Author: Don Kayembe

  • Burkina : armée et civils tombent d’accord sur l’organisation de la transition

    Burkina : armée et civils tombent d’accord sur l’organisation de la transition

    burkinabais-Armée et civils se sont mis d’accord jeudi sur l’organisation des institutions de transition. Reste maintenant à négocier l’identité des personnalités qui seront appelées à les diriger.

    Une étape importante vient d’être franchie pour la suite de la transition au Burkina. Le lieutenant-colonel Yacouba Zida a déclaré jeudi 13 novembre que l’armée et les civils étaient tombés d’accord sur les institutions de transition. “L’armée est d’accord avec la charte de transition. Nous sommes parvenus à un accord sur l’architecture même des organes de transition, a-t-il affirmé. Maintenant, nous sommes en train de discuter de qui mettre à quelle place.”

    L’identité des personnalités destinées à diriger la transition, une fois que les militaires auront cédé le pouvoir, restait toutefois à discuter. Le lieutenant-colonel Zida, qui tient les rênes du pays depuis la chute du président Blaise Compaoré, a toutefois indiqué que les postes de président et de président du parlement de transition étaient d’ores et déjà acquis à des civils. Selon une source militaire, le poste de Premier ministre aurait à l’inverse été proposé à l’armée par les civils contre la suppression d’une clause interdisant au président de la transition d’être issu d’un parti politique.

    “Nous avons fait beaucoup de concessions dans l’intérêt du Burkina”

    Dans le pré-accord – pas encore validé – sur les institutions de transition auquel armée et civils sont parvenus mercredi, le Premier ministre joue un rôle important, ayant la charge de nommer le gouvernement.

    Le fait qu’un civil dirige la transition est “notre solution depuis le départ”, a lancé le lieutenant-colonel Zida. Mais il est “tout à fait indiqué” que cette personne “ne soit pas un homme politique”, faute de “garantie” qu’il ne fera pas campagne “pour son propre parti politique” lors des prochaines élections, ce qui replongerait le Burkina “dans une crise profonde”, a fait valoir le lieutant-colonel Zida.

    L’armée, qui au départ voulait placer l’un des siens à la tête du Conseil national de transition (le parlement de transition), a “cédé” sur ce point, a reconnu le militaire. “Nous avons fait beaucoup de concessions dans l’intérêt du Burkina”, a-t-il souligné. Armée et civils devaient se rencontrer à 14h00 (heure locale et GMT). Le fruit de leurs négociations, si un accord est trouvé, sera présenté en assemblée à 16h00 GMT, selon des négociateurs.

    (Avec AFP)

    Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Crise au Burkina | Burkina : armée et civils tombent d’accord sur l’organisation de la transition | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique
    Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook

  • Can 2015: l’ossature des Léopards affiche complet à Yaoundé

    Can 2015: l’ossature des Léopards affiche complet à Yaoundé

    Equipe Nationale RD Congolaise- Leopard
    Equipe Nationale RD Congolaise- Leopard

    -L’ossature des Léopards de la RDC affiche, depuis mercredi 12 novembre dans la matinée, complet à Yaoundé (Cameroun). La RDC croise le Cameroun, samedi 15 novembre prochain, dans le cadre de la 5è journée des éliminatoires de la Can 2015.

    Robert Kidiaba, Jean Kasusula et Joel Kimwaki, les trois derniers de présélectionnés de l’équipe nationale viennent de fouler le sol camerounais.
    La première vague des Léopards, constituée de l’entraineur et neuf joueurs, a procédé aux premières séances d’entrainement le lundi 10 novembre au Centre technique de la Fédération camerounaise de football.
    Ils se sont ensuite entraînés le mardi 11 novembre avec les joueurs professionnels, au terrain de la Banque d’Afrique de l’Ouest.
    Les 23 joueurs sélectionnés ont pris part, ce mercredi, à la séance d’entraînement sous la direction de Florent Ibenge.

    La rencontre RDC-Cameroun qui se jouera samedi 15 novembre (14H GMT) à Yaoundé, sera officiée par un quatuor arbitral botswanais.
    Les Congolais devront réaliser un bon résultat contre les Camerounais, avant de clôturer la campagne africaine à Kinshasa quatre jours plus tard (19 novembre) contre la Sierra Leone, pour espérer une qualification à la Can 2015.
    Après quatre journées, le Cameroun est en tête avec 10 points, suivi de la RDC et de la Côte d’Ivoire (6 points chacune). La Sierra Leone ferme la marche avec 1 point.

    Radio Okapi

  • Jean-Pierre Bemba, l’heure des comptes

    Jean-Pierre Bemba, l’heure des comptes

    Bemba-la-Haye-Le procès de Jean-Pierre Bemba, l’ancien Vice-président congolais, jugé pour trois crimes de guerre et deux crimes contre l’humanité, devant la Cour pénale internationale (CPI) touche à sa fin. Le bureau du procureur de la CPI a estimé qu’il devait être reconnu coupable de la “barbarie” de ses miliciens responsables d’exactions, viols, meurtres et pillages en Centrafrique.

    Jean-Pierre Bemba rattrapé par son passé. Le procès de l’ancien Vice-président congolais, par alleurs ex-chef rebelle, jugé pour trois crimes de guerre et deux crimes contre l’humanité, devant la Cour pénale internationale (CPI) touche à sa fin. Le bureau du procureur de la CPI a estimé, mercredi, qu’il devait être reconnu coupable de la “barbarie” de ses miliciens responsables d’exactions, viols, meurtres et pillages en Centrafrique.

    Il faut dire que les quelque 1 500 hommes armés de l’ancien chef rebelle ont « violé tout ce qui se trouvait sur leur chemin », tué et pillé la population, entre octobre 2002 et mars 2003, assure l’accusation, évoquant également le témoignage d’une victime, « violée par trois hommes aux petites heures du matin, notamment avec un cintre et des crosses de fusil ». « Nous venons devant vous aujourd’hui pour demander que justice soit rendue, que l’accusé Jean-Pierre Bemba soit reconnu responsable et coupable des souffrances des victimes », a déclaré aux juges le représentant du bureau du procureur, Jean-Jacques Badibanga, lors de son réquisitoire.

    « La preuve que la population civile de Centrafrique a subi de la pire manière la barbarie des soldats de Jean-Pierre Bemba est au dossier », a affirmé Jean-Pierre Badibanga. Selon lui, « la preuve a été apportée que les soldats qui ont commis ces atrocités étaient sous l’autorité et le contrôle effectif de Jean-Pierre Bemba », ajoutant qu’en trois heures, ce résumé de quatre ans de procès, Jean-Jacques Badibanga « a assuré aux juges qu’il s’agissait d’un cas d’école ». « Vous ne trouverez pas un cas où un supérieur avait plus d’autorité que Jean-Pierre Bemba », a-t-il ajouté, soulignant qu’il « contrôlait tout, intervenait à propos de tout, décidait de tout ».

    Même si les avocats de Jean-Pierre Bemba tenteront de répondre, ce jeudi, aux accusations lancées la veille par le bureau du procureur de la CPI contre l’ancien Vice-président congolais, il sera difficile pour lui d’échapper cette fois-ci aux griffes de la justice internationale.

    afrik.com

  • CPI: Bemba n’avait aucun contrôle sur ses troupes, insiste la défense

    CPI: Bemba n’avait aucun contrôle sur ses troupes, insiste la défense

    Jean Pierre Bemba-La défense de Jean-Pierre Bemba a répété mercredi que l’ancien vice-président congolais n’avait aucun contrôle sur ses miliciens en Centrafrique en 2002-2003 et n’était donc pas responsables des crimes qui y avaient été commis.

    Quelque 1.500 hommes en armes de Jean-Pierre Bemba s’étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

    Selon la défense, Jean-Pierre Bemba n’aurait pas pu garder “le contrôle opérationnel effectif” de ses miliciens, qui ne faisaient pas partie de l’armée régulière et qui se trouvaient dans un autre pays.

    Comme dans une coalition militaire internationale, les contingents de troupes dans un autre pays ne “maintiennent jamais une ligne séparée de commandement opérationnel auprès de leur hiérarchie nationale militaire et restent à tout moment placé sous un commandement national unique”, a assuré aux juges l’une des avocates de la défense, Kate Gibson.

    Lors de son réquisitoire la veille, l’accusation avait affirmé que Jean-Pierre Bemba avait bel et bien gardé le contrôle effectif de ses miliciens en Centrafrique et que ceux-ci avaient violé “tout ce qui se trouvait sur leur chemin”, tué et pillé la population civile.

    Pour Mme Gibson, les troupes de M. Bemba n’étaient pas les seules en Centrafrique.

    Celles-ci se battaient notamment aux côtés de l’armée centrafricaine : “si tous les contingents au sein d’une coalition internationale suivaient les ordres de leurs propres chefs, ce serait le chaos total”, a-t-elle assuré.

    Il n’y a de plus “aucune preuve d’un ordre venant de M. Bemba vers ses troupes en Centrafrique”, a-t-elle ajouté : “les thèses de l’accusation ne correspondent pas à une réalité réaliste”.

    Jean-Pierre Bemba est poursuivi, non en tant qu’auteur ou co-auteur mais en tant que “chef militaire”, en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”.

    Bien que Jean-Pierre Bemba n’était alors pas au sein du gouvernement congolais, la décision des juges pourrait empêcher certaines nations d’envoyer leurs troupes vers une démocratie en danger, a estimé un autre avocat de la défense, Peter Haynes.

    Jean-Pierre Bemba, 52 ans, est détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye depuis juillet 2008. Son procès s’était ouvert en novembre 2010.

    La CPI a autorisé près de 3.000 victimes à participer à la procédure, un chiffre record.

    AFP

  • Portrait: les mille et une facettes de Blaise Compaoré

    Portrait: les mille et une facettes de Blaise Compaoré

    blaise-compaore--Alors que son pays se remet lentement des journées de braise de fin octobre/début novembre, l’ancien président burkinabè a posé ses valises à Yamoussoukro. Retour sur quelques-unes des facettes méconnues du dernier « baobab » d’Afrique de l’Ouest.

    De Yamoussoukro, où il a trouvé refuge après son départ précipité de Ouagadougou, Blaise Compaoré doit se mordre les doigts ! Faute d’avoir écouté ceux qui, comme certains de ses proches et même son épouse ivoirienne, Chantal Terrasson de Fougères, lui conseillaient d’abandonner son projet fou de révision constitutionnelle, il est tombé, comme une mangue mûre. Avec une foule en colère massée aux abords de son palais, il a préféré fuir avant d’être exfiltré en Côte d’Ivoire – suprême injure pour un ex-officier révolutionnaire au nationalisme chevillé au corps – à bord d’aéronefs français. Pitoyable sortie de scène d’un homme naguère sûr de son fait, calculateur et cynique, que rien, ni les tentatives de putsch, ni les mutineries, encore moins les manifestations de rue, ne semblait jusque-là pouvoir ébranler.

    Tout à ses rêves d’omnipotence régionale et à sa quête frénétique du prix Nobel de la paix, il en a oublié ses propres ouailles, l’usure du temps, le ras-le-bol grandissant tout comme l’aspiration irrépressible des nouvelles générations à davantage de liberté. Tel un bateau ivre, le règne de celui qui était encore, il y a peu, le champion toutes catégories des chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest pour le nombre d’années passées au pouvoir, a sombré.

    Défait par la génération internet et les rastas

    Vingt-sept ans de pouvoir, c’est, après tout, un bail ! Lorsqu’il accéda de manière tonitruante à la tête de son pays, le 15 octobre 1987, Ronald Reagan était encore aux affaires. Depuis, George H. Bush, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama se sont succédé à la Maison Blanche. Comme si le temps s’était figé au « pays des hommes intègres », le locataire du palais de Kosyam est resté le même. Il a fallu la détermination de la jeunesse urbaine précédée d’un travail de fourmi de l’opposition pour abattre le dernier baobab ouest-africain et mettre un terme à son entêtement de réviser la Constitution pour s’installer durablement au pouvoir. La génération internet, les geeks, les rappeurs et autres rastas, notamment du « Balai citoyen », ont réussi là où bien des politiques et des mutins ont échoué ces dernières années.

    Curieux destin que celui de ce sexagénaire ayant subtilement troqué le treillis contre un costume européen, au point de faire oublier son corps d’origine. Si l’essentiel de sa carrière militaire et politique et les règlements de comptes sanglants et autres assassinats qui ont accompagné son ascension au pouvoir et émaillé son règne sont connus, les multiples facettes et casquettes du personnage le sont moins.

    Tous les journalistes qui l’ont rencontré un jour vous le diront : Blaise Compaoré ne répondait jamais à une question ou même à une banale interpellation en public sans marquer un temps d’arrêt. Dans son regard, l’on devinait alors qu’il retournait la question dans sa tête, sans doute pour en extirper les pièges éventuels. Constamment sur le qui-vive, le tombeur de Thomas Sankara flairait le guet-apens en tout et partout.

    Une coterie de journalistes à sa dévotion

    A son actif, un côté « gros bosseur » qui lui valait l’admiration même de certains de ses adversaires. Aussi, un bon carnet d’adresses et une connaissance surprenante des rouages complexes de l’économie et des finances ouest-africaines.

    Sérieux, ponctuel, il pouvait donner un rendez-vous deux mois à l’avance et le respecter, à un quart d’heure près. Sur la géopolitique régionale, il n’y avait pas meilleur expert, tout comme d’ailleurs sur les péripéties de la politique intérieure française. Il entretenait de solides réseaux où se croisaient, parfois sans se rencontrer, des officiers, des élus de droite comme de gauche, des notables francs-maçons et des universitaires français conquis par son calme, une certaine rigueur martiale, une bonne connaissance des dossiers, une discrétion à toute épreuve et, ce qui ne gâchait rien, une générosité à la mesure des finances de son pays.

    Après des débuts calamiteux, en termes d’image, le tombeur de Thomas Sankara avait, sur les conseils d’un ami journaliste, appris à utiliser le téléprompteur lors de ses prestations télévisées. Il avait mis en place, en Afrique et bien au-delà, une coterie de journalistes, bien souvent de la gent féminine, qu’il alimentait régulièrement en informations, et qui, en retour, étaient autant d’informateurs appréciés. On l’aura compris : Blaise Compaoré savait se faire du bien en faisant du bien. Et c’est bien ce que lui reprochent ses contempteurs.

    « Un monstre froid ». Ainsi le qualifia un jour, en privé, une dame envoyée au Burkina par une maison d’édition pour nouer un premier contact en vue de rédiger une biographie à sa gloire. Sans doute pour l’impressionner, Blaise Compaoré emmena la visiteuse dans son domaine de Ziniaré, à 35 kilomètres au nord-est de Ouagadougou, où le maître de céans vit entouré d’animaux sauvages. Commentaires de cette dernière, après avoir observé son hôte contemplant d’un regard jouissif un fauve du domaine dévorant une biche prise au piège : « Cet homme n’a pas peur du sang. Pire, cela l’excite. C’est un monstre froid ».

    Surnom : Ravaillac

    « Blaise Compaoré a un sérieux problème avec le sommeil », analyse par ailleurs au téléphone le docteur Mamadou Mbodji, psychologue à Dakar. Surnommé « Ravaillac », du nom de l’assassin du roi de France Henri IV, par ses camarades de lycée, Compaoré eut en effet cette réponse désarmante lorsqu’on lui demanda en octobre 1987 de s’expliquer sur la liquidation de Sankara qu’il considérait, la veille encore, comme « son frère » : « Je ne sais pas ce qui s’est passé, je dormais », lâcha-t-il.

    Lorsque, deux ans plus tard, deux autres de ses frères d’armes et proches compagnons, le commandant Jean-Baptiste Lingani et le capitaine Henri Zongo, furent sommairement exécutés, Blaise Compaoré se trouvait de nouveau dans les bras de Morphée. « Comment est-ce possible qu’un tribunal révolutionnaire condamne à mort et fasse exécuter les numéros 2 et 3 du régime sans que l’on ne réveille le numéro 1 pour prendre son avis préalable ? », risqua, à l’époque, un journaliste. « Ce sont des jeunes qui assument parfaitement leurs responsabilités », s’entendit répondre l’intéressé. Nouvelle question : « Dans ce cas, ils peuvent bien se lever un matin, se saisir du numéro 1, le juger et le faire exécuter ». Réplique du président du Faso : « Ah non ! Ce sont des jeunes éveillés et responsables… »

    « L’invocation du sommeil permet à Blaise Compaoré de dégager sa propre responsabilité, de se défausser sur autrui, en l’espèce sur sa garde rapprochée, comme si celle-ci pouvait agir à sa guise et à son insu, poursuit le psychologue dakarois Mamadou Mbodji. Mais quand il a fallu modifier la Constitution ou lorsqu’il a fallu prendre la poudre d’escampette, il a curieusement oublié de dormir. »

    La hantise des autres chefs d’Etat

    Redouté au pays, « Ravaillac » donnait des sueurs froides à nombre de ses pairs d’Afrique qui en étaient arrivés à considérer le Burkina comme un sanctuaire de la subversion. Si Kadhafi tenait Compaoré en haute estime, le Béninois Thomas Yayi Boni s’en méfiait comme de la peste. Tout comme les présidents malien, Ibrahim Boubacar Keïta, et nigérien, Mahamadou Issoufou qui critiquaient mezza voce sa duplicité dans la crise au Sahel. Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz voyait sa main (et celle du très redouté conseiller officieux de Compaoré, Moustapha Chaffi) derrière les multiples tentatives de putsch dans son pays. Le Congolais Denis Sassou Nguesso le tenait à distance depuis l’assassinat de Sankara.

    Depuis sa prison néerlandaise, où il attend d’être jugé, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo tient pour le principal responsable de ses malheurs un homme qui, à ses yeux, poussait le cynisme jusqu’à proposer ses services après avoir lui-même allumé l’incendie : « J’ai largement versé la dîme pour avoir la paix, mais cela n’a semble-t-il pas suffi », confia Gbagbo à l’auteur de ces lignes lors d’un entretien en juin 2013 à La Haye. Le Guinéen Alpha Condé faisait ami-ami avec Blaise Compaoré tout en maintenant constamment un œil ouvert.

    Il était aussi la bête noire des dirigeants successifs du Nigeria, le « géant » de l’Afrique de l’Ouest, à cause de son activisme dans le conflit libérien et de son soutien avéré au chef de guerre Charles Taylor. Et, même Alassane Ouattara, son généreux hôte du moment qui lui doit en partie son pouvoir, a failli, au début des années 1990, faire les frais d’un coup fourré de ce grand cynique. C’est, du moins, ce que racontait en privé, il y a quelques années encore, l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, héraut de l’idéologie « ivoiritaire » et longtemps pourfendeur de Ouattara, avant de rallier ce dernier sur le tard.

    Bédié rapporte ainsi qu’avant de nommer Ouattara aux postes de « coordonnateur de l’action gouvernementale », puis de Premier ministre de la Côte d’Ivoire, en 1990, Houphouët envoya des émissaires à Ouagadougou pour s’enquérir de l’avis de Blaise Compaoré. Laconique et énigmatique, comme à son habitude, le Burkinabè demanda alors aux missi dominici si le président Houphouët-Boigny connaissait suffisamment Ouattara pour lui confier de telles responsabilités. De retour à Abidjan, les envoyés spéciaux auraient résumé au « Vieux » l’avis de Compaoré en ces termes : « Il pense que vous devriez vous en méfier ».

    Depuis la chute de leur ténébreux et belliqueux voisin, inutile de dire que, de Cotonou à Nouakchott, en passant par Accra, Niamey, Conakry et Bamako, on a poussé un « ouf » de soulagement. Seuls Alassane Ouattara et le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, qui ont offert l’asile à Compaoré, semblent porter le deuil. Loin des riches lambris et dorures du palais de Kosyam, le cercle des amis, réels ou supposés, a commencé à se rétrécir.


    A Ouaga, comme naguère à Dakar ?

    Beaucoup d’analystes ont comparé, ces derniers temps, les événements du Burkina Faso à la situation qui prévalait au Sénégal avant la présidentielle de 2012. Le raccourci est quelque peu rapide.

    Certes, il y a quelques similitudes. La première se trouve dans la manière dont la population, à Dakar comme à Ouagadougou, s’est soulevée contre des projets jugés périlleux pour la démocratie.

    En 2011, les Sénégalais se sont ainsi opposés à une transmission dynastique du pouvoir entre le président Abdoulaye Wade et son fils, Karim Wade. Devant la furie populaire, le projet a été abandonné.

    Au Burkina, Blaise Compaoré a, un moment, caressé le rêve d’une succession adelphique (d’un frère à un autre) au profit de son jeune frère, François Compaoré. Face à une forte opposition, y compris dans sa propre famille politique, le projet a été enterré.

    Là s’arrêtent les similitudes

    Wade a été démocratiquement élu en mars 2000 face au sortant, Abdou Diouf. On peut certes contester la décision, mais, douze ans plus tard, sa candidature a été bel et bien validée par le Conseil constitutionnel. Et ce sont les électeurs qui, en mars 2012, lui ont indiqué la porte de sortie en élisant Macky Sall. Ce n’est pas la rue qui l’a fait partir.

    Compaoré, lui, est arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’état. Il l’a perdu, vingt-sept ans plus tard, après un soulèvement populaire au terme duquel l’armée s’est emparée du pouvoir.

    F.K.

    RFI

  • Pierre Péan: «Le fait qu’Ali Bongo soit d’origine biafraise n’est pas un scoop»

    Pierre Péan: «Le fait qu’Ali Bongo soit d’origine biafraise n’est pas un scoop»

    Bongo-Ali-On l’a appris hier, lundi 10 novembre, le Gabon dépose plainte contre le dernier livre de Pierre Péan, dans lequel il est écrit que le président Ali Bongo aurait été un enfant nigérian adopté par Omar Bongo pendant la guerre du Biafra. Pierre Péan connaît bien le Gabon. Dans sa jeunesse, l’essayiste français y a vécu deux ans. En 1983, il a publié un premier livre sur ce pays,Affaires africaines. Aujourd’hui, il publie chez Fayard Nouvelles affaires africaines. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Vous assurez que le président Ali Bongo n’est pas né Gabonais. Qu’est-ce qui le prouve ?

    Pierre Péan : Je tiens à dire que je sais cela depuis très longtemps. Quand j’ai écrit lesAffaires africaines en 1983, je parle des enfants biafrais et de Bongo. La seule chose que j’ai faite en plus, c’est de chercher des anciens qui ont un peu de mal à parler parce que la plupart ont encore des relations avec le Gabon, mais le fait qu’il soit d’origine biafraise, c’est Noël en décembre !

    Ce n’est pas du tout un scoop. Et même dans le livre Kala-Kala, de Maurice Delaunay, l’ancien ambassadeur et homme de Foccart – c’est lui qui a monté toute cette affaire -, il n’y a pas le nom d’Ali, là non plus. Mais les enfants biafrais, c’était un projet totalement politique, parce qu’on voulait impliquer davantage celui qui s’appelait encore Albert-Bernard Bongo (Omar Bongo) dans la guerre du Biafra.

    Vous fondez-vous prnicipalement sur des témoignages ou sur des documents ?

    C’est essentiellement sur des témoignages. Je l’ai écrit, déjà, en 1983. Je mets un peu plus de lignes que dans le livre Affaires africaines.

    Il y a des témoignages, mais il y a aussi des contre-témoignages. Et pas de n’importe qui puisque l’une des filles de l’ancien président gabonais Léon Mba, Delphine Ayo Mba, affirme aujourd’hui que bien avant la guerre du Biafra, bien avant les années 1967-1968, elle jouait dans les jardins du palais présidentiel de Libreville avec le futur Ali Bongo, qui s’appelait alors Alain Bongo.

    Il y a quelque chose de très simple pour nous départager. Il suffit que le président Ali Bongo fasse un test ADN. Même chose pour Patience Dabany, qui est censée être sa mère, mais qui est pour moi sa mère adoptive. Et là, ce sera fini.

    Autre chose : il y a l’acte de naissance. Personne ne peut contester que l’acte de naissance qu’il a produit avant le démarrage de la campagne en 2009, même quelqu’un qui a dix ans, douze ans, peut voir que c’est un faux. Pourquoi, si véritablement il est né à Brazzaville, ne pas donner l’acte de naissance véritable de Brazzaville ou un acte qui se situe probablement à Nantes ?

    Vous dites que l’élève Alain Bongo n’a jamais été à l’école à Alès, dans le sud de la France, car vous n’avez trouvé aucune place de son inscription dans un établissement de la ville. N’est-ce pas une preuve un peu faible ?

    J’ai vu le président de l’association des anciens élèves, j’ai vu le patron du collège Cévenol pendant quinze, vingt ans. Cette affaire-là, ça ne me gêne pas du tout. Si véritablement on m’amène la preuve que cet aspect-là était faux, je le reconnaîtrais sans problèmes.

    Pascaline Bongo, sa soeur aînée, prend sa défense alors qu’ils ont des rapports compliqués depuis 2009. Cet élément n’est-il pas à prendre en compte ?

    C’est le moins qu’on puisse dire, oui. Mais la famille s’est resserrée pour des raisons qui sont assez compréhensibles. Elle n’a pas eu le choix : il fallait bien qu’elle fasse quelque chose. Mais voilà, ça ne me trouble pas outre mesure.

    Qu’est-ce qui vous prouve que Ali Bongo a menti sur ses diplômes universitaires ?

    (Rires). Alors là, sur les diplômes universitaires, je peux dire que j’ai vu la personne qui a monté l’opération. Effectivement, je ne cite pas son nom, mais je cite les autres participants. Ca s’est passé par le cabinet de Pierre Abelin, qui était ministre de la Coopération sous Giscard. C’est probablement remonté jusqu’à Valéry Giscard d’Estaing. On peut me dire que je n’ai pas le papier, ok. Par contre, je suis totalement sûr de mon coup.

    Des élections présidentielles truquées en 2009 ? Le vrai vainqueur aurait été André Mba Obame. Là aussi, quelles preuves avez-vous ?

    J’ai un papier de la Céna, l’organisation de contrôle des élections. Un document qui rend quasiment impossible la victoire d’Ali. Mais surtout, j’ai quelqu’un qui était dans la mécanique et qui m’a raconté les détails. Et comme il est encore proche du pouvoir, je ne peux évidemment pas donner son nom. Ce serait une trahison à son égard. Mais il a participé et m’a expliqué pourquoi : tout simplement parce qu’on ne voulait pas un Fang. C’est aussi clair que ça.

    Vous dites qu’à l’époque, Ali Bongo était soutenu par Nicolas Sarkozy et que deux ans plus tôt, la campagne du futur président français aurait été alimentée par les caisses gabonaises à hauteur de plusieurs millions d’euros ?

    Oui. Evidemment, si vous me demandez les preuves, je ne les ai pas. C’est toujours par du liquide évidemment que ça arrive. Mais là aussi, ce sont des gens qui sont dans l’intérieur du système qui me l’ont dit.

    Ce lundi, l’Etat gabonais a annoncé qu’il portait plainte contre vous pour des « propos gravement diffamatoires ». Quelle est votre réaction ?

    Enfin une bonne nouvelle ! Parce que ça va être sur la place publique donc on va voir ce sur quoi ils m’attaquent et moi, ma capacité à me défendre. Donc j’attends cela très sereinement et j’ai tendance à penser que c’est une bonne nouvelle.

    La semaine dernière, le site Mediapart a écrit que les hommes d’affaires Ziad Takieddine et Fara M’Bow auraient proposé à la présidence gabonaise, en échange de la coquette somme de 10 millions d’euros, que votre ouvrage ne soit jamais publié. Comment réagissez-vous ?

    C’est totalement scandaleux que des journalistes puissent reprendre ça en laissant le soupçon sur ma participation à cette opération. Ca, ça me tord les tripes. La chose essentielle, c’est qu’en novembre, décembre, il y a un an, il n’y avait pas de livre prévu sur le Gabon. J’ai signé mon contrat avec Fayard le 31 juillet de cette année.

    Mais si jamais cette opération a eu lieu, est-ce que vous envisagez de porter plainte contre ses auteurs ?

    Je suis en train d’y réfléchir. Que s’est-il passé ? Il y a bien eu un protocole d’accord par Ziad Takieddine. Mais je n’étais évidemment pas au courant.

     

    RFI

  • L’un des ex-seigneurs de guerre de l’Ituri, Cobra Matata, s’est rendu

    L’un des ex-seigneurs de guerre de l’Ituri, Cobra Matata, s’est rendu

    cobra Matata-Cobra Matata, l’un des ex-seigneurs de guerre en Ituri, a fait reddition, selon Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

    « Cobra Matata s’est rendu aux commandement des FARDC en Ituri… avec plusieurs centaines de ses combattants », a confirmé Mende aux medias locaux.

    Selon lui, Matata devra maintenant intégrer les procéssus du désarment, démobilisation et réinsertion que la Mission des Nations en RDC (Monusco)  supervise.

    Cobra Matata n’est pas à sa première reddition annoncée. Il est à la tête du Forces des Résistance Patriotique en Ituri (Frpi), une de nombreuses milices qui se sont affrontées de 1998 en 2006, causant plus de 5.00 morts et 50.000 déplacés en Ituri, région en minerais et en pétrole. En 2006, le chef de la milice Frpi était intégré dans l’armée congolaise avec le grade du général, avec d’autres chefs rebelles et ses miliciens étaient démobilisés.

    Mais peu de temps après, Matata n’a pas tardé à rentrer au maquis après que l’un des leaders de la milice, Germain Katanga a été transféré à la Cour pénale internationale (Cpi), à la Haye.

    Traqué par de nombreuses opérations militaires de l’armée et de la force des Nations Unies, Matata a, plus d’une fois, été annoncé mort au cours des combats. Tout comme, sa reddition a plusieurs aussi été annoncée   à plusieurs reprises.

    Cette fois, le gouvernement se veut rassurant.

    « Ça fait des années que ce seigneur de guerre annonce sa reddition. Il se rebiffait à la dernière minute. Cette fois-ci, ça semble être la bonne puisqu’il est déjà avec les éléments de forces régulières qui ont reçu ses équipements et armements », a déclaré Lambert Mende.

    Les Nations Unies annoncent, d’après une radio locale qui lui est proche, que 8 officiers de FRPI ont des discussions depuis lundi à Bunia avec des officiers des FARDC.

    Cobra Matata et ses proches n’ont pas pu être joints ni ses collabortateurs pour confirmer leur reddition.

    Aux dernières nouvelles, Matata avait encore avec près de 1.000 combattants sous ses ordres.

    VOA

  • CPI: Bemba coupable pour la “barbarie” de ses miliciens, selon l’accusation

    CPI: Bemba coupable pour la “barbarie” de ses miliciens, selon l’accusation

    Affaire Jean Pierre Bemba a la CPI- Dossier Juridiquement vide-Jean-Pierre Bemba doit être reconnu coupable pour la “barbarie” de ses miliciens en République centrafricaine en 2002-2003, a affirmé mercredi le bureau du procureur de la CPI, alors que le procès de l’ancien vice-président congolais touche à sa fin.

    “Nous venons devant vous aujourd’hui pour demander que justice soit rendue, que l’accusé Jean-Pierre Bemba soit reconnu responsable et coupable des souffrances des victimes”, a déclaré le représentant du bureau du procureur, Jean-Jacques Badibanga, au début de son réquisitoire contre l’ancien chef rebelle.

    Jean-Pierre Bemba, 52 ans, est détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye depuis juillet 2008. Son procès s’était ouvert en novembre 2010.

    Le président du deuxième parti d’opposition de la République démocratique du Congo, le Mouvement de libération du Congo (MLC), est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique.

    Quelque 1.500 hommes du MLC s’étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

    “La preuve est au dossier que la population civile de Centrafrique a subi de la pire manière la barbarie des soldats de Jean-Pierre Bemba”, a affirmé M. Badibanga.

    “La preuve a été apportée que les soldats qui ont commis ces atrocités étaient sous l’autorité et la commande effective de Jean-Pierre Bemba. La preuve a été apportée que Jean-Pierre Bemba savait dès le premier jour qu’il avait le pouvoir de les empêcher ou au moins de les sanctionner”, a-t-il ajouté.

    Après l’accusation, les représentants des victimes auront la parole, suivis par la défense de Jean-Pierre Bemba, qui plaide non coupable.

    Présent dans la salle d’audience, Jean-Pierre Bemba écoutait le début du réquisitoire du procureur de manière attentive, prenant régulièrement des notes.

    La CPI a autorisé près de 3.000 victimes à participer à la procédure, un chiffre record. Entrée en fonction à La Haye en 2003, la CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les auteurs présumés de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

    AFP

  • Le chef rebelle Cobra Matata négocie encore sa reddition (ONU)

    Le chef rebelle Cobra Matata négocie encore sa reddition (ONU)

    cobra Matata-Le chef rebelle congolais Cobra Matata négocie encore sa reddition avec les autorités de la République démocratique du Congo, ont indiqué mercredi les Nations unies, alors que le gouvernement a annoncé que l’intéressé s’était rendu.

    Le chef des Forces révolutionnaires patriotiques de l’Ituri(FRPI), Cobra Matata, “a effectivement manifesté l’intention de se rendre”, a déclaré à Kinshasa le général Abdallah Wafy, chef adjoint de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), lors d’une conférence de presse.

    Le général Delphin Kahimbi, un responsable de l’armée congolaise, “est en route pour aller fixer les modalités pratiques de cette reddition”, a-t-il ajouté.

    Lundi, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait annoncé que Cobra Matata (Banaloki Matata de son vrai nom) s’était “rendu (à l’armée) avec un grand nombre de ses combattants” le 5 novembre.

    Selon le général Wafy, “Cobra Matata est actuellement à Aveba avec à peu près 800 combattants” et “400 dépendants” (femmes et enfants). Aveba est une localité de l’Est congolais située à environ 45 km au sud de Bunia, chef-lieu du district de l’Ituri, qui jouxte l’Ouganda.

    Le chef rebelle et ses hommes demandent à “bénéficier de l’amnistie”, à “être intégrés” à l’armée régulière, et “que les grades leurs soient reconnus”, a précisé le numéro 2 de la Monusco.

    Par le passé, nombre de groupes rebelles ont abandonné la lutte armée après avoir été intégrés aux Forces armées de la RDC (FARDC), leurs chefs se voyant reconnaître des grades d’officiers supérieurs, voire généraux, mais depuis l’adoption de la loi de réforme de l’armée de 2011, les autorités ont toujours refusé de tels marchandages.

    Le FRPI est l’une des nombreuses milices qui se sont affrontées en Ituri de 1999 à 2007 sur des bases essentiellement ethniques pour le partage des richesses naturelles (au premier rang desquelles l’or) de ce district.

    Plusieurs milliers de combattants FRPI avaient été démobilisés et intégrés à l’armée congolaise de 2004 à 2006, mais le groupe avait commencé à se reformer fin 2007. Cobra Matata a pris le contrôle des FRPI en 2010 après avoir déserté des FARDC. Depuis lors, sa seule revendication véritablement claire est celle de sa réintégration dans l’armée comme général.

    AFP

  • Matata piégé, les ministres touchent leurs “indemnités de sortie”

    Matata piégé, les ministres touchent leurs “indemnités de sortie”

    Matata Mponyo nomme Premier Ministre- Reactions and commentaires-Les ministres congolais ont touché leurs indemnités de sortie. Ils n’ont pourtant pas été remerciés. Explications.

    Cela fait un an que la formation d’un gouvernement de “cohésion nationale” a été annoncée par Joseph Kabila. Depuis, les ministres attendent d’être fixés sur leur sort.

    Pourtant, des “indemnités de sortie” leur ont déjà été versées, fin septembre, ce qui a valu à Agustin Matata Ponyo, le Premier ministre, d’être chahuté le 13 octobre au Parlement lors de la présentation de son budget.

    Craignant que son successeur ne leur verse pas leur “dû”, les trente-six membres de son gouvernement le pressaient depuis des mois de le faire par anticipation.

    Matata jure qu’il a résisté jusqu’au début de septembre, mais qu’après avoir entendu Kabila annoncer la date butoir du 15 de ce même mois pour nommer la nouvelle équipe, il a fini par donner son feu vert.

    Finalement, la date est passée sans qu’une nouvelle équipe soit nommée. Les ministres ont donc pu toucher leur prime, tout en conservant leur salaire.

    Jeuneafrique