Author: Don Kayembe

  • La source du virus Ebola en RDC différente de celle en Afrique de l’Ouest (étude)

    La source du virus Ebola en RDC différente de celle en Afrique de l’Ouest (étude)

    ebola_rdc1-Le virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo a une source différente de celle qui a provoqué l’épidémie faisant rage en Afrique de l’Ouest, selon une étude parue mercredi.

    Même si ces deux épidémies ont des origines animales distinctes, l’étude parue dans le New England Journal of Medicine s’inquiète de la résurgence du virus de la fièvre hémorragique sur le continent africain.

    Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 et réapparaît régulièrement par vagues. L’épidémie en cours est la plus meurtrière jamais observée, avec déjà près de 4.500 morts depuis le début de l’année.

    Une épidémie de moindre ampleur sévit en République démocratique du Congo depuis cet été, qui a tué 49 personnes sur 69 malades apparemment touchés par le virus entre fin juillet et le 7 octobre.

    Une analyse du génome de ce dernier virus montre qu’il est identique à 99,2% à un virus qui était apparu en 1995 à Kikwit, en RDC.

    En revanche, il est différent de la souche du virus “Ebola Zaïre” d’Afrique de l’Ouest: les deux souches ont 96,8% de points communs.

    “L’agent pathogène (en RDC) est une variante locale du virus Ebola, et cette épidémie a une origine différente de celle qui sévit en Afrique de l’Ouest depuis début 2014”, notent les chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans leur étude. Les scientifiques ont travaillé au Gabon et en RDC, avec l’Institut Pasteur en France et l’Agence de la santé publique au Canada.

    Ce rapport conforte l’avis de l’OMS, qui considérait déjà que les deux épidémies n’étaient pas liées.

    L’origine de l’épidémie en RDC remonte à une femme enceinte dans un village appelé Ikanamongo, qui “a cuisiné avec un animal mort que lui avait confié son mari”, a précisé l’OMS.

    Elle est morte d’une fièvre non identifiée le 11 août et “les coutumes locales et les rituels associés à la mort ont fait que plusieurs personnes ont été exposées au virus et ont développé des symptômes similaires dans les semaines suivantes”.

    Cette épidémie a connu son pic en août mais le nombre de cas a beaucoup diminué depuis.

    De son côté, l’origine de l’épidémie beaucoup plus importante qui sévit en Afrique de l’Ouest cette année remonte à un enfant de deux ans en Guinée qui a pu entrer en contact avec une chauve-souris infectée en décembre 2013.

    Cette épidémie a fait 4.447 morts pour 8.914 cas recensés, et les autorités sanitaires craignent qu’elle ne s’étende rapidement.

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    AFP
  • Des questions autour de la santé d’Etienne Tshiseked

    Des questions autour de la santé d’Etienne Tshiseked

    Etienne Tshisekedi
    Etienne Tshisekedi

    -Les interrogations demeurent autour de l’état de santé d’Etienne Tshisekedi. Cela fait deux mois, ce jeudi, que l’opposant congolais est à Bruxelles. Le président de l’UDPS avait quitté Kinshasa en urgence le 16 août à bord d’un avion médicalisé. Et depuis, peu de nouvelles ont filtré. Selon sa famille, il va mieux et aurait seulement de petits problèmes de tension. Mais la rencontre entre l’opposant et la diaspora congolaise annoncée pour la fin du mois de septembre n’a pas eu lieu.

    Selon son fils Félix, Etienne Tshisekedi est « de nouveau opérationnel » même s’il a encore besoin de repos, et continue de recevoir « des soins de routine » à domicile. Pourtant, depuis l’arrivée de l’opposant à Bruxelles, à l’exception du cercle des intimes, rares sont ceux qui ont eu accès à lui.

    Pas même Pierre Mbuyi, le représentant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) pour le Benelux. « On nous dit qu’il est chez lui. Mais est-ce vrai ou non ? On ne sait pas. C’est l’omerta », déplore-t-il. Et d’ajouter : « On ne peut pas vivre comme si on était dans une secte religieuse ». Ce cadre de l’UDPS dit même avoir écrit au fils aîné d’Etienne Tshisekedi en début de semaine pour réclamer des informations sur son état de santé. Albert Moleka est plus affirmatif. Selon, cet ancien directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi, tombé en disgrâce en mai dernier, l’opposant est en fait « hospitalisé dans une clinique bruxelloise ».

    Alors, à quand le retour annoncé d’Etienne Tshisekedi en politique ? Son fils Félix évoque une possible apparition publique dès le mois de novembre. D’autres, un retour à Kinshasa en 2015, pour préparer le congrès du parti. « Il n’y a pas d’urgence », estime un des cadres de l’UDPS. Pourtant, en plein débat sur une possible réforme de la Constitution, certains au sein de la diaspora s’impatientent : « Il a pris le temps de se rétablir, aujourd’hui, plus question d’attendre. Nous avons besoin de ses orientations », explique un militant.

    rfi

  • La police mise en cause par l’Onu

    La police mise en cause par l’Onu

    Civil contre police-Les Nations unies ont dénoncé la mort ou la disparition de plusieurs dizaines de civils, victimes de policiers congolais, selon ses enquêteurs, lors d’une grande opération contre le banditisme à Kinshasa entre novembre 2013 et février de cette année.

    Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) indique avoir recensé 9 exécutions sommaires et 32 “disparitions forcées” au cours d’une opération coup de point, “Likofi” en Lingala, dans un rapport publié mercredi à Kinshasa.

    Le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, ajoute le rapport, notant que les enquêteurs de l’ONU ont dû faire face à des difficultés diverses comme la réticence des proches des victimes et de plusieurs témoins à s’exprimer, par peur de représailles.

    Le document accuse des agents de la police congolaise d’être responsables de ces crimes.

    Le général Gaston Luzembo, commissaire général adjoint de la police congolaise, a indiqué qu’une “instruction” était en cours à l’inspection générale de la police” sur l’opération Likofi.

    La majorité des victimes d’exécutions sommaires ont été abattues “dans leur quartier, parfois à la sortie de leur domicile”.

    Une enquête indépendante

    L’ONU indique avoir obtenu des informations de sources concordantes sur “l’implication d’un haut-gradé de la police de Kinshasa et de plusieurs officiers de police” dans les crimes qu’elle a identifiés.

    L’organisation demande aux autorités congolaises de “mener des enquêtes promptes, indépendantes, crédibles et impartiales” et de “traduire en justice tous les auteurs présumés de ces violations, quel que soit leur rang”.

    L’opération Likofi a mobilisé plusieurs centaines de policiers du 15 novembre 2013 au 15 février 2014 avec le but affiché de débarrasser la capitale congolaise des “kulunas”, bandits habituellement armés de machettes.

    Ils sont accusés d’extortions et d’agressions meurtrières contre les habitants.

    Plusieurs organisations locales de défenses des droits de l’Homme ont accusé la police d’avoir fait preuve d’une violence hors de proportion pendant cette opération.

    En décembre dernier, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, répondant à une question orale d’un député, avait reconnu des dérapages dans certains cas, et la légitime défense dans d’autres.

    BBC

  • Laurent Gbagbo : Marguerite Gado, la mère de Laurent Gbagbo, est décédée

    Laurent Gbagbo : Marguerite Gado, la mère de Laurent Gbagbo, est décédée

    Marguerite_Gado-Elle n’aura survécu que trois jours à son retour d’exil. Rentrée dimanche du Ghana, la mère de Laurent Gbagbo s’est éteinte mercredi soir. Elle était âgée de plus de 90 ans.

    Marguerite Gado aura vu l’un de ses souhaits exaucé : celui de mourir en terre ivoirienne. “La mère de Laurent Gbagbo est décédée, sa dernière volonté était de mourir dans son village”, a ainsi annoncé le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, mercredi.

    “On a proposé à la famille une ambulance médicalisée mais ce matin ils ont décidé de la faire partir dans un véhicule ordinaire, ils ont dû s’arrêter à Yamoussokro, elle est morte vers 19H45”, a-t-il expliqué.

     

    Âgée de plus de 90 ans, Marguerite Gado, mère de Laurent Gbagbo était rentrée dimanche par la route du Ghana voisin où elle était en exil depuis la crise postélectorale de 2010-2011. “Elle voulait rentrer en Côte d’Ivoire depuis longtemps”, a déclaré le ministre ivoirien de l’Intérieur, précisant que le gouvernement du président Alassane Ouattara a “présenté ses condoléances à la famille”.

    “Gbagbo sera-t-il autorisé à assister aux obsèques ?”

    Alassane Ouattara avait “fait réaménager sa maison au village depuis plus de deux ans”, a-t-il encore indiqué. Plusieurs milliers d’Ivoiriens ont trouvé refuge au Ghana pendant la crise postélectorale et le retour des réfugiés représente un enjeu pour la réconciliation nationale, une des priorités du gouvernement, près de quatre ans après la fin de la crise.

    La mort de Marguerite Gado fait évidemment la une de la presse ivoirienne jeudi 16 octobre. “Hélas”, se désole le Patriote, reprenant les propos du ministre de l’Intérieur : “Nous avons proposé un véhicule médicalisé, en vain”.

    “Qui a tué la mère de Gbagbo ?”, s’interroge quant à lui Le Nouveau Réveil, parlant de refus d’assistance à personne en danger, tandis que Le Quotidien d’Abidjan et Le Nouveau Courrier s’indigne d’une dépuille “prise en otage”.

    Enfin, Le Nouveau Courrier pose la question qui devrait agiter la Côte d’Ivoire ces prochains jours : “Gbagbo sera-t-il autorisé à assister aux obsèques ?”.

    Jeuneafrique

  • Ebola : les deux mauvaises nouvelles de l’OMS

    Ebola : les deux mauvaises nouvelles de l’OMS

    ebola-Selon l’OMS, l’épidémie d’Ebola pourrait infecter 5 000 à 10 000 nouvelles personnes par semaine en Afrique de l’Ouest. Quant au taux de mortalité des malades contaminés, il peut atteindre 70% dans les trois pays les plus touchés : Liberia, Sierra Leone et Guinée

    Les chiffres sont effrayants. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus Ebola pourrait contaminer 5 000 à 10 000 nouvelles personnes par semaine en Afrique de l’Ouest au début du mois de décembre alors qu’on en détecte, actuellement, environ 1 000 par semaine.

    Le nouveau bilan global de l’épidémie est de 4 447 morts pour 8 914 cas recensés. L’épidémie continue donc de progresser en Afrique de l’Ouest. Autre chiffre inquiétant : d’après le docteur Bruce Aylward, directeur général adjoint de l’OMS, le taux de mortalité des malades touchés par le virus de la fièvre hémorragique Ebola peut atteindre 70% dans les trois pays les plus touchés : Liberia, Sierra Leone et Guinée.

     

    Un nombre de cas sous-estimé

    Si le docteur Aylward note un “ralentissement du taux de nouveaux cas dans des zones qui ont été des épicentres historiques de l’épidémie”, comme le comté de Lofa au Liberia, en raison d’un “réel changement dans le comportement et l’approche des communautés” concernées, le nombre d’infections continue d’augmenter de manière exponentielle dans les capitales, Monrovia, Conakry et Freetown. Et le nombre de cas réels serait 1,5 fois plus élevé que recensé officiellement en Guinée, deux fois plus en Sierra Leone, et 2,5 fois au Liberia.

    L’ONU s’est fixé comme objectif, pour arrêter l’expansion de l’épidémie, d’assurer d’ici au 1er décembre la sécurité de 70% des enterrements et d’isoler 70% des cas suspects. “C’est un objectif ambitieux. La propagation géographique de l’épidémie est un gros défi”, a souligné Bruce Aylward. L’OMS pourrait déclarer vendredi la fin de l’épidémie d’Ebola au Sénégal et lundi la fin de celle au Nigeria si aucun nouveau cas n’est détecté d’ici là dans ces pays.

     

    Arrêt de la grève au Liberia

    Au Liberia, le syndicat des personnels de la santé a annoncé mardi soir la levée immédiate de son mot d’ordre de grève nationale, au second jour du mouvement, affirmant répondre aux appels à faire prévaloir l’intérêt des malades d’Ebola.

    De son côté, le chef de la mission des Nations unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER), Anthony Banbury, a réclamé “l’aide de plus de pays, de leurs militaires, de leurs civils, de leurs personnels de santé”. Il a demandé toute une série de moyens supplémentaires, dont 2 700 lits d’hôpitaux avant le 1er décembre, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à l’épidémie. Outre ces 2.700 lits manquants, il a dressé une longue liste de moyens supplémentaires indispensables pour maîtriser l’épidémie : 16 laboratoires de diagnostic, 450 équipes pour traiter les corps des victimes, un millier de véhicules et des équipements de protection.

    (Avec AFP)

    Jeuneafrique

  • Côte d’Ivoire : les 10 principaux accusés pro-Gbagbo à comparaître devant la justice

    Côte d’Ivoire : les 10 principaux accusés pro-Gbagbo à comparaître devant la justice

    pro gbagbo-Plus de 90 partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo comparaîtront devant la Cour d’Assises d’Abidjan à partir du 22 octobre. Ils sont poursuivis pour leur rôle dans la crise postélectorale de 2010-2011. Outre Simone Gbagbo, plusieurs personnalités de haut rang sont concernées. Qui sont-ils et que leur reproche la justice ivoirienne ?

    C’est sans doute le procès du siècle. Le genre d’événement qui tient tout un peuple en haleine. Plus de 90 accusés dont le point commun est d’appartenir au camp de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, vont comparaître à partir du 22 octobre à Abidjan. Tous les jours pendant plus de deux mois…

    Tous sont poursuivis pour leur rôle dans la crise postélectorale de 2010-2011. Si certains devront un jour répondre des chefs de génocide ou de crimes économiques, le procès qui démarrera ne concernera que l’accusation d’”atteinte à la sureté de l’État”.

    >> Lire aussi : Le procès de Simone Gbagbo débutera le 22 octobre

    Bien sûr, les regards seront tous tournés vers Simone Gbagbo, dont la date de comparution n’a pas encore été communiquée. Mais plusieurs personnalités pro-Gbagbo de haut rang sont également concernées. Qui sont-ils ? Que leur reproche la justice ivoirienne ?

    Simone Gbagbo

    Pascal Affi N’Guessan

    Gilbert Aké N’Gbo

    Aboudramane Sangaré

    Michel Gbagbo

    Alcide Djédjé

    Danièle Boni-Claverie

    Geneviève Bro Gregbe

    Henri-Philippe Dacoury Tabley

    Brunot Dogbo Blé

    _________________

    Par Vincent DUHEM

     

    Simone Gbagbo

    ©AFP

    Née le 20 juin 1949 à Moossou (Grand-Bassam), Simone Ehivet Gbagbo est l’épouse de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo. Arrêtée le 11 avril 2011, elle est transférée à Odienné, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Inculpée le 18 août 2011 pour atteinte à la défense nationale, attentat ou complot contre l’autorité de l’État, constitution de bandes armées, direction ou participation à un mouvement insurrectionnel, trouble à l’ordre public ou encore rébellion, elle a vu, en février 2012, les charges retenues contre elles s’étendre à des “faits de génocides”. Mais, l’instruction étant toujours en cours, Simone Gbagbo ne sera pas jugée pour ce dernier chef d’accusation lors de ce procès. Elle est aussi poursuivie dans une autre procédure pour crime de sang, mais celle-ci n’aboutira à un procès que plus tard.

    Pascal Affi N’Guessan

    ©Émilie Régnier pour J.A.

    Actuel président du Front populaire ivoirien (FPI) et ancien directeur de campagne de Laurent Gbagbo, Pascal Affi Nguessan, 61 ans, est poursuivi pour crime contre la population civile, génocide, atteinte à la défense nationale, complot contre l’autorité de l’État, constitution de bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel et rébellion. Arrêté le 22 avril 2011, retenu un temps à l’hôtel Pergolas à Abidjan, il avait été envoyé dans le nord du pays à Bouna puis mis en liberté provisoire le 5 août 2013.

    Gilbert Aké N’Gbo

    ©AFP

    Dernier Premier ministre de Laurent Gbagbo, Gilbert Aké N’Gbo est poursuivi pour atteinte à la défense nationale, complot contre l’autorité de l’État, constitution de bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel et rébellion. Placé en résidence surveillée à l’hôtel “La nouvelle Pergola” d’Abidjan après la chute de l’ancien président ivoirien, Aké N’Gbo est transféré le 9 juillet 2011 à la prison civile de Boundiali dans l’extrême nord de la Côte d’Ivoire. Il sera libéré en décembre 2012.

    Aboudramane Sangaré

    © D.R.

    Proche du couple Gbagbo, Aboudramane Sangaré est le premier vice-président du FPI. Il est le représentant de la ligne dite “ultra” qui pose la libération de Laurent Gbagbo comme préalable à la participation du parti aux prochaines élections. Incarcéré pendant un temps dans le nord du pays, celui dont on dit qu’il est le “frère jumeau de Gbagbo” a ensuite été transféré à la Maca avant d’être remis en liberté provisoire en août 2013. Il est poursuivi pour génocide et de crime contre la population civile et atteinte à la sûreté de l’État.

    Michel Gbagbo

    © AFP

    Michel Gbagbo, 44 ans, est le fils de l’ancien président ivoirien et de sa première femme, la Française Jacqueline Chamois. Accusé d’infractions économiques, dont le détournement de deniers publics, il a bénéficié en juillet 2013 de la liberté provisoire. Il avait été arrêté en avril 2011 puis incarcéré à Bouna (Nord), sous la surveillance de Morou Ouattara, un ex-rebelle devenu l’un des commandants des forces spéciales. Professeur de psychologie à l’Université d’Abidjan, il a pu reprendre son enseignement en mai.

    Alcide Djédjé

    © D.R.

    Ancien conseiller diplomatique puis ministre des Affaires étrangères de Gbagbo, Alcide Djédjé est poursuivi pour crime contre la population civile, génocide, crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’État. Placé en résidence surveillée à l’hôtel La nouvelle Pergola d’Abidjan après la chute de Laurent Gbagbo, il a été transféré le 9 juillet 2011 à la prison civile de Boundiali dans l’extrême nord de la Côte d’Ivoire puis libéré en août 2013.

    Danièle Boni-Claverie

    © D.R.

    Ancienne ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Danièle Boni-Claverie est accusée de détournements de fonds publics, d’atteinte à la sûreté de l’État et de crimes de sang. Placé en résidence surveillée à l’hôtel La nouvelle Pergola d’Abidjan après la chute de Laurent Gbagbo, elle a été transféré le 9 juillet 2011 à la prison civile de Boundiali dans l’extrême nord de la Côte d’Ivoire avant d’être libéré en novembre de la même année. Elle est aujourd’hui vice-présidente de l’Alliance des forces démocratiques (AFD, coalition qui regroupe les partis d’opposition dont le FPI).

    Geneviève Bro Gregbe

    © D.R.

    Ex-ministre des Sports et ancienne présidente des Femmes patriotes, Geneviève Bro Gregbe est poursuivi pour génocide, crime contre la population civile et atteinte à la sûreté de l’État. Placé en résidence surveillée à l’hôtel La nouvelle Pergola d’Abidjan après la chute de Laurent Gbagbo, elle a été transférée le 9 juillet 2011 à la prison civile de Boundiali dans l’extrême nord de la Côte d’Ivoire, avant d’être mise en liberté provisoire en août 2013.

    Henri-Philippe Dacoury Tabley

    ©AFP

    Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2008, Henri-Philippe Dacoury Tabley a été contraint à la démission le 22 janvier 2011, en pleine crise postélectorale. Il est accusé de détournements de fonds publics. Placé en résidence surveillée à l’hôtel La nouvelle Pergola d’Abidjan après la chute de Laurent Gbagbo, il a été transféré le 9 juillet 2011 à la prison civile de Boundiali dans l’extrême nord de la Côte d’Ivoire, avant d’être mis en liberté provisoire en août 2013.

    Brunot Dogbo Blé

    ©AFP

    Accusé d’avoir enlevé, séquestré et assassiné le colonel-major à la retraite Adama Dosso, en mars 2011, le général Brunot Dogbo Blé a déjà été condamné à 15 ans de prison en octobre 2012.

     Jeuneafrique

  • Lambert Mende répond à Linda Thomas-Greenfield

    Lambert Mende répond à Linda Thomas-Greenfield

    Lambert-Mende-Lambert Mende Omalanga est ministre des Médias et porte-parole du gouvernement de la RDC.

    On parle beaucoup de la révision constitutionnelle. La controverse bat son plein à Kinshasa et dans quelques autres pays africains. Aux interrogations légitimes des uns sur l’architecture institutionnelle en gestation en RDC se juxtaposent des considérations plus ou moins triviales des autres. Des ténors de la communauté internationale s’invitent régulièrement dans ce débat. C’est le cas de madame Linda Thomas-Greenfield, sous secrétaire d’Etat US aux Affaires africaines, auteure d’une tribune comminatoire intitulée “Deux mandats et puis s’en va” parue chez Jeune Afrique (N° 2804 du 5 au 11 octobre 2014).

    Elle y disserte sur quelques préceptes de son cru qui seraient le secret du bonheur sous nos tropiques africaines. C’est un sondage de l’Afrobaromètre, un think tank américain, qui lui sert de soubassement pour marteler sa conviction : tout pays dont la constitution permettrait à un dirigeant de se présenter aux élections plus de deux fois consécutivement vit sous un régime dictatorial à parti unique dans lequel des élections libres sont impossibles. On ne voit pas autrement la corrélation entre ses statistiques et les limites au nombre des mandats présidentiels qui sont au cœur de son plaidoyer. Jusqu’à cette révélation, on ignorait que l’Allemagne où la chancelière Angela Merkel, au pouvoir depuis 2005, a entamé un troisième mandat en 2013, le Luxembourg de Jean-Claude Juncker, Premier ministre de 1995 à 2013 (18 ans) et la Bolivie du président socialiste Evo Morales qui vient de se faire réélire pour un troisième mandat consécutif, vivaient sous la coupe de partis uniques et que les élections qui s’y tiennent ne méritent pas le label “libres et justes”…

    Sur son site web, Afrobaromètre, l’auteur du sondage que Thomas-Greenfield considère comme “une véritable référence d’enquêtes d’opinion indépendantes sur le continent” signale qu’il ne travaille que dans 27 pays africains. Constat : hormis l’Ouganda, les impressions et conclusions du sondage brandi par Thomas-Greenfield comme reflétant “les opinions bien réelles de millions de personnes” n’ont pas été recueillies dans les pays africains concernés par cette problématique. Personne au Rwanda, au Burkina Faso, au Burundi, en RDC et au Congo Brazzaville n’a vu ni entendu quoi que ce soit sur l’enquête de l’Afrobaromètre qui apparaît à l’analyse comme un tour de passe-passe de communicants professionnels. Rien de “fair and balanced” (juste et équilibré).

    Linda Thomas-Greenfield aurait pu avertir les lecteurs qu’en l’espèce elle avait procédé par extrapolation. Son insistance sur la nécessité de respecter la constitution est certes louable mais on ne voit pas bien ce qui justifierait une interdiction aux Africains de réviser leurs constitutions. Il n’est pas intellectuellement honnête d’affirmer que la possibilité pour un dirigeant de solliciter plus de deux mandats électoraux serait assimilable ipso facto à l’avènement d’un système non démocratique. Les Africains n’ont pas à plier devant cette lourde tendance qui fait si peu cas de leur autodétermination. Un sondage n’a pas vocation à se substituer à des scrutins organisés conformément aux textes constitutionnels en vigueur. Si l’on accepte l’assertion terrible selon laquelle modifier la Constitution c’est servir les intérêts d’un seul homme, il faudrait dès à présent arrêter le temps et l’histoire et s’abstenir de toucher sous quelque condition que ce soit à ce dogme immuable que deviendraient les constitutions partout et pas seulement en Afrique.

    La démocratie en Afrique n’est pas une denrée d’importation.

    La démocratie en Afrique n’est pas une denrée d’importation dont le distributeur assure le service après-vente. Au Congo-Kinshasa, la volonté interne de démocratiser les institutions ne s’est jamais démentie depuis la Conférence nationale souveraine des années 1990. Une constitution, fruit du consensus entre belligérants, a été adoptée et promulguée le 18 février 2006. Les institutions mises en place en cette circonstance sont fonctionnelles depuis près de dix ans et les Congolais jouissent des droits démocratiques qui y sont garantis ainsi que l’attestent la vivacité et la virulence du débat politique. Le pessimisme qui transparaît en filigrane dans l’article de Thomas-Greenfield ne se justifie plus pour ce pays.

    D’autant plus qu’en droit congolais, la révision constitutionnelle qui est adossée sur la perfectibilité de l’œuvre humaine n’est pas hors-la-loi. Elle est même érigée en règle par l’article 218 de la Constitution tandis que la non révision des matières énumérés à l’article 220 en est une exception qui ne remet pas en cause le principe de la souveraineté du peuple rappelé par l’article 5 en vertu duquel nul ne peut imposer des limitations à “la souveraineté nationale (qui) appartient au peuple. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice”. Il appert dès lors clairement qu’une révision constitutionnelle, dans ses règles autant que ses exceptions, se justifie dès lors qu’elle fait rimer démocratie participative, facilitations institutionnelles, stabilité et développement.

    Par ailleurs, les échéances électorales de 2006 et 2011 ont démontré à quel point le coût des élections peut être prohibitif pour un pays post conflit. Obliger la RDC à se payer quatre élections directes (locales, provinciales, législatives nationales et présidentielle) à chaque législature, c’est l’étrangler financièrement. Ce constat est aux sources de l’initiative gouvernementale d’une révision visant à faire élire les députés provinciaux au suffrage universel indirect. Certains dans l’opposition préféreraient autant que Linda Thomas-Greenfield le raccourci qui consiste à tendre la main à la générosité de la Communauté internationale pour le financement de nos scrutins. C’est une mauvaise habitude qu’il faut abandonner. Le peuple congolais n’a rien à gagner à continuer à soumettre  l’exercice de souveraineté par excellence que sont les élections à la charité internationale. Il se doit d’être réaliste au regard des promesses non tenues de plusieurs partenaires en 2006 et 2011. Le président Kabila dont la majorité est à mi-mandat n’a encore rien dit sur l’élection présidentielle dont la convocation interviendra fin 2016. Il se consacre à la réalisation du programme sur lequel il a été élu.

    Plutôt que de chercher à importer des schémas institutionnels prêts-à-porter en Afrique, les vrais amis de ce continent feraient donc mieux de prendre en compte la corrélation qui existe entre tout système politique et son environnement socioculturel. La méconnaissance d’une telle corrélation a déjà causé d’innombrables victimes sur le continent, de la Libye à la Somalie en passant par le Soudan du Sud. Les Policy makers comme Madame Linda Thomas-Greenfield sont invités à dépassionner et “désidéologiser” le débat sur les constitutions africaines et à résister à la tentation de se substituer aux peuples du continent et à leurs institutions auxquels il faut laisser le choix des voies et moyens les plus efficients pour consolider la démocratie sans sacrifier la paix, la stabilité et l’unité de leurs  nations.
    Jeuneafrique

  • Vaste opération européenne de contrôle de l’immigration clandestine

    Vaste opération européenne de contrôle de l’immigration clandestine

    police belge-Les pays européens entament à partir de lundi une vaste opération de contrôle de l’immigration clandestine, ressort-il d’un document confidentiel publié par le site statewatch.org. Dans tous les pays de l’espace Schengen, et donc aussi en Belgique, la police sera mobilisée. Objectif de l’opération : mieux comprendre les routes de l’immigration illégale en Europe, et affaiblir les groupes criminels qui facilitent l’arrivée des clandestins. Une opération critiquée par plusieurs associations de soutien aux sans-papiers.
    Dans les faits, les contrôles seront renforcés, dans les gares, sur les autoroutes et aux frontières. Les polices de chaque Etat sont invitées à partager des données comme le lieu et le moment de l’arrestation d’un clandestin, son moyen de transport, ou encore son identité.

    L’opération “Mos Maiorum” (du nom d’une locution latine faisant référence aux moeurs vertueuses des anciens) est menée du 13 au 26 octobre dans tous les pays de l’espace Schengen et associés. Elle vise à “affaiblir les capacités des groupes criminels organisés à faciliter l’immigration illégale dans l’UE”. Elle doit aussi permettre de collecter des informations afin de mieux comprendre les routes de l’immigration clandestine à travers l’Europe.

    Selon le document divulgué, les Etats devront collecter et se partager une série d’informations, notamment la date, le lieu d’arrestation, le moyen de transport et l’identité des clandestins. Les résultats de l’opération, qui est planifiée depuis plusieurs mois, seront communiqués en décembre.

    Mos Mairorum est coordonnée par la présidence italienne de l’UE, en coopération avec l’agence européenne des frontières extérieures, Frontex. Contactées par Belga, ni la présidence ni Frontex n’ont souhaité donner davantage d’informations sur son déroulement, pas plus que la Commission européenne.

    Côté belge, la police fédérale confirme qu’elle participera à l’opération, notamment sur les autoroutes et dans les trains. Mais vu que la police “organise déjà beaucoup de contrôles” tout au long de l’année, cette participation ne demandera pas d’effort supplémentaire, indique une porte-parole.

    Mos Maiorum s’inscrit dans le cadre d’un durcissement de la lutte européenne contre l’immigration clandestine. Jeudi, à Luxembourg, les ministres de l’Intérieur des 28 ont lancé une opération maritime, baptisée “Triton”, qui remplacera de facto la mission italienne “Mare Nostrum”. Mise en place il y a un an après la mort de 366 migrants dans le naufrage de leur embarcation au large de l’île de Lampedusa, celle-ci patrouillait dans les eaux internationales pour venir en aide aux personnes en détresse. Elle sera interrompue.

    Triton, quant à elle, restera confinée aux eaux territoriales italiennes. Les migrants secourus en mer seront débarqués dans les ports italiens, et les autorités italiennes seront chargées de les enregistrer et de traiter les demandes d’asile.

    “Nous demandons que chaque réfugié qui arrive en Europe soit fiché et que l’on prenne ses empreintes digitales, conformément aux règles en vigueur”, a insisté le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière. Le gouvernement italien s’est engagé en ce sens. “Nous avons demandé la solidarité de nos partenaires et nous allons collaborer pour l’enregistrement des migrants”, a assuré le ministre Angelino Alfano. “Mais les migrants refusent souvent d’être enregistrés”, a-t-il soutenu.

    Plusieurs organisation non-gouvernementales ont dénoncé l’évolution de la politique européenne. “Si l’Europe veut réellement empêcher des tragédies à l’avenir, elle doit donner à Triton le mandat et les ressources pour sauver des embarcations dans toute la Méditerranée”, a prévenu Amnesty International.

    Plusieurs groupes de soutien aux sans-papiers ont aussi dénoncé les contrôles attendus en octobre, qualifiés de “rafle”. Ils appellent les clandestins à éviter les gares, autoroutes et frontières.

    Critiques

    Cette opération est critiquée par plusieurs associations de soutien aux sans-papiers.

    Écoutez la réaction de Frédérique Mawet, directrice du CIRÉ

    Frédérique Mawet, directrice du CIRÉ, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers, juge cette réponse donnée au problème de sans-papiers “totalement aberrante”. “Elle n’est en aucune façon une solution. Ce qui est très inquiétant avec cette opération, c’est qu’elle n’a été en aucune façon concertée avec le Parlement européen. Il a été tenu en dehors de ce projet. Et donc le projet n’est pas clair. On parle d’un recensement. Ce serait étonnant qu’ils s’arrêtent à un recensement. Probablement que le but est aussi d’interpeller et de renvoyer des personnes.”

    Le CIRÉ conseille la prudence aux sans-papiers et leur rappelle qu’ils ont des droits.

    Écoutez les explications de Aline Gonçalves

    RTBF avec Belga

  • RDC: dégradation des conditions sécuritaires dans l’Ituri

    RDC: dégradation des conditions sécuritaires dans l’Ituri

    MONUC-operation-En Ituri, près de 40 femmes ont été enlevées dans le territoire de Mambassa, à 160 kilomètres à l’ouest de Bunia, dans la province orientale de la RDC. Cette attaque n’est pas la première du genre puisque deux jours avant, sept hommes ont eux aussi été kidnappés. En réalité, depuis six mois et la mort du chef de guerre Morgan en pleine opération de reddition, les attaques des groupes armés sur les civils se sont multipliées et la situation sécuritaire s’est largement dégradée.

    Près d’une quarantaine d’attaques de groupes armés en six mois et des centaines d’allégations de viols ou d’enlèvements. La Mission de l’ONU au Congo, la Monusco, recense pas moins d’une vingtaine de violations des droits de l’homme par semaine actuellement dans la zone de Mambasa. Viols, pillages, mais aussi exécutions, un ensemble d’exactions en forte augmentation, assurent les acteurs sur place.

    Une recrudescence observée depuis la mort du principal chef de guerre dans la zone. Morgan est décédé il y a six mois, alors qu’il avait rendu les armes et qu’il était entre les mains de l’armée congolaise. Depuis, il n’y a plus eu de redditions massives à l’image de cet autre chef maï-maï, Kobra Matata, qui avait prévu de se rendre avant de changer d’avis et de multiplier les attaques.

    Ultimatum des autorités

    Les civils congolais en paient le prix fort. Cinq jours après leur enlèvement, les 40 Congolaises kidnappées par une faction du groupe de Morgan n’ont toujours pas été localisées. Elles ont été emmenées dans une forêt extrêmement dense à plus de sept heures de marche de la ville.

    Il y a quelques jours, le gouverneur de la province lançait un ultimatum aux groupes armés, contrebandiers et mineurs clandestins qui opèrent dans la réserve du parc des Okapis. Ils ont jusqu’à demain, mercredi 15 octobre, pour quitter la zone avant des expulsions forcées, promettent les autorités.

    rfi