Author: Don Kayembe
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Quatrième République : quelle Constituante pour quel régime ?
-Le projet d’une nouvelle constitution censée inaugurer l’ère de la 4e République est au centre de chaudes empoignades. Si la Majorité en a fait désormais sa priorité, elle aura cependant du mal à concrétiser son projet.Des impératifs d’ordre structurel risquent de se dresser sur son chemin, notamment la légitimité de ceux qui sont censés l’endosser, de même que le système politique à mettre en place. La révision de la constitution, projet porté haut la main par la Majorité présidentielle (MP) pour mieux négocier le virage de 2016, a changé de forme. Depuis la rencontre lundi 25 août 2014 à Kingakati du bureau politique de la Majorité, ce projet ne se décline plus au simple changement de quelques articles de la Constitution de 2006. Il s‟étend désormais, selon les indiscrétions qui ont fuité de cette rencontre, à l‟ensemble de la Constitution. Bref, l‟on serait parti pour une nouvelle loi des lois.
Quid de Kingakati ?
Il en est sorti des principes de base sur lesquels la MP a juré de concentrer toute son énergie pour faire triompher ses idéaux. Selon ses stratèges, tout devrait partir de la rédaction d‟une nouvelle Constitution, totalement différente de celle aussi bien adoptée en 2006 que de la version révisée en 2011. Le nouveau texte, que l‟on pourrait proposer au référendum populaire le moment venu, serait censé inaugurer la quatrième République. Voilà la grande résolution qui a sanctionné la rencontre de Kingakati le lundi 25 août 2014. Cependant, le bureau politique de la MP a-t-il mesuré la portée exacte de son option ? A-t-il pris en compte toutes les difficultés matérielles qui pourraient se dresser sur le chemin menant vers la réalisation de son projet ? Difficile de répondre par l‟affirmative.
Le MSR (Mouvement social pour le renouveau), deuxième force politique de la Majorité, le lui avait pourtant rappelé dans sa déclaration du 12 août 2014. Cela en exigeant un débat interne « franc et responsable » autour de grandes questions qui engagent directement la Majorité. La démarche du MSR visait à amener la MP à mieux mûrir ses ambitions avant de les annoncer sous le coup de l‟émotion. La voix du MSR n‟a pas été entendue. Pire, le parti de Pierre Lumbi a été mis en minorité, sinon marginalisé. Hantée par sa dénomination, la MP a fait fi de cette suggestion. Elle a préféré se retrancher derrière l‟argument selon lequel son option mettrait fin au sempiternel débat sur les articles verrouillés de la Constitution de 2006, notamment l‟article 220 qui limite le mandat du président de la République.
Les obstacles à franchir
Si le principe a été adopté, les tenants de cette thèse n‟ont pas cependant intégré dans leur schéma la procédure à mettre en oeuvre pour y arriver. Le premier obstacle est la constitution de l‟équipe de rédaction de la nouvelle Constitution devant ouvrir la voie à la 4ème République. Serait-ce l‟actuelle Assemblée nationale ? Nul ne le sait pour l‟instant. Dans tous les cas, cette hypothèse paraît moins probable. Pour plusieurs raisons d‟ailleurs.
L‟actuelle Assemblée nationale est issue des législatives de 2011 qui ont été entachées d‟irrégularités au point que la Majorité et l‟Opposition se sont mis d‟accord pour le départ du bureau de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) dirigée alors par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. De ce point de vue, confier à une institution constituée dans des termes douteux la tâche de rédiger une Constitution est une gageure.
Les rapports des observateurs des élections relèvent le fait que la plupart des députés nationaux siégeant à la Chambre basse du Parlement, seraient élus dans des conditions peu régulières. Comment dès lors pourrait-on leur faire confiance ? C‟est un os, pas facile à croquer. Contourner cette difficulté passerait par la dissolution de l‟actuelle Assemblée nationale, et en corollaire, la mise en place par des voies démocratiques d‟une Constituante qui aura alors pour principale mission (avec une date limite préalablement définie) la rédaction de cette nouvelle Constitution de la quatrième République. Sur le papier, la procédure paraît facile. Mais la voie est parsemée de nombreux dos d‟âne et autres nids de poule. A moins de recourir à des subterfuges tenant de l‟abracadabra.
Quelle Constituante ?
Tout d‟abord, le problème va se poser au niveau de la procédure de constitution de cette Constituante, totalement démarquée de l‟actuelle Assemblée nationale. Or pareille institution ne peut pas évoluer concurremment avec l‟actuelle Chambre basse du Parlement. Bien plus, pour sa crédibilité, cette Constituante devait être composée de membres non cooptés mais plutôt directement choisis par le peuple.
Vu sous cet angle, la Constituante revient de droit à de vrais élus du peuple. Lesquels seront pourvus non seulement du pouvoir d‟agir en toute légitimité mais encore de la vocation principale de rédiger ladite Constitution. En d‟autres termes, ceux-ci doivent exercer un mandat leur confié expressément par le souverain primaire. Ce que d‟autres acteurs politiques ont interprété comme un retour à la logique de l‟acte fondateur de l‟Etat congolais violenté déjà en 1960.
Des difficultés d‟ordre matériel risquent de compliquer davantage la procédure. Et, même si les membres de la Constituante devaient être élus, ils ne pourront avoir qu‟un mandat strictement limité à la rédaction de cette Constitution. Si bien qu‟aussitôt les conclusions de la Constituante rendues publiques, le référendum pourrait aisément être organisé en vue de l‟adoption régulière de la Constitution par le peuple. Ils seraient donc des élus pour une transition.
Dès lors, pour revenir à la légalité violentée et opérer une réconciliation avec les pères fondateurs et l‟histoire, la Constituante mise en place aura le loisir de faire une rédaction conforme et offrir au peuple la commande qu‟il aura préalablement passée. D‟étape en étape, la procédure exigera la mise en place, par voie d‟élections, des membres des institutions prévues dans la nouvelle Constitution. Sans compter les moyens matériels et financiers y afférents, il ne sera pas évident qu‟on boucle la procédure en moins de trois ans. Conséquence, la RDC court le risque de se replonger dans un vide juridique qui rappelle la tristement célèbre époque des années 1990 qui s‟est distinguée par sa cohorte de gouvernements de transition.
Quel régime politique ?
L‟autre difficulté, qui pourrait se dresser sur le chemin de la Majorité, est le régime politique qui devra régenter la 4ème République. En interrogeant l‟histoire, il ressort que depuis son indépendance en 1960, la RDC a expérimenté plusieurs régimes politiques qui ne lui ont pas porté bonheur. La Constitution de 2006 a donné lieu à un régime semi-présidentiel, avec notamment un président de la République, élu au suffrage universel direct, et un gouvernement responsable devant le Parlement.
Glissement dictatorial
Selon les informations glanées ça et là, la Majorité voit dans son projet de Constitution pour la 4ème République, un régime fortement présidentiel, avec un président de la République, assisté d‟un vice-président. Le président, élu pour un mandat de 7 ans, est chef d‟un gouvernement qui répond directement devant lui. De là à voir dans la démarche de la MP un glissement vers un régime totalitaire, il n‟y a qu‟un pas, vite franchi. Le projet plante déjà le décor d‟une dictature. Et vive le retour au régime de Mobutu.
La RDC a-t-elle besoin, après toutes ces années de crise, d‟un saut dans le vide ? Le projet d‟une nouvelle Constitution est suicidaire autant pour le pays que pour ses initiateurs. Dans la mesure où ce projet ne résout aucun problème. Bien au contraire, il en créera bien d‟autres, avec le grand inconvénient de ramener la RDC aux années troubles de la Conférence nationale souveraine. La RDC ne mérite pas pareil sort. Après avoir accouché dans la douleur la plus atroce sa démocratie par l‟organisation de deux cycles d‟élections, aucune raison ne peut justifier la rupture de cet élan. Au contraire, il faut le renforcer !
Le projet en gestation risque de plonger le pays dans un trou d‟où il ne pourrait pas sortir. Depuis 1960, l‟histoire constitutionnelle de la RDC est jalonnée de plusieurs expériences Ŕ malheureuses pour la plupart. Seule une démarche clairement définie, conforme aux aspirations profondes du peuple congolais de retrouver la légalité perdue, peut apaiser tout le monde. Mais aussi mettre un terme à la série des coups d‟Etat.
Encadré: Histoire abrégée de la Constitution en RDC
À la suite de l’indépendance en 1960, la RDC est passée par une période de quatre ans de flou constitutionnel avant d‟obtenir une Constitution définitive en 1964. La Constitution du 1er août 1964, dite « Constitution de Luluabourg », définit un État fédéral au régime parlementaire, le multipartisme et un Parlement à deux chambres. Elle fut rédigée par une commission présidée par Joseph Ileo. Cette commission constitutionnelle était composée de Marcel Lihau comme secrétaire général, et plusieurs jeunes universitaires, notamment, Étienne Tshisekedi, Barthélemy Dipumba, Albert Mpase, Paul Muhona et Henri Takizala. La Constitution du 24 juin 1967 ou Constitution de la deuxième République, dite « Constitution révolutionnaire », définit un État unitaire au régime présidentiel, prévoit au moins deux partis politiques et un parlement monocaméral, c’est-à-dire une seule Assemblée nationale. Elle fut élaborée par Marcel Lihau. Dans les faits, il n’y eut qu‟un parti unique. Cette Constitution a posé les fondements d‟une dictature qui aura duré 32 ans. Cette Constitution a connu plusieurs retouches, généralement au gré de feu le président Mobutu (révisée le 17 avril 1970, révisée le 15 aout 1974, révisée le 15 février 1978, révisée le 19 février 1980, révisée le 15 novembre 1980, révisée le 31 décembre 1982 et amendée en avril 1990). Avec le vent de la démocratie, l‟Acte constitutionnel de la transition d’avril 1994, dit « Constitution de la transition », a été rédigé par la Conférence nationale souveraine en avril 1992, pour permettre une transition démocratique. Celle-ci a été abrogée par Laurent-Désiré Kabila, lors de la prise de pouvoir de ses forces rebelles de l’AFDL, le 17 mai 1997. Depuis 1997, et jusqu’à la conclusion du dialogue inter congolais à Sun City (Afrique du Sud), la RDC a connu les textes constitutionnels qui suivent : – Décret-loi de mai 1997, par Laurent-Désiré Kabila – Acte constitutionnel de la transition de novembre 1998 – Constitution de transition d’avril 2003, issu de l‟Accord global et inclusif de Sun City. – Constitution
Le Potentiel
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Retour en force remarquée de la Belgique en RDC où Bruxelles est résolue à s’impliquer dans la modernisation du réseau ferroviaire congolais
-Outre la construction de sa nouvelle et imposante chancellerie ultra-moderne à Kinshasa, la Belgique marque un retour en force en RDC où elle tient à moderniser le réseau ferroviaire qu’elle avait d’ailleurs lancé au début du siècle dernier au tant de la colonisationLa Belgique qui a construit le chemin de fer Kinshasa-Matadi au 19ème siècle est venue s’inscrire dans le projet de la Rdc, qui consiste en la modernisation de son réseau ferroviaire. Venu pour la pose de la première pierre de la future chancellerie de l’Ambassade de Belgique à Kinshasa, Armand De Decker a défendu auprès du Premier ministre la candidature d’un consortium belge autour du port d’Anvers et de chemin de fer belge
Quoi de plus de normal pour un pays aussi important comme la Belgique qui connaît les forces et les faiblesses de la Rd Congo de revenir à travers ces investissements. Ceci rencontre l’appel lancé dernièrement par le Chef de l’Etat aux hommes d’affaires français leur demandant de venir investir en Rd Congo.
Si investir, en acceptant de supporter les risques de tous genres peut profiter aux populations belges et congolaises, c’est la Rdc qui tire le grand bénéfice, car elle va se développer
Venu à Kinshasa pour la pose de la première pierre de la future chancellerie de l’Ambassade de Belgique à Kinshasa, Armand De Decker se devait de rencontrer les autorités du pays pour discuter sur des sujets d’intérêt commun.
C’est dans cette optique qu’il a été reçu par le Premier ministre Matata Ponyo, avec lequel il a fait le point sur quelques dossiers importants, notamment en matière d’infrastructures, de transports, de chemin de fer.
Il s’agit donc des grands projets pour la Rdc pour lesquels la Belgique souhaite apporter son expertise. C’est ici qu’il a cité à titre illustratif le chemin de fer entre Kinshasa et Matadi. Chemin de fer construit par les Belges au 19è siècle et qui se trouve dans un état qui exige des investissements conséquents.
A voir ce chemin de fer, c’est tout à fait normal de se demander comment trouver l’énergie, les moyens et la force des travaux de telle ampleur. Et ce, pendant que la Rdc est déterminée à moderniser son réseau de chemin de fer. Profitant de son audience chez le Premier ministre, Armand De Decker a défendu la candidature d’un consortium belge autour du Port d’Anvers et de chemin de fer belge.
L’homme d’Etat belge a souligné qu’il y a une vraie volonté de partenariat très étroit. Il a expliqué que la Rd Congo est indépendant depuis 54 ans et que la Belgique a toujours été au côté de la population congolaise dans les moments peu faciles, voire dans les moments plus difficiles. Mais la Belgique a toujours été là et n’a jamais cessé de collaborer avec le Congo. C’est dans cet esprit de travail d’équipe, de partenariat qu’il espère continuer à investir dans ce grand pays au cœur d’Afrique.
La Belgique revient
Quoi de plus de normal pour un pays aussi important comme la Belgique qui connaît la Rd Congo dans tous ses détails de revenir à travers ces investissements. Ceci rencontre l’appel lancé dernièrement par le Premier ministre aux hommes d’affaires français leur demandant de venir investir en Rd Congo. Si investir, en acceptant de supporter les risques de tous genres peut profiter aux populations belges et congolaises, c’est le pays qui en sort bénéficiaire, car il va se développer.
Si à l’instar des Etats-Unis d’Amérique la Belgique a enfin compris qu’il faut vite récupérer les parts du marché congolais laissées aux Chinois, tant mieux et c’est la Rdc, profitant de cette concurrence, qui en doit en sortir gagnante. Et si le chemin de fer Kinshasa-Matadi doit connaître dans les jours à venir des investissements belges, on ose croire que le même élan se poursuivra à Lubumbashi où la Société nationale des chemins de fer rencontre d’énormes difficultés pour sa relance.
Par cette volonté politique évidente, le geste de la Belgique est significatif et prouve aux yeux du monde que les liens entre ce pays et son ancienne colonie sont séculaires et ne peuvent souffrir en aucune manière.
La modernisation du réseau ferroviaire entre Matadi et Kinshasa est plus qu’indispensable. Elle faciliterait les choses en faveur des populations riveraines de ce chemin de fer comme dans le bon vieux temps colonial.
Nul n’ignore l’importance que revêt le chemin de fer dans l’économie nationale. Cela résoudrait également une bonne proportion des difficultés dont souffre actuellement la Société congolaise des Transports et des Ports (SCTP).
C’est donc une bonne chose que la Belgique revienne pour le bonheur du peuple congolais.
L’Avenir -

Ebola: un “premier cas suspect réel en Belgique”
-Un collaborateur de ‘Médecins sans frontières’ placé en quarantaine à l’hôpital Saint-Pierre de Bruxelles est touché par le virus Ebola. En Afrique, il a été en contact avec des patients atteints par le virus. Il était parti pour les soigner. Il est rentré il y a 15 jours.Le collaborateur de Médecins sans frontières (MSF) placé en quarantaine dans un hôpital bruxellois après des soupçons de contamination au virus Ebola, est le premier cas suspect réel en Belgique, a indiqué vendredi Sven Heyndrickx, porte-parole du SPF Santé publique. Jeudi midi, l’homme s’est senti mal alors qu’il donnait une formation pour l’association sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles. Comme il revenait d’une zone à risque, il a été transféré immédiatement à l’hôpital Saint-Pierre. “Cet homme répond aux trois conditions de la catégorie à haut risque: il revient d’un pays touché par la maladie, il a été en contact sur place avec celle-ci et il a de la fièvre”, a expliqué Sven Heyndrickx.
Un premier cas négatif
Si l’homme présente encore des accès de fièvre vendredi, une prise de sang sera effectuée. Une réponse définitive sera alors donnée, au plus tôt dans les deux jours, quant à une infection éventuelle. La semaine dernière déjà, un Guinéen de 13 ans avait été placé en quarantaine dans un hôpital ostendais, mais le jeune avait en réalité contracté la malaria.
RTL.BE
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Rwanda et RDC s’accordent sur leur frontière commune
-Cette semaine, du 25 au 30 août, une équipe d’experts ainsi que des représentants des autorités locales doivent mener une délicate mission : matérialiser un peu plus de 200 km de frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Une frontière à la fois terrestre (de Gomas à Gisensy), lacustre (à travers le lac Kivu) et fluviale (le long de la rivière Ruzizi), marquée par de multiples tensions et exactions depuis des années.C’est au cours d’une rencontre bipartite, qui s’est tenue début août dans la ville congolaise de Goma dans le Nord-Kivu, que la décision a été prise. Le Rwanda et la République démocratique du Congo vont matérialiser leur frontière commune par des bornes sur la partie terrestre et par des bouées au niveau du lac Kivu.
A priori, le tracé de la frontière n’a pas été source de discorde. Les délégués des ministères congolais et rwandais de l’Intérieur ainsi que les membres de la commission permanente des frontières Rwanda–RDC se sont facilement mis d’accord en se basant sur la carte coloniale dressée en 1911, entre la Belgique (le premier colonisateur du Congo)et l’Allemagne (le second colonisateur du Rwanda).
A la sortie de la réunion, le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutayichirwa Muiwahale, a assuré que les travaux de démarcation iraient jusqu’à leur terme, d’autant que six bornes-frontières sur les vingt-deux mises en place à l’époque coloniale ont déjà été localisées. Du côté rwandais, le chef de la délégation James Ngango a affiché la même confiance. « Le procès-verbal qui vient d’être lu et signé l’atteste, il n’y a aucune seule raison de penser que ce qui vient d’être signé ne sera pas appliqué », a-t-il déclaré devant la presse sur place. Les deux parties se sont même engagées à se revoir en septembre pour évaluer l’opération de terrain.
Au regard de la situation mouvementée dans l’Est de la RDC, cette entente peut surprendre. Kigali est régulièrement accusé d’ingérence et soupçonné de nourrir des ambitions territoriales du côté congolais, tandis que Kinshasa a bien du mal à imposer son autorité sur son immense territoire. Mais force est de constater que la donne a changé depuis que la rébellion du M23 dans le Nord-Kivu a déposé les armes après l’offensive, en octobre dernier, des forces congolaises appuyées par les casques bleus de l’ONU.
Un signe ?
« La RDC a repris la main et a fait évoluer sa politique », observe le géographe et diplomate français, Michel Foucher. Pour le spécialiste, auteur de Frontières d’Afrique pour en finir avec un mythe (CNRS Editions), c’est ce que révèle ce travail de délimitation frontalière. « C’est un vrai signe de pacification, souligne-t-il dans une interview à la rédaction de TV5MONDE. Les deux capitales sont désormais prêtes à s’entendre sur l’usage de la frontière. » « En rendant la frontière visible, on supprime tout prétexte d’incursion pour telle ou telle force armée », poursuit Michel Foucher.
Dans cette zone stratégique qui fait le pont entre l’ouest et de l’est du continent, c’est aussi l’annonce d’une frontière normalisée facilitant les échanges. « C’est cela le but de l’opération : mettre fin au racket des douaniers, lutter contre la contrebande, encourager le commerce transfrontalier. Dès lors, analyse Michel Foucher, la frontière ne sera plus vécue comme une barrière mais deviendra une ressource pour les populations locales. »
La démarche semble d’autant plus prometteuse que la République démocratique du Congo a également entrepris un abornement de sa frontière plus au sud avec son voisin ougandais. « A la demande des deux pays, un dossier est en cours », affirme Michel Foucher. A croire que le très sarcastique adage rwandais, « là où finit la logique, commence le Congo », est sur le point de tomber en désuétude…
Un programme continental
A l’échelle africaine, l’affirmation des frontières est largement encouragée depuis le lancement en 2007 d’un programme spécifique sous l’égide de l’Union africaine. « Initié par l’ancien président du Mali Alpha Oumar Konaré et financé par la coopération allemande, précise Michel Foucher, le programme fonctionne très bien dans l’ouest, autour du Mali, du Sénégal et du Burkina, ainsi qu’autour du Mozambique qui a développé des politiques spécifiques. En revanche, ça ne marche pas du tout dans la corne de l’Afrique, autour de l’Ethiopie, de la Somalie et du Soudan » où les conflits politico-territoriaux sont loin d’être réglés.
Les Etats n’ont pas obligation de se conformer au programme. « Cela se fait sur la base du volontariat, explique le géographe. Quand ils le veulent, les Etats déclarent leur situation frontalière et s’engagent à procéder à la démarcation. Cela va même jusqu’à la création d’un poste unique de contrôle sur les grandes axes routiers et à la création d’écoles dans le cadre d’une coopération transfrontalière d’initiative locale », se réjouit Michel Foucher. Il est prévu que ce programme prenne fin d’ici 2020.
Par Camille Sarret
TV5 -

Après l’arrestation de leur collègue, des journalistes manifestent contre le Cardinal Mosengwo
-En Rd Congo, l’archidiocèse de Kinshasa nie toute implication du Cardinal Laurent Monsengwo dans l’arrestation du journaliste Mike Mukebayi Nkoso. Le propriétaire du bihebdomadaire CongoNews est incarcéré depuis le 21 août au parquet de Grande instance de Kinshasa/Gombe.L’archidiocèse de Kinshasa a publié un communiqué à la suite du sit-in des journalistes devant la résidence officielle du Cardinal Monsengwo, ce lundi 25 août 2014. Le prélat est accusé d’être derrière l’arrestation de Mike Mukebayi Nkoso. Le journaliste et le collectif qui le défend ont également publié un communiqué indiquant que Mike Mukebayi Nkoso est le prisonnier personnel du Cardinal.
Mgr Monsengwo est accusé d’avoir usé de la position de son jeune frère, le sénateur François Kaniki. Ce dernier est d’ailleurs invité à cesser tout trafic d’influence et de laisser la justice faire son travail. Une confrontation judiciaire entre le journaliste et le Cardinal est exigée par le collectif « Liberez Mike ». L’Archidiocèse de Kinshasa taxe de mensonges toutes ces accusations, et appelle l’opinion à ne pas se laisser prendre à la distraction et la confusion.
La justice congolaise reproche à Mike Mukebayi Nkoso la publication dans son journal d’un article intitulé « Monsengwo : Honte et opprobre à un cardinal vendu au régime ». Voici un extrait du texte paru dans l’édition du 18 juillet 2014 : « Honte et opprobre pour le primat de l’église catholique romaine de la Rd Congo pour avoir prêté son visage et sa voix à un spot publicitaire de Vodacom. Montant perçu : un million de dollars sous couvert d’assistance à l’Eglise ».
« Imputations dommageables », voilà l’accusation retenue contre Mike Mukebayi Nkoso qui a été arrêté à sa résidence au petit matin du 21 août dernier par des éléments de la Police nationale en tenue civile. Ils étaient porteurs de deux mandats d’amener. L’un contre Mukebayi et l’autre contre John Tshingombe Lukusa, directeur de la publication CongoNews. M. Mukebayi a été entendu sur procès-verbal par un inspecteur des parquets. La rédaction du journal affirme que John Tshingombe Lukusa quant à lui, est entré en clandestinité après de multiples intimidations de Mgr Monsengwo.
Agence Ecofin -

La Majorité à Kingakati: vers la 4ème République

Une des affiches de Joseph Kabila pendant la campagne électorale dans le centre de Kinshasa -Les têtes couronnées de la Majorité présidentielle (MP) se sont retrouvées, hier lundi dans la cité de Kingakati, autour de leur chef, Joseph Kabila Kabange. La rencontre était cruciale. Car, elle faisait suite au coup de gueule du Mouvement social pour le renouveau (MSR) dans la déclaration du 12 août 2014. Au terme des échanges, le bureau politique de la MP a reçu de nouvelles orientations qui se résument en deux mots : cohérence et cohésion. Mais, par-dessus tout, la Majorité a annoncé les couleurs. En interne, elle travaille sur un projet de Constitution censé, selon elle, ouvrir la voie à la 4ème République. La Majorité assume son choix. A Kingakati, elle s’est donné les moyens pour le réaliser.
L’appel du 12 août du Mouvement social pour le renouveau (MSR) par lequel il réclamait un « débat interne franc » au sein de la Majorité présidentielle sur l’épineuse question de la révision de la Constitution a eu des échos favorables auprès de Joseph Kabila, autorité morale de la MP. Annoncée bien avant par Aubin Minaku, secrétaire général de la MP, au terme d’un entretien avec le bureau politique du MSR, la Majorité s’est retranchée hier lundi dans un mini-conclave autour de son chef, Joseph Kabila.
Et, comme dans des circonstances antérieures, c’est à Kingakati, cette cité isolée de la périphérie Est de la ville de Kinshasa, que le bureau politique de la MP s’est donné rendez-vous autour de son autorité morale. Tous les bonzes de la MP ont répondu présents à la rencontre – chefs des partis et personnalités indépendantes.
Comme les cardinaux qui se retirent dans la chapelle Sixtine pour décider du sort de l’Eglise catholique romaine, c’est à Kingakati, ce lieu mythique de la Majorité, que la MP a adopté la nouvelle ligne à suivre. Le lundi 25 août 2014, la tradition a été respectée.
A Kingakati, l’autorité morale de la MP a battu le rappel des troupes pour non seulement satisfaire au désiderata du MSR, deuxième force politique de la Majorité, mais surtout ramener de l’ordre dans la famille en vue de se lancer en rangs serrés dans la bataille. La bataille promet d’être rude et âpre. Une chose est vraie : la Majorité tient à son projet de révision de la Constitution. Et rien ne devait l’empêcher de le concrétiser.
A Kingakati, au-delà de l’appel à la cohérence et la cohésion lancé par Kabila, la Majorité a clairement dévoilé ses choix. Il s’agit de l’émergence d’une nouvelle République, totalement démarquée de celle qui s’est créée avec la dynamique du dialogue inter congolais de Sun City en Afrique du Sud. Exit donc, la Constitution du 18 février 2006, à en croire les personnalités ayant participé à cette grand-messe.
Quant à la révision de la Constitution, la Majorité n’en fait plus mystère. En cette matière, la Majorité a d’ores et déjà annoncé les couleurs. Elle a ouvertement révélé ses intentions d’amener le peuple à adhérer à la logique d’une nouvelle Constitution qui, selon elle, corrige les erreurs et les irrégularités contenues dans celle adoptée par référendum en 2006. La pilule est certes amère, mais la Majorité n’est pas prête à baisser prise. Mais, c’est sans compter avec les dissensions internes qui minent les rangs. La déclaration du 12 août 2014 du MSR rentre dans ce cadre. Et la sincérité des acquiescements quasi-unanimes est sujette à réflexion.
Le flou persiste
De l’avis de Lambert Mende, membre du bureau politique de la MP, présent à la réunion de Kingakati, l’autorité morale de la Majorité a appelé les membres de sa famille politique à la cohérence et à plus de cohésion.
Ancré dans la réalisation du programme qui le lie avec le peuple congolais depuis sa réélection en 2011, Joseph Kabila a invité la Majorité à privilégier les intérêts nationaux. Il a dès lors dicté une nouvelle ligne de conduite. Pour Joseph Kabila, l’urgence est de se concentrer sur le contrat qui le lie encore au peuple. Il s’est dès lors abstenu, à en croire Mende, de parler de 2016. De même, il attend voir les membres de la Majorité évoluer dans cet état d’esprit.
Dans tous les cas, Joseph Kabila, toujours selon Lambert Mende, s’est dit confiant en la capacité de la Majorité à relever les défis qu’elle s’est fixés depuis 2011. Pour Joseph Kabila, la Majorité devait, de toute urgence, resserrer davantage ses rangs pour la réalisation de son projet de société, le seul, rapporte Mende, citant Joseph Kabila, qui soit le mieux structuré.
Il y a cependant un autre son de cloche. Mais, sur la question de la révision-changement de la Constitution, la Majorité n’est pas disposée à transiger. De ce point de vue, il faut dire que la Majorité a totalement bifurqué. Elle s’est inscrite sur un schéma dont les méandres ne sont maîtrisés que par elle seule.
A Kingakati, au-delà de l’appel à la cohérence et à la cohésion, la Majorité assume désormais publiquement sa ligne. Les préoccupations et interrogations ainsi que les inquiétudes exprimées par MSR ne pèsent pas suffisamment sur la balance au point de retarder cette nouvelle orientation. A la Majorité, c’est le quitte ou double.
Pourtant à Kingakati, le MSR a tenté tant bien que mal de se défendre. Il a appelé en vain la Majorité à la raison. Par respect, se dit-il, à la charte qui crée et organise la Majorité présidentielle. Sa voix n’a pas été entendue, noyée dans les sons discordants distillés par l’aile dure de la Majorité.
Un nouveau gouvernement avant le 15 septembre
Le schéma pour y arriver a été sérieusement tracé à Kingakati. Il passe par plusieurs scenarii. La procédure en étude au niveau de la Majorité prévoit un dialogue destiné à aplanir les divergences pour mieux préparer le terrain à la proposition d’une nouvelle Constitution ; celle de la 4ème République. Le dialogue devait être ouvert à toutes les forces vives de la nation. Il s’inspirera des ratés de dernières concertations nationales. Le but ultime est de fédérer davantage les énergies autour de l’action d’un gouvernement de large union nationale. Une chose est sûre, il pourrait sortir de la voie et le format tracés par les concertations nationales. C’est ce nouveau gouvernement qui se chargera alors de proposer par voie référendaire la Constitution de la 4ème République. Ainsi en a décidé la Majorité.
A Kingakati, des rôles ont été distribués. Le MSR, réticent au regard de sa déclaration de 12 août 2014, est totalement isolé. La Majorité ne reculera devant aucun obstacle, s’est-on dit à Kingakati. Selon certaines indiscrétions, Joseph Kabila a promis un gouvernement avant le 15 septembre 2014. C’est ce gouvernement, placé vraisemblablement sous la direction de Matata, qui aura la tâche de réaliser le schéma tracé à Kingakati.
Quel est donc ce coup qui se prépare au sein de la Majorité ? La question taraude les esprits. Difficile de se hasarder cependant sur ce terrain, dont seule la Majorité maîtrise les contours. Toujours est-il que la Majorité se fixe une ligne à suivre. Elle va bien au-delà du débat de la révision de quelques articles de la Constitution. En réalité, ce débat dépasse ce cadre étriqué.
Depuis hier lundi 25 août, on sait désormais ce qui se trame au sein de la Majorité. Tout le discours est centré sur un seul et unique idéal : une nouvelle Constitution qui inaugure la 4ème République. Ce schéma n’inclut pas la révision de l’actuelle Constitution. Il est diamétralement opposé à ce schéma. Il s’agit d’une nouvelle Constitution, d’une Constitution neuve, prélude d’une 4ème République où tous les compteurs sont remis à zéro – en ce compris le mandat du président de la République. Voilà la principale conclusion de la Majorité à Kingakati.
La cohérence et la cohésion dont il a été question hier lundi à Kingakati s’inscrivent donc dans cette nouvelle ligne offensive voulue par la MP. Tout comme le MSR, quiconque se hasarderait de se mettre au travers de ce projet au sein de la Majorité, ne risque-t-il pas de se mettre en quarantaine ? La quatrième République s’annonce donc avec son lot d’espoir que vend la Majorité, mais aussi d’inquiétude sur un éventuel saut dans le vide, avec ce que cela comporte d’inconnue et de surprises agréables et désagréables.
Le Potentiel Online -

Ebola en RDC: souche Zaïre confirmée, Kinshasa prêt à “trois mois” de lutte
Ebola en RDC: souche Zaïre confirmée, Kinshasa prêt à “trois mois” de lutte
Les autorités congolaises ont confirmé lundi que l’épidémie d’Ebola qui frappe une région reculée du nord-ouest de la République démocratique du Congo était liée à la souche locale (“Zaïre”) du virus et se préparent à un combat d’au mois trois mois contre la maladie.
Il faudra attendre “trois mois pour déclarer la fin de l’épidémie”, a déclaré à Kinshasa le ministre de la Santé congolais, Felix Kabange Numbi, lors d’une conférence de presse destinée à rappeler à la population les mesures de prudence à observer vis-à-vis de la maladie et à l’inviter à ne pas paniquer.
Face à l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’Afrique de l’Ouest, l’ONU a annoncé lundi que la lutte pourrait prendre six mois.
-La RDC a confirmé dimanche que 13 personnes avaient été tuées par Ebola dans un secteur du territoire de Boende, ville située à 800 km au nord-est de Kinshasa, dans la province de l’Equateur.Les examens approfondis de l’Institut national de la recherche biologique (INRB) ont permis de confirmer que la souche de la maladie en RDC est celle dite “Zaïre” (l’ancien nom de la RDC), particulièrement virulente à l’heure actuelle en Afrique de l’Ouest.
Ces tests doivent néanmoins encore être confirmés par un laboratoire au Gabon.
Les autorités congolaises insistent pour dire que l’apparition du virus en RDC n’est pas liée à l’épidémie qui frappe actuellement le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée et le Nigeria, pays avec lesquels le Congo n’a aucune frontière commune.
Selon le Dr Kabenge, 147 personnes ayant eu des contacts avec des malades en RDC étaient suivies mardi matin par les autorités sanitaires, contre 80 dimanche.
Les autorités ont placé en quarantaine le secteur d’une centaine de kilomètres carrés dans lequel la maladie s’est déclarée. M. Kabange a également indiqué que le seuil d’alerte avait été encore élevé à tous le spoints d’entrée du pays.
Le ministre de la Santé a également souhaité couper court à une rumeur selon laquelle le virus aurait été détecté à Kinshasa et à Mbandaka, capitale de l’Equateur. Il y a eu des personnes présentant de fortes fièvres mais “les tests sont revenus négatifs” à Ebola, a-t-il dit.
AFP -

Faire du sport réduit la sensibilité à la douleur
Et si trois séances de 30 minutes de vélo d’appartement par semaine permettaient de se passer de paracétamol ou d’anti-inflammatoires? Un rêve pour tous les «douloureux chroniques», selon le terme médical consacré pour qualifier les millions de patients dans le monde qui prennent chaque jour leur traitement.C’est l’espoir que soulèvent les travaux publiés ce mois-ci dans une revue internationale spécialisée en médecine du sport (Medicine & Science in Sports & Exercise). Des chercheurs australiens, répartis entre l’Université de New South Wales et un vaste centre de recherche privé, le Neuroscience Research Australia à Sydney, ont comparé la sensibilité à la douleur de 12 adultes en bonne santé, mais inactifs, qui acceptaient de s’engager dans un programme d’entraînement physique (groupe actif), à celle de 12 adultes d’âge similaire, également en bonne santé mais restant inactifs pendant les six semaines de l’étude (groupe inactif). Les 24 cobayes étaient, bien sûr, inactifs au départ.«L’effet analgésique (qui réduit la douleur, NDLR) pendant l’exercice physique est bien connu, expliquent les auteurs, cependant les effets de l’exercice régulier sur la sensibilité à la douleur sont largement inconnus.» C’est cet effet analgésique persistant en dehors même des trois séances de vélo d’appartement par semaine que les chercheurs australiens ont mis en évidence.le principe de base de l’être humain, c’est de s’adapter
«Ce n’est pas surprenant, commente David Lefrançois, directeur de l’Institut des neurosciences appliquées (Paris), le principe de base de l’être humain, c’est de s’adapter. Or, il n’y a pas que la masse musculaire qui se développe en réponse aux efforts récurrents qui lui sont demandés. Sur le plan psychologique aussi, lorsque l’on s’habitue à supporter les douleurs du sport, il devient plus facile d’accepter d’autres types de douleurs.»Car, dans l’étude australienne, les investigateurs ont pris soin de distinguer deux seuils différents. Le seuil à partir duquel les volontaires ressentaient la douleur et celui à partir duquel elle devenait insupportable. Le premier fixe la sensation douloureuse, très variable d’un individu à l’autre mais relativement constante pour une même personne. Le second détermine la tolérance à la douleur, elle aussi très spécifique d’un individu donné. Deux techniques étaient utilisées pour déterminer ces seuils, la première avec un appareil infligeant une pression croissante sur la peau, la seconde à l’aide d’un brassard à tension gonflé progressivement. D’abord douloureuse, la sensation devient vite insupportable.Au bout de six semaines, lorsque les 24 volontaires refirent les tests, les seuils n’avaient pas bougé pour le groupe inactif alors qu’une modification était apparue dans le groupe actif: la tolérance à la douleur était plus importante. Autrement dit, les cobayes ressentaient toujours la douleur pour la même pression infligée, mais ils parvenaient à accepter une pression plus forte avant qu’elle ne devienne insupportable.L’intérêt potentiel de cette étude est considérable, même si elle n’a été réalisée que sur 24 individus en bonne santé. Si ces résultats se confirment sur un plus vaste échantillon et surtout chez des malades atteints d’arthrose, de lombalgie ou de fibromyalgie (douleurs persistantes diffuses d’origine inconnue), leur qualité de vie pourrait s’en trouver considérablement améliorée… sans médicaments. Recommander du sport, en douceur, à des gens qui souffrent pour réduire leurs douleurs peut paraître paradoxal, mais les résultats sont là.Le Figaro.fr


