Author: Don Kayembe

  • Diomi Ndongala en appelle à l’ONU

    Diomi Ndongala en appelle à l’ONU

    diomi_ndongala_opposition_congo-Un opposant condamné à dix ans de prison pour viols sur mineures en République démocratique du Congo a déposé une plainte devant le Comité des droits de l’Homme de l’ONU.

    Eugène Diomi Ndongala espère que cette instance internationale pourra annuler sa peine.

    Dans un communiqué, l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) indique que l’intéressé veut faire reconnaître la “violation des droits fondamentaux” dont il dit avoir été victime.

    Le Bureau des droits de l’Homme de l’ONU à Genève a confirmé avoir reçu la plainte.

    Il est compétent pour examiner les plaintes de particuliers qui ont épuisé tous les recours disponibles dans leur pays.

    Chef du parti, Démocratie chrétienne, M. Ndongala a été condamné en mars à dix ans de prison ferme pour viols sur mineures.

    bbc

  • Francophonie: dernière ligne droite pour la succession d’Abdou Diouf

    Francophonie: dernière ligne droite pour la succession d’Abdou Diouf

    abdou-diouf-Cinq candidats, dont une femme pour la première fois, sont en lice pour succéder à Abdou Diouf à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. C’est à Dakar, les 29 et 30 novembre, en marge des travaux du XVe Sommet de la Francophonie que le nouveau secrétaire général ou la nouvelle secrétaire général de l’OIF sera nommé(e).

    Les choses sérieuses semblent avoir commencé, à dix semaines du sommet de Dakar (du 29 au 30 novembre), pendant lequel les chefs d’Etat et de gouvernements de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) seront appelés à choisir le successeur d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF depuis 2002. Après trois mandats de quatre ans, l’ancien président du Sénégal, 78 ans, qui a marqué de son empreinte le mouvement francophone, ne souhaite pas rempiler et serait même impatient, dit-on, de transmettre le flambeau à son successeur. Mais qui prendra le relais d’Abdou Diouf ?

    Cinq candidats se sont déclarés jusqu’ici, dont quatre Africains et une candidate nord-américaine. L’OIF est une organisation internationale avec 57 membres à part entière dont nombre de pays africains. La tradition veut que son secrétaire général soit issu d’Afrique, sans doute pour maintenir l’équilibre entre les différents continents représentés au sein de cette institution, dont le siège central se trouve dans la capitale française. Prenant la parole le mardi 23 septembre devant le Press Club de France, à Paris, le candidat de l’île Maurice Jean-Claude de l’Estrac, 66 ans, a donné le coup d’envoi de la dernière manche de la compétition en cours pour prendre la tête de la Francophonie.

    Pour une Francophonie économique

    « L’OIF a besoin d’un souffle nouveau », a déclaré d’emblée le Mauricien, avant de se lancer dans un vibrant plaidoyer en faveur de la Francophonie économique. « La culture et la politique constituent les deux grands piliers de la Francophonie telle qu’elle existe aujourd’hui. Si je suis désigné au poste de secrétaire général de l’OIF, a-t-il déclaré, ma contribution consistera à doter cette organisation d’un troisième pilier qui sera son pilier économique ».

    Jean-Claude de l’Estrac.DR

    Tout en reconnaissant que la Francophonie n’avait pas vocation de devenir une organisation économique, le Mauricien a rappelé que cet espace de solidarité que l’OIF a l’ambition de devenir « ne peut exister sans cette dimension économique, surtout à l’ère de la mondialisation caractérisée par une compétition entre entreprises, entre Etats et voire entre les continents ». Pour Jean-Claude de l’Estrac, la réorientation économique du mouvement francophone passera par l’industrialisation de l’Afrique, une industrialisation qu’il appelle de tous ses vœux et qui a trouvé une place de choix dans le document intitulé 12 propositions pour la Francophonie de demain que le candidat a remis aux journalistes lors de son intervention au Press Club.

    Ces propositions s’inspirent pour l’essentiel du parcours et de l’expérience du Mauricien à la tête des institutions économiques nationales et internationales. Ce journaliste de profession a été quatre fois ministre dans son pays, ministre des Affaires étrangères, mais aussi de l’Industrie. Secrétaire général aujourd’hui de la Commission de l’océan Indien, l’homme a fait de l’économie son domaine de prédilection et s’est signalé à l’attention par ses tentatives souvent réussies d’établissement de passerelles entre les secteurs public et le privé. Une expérience dont il aimerait faire profiter les Francophones.

    Mais ce qui fait peut-être la particularité du candidat de l’Estrac, c’est son appartenance mauricienne. Cette origine est à la fois un atout et un handicap pour le Mauricien. Minuscule île de 1,3 million d’habitants perdue dans l’immensité francophone (220 millions), Maurice fait presque figure de marginal, mais un marginal qui a fait école à cause de « ses succès économiques, sa démocratie vivante, son attachement aux droits de l’homme, sa pratique décomplexée de plusieurs langues et sa gestion réussie de la diversité culturelle ». « Maurice est un laboratoire pour la Francophonie à venir », aime-t-il répéter. Des arguments dont le candidat de l’Estrac s’est servi avec intelligence pendant ses tournées en Afrique comme en Europe. Sa campagne lui a valu les soutiens des intellectuels francophones dont JMG Le Clézio, Tahar Ben Jelloun, Dominique Wolton, l’ancien secrétaire général de l’Unesco Federico Mayor. Ils ont publié dans Le Monde, il y a trois mois, une tribune appelant les décideurs francophones à voter pour lui car, écrivent-ils, la « candidature mauricienne, incarnée par une personnalité aux multiples talents, exprime la synthèse positive du monde en mouvement. Elle est la promesse d’un projet mobilisateur pour les femmes et les hommes de nos pays qui attendent beaucoup d’une mondialisation respectueuse de ce qu’ils sont. »

    En quête de consensus

    Pour autant, il n’est pas sûr qu’un consensus puisse se dégager parmi les décideurs africains de l’OIF, d’ici à novembre autour de la candidature mauricienne. « Difficile pour les chefs d’Etat et de gouvernements francophones d’Afrique d’accepter d’être représentés par un petit pays dont la voix ne compte pas beaucoup dans les forums internationaux », nous expliquait un diplomate francophone venu au Press Club écouter les propositions du candidat mauricien.

    Pour l’instant, aucun des 4 candidats africains n’a réussi à convaincre les Africains à voter pour eux. Le candidat du Congo-Brazzaville Henri Lopes, ancien Premier ministre de son pays, ex-fonctionnaire international de l’Unesco, aujourd’hui ambassadeur du Congo à Paris et surtout homme de lettres francophone réputé, n’a pas vraiment fait campagne, comptant sur sa notoriété diplomatique et littéraire pour emporter la mise. Le candidat du Burundi, Pierre Buyoya a, lui, le profil idéal pour le poste. Il a la stature présidentielle, puisqu’il a dirigé le Burundi à deux reprises et peut se prévaloir de son appartenance à l’Afrique centrale qui attend son tour, après l’Afrique arabophone (Boutros Boutros-Ghali) et l’Afrique de l’Ouest (Abdou Diouf), pour conduire le destin de l’OIF. Mais il a un handicap : malgré son rôle actif dans les négociations avec la rébellion armée de son pays qui a débouché sur l’accord de paix signé à Arusha en août 2000, personne ne semble avoir oublié ni les deux coups d’Etat que Buyoya a fomentés pour accéder au pouvoir en 1987 et en 1996 ni les massacres interethniques qui se sont déroulés sous sa présidence. Difficile, en effet, d’imaginer un ancien putschiste à la tête de la Francophonie qui s’est construite précisément autour du partage des valeurs démocratique et du respect des droits de l’homme. Enfin, quant au quatrième candidat africain, l’Equato-Guinéen Augustin Nze Nfumu, il est peu connu en dehors des frontières de son pays. L’homme n’a pas fait campagne non plus pour se faire connaître des décideurs francophones.

    Selon les observateurs, cette absence de consensus autour d’une candidature africaine profite à la candidate canadienne d’origine haïtienne Michaëlle Jean. Elle a été l’une des premières à se lancer en campagne et mise sur son profil multiculturel pour succéder à Abdou Diouf. Elle est brillante, polyglotte et multiculturelle. « Je suis à la fois du Nord et du Sud », aime-t-elle répéter. Par ailleurs, en tant que Québécoise – certes d’adoption -, elle se targue de connaître de l’intérieur les enjeux de la Francophonie.

    Née en Haïti en 1957, Michaëlle Jean a grandi au Canada où sa famille s’est réfugiée quand elle avait 11 ans, fuyant le régime Duvalier. Femme de culture, elle a été universitaire, avant de faire une grande carrière de journaliste et d’animatrice à la télévision publique canadienne.  Elle a aussi occupé, entre 2005 et 2010, le poste honorifique de gouverneure générale du Canada. Elle a représenté à ce titre la reine d’Angleterre. Quant à son projet pour la francophonie, il est essentiellement culturel et économique. Dans une déclaration diffusée sur son site internet, elle souligne la nécessité de mettre en place une solide stratégie économique au service du développement et de la solidarité entre les membres de l’OIF.

    Tous reconnaissent que Michaëlle Jean a la carrure et le charisme nécessaires pour diriger l’OIF, même si elle n’a pas l’autorité politique d’un Abdou Diouf ni sa connaissance approfondie des dossiers politiques africains. Sa candidature à la tête de la Francophonie est appuyée par les gouvernements d’Ottawa et du Québec. Il semblerait que d’autres gouvernements, pas les moindres, se seraient engagés à lui apporter leur soutien. Selon des sources en général bien renseignées, la France favoriserait la candidature canadienne. Les modalités de la nomination de Michaëlle Jean seraient finalisées lors du prochain passage de François Hollande au Canada.

    Si elle est nommée, la Canadienne deviendrait la première femme et la première personnalité du continent américain à diriger l’OIF. Après les « pères fondateurs » de la Francophonie, serait-il enfin venu le temps des « mères fondatrices » ?

  • Le gouvernement projette un taux d’inflation de moins de 2% à fin 2014

    Le gouvernement projette un taux d’inflation de moins de 2% à fin 2014

    Contrairement à ses prévisions initiales

    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011. RFI/Junior D. Kannah
    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011.
    RFI/Junior D. Kannah

    -Avec la stabilité du cadre macroéconomique qui se consolide davantage, le gouvernement est sûr de boucler l’année 2014 avec un taux d’inflation de moins de 2%, contre une prévision de 3,7%. A fin 2014, la Troïka stratégique, qui s’est réuni hier lundi autour du Premier ministre, avance un taux d’inflation de 1,161%. Le taux d’inflation hebdomadaire s’est fixé à 0,08% (-0,002). En cumul annuel, il a atteint 0,869% au niveau national.


    Quant aux prévisions de croissance, les estimations réalisées sur base des données de production à fin juin 2014 indiquent un taux de croissance de 8,7%, en cohérence avec les prévisions initiales de 8,8%.

    Le marché de change, au 26 septembre 2014, est demeuré stable. Il s’est légèrement apprécié de 0,03% sur le marché parallèle, affichant 931,75 Fc/Usd ; tandis qu’il s’est déprécié de 0,5%, s’établissant 926,04 Fc/Usd, sur le segment indicatif. Alors que les réserves internationales se sont arrêtées à 1 734,77 millions Usd, équivalent à 8,30 semaines d’importations.

    Pendant ce temps, la Banque centrale du Congo a maintenu son taux d’intérêt directeur à 2,0%, avec une marge de positivité de 0,78 point au 26 septembre 2014.

    Dans le registre des finances publiques, le solde du compte général du Trésor, au 26 septembre 2014, a indiqué un déficit de 118,8 milliards Fc, provenant des recettes de 177,8 milliards Fc, et des dépenses de 296,6 milliards Fc.

    En cumul annuel, la Troïka stratégique note que le compte général du Trésor présente une marge positive de 102,5 milliards Fc.

    Comme à l’accoutumée, la Troïka a fait le tour de la conjoncture internationale. Au 25 septembre 2014, elle a fait remarquer que les prix des matières premières composant l’essentiel des exportations de la RDC ont été tous en baisse. Le cours du cuivre est passé de 6 918,00 Usd la tonne métrique à 6 765,00 Usd, perdant 2,21% de sa valeur. La tonne métrique du cobalt s’est négociée à 34 133 Usd contre 34 398 Usd une semaine avant, soit un recul de 0,77%. Concernant l’or, le prix de l’once s’est fixé à 1 222,30 Usd, contre 1 225,45 Usd une semaine avant, soit -0,26%.

    Les prix de baril du pétrole, au 26 septembre 2014, étaient en hausse sur les deux marchés. A Londres, il était à 96,83 (+3,78%) ; et sur le marché new-yorkais, il s’est établi à 92,95 Usd (+0,61).

    S’agissant des prix de principaux produits céréaliers, au 19 septembre 2014, ils se sont présentés comme suit : 474,00 Usd (-2,9%) pour le blé ; 12,71 Usd (+0,5) pour le riz ; 119,00 Usd (-4,3%) pour le maïs.

    Depeche online

  • Budget : cap sur le développement social

    Budget : cap sur le développement social

    dollars-Le Premier ministre Augustin Matata  Ponyo a déposé hier lundi 29 septembre 2014 le projet de loi budgetaire pour l’exercice 2015 au bureau de l’Assemblée nationale. La hauteur du budget est de l’ordre de 8 milliards 300 millions de dollars US.

    Devant la presse dans le hall du Palais du Peuple à l’issue de son entretien avec le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, le chef du gouvernement a reconnu que ce projet de budget est modeste par rapport aux potentialités de la République Démocratique du Congo. Il a toutefois  noté des progrès notables comparativement aux budgets précédents en illustrant par celui  de 2001 qui se chiffrait à 300 millions de dollars US alors que l’actuel  avoisine les  9 milliards de dollars américains.

    Analysant rapidement ce budget, Augustin Matata a fait ressortir le fait qu’il tient compte de la vision du chef de l’Etat axée sur la révolution de la modernité. Il s’inscrit ainsi  dans la logique du développement social car il prévoit la construction, la réfection et la modernisation des hôpitaux, des écoles, des infrastructures et autre secteur agricole .

    C’est une réponse directe aux préoccupations sociales de l’ensemble de la population par l’intensification des parcs agricoles  comme  celui  de Bukanga Lonzo  érigé sur une superficie de 5.000 hectares. Le chef de l’Exécutif est convaincu que les réalisations prévues au budget relèvent de la vision de l’émergence de la RDC à l’horizon 2030.

    Se basant sur le discours du chef de l’Etat à l’Assemblée générale des Nations-Unies, Matata  a affirmé que la RDC est debout avec un taux de croissance et un PIB de 10%, fait exceptionnel depuis une dizaine d’années. « La  RDC connait une forte croissance économique, la meilleure au monde, un cadre macro économique et un taux de change stable, une inflation maitrisée à 1% » a-t-il affirmé. Une manière pour le chef du gouvernement de démontrer à ses détracteurs qui convoitent son fauteuil que le bilan de sa gestion à la tête du gouvernement depuis le début de la législature en cours  est en tous points positif.

    On attend maintenant que le projet soit soumis aux débats pour en connaître les ressorts et les différentes articulations.

    Il y a lieu de signaler que le jour même où le Premier Ministre déposait le projet de loi budgétaire, Aubin Minaku se rendait à la Cour des comptes où il a lâché une phrase qui a fait jaser : le temps du contrôle pédagogique est terminé, place maintenant au contrôle- sanction.

    Qu’a-t-il voulu dire ? On se perd en conjectures. Une chose cependant, mérite d’être rappelée : la réddition des comptes de la République pour l’exercice budgétaire précédent avait été recalée lors de la dernière plénière par une exigence formelle de l’avis préalable de la Cour des comptes.

     Eric WEMBA

    Le Phare

  • le cancer du col de l’utérus identifié comme première cause de mortalité de la femme en RDC

    le cancer du col de l’utérus identifié comme première cause de mortalité de la femme en RDC

    sante-Les associations de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont descendues dans la rue, le samedi 27 septembre sur le site de l’Université de Kinshasa. But : mobiliser la communauté nationale contre les menaces que représente le cancer de l’utérus identifié comme 1ère cause de décès de la femme en RDC.


    Le cancer de col utérin est identifié comme étant la première cause de mortalité de la femme en République démocratique du Congo. Après lui vient le cancer du sein. Dans le monde, le cancer de l’utérus est responsable de 250 mille décès par an, dont 80% se retrouvent dans les pays en développement.

    En l’absence d’intervention rapide, la mortalité associée au cancer du col pourrait augmenter de 25% au cours de dix prochaines années. Ces informations ont été données par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la faveur de la première marche de sensibilisation et de plaidoyer contre le cancer de col utérin organisée par l’Organisation africaine pour la recherche et l’enseignement sur le cancer (OAREC/AORTIC) et Globe Athon.

    Avec l’appui financier de l’OMS, la marche a été organisée, le samedi 27 septembre sur le site de l’Université de Kinshasa (Unikin). Cette marche silencieuse qui a mobilisé toutes les forces vives de l’Unikin s’est étalée sur une boucle de 2,7 km, depuis le bâtiment administratif de l’Unikin, en passant par les facultés de Sciences (Biologie, Mathématique, Sciences de la terre), Médecine; un détour par la morgue ; l’Institut technique médical du Mont Amba; les Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK), les facultés des sciences agronomiques, de Psychologie; l’entrée principale (Trafic) et l’arrivée a été constatée devant le bâtiment administratif.

    Mais avant de se lancer dans la marche, la partie protocolaire, dans la salle des promotions Mgr Luc Gillon de l’Unikin, a été ponctuée d’allocutions.

    Le recteur de l’Unikin, Jean-Berckmans Labana, a indiqué, d’entrée de jeu, que la marche volontariste pour « combattre le cancer de l’utérus a la particularité de mobiliser non seulement les forces vives de l’Alma Mater, mais également des hôtes de marque parmi lesquels les invités de la République du Congo (Brazzaville), les représentants du directeur de l’OMS/RDC, du ministre intérimaire de l’Enseignement supérieur, universitaire et de la recherche scientifique (ESURS), etc. »

    A sa suite, M. Casimir Manzengo, délégué de Dr Joseph Cabore, représentant de l’OMS RDC, a fait savoir que cette marche est organisée chaque année dans le monde grâce à Globe Athon dans le but de vulgariser l’information, encourager ainsi la prévention et promouvoir la détection précoce comme meilleur moyen de lutte préventive contre le cancer du col de l’utérus.

    Pour l’OMS, a-t-il ajouté, la lutte contre le cancer du col utérin est une grande priorité de santé publique. En 2005, la Résolution 5822 de l’Assemblée mondiale de la santé sur la prévention et la lutte contre le cancer a, une fois encore, rappelé l’importance de l’enjeu que constitue le cancer, en soulignant que seule une action élargie et intégrée pourra stopper cette épidémie mondiale. Et puis, en tant que maladie non transmissible, le cancer du col a fait partie de la deuxième grande résolution des Nations unies en matière de santé, après la première consacrée au Vih/Sida en 2001.

    Instaurer la vaccination contre le HPV

    Le cancer du col peut être évité grâce au dépistage précoce et au vaccin. Raison pour laquelle l’OMS préconise qu’on agisse vite en rendant l’accès aux services de prévention abordable et efficace.

    D’autre part, il faut préconiser une action de vaccination de toutes les femmes pour les protéger contre l’infection au virus de papillon humain (HPV). En fait, depuis 2006, un vaccin protégeant contre l’infection et la maladie associée au HPV a reçu l’autorisation de mise sur le marché. L’OMS estime que de nouveaux vaccins contre le HPV dans le mode en développement pourraient sauver des centaines de milliers de vies humaines s’ils sont administrés de manière efficace.

    Le professeur Charles Gombe du Congo/Brazzaville a partagé l’expérience de son pays sur une campagne de vaccination de la jeune fille menée dans la région de la Lekoumou et des études menées dans l’optique de vacciner des jeunes gens.

    Les associations de lutte contre le cancer, par la bouche du professeur Léon Mbala Nlandu, vice-président de la Ligue nationale contre le cancer (LINAC), a dénoncé l’inaction de toute la communauté nationale qui se montre complice du HPV, agent causal du cancer du col utérin. Il a, par la suite, invité tout le monde à couper le lien avec le HPV, à instaurer la vaccination de la femme contre le cancer et le dépistage précoce des cancers de l’utérus et du sein.

    Le professeur Jean-Marie Kabongo Mpolesha, président élu de l’Organisation africaine pour la recherche sur le cancer (OAREC/ AORTIC), a présenté son ONG basée en Afrique et créée en 1983 par des expatriés africains prestataires des soins oncologiques, des scientifiques et leurs amis. L’OAREC se consacre à la promotion de la lutte contre le cancer, au dépistage, au traitement et aux soins palliatifs en Afrique.

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  • Des stades pour Kinshasa

    Des stades pour Kinshasa

    STADE 1-Comme annoncé en juin dernier par le ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts, le Premier Ministre a procédé le week-end dernier à la pose de la première pierre pour la construction des stades municipaux à Kinshasa.

             C’est dans la commune de Matete que le coup d’envoi a été donné, précisément sur le terrain situé à quelque cent mètres de la paroisse catholique saint Alphonse, où sera érigé un des stades prévus pour la ville de Kinshasa. Au total, cinq stades seront construits à travers la capitale congolaise, selon le programme rendu public au mois de Juin passé par le ministre des Sports Baudouin Banza Mukalay.

    Selon la même source, les cinq stades seront construits dans les communes de Bandalungwa, Barumbu, Ndjili, Matete, et Ngaliema plus précisément au quartier Delvaux.

    A l’occasion, le ministre Banza avait également informé que la démarche gouvernementale visant le développement des sports ne se limitera pas seulement au football. D’autres disciplines telles que le basketball, le volleyball, l’athlétisme…sont aussi concernées par ce programme des infrastructures sportives.

    Le ministre avait aussi annoncé, dans le même ordre des choses, la construction des écoles de sports en vue de promouvoir des jeunes talents dans les années à venir.

    Par ailleurs, on apprend que cette démarche du gouvernement vise à combattre la spoliation des terrains publics de l’Etat qui ne cessent de susciter, depuis quelques années, la convoitise des prédateurs.

    Il sied de rappeler, à ce sujet, que les terrains publics et autres espaces verts n’existent presque plus non seulement dans la capitale, mais également dans la plupart des grandes villes du pays. C’est pourquoi, le souhait de la majorité des Congolais est de voir le Premier ministre aller jusqu’au bout avec cet ambitieux projet de restauration des espaces réservés à la pratique du sport en vue de l’épanouissement de la jeunesse. Le gouvernement devra, à cet effet, démolir toutes les constructions érigées sur les domaines publics de l’Etat dont la plupart font l’objet de spoliation par ceux-là mêmes qui sont censés les protéger.

    Le ministre des Sports et son collègue en charge des Affaires foncières, ainsi que d’autres membres du gouvernement ont pris part à la cérémonie. Tout comme le gouverneur André Kimbuta  et le Commissaire général de la police/ville de Kinshasa, le général Célestin Kanyama étaient également présents lors de cette cérémonie de pose de la première pierre pour la construction des stades municipaux.

    Il ne faut pas s’arrêter à Kinshasa

    Le projet de promouvoir le développement du sport en République Démocratique du Congo, ne doit pas s’arrêter à la seule ville de Kinshasa. Mais, il devra s’étendre aux provinces si on veut réellement détecter tous nos talents dans le domaine du sport et surtout, permettre à la jeunesse d’avoir des loisirs sains au lieu d’être, comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui, tentés par des écuries des «pombas» et des «kulunas».

    Le Phare

  • Opposition:Manifestation contre une modification de la Constitution

    Opposition:Manifestation contre une modification de la Constitution

    contre-la-modification-de-la-Constitution-Quelques milliers de personnes ont manifesté samedi à Kinshasa contre l’intention prêtée au président congolais Joseph Kabila de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir, a constaté un journaliste de l’AFP.

    Entre 2.000 à 3.000 manifestants, selon une estimation de l’AFP, en grande majorité des hommes jeunes, ont défilé sur 7 km environ dans une ambiance bon enfant aux cris de Kabila doit partir, de l’échangeur de Limete jusqu’au stade des Martyrs, dans le nord de la capitale de la République démocratique du Congo.

    La population de Kinshasa est estimée à plus de 10 millions d’habitants. La manifestation s’est déroulée à l’appel de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et de l’Union pour la nation congolaise (UNC), deux des trois principaux partis d’opposition, et d’une dizaine de petites formations politiques.

    L’opposition soupçonne M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de vouloir modifier la Constitution congolaise afin de se maintenir en place au-delà de 2016, date à laquelle il doit légalement quitter la présidence.

    Touche pas à ma Constitution, Le peuple défendra sa Constitution jusqu’au sacrifice suprême, pouvait-on lire sur des banderoles agitées au son de sifflets, de fanfares, ou de chants à la louange d’Étienne Tshisekedi, chef de l’UDPS, arrivé en deuxième position à l’élection présidentielle de 2011.

    L’opposition n’a jamais accepté les résultats de ce scrutin dont la communauté internationale a dénoncé les nombreuses irrégularités.

    Interrogés par l’AFP, de nombreux manifestants ont dit leur ras-le-bol de la misère et de la souffrance du peuple congolais, dénonçant l’échec d’un président selon eux illégitime.

    Les manifestants ont demandé un dialogue politique, maintenant pour sortir de la crise née des élections de 2011. Ils demandent aussi la libération des personnes qu’ils estiment détenues arbitrairement par le pouvoir, comme le secrétaire général de l’UNC, Jean-Bertrand Ewanga, arrêté au lendemain d’une manifestation similaire en août.

    Ex-meilleur allié de M. Kabila, Vital Kamerhe, président de l’UNC, a appelé le président de la RDC à ne pas écouter les petits flatteurs autour de lui qui lui conseillent de s’accrocher au pouvoir.

    Bruno Mavungu, secrétaire général de l’UDPS, a exhorté le pouvoir à s’entendre avec l’opposition pour permettre l’organisation d’élections justes et transparentes dont les modalités et le calendrier auront été acceptés à l’issue d’un vrai dialogue national.

    La manifestation, qui avait commencé vers 11H00 (10H00 GMT) s’est déroulée sans incident et s’est dispersée dans le calme quatre heures plus tard.

    A Goma, dans l’Est du pays, une centaine de personnes se sont rassemblées à l’appel des mêmes organisations qu’à Kinshasa, a constaté le correspondant de l’AFP sur place. La manifestation, qui n’avait pas été autorisée, a été dispersée par la police. Une dizaine de personnes ont été blessées.

    Un scénario similaire s’est produit à Lubumbashi (Sud-Est), deuxième ville du pays, où une quarantaine de personnes avaient bravé l’interdiction de manifester. Elles ont vite été dissuadées par la police, qui a arrêté trois personnes, a constaté le correspondant local de l’AFP. Celles-ci n’avaient pas été relâchées en fin d’après-midi.

    A l’ONU jeudi, M. Kabila avait affirmé que les élections dans son pays se tiendraient conformément au calendrier prévu, à commencer par les élections locales en 2015, puis les sénatoriales et provinciales avant la présidentielle devant avoir lieu en novembre 2016.

    AFP