Author: Don Kayembe

  • Pistorius: dix ans de prison requis

    Pistorius: dix ans de prison requis

    oscar pistorius-Le procureur a requis vendredi un minimum de dix ans de prison ferme contre Oscar Pistorius, reconnu coupable de l’homicide involontaire par négligence de sa petite amie, Reeva Steenkamp en février 2013.

    “La peine minimum qui serait satisfaisante pour la société est de dix ans de prison”, a déclaré le procureur, Gerry Nel.

    Les avocats de la défense ont plaidé pour une peine de travaux d’intérêt général sans emprisonnement.

    La juge doit rendre sa sentence mardi 21 octobre.

    Sept mois après l’ouverture du procès, l’accusé Oscar Pistorius sera enfin fixé sur son sort.

    Sept témoins clefs se sont succédés à la barre pour faire la lumière sur ce qui s’était passé cette nuit du 14 février 2013, jour de la Saint Valentin.

    Ce soir-là, Oscar Pistorius a tué sa petite amie Reeva Steenkamp en tirant 4 balles à travers la porte des toilettes de son appartement.

    Soutenant la thèse d’un tragique accident, le champion affirme avoir cru à l’intrusion d’un cambrioleur et avoir tiré “sans même s’en rendre compte”.

    Lors de son témoignage en avril dernier, Pistorius n’avait pas été très convaincant même s’il s’est montré très émotif.

    A plusieurs reprises au cours du procès, il a fondu en larmes et a même vomi dans le tribunal, obligeant la juge à ajourner les audiences.

    Il a toutefois convaincu la juge sur au moins un point car la thèse du meurtre, défendue par l’accusation, n’a pas été retenue.

    Aux yeux de la juge, il est impossible de prouver que l’athlète avait l’intention de tuer lorsqu’il a tiré.

    Un revers pour l’accusation.

    Le procureur au contraire estime qu’il avait volontairement tué sa petite amie après une dispute.

    En Afrique du sud, la décision de la juge avait soulevé de nombreuses contestations le mois dernier.

    De nombreux sud-africains estiment selon le correspondant de la BBC qu’il s’agit d’une justice à deux vitesses qui favorise les citoyens les plus riches.

  • RDC : hausse de la croissance économique

    RDC : hausse de la croissance économique

    Matata Ponyo
    Matata Ponyo

    -Le taux de croissance de la République Démocratique du Congo devrait augmenter en 2015, a annoncé lundi le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo, lors de la présentation du projet de loi de finances 2015.

    « Le taux de croissance économique devrait atteindre 10,4% en 2015 », a déclaré le chef de gouvernement devant l’Assemblée nationale. Il a en outre souligné que l’objectif d’une croissance du PIB de 8,7%, pour cette année est toujours réalisable. Cependant, le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit que la croissance du PIB congolais devrait plutôt baisser de 8,6 en 2014 à 8,5% en 2015.

    En tout état de cause, le projet de loi de finances prévoit qu’à terme, le budget total de l’Etat présenté à l’équilibre, atteindra 9 milliards de dollars U.S.

    D’une population d’environ 65 millions d’habitants, la RDC dispose de nombreux atouts pour briller sur le plan économique. Elle dispose en effet d’importantes ressources naturelles et minières. Cependant, la corruption et la mauvaise gestion étatique font que ce pays reste l’un des moins développés de la planète. La majorité de la population vit sous le seuil de l’extrême pauvreté tel que défini par la Banque Mondiale, soit un revenu de 1,25 dollars par jour et par personne. De même, les richesses sont très inégalement réparties.

    Au demeurant, certaines régions du pays, en l’occurrence celles de l’Est, échappent au contrôle des autorités, car étant aux mains des groupes rebelles. Depuis près de 20 ans, les conflits à répétition dans ces régions fragilisent l’économie du pays.

    Il n’empêche que le gouvernement d’Augustin Matata Ponyo, formé en 2012, ambitionne à travers diverses réformes économiques, de faire de la RDC un pays émergent à l’horizon 2030.

    Le Griot
  • Ces chefs d’Etat africains bidouillent la Constitution

    Ces chefs d’Etat africains bidouillent la Constitution

    blaise-compaore--Plusieurs chefs d’Etat africains travaillent actuellement à leur maintien au pouvoir à partir de 2015 bien que la Constitution de leur pays le leur interdise. Que ce soit au Burundi, au Burkina Faso, en République du Congo (Congo-Brazzaville), en République démocratique du Congo (RDC) ou au Rwanda, aucun président n’a encore déposé sa candidature pour la prochaine échéance électorale. Pourtant, les signes avant-coureurs ne manquent pas. Après le Cameroun, le Tchad, l’Angola, l’Ouganda et le Sénégal, une nouvelle vague de modifications constitutionnelles, par référendum ou par voie parlementaire, est annoncée sur le continent africain. Les arguments utilisés pour justifier ces mesures sont invariables : le besoin de stabilité, la nécessité de poursuivre une œuvre inachevée et la réponse à une demande populaire.

    Le premier de cordée dans la série de scrutins qui débutera l’an prochain est un cas à part. Pasteur et ex-chef rebelle, le Burundais Pierre Nkurunziza n’est pas arrivé à briser le verrou constitutionnel des deux mandats mais l’interprétation des textes lui offre l’espace nécessaire pour concourir à un troisième quinquennat en 2015. Sa première élection en 2005 s’est faite devant les parlementaires et non au suffrage universel comme l’impose la Constitution. Près de dix ans plus tard, le climat politique au Burundi est orageux. L’opposition, la presse et la société civile sont soumises à un harcèlement continu.

     

    Le Monde
  • CAN-2015/ Qualifications: la RD Congo assomme la Côte d’Ivoire

    CAN-2015/ Qualifications: la RD Congo assomme la Côte d’Ivoire

    Equipe Nationale RD Congolaise- Leopard
    Equipe Nationale RD Congolaise- Leopard

    -La République démocratique du Congo a assommé la Côte d’Ivoire 4-3 à la toute fin d’un match complètement fou, mercredi à Abidjan, lors de la 4e journée des éliminatoires de la CAN-2015 et s’empare de la deuxième place du groupe D aux dépens des Ivoiriens.

    Les Éléphants, menés 3-1 à la pause, et malgré l’exclusion de Franck Kessié juste après le retour des vestiaires, avaient pourtant retourné la situation (3-3) face à des Congolais virevoltants. Mais les Léopards ont marqué en toute fin de match par Bokila (89e).

    Les Ivoiriens ont vécu une soirée cauchemardesque devant leur public. Empruntés dans le jeu, ils n’ont pas réussi à résister aux contres spectaculaires des Léopards de RDC, à l’image du premier but tout en vitesse de Kebano après une longue course de Bolasie (21e).

    Malgré l’égalisation du capitaine ivoirien Yaya Touré (24e), les Congolais ont continué sur un rythme fou. Bokila a inscrit un spectaculaire but d’un ciseau (34e) avant l’aggravation du score par Junior Kabananga sur une nouvelle reprise de volée (37e).

    La soirée catastrophe semblait se poursuivre inéluctablement pour les hommes d’Hervé Renard, après le carton de Franck Kessié quelques secondes après la pause, pour une faute évidente sur Kabananga.

    Mais leur infériorité numérique a semble-t-il joué le rôle de détonateur. Entré en deuxième mi-temps, l’ancien Lillois Salomon Kalou a inscrit un doublé (69e et 72e) devant une équipe de RDC étrangement apathique. Et les Ivoiriens ont bien cru sauver un match nul aux allures de victoire.

    C’était sans compter sur l’ultime but de Bokila (89e) qui a scellé le sort de la Côte d’Ivoire, qui n’a plus manqué une phase finale de la CAN depuis 2006.

    Cette défaite a domicile est un gros coup d’arrêt pour les Éléphants qui, après une large défaite au Cameroun il y a un mois (4-1), s’étaient bien repris contre la même RD Congo samedi à Kinshasa (2-1). Ils sont maintenant troisièmes, derrière la RDC (avec 6 points tous les deux). Mais il ne leur reste plus qu’un déplacement en Sierra Leone et la réception des Lions indomptables camerounais pour espérer se qualifier.

    Catégorie d’article:
    Média:
    AFP
  • Constitution: les évêques de la RDC dénoncent la manipulation des jeunes qui ont passé à tabac des prêtres

    Constitution: les évêques de la RDC dénoncent la manipulation des jeunes qui ont passé à tabac des prêtres

    Evequescardinal-DIAS1-L’église catholique dénonce des politiciens d’avoir manipulé de jeunes gens qui s’en sont pris à des religieux et prêtres. Ces jeunes se sont manifestés par la violence contre des prêtres qui ont lu le message des évêques opposés à la révision de la constitution.

    Le secrétaire général de la Conférence nationale épiscopale du Congo, l’abbé Léonard Santedi a déclaré à l’AFP qu’il n’y avait aucun « soulèvement d’une partie des fidèles catholiques contre la hiérarchie de l’Eglise. » L’abbé réagissait contre un groupe des jeunes qui a passé à tabac des prêtres et religieux à Lodja, dans le Kasai Oriental.

    « Je connais les structures de l’Eglise catholique qui est somme toute bien organisée… comme le laïcat, la commission justice et paix les organisations de la jeunesse mais la réaction de ces jeunes ne vient d’aucune d’entre elles, » s’étonne un analyste, le professeur Philippe Biyoya interviewé par Eddy Isango.

    Selon lui, un phénomène du genre avait été constaté à l’approche des élections de 2006 et de 2011. Cette fois-là, des jeunes avaient bien affiché leur appartenance politique, celle Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie au pouvoir.

    La Voix de l’Amérique
  • La RDC touchée par une souche différente d’Ebola

    La RDC touchée par une souche différente d’Ebola

    ebola2_0-La flambée de fièvre hémorragique apparue en août en République démocratique du Congo est indépendante de celle qui sévit à l’ouest du continent africain depuis le mois de mars, selon une étude publiée jeudi 16 octobre dans la revue américaine The New England Journal of Medicine.

    « Le séquençage complet du génome du virus responsable (…) confirme qu’il s’agit d’un virus de l’espèce Ebola mais il montre que la souche congolaise est différente de celle d’Afrique de l’Ouest », selon cette étude associant l’IRD, l’Institut Pasteur, le CNRS, le Cirmf au Gabon et l’INRB en RDC et les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Par ailleurs, elle apparaît très proche de celles ayant également sévi en RDC et au Gabon entre 1995 et 1997 ».

    En effet, l’analyse du génome du virus qui a tué 49 personnes sur 70 malades en RDC depuis la fin juillet montre qu’il est identique à 99,2 % à celui d’un autre virus appartenant à l’espèce « Ebola Zaïre » (l’une des cinq connues de cette famille de virus), responsable d’une épidémie en 1995 à Kikwit au Zaïre (ancien nom de la RDC). En revanche, il est différent de la souche du virus « Ebola Zaïre » en cause dans l’épidémie qui frappe actuellement l’Afrique de l’Ouest, malgré 96,8 % de points communs.

    TAUX DE MORTALITÉ DE 60 %

    Le foyer congolais semble aujourd’hui endigué grâce aux mesures de protection mises en œuvre par les autorités, soulignent les chercheurs. A ce jour, 70 cas ont été confirmés, dont 42 décès, soit un taux de mortalité d’environ 60%.

    Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la fièvre hémorragique a fait 4 493 morts sur un total de 8 997 cas depuis mars. La maladie continuait de s’étendre géographiquement dans les trois pays les plus touchés – Sierra Leone, Guinée et surtout Liberia, où le taux de létalité peut atteindre 70 %, selon Bruce Aylward, adjoint au Directeur général de l’OMS.

    Reuters

     

  • La source du virus Ebola en RDC différente de celle en Afrique de l’Ouest (étude)

    La source du virus Ebola en RDC différente de celle en Afrique de l’Ouest (étude)

    ebola_rdc1-Le virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo a une source différente de celle qui a provoqué l’épidémie faisant rage en Afrique de l’Ouest, selon une étude parue mercredi.

    Même si ces deux épidémies ont des origines animales distinctes, l’étude parue dans le New England Journal of Medicine s’inquiète de la résurgence du virus de la fièvre hémorragique sur le continent africain.

    Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 et réapparaît régulièrement par vagues. L’épidémie en cours est la plus meurtrière jamais observée, avec déjà près de 4.500 morts depuis le début de l’année.

    Une épidémie de moindre ampleur sévit en République démocratique du Congo depuis cet été, qui a tué 49 personnes sur 69 malades apparemment touchés par le virus entre fin juillet et le 7 octobre.

    Une analyse du génome de ce dernier virus montre qu’il est identique à 99,2% à un virus qui était apparu en 1995 à Kikwit, en RDC.

    En revanche, il est différent de la souche du virus “Ebola Zaïre” d’Afrique de l’Ouest: les deux souches ont 96,8% de points communs.

    “L’agent pathogène (en RDC) est une variante locale du virus Ebola, et cette épidémie a une origine différente de celle qui sévit en Afrique de l’Ouest depuis début 2014”, notent les chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans leur étude. Les scientifiques ont travaillé au Gabon et en RDC, avec l’Institut Pasteur en France et l’Agence de la santé publique au Canada.

    Ce rapport conforte l’avis de l’OMS, qui considérait déjà que les deux épidémies n’étaient pas liées.

    L’origine de l’épidémie en RDC remonte à une femme enceinte dans un village appelé Ikanamongo, qui “a cuisiné avec un animal mort que lui avait confié son mari”, a précisé l’OMS.

    Elle est morte d’une fièvre non identifiée le 11 août et “les coutumes locales et les rituels associés à la mort ont fait que plusieurs personnes ont été exposées au virus et ont développé des symptômes similaires dans les semaines suivantes”.

    Cette épidémie a connu son pic en août mais le nombre de cas a beaucoup diminué depuis.

    De son côté, l’origine de l’épidémie beaucoup plus importante qui sévit en Afrique de l’Ouest cette année remonte à un enfant de deux ans en Guinée qui a pu entrer en contact avec une chauve-souris infectée en décembre 2013.

    Cette épidémie a fait 4.447 morts pour 8.914 cas recensés, et les autorités sanitaires craignent qu’elle ne s’étende rapidement.

    Pays:
    Catégorie d’article:
    Média:
    AFP
  • Des questions autour de la santé d’Etienne Tshiseked

    Des questions autour de la santé d’Etienne Tshiseked

    Etienne Tshisekedi
    Etienne Tshisekedi

    -Les interrogations demeurent autour de l’état de santé d’Etienne Tshisekedi. Cela fait deux mois, ce jeudi, que l’opposant congolais est à Bruxelles. Le président de l’UDPS avait quitté Kinshasa en urgence le 16 août à bord d’un avion médicalisé. Et depuis, peu de nouvelles ont filtré. Selon sa famille, il va mieux et aurait seulement de petits problèmes de tension. Mais la rencontre entre l’opposant et la diaspora congolaise annoncée pour la fin du mois de septembre n’a pas eu lieu.

    Selon son fils Félix, Etienne Tshisekedi est « de nouveau opérationnel » même s’il a encore besoin de repos, et continue de recevoir « des soins de routine » à domicile. Pourtant, depuis l’arrivée de l’opposant à Bruxelles, à l’exception du cercle des intimes, rares sont ceux qui ont eu accès à lui.

    Pas même Pierre Mbuyi, le représentant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) pour le Benelux. « On nous dit qu’il est chez lui. Mais est-ce vrai ou non ? On ne sait pas. C’est l’omerta », déplore-t-il. Et d’ajouter : « On ne peut pas vivre comme si on était dans une secte religieuse ». Ce cadre de l’UDPS dit même avoir écrit au fils aîné d’Etienne Tshisekedi en début de semaine pour réclamer des informations sur son état de santé. Albert Moleka est plus affirmatif. Selon, cet ancien directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi, tombé en disgrâce en mai dernier, l’opposant est en fait « hospitalisé dans une clinique bruxelloise ».

    Alors, à quand le retour annoncé d’Etienne Tshisekedi en politique ? Son fils Félix évoque une possible apparition publique dès le mois de novembre. D’autres, un retour à Kinshasa en 2015, pour préparer le congrès du parti. « Il n’y a pas d’urgence », estime un des cadres de l’UDPS. Pourtant, en plein débat sur une possible réforme de la Constitution, certains au sein de la diaspora s’impatientent : « Il a pris le temps de se rétablir, aujourd’hui, plus question d’attendre. Nous avons besoin de ses orientations », explique un militant.

    rfi

  • La police mise en cause par l’Onu

    La police mise en cause par l’Onu

    Civil contre police-Les Nations unies ont dénoncé la mort ou la disparition de plusieurs dizaines de civils, victimes de policiers congolais, selon ses enquêteurs, lors d’une grande opération contre le banditisme à Kinshasa entre novembre 2013 et février de cette année.

    Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) indique avoir recensé 9 exécutions sommaires et 32 “disparitions forcées” au cours d’une opération coup de point, “Likofi” en Lingala, dans un rapport publié mercredi à Kinshasa.

    Le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, ajoute le rapport, notant que les enquêteurs de l’ONU ont dû faire face à des difficultés diverses comme la réticence des proches des victimes et de plusieurs témoins à s’exprimer, par peur de représailles.

    Le document accuse des agents de la police congolaise d’être responsables de ces crimes.

    Le général Gaston Luzembo, commissaire général adjoint de la police congolaise, a indiqué qu’une “instruction” était en cours à l’inspection générale de la police” sur l’opération Likofi.

    La majorité des victimes d’exécutions sommaires ont été abattues “dans leur quartier, parfois à la sortie de leur domicile”.

    Une enquête indépendante

    L’ONU indique avoir obtenu des informations de sources concordantes sur “l’implication d’un haut-gradé de la police de Kinshasa et de plusieurs officiers de police” dans les crimes qu’elle a identifiés.

    L’organisation demande aux autorités congolaises de “mener des enquêtes promptes, indépendantes, crédibles et impartiales” et de “traduire en justice tous les auteurs présumés de ces violations, quel que soit leur rang”.

    L’opération Likofi a mobilisé plusieurs centaines de policiers du 15 novembre 2013 au 15 février 2014 avec le but affiché de débarrasser la capitale congolaise des “kulunas”, bandits habituellement armés de machettes.

    Ils sont accusés d’extortions et d’agressions meurtrières contre les habitants.

    Plusieurs organisations locales de défenses des droits de l’Homme ont accusé la police d’avoir fait preuve d’une violence hors de proportion pendant cette opération.

    En décembre dernier, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, répondant à une question orale d’un député, avait reconnu des dérapages dans certains cas, et la légitime défense dans d’autres.

    BBC

  • Laurent Gbagbo : Marguerite Gado, la mère de Laurent Gbagbo, est décédée

    Laurent Gbagbo : Marguerite Gado, la mère de Laurent Gbagbo, est décédée

    Marguerite_Gado-Elle n’aura survécu que trois jours à son retour d’exil. Rentrée dimanche du Ghana, la mère de Laurent Gbagbo s’est éteinte mercredi soir. Elle était âgée de plus de 90 ans.

    Marguerite Gado aura vu l’un de ses souhaits exaucé : celui de mourir en terre ivoirienne. “La mère de Laurent Gbagbo est décédée, sa dernière volonté était de mourir dans son village”, a ainsi annoncé le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, mercredi.

    “On a proposé à la famille une ambulance médicalisée mais ce matin ils ont décidé de la faire partir dans un véhicule ordinaire, ils ont dû s’arrêter à Yamoussokro, elle est morte vers 19H45”, a-t-il expliqué.

     

    Âgée de plus de 90 ans, Marguerite Gado, mère de Laurent Gbagbo était rentrée dimanche par la route du Ghana voisin où elle était en exil depuis la crise postélectorale de 2010-2011. “Elle voulait rentrer en Côte d’Ivoire depuis longtemps”, a déclaré le ministre ivoirien de l’Intérieur, précisant que le gouvernement du président Alassane Ouattara a “présenté ses condoléances à la famille”.

    “Gbagbo sera-t-il autorisé à assister aux obsèques ?”

    Alassane Ouattara avait “fait réaménager sa maison au village depuis plus de deux ans”, a-t-il encore indiqué. Plusieurs milliers d’Ivoiriens ont trouvé refuge au Ghana pendant la crise postélectorale et le retour des réfugiés représente un enjeu pour la réconciliation nationale, une des priorités du gouvernement, près de quatre ans après la fin de la crise.

    La mort de Marguerite Gado fait évidemment la une de la presse ivoirienne jeudi 16 octobre. “Hélas”, se désole le Patriote, reprenant les propos du ministre de l’Intérieur : “Nous avons proposé un véhicule médicalisé, en vain”.

    “Qui a tué la mère de Gbagbo ?”, s’interroge quant à lui Le Nouveau Réveil, parlant de refus d’assistance à personne en danger, tandis que Le Quotidien d’Abidjan et Le Nouveau Courrier s’indigne d’une dépuille “prise en otage”.

    Enfin, Le Nouveau Courrier pose la question qui devrait agiter la Côte d’Ivoire ces prochains jours : “Gbagbo sera-t-il autorisé à assister aux obsèques ?”.

    Jeuneafrique