Author: Don Kayembe

  • ONU : l’Angola élu membre non-permanent du Conseil de sécurité

    ONU : l’Angola élu membre non-permanent du Conseil de sécurité

    Conseil de Sécurité de l'ONU
    Conseil de Sécurité de l’ONU

    -Cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations ont été élus jeudi. Parmi eux, un pays africain, l’Angola, accompagné de la Nouvelle-Zélande, du Venezuela, de la Malaisie et de l’Espagne.

    Six états-membres de l’Assemblée générale de l’ONU étaient candidats en vue d’occuper les cinq sièges au sein du Conseil de Sécurité qu’occupaient jusqu’alors le Rwanda, la Corée du Sud, l’Argentine, l’Australie et le Luxembourg, qui ont siégé en 2013 et 2014.

    C’est la seconde fois que l’Angola est choisi, après les années 2003-2004. Les États sont en effet élus pour un mandat de deux ans qui entre en vigueur à partir du 1er janvier 2015 jusqu’à fin décembre 2016. L’Angola était le seul pays candidat pour remplacer le Rwanda, en poste depuis 2013. Un deuxième tour de scrutin a finalement  départagé la Turquie et l’Espagne, au profit de la seconde.

    L’Angola a obtenu 190 voix sur les 193 pays membres, la Malaisie 187, le Venezuela 181, la Nouvelle-Zélande 145, alors que le minimum requis était les deux tiers des votants, soit 129. L’Espagne avait obtenu au premier tour 121 voix et la Turquie un score de 109 voix.

    Le Conseil, qui compte 15 membres dont cinq permanents, renouvelle chaque année la moitié de ses dix sièges non permanents, sur une base régionale.

    Togo 7
    Égypte 6
    Algérie 6
    Ghana 6
    Nigeria 6
    Ouganda 6
    Tunisie 6
    Zambie 4
    Bénin 4
    Burkina Faso 4
    Cameroun 4
    Côte d’ivoire 4
    Éthiopie 4
    Gabon 4
    Guinée 4
    Kenya 4
    Libye 4
    Mali 4
    Maroc 4
    Maurice 4
    Congo-Brazzaville 4
    Sénégal 4
    Tanzanie 4
    RDC 4
    Zimbabwe 3
    Rwanda 2
    Afrique du Sud 2
    Angola 2
    Botswana 2
    Burundi 2
    Cap-Vert 2
    Djibouti 2
    Gambie 2
    Guinée-Bissau 2
    Liberia 2
    Madagascar 2
    Mauritanie 2
    Namibie 2
    Nigeria 2
    Sierra Leone 2
    Somalie 2
    Soudan 2
  • TSHISEKEDI:la succession d’Etienne Tshisekedi divise l’UDPS

    TSHISEKEDI:la succession d’Etienne Tshisekedi divise l’UDPS

    Etienne-Tshisekedi.-Portrait 1-Cela fait plus de deux mois que l’opposant congolais Etienne Tshisekedi est en convalescence à Bruxelles. Sa famille assure qu’il va bien, mais son absence prolongée de la scène politique alimente les spéculations et a déclenché une véritable bataille pour sa succession à l’intérieur de son parti, l’UDPS. Un parti tiraillé entre les pros et les anti-Félix Tshisekedi, le fils de l’opposant, accusé par certains de profiter de la situation pour écarter de potentiels concurrents.

    La bataille n’est pas officiellement déclarée, mais « elle est acharnée », assure un cadre de l’UDPS. Parmi les principaux protagonistes, Felix Tshisekedi, accusé par détracteurs de « séquestrer » son père à Bruxelles, et de profiter de sa maladie pour mieux capter son héritage. En témoigne selon eux cette tournée dans l’intérieur du pays qu’il effectue depuis plusieurs semaines. Une tournée aux allures de « pré campagne électorale », estiment certains.

    « L’UDPS a besoin d’être redynamisé », rétorque Félix Tshisekedi. Lui assure ne pas chercher à se positionner comme le dauphin, mais se dit prêt à « servir les intérêts de son parti en cas de besoin ». Reste que ces derniers mois, plusieurs concurrents potentiels ont été écartés. Albert Moleka, ex-directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi. Et également Claude Kiringa, le représentant de l’UDPS au Canada, accusé par Félix Tshisekedi d’avoir fait fuiter un rapport interne dans la presse. Un rapport qui préconisait justement l’organisation d’un congrès anticipé au sein du parti pour préparer la succession.

    Claude Kiringa conteste son éviction et accuse Félix d’usurper les pouvoirs de son père. « Personne ne peut usurper les pouvoirs du président », s’insurge Claude Kiringa. Plusieurs représentants de l’UDPS à l’étranger ont prévu de se réunir dans les semaines qui viennent pour organiser leur riposte. « Quand on va en guerre, il faut bien mesurer ses forces », prévient l’un d’entre eux.

  • Le responsable des droits de l’homme de l’ONU indésirable en RDC

    Le responsable des droits de l’homme de l’ONU indésirable en RDC

    Zambia Police-En République démocratique du Congo (RDC), la réaction de Kinshasa n’a pas tardé au lendemain de la publication d’un rapport du chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme. Ce rapport accable la police congolaise, accusée d’exactions lors d’une opération coup de poing pour traquer les délinquants de Kinshasa entre novembre 2013 et février 2014. Selon ce rapport, au moins neuf personnes ont été exécutées par balles et trente-deux personnes sont toujours portées disparues. Pour Kinshasa, c’en est trop. Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej, a demandé jeudi 16 octobre le départ du chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC, Scott Campbell.

    Ce n’est pas la première fois que le chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC s’attire les foudres des autorités congolaises. En avril dernier déjà, lors de la publication d’un autre rapport sur la lutte contre les violences sexuelles en RDC, le chef de la division des droits de l’homme de la Monusco, Scott Campbell, avait été très critiqué dans la presse.

    La conclusion selon laquelle une grande partie des violences sexuelles commises dans le pays ne font pas l’objet de poursuites judiciaires, entre autres car les femmes ont trop peur d’être stigmatisées, n’avait pas plu, tout comme le fait que l’armée congolaise, responsable d’une partie de ces violations, soit pointée du doigt. Les autorités avaient estimé alors que le rapport ne mettait pas assez en valeur les progrès réalisés par le Congo dans le domaine.

    Coïncidence ou non ? A chaque fois, ces rapports relevaient des exactions commises par les l’armée ou la police. Que ce soit sur la gestion des élections en 2011, des cas de violences sexuelles ou encore lors de cette opération coup de poing contre les délinquants.

    Pour rappel, dans son rapport l’ONU affirme que la majorité des victimes d’exécutions sommaires ont été abattues « dans leur quartier, parfois à la sortie de leur domicile » par des agents de la police cagoulés. L’ONU a indiqué également avoir obtenu des informations de sources concordantes sur « l’implication d’un haut gradé de la police de Kinshasa et de plusieurs officiers de police » dans les crimes qu’elle a identifiés, et a demandé aux autorités congolaises de « mener des enquêtes promptes, indépendantes, crédibles et impartiales » et de « traduire en justice tous les auteurs présumés de ces violations, quel que soit leur rang ».

    Le rapport de trop

    Cette fois, les autorités ont visiblement estimé que c’était le rapport de trop. Selon elles, l’ONU n’a pas suffisamment tenu compte des remarques que le gouvernement a fait sur ce texte avant qu’il ne soit publié. Le terme d’« exécutions » commises par la police, notamment, n’a pas du tout plu jugé partisan. Lors d’une conférence de presse jeudi à Kinshasa, le ministre de l’Intérieur congolais, Richard Muyej, a déclaré Scott Campbell « persona non grata », autrement dit indésirable en RDC, et demandé son départ. Au final, c’est une décision très sévère qu’a prise Kinshasa ce jeudi soir et une décision rare également. Un seul autre employé de la Monusco, avant Scott Campbell, a été déclarépersona non grata. Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, a ajouté lors de cette conférence de presse qu’une liste d’une trentaine de membres de la police condamnés pour leur comportement dans l’opération Likofi avait été publiée, dont cinq pour meurtre ou homicide involontaire, et deux pour enlèvement ou détention arbitraire.

    Dans l’immédiat, la mission des Nations unies n’a pas voulu réagir. Elle dit attendre d’être notifiée officiellement de cette décision.

    Beaucoup de réactions

    L’organisation de protection des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) s’est, quant à elle, par contre, insurgée. Contactée par RFI, l’ONG trouve « alarmant » qu’un employé expérimenté de l’ONU soit expulsé pour avoir parlé de violations des droits de l’homme. Pour Ida Sawyer, représentante de HRW au Congo, c’est un signal inquiétant pour la liberté d’expression dans le pays. Human Rights Watch a prévu , elle aussi, de publier dans les jours qui viennent un rapport sur les violations constatées lors de l’opération policière Likofi de lutte contre la délinquance.

    « Au lieu d’expulser le directeur des droits de l’homme, Scott Campbell, le gouvernement devrait enquêter sur les meurtres et disparitions documentées dans le rapport de la Monusco. Le ministre de l’Intérieur et d’autres fonctionnaires ne doivent pas interférer avec les enquêteurs des droits de l’homme mais doivent les laisser faire leur travail sans entrave », a ajouté Ida Sawyer.

    La France a réagi ce vendredi matin. Elle a dit regretter la décision des autorités congolaises qui risque, selon le quai d’Orsay, de porter atteinte à la crédibilité des efforts entrepris pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays.

    Enfin, autre réaction celle du responsable Afrique de l’ONG Acat, contre la torture et la peine de mort : sur son compte tweeter, Clément Boursin a lui estimé que cette décision donnait « une piètre image du gouvernement congolais qui se dit respectueux des droits de l’homme ».

    Le moment est sans doute venu de nous séparer de lui et de demander au secrétaire général des Nations unies de le retirer de notre pays pour manque de professionnalisme et d’honnêteté. Nous estimons que Monsieur Scott Campbell remplit désormais les conditions requises pour être déclaré “persona non grata”.
    RFI
  • Pistorius: dix ans de prison requis

    Pistorius: dix ans de prison requis

    oscar pistorius-Le procureur a requis vendredi un minimum de dix ans de prison ferme contre Oscar Pistorius, reconnu coupable de l’homicide involontaire par négligence de sa petite amie, Reeva Steenkamp en février 2013.

    “La peine minimum qui serait satisfaisante pour la société est de dix ans de prison”, a déclaré le procureur, Gerry Nel.

    Les avocats de la défense ont plaidé pour une peine de travaux d’intérêt général sans emprisonnement.

    La juge doit rendre sa sentence mardi 21 octobre.

    Sept mois après l’ouverture du procès, l’accusé Oscar Pistorius sera enfin fixé sur son sort.

    Sept témoins clefs se sont succédés à la barre pour faire la lumière sur ce qui s’était passé cette nuit du 14 février 2013, jour de la Saint Valentin.

    Ce soir-là, Oscar Pistorius a tué sa petite amie Reeva Steenkamp en tirant 4 balles à travers la porte des toilettes de son appartement.

    Soutenant la thèse d’un tragique accident, le champion affirme avoir cru à l’intrusion d’un cambrioleur et avoir tiré “sans même s’en rendre compte”.

    Lors de son témoignage en avril dernier, Pistorius n’avait pas été très convaincant même s’il s’est montré très émotif.

    A plusieurs reprises au cours du procès, il a fondu en larmes et a même vomi dans le tribunal, obligeant la juge à ajourner les audiences.

    Il a toutefois convaincu la juge sur au moins un point car la thèse du meurtre, défendue par l’accusation, n’a pas été retenue.

    Aux yeux de la juge, il est impossible de prouver que l’athlète avait l’intention de tuer lorsqu’il a tiré.

    Un revers pour l’accusation.

    Le procureur au contraire estime qu’il avait volontairement tué sa petite amie après une dispute.

    En Afrique du sud, la décision de la juge avait soulevé de nombreuses contestations le mois dernier.

    De nombreux sud-africains estiment selon le correspondant de la BBC qu’il s’agit d’une justice à deux vitesses qui favorise les citoyens les plus riches.

  • RDC : hausse de la croissance économique

    RDC : hausse de la croissance économique

    Matata Ponyo
    Matata Ponyo

    -Le taux de croissance de la République Démocratique du Congo devrait augmenter en 2015, a annoncé lundi le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo, lors de la présentation du projet de loi de finances 2015.

    « Le taux de croissance économique devrait atteindre 10,4% en 2015 », a déclaré le chef de gouvernement devant l’Assemblée nationale. Il a en outre souligné que l’objectif d’une croissance du PIB de 8,7%, pour cette année est toujours réalisable. Cependant, le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit que la croissance du PIB congolais devrait plutôt baisser de 8,6 en 2014 à 8,5% en 2015.

    En tout état de cause, le projet de loi de finances prévoit qu’à terme, le budget total de l’Etat présenté à l’équilibre, atteindra 9 milliards de dollars U.S.

    D’une population d’environ 65 millions d’habitants, la RDC dispose de nombreux atouts pour briller sur le plan économique. Elle dispose en effet d’importantes ressources naturelles et minières. Cependant, la corruption et la mauvaise gestion étatique font que ce pays reste l’un des moins développés de la planète. La majorité de la population vit sous le seuil de l’extrême pauvreté tel que défini par la Banque Mondiale, soit un revenu de 1,25 dollars par jour et par personne. De même, les richesses sont très inégalement réparties.

    Au demeurant, certaines régions du pays, en l’occurrence celles de l’Est, échappent au contrôle des autorités, car étant aux mains des groupes rebelles. Depuis près de 20 ans, les conflits à répétition dans ces régions fragilisent l’économie du pays.

    Il n’empêche que le gouvernement d’Augustin Matata Ponyo, formé en 2012, ambitionne à travers diverses réformes économiques, de faire de la RDC un pays émergent à l’horizon 2030.

    Le Griot
  • Ces chefs d’Etat africains bidouillent la Constitution

    Ces chefs d’Etat africains bidouillent la Constitution

    blaise-compaore--Plusieurs chefs d’Etat africains travaillent actuellement à leur maintien au pouvoir à partir de 2015 bien que la Constitution de leur pays le leur interdise. Que ce soit au Burundi, au Burkina Faso, en République du Congo (Congo-Brazzaville), en République démocratique du Congo (RDC) ou au Rwanda, aucun président n’a encore déposé sa candidature pour la prochaine échéance électorale. Pourtant, les signes avant-coureurs ne manquent pas. Après le Cameroun, le Tchad, l’Angola, l’Ouganda et le Sénégal, une nouvelle vague de modifications constitutionnelles, par référendum ou par voie parlementaire, est annoncée sur le continent africain. Les arguments utilisés pour justifier ces mesures sont invariables : le besoin de stabilité, la nécessité de poursuivre une œuvre inachevée et la réponse à une demande populaire.

    Le premier de cordée dans la série de scrutins qui débutera l’an prochain est un cas à part. Pasteur et ex-chef rebelle, le Burundais Pierre Nkurunziza n’est pas arrivé à briser le verrou constitutionnel des deux mandats mais l’interprétation des textes lui offre l’espace nécessaire pour concourir à un troisième quinquennat en 2015. Sa première élection en 2005 s’est faite devant les parlementaires et non au suffrage universel comme l’impose la Constitution. Près de dix ans plus tard, le climat politique au Burundi est orageux. L’opposition, la presse et la société civile sont soumises à un harcèlement continu.

     

    Le Monde
  • CAN-2015/ Qualifications: la RD Congo assomme la Côte d’Ivoire

    CAN-2015/ Qualifications: la RD Congo assomme la Côte d’Ivoire

    Equipe Nationale RD Congolaise- Leopard
    Equipe Nationale RD Congolaise- Leopard

    -La République démocratique du Congo a assommé la Côte d’Ivoire 4-3 à la toute fin d’un match complètement fou, mercredi à Abidjan, lors de la 4e journée des éliminatoires de la CAN-2015 et s’empare de la deuxième place du groupe D aux dépens des Ivoiriens.

    Les Éléphants, menés 3-1 à la pause, et malgré l’exclusion de Franck Kessié juste après le retour des vestiaires, avaient pourtant retourné la situation (3-3) face à des Congolais virevoltants. Mais les Léopards ont marqué en toute fin de match par Bokila (89e).

    Les Ivoiriens ont vécu une soirée cauchemardesque devant leur public. Empruntés dans le jeu, ils n’ont pas réussi à résister aux contres spectaculaires des Léopards de RDC, à l’image du premier but tout en vitesse de Kebano après une longue course de Bolasie (21e).

    Malgré l’égalisation du capitaine ivoirien Yaya Touré (24e), les Congolais ont continué sur un rythme fou. Bokila a inscrit un spectaculaire but d’un ciseau (34e) avant l’aggravation du score par Junior Kabananga sur une nouvelle reprise de volée (37e).

    La soirée catastrophe semblait se poursuivre inéluctablement pour les hommes d’Hervé Renard, après le carton de Franck Kessié quelques secondes après la pause, pour une faute évidente sur Kabananga.

    Mais leur infériorité numérique a semble-t-il joué le rôle de détonateur. Entré en deuxième mi-temps, l’ancien Lillois Salomon Kalou a inscrit un doublé (69e et 72e) devant une équipe de RDC étrangement apathique. Et les Ivoiriens ont bien cru sauver un match nul aux allures de victoire.

    C’était sans compter sur l’ultime but de Bokila (89e) qui a scellé le sort de la Côte d’Ivoire, qui n’a plus manqué une phase finale de la CAN depuis 2006.

    Cette défaite a domicile est un gros coup d’arrêt pour les Éléphants qui, après une large défaite au Cameroun il y a un mois (4-1), s’étaient bien repris contre la même RD Congo samedi à Kinshasa (2-1). Ils sont maintenant troisièmes, derrière la RDC (avec 6 points tous les deux). Mais il ne leur reste plus qu’un déplacement en Sierra Leone et la réception des Lions indomptables camerounais pour espérer se qualifier.

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    AFP
  • Constitution: les évêques de la RDC dénoncent la manipulation des jeunes qui ont passé à tabac des prêtres

    Constitution: les évêques de la RDC dénoncent la manipulation des jeunes qui ont passé à tabac des prêtres

    Evequescardinal-DIAS1-L’église catholique dénonce des politiciens d’avoir manipulé de jeunes gens qui s’en sont pris à des religieux et prêtres. Ces jeunes se sont manifestés par la violence contre des prêtres qui ont lu le message des évêques opposés à la révision de la constitution.

    Le secrétaire général de la Conférence nationale épiscopale du Congo, l’abbé Léonard Santedi a déclaré à l’AFP qu’il n’y avait aucun « soulèvement d’une partie des fidèles catholiques contre la hiérarchie de l’Eglise. » L’abbé réagissait contre un groupe des jeunes qui a passé à tabac des prêtres et religieux à Lodja, dans le Kasai Oriental.

    « Je connais les structures de l’Eglise catholique qui est somme toute bien organisée… comme le laïcat, la commission justice et paix les organisations de la jeunesse mais la réaction de ces jeunes ne vient d’aucune d’entre elles, » s’étonne un analyste, le professeur Philippe Biyoya interviewé par Eddy Isango.

    Selon lui, un phénomène du genre avait été constaté à l’approche des élections de 2006 et de 2011. Cette fois-là, des jeunes avaient bien affiché leur appartenance politique, celle Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie au pouvoir.

    La Voix de l’Amérique
  • La RDC touchée par une souche différente d’Ebola

    La RDC touchée par une souche différente d’Ebola

    ebola2_0-La flambée de fièvre hémorragique apparue en août en République démocratique du Congo est indépendante de celle qui sévit à l’ouest du continent africain depuis le mois de mars, selon une étude publiée jeudi 16 octobre dans la revue américaine The New England Journal of Medicine.

    « Le séquençage complet du génome du virus responsable (…) confirme qu’il s’agit d’un virus de l’espèce Ebola mais il montre que la souche congolaise est différente de celle d’Afrique de l’Ouest », selon cette étude associant l’IRD, l’Institut Pasteur, le CNRS, le Cirmf au Gabon et l’INRB en RDC et les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Par ailleurs, elle apparaît très proche de celles ayant également sévi en RDC et au Gabon entre 1995 et 1997 ».

    En effet, l’analyse du génome du virus qui a tué 49 personnes sur 70 malades en RDC depuis la fin juillet montre qu’il est identique à 99,2 % à celui d’un autre virus appartenant à l’espèce « Ebola Zaïre » (l’une des cinq connues de cette famille de virus), responsable d’une épidémie en 1995 à Kikwit au Zaïre (ancien nom de la RDC). En revanche, il est différent de la souche du virus « Ebola Zaïre » en cause dans l’épidémie qui frappe actuellement l’Afrique de l’Ouest, malgré 96,8 % de points communs.

    TAUX DE MORTALITÉ DE 60 %

    Le foyer congolais semble aujourd’hui endigué grâce aux mesures de protection mises en œuvre par les autorités, soulignent les chercheurs. A ce jour, 70 cas ont été confirmés, dont 42 décès, soit un taux de mortalité d’environ 60%.

    Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la fièvre hémorragique a fait 4 493 morts sur un total de 8 997 cas depuis mars. La maladie continuait de s’étendre géographiquement dans les trois pays les plus touchés – Sierra Leone, Guinée et surtout Liberia, où le taux de létalité peut atteindre 70 %, selon Bruce Aylward, adjoint au Directeur général de l’OMS.

    Reuters