Author: Don Kayembe

  • Côte d’Ivoire : les faits que la procureure de la CPI reproche à Charles Blé Goudé

    Côte d’Ivoire : les faits que la procureure de la CPI reproche à Charles Blé Goudé

    ble goude-La Cour pénale internationale (CPI) étudie depuis lundi l’oportunité de juger – ou pas – Charles Blé Goudé. L’accusation, portée par la procureure Fatou Bensouda, demande que quatre chefs de crimes contre l’humanité soient retenus contre lui : meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains. Explication.

    L’audience de confirmation des charges de Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (CPI) doit s’achever jeudi 2 octobre à La Haye. À l’issue de ces quatre jours d’audiences, les juges de la CPI auront deux mois pour décider si oui ou non, l’ancien général de la rue devra être jugé pour son rôle dans les violences postélectorales intervenues entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

    Selon l’accusation, Charles Blé Goudé aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains.

    Le 29 septembre, lors de la première audience, Fatou Bensouda et son équipe ont étayé leurs accusations. “Par son charisme et ses qualités d’orateur, Charles Blé Goudé a galvanisé des milliers de jeunes par ses seuls discours. Par ses discours haineux, il a légitimé l’usage de la violence alors qu’il mobilisait et préparait les jeunes pro-Gbagbo au combat”, a expliqué Éric Mc Donald, un membre de l’équipe de la procureure.

     

    “Il a utilisé des discours xénophobes et incité à la haine à l’encontre de civils pro-Ouattara, a semé la peur en les qualifiant de ‘menace existentielle’, a diffusé l’idée selon laquelle la violence contre ces derniers était une ‘question de survie’”, a déclaré Fatou Bensouda.

    Et de poursuivre : “M. Blé Goudé était au centre des décisions à l’origine des activités criminelles menées par les forces contre des civils. Il a joué un rôle essentiel dans la coordination des jeunes pro-Gbagbo qui ont constitué des éléments clefs de forces” favorables à l’ancien président ivoirien.

     

    L’accusation mentionne cinq événements précis “représentatifs des crimes commis par les forces pro-Gbagbo lors des violences postélectorales et de la responsabilité pénale de Charles Blé Goudé”.

    • Le 16 décembre 2010, une marche de pro-Ouattara sur les locaux de la RTI pour y introniser son nouveau directeur général est violement réprimée. Durant les jours qui suivent, jusqu’au 19 décembre, les forces pro-Gbagbo mènent des attaques dans différents quartier d’Abidjan. Bilan selon l’accusation : au moins 45 morts, 50 blessés et au moins 16 femmes et jeunes filles violées. Pour l’accusation, “il s’agissait à chaque fois de victimes civiles”.
    • Entre le 25 et le 28 février 2011, “suite au mot d’ordre de Charles Blé Goudé, les forces pro-Gbagbo ont attaqué les quartiers perçus comme pro-Ouattara à Yopougon. Ils ont battu, tué, brûlé des personnes vivantes dans les rues. Ils ont brûlé une mosquée et assassiné son gardien”. Bilan, selon l’accusation : au moins 24 personnes tuées ou brûlées vives et au moins 7 autres blessées.
    • Lors de la marche du 3 mars 2011 à Abobo, “les forces pro-Gbagbo ont tué 7 femmes et blessés grièvement de nombreux autres alors qu’ils ont ouvert le feu sans préavis sur une marche pacifique de plus de 3 000 femmes”.
    • Le 17 mars, les forces pro-Gbagbo basées au camp d’Abobo ont tiré au mortier sur une zone civile densément peuplée où se trouvait un marché, une mosquée et des résidences. Au cours de cette seule journée de bombardement, au moins 40 civils ont été tués, 60 autres blessés au marché et dans ses environs.
    • Le 12 avril 2011, les forces pro-Gbagbo, notamment des miliciens et des mercenaires, ont attaqué plusieurs quartiers de Youpougon perçus comme pro-Ouattara où ils ont tués au moins 60 civils et violé 22 femmes.

    Jeuneafrique

  • Les Remarques de SG Ban Ki-moon à la 4eme réunion du Mécanisme de suivi Régional pour la Paix, la Sécurité et le Cadre de Coopération pour la RDC et de la Région

    Les Remarques de SG Ban Ki-moon à la 4eme réunion du Mécanisme de suivi Régional pour la Paix, la Sécurité et le Cadre de Coopération pour la RDC et de la Région

    kabil ki moon-Je vous remercie de participer à cette quatrième réunion du Mécanisme régional de suivi (13+4) de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région.

    Je salue le leadership du Président de l’Angola et Président de la Conférence internationale sur la région de Grands Lacs, José Eduardo dos Santos.

    À notre troisième réunion, qui s’est tenue au Siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, à la fin janvier, vous avez approuvé le Plan d’action régional et les 15 activités prioritaires pour l’application de l’Accord-cadre. Vous avez également demandé que le Comité d’appui technique présente un rapport d’évaluation sur la mise en œuvre du plan.

    J’ai le plaisir de vous annoncer que ce rapport est prêt. Il rend compte des progrès et contient des recommandations utiles. Mon Envoyé spécial et le Représentant spécial du Président de l’Union africaine vous le présenteront dans un instant.

    Mesdames et Messieurs,

    Pour que les causes profondes du conflit qui déchire la RDC et la région puissent être réglées, il faut que soit réaffirmée la volonté de donner effet rapidement à tous les engagements nationaux et régionaux énoncés dans l’Accord-cadre.

    Dans les années qui viennent, des élections déterminantes se tiendront dans plusieurs pays de la région des Grands Lacs. La culture démocratique de la région doit s’en trouver renforcée. J’espère que les pays concernés en sortiront plus forts, plus unis et plus stables.

    Ces derniers mois, des progrès ont été faits par rapport à plusieurs des engagements énoncés dans l’Accord-cadre. Les groupes armés sont moins à même d’attaquer les civils dans l’est de la République du Congo, surtout depuis la défaite de l’ancien M23, fin 2013. Les conditions de sécurité se sont ainsi améliorées dans la région.

     

    Excellencies

    But several armed groups continue their activities. The Nairobi Declarations of the Kampala process have been implemented too slowly. And there remains a lack of trust among some countries of the region.

    Despite these challenges, I am confident that with focus and dedication, we can stay on course for sustainable peace and stability in the region.

    I welcome the collective and unequivocal message to the FDLR that they should voluntarily surrender and disarm before the 2nd of January 2015.

    I call on you to develop a comprehensive plan to deal with the FDLR through non-military means and, if necessary, through military action. We should spare no effort to end the instability that has affected millions of people and impeded development and prosperity in the region for far too long.

    Excellencies,

    The region and the international community must continue speaking with one voice and coordinating actions.

    My Special Envoy has just concluded his inaugural meetings with several leaders in the region. I have specifically asked him to continue to work closely with you to ensure that the peoples of the Great Lakes region benefit from greater peace dividends in the coming months.

    I reiterate my appeal to donors, especially the African Development Bank, the European Union, the World Bank and bilateral partners, to remain committed to supporting initiatives for peace, security and cooperation in the region.

    Let us strengthen our resolve to join forces and achieve our shared priorities. We must intensify national and regional efforts – with international support – to address the root causes of the conflict in eastern DRC. We must remove the threat posed by armed groups. We must speed up the implementation of the Nairobi Declarations of the Kampala Process, including the repatriation of eligible former M23 elements to the DRC. And we must continue building trust and confidence among countries of the region.

    This will bring sustainable peace and security to the Great Lakes region to benefit the people there, the continent of Africa and beyond.

  • English: Ebola Diagnosed in the U.S.-CDC Confirms First Case

    English: Ebola Diagnosed in the U.S.-CDC Confirms First Case

    obama-Today, the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) announced the confirmation of the first Ebola case in the United States in a person who traveled from West Africa.

    In a press conference, CDC Director Tom Frieden said that the virus was diagnosed in someone traveling from Liberia. Although the person had no symptoms when leaving Liberia, or when entering the United States, he started to present symptoms four to five days following his travel. The patient was admitted and placed in isolation on Sunday, September 28.

    Dr. Frieden said that the next steps are threefold:

    1. Caring for the patient, to provide the most effective care possible, and as safely as possible, to maximize the chances that the patient will recover.
    2. Identifying all people who may have had contact with the patient while he could have been infectious.
    3. Monitoring those people if they develop fever — isolate and care for them, and eliminate any chances that they will infect other people.

    “I have no doubt,” Dr. Frieden said, “that we will control this case of Ebola, so that it does not spread widely in this country.” As he reiterated in the press conference, Ebola is not a highly contagious disease, although it is a highly destructive disease.

    On CNN’s “Situation Room” before the press conference, White House Senior Advisor Dan Pfeiffer told host Wolf Blitzer that the United States has “been prepared for this possibility for a long time. America has the best doctors and public health infrastructure in the world, so we’re ready to deal with it.”


    Questions and Answers on Ebola

    Q: What is Ebola?

    A: Ebola virus is the cause of a viral hemorrhagic fever disease. Symptoms include: fever, headache, joint and muscle aches, weakness, diarrhea, vomiting, stomach pain, lack of appetite, and abnormal bleeding. Symptoms may appear anywhere from 2 to 21 days after exposure to Ebola virus though 8-10 days is most common.

    Q: How is Ebola transmitted?

    A: Ebola is transmitted through direct contact with the blood or bodily fluids of an infected symptomatic person or though exposure to objects (such as needles) that have been contaminated with infected secretions.

    Q: Can Ebola be transmitted through the air?

    A: No. Ebola is not a respiratory disease like the flu, so it is not transmitted through the air.

    Q: Can I get Ebola from contaminated food or water?

    A: No. Ebola is not transmitted through food in the United States. It is not transmitted through water.

    Q: Can I get Ebola from a person who is infected but doesn’t have any symptoms?

    A: No. Individuals who are not symptomatic are not contagious. In order for the virus to be transmitted, an individual would have to have direct contact with an individual who is experiencing symptoms or has died of the disease.

    The White House

  • Côte d’Ivoire : pour l’accusation, Blé Goudé est responsable “de certains des pires crimes”

    Côte d’Ivoire : pour l’accusation, Blé Goudé est responsable “de certains des pires crimes”

    ble goude-L’audience de confirmation des charges retenues contre Charles Blé Goudé devant la CPI a débuté lundi à la Haye. Elle doit se poursuivre jusqu’à jeudi.

    C’est un Charles Blé Goudé attentif qui a assisté lundi 29 septembre à la première journée de l’audience de confirmation des charges retenues contre lui devant la Cour pénale internationale (CPI). Le crâne soigneusement rasé, portant des lunettes aux montures noires et un costume sombre, ce proche de l’ex-président Laurent Gbagbo âgé de 42 ans a régulièrement pris des notes.

    À l’issue de l’audience de confirmation des charges, qui dure jusqu’à jeudi, les juges doivent décider si le dossier de l’accusation est assez solide pour justifier un procès. Une décision doit être rendue dans les 60 jours.

    Surnommé le “général de la rue” pour sa capacité à mobiliser les foules, Blé Goudé doit répondre de quatre chefs de crimes contre l’humanité liés à cinq événements “représentatifs”, selon l’accusation, de ses crimes, dont la répression sanglante de manifestations pro-Ouattara ou le bombardement à l’arme lourde d’un quartier densément peuplé d’Abidjan, Yopougon.

    L’accusation le tient pour responsable d’au moins 184 meurtres, 38 viols, 126 actes inhumains et 348 persécutions. L’ex-chef des “jeunes patriotes”, un mouvement pro-Gbagbo, “est responsable de certains des pires crimes” commis après l’élection présidentielle de novembre 2010, a soutenu le procureur Fatou Bensouda lors d’une audience dite de confirmation des charges.

    Plus de 3 000 personnes avaient été tuées en Côte d’Ivoire dans les cinq mois qui ont suivi l’élection présidentielle de novembre 2010.

    Dans la galerie du public, les propos de Fatou Bensouda ont été accueillis par des soupirs et rires sarcastiques d’une dizaine de partisans de M. Blé Goudé. À l’extérieur de la CPI, une quarantaine de partisans de Laurent Gbagbo et Blé Goudé s’étaient rassemblés pour réclamer la libération des deux hommes.

    “Par son charisme et ses talents d’orateur, il a galvanisé des milliers de jeunes”, a soutenu Eric MacDonald, représentant le bureau du procureur.

    Ces jeunes étaient armés, formés et intégrés à la chaîne de commandement des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS), fidèles à Laurent Gbagbo, selon l’accusation.

    “Il y a une grande différence entre un activisme public légitime et une conduite criminelle”, a soutenu son avocat Nick Kaufman. Les discours enflammés de M. Blé Goudé “peuvent heurter la sensibilité européenne”, mais ne signifient pas qu’il a appelé à la violence.

    La défense a en outre soutenu lundi que les faits reprochés n’étaient pas assez “graves” pour justifier des poursuites de la part de la CPI, créée en 2002 pour poursuivre les plus hauts responsables de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.

    “Avec le plus grand respect pour les victimes dans cette affaires et leurs souffrances individuelles, la défense soutient que le nombre de victimes attribuées au suspect ne dépassent pas le seuil de gravité requis”, a soutenu la défense dans une requête déposée lundi, demandant l’abandon des poursuites.

    Laurent Gbagbo est en détention à La Haye et sera jugé par la CPI tandis que son épouse Simone, réclamée par la CPI, est détenue en Côte d’Ivoire. Mais aucun membre du camp Ouattara n’a encore été inquiété par la CPI.

    Fatou Bensouda s’est pourtant voulu rassurante : “Notre enquête dans ce pays n’est pas terminée, cela prend du temps”. “La justice sera rendue, des deux côtés”.

    (Avec AFP)

  • Diomi Ndongala en appelle à l’ONU

    Diomi Ndongala en appelle à l’ONU

    diomi_ndongala_opposition_congo-Un opposant condamné à dix ans de prison pour viols sur mineures en République démocratique du Congo a déposé une plainte devant le Comité des droits de l’Homme de l’ONU.

    Eugène Diomi Ndongala espère que cette instance internationale pourra annuler sa peine.

    Dans un communiqué, l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) indique que l’intéressé veut faire reconnaître la “violation des droits fondamentaux” dont il dit avoir été victime.

    Le Bureau des droits de l’Homme de l’ONU à Genève a confirmé avoir reçu la plainte.

    Il est compétent pour examiner les plaintes de particuliers qui ont épuisé tous les recours disponibles dans leur pays.

    Chef du parti, Démocratie chrétienne, M. Ndongala a été condamné en mars à dix ans de prison ferme pour viols sur mineures.

    bbc

  • Francophonie: dernière ligne droite pour la succession d’Abdou Diouf

    Francophonie: dernière ligne droite pour la succession d’Abdou Diouf

    abdou-diouf-Cinq candidats, dont une femme pour la première fois, sont en lice pour succéder à Abdou Diouf à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. C’est à Dakar, les 29 et 30 novembre, en marge des travaux du XVe Sommet de la Francophonie que le nouveau secrétaire général ou la nouvelle secrétaire général de l’OIF sera nommé(e).

    Les choses sérieuses semblent avoir commencé, à dix semaines du sommet de Dakar (du 29 au 30 novembre), pendant lequel les chefs d’Etat et de gouvernements de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) seront appelés à choisir le successeur d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF depuis 2002. Après trois mandats de quatre ans, l’ancien président du Sénégal, 78 ans, qui a marqué de son empreinte le mouvement francophone, ne souhaite pas rempiler et serait même impatient, dit-on, de transmettre le flambeau à son successeur. Mais qui prendra le relais d’Abdou Diouf ?

    Cinq candidats se sont déclarés jusqu’ici, dont quatre Africains et une candidate nord-américaine. L’OIF est une organisation internationale avec 57 membres à part entière dont nombre de pays africains. La tradition veut que son secrétaire général soit issu d’Afrique, sans doute pour maintenir l’équilibre entre les différents continents représentés au sein de cette institution, dont le siège central se trouve dans la capitale française. Prenant la parole le mardi 23 septembre devant le Press Club de France, à Paris, le candidat de l’île Maurice Jean-Claude de l’Estrac, 66 ans, a donné le coup d’envoi de la dernière manche de la compétition en cours pour prendre la tête de la Francophonie.

    Pour une Francophonie économique

    « L’OIF a besoin d’un souffle nouveau », a déclaré d’emblée le Mauricien, avant de se lancer dans un vibrant plaidoyer en faveur de la Francophonie économique. « La culture et la politique constituent les deux grands piliers de la Francophonie telle qu’elle existe aujourd’hui. Si je suis désigné au poste de secrétaire général de l’OIF, a-t-il déclaré, ma contribution consistera à doter cette organisation d’un troisième pilier qui sera son pilier économique ».

    Jean-Claude de l’Estrac.DR

    Tout en reconnaissant que la Francophonie n’avait pas vocation de devenir une organisation économique, le Mauricien a rappelé que cet espace de solidarité que l’OIF a l’ambition de devenir « ne peut exister sans cette dimension économique, surtout à l’ère de la mondialisation caractérisée par une compétition entre entreprises, entre Etats et voire entre les continents ». Pour Jean-Claude de l’Estrac, la réorientation économique du mouvement francophone passera par l’industrialisation de l’Afrique, une industrialisation qu’il appelle de tous ses vœux et qui a trouvé une place de choix dans le document intitulé 12 propositions pour la Francophonie de demain que le candidat a remis aux journalistes lors de son intervention au Press Club.

    Ces propositions s’inspirent pour l’essentiel du parcours et de l’expérience du Mauricien à la tête des institutions économiques nationales et internationales. Ce journaliste de profession a été quatre fois ministre dans son pays, ministre des Affaires étrangères, mais aussi de l’Industrie. Secrétaire général aujourd’hui de la Commission de l’océan Indien, l’homme a fait de l’économie son domaine de prédilection et s’est signalé à l’attention par ses tentatives souvent réussies d’établissement de passerelles entre les secteurs public et le privé. Une expérience dont il aimerait faire profiter les Francophones.

    Mais ce qui fait peut-être la particularité du candidat de l’Estrac, c’est son appartenance mauricienne. Cette origine est à la fois un atout et un handicap pour le Mauricien. Minuscule île de 1,3 million d’habitants perdue dans l’immensité francophone (220 millions), Maurice fait presque figure de marginal, mais un marginal qui a fait école à cause de « ses succès économiques, sa démocratie vivante, son attachement aux droits de l’homme, sa pratique décomplexée de plusieurs langues et sa gestion réussie de la diversité culturelle ». « Maurice est un laboratoire pour la Francophonie à venir », aime-t-il répéter. Des arguments dont le candidat de l’Estrac s’est servi avec intelligence pendant ses tournées en Afrique comme en Europe. Sa campagne lui a valu les soutiens des intellectuels francophones dont JMG Le Clézio, Tahar Ben Jelloun, Dominique Wolton, l’ancien secrétaire général de l’Unesco Federico Mayor. Ils ont publié dans Le Monde, il y a trois mois, une tribune appelant les décideurs francophones à voter pour lui car, écrivent-ils, la « candidature mauricienne, incarnée par une personnalité aux multiples talents, exprime la synthèse positive du monde en mouvement. Elle est la promesse d’un projet mobilisateur pour les femmes et les hommes de nos pays qui attendent beaucoup d’une mondialisation respectueuse de ce qu’ils sont. »

    En quête de consensus

    Pour autant, il n’est pas sûr qu’un consensus puisse se dégager parmi les décideurs africains de l’OIF, d’ici à novembre autour de la candidature mauricienne. « Difficile pour les chefs d’Etat et de gouvernements francophones d’Afrique d’accepter d’être représentés par un petit pays dont la voix ne compte pas beaucoup dans les forums internationaux », nous expliquait un diplomate francophone venu au Press Club écouter les propositions du candidat mauricien.

    Pour l’instant, aucun des 4 candidats africains n’a réussi à convaincre les Africains à voter pour eux. Le candidat du Congo-Brazzaville Henri Lopes, ancien Premier ministre de son pays, ex-fonctionnaire international de l’Unesco, aujourd’hui ambassadeur du Congo à Paris et surtout homme de lettres francophone réputé, n’a pas vraiment fait campagne, comptant sur sa notoriété diplomatique et littéraire pour emporter la mise. Le candidat du Burundi, Pierre Buyoya a, lui, le profil idéal pour le poste. Il a la stature présidentielle, puisqu’il a dirigé le Burundi à deux reprises et peut se prévaloir de son appartenance à l’Afrique centrale qui attend son tour, après l’Afrique arabophone (Boutros Boutros-Ghali) et l’Afrique de l’Ouest (Abdou Diouf), pour conduire le destin de l’OIF. Mais il a un handicap : malgré son rôle actif dans les négociations avec la rébellion armée de son pays qui a débouché sur l’accord de paix signé à Arusha en août 2000, personne ne semble avoir oublié ni les deux coups d’Etat que Buyoya a fomentés pour accéder au pouvoir en 1987 et en 1996 ni les massacres interethniques qui se sont déroulés sous sa présidence. Difficile, en effet, d’imaginer un ancien putschiste à la tête de la Francophonie qui s’est construite précisément autour du partage des valeurs démocratique et du respect des droits de l’homme. Enfin, quant au quatrième candidat africain, l’Equato-Guinéen Augustin Nze Nfumu, il est peu connu en dehors des frontières de son pays. L’homme n’a pas fait campagne non plus pour se faire connaître des décideurs francophones.

    Selon les observateurs, cette absence de consensus autour d’une candidature africaine profite à la candidate canadienne d’origine haïtienne Michaëlle Jean. Elle a été l’une des premières à se lancer en campagne et mise sur son profil multiculturel pour succéder à Abdou Diouf. Elle est brillante, polyglotte et multiculturelle. « Je suis à la fois du Nord et du Sud », aime-t-elle répéter. Par ailleurs, en tant que Québécoise – certes d’adoption -, elle se targue de connaître de l’intérieur les enjeux de la Francophonie.

    Née en Haïti en 1957, Michaëlle Jean a grandi au Canada où sa famille s’est réfugiée quand elle avait 11 ans, fuyant le régime Duvalier. Femme de culture, elle a été universitaire, avant de faire une grande carrière de journaliste et d’animatrice à la télévision publique canadienne.  Elle a aussi occupé, entre 2005 et 2010, le poste honorifique de gouverneure générale du Canada. Elle a représenté à ce titre la reine d’Angleterre. Quant à son projet pour la francophonie, il est essentiellement culturel et économique. Dans une déclaration diffusée sur son site internet, elle souligne la nécessité de mettre en place une solide stratégie économique au service du développement et de la solidarité entre les membres de l’OIF.

    Tous reconnaissent que Michaëlle Jean a la carrure et le charisme nécessaires pour diriger l’OIF, même si elle n’a pas l’autorité politique d’un Abdou Diouf ni sa connaissance approfondie des dossiers politiques africains. Sa candidature à la tête de la Francophonie est appuyée par les gouvernements d’Ottawa et du Québec. Il semblerait que d’autres gouvernements, pas les moindres, se seraient engagés à lui apporter leur soutien. Selon des sources en général bien renseignées, la France favoriserait la candidature canadienne. Les modalités de la nomination de Michaëlle Jean seraient finalisées lors du prochain passage de François Hollande au Canada.

    Si elle est nommée, la Canadienne deviendrait la première femme et la première personnalité du continent américain à diriger l’OIF. Après les « pères fondateurs » de la Francophonie, serait-il enfin venu le temps des « mères fondatrices » ?

  • Le gouvernement projette un taux d’inflation de moins de 2% à fin 2014

    Le gouvernement projette un taux d’inflation de moins de 2% à fin 2014

    Contrairement à ses prévisions initiales

    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011. RFI/Junior D. Kannah
    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011.
    RFI/Junior D. Kannah

    -Avec la stabilité du cadre macroéconomique qui se consolide davantage, le gouvernement est sûr de boucler l’année 2014 avec un taux d’inflation de moins de 2%, contre une prévision de 3,7%. A fin 2014, la Troïka stratégique, qui s’est réuni hier lundi autour du Premier ministre, avance un taux d’inflation de 1,161%. Le taux d’inflation hebdomadaire s’est fixé à 0,08% (-0,002). En cumul annuel, il a atteint 0,869% au niveau national.


    Quant aux prévisions de croissance, les estimations réalisées sur base des données de production à fin juin 2014 indiquent un taux de croissance de 8,7%, en cohérence avec les prévisions initiales de 8,8%.

    Le marché de change, au 26 septembre 2014, est demeuré stable. Il s’est légèrement apprécié de 0,03% sur le marché parallèle, affichant 931,75 Fc/Usd ; tandis qu’il s’est déprécié de 0,5%, s’établissant 926,04 Fc/Usd, sur le segment indicatif. Alors que les réserves internationales se sont arrêtées à 1 734,77 millions Usd, équivalent à 8,30 semaines d’importations.

    Pendant ce temps, la Banque centrale du Congo a maintenu son taux d’intérêt directeur à 2,0%, avec une marge de positivité de 0,78 point au 26 septembre 2014.

    Dans le registre des finances publiques, le solde du compte général du Trésor, au 26 septembre 2014, a indiqué un déficit de 118,8 milliards Fc, provenant des recettes de 177,8 milliards Fc, et des dépenses de 296,6 milliards Fc.

    En cumul annuel, la Troïka stratégique note que le compte général du Trésor présente une marge positive de 102,5 milliards Fc.

    Comme à l’accoutumée, la Troïka a fait le tour de la conjoncture internationale. Au 25 septembre 2014, elle a fait remarquer que les prix des matières premières composant l’essentiel des exportations de la RDC ont été tous en baisse. Le cours du cuivre est passé de 6 918,00 Usd la tonne métrique à 6 765,00 Usd, perdant 2,21% de sa valeur. La tonne métrique du cobalt s’est négociée à 34 133 Usd contre 34 398 Usd une semaine avant, soit un recul de 0,77%. Concernant l’or, le prix de l’once s’est fixé à 1 222,30 Usd, contre 1 225,45 Usd une semaine avant, soit -0,26%.

    Les prix de baril du pétrole, au 26 septembre 2014, étaient en hausse sur les deux marchés. A Londres, il était à 96,83 (+3,78%) ; et sur le marché new-yorkais, il s’est établi à 92,95 Usd (+0,61).

    S’agissant des prix de principaux produits céréaliers, au 19 septembre 2014, ils se sont présentés comme suit : 474,00 Usd (-2,9%) pour le blé ; 12,71 Usd (+0,5) pour le riz ; 119,00 Usd (-4,3%) pour le maïs.

    Depeche online

  • Budget : cap sur le développement social

    Budget : cap sur le développement social

    dollars-Le Premier ministre Augustin Matata  Ponyo a déposé hier lundi 29 septembre 2014 le projet de loi budgetaire pour l’exercice 2015 au bureau de l’Assemblée nationale. La hauteur du budget est de l’ordre de 8 milliards 300 millions de dollars US.

    Devant la presse dans le hall du Palais du Peuple à l’issue de son entretien avec le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, le chef du gouvernement a reconnu que ce projet de budget est modeste par rapport aux potentialités de la République Démocratique du Congo. Il a toutefois  noté des progrès notables comparativement aux budgets précédents en illustrant par celui  de 2001 qui se chiffrait à 300 millions de dollars US alors que l’actuel  avoisine les  9 milliards de dollars américains.

    Analysant rapidement ce budget, Augustin Matata a fait ressortir le fait qu’il tient compte de la vision du chef de l’Etat axée sur la révolution de la modernité. Il s’inscrit ainsi  dans la logique du développement social car il prévoit la construction, la réfection et la modernisation des hôpitaux, des écoles, des infrastructures et autre secteur agricole .

    C’est une réponse directe aux préoccupations sociales de l’ensemble de la population par l’intensification des parcs agricoles  comme  celui  de Bukanga Lonzo  érigé sur une superficie de 5.000 hectares. Le chef de l’Exécutif est convaincu que les réalisations prévues au budget relèvent de la vision de l’émergence de la RDC à l’horizon 2030.

    Se basant sur le discours du chef de l’Etat à l’Assemblée générale des Nations-Unies, Matata  a affirmé que la RDC est debout avec un taux de croissance et un PIB de 10%, fait exceptionnel depuis une dizaine d’années. « La  RDC connait une forte croissance économique, la meilleure au monde, un cadre macro économique et un taux de change stable, une inflation maitrisée à 1% » a-t-il affirmé. Une manière pour le chef du gouvernement de démontrer à ses détracteurs qui convoitent son fauteuil que le bilan de sa gestion à la tête du gouvernement depuis le début de la législature en cours  est en tous points positif.

    On attend maintenant que le projet soit soumis aux débats pour en connaître les ressorts et les différentes articulations.

    Il y a lieu de signaler que le jour même où le Premier Ministre déposait le projet de loi budgétaire, Aubin Minaku se rendait à la Cour des comptes où il a lâché une phrase qui a fait jaser : le temps du contrôle pédagogique est terminé, place maintenant au contrôle- sanction.

    Qu’a-t-il voulu dire ? On se perd en conjectures. Une chose cependant, mérite d’être rappelée : la réddition des comptes de la République pour l’exercice budgétaire précédent avait été recalée lors de la dernière plénière par une exigence formelle de l’avis préalable de la Cour des comptes.

     Eric WEMBA

    Le Phare

  • le cancer du col de l’utérus identifié comme première cause de mortalité de la femme en RDC

    le cancer du col de l’utérus identifié comme première cause de mortalité de la femme en RDC

    sante-Les associations de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont descendues dans la rue, le samedi 27 septembre sur le site de l’Université de Kinshasa. But : mobiliser la communauté nationale contre les menaces que représente le cancer de l’utérus identifié comme 1ère cause de décès de la femme en RDC.


    Le cancer de col utérin est identifié comme étant la première cause de mortalité de la femme en République démocratique du Congo. Après lui vient le cancer du sein. Dans le monde, le cancer de l’utérus est responsable de 250 mille décès par an, dont 80% se retrouvent dans les pays en développement.

    En l’absence d’intervention rapide, la mortalité associée au cancer du col pourrait augmenter de 25% au cours de dix prochaines années. Ces informations ont été données par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la faveur de la première marche de sensibilisation et de plaidoyer contre le cancer de col utérin organisée par l’Organisation africaine pour la recherche et l’enseignement sur le cancer (OAREC/AORTIC) et Globe Athon.

    Avec l’appui financier de l’OMS, la marche a été organisée, le samedi 27 septembre sur le site de l’Université de Kinshasa (Unikin). Cette marche silencieuse qui a mobilisé toutes les forces vives de l’Unikin s’est étalée sur une boucle de 2,7 km, depuis le bâtiment administratif de l’Unikin, en passant par les facultés de Sciences (Biologie, Mathématique, Sciences de la terre), Médecine; un détour par la morgue ; l’Institut technique médical du Mont Amba; les Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK), les facultés des sciences agronomiques, de Psychologie; l’entrée principale (Trafic) et l’arrivée a été constatée devant le bâtiment administratif.

    Mais avant de se lancer dans la marche, la partie protocolaire, dans la salle des promotions Mgr Luc Gillon de l’Unikin, a été ponctuée d’allocutions.

    Le recteur de l’Unikin, Jean-Berckmans Labana, a indiqué, d’entrée de jeu, que la marche volontariste pour « combattre le cancer de l’utérus a la particularité de mobiliser non seulement les forces vives de l’Alma Mater, mais également des hôtes de marque parmi lesquels les invités de la République du Congo (Brazzaville), les représentants du directeur de l’OMS/RDC, du ministre intérimaire de l’Enseignement supérieur, universitaire et de la recherche scientifique (ESURS), etc. »

    A sa suite, M. Casimir Manzengo, délégué de Dr Joseph Cabore, représentant de l’OMS RDC, a fait savoir que cette marche est organisée chaque année dans le monde grâce à Globe Athon dans le but de vulgariser l’information, encourager ainsi la prévention et promouvoir la détection précoce comme meilleur moyen de lutte préventive contre le cancer du col de l’utérus.

    Pour l’OMS, a-t-il ajouté, la lutte contre le cancer du col utérin est une grande priorité de santé publique. En 2005, la Résolution 5822 de l’Assemblée mondiale de la santé sur la prévention et la lutte contre le cancer a, une fois encore, rappelé l’importance de l’enjeu que constitue le cancer, en soulignant que seule une action élargie et intégrée pourra stopper cette épidémie mondiale. Et puis, en tant que maladie non transmissible, le cancer du col a fait partie de la deuxième grande résolution des Nations unies en matière de santé, après la première consacrée au Vih/Sida en 2001.

    Instaurer la vaccination contre le HPV

    Le cancer du col peut être évité grâce au dépistage précoce et au vaccin. Raison pour laquelle l’OMS préconise qu’on agisse vite en rendant l’accès aux services de prévention abordable et efficace.

    D’autre part, il faut préconiser une action de vaccination de toutes les femmes pour les protéger contre l’infection au virus de papillon humain (HPV). En fait, depuis 2006, un vaccin protégeant contre l’infection et la maladie associée au HPV a reçu l’autorisation de mise sur le marché. L’OMS estime que de nouveaux vaccins contre le HPV dans le mode en développement pourraient sauver des centaines de milliers de vies humaines s’ils sont administrés de manière efficace.

    Le professeur Charles Gombe du Congo/Brazzaville a partagé l’expérience de son pays sur une campagne de vaccination de la jeune fille menée dans la région de la Lekoumou et des études menées dans l’optique de vacciner des jeunes gens.

    Les associations de lutte contre le cancer, par la bouche du professeur Léon Mbala Nlandu, vice-président de la Ligue nationale contre le cancer (LINAC), a dénoncé l’inaction de toute la communauté nationale qui se montre complice du HPV, agent causal du cancer du col utérin. Il a, par la suite, invité tout le monde à couper le lien avec le HPV, à instaurer la vaccination de la femme contre le cancer et le dépistage précoce des cancers de l’utérus et du sein.

    Le professeur Jean-Marie Kabongo Mpolesha, président élu de l’Organisation africaine pour la recherche sur le cancer (OAREC/ AORTIC), a présenté son ONG basée en Afrique et créée en 1983 par des expatriés africains prestataires des soins oncologiques, des scientifiques et leurs amis. L’OAREC se consacre à la promotion de la lutte contre le cancer, au dépistage, au traitement et aux soins palliatifs en Afrique.

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  • Des stades pour Kinshasa

    Des stades pour Kinshasa

    STADE 1-Comme annoncé en juin dernier par le ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts, le Premier Ministre a procédé le week-end dernier à la pose de la première pierre pour la construction des stades municipaux à Kinshasa.

             C’est dans la commune de Matete que le coup d’envoi a été donné, précisément sur le terrain situé à quelque cent mètres de la paroisse catholique saint Alphonse, où sera érigé un des stades prévus pour la ville de Kinshasa. Au total, cinq stades seront construits à travers la capitale congolaise, selon le programme rendu public au mois de Juin passé par le ministre des Sports Baudouin Banza Mukalay.

    Selon la même source, les cinq stades seront construits dans les communes de Bandalungwa, Barumbu, Ndjili, Matete, et Ngaliema plus précisément au quartier Delvaux.

    A l’occasion, le ministre Banza avait également informé que la démarche gouvernementale visant le développement des sports ne se limitera pas seulement au football. D’autres disciplines telles que le basketball, le volleyball, l’athlétisme…sont aussi concernées par ce programme des infrastructures sportives.

    Le ministre avait aussi annoncé, dans le même ordre des choses, la construction des écoles de sports en vue de promouvoir des jeunes talents dans les années à venir.

    Par ailleurs, on apprend que cette démarche du gouvernement vise à combattre la spoliation des terrains publics de l’Etat qui ne cessent de susciter, depuis quelques années, la convoitise des prédateurs.

    Il sied de rappeler, à ce sujet, que les terrains publics et autres espaces verts n’existent presque plus non seulement dans la capitale, mais également dans la plupart des grandes villes du pays. C’est pourquoi, le souhait de la majorité des Congolais est de voir le Premier ministre aller jusqu’au bout avec cet ambitieux projet de restauration des espaces réservés à la pratique du sport en vue de l’épanouissement de la jeunesse. Le gouvernement devra, à cet effet, démolir toutes les constructions érigées sur les domaines publics de l’Etat dont la plupart font l’objet de spoliation par ceux-là mêmes qui sont censés les protéger.

    Le ministre des Sports et son collègue en charge des Affaires foncières, ainsi que d’autres membres du gouvernement ont pris part à la cérémonie. Tout comme le gouverneur André Kimbuta  et le Commissaire général de la police/ville de Kinshasa, le général Célestin Kanyama étaient également présents lors de cette cérémonie de pose de la première pierre pour la construction des stades municipaux.

    Il ne faut pas s’arrêter à Kinshasa

    Le projet de promouvoir le développement du sport en République Démocratique du Congo, ne doit pas s’arrêter à la seule ville de Kinshasa. Mais, il devra s’étendre aux provinces si on veut réellement détecter tous nos talents dans le domaine du sport et surtout, permettre à la jeunesse d’avoir des loisirs sains au lieu d’être, comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui, tentés par des écuries des «pombas» et des «kulunas».

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