Author: Don Kayembe

  • l’Eglise catholique dit «non» à la révision de la Constitution

    l’Eglise catholique dit «non» à la révision de la Constitution

    eveques-En République démocratique du Congo (RDC), l’Eglise catholique se mobilise contre tout projet de révision de l’article 220 qui garantit l’alternance politique après deux mandats. Dans un message intitulé « Protégeons la nation » et lu à la presse, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qualifie toute tentative de modification de cet article clef de « voie sans issue » et réaffirme la nécessité de respecter et de conserver la Constitution actuelle.

    C’est un contexte bien précis qui a poussé l’Eglise catholique à faire une telle déclaration. Il y a eu tout d’abord la rentrée parlementaire, lundi, et le fait que la révision d’un article de la Constitution – l’article 197, qui porte sur le mode de scrutin des députés provinciaux – est déjà au menu de cette session. Et puis, il y a eu surtout toutes les déclarations des dernières semaines du côté de la majorité présidentielle.

    « La menace d’une modification plus fondamentale de la Constitution devient de plus en plus précise », explique un représentant de l’Eglise catholique. D’où ce message très clair qui est de dire « non » à la révision des articles verrouillés de la Constitution de 2006.

    « Nous réaffirmons ainsi notre position à toute modification de l’article 220, article verrouillé de notre Constitution, qui stipule que la forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle », a déclaré l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo.

    « La CENCO n’ignore pas que toute Constitution est modifiable mais elle rappelle que l’article 220 a été verrouillé par le constituant lui-même justement pour échapper à cette modification. Le modifier, c’est refaire marche en arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la nation », a-t-il tenu à rappeler.

    Ce n’est pas la première fois que la Conférence épiscopale se positionne. En juin, déjà, elle s’était dite opposée à tout changement fondamental de la Constitution. Cette fois-ci, l’Eglise catholique affirme non seulement que les menaces de modification deviennent de plus en plus précises mais décide d’aller plus loin.

    Elle suspend sa participation à un comité religieux pour suivre la préparation des élections aux côtés de la commission électorale. Par ailleurs, elle appelle tous les curés et les catéchistes du pays à véhiculer son message et à sensibiliser les chrétiens dans les églises pour qu’ils se mobilisent contre toute tentative de modification de l’article 220.

    L’Eglise catholique, qui était déjà un des premiers acteurs à critiquer le résultat des élections en 2011, tente cette fois d’agir en amont, sachant que la présidentielle doit se tenir dans deux ans, en 2016.

    ■ Réaction du gouvernement

    Le porte-parole du gouvernement congolais estime que la conférence épiscopale nationale du Congo fait un procès d’intention au pouvoir en place en répondant à des questions qui n’existent pas.

    RFI
  • Kinshasa accuse les évêques congolais d’être à la solde de “maîtres à penser occidentaux”

    Kinshasa accuse les évêques congolais d’être à la solde de “maîtres à penser occidentaux”

    Mende-Le gouvernement de Kinshasa a accusé jeudi les évêques congolais d’être à la solde de “maîtres à penser occidentaux”, dénonçant leur opposition à tout projet qui aiderait le président Joseph Kabila à se représenter en 2016.

    Il est “évident” que les évêques ont voulu “faire plaisir à des agents d’influence étrangers” et que leur discours “sonne (…) comme un nouveau gage offert à des maîtres à penser occidentaux”, a affirmé à la presse Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

    Dans une lettre ouverte datée de dimanche, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), alors en séjour à Rome, ont répété leur “opposition à toute modification de l’article 220” de la Constitution de 2006. Cet article interdit toute révision constitutionnelle destinée à modifier le nombre et la durée des mandats présidentiels, limitée actuellement à deux mandats successifs de cinq ans, ce qui interdit à M. Kabila de se représenter en 2016.

    “Le modifier serait faire marche en arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la Nation”, écrivent les prélats.

    “Prétendre même qu’on ne peut même plus écrire une nouvelle constitution dans notre pays, qu’est-ce que ça veut dire? (..) Que le peuple congolais ne peut plus écrire une constitution dans son pays parce que les évêques ne veulent pas? Donc les évêques sont propriétaires du peuple congolais?”, a lancé M. Mende.

    Le porte-parole du gouvernement a déclaré que la révision de l’article 220 n’était pour l’instant pas à l’ordre du jour mais qu”en démocratie, tout peut être discuté”, y compris “les dispositions qu’on a verrouillées” dans la loi fondamentale.

    Si révision d’une de ces dispositions il devait y avoir, un référendum sera organisé, a-t-il dit. “Nous ne voyons pas quel est l’autre mécanisme pour dégager la volonté souveraine du peuple”, a souligné M. Mende, précisant que son coût serait “minimisé” par un couplage aux élections locales, prévues en 2015.

    Lors de la session parlementaire qui s’est ouverte lundi, les députés et sénateurs doivent étudier et voter en priorité un projet de loi proposant l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect, et non plus au suffrage direct.

    Le gouvernement y voit un moyen de faire des économies mais l’opposition dénonce une manoeuvre pour modifier plus profondément la Constitution et permettre au président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.

    Elu président en 2006 à l’issue des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960, M. Kabila s’est maintenu à la tête de l’Etat en 2011 à l’issue d’élections à la légitimité contestée par la communauté internationale et l’opposition.

    A la pointe des pressions occidentales pour amener M. Kabila a quitter le pouvoir à la fin de son mandate en cours, les Etats-Unis ont déclaré à plusieurs reprises qu’il ne souhaitaient pas le voir se représenter en 2016.

    AFP
  • Jugement dernier :Kamerhe auteur de la cacophonie de la marche du 13/09/14 ;Kabiliste ou opposant ?  

    Jugement dernier :Kamerhe auteur de la cacophonie de la marche du 13/09/14 ;Kabiliste ou opposant ?  

    Vital Kamerhe PN de l'UNC
    Vital Kamerhe PN de l’UNC

    -Le peuple congolais est déterminé à se débarrasser du régime bidon du Congo-Kinshasa dont Kamerhe n’est autre que l’architecte de premier rang. Tout le monde continue à se poser la question si  réellement, ce monsieur est  opposant ? Cette préoccupation des congolais vient une fois de plus, d’être confirmée suite à son comportement  d’espion du pouvoir au sein de l’opposition congolaise.

    Alors qu’un fis du Congo, Ewanga se retrouve en prison, Kamerhe dans ce jeu  de caméléon avait convoqué  unilatéralement la marche ratée de samedi 13 Septembre 2014 sans que l’opposition radicale en soit au courant. Cela avait suscité beaucoup de points d’interrogation. En qualité de qui  pouvait il convoquer cette marche sans l’aval des vrais opposants congolais préoccupés par l’arrestation de notre compatriote Ewanga , arrêté arbitrairement par le pouvoir en place après la marche de Saint Thérèse à Ndjili ?
    Et chose grave, Kamerhe avait pris des contacts secrets avec  Lisanga Bonganga et consorts qui avaient participé aux concertations et soutiennent le pouvoir en place  pour participer à cette marche.
    Pour question d’information, les congolais doivent retenir que Kamerhe n’a jamais participé à une quelconque réunion ou marche de la vraie opposition congolaise. Pour nous, c’est un caméléon qui change des couleurs et prêt à  sacrifier les congolais pourvu que son œuvre qu’il a mise en place, continue au prix de sacrifice des congolais.
     
    Voici les différentes séquences de la marche ratée du 13 Septembre :
           Deux semaines  avant la date du 13 Septembre : Kamerhe convoque unilatéralement la marche sans en informer les membres de l’opposition radicale congolaise,
           Il avait pris des contacts secrets  avec Lisanga Bonganga et autres Kabilistes pour participer à la marche du 13 Septembre,
           Kamerhe voulait prendre la parole comme tête d’affiche de l’opposition congolaise alors qu’en réalité il ne l’est pas,
           Il a voulu utiliser les grands courants de l’opposition congolaise à savoir UDPS et alliés , la société civile RDC, Fac et consorts pour affirmer son leadership de l’opposition congolaise.
           Alors que la vraie opposition était préoccupée au procès Ewanga , Kamerhe en complicité avec les partis Kabilistes acceptent d’organiser des marches soi-disant de l’opposition simultanément et à la même date.
    Dans le passé, nous avions démontré en long et en large comment il avait combattu Tshisekedi pour qu’il ne soit pas élu. Quel est ce congolais qui acceptera de propulser Kamerhe pour qu’il devienne leader de l’opposition ou  chef de l’état au Congo Kinshasa ? Nous disons  personne .En moins que nous congolais, nous soyons naïfs.
    Kamerhe, opposant nous ne croyons pas. Il s’attache aux vrais opposants    pour se tailler un chemin mais il trouvera des congolais sérieux et dignes qui défendent la nation et notre peuple
    Congolais réveillons nous et ne soyons pas distraits sinon ce pays nous échappera.
    Apres analyste, voici le verdict du  jugement «  Kamerhe »
    -Vu son passé politique obscure et son rôle majeur qu’il a joué  en sa qualité de l’architecte du pouvoir en place, nous le déclarons  faux opposant et infiltré au sein de l’opposition congolaise. Il  travaille pour le compte du pouvoir en place et  est  capable de nuire. Pour cette raison, il est  Kabiliste à vie.
     
     
    Poète Robert Kabemba
    Historien, Politologue, Sociologue
    Analyste politique independant
    Manchester/Angleterre
  • Kuthino:le président Kabila grâcie un pasteur au nom de la “cohésion nationale”

    Kuthino:le président Kabila grâcie un pasteur au nom de la “cohésion nationale”

    549278_209343705875736_1639913303_nLe président congolais Joseph Kabila a grâcié au nom de la “cohésion nationale” le pasteur Ferdinand Kuthino, chef d’une Église évangélique condamné à 10 ans de prison en 2008, selon un ordonnance présidentielle lue dimanche soir à la télévision nationale.

    “Voulant marquer de façon particulière la cohésion nationale par un acte individuel de clémence”, le président accorde au pasteur “la remise totale de la peine restant à purger”, indique l’ordonnance. Le choix de cette grâce a été fait sur proposition de la ministre de la Justice, Wivine Matipa.

    “Nous sommes très contents de ce geste du président. Nous attendions ça depuis très longtemps. Pourvu qu’il y ait la cohésion que nous recherchons tous, et si la grâce peut concerner d’autres” prisonniers dits “politiques”, “ce sera une très bonne chose”, a déclaré à l’AFP un avocat du pasteur, Me Don Divin Dodizewa.

    Responsable de l’Église évangélique “Armée de la victoire”, le pasteur Fernando Kuthino a été arrêté le 14 mai 2006 après un meeting dans un stade de Kinshasa où il avait tenu, selon les autorités, des “propos incendiaires”.

    Les services de police avaient interpellé deux militaires et plusieurs fidèles de l’Armée de la victoire au domicile du pasteur, où ils avaient affirmé avoir découvert plusieurs armes et munitions.

    Le 16 juin 2006, il avait été condamné 20 ans de prison par un tribunal militaire de Kinshasa. Après appel, il avait écopé le 2 octobre 2008 de 10 ans de servitude pénale.

    Le pasteur Kuthino avait fui Kinshasa en mai 2003 alors qu’il était recherché par les autorités congolaises après une série d’émissions de télévision où il avait violemment critiqué le pouvoir, à l’époque détenu par Joseph Kabila, l’actuel président. Il était rentré au pays début mai 2006 en RDC.

    En 2006, il avait critiqué le processus électoral en cours dans le pays, qui organisait ses premières présidentielle et législatives libres.

    Début octobre 2013, après un mois de “concertations nationales” visant à régler la crise politique, sociale et sécuritaire en RDC, des délégués de la majorité, d’une partie de l’opposition et de la société civile avaient demandé la grâce, parmi d’autres

    source: Jeuneafrique

  • Olivier Hamuli :Devoir d’enquête pour comprendre les rumeurs d’empoisonnement du Lt-Col. Olivier Hamuli – DESC

    Olivier Hamuli :Devoir d’enquête pour comprendre les rumeurs d’empoisonnement du Lt-Col. Olivier Hamuli – DESC

    Col-Olivier-Hamuli-Tout part au départ des rumeurs d’empoisonnement du général Bahuma

    Comme le mentionne le professeur émérite Jean-Claude Willame dans ses Éphémérides des Grands Lacs de la semaine du 30 août au 5 septembre 2014, en RDC, l’événement de la semaine (écoulée) a été le décès en Afrique du Sud du chef des FARDC qui avait en charge la pacification du Nord Kivu et qui s’était illustré dans les combats victorieux contre les bandes armées de l’ADF. Les rumeurs d’empoisonnement ont entouré ce décès dû officiellement à un AVC et plusieurs « marches de la colère » ont eu lieu à Goma.

    Plusieurs observateurs n’ont pas hésité de faire le lien entre cette disparition et celle des autres officiers congolais qui s’étaient distingués dans la mise en déroute des rébellions pro-rwandaises. C’est le cas de la Voix des Sans Voix (VSV) qui, ne semble pas être convaincue de la déclaration faite par le ministère de la Défense, selon laquelle le général Bahuma a succombé de suite d’un accident cardiovasculaire. Pour Peter Ntumba, intervenant sur Radio Okapi, la VSV exige « une autopsie pour en avoir le cœur net » et s’inquiète de voir « de hauts officiers de haut rang qui constituent  l’espoir pour la RDC mourir ». Il poursuit : « Ça pose problème. Nous ne nous sommes pas arrêtés à Mamadou Ndala. Il y a aussi Mbuza Mabe. Et ça inspire pas mal d’inquiétudes. C’est ainsi que nous avons parlé des séries noires aux mains noires », a déploré le coordonnateur de la VSV, Peter Ntumba a estimé que officiers «ne meurent pas au front mais dans des conditions obscures».

    Le colonel  Kabene : Suspect ou bouc émissaire ? Quand la rumeur se mêle à l’émotion

    Après le décès du général Bahuma, plusieurs rumeurs affolantes ont également annoncé le jeudi 4 septembre dans la soirée que le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole militaire des FARDC au Nord-Kivu, (à ne pas confondre avec le Lieutenant-Genéral pro-rwandais Dieudonné Hamuli Bahigua, Chef EM chargé des Opérations des FARDC), serait gravement malade et le pronostic sur sa vie serait engagé. Comme nous allons l’illustrer plus bas, les vérifications d’usage effectuées par DESC auprès de plusieurs sources : militaires, locales à Goma et Beni, MONUSCO et politiques ont conclu que le Colonel Hamuli était bien portant.

    Pour la petite histoire, une première source nous alerte que le Lt-col Hamuli éait invité avec le général Bahuma chez un certain colonel Kabene, chef d’état-major de la 8ème région militaire. La source parle d’un possible empoisonnement mais nous n’avons pas d’autres sources d’information pour affirmer ni infirmer cette nouvelle. La source nous informe que pris de panique, le colonel Kabene serait réfugié à la MONUSCO à Goma. Et la source nous demande d’en savoir plus. Comme souvent en RDC en pareille situation, la rumeur se répand comme une trainée de poudre.

    En cause Le colonel Kabene, chef d’état-major de la 8ème région militaire.

    Même le site Beni-Lubero online est tombée dans cette escarcelle de la rumeur. Dans sa publication du 5 septembre, il titrait : « Le Lt colonel Amuli aux soins intensifs en RSA… ».

    Les proches du Lt Colonel Amuli, Porte-parole de la Huitième région militaire en Province du Nord-Kivu et proche collaborateur du Feu Général Bahuma décédé en Ouganda le vendredi 29 Aout 2014, viennent de confirmer son transfert de Goma en RSA via Kinshasa le mardi 2 septembre 2014 pour des soins appropriés. Il accuserait le même type de malaise que celui qui a foudroyé son chef, le Général Bauma Ambamba Lucien. http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3610:le-lt-colonel-amuli-aux-soins-intensifs-en-rsa-mr-wabunga-singa-depeche-a-nairobi&catid=16:vie-nationale&Itemid=99

    Et le journal en ligne d’expliquer : « Pour la petite histoire, le Lt Colonel AMULI était au bal funèbre de Kasese/Ouganda où son chef Bauma fut victime d’un malaise non encore élucidé par des témoins neutres et des résultats fiables d’une autopsie. Après la mort du Général Bauma, le Lt Colonel AMULI ramena en RDC l’escorte du baobab disparu ! De retour à Beni, le Lt Colonel Amuli accusa un malaise. Il fut sans tarder transféré à Goma. Vu l’aggravation de son état de santé, la hiérarchie militaire décida de le transférer en RSA via Kinshasa, le mardi 2 septembre 2014 où il se trouverait présentement aux soins intensifs. Le jeudi  4 septembre 2014, une rumeur a circulé à Goma qu’il serait même mort. Cette rumeur a été rejetée par des sources proches de la Huitième Région Militaire. »…

    « Comme on peut le constater, les autorités militaires et administratives du Nord et du Sud-Kivu semblent poursuivies par une cardiopathie que ne dit pas encore son vrai nom ! »

    Ainsi, de notre côté aussi, chez DESC, nous avons été assaillis par plusieurs demandes d’investigation pour affirmer ou infirmer cette rumeur. En voici quelques-unes  sélectionnées :

    –          Bonjour M. Wondo. Connaissez-vous Colonel KABEL Chef EM 8em Region Mil?, il se serait réfugié a la MONUSCO. Colonel Amuli est gravement malade aussi, il était invité tout comme Gen Bahuma pour manger chez le colonel KABEL. Ce dernier aurait mis du poison dans la nourriture, il est réfugié à la MONUSCO. Amuli est anti rwandais, il est malade et on peut le perdre. Il est à Beni en train de suivre les soins peut-être qu’il ne veut pas le dire tout haut.

    –          Salut, on m’a informé que le colonel Amuli est malade en Afrique du Sud. J’avais la nouvelle depuis la mort même du Général mais je comptais avoir un élément d’appui et des précisions auprès de Desc.

    –          Bonjour JJW, je viens d’apprendre d’une source militaire à Kinshasa que le Colonel qui était le porte parole du général Lucien Bahumba a été aussi transféré au sud pour les mêmes malaises et que son état serait critique.

    –          Cher ainé et frère d’arme, je connais le col Kabene, j’ai tous ses contacts. Il ne s’est jamais réfugié à la MONUSCO. Il est libre de ses mouvements. Et Olivier aussi, je le connais et je vais tenter de l’appeler… C’est pas vrai hier vers 22h heure de Goma il était au Riviera restaurant un resto de Goma, il va bien.

    –          M. Wondo, Je me trouvais à Beni dans une mission d’inspection et j’ai parlé avec Hamuli ce soir quand j’ai appris ça. La personne au bout du fil semblait bien portant. A moins d’avoir parlé avec quelqu’un d’autre.

    –         Whisky (pour désigner Wondo) pour Romeo : Olivier Hamuli est très en forme. Il m’a appelé. Il est à Goma et demain il va à Kisangani pour les obsèques de Bahuma. Ta source qui t’a dit qu’il serait à Béni t’a donné une fausse info ou encore quelqu’un lui aurait aussi dit.

    –          Rumeur de mauvais goût grand-frère !!! Hamuli est vivant en forme, je crois qu’il était hier à Kisangani selon une de ses copines ici à Goma qui était avec le major Sierra de la GR (Task force).

    – C’est une fausse alerte mon vieux, car le colonel Olivier Hamuli est presentement à Kisangani où il prépare l’enterrement  du tigre. Le major ‘Delta’ l’a vu hier de ses propres yeux. Aussi, le colonel Kabene ne se trouve pas à la Monusco. Il est à Goma, libre de ses mouvements mais surveillé de très près par la démiap/interieur qui a eu deja à l’interroger à plusieurs fois au sujet du décès du tigre (Bahuma) et de son emploi du temps durant la période suspectée. Tout cela n’est qu’une fausse rumeur. Informez-vous auprès de la Monusco ou à la radio Okapi qui est une des sources les plus fiables en RDC, ils ne te diront pas le contraire.

    Ainsi, comme on peut le constater que le colonel Olivier Hamuli est bel et bien vivant et en bonne santé. Trêve de rumeur

    Qui est le colonel Kabene ?

    Kabene est un lieutenant-colonel des FARDC qui a été promu au poste de chef d’état-major de la 8ème région militaire par le feu général Bahuma. C’est ressortissant nande ayant fait partie de l’armée patriotique congolaise (APC), l’ex branche armée du RCD-K-ML de Antipas Mbusa Nyamwisi. Une rébellion soutenue à l’époque par l’Ouganda. Comme on peut le constater, une source (très fiable selon DESC) signale que le colonel Kabene est placé sous surveilance des renseignements militaires fARDC (Démiap) qui l’a auditionné à plusieurs reprises au sujet de son agenda durant la période qui a précédé le décès du « Tigre » (Bahuma). Il s’agit là d’un indice sérieux qui pourrait, si l’enquête n’est pas étouffée, d’amener vers les commanditaires de l’assassinat d’autant qu’une autre source de la maison militaire nous apprend que le président Kabila serait très affecté par cette disparition. Nous reviendrons sur ce dernier point très prochainement.

    Mais pourquoi ces rumeurs sur le colonel Olivier Hamuli ?

    Le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, est connu pour ses prises de position très dures envers le Rwanda et les anciens rebelles du CNDP et du M23. Le 17 décembre 2012, presque un mois après la chute de Goma, la hiérarchie militaire l’a placé en détention, pour des raisons non justifiées. Selon des sources militaires provinciales qui avaient donné cette information, le lieutenant-colonel Olivier Hamuli était accusé de manquements graves dans l’exercice de ses fonctions au sein des FARDC, sans les préciser. Arrêté à Goma, il a été transféré à Bweremana sous une escorte militaire. (Radio Okapi, 18 décembre 2012). En réalité on lui reprochait des propos très virulents  qu’il tenus contre les processus de brassage et de mixage qui, selon lui, ont transformé l’armée congolaise en un « grand bazar ». Pour lui, les FARDC sont infiltrées par des agents au service de l’ennemi. (…)

    Il y a lieu de rappeler également qu’en 2013, des ordres de repli identiques à ceux qui ont été donnés en novembre 2012 avant la prise de Goma avaient également été donnés aux FARDC lors du conflit interne qui a éclaté au sein du M23 en fin février 2013 entre l’aile fidèle à Makenga et celle aux ordres de Ntaganda et Runiga. Ces deux factions armées du M23 se sont combattues à l’arme lourde et avaient abandonné certaines de leurs positions à Rutshuru que les FARDC ont réinvesti dans la foulée, le 1er Mars 2013. Un ordre émanant de Kinshasa les obligera à se retirer.

    Ainsi, confirmant le retrait de l’armée de ces positions investies, le porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, le lieutenant-colonel Hamuli, a déclaré, dépité, qu’il s’agissait d’obéir à un ordre hiérarchique. « Nous, nous ne sommes pas des rebelles. Nous sommes une armée républicaine, et nous sommes soumis à l’autorité politico-administrative. On s’est retiré sur ordre de la hiérarchie. Et nous nous inclinons devant cette instruction », a-t-il affirmé. Furieux et très déçu, le porte-parole militaire s’est toutefois dit «solidaire» et «compatissant» face à cette population qui, selon lui, avaient bien accueilli les FARDC à leur arrivée à Rutshuru. (Okapi, 3/03/2013. Nous y reviendrons aussi dans notre prochain ouvrage dans le chapitre sur les trahisons lors de la guerre contre le M23). Une façon pour lui de montrer son désaccord avec cette décision absurde venue de Kinshasa.

    Paradoxalement, dans sa déclaration justifiant le retrait incongru des FARDC des zones appartenant au territoire national congolais reconquis par les forces loyalistes (quoi de plus naturel, légal et logique), le porte-parole du gouvernement et ex-cadre de RCD, le ministre Lambert Mende, comme dans ses habitudes, justifiera avec hargne l’ordre venu de Kinshasa en ces termes : « C’est pour respecter les engagements de cessez-le-feu que l’ordre a été donné à nos troupes de se retirer des zones abandonnées par le M23« . Surréaliste non!, comme argument. Comment M. Mende pouvait-il parler du respect du cessez-le-feu alors qu’en même temps le M23 l’ignorait et le violait.

    En effet, après avoir investi la ville de Goma le 20 novembre 2012, les pressions tous azimuts contre le M23 l’ont poussé à signer un cessez-le-feu en faveur des négociations qui allaient débuter à Kampala le 9 décembre 2012. C’est ainsi que dix jours après, le M23 va se retirer de Goma, soit le 1er décembre 2012. Alors que les clauses du cessez-le-feu exigeaient au M23 de se déployer à 20 Km de Goma, mais le groupe rebelle de création rwandaise va en réalité se prépositionner à moins de 10 Km dans les collines autour de la capitale du Nord Kivu, dans les environs de Mutaho. Ce, jusqu’à ce qu’il y soit délogé en juillet-août 2013 lorsque les éléments du feu colonel Mamadou Ndala, appuyés par les hélicoptères de la MONUSCO ont contenu leurs assauts et tentatives de reprise de Goma en y lançant des obus qui ont occasionné des victimes humaines.(http://radiookapi.net/actualite/2013/08/29/obus-tombe-sur-goma-provenait-de-la-zone-occupee-par-le-m23-affirme-la-monusco/). Curieusement, aujourd’hui, le gouvernement de Kabila amnistie un fois de plus ces criminels de guerre sans que la justice ne soit rendue. Trouvez l’erreur! C’est à ce moment précis que DESC avait prédit l’assassinat de Ndala lorsque une première tentative de le rappeler à Kinshasa pour l’envoyer ailleurs a été déjoué grâce à un mécanisme subtil de communication, inspiré de la résistance française, a été mis en place entre les FARDC et les populations du Nord Kivu, sur base de nos conseils à nos contacts locaux.

    Col Olivier Hamuli n'a plus de parole, c'est le gén Leon Kasonga, proche de Kabila qui es venu de Kinshasa pour être le porte paroleDès ce moment précis, avec ses propos contredisant les prises de position de sa haute hiérarchie militaire et du Gouvernement à Kinshasa favorables au M23, le Lt-col Olivier Hamuli ne sera plus en odeur de sainteté auprès du commandement suprême des FARDC. En effet, après l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala le 2 janvier 2014, Hamuli avait déclaré que leurs premiers ennemis sont d’abord leurs frères d’armes. Il faisait allusion aux éléments des régiments issus des unités ex-CNDP déployés au Nord-Kivu. Ainsi, avant le lancement de l’opération « Sokola 1 » (= nettoyage) contre les ADF/Nalu dans le secteur de Beni, le Lt-Col Olivier Hamuli a été déchargé de sa fonction de porte-parole au profit du général de brigade Léon Kasonga, (2ème de g à dr portant des lunettes) venu droit de Kinshasa. Ce dernier est décrit par des sources militaires de l’EMG des FARDC comme étant très proche de Joseph Kabila.

    C’est sur base de tous ces éléments éclairés par ce devoir d’enquête qu’il faille replacer les fausses rumeurs sur l’empoisonnement du lieutenant-colonel Olivier Hamuli. L’émotion suscitée par le décès inopiné de son supérieur est à mettre en rapport avec la crainte que la machine d’élimination des officiers congolais opposés au Rwanda, mise en place en connivence avec certains cadres des FARDC complaisants à Paul Kagame et à ses rébellions créées en RDC, n’emporte cet officier supérieur congolais. Ces rumeurs, non fondées jusqu’à présent, font partie des actions de vigilance et de pression populaires tous azimuts visant à prévenir cette hémorragie qui décime les forces armées de la RDC, chaque fois qu’elles mettent en déroute les soldats sans frontières de Kagame en RDC.

    source: Jean-Jacques Wondo Omanyundu- Exclusivité DESC
  • condamnation d’un opposant avant une manifestation contre le pouvoir

    condamnation d’un opposant avant une manifestation contre le pouvoir

    EKANGA UNC-La justice congolaise a condamné une figure de l’opposition à un an de prison ferme pour outrage au chef de l’Etat jeudi soir, à moins de quarante-huit heures d’une manifestation contre le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.

    “La Cour suprême de justice a condamné jeudi dans la soirée Jean-Bertrand Ewanga a une année de prison ferme pour offense au chef de l’Etat, aux membres du gouvernement et aux membres du Parlement”, a indiqué à l’AFP Me Richard Mpinda, avocat du prévenu.

    Député, M. Ewanga est secrétaire-général de l’Union pour la Nation congolaise (UNC), trosième force d’opposition au Parlement.

    Dénonçant “une véritable parodie de justice”, Me Mpinda a précisé que son client avait été transféré à la prison centrale de Makala après l’énoncé du jugement.

    M. Ewanga avait été arrêté le 5 août au lendemain d’une manifestation d’opposition à Kinshasa destinée à dénoncer toute initiative visant à modifier la Constitution pour permettre à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir en poste au-delà de 2016.

    La délégation de l’Union européenne en RDC, s’était dite “préoccupée” par cette arrestation et avait redit son attachement “au respect des droits de l’homme et des libertés publiques”.

    La condamnation de M. Ewanga intervient alors qu’une coalition de partis d’opposition, dont l’UNC, a appelé à manifester une nouvelle fois samedi matin à Kinshasa pour protester contre les projets de révision constitutionnelle qui pourraient être présentés au Parlement au cours de la session devant commencer le 15 septembre.

    -‘Parodie de justice’ –

    Elle a eu lieu également alors que le représentant spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs, Russel Feingold, voyage dans l’est de la RDC. M. Feingold a déclaré à plusieurs reprises que les Etats-Unis ne voulaient pas voir M. Kabila se représenter pour un nouveau mandat présidentiel en 2016.

    Refusant de participer à une “parodie de justice”, les avocats de M. Ewanga avaient quitté l’audience jeudi après-midi.

    Resté seul à la barre, M. Ewanga avait lancé aux juges, comme un défi : “La pression politique sur vous est très forte, prenez votre décision et envoyez moi à Makala”.

    Le président de l’UNC, Vital Kamerhe, a estimé pour sa part que “le procès de M. Ewanga [était] politique” et que l’issue en était “connue d’avance”.

    Ex-meilleur allié de M. Kabila, M. Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de 2006 jusqu’à sa disgrâce en 2009, est aujourd’hui l’un de ses opposants les plus actifs.

    M. Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 à la mort de son père Laurent-Désiré, chef rebelle devenu maître de la RDC après avoir chassé par les armes le dictateur Mobutu Sese Seko en 1997.

    Elu président en 2006 lors des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960, il a remporté un deuxième mandat en 2011 à l’occasion d’un scrutin contesté par l’opposition et dont la communauté internationale a dénoncé les nombreuses irrégularités.

    La Constitution congolaise lui interdit de briguer un troisième mandat lors de la prochaine présidentielle prévue en 2016.

    Le gouvernement a annoncé son intention de déposer un projet de loi modifiant la Constitution afin de réformer le mode d’élection des députés siégeant dans les Assemblées provinciales. L’opposition estime qu’il s’agit d’une manoeuvre pour permettre une modification beaucoup plus profonde de la loi fondamentale afin de permettre à M. Kabila de se maintenir au pouvoir.

    Plusieurs cadres du parti de M. Kabila préconisent d’ailleurs ouvertement une révision constitutionnelle en ce sens, mais cette question suscite de fortes réticences dans la famille politique du président.

    AFP
  • Kobler ne peut pas convoquer le Dialogue…

    Kobler ne peut pas convoquer le Dialogue…

    kobler-onu-L’Opposition ment… Kobler ne peut pas convoquer le Dialogue…

     L’Opposition organise une marche le samedi 13 septembre 2014 pour ” demander à la Monusco de convoquer le dialogue prévu dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba“, ” exiger la libération des détenus politiques” et “dénoncer toute tentative de réviser la constitution actuelle ou d’en élaborer une nouvelle“. Les trois signataires de la lettre au gouverneur de la ville de Kinshasa, en l’occurrence Alain Mbaya de l’Unc, Bruno Mavungu de l’Udps et Martin Fayulu de l’Ecide, sont pourtant censés savoir que l’Accord-cadre d’Addis-Abeba ne préconise pas un dialogue (celui-ci est recommandé dans la Résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’Onu) et qu’en plus, dans cette résolution, mandat est donné à Martin Kobler d’entreprendre une mission de bons offices auprès des protagonistes et non de convoquer un forum national. A New York, on sait que seul le Président de la République en fonction est habilité à créer légalement ce genre de cadre…

     

     

               

                Par rapport alors à cette marche, Vital Kamerhe fait preuve de pragmatisme. Il sait, lui, que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies ne peut pas se substituer au Président Joseph Kabila pour l’organisation du Dialogue préconisé par le Conseil de sécurité. Pour se prévenir d’effets directs et collatéraux de l’impossibilité dans laquelle va se trouver Martin Kobler, il laisse Alain Mbaya Kakasu signer à sa place.

                Effectivement, il se souvient de la Déclaration du 31 août 2013 dans laquelle l’Opposition, consciente du fait que seul le Chef de l’Etat a compétence de convoquer le dialogue, en avait appelé à la modification de l’Ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des Concertations nationales. L’exigence était formulée en ces termes : … l’opposition politique s’était exprimée en posant ses conditions dans ses déclarations du 1er juillet et du 10 juillet 2013 appuyées par celle du 14 août de la même année. Il convient de signaler que par ces trois déclarations, elle persiste et soutient que l’Ordonnance du 26 juin 2013 et les Concertations actuelles s’écartent de l’Accord-cadre ainsi que de la résolution 2098 du Conseil de sécurité. D’où, la nécessité d’une Ordonnance modifiant et complétant celle du 26 juin 2013“.

                Vital Kamerhe le sait bien : au travers de la lettre FPS/CS/JMT/002/2014 du 4 septembre à l’attention du Gouverneur de la ville de Kinshasa avec ampliation au Ministre de l’Intérieur et Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières et au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, l’Opposition radicale met en réalité Martin Kobler devant le fait accompli et, avec lui, le Conseil de sécurité de l’Onu, le Secrétaire général de l’Onu tout comme les envoyés spéciaux de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Etats-Unis. Tous réalisent à leurs dépens comment depuis 1990 l’Opposition radicale a tendance à arracher le bras à ceux qui cherchent à lui tendre la main.

     

    Convocation ou Médiation ?

     

                Spécialisée dans l’interprétation abusive des textes auxquelles elle se réfère, elle évoque, dans la Résolution du Conseil de sécurité, les points 5 de la page 5 et 14/b des pages 8 et 9. L’organe de décision des Nations Unies ” Demande au Représentant spécial pour la République démocratique du Congo, en collaboration avec l’Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs, de soutenir, coordonner et évaluer l’application en République démocratique du Congo, des engagements nationaux pris dans l’Accord-cadre, comme énoncés dans l’annexe B“. S’agissant du dialogue, le Conseil de sécurité ” Demande au Représentant spécial pour la République démocratique du Congo de s’acquitter, au moyen de ses bons offices, des tâches” précises dont celles de “ Promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes“.

                Les engagements nationaux évoqués dans cette résolution sont au nombre de six. Pris par le Gouvernement de la RDC, identifiés au point 5 de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, ils consistent à :

    – Continuer et approfondir la réforme du secteur de la sécurité, en particulier en ce qui concerne l’armée et la police;

    – Consolider l’autorité de l’Etat, en particulier à l’est de la République démocratique du Congo, y compris en empêchant les groupes armés de déstabiliser les pays voisins;

    – Effectuer des progrès en ce qui concerne la décentralisation;

    – Promouvoir le développement économique, y compris au sujet de l’expansion des infrastructures et de la fourniture de services sociaux de base;

    – Promouvoir la réforme structurelle des institutions de l’Etat, y compris la réforme des finances; et

    – Promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de démocratisation“.

                Ce qui nous fait dire dans toutes les chroniques précédentes que ces engagements ressemblent à un programme de gouvernement qui ne dit pas son nom.

                A ce stade, une précision s’impose : contrairement à la lettre de l’Opposition au Gouverneur de la ville, l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013 ne fait nulle part allusion à un quelconque dialogue. Ce dernier est plutôt évoqué dans la Résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’Onu.

                Ci-dessus, il est clairement démontré qu’une mission de bons offices ne s’assume et ne s’exerce pas en termes de convocation. C’est une médiation. Elle a pour rôle de concilier les positions des parties au conflit. En l’occurrence, dans le cas présent, la Majorité et l’Opposition.

                La dernière référence en date est le Dialogue intercongolais. Tant que Mzee Laurent-Désiré Kabila ne l’avait pas autorisé en raison des prises de position, à la limite de la négation du droit national et du droit international, du Facilitateur Ketumile Masire, le processus restait bloqué. Il avait fallu l’avènement de Joseph Kabila en 2001 et le rappel du respect desdits droits à l’ex-chef d’Etat botswanais pour voir  redémarrer le processus et s’organiser les assises recommandées dans l’Accord de Lusaka.

                Or, en voulant transformer en convocation la médiation Martin Kobler, l’Opposition complique la tâche au chef de la Monusco. Elle sait que la Majorité – forte du droit national et du droit international qui consacrent la souveraineté de la RDC – peut rejeter la convocation, avec conséquence d’instituer le statu quo.

                On peut, au demeurant, soupçonner l’Opposition d’intention d’hypothéquer par le piège du statu quo le Dialogue, et cela jusqu’en 2016.  

     

    Pragmatique, malgré lui…

     

                Pour autant que la raison première de la marche du 13 septembre 2014 soit et reste alors le Dialogue, l’Opposition n’a pas de choix que de s’en remettre au Président Joseph Kabila, seul habilité à créer par ordonnance ces assises.  

                Dans la chronique politique mise en ligne le 28 juillet 2013 avec pour avant-titre “Concertations nationales, Dialogue politique, Dialogue national etc.” et pour titre “Seul le Président Joseph Kabila engage la RDC “, démonstration avait été faite, à propos des Concertations nationales, que ” La RDC (…) n’est pas sous tutelle des Nations-Unies, encore moins de l’Union africaine. Chercher à lui substituer le Conseil de sécurité ou le Secrétariat général de l’Onu, sinon la présidence tournante ou la Commission de l’Union africaine dans la création, la convocation et l’organisation d’un forum politique est anormal. Dès lors, avant de débattre de quoi que ce soit, on devrait commencer par se demander comment peut-on être ou devenir médiateur, modérateur, témoin ou facilitateur d’un forum formellement qui n’est ni créé, ni convoqué, ni organisé ! La vérité ou la réalité – c’est selon – est que le Président Joseph Kabila Kabange a commencé par user de ses prérogatives constitutionnelles pour formaliser les Concertations nationales. Soutenir, dans le cas d’espèce, la thèse du primat du droit international sur le droit national est donc un non-sens“.

                En définitive, l’Opposition radicale a beau qualifier Joseph Kabila de président illégitime, de président illégal, elle a beau le traiter de tous les noms d’oiseaux et l’accuser de tous les péchés d’Israël, l’évidence est qu’elle va se butter à cette terrible et implacable réalité : le Dialogue préconisé dans la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité en appui à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba n’est possible qu’avec la caution du Président de la République en fonction, en l’occurrence Joseph Kabila Kabange.

                Pragmatique malgré lui, Etienne Tshisekedi n’ose d’ailleurs pas se substituer au Raïs parce qu’il est conscient du fait que personne de sérieux ne le prendra justement à sérieux sur ce terrain précis.

                Il laisse alors se fourvoyer ceux qui veulent se fourvoyer.

                Prudent, Vital Kamerhe l’imite parce qu’il ne veut pas se mettre sur le dos la communauté internationale…

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Il n’y a plus aucun doute désormais : Le Gouvernement de cohésion nationale s’installe cette semaine !

    Il n’y a plus aucun doute désormais : Le Gouvernement de cohésion nationale s’installe cette semaine !

    primature-Si le nouveau gouvernement a été annoncé à plusieurs reprises sans que les fruits ne tiennent la promesse des fleurs, cette fois c’est la meilleure. La semaine en cours ne saurait s’achever sans que n’intervienne le gouvernement tant attendu.

    Des sources bien introduites renseignent même que la grande nouvelle pourrait intervenir au milieu de la semaine. Et si par extraordinaire ce DÉLAI est dépassé, le weekend ne saurait décevoir, l’opinion internationale.
    Comme annoncé par le Chef de l’Etat à Kingakati, la rentrée parlementaire du 15 septembre reste la ligne rouge infranchissable. L’assurance concernant l’inévitable sortie du gouvernement cette semaine, n’est pas fondée sur de la simple spéculation. Les indices sont plus qu’éloquents. Les sources ci-haut stigmatisées nous apprennent que le Chef de l’Etat a reçu en audience hier lundi son Premier ministre, Matata Ponyo.
    Dans le contexte actuel, pareille rencontre ne peut signifier que deux choses : soit le Chef a décidé d’annoncer la fin de la randonnée au Premier ministre soit que la croisière se poursuit.
    Il apparaît de toute évidence que la seconde hypothèse est celle qui prévaut. Nous sommes donc partis pour Matata li. Mais avec quels acteurs ? Sans vouloir répondre avec précision, noms à l’appui, à cette question, force est de reconnaître cependant que les ¾  de l’équipe gouvernementale actuelle vont débarrasser le plancher. Le Chef de l’Etat a décidé qu’il n’y aurait plus de primes à la paresse et au manque d’engagement politiques.
    Le pouvoir fait face à plusieurs défis. Ces derniers exigent des combattants convaincus, des gens capables de se JETER à l’eau sans beaucoup de philosophie. Il se fait malheureusement que face à l’appel pressant de l’heure, beaucoup de membres de l’actuel gouvernement ont brillé par une paresse et une démission politique déconcertantes. Alors que le débat sur la révision constitutionnelle et le référendum fait rage et appelle chacun à se définir, plusieurs ont préféré rasé les murs. Décidant de garder une bouche pleine d’incertitudes et de doutes, complètement fermée.
    Kabila a ainsi décidé de renvoyer au repos toute la queue traînante du gouvernement. A la place, il va monter une équipe au moral de guerre. Certes, sur le plan strictement technique, les partants n’ont pas démérités. En témoigne la stabilité générale que le pays a atteint dans plusieurs secteurs. Malheureusement, au-delà des prouesses techniciennes, s’est imposé un impératif politique. Kabila a décidé de marier les deux. Le nouveau gouvernement sera, quant à sa tête, fait d’expertise. Pour le reste du corps et des membres, il sera fondamentalement politique.
    Le grand retour
    C’est ici le cas de rappeler ce que nous avions annoncé la semaine dernière, à savoir que les chefs des partis reviennent en force dans le nouveau gouvernement. Cette annonce provoque une certaine psychose dans l’opinion qui craint de voir les digues de la stabilité macroéconomique volé en éclats.
    Par essence, la politique évolue à l’antipode des contraintes budgétaires et financières. Surtout en ce moment d’enjeux décisifs. C’est la raison pour laquelle J. Kabila a préféré garder quelques ingrédients de stabilité dans le nouveau gouvernement. Ceux- ci auront le rôle capital de jouer aux soupapes de sûreté de la nouvelle équipe. Il leur reviendra de refréner la voracité et la boulimie propres aux politiques, ceci en vue de maintenir le cap de la stabilité économique.
    L’heure de la grande bataille a donné. Une véritable armée kabiliste va se mettre en place avec la mission de ne reculer devant aucun obstacle. Il y a des étincelles en l’air. D’autant qu’en face de cette équipe qui va se mettre bientôt en place, l’opposition monte une réplique proportionnelle qui promet de ne faire aucun quartier dans le siège et la pression contre la majorité.
    Aux deux protagonistes nous souhaitons un pugilat loyal et conseillons de n’utiliser que des coups démocratiques. Pas de répression ni de violation des droits humains d’un côté, pas non plus d’injures (outrage), ni d’incitation à la haine de l’autre côté.
    Que vive la démocratie !
    LP