dit-il. L’argent en question ne provenait pas de cotisations des membres. Il s’agit bien d’un don des partenaires pour soutenir, il y a un certain temps, la campagne présidentielle de Tshisekedi en 2011.

    la Prospertie

  • Modification constitutionnelle: l’avertissement de François Hollande

    Modification constitutionnelle: l’avertissement de François Hollande

    Premiere conference de presse de francois hollande-L’actualité au Burkina Faso a été abordée ce vendredi matin lors de la remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits à Paris. Le président François Hollande, présent à la cérémonie, a tenu à rappeler le point de vue de la France aux chefs d’Etat qui souhaitent se maintenir au pouvoir.

    Ce vendredi matin, le président français a d’abord évoqué à la tribune les liens qui unissent son pays au continent africain : « L’Afrique, elle a besoin de nous. Besoin de nous pour lutter contre le terrorisme, c’est ce que la France fait avec l’opération Barkhane. Besoin de nous pour endiguer le fondamentalisme barbare, c’est le sens de l’appui de la France à la lutte contre Boko Haram. L’Afrique, elle a besoin de nous pour prévenir les conflits et les massacres, et c’est ce que nous faisons avec les Africains eux-mêmes en RCA. L’Afrique, elle a également besoin de nous pour son développement, pour l’accès aux biens publics fondamentaux, à l’eau, à l’alimentation ».

    Un discours qui s’est ensuite orienté sur l’actualité politique du continent et qui s’est transformé en un véritable avertissement du président français aux chefs d’Etat qui sont tentés de se maintenir au pouvoir : « L’Afrique, elle a besoin aussi que l’on promeuve partout les valeurs démocratiques. Et encore ces derniers jours, la population du Burkina Faso a fait une belle démonstration qui doit, à mon avis, faire réfléchir ceux qui voudraient se maintenir au-delà du temps nécessaire à la tête de leur pays en violant l’ordre constitutionnel. Parce que ce qu’a fait la population du Burkina Faso, c’est tout simplement de faire respecter le droit et de permettre que l’on empêche de réviser une Constitution, une loi fondamentale pour une convenance personnelle ».

  • Ces avocats qui ont marqué 2014

    Ces avocats qui ont marqué 2014

    robe-avocat-Pour la troisième année consécutive, “Jeune Afrique” dresse la liste des avocats d’affaires qui ont marqué l’actualité économique récente en Afrique francophone.

    Pour la troisième année consécutive, Jeune Afrique dresse la liste des avocats qui ont marqué l’actualité économique récente en Afrique francophone. Cette liste (qui n’est pas un classement) distingue des associés pour des dossiers phares, sur lesquels – il faut le préciser – ils ont toujours travaillé en équipe. Les missions en conseil, en contentieux ou en arbitrage sont prises en compte, mais les dossiers d’arbitrage étant souvent confidentiels, quelques avocats pourtant incontournables cette année dans ce domaine ­- comme Emmanuel Gaillard de Shearman & Sterling – n’apparaissent pas ici.

    Lire aussi :

    Les 15 avocats d’affaires de 2013

    Droit des affaires : les avocats africains montent en puissance

    Jusqu’à quarante dossiers

    Le fait qu’il se soit illustré dans une grande opération sur le continent ne fait pas nécessairement d’un cabinet un grand spécialiste de l’Afrique francophone.

    Certains ne traitent qu’une poignée de dossiers concernant cette région du monde quand d’autres, tels que Linklaters, Herbert Smith Freehills ou Simmons & Simmons, en gèrent trente ou quarante chaque année. Toutefois, une chose est certaine : un nombre croissant de cabinets d’avocats ont mis l’Afrique au menu. Et certains comptent jusqu’à une cinquantaine de juristes (basés dans leurs différents bureaux à travers le monde) intervenant sur le continent.

    Bataille vive

    Dans ce contexte, la bataille pour recruter les talents reste vive : Roland Ziadé, actif dans plusieurs grands dossiers d’arbitrage impliquant l’Afrique, a ainsi quitté fin 2013 Cleary Gottlieb Steen & Hamilton pour Linklaters. L’avocat camerounais Jean-Jacques Essombè est passé de Heenan Paris à Orrick.

    Mais ces cabinets se heurtent aussi aux difficultés liées à la pratique des affaires sur le continent. Cette année, Dentons a ainsi réclamé devant un tribunal américain dix millions de dollars à la Guinée pour des opérations de conseil non payées. Et qui a oublié que ce sont les activités louches en Afrique d’un ancien associé qui ont conduit à la disparition pure et simple du puissant cabinet canadien Heenan Blaikie en début d’année ?

    Jeune Afrique