Author: Don Kayembe
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Mobutu, Bédié, Ben Ali… Ces chefs d’État africains qui ont fui leurs palais
-Délogés par des coups d’État, des rébellions ou des révolutions, de nombreux chefs d’État africains ont définitivement quitté leurs palais dans des conditions parfois rocambolesques. De Mobutu à Amadou Toumani Touré en passant par Ben Ali, voici quelques-uns des dirigeants “fuyards” les plus célèbres du continent.Mobutu Sese Seko quittant Kinshasa à bord d’un imposant cortège de berlines, Henri Konan Bédié fonçant sur la lagune d’Abidjan à bord d’un zodiac, ou, plus récemment, Amadou Toumani Touré dévalant la colline de Koulouba à Bamako… Ces dernières années, plusieurs chefs d’État africains ont été contraints de quitter le pouvoir en catastrophe, poussés vers la sortie par des putschistes, des rebelles, ou encore leur propre peuple. Jeune Afrique vous propose de revenir sur l’histoire mouvementée de certains d’entre eux, sans aucune prétention d’exhaustivité.
Amadou Toumani Touré, Mali

Amadou Toumani Touré a été président du Mali de 2002 à 2012. © AFP
Il a quitté le pouvoir en courant. Ou plus précisément en dévalant la côte de Koulouba, l’une des collines dominant Bamako et sur laquelle est érigé le palais présidentiel malien. Le 21 mars 2012, un groupe d’officiers, excédés par l’inaction des autorités face à la rébellion touarègue dans le Nord, prend le siège de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM) avant de foncer vers la présidence.
Au courant de mécontentements grandissants au sein de l’armée, Amadou Toumani Touré (ATT) est persuadé, jusqu’en fin d’après-midi, qu’il peut retourner les mutins et garder la main. Peu avant 18 heures, les assaillants attaquent le palais à coup de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes. Le président n’a plus le choix : il faut fuir. Accompagné de son aide de camp et de trois autres militaires, il évite l’unique route desservant Koulouba et descend la colline par l’ouest – parfois porté par ses guides, en raison d’un genou douloureux. Après avoir braqué une Mercedes plus discrète qu’un véhicule officiel, le petit groupe gagne finalement le camp de parachutistes de Djicoroni, fidèle au désormais ex-chef d’État.
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François Bozizé, Centrafrique

François Bozizé a été président de la République centrafricaine de 2003 à 2013. © Vincent Fournier/Jeune Afrique
Le 22 mars 2013, quatre mois après le début de leur rébellion contre le régime de François Bozizé, deux colonnes de rebelles de la Séléka, fortes chacune d’environ deux mille hommes, fondent sur Bangui. Deux jours plus tard, à l’aube, elles pointent leurs canons sur le palais présidentiel de la Renaissance.
À 8 heures, alors que les tirs résonnent, le président Bozizé se résout à fuir les lieux. Trente minutes plus tard, sa garde rapproché rend les armes. Lui a pris la direction du camp de Roux tout proche, où est stationné son hélicoptère de commandement Dauphin. Avec son aide de camp et deux de ses fils, il s’envole vers l’ouest. L’équipage gagne Batouri, dans l’est du Cameroun, d’où le président déchu sera ensuite amené à Yaoundé.
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Mobutu Sese Seko, RDC

Le maréchal Mobutu Sese Seko a dirigé l’ex-Zaïre (RDC) de 1965 à 1997. © Pascal Maitre pour Jeune Afrique
Comme d’autre avant lui, le Léopard a été contraint de fuire le pouvoir. En ce début de mois de mai 1997, les rebelles de Laurent-Désiré Kabila, soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, sont aux portes de Kinshasa. Leur offensive a été fulgurante. En neuf mois, ils ont traversé le pays d’est en ouest, faisant tomber successivement Goma, Kisangani et Lubumbashi. Le 16 mai, les assaillants sont à Kenge, à une poignée de kilomètres de la capitale.
Voir le départ de Mobutu, à partir de la 52e minute.
Retranché dans son palais, Mobutu tente de s’accrocher jusqu’au bout, convaincu qu’il peut mener un régime de transition. En début de matinée, une longue escorte finit par quitter le camp Tshatshi, sa résidence officielle, et se dirige à vive allure vers l’aéroport de Ndjili. Quelques minutes plus tard, le chef de l’État embarque dans un avion à destination de son bastion de Gbadolite, dans la province de l’Équateur (Nord-Ouest). Le lendemain, le 17 mai, le Léopard s’envole pour le Togo tandis que Laurent-Désiré Kabila et ses hommes entrent dans Kinshasa.
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Mouammar Kadhafi, Libye

Mouammar Kadhafi a régné sur la Libye de 1969 à 2011. © Reuters
“Bab el-Aziziya n’était plus qu’un tas de décombres après avoir été la cible de 64 missiles de l’Otan (depuis le début du conflit) et nous nous en sommes retirés pour des raisons tactiques”. Le 23 août 2011, Mouammar Kadhafi apparaît à la télévision en pleine bataille de Tripoli. Oui, il a quitté sa forteresse retranchée désormais aux mains des rebelles, qu’il surnomme “les rats”. Non, il n’est pas mort et n’entend pas se rendre.
Alors que les combattants du Conseil national de transition (CNT) paradent dans les rues de la capitale, l’ex-“Guide” et son clan s’évanouissent dans la nature, fuyant la déferlante révolutionnaire. Leurs parcours reste flou, mais ils finissent par gagner Syrte, une de leur dernière place forte. C’est à la sortie de cette ville côtière que Kadhafi sera “cueilli”, deux mois plus tard, par ses ennemis. Le 20 octobre, tentant de sortir de ce bastion assiégé, son convoi est stoppé un tir aérien des forces de l’Otan. Épaulé par ses gardes du corps, l’ancien dictateur se réfugie dans un tunnel avant d’être capturé par des révolutionnaires. Lynché, peut-être victime d’une exécution sommaire, Kadhafi est déclaré mort quelques heures plus tard à l’hôpital de Misrata.
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Zine el-Abidine Ben Ali, Tunisie

Zine el-Abidine Ben Ali, président de la république tunisienne de 1987 à 2011. © Reuters
Cela fait près d’un mois qu’un air révolutionnaire flotte sur la Tunisie. Le 14 janvier 2011, la tension est à son comble. Des dizaines milliers de manifestants battent le pavé à Tunis, réclamant le départ de Ben Ali. Le “raïs” reste impassible : il ne veut pas quitter le pouvoir. Le général Ali Seriati, le chef de la garde présidentielle, ne cesse de fournir des informations alarmantes. Il finit par convaincre le président de partir, le temps de mater la révolte populaire et de lui préparer un retour triomphal.
Juste avant 15 heures, Ben Ali téléphone à son vieil ami Nayef Ben Abdelaziz Al Saoud, le ministre saoudien de l’Intérieur, qui accepte de l’accueillir. Moins de deux heures plus tard, accompagné de son épouse Leïla Trabelsi, de leur fils Mohamed (6 ans), de leur fille Halima (18 ans) et de son fiancé, ainsi que de la gouvernante, il embarque dans le Boeing 737 présidentiel sur la base aérienne d’El-Aouina. À 17h45, l’avion décolle. Ben Ali s’installe rapidement dans le cockpit. Il ne le quittera à aucun moment, pour s’assurer que l’équipage fait bien route vers Djeddah, où ils atterriront vers 1h00 du matin heure locale.
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Henri Konan Bédié, Côte d’Ivoire

Henri Konan Bédié, président ivoirien de 1993 à 1999. © Vincent Fournier/Jeune Afrique
Jeudi 23 décembre 1999, Abidjan. Alors que la ville se réveille pour entamer les derniers préparatifs de Noël, des coups de feu retentissent. Quelques heures plus tôt, un petit groupe de soldats de la caserne d’Akouédo a pris les armes pour réclamer le paiement de primes et d’arriérés de salaires. Informé de la mutinerie naissante, Henri Konan Bédié refuse toutefois d’annuler une visite dans son village de Daoukro.
En début d’après-midi, le président est rattrapé par la réalité. À Abidjan, les mutins ont pris la radio, la télévision, et ne semblent rencontrer aucune résistance. Bédié accepte de revenir dans la capitale. Dans la nuit, les soldats vont aller jusqu’à Kabacouma, dans l’ouest du pays, chercher leur homme : le général Robert Gueï. Lequel annonce le lendemain matin, vendredi 24 décembre, à la radio, la destitution du chef de l’État et la création d’un Comité national de salut public. Vers midi, Bédié comprend que la partie est jouée. Il quitte le palais pour la résidence de l’ambassadeur de France, via le célèbre tunnel construit entre les deux édifices. Avec quelques proches, dont son épouse, Henriette, il sera ensuite évacué par zodiac vers la base française de Port-Bouët, avant de gagner le Togo en hélicoptère.
>> Lire aussi Le coup d’État de Noël à Abidjan : le film des évènements
Pascal Lissouba, Congo

Pascal Lissouba, président du Congo Brazzaville de 1992 à 1997. © AFP
Début juin 1997, le Congo sombre dans une guerre civile opposant les partisans de Denis Sassou Nguesso aux forces du président Pascal Lissouba. Cinq mois plus tard, à la mi-octobre, le pouvoir en place est chancelant. Le 10 octobre, les “Cobras” de Sassou lancent l’assaut final sur Brazzaville. De retour dans son palais après une tournée en Afrique australe, où il est allé chercher des soutiens de la dernière chance, le président Lissouba déclare, le 11, devant les caméras de CNN : “I am at home”.
S’en suivent trois jours de combats. Appuyé par des centaines de combattants angolais, le camp Sassou prend l’avantage. Le 14, à 3 heures du matin, un convoi de 4×4 exfiltre le président et ses derniers fidèles hors de la capitale. Destination : son fief de Dolisie, sa ville natale située à deux-cent kilomètres, d’où ils gagneront la frontière gabonaise dans la nuit du 17 au 18 octobre.
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Benjamin Roger
Jeune Afrique
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A la casse, les vieilles caisses !
-Lassées des nombreux accidents causés par des véhicules vétustes et polluants, les autorités de RDC réagissent. Elles appliquent enfin un décret interdisant l’importation des automobiles de plus de 10 ans.En RD Congo, les “cercueils ambulants”, aussi surnommés “esprits de mort”, vivent peut-être leurs dernières heures. Le décret d’Augustin Matata Ponyo, le Premier ministre, interdisant l’importation de véhicules de plus de 10 ans est enfin appliqué. Signé le 2 octobre 2012, celui-ci n’avait jusqu’ici pas été mis en oeuvre. “Pourquoi dépenserions-nous autant d’argent à réhabiliter des routes à Kinshasa pour y faire rouler de vieilles voitures ?
Ces dernières semaines, l’état du parc automobile s’améliore progressivement”, se félicite le ministre de l’Économie, Jean-Paul Nemoyato, cosignataire de ce décret. Au Bas-Congo, province voisine de Kinshasa, qui abrite tous les ports maritimes de RD Congo et où débarquent les “occasions Europe”, les opposants au décret affirment que bon nombre d’importateurs dédouanent désormais à Pointe-Noire (au Congo voisin).
Ceux-ci remettraient ensuite 1 000 dollars (750 euros) par véhicule aux douaniers pour entrer, ni vu ni connu, en RD Congo avec une nouvelle plaque d’immatriculation. Les contrôles semblent toutefois avoir été renforcés depuis la fin de 2013, même si à ce jour seulement une vingtaine de véhicules ont été saisis et attendent d’être réexportés ou détruits.
“Nous lancerons des grèves”
Les acheteurs locaux, comme Pierre Mvika Nsimba, se disent étranglés financièrement : “Avant, nous ne déboursions que 2 000 à 3 000 dollars pour le dédouanement. Aujourd’hui, pour les véhicules plus récents, qui sont aussi moins nombreux, cela coûte presque le double !” Papa Bihani, président de la société civile de Boma, confirme : “Pour les gens, acheter un véhicule neuf est un luxe ! Ils font donc rouler leurs vieilles voitures quelques années de plus.”
Député national du parti présidentiel, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Muller Luthelo Nyudi a même lancé contre ce décret une pétition qui a déjà rassemblé 6 000 signatures. Il la remettra au Premier ministre en septembre, lors de la rentrée parlementaire : “Les ports du Bas-Congo tournent au ralenti. Plusieurs sociétés n’arrivent plus à payer leurs employés. On voit même apparaître dans la région des kuluna [délinquants] comme à Kinshasa. Nous lancerons des grèves jusqu’à l’abrogation du décret.” Des mesures compensatoires comme la baisse des droits de douane pour les véhicules récents sont envisagées, mais le ministre de l’Économie le promet : “Le gouvernement ne reviendra pas sur sa décision.” Pas de marche arrière, donc, pour les “cercueils ambulants”.
Lâcher du lest
Au Gabon, depuis fin 2013, les voitures importées de plus de 3 ans ne sont plus les bienvenues. En 2011, le Cameroun, lui, a plafonné la limite d’âge à 7 ans et mis en place un abattement de 30 % sur la valeur imposable en douane lors de l’importation de tels véhicules. Corruption, trafic de fausses cartes grises et de plaques d’immatriculation : le durcissement de la réglementation n’a pas empêché l’introduction de très vieilles voitures.
Face à ce phénomène, certains pays ont choisi de lâcher du lest. Comme le Sénégal, qui, en 2012, a fait passer la limite d’ancienneté de 5 à 8 ans. Au Nigeria, la “rallonge” a été portée à 10 ans en 2010, mais le pays envisage dès 2015 de taxer les véhicules importés à 300 % et d’encourager la production locale pour promouvoir le marché du neuf. Le Mali a également fixé la limite d’âge à 10 ans.
Par Emmanuel de Solère Stintzy
Jeune Afrique -

M23 bien servi par la cinquième vague d’amnisties
-Le mois dernier, le M23 avait accusé le gouvernement d’empêcher délibérément environ 500 de ses membres réfugiés en Ouganda et en Afrique du Sud de signer l’acte d’engagement pour bénéficier de l’amnistie. À cette date-là, selon l’ex-rébellion, seulement 31 personnes issues de ses rangs avaient été amnistiées. Mécontentement, rumeur de bruits de bottes, la presse et d’autres analystes ont fait état de la reconstitution du M23 toujours à l’est du pays, au Rwanda et en Ouganda.Ce mercredi, le gouvernement, comme pour balayer les accusations de mauvaise foi, a bien servi le M23 dans ce cinquième lot de bénéficiaires de l’amnistie du 11 février dernier : sur les 272 noms dévoilés par le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, 191 sont des membres de l’ex-rébellion
Mais le gouvernement doit également faire face à d’autres accusations. Même si son porte-parole a rassuré sur la poursuite du traitement des engagements signés à la date du 11 août, des avocats de nombreux candidats en attente dénoncent une politique sélective dans le traitement des dossiers concernant l’amnistie.
RFI
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Révision ou abrogation de la Constitution ?
-Selon l’ambassadeur Théodore Mugalu et d’autres ténors de la famille politique du président de la République Démocratique du Congo, la Constitution du 18 février 2006, communément appelée Constitution de Liège, n’est pas souveraine puisqu’elle a été conçue à l’époque sous des pressions diverses des belligérants, du Rwanda, de l’Ouganda et des multinationales extracontinentales. Aux dires de la majorité kabiliste, la Loi fondamentale étant de facto une Constitution de suspicion, c’est-à-dire provisoire, elle doit tout simplement être remplacée.Un no man’s land
Il est évident que l’implication directe des puissances étrangères dans la rédaction de la Constitution ayant été écrite en Belgique et adoptée par référendum le 18 février 2006 montre la volonté manifeste de s’ingérer – à court, moyen et long terme – dans les affaires intérieures de la République Démocratique du Congo. Raison pour laquelle il fallait rendre ce pays ingouvernable en inoculant dans sa Loi fondamentale tous les ingrédients susceptibles de faire de ce géant aux pieds d’argile un « no man’s land » et d’hypothéquer l’avenir de ses populations. La dépendance nationale était donc le premier leitmotiv en vue du pillage des ressources naturelles et de la balkanisation du territoire congolais.
Quelques anomalies
La Constitution est par essence un texte qui fixe l’organisation et le fonctionnement d’un organisme, généralement d’un Etat. Elle définit plutôt les droits et les libertés des citoyens ainsi que l’organisation et les séparations du pouvoir politique. Elle précise l’articulation et le fonctionnement des différentes institutions qui composent l’Etat. Il est évident qu’une Constitution n’est pas un fourre-tout. Or, il existe dans la Constitution congolaise des dispositifs qui relèvent des lois organiques et d’application. Il y a bien entendu un besoin réel de la faire évoluer. Encore faut-il que cela ne se fasse pas seulement pour les intérêts du pouvoir en place, ou d’un groupe d’individus.
Les modalités légales
Le législateur a prévu les modalités selon lesquelles la Loi fondamentale pourrait être modifiée. Il s’agit d’une procédure de révision soit pour corriger des imperfections, soit pour modifier des règles de fonctionnement du régime. Cette procédure est « souple » lorsqu’elle peut être révisée par les mêmes organes et selon les mêmes procédures servant à l’adoption des lois ordinaires. Cela permet d’adapter la Constitution aux circonstances sans formalisme excessif et sans blocage politique. Mais il faudra veiller à ce que le texte constitutionnel ne soit pas déstabilisé, qu’il ne soit pas modifié au gré des circonstances et des rapports de force, alors même qu’il a pour fonction de mettre en place un cadre institutionnel pouvant permettre de surmonter les crises politiques.
Un texte non figé
La Loi fondamentale n’étant pas un texte figé, tout en préservant les dispositifs verrouillés d’une éventuelle modification, la Constitution du 18 février 2006 devra être révisée dans le seul but de rétablir l’égalité effective de tous les Congolais au regard de la Loi, d’harmoniser le texte de la Constitution, de reconnaître le caractère inaliénable de la nationalité congolaise d’origine et de renforcer l’aspect initial relatif au caractère impersonnel.
En revanche, en ayant prévu des dispositifs bloqués, notamment les articles 218, 219 et 220, le législateur avait introduit la notion de l’inconstitutionnalité de tout acte qui ne tiendrait pas compte de cette interdiction. Seule l’abrogation de l’actuelle Constitution peut permettre de passer outre les dispositifs non révisables. On ne pourra y parvenir que par un coup d’Etat constitutionnel, ou par un référendum faussé d’avance. Or, aucune révision constitutionnelle ne peut porter atteinte à l’intégrité du territoire, ni à la forme républicaine des institutions étatiques. En agissant au profit des intérêts personnels ou d’une nomenklatura, on fait perdre à la Constitution sa portée symbolique et sa suprématie au regard des autres textes juridiques.Gaspard-Hubert Lonsi Koko
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Manifestation contre la révision de la Constitution le 13 septembre

Manifestants de l’UDPS –Les principaux partis d’opposition appelle les Congolais à s’opposer au projet de révision constitutionnelle à l’occasion d’une marche de protestation à Kinshasa.
L’opposition congolaise tente de maintenir la pression sur le régime du président de République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila. Une trentaine de personnalités de l’opposition a lancé jeudi 4 septembre un nouvel appel à manifester contre la possible révision de la Constitution qui permettrait au président congolais de se maintenir au pouvoir. Réunis dans la paroisse Notre Dame de Fatima de Kinshasa, des représentants de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, de l’UNC de Vital Kamerhe, de l’Ecidé de Martin Fayulu, mais aussi du MPCR et de l’UDEMO, ont appelé à une marche de protestation le 13 septembre 2014 à Kinshasa.
Contre « une présidence à vie »
Selon cette plateforme de l’opposition, toute modification de la Constitution constituerait « un coup d’Etat » ouvrant la voie à « une présidence à vie » de Joseph Kabila. Ces opposants dénoncent également « les arrestations arbitraires des opposants et des journalistes », ainsi que « la fermeture des journaux et le musèlement de la presse ». Le 4 août dernier, l’opposition avait déjà appelé les Congolais à descendre dans la rue. La manifestation s’était déroulée dans le calme, mais le lendemain, le secrétaire général de l’UNC, troisième force politique congolaise, était arrêté pour ses propos tenus lors du rassemblement à l’encontre de Joseph Kabila. Dans son discours, Jean-Bernard Ewanga avait notamment demandé le départ du président congolais.
Nouvelle Constitution ?
Avec ce nouvel appel à manifester, l’opposition entend faire entendre sa voix sur la possibilité d’une modification constitutionnelle. Les derniers scénarios en date, font état de la volonté de la majorité présidentielle de réécrire une nouvelle Constitution, qui changerait les règles du jeu avant l’élection présidentielle de 2016. Cela permettrait ainsi à Joseph Kabila de « remettre les compteurs à zéro » et de pouvoir briguer un troisième mandat, ce que lui interdit l’actuelle Constitution (voir notre article). La majorité présidentielle préparerait un référendum pour faire valider le nouveau texte et un nouveau gouvernement dit de « cohésion nationale » serait prochainement annoncé (à la mi-septembre) avec des membres de l’opposition, pour élargir la base électorale du président. Pour l’opposition congolaise, il semble donc urgent de se mobiliser.
Christophe RIGAUD – Afrikarabia
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Quatrième République : quelle Constituante pour quel régime ?
-Le projet d’une nouvelle constitution censée inaugurer l’ère de la 4e République est au centre de chaudes empoignades. Si la Majorité en a fait désormais sa priorité, elle aura cependant du mal à concrétiser son projet.Des impératifs d’ordre structurel risquent de se dresser sur son chemin, notamment la légitimité de ceux qui sont censés l’endosser, de même que le système politique à mettre en place. La révision de la constitution, projet porté haut la main par la Majorité présidentielle (MP) pour mieux négocier le virage de 2016, a changé de forme. Depuis la rencontre lundi 25 août 2014 à Kingakati du bureau politique de la Majorité, ce projet ne se décline plus au simple changement de quelques articles de la Constitution de 2006. Il s‟étend désormais, selon les indiscrétions qui ont fuité de cette rencontre, à l‟ensemble de la Constitution. Bref, l‟on serait parti pour une nouvelle loi des lois.
Quid de Kingakati ?
Il en est sorti des principes de base sur lesquels la MP a juré de concentrer toute son énergie pour faire triompher ses idéaux. Selon ses stratèges, tout devrait partir de la rédaction d‟une nouvelle Constitution, totalement différente de celle aussi bien adoptée en 2006 que de la version révisée en 2011. Le nouveau texte, que l‟on pourrait proposer au référendum populaire le moment venu, serait censé inaugurer la quatrième République. Voilà la grande résolution qui a sanctionné la rencontre de Kingakati le lundi 25 août 2014. Cependant, le bureau politique de la MP a-t-il mesuré la portée exacte de son option ? A-t-il pris en compte toutes les difficultés matérielles qui pourraient se dresser sur le chemin menant vers la réalisation de son projet ? Difficile de répondre par l‟affirmative.
Le MSR (Mouvement social pour le renouveau), deuxième force politique de la Majorité, le lui avait pourtant rappelé dans sa déclaration du 12 août 2014. Cela en exigeant un débat interne « franc et responsable » autour de grandes questions qui engagent directement la Majorité. La démarche du MSR visait à amener la MP à mieux mûrir ses ambitions avant de les annoncer sous le coup de l‟émotion. La voix du MSR n‟a pas été entendue. Pire, le parti de Pierre Lumbi a été mis en minorité, sinon marginalisé. Hantée par sa dénomination, la MP a fait fi de cette suggestion. Elle a préféré se retrancher derrière l‟argument selon lequel son option mettrait fin au sempiternel débat sur les articles verrouillés de la Constitution de 2006, notamment l‟article 220 qui limite le mandat du président de la République.
Les obstacles à franchir
Si le principe a été adopté, les tenants de cette thèse n‟ont pas cependant intégré dans leur schéma la procédure à mettre en oeuvre pour y arriver. Le premier obstacle est la constitution de l‟équipe de rédaction de la nouvelle Constitution devant ouvrir la voie à la 4ème République. Serait-ce l‟actuelle Assemblée nationale ? Nul ne le sait pour l‟instant. Dans tous les cas, cette hypothèse paraît moins probable. Pour plusieurs raisons d‟ailleurs.
L‟actuelle Assemblée nationale est issue des législatives de 2011 qui ont été entachées d‟irrégularités au point que la Majorité et l‟Opposition se sont mis d‟accord pour le départ du bureau de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) dirigée alors par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. De ce point de vue, confier à une institution constituée dans des termes douteux la tâche de rédiger une Constitution est une gageure.
Les rapports des observateurs des élections relèvent le fait que la plupart des députés nationaux siégeant à la Chambre basse du Parlement, seraient élus dans des conditions peu régulières. Comment dès lors pourrait-on leur faire confiance ? C‟est un os, pas facile à croquer. Contourner cette difficulté passerait par la dissolution de l‟actuelle Assemblée nationale, et en corollaire, la mise en place par des voies démocratiques d‟une Constituante qui aura alors pour principale mission (avec une date limite préalablement définie) la rédaction de cette nouvelle Constitution de la quatrième République. Sur le papier, la procédure paraît facile. Mais la voie est parsemée de nombreux dos d‟âne et autres nids de poule. A moins de recourir à des subterfuges tenant de l‟abracadabra.
Quelle Constituante ?
Tout d‟abord, le problème va se poser au niveau de la procédure de constitution de cette Constituante, totalement démarquée de l‟actuelle Assemblée nationale. Or pareille institution ne peut pas évoluer concurremment avec l‟actuelle Chambre basse du Parlement. Bien plus, pour sa crédibilité, cette Constituante devait être composée de membres non cooptés mais plutôt directement choisis par le peuple.
Vu sous cet angle, la Constituante revient de droit à de vrais élus du peuple. Lesquels seront pourvus non seulement du pouvoir d‟agir en toute légitimité mais encore de la vocation principale de rédiger ladite Constitution. En d‟autres termes, ceux-ci doivent exercer un mandat leur confié expressément par le souverain primaire. Ce que d‟autres acteurs politiques ont interprété comme un retour à la logique de l‟acte fondateur de l‟Etat congolais violenté déjà en 1960.
Des difficultés d‟ordre matériel risquent de compliquer davantage la procédure. Et, même si les membres de la Constituante devaient être élus, ils ne pourront avoir qu‟un mandat strictement limité à la rédaction de cette Constitution. Si bien qu‟aussitôt les conclusions de la Constituante rendues publiques, le référendum pourrait aisément être organisé en vue de l‟adoption régulière de la Constitution par le peuple. Ils seraient donc des élus pour une transition.
Dès lors, pour revenir à la légalité violentée et opérer une réconciliation avec les pères fondateurs et l‟histoire, la Constituante mise en place aura le loisir de faire une rédaction conforme et offrir au peuple la commande qu‟il aura préalablement passée. D‟étape en étape, la procédure exigera la mise en place, par voie d‟élections, des membres des institutions prévues dans la nouvelle Constitution. Sans compter les moyens matériels et financiers y afférents, il ne sera pas évident qu‟on boucle la procédure en moins de trois ans. Conséquence, la RDC court le risque de se replonger dans un vide juridique qui rappelle la tristement célèbre époque des années 1990 qui s‟est distinguée par sa cohorte de gouvernements de transition.
Quel régime politique ?
L‟autre difficulté, qui pourrait se dresser sur le chemin de la Majorité, est le régime politique qui devra régenter la 4ème République. En interrogeant l‟histoire, il ressort que depuis son indépendance en 1960, la RDC a expérimenté plusieurs régimes politiques qui ne lui ont pas porté bonheur. La Constitution de 2006 a donné lieu à un régime semi-présidentiel, avec notamment un président de la République, élu au suffrage universel direct, et un gouvernement responsable devant le Parlement.
Glissement dictatorial
Selon les informations glanées ça et là, la Majorité voit dans son projet de Constitution pour la 4ème République, un régime fortement présidentiel, avec un président de la République, assisté d‟un vice-président. Le président, élu pour un mandat de 7 ans, est chef d‟un gouvernement qui répond directement devant lui. De là à voir dans la démarche de la MP un glissement vers un régime totalitaire, il n‟y a qu‟un pas, vite franchi. Le projet plante déjà le décor d‟une dictature. Et vive le retour au régime de Mobutu.
La RDC a-t-elle besoin, après toutes ces années de crise, d‟un saut dans le vide ? Le projet d‟une nouvelle Constitution est suicidaire autant pour le pays que pour ses initiateurs. Dans la mesure où ce projet ne résout aucun problème. Bien au contraire, il en créera bien d‟autres, avec le grand inconvénient de ramener la RDC aux années troubles de la Conférence nationale souveraine. La RDC ne mérite pas pareil sort. Après avoir accouché dans la douleur la plus atroce sa démocratie par l‟organisation de deux cycles d‟élections, aucune raison ne peut justifier la rupture de cet élan. Au contraire, il faut le renforcer !
Le projet en gestation risque de plonger le pays dans un trou d‟où il ne pourrait pas sortir. Depuis 1960, l‟histoire constitutionnelle de la RDC est jalonnée de plusieurs expériences Ŕ malheureuses pour la plupart. Seule une démarche clairement définie, conforme aux aspirations profondes du peuple congolais de retrouver la légalité perdue, peut apaiser tout le monde. Mais aussi mettre un terme à la série des coups d‟Etat.
Encadré: Histoire abrégée de la Constitution en RDC
À la suite de l’indépendance en 1960, la RDC est passée par une période de quatre ans de flou constitutionnel avant d‟obtenir une Constitution définitive en 1964. La Constitution du 1er août 1964, dite « Constitution de Luluabourg », définit un État fédéral au régime parlementaire, le multipartisme et un Parlement à deux chambres. Elle fut rédigée par une commission présidée par Joseph Ileo. Cette commission constitutionnelle était composée de Marcel Lihau comme secrétaire général, et plusieurs jeunes universitaires, notamment, Étienne Tshisekedi, Barthélemy Dipumba, Albert Mpase, Paul Muhona et Henri Takizala. La Constitution du 24 juin 1967 ou Constitution de la deuxième République, dite « Constitution révolutionnaire », définit un État unitaire au régime présidentiel, prévoit au moins deux partis politiques et un parlement monocaméral, c’est-à-dire une seule Assemblée nationale. Elle fut élaborée par Marcel Lihau. Dans les faits, il n’y eut qu‟un parti unique. Cette Constitution a posé les fondements d‟une dictature qui aura duré 32 ans. Cette Constitution a connu plusieurs retouches, généralement au gré de feu le président Mobutu (révisée le 17 avril 1970, révisée le 15 aout 1974, révisée le 15 février 1978, révisée le 19 février 1980, révisée le 15 novembre 1980, révisée le 31 décembre 1982 et amendée en avril 1990). Avec le vent de la démocratie, l‟Acte constitutionnel de la transition d’avril 1994, dit « Constitution de la transition », a été rédigé par la Conférence nationale souveraine en avril 1992, pour permettre une transition démocratique. Celle-ci a été abrogée par Laurent-Désiré Kabila, lors de la prise de pouvoir de ses forces rebelles de l’AFDL, le 17 mai 1997. Depuis 1997, et jusqu’à la conclusion du dialogue inter congolais à Sun City (Afrique du Sud), la RDC a connu les textes constitutionnels qui suivent : – Décret-loi de mai 1997, par Laurent-Désiré Kabila – Acte constitutionnel de la transition de novembre 1998 – Constitution de transition d’avril 2003, issu de l‟Accord global et inclusif de Sun City. – Constitution
Le Potentiel
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Retour en force remarquée de la Belgique en RDC où Bruxelles est résolue à s’impliquer dans la modernisation du réseau ferroviaire congolais
-Outre la construction de sa nouvelle et imposante chancellerie ultra-moderne à Kinshasa, la Belgique marque un retour en force en RDC où elle tient à moderniser le réseau ferroviaire qu’elle avait d’ailleurs lancé au début du siècle dernier au tant de la colonisationLa Belgique qui a construit le chemin de fer Kinshasa-Matadi au 19ème siècle est venue s’inscrire dans le projet de la Rdc, qui consiste en la modernisation de son réseau ferroviaire. Venu pour la pose de la première pierre de la future chancellerie de l’Ambassade de Belgique à Kinshasa, Armand De Decker a défendu auprès du Premier ministre la candidature d’un consortium belge autour du port d’Anvers et de chemin de fer belge
Quoi de plus de normal pour un pays aussi important comme la Belgique qui connaît les forces et les faiblesses de la Rd Congo de revenir à travers ces investissements. Ceci rencontre l’appel lancé dernièrement par le Chef de l’Etat aux hommes d’affaires français leur demandant de venir investir en Rd Congo.
Si investir, en acceptant de supporter les risques de tous genres peut profiter aux populations belges et congolaises, c’est la Rdc qui tire le grand bénéfice, car elle va se développer
Venu à Kinshasa pour la pose de la première pierre de la future chancellerie de l’Ambassade de Belgique à Kinshasa, Armand De Decker se devait de rencontrer les autorités du pays pour discuter sur des sujets d’intérêt commun.
C’est dans cette optique qu’il a été reçu par le Premier ministre Matata Ponyo, avec lequel il a fait le point sur quelques dossiers importants, notamment en matière d’infrastructures, de transports, de chemin de fer.
Il s’agit donc des grands projets pour la Rdc pour lesquels la Belgique souhaite apporter son expertise. C’est ici qu’il a cité à titre illustratif le chemin de fer entre Kinshasa et Matadi. Chemin de fer construit par les Belges au 19è siècle et qui se trouve dans un état qui exige des investissements conséquents.
A voir ce chemin de fer, c’est tout à fait normal de se demander comment trouver l’énergie, les moyens et la force des travaux de telle ampleur. Et ce, pendant que la Rdc est déterminée à moderniser son réseau de chemin de fer. Profitant de son audience chez le Premier ministre, Armand De Decker a défendu la candidature d’un consortium belge autour du Port d’Anvers et de chemin de fer belge.
L’homme d’Etat belge a souligné qu’il y a une vraie volonté de partenariat très étroit. Il a expliqué que la Rd Congo est indépendant depuis 54 ans et que la Belgique a toujours été au côté de la population congolaise dans les moments peu faciles, voire dans les moments plus difficiles. Mais la Belgique a toujours été là et n’a jamais cessé de collaborer avec le Congo. C’est dans cet esprit de travail d’équipe, de partenariat qu’il espère continuer à investir dans ce grand pays au cœur d’Afrique.
La Belgique revient
Quoi de plus de normal pour un pays aussi important comme la Belgique qui connaît la Rd Congo dans tous ses détails de revenir à travers ces investissements. Ceci rencontre l’appel lancé dernièrement par le Premier ministre aux hommes d’affaires français leur demandant de venir investir en Rd Congo. Si investir, en acceptant de supporter les risques de tous genres peut profiter aux populations belges et congolaises, c’est le pays qui en sort bénéficiaire, car il va se développer.
Si à l’instar des Etats-Unis d’Amérique la Belgique a enfin compris qu’il faut vite récupérer les parts du marché congolais laissées aux Chinois, tant mieux et c’est la Rdc, profitant de cette concurrence, qui en doit en sortir gagnante. Et si le chemin de fer Kinshasa-Matadi doit connaître dans les jours à venir des investissements belges, on ose croire que le même élan se poursuivra à Lubumbashi où la Société nationale des chemins de fer rencontre d’énormes difficultés pour sa relance.
Par cette volonté politique évidente, le geste de la Belgique est significatif et prouve aux yeux du monde que les liens entre ce pays et son ancienne colonie sont séculaires et ne peuvent souffrir en aucune manière.
La modernisation du réseau ferroviaire entre Matadi et Kinshasa est plus qu’indispensable. Elle faciliterait les choses en faveur des populations riveraines de ce chemin de fer comme dans le bon vieux temps colonial.
Nul n’ignore l’importance que revêt le chemin de fer dans l’économie nationale. Cela résoudrait également une bonne proportion des difficultés dont souffre actuellement la Société congolaise des Transports et des Ports (SCTP).
C’est donc une bonne chose que la Belgique revienne pour le bonheur du peuple congolais.
L’Avenir


