Author: Don Kayembe

  • Le Président Joseph Kabila a inauguré l’aile principale rénovée du Grand hôtel Kinshasa

    Le Président Joseph Kabila a inauguré l’aile principale rénovée du Grand hôtel Kinshasa

    gh kin-Le Chef de l’Etat a procédé le mercredi 8 octobre 2014, en présence des membres des corps constitués de la République, du corps diplomatique accrédité à Kinshasa et d’un aréopage de personnalités du monde des affaires, à l’inauguration de l’aile principale du Grand hôtel Kinshasa, complètement rénovée. Le complexe, géré par le groupe Accor présent dans plus de 3.000 établissements hôteliers à travers le monde, porte une nouvelle appellation : Pullman Grand Hôtel.

    Avant la traditionnelle coupure du ruban symbolique, trois discours ont été prononcés respectivement par le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa Clément Bafiba, l’Administrateur-Directeur général de la Société des Grands Hôtels du Congo Romain Felber et la ministre du Portefeuille Louise Munga Mesozi.

    Mme Louise Munga Mesozi a paraphrasé dans le sien le Président Joseph Kabila qui, dans son message du haut de la tribune de l’Onu à l’occasion de la 69ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations-Unies, a relevé que « la République démocratique du Congo est de nouveau un pays débout, un pays en pleine reconstruction où routes, hôpitaux et infrastructures diverses sont construits en nombre et à un rythme sans précédent ».

    Elle y a trouvé la preuve que le concept novateur de la Révolution de la Modernité n’était pas une profession de foi, encore moins un simple slogan.

    Elle a ajouté que c’est dans le cadre de la reconstruction des infrastructures que le bâtiment principal du GHK a été transformé en un véritable bijou aux standards internationaux pour un hôtel de cinq étoiles, précisant qu’il a fallu plus ou moins deux ans de soucis, de peines, parfois d’incertitudes, mais surtout deux ans de détermination pour y aboutir.

    L’Etat congolais, a-t-elle souligné, détient 50% des parts sociales, en partie avec African Hospitalities.

    Conscient donc de sa responsabilité en tant qu’actionnaire, l’Etat congolais a accordé des facilités en terme de dédouanement et d’enlèvement d’urgence, ce qui a évité au chantier soit de s’enliser, soit de traîner en longueur, a-t-elle encore dit.

    La RDC, a souligné Mme la ministre, est une mosaïque culturelle, un scandale géologique avec une biodiversité diversifiée et disposant de grandes curiosités touristiques. Mais tout ce potentiel touristique ne peut être capitalisé qu’avec un développement approprié de l’industrie hôtelière qui en constitue le facteur capital.

    Le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, Clément Bafiba a, quant à lui, trouvé dans la cérémonie inaugurale une occasion pour exprimer une profonde gratitude au Chef de l’Etat, homme de parole, qui prouve sa ferme détermination à propulser la RDC dans la sphère des pays émergents.

    Il a ajouté que le Président Joseph Kabila a déjà beaucoup réalisé, personnellement, au prix des sacrifices, dans les domaines de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue de la république. Paix et sécurité sans lesquelles les banquiers, les promoteurs immobiliers ne peuvent investir, comme c’est le cas du Grand hôtel Kinshasa aujourd’hui rénové pour la grande joie de toute la population kinoise, en général et du monde des Affaires en particulier.

    M. Romain Felber, Administrateur-Directeur général de la Société des Grands Hôtels du Congo, a rendu un hommage mérité au Président de la République pour avoir été l’artisan majeur de ce projet.

    Faisant un rappel historique du GHK, il a dit que le bâtiment qui venait d’être rénové fut inauguré le 2 octobre 1971, voici 43 ans. Le chantier de sa rénovation a débuté en juin 2012 avec le renouvellement de tous les équipements techniques : station électrique, chaîne du froid, ventilation et eau chaude, 190 chambres dont 23 suites et une suite présidentielle, une cuisine ultramoderne équipée pour produire 2000 repas par jour, un hall principal et lobby digne d’un hôtel 5 étoiles de plus de 400 chambres, un restaurant gastronomique, une brasserie et un skybar.

    Jeannot Lusenge

  • L’armée burundaise se retire de l’est de la RDC.

    L’armée burundaise se retire de l’est de la RDC.

    armee-du.-burundiLe détachement de l’armée burundaise, dont la présence à Kiliba Onds avait été constatée, il y a plus d’un mois, par RFI, puis confirmée par la Monusco, a regagné le Burundi. Ce retrait est encore cours, mais il n’y a toujours pas de confirmation officielle pour le moment.
     
    A la m-journée, les camionnettes de l’armée burundaise continuaient de traverserla frontière à toute vitesse. Des camionnettes remplies à ras bord de matériel ou de militaires. Mais depuis hier, dans le territoire d’Uvira, l’armée congolaise se préparait à reprendre le contrôle de la zone de Kiliba.
     
    Une réunion s’est d’abord tenue à l’aube, en présence de responsables militaires congolais de haut rang qui ont fait savoir aux hommes de troupes qu’ils allaient se redéployer à Kiliba dans les espaces laissés vacants par l’armée burundaise.
     
    Plus tard dans la journée, toujours selon des témoignages, une colonne de militaires congolais faisait route vers Kiliba. Ces militaires ont là aussi expliqué à la population qu’ils venaient remplacer les troupes burundaises. Et depuis ce matin, à Kiliba même, en lieu et place de l’armée burundaise, se trouvent des militaires congolais. Un retrait toujours cours et coordonné par les Etats-Majors des deux pays, c’est ce que RFI a appris de sources concordantes.
     
    Une présence locale depuis trois ans
     
    Les gouvernements congolais et burundais avaient toujours officiellement démenti la présence de ce détachement. Mêmeaprès que la Monusco eut confirmé l’information, la semaine dernière. Mais depuis, tout est allé très vite. Une délégation de militaires congolais de haut niveau, dirigée par le général Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint en charge de renseignements, s’est rendue à Bujumbura. Sa mission étant de coordonner le retrait des forces armées burundaises et le retour de l’armée congolaise dans la zone de Kiliba.
     
    Cela faisait trois ans que l’armée burundaise avait un détachement au Sud-Kivu, dans la plaine de la Ruzizi, officieusement pour combattre les rebelles burundais se revendiquant des FNL. Mais depuis un an, aucune opération terrestre n’avait eu lieu contre ces rebelles qui vivaient non pas dans la plaine mais sur les plateaux du territoire d’Uvira.
     
    Mobilisation de la société civile
     
    Parmi les éléments qui ont rendu cette présence indésirable, la mobilisation de la société civile de part et d’autres de la frontière. A Kiliba, David Munyaga, le directeur d’une radio locale qui s’était mobilisé avec d’autres activistes pour dénoncer cette présence, notamment sur les antennes de RFI, et qui d’ailleurs avait eu des ennuis pour cela. Et à Bujumbura,l’affaire Pierre Claver Mbonimpa. Cette figure de la société civile avait dénoncé des entraînements de jeunes Burundais dans l’est du Congo, sous couvert de cette présence militaire. Il est toujours poursuivi pour atteinte à la sécurité de l’Etat mais a été libéré pour raisons de santé. Cette affaire avait donné beaucoup de visibilité à ce détachement militaire burundais, notamment dans les médias burundais
     
    Retrait est en cours
     
    Selon tous les témoignages recueillis par RFI, l’armée congolaise est de retour à Kiliba. Hier à l’aube, le général Patrick Masunzu qui était encore il y a quelques semaines, avant la restructuration de l’armée, commandant de la 10e région (celle du Sud-Kivu), a annoncé aux troupes de l’armée congolaise qu’elles allaient être redéployées à Kiliba dans les camps laissés vacants par l’armée burundaise.
     
    Lundi après-midi, les habitants ont vu la colonne des FARDC sur l’axe Runingau-Kiliba. Lorsqu’ils ont interrogé ces militaires, ces derniers étaient formels. Ils avaient ordre d’occuper Kiliba que les soldats burundais étaient en train d’évacuer. Selon les témoignages recueillis par RFI, l’armée congolaise, et uniquement l’armée congolaise, est visible depuis ce matin à Kiliba. Reste à savoir s’il s’agit d’un retrait partiel ou total de l’armée burundaise…
  • Fidèle Babala mis en liberté provisoire, la CPI attend les « observations de la RDC le vendredi 10 octobre 2014 au plus tard

    Fidèle Babala mis en liberté provisoire, la CPI attend les « observations de la RDC le vendredi 10 octobre 2014 au plus tard

    fidele babalaLe juge unique chargé d’exercer les fonctions de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), Cuno Tarfusser, attend des autorités compétentes de la République démocratique du Congo (RDC) « leurs observations sur l’éventuelle mise en liberté sous conditions du suspect Fidèle Babala sur leur territoire (et) leur capacité de mettre en œuvre les conditions restrictives de liberté ».
     
    C’est le 26 septembre 2014 que le juge Tarfusser a décidé de la mise en liberté provisoire des « suspects » Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido appréhendés en exécution du mandat d’arrêt délivré le 20 novembre 2013 à l’encontre également de Jean-Pierre Bemba Gombo accusés de « subornation des témoins ».
     
    La CPI attend les « motivations juridiques du refus » de la RDC
     
    Dans ses « Attendu », le juge unique a noté qu’« Aimé Kilolo Musamba demande à être mis en liberté en Belgique, Jean-Jacques Mangenda demande à être mis en liberté au Royaume-Uni ou, subsidiairement, en Belgique, Narcisse Arido demande à être mis en liberté en France, Fidèle Babala demande à être mis en liberté en République démocratique du Congo, mais que les autorités de ce pays ont indiqué à deux reprises qu’elles n’étaient pas en mesure de le recevoir sur leur territoire ».
     
    Cuno Tarfusser a « VU la Requête urgente de la Défense sollicitant de la Chambre préliminaire l’approche des autorités compétentes de la République Démocratique du Congo aux fins de connaître les motivations juridiques du refus de l’application à M. Fidèle Babala Wandu des dispositions constitutionnelles et législatives en vigueur relativement à son accueil dans son pays en cas de mise en liberté provisoire (« la Requête de Fidèle Babala »), datée du 15 septembre 2014 ».
     
    Ainsi, il « DÉCIDE que les autorités compétentes du Royaume des Pays-Bas, de la République démocratique du Congo, du Royaume de Belgique, de la République française, du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord devront présenter, le vendredi 10 octobre 2014 au plus tard, leurs observations sur les points suivants :
     
    i)                   L’éventuelle mise en liberté sous conditions des suspects sur leur territoire ; et
    ii)                 ii) Leur capacité de mettre en œuvre les conditions restrictives de liberté énoncées aux alinéas a) à h) de la règle 119-1 du Règlement ».
    Décision à notifier, conformément à la norme 31 du Règlement de la Cour, aux destinataires suivants :
    Le Bureau du Procureur Mme Fatou Bensouda
    M. James Stewart
    M. Kweku Vanderpuye
     
    Les représentants des États Autorités compétentes des États suivants :
     
    Royaume des Pays-Bas
    République démocratique du Congo Royaume de Belgique
    République française
    Royaume-Uni de Grande- Bretagne et d’Irlande du Nord
     
    GREFFE
     
    Le Greffier
     
    Le conseil de Jean-Pierre Bemba Gombo :  Me Nicholas Kaufman
     
    Le conseil d’Aimé Kilolo Musamba : Me Paul Djunga Mudimbi
     
    Le conseil de Jean-Jacques Mangenda Kabongo : Me Jean Flamme
     
    Le conseil de Fidèle Babala Wandu : Me J.-P. Kilenda Kakengi Basila
     
    Le conseil de Narcisse Arido: Me Göran Sluiter
    (…)
     
    NOUS, Cuno Tarfusser, juge unique chargé d’exercer les fonctions de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale,
     
    VU le Mandat d’arrêt à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido, délivré le 20 novembre 2013,
     
    VU les articles 21, 58-1, 60-3, 60-4 et 67-1 du Statut de Rome, les règles 118-1, 118-2, 118-3 et 119-1 du Règlement de procédure et de preuve (« le Règlement ») et la norme 51 du Règlement de la Cour,
     
    ATTENDU qu’en raison de la durée de la détention des suspects, la Chambre doit procéder d’office et sans tarder au réexamen de cette détention, en particulier compte tenu des peines statutaires applicables aux infractions en cause en l’espèce et de la nécessité primordiale de veiller à ce que la durée du maintien en détention avant le procès ne soit pas déraisonnable,
     
    ATTENDU que la Chambre procédera à ce réexamen en vue de déterminer s’il est possible et s’il convient d’ordonner la mise en liberté sous conditions des suspects,
     
    ATTENDU que, comme il ressort de la jurisprudence de la Chambre d’appel, avant d’accorder la mise en liberté sous conditions, la Chambre doit « spécifier les conditions qui la rendent possible, indiquer dans quel État [le suspect] sera libéré et que cet État sera effectivement en mesure d’appliquer les conditions imposées par la Cour »,
     
    ATTENDU, en conséquence, qu’il est nécessaire que tous les États requis présentent des observations indiquant s’ils sont en mesure d’accepter les suspects sur leur territoire et quelles conditions restrictives de liberté ils seraient en mesure d’appliquer, si la Chambre en fixait,
     
    ATTENDU que la Chambre a donc besoin de recevoir les observations particulières de chacun des États requis indiquant s’ils ont la capacité de mettre en œuvre les conditions restrictives de liberté énoncées aux alinéas a) à h) de la règle 119-1 du Règlement,
     
    ATTENDU qu’Aimé Kilolo Musamba demande à être mis en liberté en Belgique,
     
    ATTENDU que Jean-Jacques Mangenda demande à être mis en liberté au Royaume-Uni ou, subsidiairement, en Belgique,
     
    ATTENDU que Narcisse Arido demande à être mis en liberté en France,
     
    ATTENDU que Fidèle Babala demande à être mis en liberté en République démocratique du Congo, mais que les autorités de ce pays ont indiqué à deux reprises qu’elles n’étaient pas en mesure de le recevoir sur leur territoire,
     
    VU la Requête urgente de la Défense sollicitant de la Chambre préliminaire l’approche des autorités compétentes de la République Démocratique du Congo aux fins de connaître les motivations juridiques du refus de l’application à M. Fidèle Babala Wandu des dispositions constitutionnelles et législatives en vigueur relativement à son accueil dans son pays en cas de mise en liberté provisoire (« la Requête de Fidèle Babala »), datée du 15 septembre 2014,
     
    ATTENDU que la Cour n’est pas juridiquement fondée à prendre position sur les dispositions juridiques et constitutionnelles de fond en vigueur en République démocratique du Congo ou à engager des discussions avec un État sur les raisons motivant sa position au sujet de la mise en liberté d’un de ses citoyens et que, par conséquent, la mesure demandée dans la Requête de Fidèle Babala devrait être présentée aux autorités compétentes de la République démocratique du Congo,
     
    ATTENDU, par conséquent, qu’il convient de donner à Fidèle Babala la possibilité d’indiquer un autre État où il souhaiterait être mis en liberté au cas où les autorités de la République démocratique du Congo déclareraient de nouveau qu’elles ne sont pas en mesure de l’accueillir sur leur territoire,
     
    PAR CES MOTIFS, LE JUGE UNIQUE
     
    REJETTE la Requête de Fidèle Babala,
     
    ORDONNE à la Défense de Fidèle Babala d’indiquer, le mercredi 1er octobre 2014 au plus tard, un autre État où le concerné souhaiterait être mis en liberté au cas où les autorités de la République démocratique du Congo déclareraient de nouveau qu’elles ne sont pas en mesure de l’accueillir sur leur territoire,
     
    DÉCIDE que les autorités compétentes du Royaume des Pays-Bas, de la République démocratique du Congo, du Royaume de Belgique, de la République française, du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord devront présenter, le vendredi 10 octobre 2014 au plus tard, leurs observations sur les points suivants :
     
    i)                   L’éventuelle mise en liberté sous conditions des suspects sur leur territoire ; et
    ii)                 ii) Leur capacité de mettre en œuvre les conditions restrictives de liberté énoncées aux alinéas a) à h) de la règle 119-1 du Règlement.
     
    Fait en anglais et en français, la version anglaise faisant foi.
    /signé/
     
    M. le Juge Cuno Tarfusser, Juge unique
     
    Fait le vendredi 26 septembre 2014
    Le Potentiel
  • Nkosazana Zuma : le peuple dispensateur du pouvoir a un mot à dire sur toute modification de la Constitution

    Nkosazana Zuma : le peuple dispensateur du pouvoir a un mot à dire sur toute modification de la Constitution

    Nkosazana-Dlamini-Zuma-En séjour à Paris où elle prend part, sur invitation de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), au XIV ème Forum économique international sur l’Afrique, la présidente de la Commission de l’Union Africaine (UA), Nkosazana Zuma s’est exprimé sur l’épidémie Ebola et la modification de la Constitution

    RFI : Depuis le début de l’épidémie Ebola, beaucoup de frontières sont fermées, beaucoup de liaisons aériennes sont suspendues. Est-ce que vous espérez que ces mesures vont être bientôt levées ?

    Nkosazana Dlamini-Zuma : Plusieurs pays ont déjà relevé ces restrictions de voyage et d’autres vont le faire prochainement. C’est juste une question de procédures, le temps de mettre en place les contrôles sanitaires dans les aéroports par exemple.

    Vous avez mis en cause la responsabilité de la communauté internationale et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A votre avis, est-ce que l’Union africaine est à la hauteur ?

    Comme je l’ai déjà dit, l’organisation internationale qui est responsable des épidémies, c’est l’OMS. Ce n’est pas l’Union africaine. Mais au niveau de l’Union africaine, nous faisons ce qu’il faut. Nous mobilisons tous les pays du continent. Certains donnent de l’argent, d’autres envoient des laboratoires mobiles. Nous avons dépêché au Liberia une équipe médicale et nous allons aussi le faire en Sierra Leone et en Guinée. De son côté, la communauté internationale réagit bien. Elle a installé des centres de soins, distribué des vêtements de protection mais il n’y a pas assez de personnel de santé. A ma connaissance, Cuba est le seul pays qui a réagi en envoyant médecins et infirmières, à l’exception de Médecins sans frontières qui est sur le terrain depuis le début.

    Dans au moins quatre pays africains – le Burkina Faso, le Congo-Brazzaville, le Congo-Kinshasa, le Rwanda -, la Constitution interdit aujourd’hui au président sortant de se représenter. Est-ce que vous êtes d’accord avec cette disposition ? Est-ce que vous pensez, comme le président Barack Obama, que les chefs d’Etat doivent partir après quinze ou vingt ans de pouvoir ?

    Fondamentalement, les Constitutions sont conçues par les pays et par leurs peuples. Les Constitutions sont là pour être respectées. Si la Constitution doit être modifiée, cela doit se faire sur la base d’un consensus.

    Oui mais sur le fond, est-ce que vous pensez qu’au bout de 20 ans, un chef d’Etat doit partir ou non ?

    Il y a une loi fondamentale qui montre la voie et c’est la Constitution. En Allemagne par exemple, [celle-ci] ne fixe aucune limitation au nombre de mandats du chancelier. C’est le peuple qui décide. Je ne crois pas que la Constitution allemande soit méprisable parce que le chancelier peut faire trois ou quatre mandats. Le jour où les Allemands ne seront plus d’accord avec ces dispositions, ils la changeront.

    Dans votre discours devant l’OCDE, vous avez cité l’Angola en exemple. Voulez-vous dire qu’un président comme José Eduardo Dos Santos, qui a obtenu certains résultats économiques, peut rester au pouvoir aussi longtemps qu’il le veut ?

    Vous avez sorti ma réponse de son contexte. En Afrique australe, on compte cinq élections cette année. Le président du Malawi a déjà changé, celui d’Afrique du Sud a été réélu, mais c’est son dernier mandat et il ne pourra pas se représenter. Au Mozambique, le président arrive au bout de son second mandat et les gens vont élire quelqu’un d’autre. En Namibie c’est pareil, au Botswana, le président va pouvoir se représenter.

    Si j’ai cité l’Angola, c’est parce que ce pays a respecté les règles de sa Constitution. Certes, le président est au pouvoir depuis longtemps, mais il y a eu la guerre qu’il a fini par gagner. Puis il a été élu démocratiquement. Et maintenant vous pouvez voir l’amélioration du niveau de vie. Je suis allée en Angola. Désormais beaucoup de gens ont un logement avec l’eau et l’électricité. Peut-être le président angolais est-il resté trop longtemps au pouvoir, mais aujourd’hui vous en voyez les bénéfices. Et c’est sans doute la raison pour laquelle les Angolais votent pour lui.

    Vous êtes à la moitié de votre mandat à la tête de l’Union africaine. Dans deux ans, en 2016, est-ce que vous serez candidate à un second mandat de présidente de la Commission de l’Union africaine ou bien est-ce que vous préférerez rentrer chez vous en Afrique du Sud ?

    Je ne traverse le pont que le jour où j’arrive dessus. Je ne le traverse pas deux ans avant d’y arriver.

    PP

  • RDC: les crimes commis de 1993 à 2003 pourront-ils être jugés?

    RDC: les crimes commis de 1993 à 2003 pourront-ils être jugés?

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-Quatre ans après la publication du Mapping Report de l’ONU – la cartographie qui dévoilait l’étendue des crimes commis en République démocratique du Congo entre 1993 et 2003, les chambres spécialisées que le gouvernement avait promis de mettre en place n’ont toujours pas vu le jour. Quels sont les obstacles à la création de ces chambres spécialisées ?

    Il y a « des progrès », a dit le chef de la division des droits de l’homme de la Monusco et représentant du Haut commissariat aux droits de l’homme, Scott Campbell. Et ce, même si le projet de loi avait été retoqué pour la deuxième fois par le Parlement, il y a quelques mois. Le Haut commissariat aux droits de l’homme était à l’origine du rapport qui avait épinglé armée et groupes armés, congolais comme étrangers, pour 617 incidents violents qui méritaient des poursuites judiciaires.

    Retoqué pour de simples vices de forme

    Lors de son discours du 23 octobre 2013 devant le Parlement, le président Joseph Kabila avait insisté sur l’importance de la création de ces chambres spécialisées pour que « justice soit rendue au peuple congolais ».

    Et pourtant, à la toute fin de la dernière session parlementaire, en juin dernier, le projet de loi a été retoqué par l’Assemblée nationale. En 2011, c’est le Sénat qui l’avait refusé. Pourquoi cette fois ? Pour des détails techniques, des virgules et une question de forme. « Tout cela aurait pu être réglé au sein même de l’Assemblée en commission et c’est ce que nous allons demander », assure Vital Kamerhe. L’opposant estime qu’au sein du gouvernement, comme du parlement aujourd’hui, se trouvent certains – rebelles ou officiels de l’époque – directement responsables des crimes évoqués par le Mapping Report.

    « J’étais favorable aussi à retravailler le projet en commission », rétorque le président de l’Assemblée nationale issu de la majorité présidentielle. Aubin Minaku précise que c’était la plénière qui avait demandé à la ministre de la Justice de revoir sa copie.

    Aucune critique sur le fond du projet

    Ce projet, jugé conforme aux principes internationaux par les observateurs étrangers, prévoyait l’établissement de trois chambres spécialisées qui devaient être logées dans les cours d’appel de Mbandaka, Kisangani, Lubumbashi et d’une chambre spécialisée d’appel basée à Kinshasa.

    Des chambres mixtes avec une présence, minoritaire certes, mais tout de même, de magistrats et de procureurs étrangers. Sur le fond du projet, aucune critique n’avait été formulée par l’Assemblée nationale.

    Une ONG, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), avait estimé qu’il était essentiel de voir les autorités congolaises créer ces chambres mixtes pour mettre un terme à l’impunité dans la région des Grands Lacs. Et que les responsables congolais, mais aussi étrangers, qu’ils soient des groupes armés ou des armées régulières, devaient être jugés.

    → Consulter le Mapping Report de l’ONU de 2010

  • Afrique: Voici la liste des Riches presidents Africain

    Afrique: Voici la liste des Riches presidents Africain

    riches-presidents-africains-L’Afrique est le deuxième plus grand continent du monde. Il est également le deuxième continent le plus peuplé du monde et considéré comme le continent le plus pauvre . Il ya 47 pays en Afrique , menées par les différents dirigeants qui ont été au pouvoir pour plusieurs décennies . Certains de ces dirigeants et leurs familles sont très riches et leur richesse sont considérés comme mal acquis . Ils font leur richesse des ressources naturelles de ces pays par la création d’ entreprises sous les noms de leurs familles . Voici un bref aperçu des présidents les plus riches en Afrique . Les 9 plus riches présidents et rois africains que de l’année 2014 :

    1 ) José Eduardo dos Santos – Valeur nette: 20 milliards de dollars Pays: Angola , années au pouvoir : 34 José Eduardo dos Santos est le Président de l’Angola . Il a occupé à ce poste depuis 1979 Sa fortune estimée personnelle dépasse de plus de 20 milliards de dollars, selon Cabinda en ligne . Environ 70 pour cent des Angolais vivent avec moins de deux dollars par jour . Sa fille , Isabel dos Santos est l’un des milliardaires du Forbes Afrique avec une valeur nette de 3,8 milliards de dollars. Elle est actuellement la plus riche femme de l’Afrique et aussi la plus riche femme noire au monde .

    dos santos

    2 ) Mohammed VI du Maroc – Valeur nette: 2,5 milliards de dollars Pays: Maroc , années au pouvoir : 15 Mohammed VI est l’actuel roi du Maroc . Il est également le premier homme d’affaires du pays . Il vaut la peine de plus de 2,5 milliards de dollars, selon le magazine Forbes . Le roi monta sur le trône après la mort de son père en 1999 et il se mit aussitôt à l’amélioration sur son épouvantable bilan des droits de l’homme et lutte contre la pauvreté

    Mohamed 6

    3)Teodoro Obiang Nguema Mbasogo – 600 millions de dollars Pays: Guinée équatoriale , années au pouvoir : 34 Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est le président de la Guinée équatoriale . Il est venu au pouvoir en
    Août 1979 par l’éviction de son oncle Francisco Macias Nguema par un coup militaire . Il a supervisé l’émergence de la nation comme un important producteur de pétrole , à partir de 1990 . Ce président et sa
    famille possèdent littéralement l’économie , sa fortune personnelle dépasse 600 millions de dollars selon le magazine Forbes . En Octobre 2011 , le gouvernement des Etats- Unis a saisi $ 70,000,000 biens de
    son fils , Teodoro Nguema Obiang Mangue . Bien que la Guinée équatoriale est le deuxième pays le plus riche de l’Afrique , la majorité de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté.

    abidjantv

    Theodore Obiang

    4 ) Uhuru Kenyatta – Valeur nette: 500 millions de dollars

    Pays: Kenya , années au pouvoir : 1

    Uhuru Muigai Kenyatta est le Président du Kenya et le fils du premier président du Kenya , Jomo Kenyatta . En 2011 , Forbes a estimé sa valeur nette à 500 millions de dollars. La plupart de sa richesse provient de la propriété .Avec sa famille , le président détient des participations dans la plus grande entreprise laitière du Kenya Brookside Dairies , société de médias MediaMax , Heritage Hotels , Commercial Bank of Africa et des centaines de milliers de bonnes terres du Kenya . Il est considéré comme l’homme des personnes en raison de sa sociabilité . Lors de son discours inaugural , il a promis la transformation économique par le biais de la Vision 2030 , les soins maternels gratuits et l’unité entre tous les Kenyans

    Uhuru kenyatta

    5 ) Paul Biya – Valeur nette: 200 millions de dollars

    Pays: Cameroun , années au pouvoir : 31

    Paul Biya est le Président du Cameroun depuis le 6 Novembre 1982, Sa valeur nette est estimée à environ 200 millions $; ce chiffre a été publié par le ForeignPolicy.com . Environ 48 pour cent des citoyens du Cameroun vivent en dessous du seuil de pauvreté . Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement ( CCFD ) et plusieurs sur – et hors ligne des médias l’a placé dans la liste des dirigeants de biens mal acquis . En 2009 , le journal en ligne français , Rue 89 , a rapporté les vacances du président Cameroun a été le meilleur le plus cher parmi les leaders mondiaux . Plus que du président américain . Il a été critiquée pour avoir dépensé € 30,000 ( $ 40,000 ) par jour sur la location d’une villa .

    Paul Biya

    6 ) Le roi Mswati III – Valeur nette: 100 millions de dollarsPays: Swaziland , années au pouvoir : 28 La 15ème plus riche royal dans le monde , selon le magazine Forbes . Mswati III est le roi du Swaziland. Il vaut plus de 100 millions $ ; bas 100 millions de dollars son 2012 (200 millions) fortune . Le roi a souvent été critiqué pour ses dépenses somptueuses . En été 2009 , plusieurs de ses 13 épouses auraient dépensé plus de 6 millions de dollars dans une virée shopping . Dans le budget 2014, le Parlement a alloué $ 61,000,000 pour annuelle ménage budget du Roi , tandis que 63 pour cent des Swazis vivent avec moins de 1,25 dollar par jour . Sa collection de voitures de luxe comprend le phare d’un $ 500 000 Daimler Chrysler Maybach 62 et a interdit la photographie de ses voitures.

    king Mswati 3

    6) Goodluck Jonathan – Net Worth : 100 millions de dollars

    Pays: Nigeria , années au pouvoir : 4 Goodluck Jonathan est le président du Nigeria . Sa valeur nette est estimée à environ 100 millions de dollars. Il a lancé une ” Feuille de route pour la réforme du secteur énergétique ” , a lancé cette initiative de la jeunesse avec l’innovation au Nigeria et a lancé le programme de transformation. Il est membre de la décision ” Parti populaire démocratique “.

    Good luck

    8 )Idriss Deby – Valeur nette: 50 millions de dollarsPays: Tchad , années au pouvoir : 23 Idriss Déby a été le président du Tchad depuis 1990 Sa valeur nette est estimée à 50 millions de dollars . Vers la fin de Août 2006, il a fait des nouvelles internationales après l’appel de son pays d’avoir 60 pour cent des parts de sa production après avoir reçu des miettes de sociétés étrangères exécutant l’industrie.

    Idriss Deby

    9 ) Robert Mugabe – Valeur nette: 10 millions de dollars

    Pays: Zimbabwe , années au pouvoir:26 Robert Mugabe est le président de Mugabe . Sa valeur nette est estimée à environ 10 millions de dollars. La famille du dictateur est très riche . Mugabe a remporté de nombreuses élections , bien que souvent ceux-ci ont été critiquées par des étrangers pour violation de diverses procédures électorales.

    Robert Mugabe