Author: Don Kayembe

  • le «New Deal» de Barack Obama

    le «New Deal» de Barack Obama

    OBAMA-Du 4 au 6 août, Barack Obama a accueilli à Washington un sommet des chefs d’Etat africains. Une démarche inédite qui a toutefois permis aux Américains et Africains de relancer leurs relations sur la base d’un partenariat « d’égal à égal » et sur le long terme.

    « Un sommet historique ! », « un tournant ! », « une belle réussite ! », telles sont quelques-unes des formules qu’on pouvait entendre résonner dans les couloirs du grand auditorium du département d’Etat américain à Washington lors de la cérémonie de clôture du premier sommet entre l’Afrique et les Etats-Unis, le 6 août dernier. La majorité des 51 chefs d’Etat africains invités avaient fait le déplacement pour assister à cette grand-messe américaine de trois jours qui leur a permis de rencontrer le gotha des conseillers africanistes du président Obama, mais aussi quelques-uns des grands patrons américains (Coca-Cola, IBM, General Electric, pour ne citer que ceux-là) conviés pour l’occasion.

    C’était une grande première, pour Washington également, car pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, un président américain réunissait sur le sol de son pays autant de dirigeants africains. Comme l’a écrit le New York Times, ce sommet avec ses ateliers thématiques organisés dans un grand hôtel de luxe dans le centre-ville et ses réunions à huis clos entre les chefs d’Etat était à mi-chemin entre le Forum économique de Davos rassemblant experts et hommes politiques et les rendez-vous diplomatiques du G20. Mais le véritable modèle pour ce sommet était sans doute les rendez-vous réguliers qui ont lieu, depuis 1973, entre la France et l’Afrique et, depuis plus récemment, entre l’Afrique et ses autres grands partenaires économiques que sont l’Europe, la Chine et le Japon.

    Pression et fidélité

    Après avoir longtemps perçu l’Afrique à travers des prismes déformants de la misère, des crises humanitaires et des guerres tribales, les Etats-Unis ont pris conscience tardivement du potentiel du marché africain pour leurs entreprises. Avec une progression annuelle moyenne de plus de 5% depuis une décennie, le continent est devenu « une terre d’opportunités » où les Etats-Unis ont pris du retard par rapport à leurs concurrents, notamment la Chine. En 2013, les échanges commerciaux entre l’Afrique et la Chine ont totalisé 210 milliards de dollars, plus du double de ceux entre les Etats-Unis et le continent chiffrés à quelque 85 milliards de dollars. Les Etats-Unis, première économie du monde, sont seulement le troisième partenaire économique de l’Afrique !

    Le sommet de Washington qui s’est terminé mercredi 6 août avec des engagements de 33 milliards de dollars, aide publique et investissements privés confondus, au titre des projets dans les secteurs aussi divers que l’énergie, l’eau, l’hôtellerie, la construction, la banque ou encore les technologies de l’information, devrait permettre aux Américains de revenir dans la course en Afrique. Ce rendez-vous, organisé à l’initiative du président Obama, répondait à la pression croissante des milieux d’affaires sur l’administration américaine pour que celle-ci fasse de la politique africaine une priorité.

    La tenue de ce sommet correspond aussi peut-être à quelque chose de plus personnel chez Barack Obama. Premier président noir à la Maison Blanche, né d’un père kényan, ce dernier a été souvent accusé d’avoir négligé le continent paternel où il ne s’est rendu que rarement depuis qu’il est devenu président (trois voyages éclair et une tournée de trois pays en 2013). Son élection en 2008 avait pourtant suscité à travers le continent africain une grande fierté, et un immense espoir. « L’Afrique l’attendait donc comme celui qui devait avoir une véritable politique de développement pour le continent. Or cela n’a pas été le cas », explique le spécialiste français des Etats-Unis François Durpaire interrogé par le quotidien sénégalais Le Soleil. Et l’historien de se demander si le sommet de Washington sera ce moment tant attendu de réconciliation d’Obama avec l’Afrique.

    Pour la petite histoire, Obama aurait pris la décision de rassembler dans la capitale fédérale américaine les chefs d’Etat et de gouvernement du continent lors de sa tournée de 2013 dans trois paysemblématiques du nouveau dynamisme africain (le Sénégal, la Tanzanie et l’Afrique du Sud). Son voyage l’aurait persuadé de la nécessité de donner une nouvelle impulsion aux relations économiques en investissant en Afrique à long terme, dans le cadre d’un partenariat « d’égal à égal ». « Je vois l’Afrique comme la prochaine grande ” success story ” mondiale et les Etats-Unis veulent être un partenaire de ce succès », avait-il lancé à ses interlocuteurs lors de sa tournée africaine. Pour le président américain qui aime répéter combien il est « fier du sang d’Afrique qui coule dans(ses) veines », cette décision relevait autant de sa fidélité à ses origines, mais aussi de son souci d’imprimer sa marque sur la politique africaine des Etats-Unis.

    Politique africaine

    Les Américains se sont intéressés aux pays africains pendant la décolonisation. A l’époque, ils se mêlaient peu du devenir de ces Etats fraîchement indépendants, estimant que l’Afrique était du ressort de ses anciens colonisateurs, c’est-à-dire des Européens. A ceux-ci incombait la tâche de s’assurer que les Africains ne basculent pas dans le giron soviétique.

    La donne change après les attentats du 11 septembre 2001. La crainte de voir les terroristes islamistes s’implanter dans les pays musulmans pousse Washington à accroître sa présence en Afrique, en signant des accords de coopération militaire avec les Etats stratégiques du continent. Parallèlement, les multinationales pétrolières américaines ont pris pied dans le golfe de Guinée, réduisant ainsi la dépendance énergétique des Etats-Unis par rapport au Proche-Orient.

    Les deux prédécesseurs immédiats d’Obama à la Maison Blanche ont été les premiers présidents à s’engager réellement en Afrique. Les mesures prises sous leurs mandats ont marqué les relations entre Afrique et les Etats-Unis. Le premier, Bill Clinton, a mis en place le programme AGOA (African Growth and Opportunity Act) réduisant les tarifs douaniers pour les produits en provenance de quelque 40 pays africains. Cette loi qui continue d’avoir des effets positifs sur les créations d’entreprises et d’emplois en Afrique, arrive à échéance en 2015. Son renouvellement et son extension à de nouveaux produits a fait l’objet des débats pendant le sommet de Washington, avec Barack Obama s’engageant à œuvrer pour sa reconduction. George W. Bush, lui, est crédité d’avoir introduit un plan d’aide efficace pour combattre le sida en Afrique et d’un fonds de développement bilatéral (Millenium Challenge Corporation) qui prête de l’argent pour la construction d’infrastructures.

    Accaparé depuis son élection en 2008 par la crise financière et économique mondiale, le président Obama s’est contenté pour sa part de renforcer les politiques africaines déjà en place. Ses priorités en matière de politique étrangère se trouvaient ailleurs, en Asie-Pacifique considérée comme la région la plus dynamique du monde. Sa première grande initiative en Afrique date de 2013 lorsqu’il a lancé Power Africa, un projet de 7,8 milliards de dollars qui propose de multiplier par deux l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne. Il dévoile dans la foulée la stratégie américaine pour l’Afrique en quatre points, mêlant objectifs politiques, sécuritaires et économiques. Selon Amadou Sy, chercheur à la Brookings Institution et spécialisé dans les relations Afrique-Etats-Unis, avec le sommet de Washington qui vient de se conclure, avec les relations entre le continent et les Etats-Unis «nous changeons de paradigme, passant du bilatéral au continental, de la charité au partenariat ». Cette nouvelle approche du continent africain, fondée sur le respect mutuel, constitue un précédent que les successeurs du président Obama à la Maison Blanche seront peut-être tentés de répliquer.

    RFI

  • Côte d’Ivoire: Konan Bédié apporte son soutien à Alassane Ouattara

    Côte d’Ivoire: Konan Bédié apporte son soutien à Alassane Ouattara

    bedie-ouatara-C’est officiel : Henri Konan Bédié, le président du PDCI – l’ancien parti unique – a annoncé ce mercredi 17 septembre son soutien à la candidature d’Alassane Ouattara pour la présidentielle de 2015 au nom du RHDP, une alliance du PDCI et du RDR qui avait permis la victoire d’Alassane Ouattara lors du second tour de la présidentielle de 2010.

    Henri Konan Bédié laissait planer le doute depuis plusieurs mois, et il aura fallu qu’Alassane Ouattara se rende dans sa région pendant quatre jours pour qu’il lui annonce publiquement son soutien. Il a aussi annoncé la création future d’un parti unifié RDR-PDCI.

    Henri Konan Bédié s’est exprimé lors d’un meeting commun à Daoukro, dans le centre du pays. Il s’est adressé, en le tutoyant, à l’actuel chef de l’Etat sous les applaudissements de la foule.

    « Je donne des orientations fermes pour soutenir ta candidature à l’élection présidentielle prochaine, a déclaré Henri Konan Bédié. Je demande à toutes les structures du Parti démocratique de Côte d’Ivoire et des partis composants, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, de se mettre en mouvement pour faire aboutir ce projet. Tu seras ainsi le candidat unique de ces partis politiques pour l’élection présidentielle sans préjudice pour les irréductibles qui voudront se présenter en leur nom propre. »

    « L’objectif d’une telle candidature est double : assurer le succès du RHDP aux élections de 2015 et ensuite aboutir à un parti unifié dénommé PDCI-RDR pour gouverner la Côte d’Ivoire, étant entendu que ces deux partis sauront établir entre eux l’alternance au pouvoir dès 2020 », a souligné Henri Konan Bédié, président du PDCI.

    Un soutien de poids

    Cette annonce permet à Alassane Ouattara de faire un pas de plus vers l’assurance d’un deuxième mandat. EN effet, le PDCI, c’est d’abord l’allié qui a permis au RDR de remporter le second tour de l’élection présidentielle de 2010. Ancien parti unique donc très bien implanté sur toute l’étendue du territoire, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire est un poids lourd qui permet de revendiquer l’héritage de Félix Houphouët Boigny son fondateur, premier président du pays, encore adulé et regretté 20 ans après sa mort.

    Dans son discours suite à ce soutien, le chef de l’Etat, lui-même natif du Nord, s’est engagé à construire un marché, un lycée agricole et une université à Daoukro après avoir rappelé que son programme d’urgence avait investi plus de 64 milliards de francs CFA dans la zone, soit près de 100 millions d’euros. Un séjour qui a aussi donné l’occasion à Alassane Ouattara de se présenter devant les chefs traditionnels baoulé. Un passage indispensable pour convaincre une population souvent réticente à voter pour un candidat qui n’est pas issu de sa région.

    Une trahison et un acte solitaire

    Ils étaient de nombreux cadres et militants du PDCI à craindre l’annonce de cette candidature unique et à tenter de faire barrage depuis plusieurs mois. Face à ces résistances en interne, Henri Konan Bédié s’était battu pour se maintenir à la tête de l’ancien parti unique lors du congrès d’octobre 2013, allant jusqu’à faire modifier les textes pour abroger la limite d’âge du président du parti – plusieurs cadres se sont présentés contre lui en assurant qu’eux défendraient une candidature du PDCI à la présidentielle, sans succès.

    Henri Konan Bédié jouait sur les mots depuis plusieurs mois, laissant planer le doute sur ses intentions, notamment lors du congrès du PDCI organisé en octobre 2013. « Concernant la prochaine élection présidentielle, il est évident pour chacun qu’en tant que parti politique, nous ne pouvons pas ne pas avoir de candidat », avait-il déclaré après sa réélection à la tête du parti. Les résolutions de ce congrès indiquaient d’ailleurs que ce candidat serait un militant actif du parti.

    Ces propos étaient ovationnés, à l’époque. Cependant, ce mercredi, le président du PDCI change de direction en désignant officiellement Alassane Ouattara comme le candidat unique du RHDP, l’alliance du PDCI et du RDR, le parti de l’actuel chef de l’Etat. De là à unifier les deux formations politiques, il n’y a qu’un pas que Bédié franchit, annonçant la création prochaine du PDCI-RDR.

    Si ce discours surprend à peine, il choque de nombreux militants et plusieurs membres du bureau politique du PDCI. Ils dénoncent une trahison ainsi qu’un acte solitaire et étudient les recours possibles au sein des instances du parti. Williams Koffi son président est abasourdi : « Il ne peut pas prendre juste une partie des résolutions du congrès et abandonner le reste. Les 16 000 congressistes ont été très clairs. Les militants ne veulent pas de la décision qu’il vient de prendre à titre individuel ».

    Kouadio Konan Bertin, alias KKB, assure en tout cas que la convention prévue pour choisir un candidat PDCI à l’élection présidentielle de 2015 serait maintenue.

    rfi

  • RDC : référendum en vue

    RDC : référendum en vue

    Lambert Mende
    Lambert Mende

    -Lambert Mende, ministre de la Communication de la République Démocratique du Congo (RDC) a évoqué jeudi la possibilité d’un referendum en vue de changer certains articles de la Constitution.

    Il s’exprimait devant la presse en réponse aux critiques formulées par la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qui a appelé le gouvernement à ne pas modifier la Constitution pour augmenter le nombre de mandats permis au chef de l’Etat.

    “Au moins on n’a pas contesté aux Ecossais et à ceux qui vivent en Ecosse le droit de se prononcer, pourquoi on veut contester au Congolais le droit de se prononcer ? “, a-t-il lancé lors de son intervention.

    Lambert Mende affirme que l’idée d’un référendum vient de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Cet éventuellement changement de la Constitution ne concernerait que certains articles dont le plus significatif est l’article 197 qui concerne le mode de scrutin des élections provinciales.

    L’article 220 au centre des débats

    L’objectif étant de passer au mode indirect pour faire des économies.

    Mais Lambert Mende n’exclut pas pour autant un référendum sur l’article au centre de tous les regards. Il s’agit de l’article 220 qui limite le nombre de mandats du chef de l’Etat à deux.

    Il a affirmé que la révision de cet article n’était pas pour l’instant à l’ordre du jour mais “qu’en démocratie, tout pouvait être discuté”, y compris “les dispositions verrouillées” dans la loi fondamentale.

    Ce n’est pas la première fois qu’un responsable politique évoque la possibilité d’un referendum.

    Le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, et le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, avaient déjà avancé l’idée. Seulement aujourd’hui, elle semble se préciser.

    BBC

  • l’Église congolaise réitère sa volonté de voir Kabila partir en 2016

    l’Église congolaise réitère sa volonté de voir Kabila partir en 2016

    Evequescardinal-DIAS1-Après différentes rencontres à Rome avec le pape François, la conférence épiscopale de RDC a publié dimanche une lettre dans laquelle elle réaffirme son opposition à toute modification de la Constitution de la RDC pour une nouvelle candidature de Joseph Kabila en 2016.

    Réunis à Rome pour la traditionnelle visite “ad limina apostolorum”, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), se sont à nouveau exprimé sans ambigüité sur une éventuelle candidature de Joseph Kabila à la présidentielle prévue en 2016.
    “Pour nous, l’avenir heureux de la RD Congo réside incontestablement dans le respect de la Constitution, Loi fondamentale et socle de notre jeune démocratie. (…) Nous réaffirmons notre opposition à toute modification de l’article 220, article verrouillé de notre Constitution qui stipule que la forme républicaine de l’État, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle”, explique la lettre datée du dimanche 14 septembre.
    La visite “ad limina apostolorum” est un déplacement quinquennal que tout évêque est tenu de faire à Rome. Elle comprend diverses activités comme le pèlerinage aux tombeaux des apôtres Pierre et Paul et surtout une discussion sur la situation de l’Église dans la province dont il a la charge. Les évêques congolais assurent que le souverain pontife les “a réconfortés dans [leur] ministère pastoral à être ‘des hommes d’espérance pour [leur] peuple’ et à ‘apporter [leur] contribution’ pour l’avenir heureux de [leur] nation.”
    Le combat continue
    Le nouveau message de la Cenco réaffirme celui de juin dernier, qui exprimait l’opposition à “toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel”. Une position qui s’inscrit dans le droit fil du combat de l’Église congolaise contre les différents pouvoirs qu’a connu le pays depuis les années 1970. Mais cette fois, pour marquer le coup, l’Église de RDC va plus loin.
    Elle suspend également sa participation au Comité d’intégrité et de médiation électorale (Cime). Les évêques affirment cependant accompagner de leurs prières le processus en cours. Ils ont donc vraisemblablement saisi l’occasion de leur visite au pape François pour médiatiser un peu plus leur position dans le débat sur la modification de la Constitution qui prend de plus en plus d’ampleur en RDC. La réponse du porte-parole du gouvernement congolais, elle, ne varie pas. Interrogé par RFI mercredi, Lambert Mende a dénoncé un “procès d’intention” contre le chef de l’État.

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    Jeune Afrique
  • RDC-RSA : vers une stratégie industrielle inclusive concertée

    RDC-RSA : vers une stratégie industrielle inclusive concertée

    zuma_kabila-La partie congolaise veut expérimenter l’expertise sud-africaine dans sa réflexion sur le mode d’implantation des Zones économiques spéciales (ZES), a-t-on appris en marge de la sixième édition du forum République sud-africaine (RSA)-République démocratique du Congo (RDC) qui se tient à Kinshasa du 15 au 17 septembre sur le thème « L’initiative du commerce et de l’investissement».

    À travers ce partage d’informations sur l’épineuse question des ZES, l’idée est d’arriver à en faire un projet véritablement rentable pour le pays. Et forcément les autorités congolaises veulent se donner toutes les chances de réussir cette transformation. Il y a même des avancées, notamment la publication de la loi sur les ZES, une étape importante dans le développement du projet.

    En effet, grâce à la Loi, il sera possible désormais d’espérer une émergence de la RDC à l’horizon 2030, projette le ministère de l’Industrie, Petites et Moyennes entreprises. Mais il y a bien d’autres défis dans le secteur agricole, notamment les projets d’envergure comme le Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo qui bénéficie déjà de l’expertise et de la technologie sud-africaine.

    Sur ce point, il se dégage une volonté commune de travailler dans le sens d’une stratégie industrielle inclusive et durable concertée pour assurer une croissance économique basée sur l’industrialisation et le commerce international des produits industriels et des services indispensables à la réduction de la pauvreté.D’emblée une invitation tacite est faite aux opérateurs économiques congolais et sud-africains de venir investir massivement dans les ZES. La tâche est rendue d’autant plus facile qu’il existe désormais un Guichet unique de création d’entreprise qui marque un pas de plus dans la voie de l’amélioration du climat des affaires en RDC.

    Agence d’information d’afrique centrale

  • l’Eglise catholique dit «non» à la révision de la Constitution

    l’Eglise catholique dit «non» à la révision de la Constitution

    eveques-En République démocratique du Congo (RDC), l’Eglise catholique se mobilise contre tout projet de révision de l’article 220 qui garantit l’alternance politique après deux mandats. Dans un message intitulé « Protégeons la nation » et lu à la presse, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qualifie toute tentative de modification de cet article clef de « voie sans issue » et réaffirme la nécessité de respecter et de conserver la Constitution actuelle.

    C’est un contexte bien précis qui a poussé l’Eglise catholique à faire une telle déclaration. Il y a eu tout d’abord la rentrée parlementaire, lundi, et le fait que la révision d’un article de la Constitution – l’article 197, qui porte sur le mode de scrutin des députés provinciaux – est déjà au menu de cette session. Et puis, il y a eu surtout toutes les déclarations des dernières semaines du côté de la majorité présidentielle.

    « La menace d’une modification plus fondamentale de la Constitution devient de plus en plus précise », explique un représentant de l’Eglise catholique. D’où ce message très clair qui est de dire « non » à la révision des articles verrouillés de la Constitution de 2006.

    « Nous réaffirmons ainsi notre position à toute modification de l’article 220, article verrouillé de notre Constitution, qui stipule que la forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle », a déclaré l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo.

    « La CENCO n’ignore pas que toute Constitution est modifiable mais elle rappelle que l’article 220 a été verrouillé par le constituant lui-même justement pour échapper à cette modification. Le modifier, c’est refaire marche en arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la nation », a-t-il tenu à rappeler.

    Ce n’est pas la première fois que la Conférence épiscopale se positionne. En juin, déjà, elle s’était dite opposée à tout changement fondamental de la Constitution. Cette fois-ci, l’Eglise catholique affirme non seulement que les menaces de modification deviennent de plus en plus précises mais décide d’aller plus loin.

    Elle suspend sa participation à un comité religieux pour suivre la préparation des élections aux côtés de la commission électorale. Par ailleurs, elle appelle tous les curés et les catéchistes du pays à véhiculer son message et à sensibiliser les chrétiens dans les églises pour qu’ils se mobilisent contre toute tentative de modification de l’article 220.

    L’Eglise catholique, qui était déjà un des premiers acteurs à critiquer le résultat des élections en 2011, tente cette fois d’agir en amont, sachant que la présidentielle doit se tenir dans deux ans, en 2016.

    ■ Réaction du gouvernement

    Le porte-parole du gouvernement congolais estime que la conférence épiscopale nationale du Congo fait un procès d’intention au pouvoir en place en répondant à des questions qui n’existent pas.

    RFI
  • Kinshasa accuse les évêques congolais d’être à la solde de “maîtres à penser occidentaux”

    Kinshasa accuse les évêques congolais d’être à la solde de “maîtres à penser occidentaux”

    Mende-Le gouvernement de Kinshasa a accusé jeudi les évêques congolais d’être à la solde de “maîtres à penser occidentaux”, dénonçant leur opposition à tout projet qui aiderait le président Joseph Kabila à se représenter en 2016.

    Il est “évident” que les évêques ont voulu “faire plaisir à des agents d’influence étrangers” et que leur discours “sonne (…) comme un nouveau gage offert à des maîtres à penser occidentaux”, a affirmé à la presse Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

    Dans une lettre ouverte datée de dimanche, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), alors en séjour à Rome, ont répété leur “opposition à toute modification de l’article 220” de la Constitution de 2006. Cet article interdit toute révision constitutionnelle destinée à modifier le nombre et la durée des mandats présidentiels, limitée actuellement à deux mandats successifs de cinq ans, ce qui interdit à M. Kabila de se représenter en 2016.

    “Le modifier serait faire marche en arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la Nation”, écrivent les prélats.

    “Prétendre même qu’on ne peut même plus écrire une nouvelle constitution dans notre pays, qu’est-ce que ça veut dire? (..) Que le peuple congolais ne peut plus écrire une constitution dans son pays parce que les évêques ne veulent pas? Donc les évêques sont propriétaires du peuple congolais?”, a lancé M. Mende.

    Le porte-parole du gouvernement a déclaré que la révision de l’article 220 n’était pour l’instant pas à l’ordre du jour mais qu”en démocratie, tout peut être discuté”, y compris “les dispositions qu’on a verrouillées” dans la loi fondamentale.

    Si révision d’une de ces dispositions il devait y avoir, un référendum sera organisé, a-t-il dit. “Nous ne voyons pas quel est l’autre mécanisme pour dégager la volonté souveraine du peuple”, a souligné M. Mende, précisant que son coût serait “minimisé” par un couplage aux élections locales, prévues en 2015.

    Lors de la session parlementaire qui s’est ouverte lundi, les députés et sénateurs doivent étudier et voter en priorité un projet de loi proposant l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect, et non plus au suffrage direct.

    Le gouvernement y voit un moyen de faire des économies mais l’opposition dénonce une manoeuvre pour modifier plus profondément la Constitution et permettre au président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.

    Elu président en 2006 à l’issue des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960, M. Kabila s’est maintenu à la tête de l’Etat en 2011 à l’issue d’élections à la légitimité contestée par la communauté internationale et l’opposition.

    A la pointe des pressions occidentales pour amener M. Kabila a quitter le pouvoir à la fin de son mandate en cours, les Etats-Unis ont déclaré à plusieurs reprises qu’il ne souhaitaient pas le voir se représenter en 2016.

    AFP
  • Jugement dernier :Kamerhe auteur de la cacophonie de la marche du 13/09/14 ;Kabiliste ou opposant ?  

    Jugement dernier :Kamerhe auteur de la cacophonie de la marche du 13/09/14 ;Kabiliste ou opposant ?  

    Vital Kamerhe PN de l'UNC
    Vital Kamerhe PN de l’UNC

    -Le peuple congolais est déterminé à se débarrasser du régime bidon du Congo-Kinshasa dont Kamerhe n’est autre que l’architecte de premier rang. Tout le monde continue à se poser la question si  réellement, ce monsieur est  opposant ? Cette préoccupation des congolais vient une fois de plus, d’être confirmée suite à son comportement  d’espion du pouvoir au sein de l’opposition congolaise.

    Alors qu’un fis du Congo, Ewanga se retrouve en prison, Kamerhe dans ce jeu  de caméléon avait convoqué  unilatéralement la marche ratée de samedi 13 Septembre 2014 sans que l’opposition radicale en soit au courant. Cela avait suscité beaucoup de points d’interrogation. En qualité de qui  pouvait il convoquer cette marche sans l’aval des vrais opposants congolais préoccupés par l’arrestation de notre compatriote Ewanga , arrêté arbitrairement par le pouvoir en place après la marche de Saint Thérèse à Ndjili ?
    Et chose grave, Kamerhe avait pris des contacts secrets avec  Lisanga Bonganga et consorts qui avaient participé aux concertations et soutiennent le pouvoir en place  pour participer à cette marche.
    Pour question d’information, les congolais doivent retenir que Kamerhe n’a jamais participé à une quelconque réunion ou marche de la vraie opposition congolaise. Pour nous, c’est un caméléon qui change des couleurs et prêt à  sacrifier les congolais pourvu que son œuvre qu’il a mise en place, continue au prix de sacrifice des congolais.
     
    Voici les différentes séquences de la marche ratée du 13 Septembre :
           Deux semaines  avant la date du 13 Septembre : Kamerhe convoque unilatéralement la marche sans en informer les membres de l’opposition radicale congolaise,
           Il avait pris des contacts secrets  avec Lisanga Bonganga et autres Kabilistes pour participer à la marche du 13 Septembre,
           Kamerhe voulait prendre la parole comme tête d’affiche de l’opposition congolaise alors qu’en réalité il ne l’est pas,
           Il a voulu utiliser les grands courants de l’opposition congolaise à savoir UDPS et alliés , la société civile RDC, Fac et consorts pour affirmer son leadership de l’opposition congolaise.
           Alors que la vraie opposition était préoccupée au procès Ewanga , Kamerhe en complicité avec les partis Kabilistes acceptent d’organiser des marches soi-disant de l’opposition simultanément et à la même date.
    Dans le passé, nous avions démontré en long et en large comment il avait combattu Tshisekedi pour qu’il ne soit pas élu. Quel est ce congolais qui acceptera de propulser Kamerhe pour qu’il devienne leader de l’opposition ou  chef de l’état au Congo Kinshasa ? Nous disons  personne .En moins que nous congolais, nous soyons naïfs.
    Kamerhe, opposant nous ne croyons pas. Il s’attache aux vrais opposants    pour se tailler un chemin mais il trouvera des congolais sérieux et dignes qui défendent la nation et notre peuple
    Congolais réveillons nous et ne soyons pas distraits sinon ce pays nous échappera.
    Apres analyste, voici le verdict du  jugement «  Kamerhe »
    -Vu son passé politique obscure et son rôle majeur qu’il a joué  en sa qualité de l’architecte du pouvoir en place, nous le déclarons  faux opposant et infiltré au sein de l’opposition congolaise. Il  travaille pour le compte du pouvoir en place et  est  capable de nuire. Pour cette raison, il est  Kabiliste à vie.
     
     
    Poète Robert Kabemba
    Historien, Politologue, Sociologue
    Analyste politique independant
    Manchester/Angleterre