Author: Don Kayembe

  • Sommet Afrique/Etats-Unis: Joseph Kabila est à Washington…

    Sommet Afrique/Etats-Unis: Joseph Kabila est à Washington…

    bjk1-Le Président Joseph Kabila est arrivé à Washington la nuit du dimanche 3 au lundi 4 août 2014 pour participer au 1°Sommet Afrique/Etats-Unis initié par le Président américain Barak Obama. Ainsi, aux côtés de ses pairs africains invités pour la circonstance, il représente la République Démocratique du Congo, pays-pivot d’Afrique centrale par lequel se croisent les Afriques francophones, anglophones, lusophones et arabophones.  Membre à la fois de l’Union africaine, la RDC évolue au sein d’importantes organisations régionales et sous-régionales comme le Comesa (dont elle assure la présidence en exercice de 2014 à 2015), la Cirgl (qui tient son prochain sommet à Kinshasa en ce mois d’août 2014), la Cééac, la Sadc etc.

     

     

                En d’autres termes, avec le leadership que lui confère sa position géographique, géopolitique et géostratégique, la République Démocratique Congo ne pouvait nullement être absente des assises de la Maison-Blanche. D’où, naturellement, la participation de Joseph Kabila Kabange, celui-là même qui avait eu le courage de déclarer à Georges Bush en 2001 : “Je viens remettre le Congo sur la table des décideurs“; tous les indicateurs de l’époque semblant avoir mis une grosse croix sur ce pays.

                Il est vrai que bien des forces politiques et sociales acquises à une frange de l’Opposition se sont déployées dans des structures formelles et informelles en vue de dissuader sinon de décourager le Président Joseph Kabila d’effectuer ce voyage : mémos, meetings, sit-in etc. sont mis à contribution pour ce faire. Il paraît même que cette nuit du 3 au 4 août 2014, un activiste des droits de l’homme, membre de Vsv, aurait été enlevé en pleine séance de prière ! De quoi rappeler l’article d’un journal proche de l’Opposition “Tshisekedi-Kamerhe-Fayulu” ayant annoncé le 30 juillet 2014 le meeting de ce jour en ces termes : ” Le meeting de ce 4 août coïncide avec l’ouverture du sommet Etats-Unis-Afrique à Washington auquel, sauf changement de dernière minute, Joseph Kabila prendra part. Un seul coup de feu à la place Sainte Thérèse sera donc entendu par tous les dirigeants qui seront présents aux côtés de Barack Obama. Ce qui ternira davantage l’image de la République démocratique du Congo qui foule aux pieds les principes de la démocratie et de l’Etat de droit“.

                Ces forces sont bien obligées de s’en rendre compte : comme le coeur, l’Etat a ses raisons que la raison peut ne pas connaître. Ce qui fait dire à Rfi, dans la dépêche intitulée ” Washington à l’heure du sommet Etats-Unis/Afrique“, mise en ligne aujourd’hui même à 6h03 : ” Barak Obama interviendra mercredi après une conférence de presse commune des chefs d’Etats, et demain pour clore le forum des affaires. C’est d’ailleurs l’axe principal de cette grand-messe à laquelle participent de nombreuses entreprises américaines“.

                La dépêche ajoute : ” Les chefs d’Etat africains arrivent à Washington sans illusions” d’autant plus que “ Ce premier sommet Etats-Unis/Afrique n’est pas le lieu pour approfondir des relations avec Barack Obama. Aucun rendez-vous bilatéral n’est au programme. Les sherpas ont d’ailleurs préparé pour leurs présidents des rendez-vous hors des rencontres officielles, avec des chefs d’entreprises et des parlementaires“.

                Certes, notant que l’Afrique est mal connue des Américains, surtout l’Afrique francophone, Rfi trouve que l’image de l’espace francophone “ n’est pas excellente à cause des crises et des changements de Constitution programmés“. Cependant, précise-t-elle, “Les sherpas des présidents en sont conscients et chacun a travaillé pour tenter de rétablir l’image d’une Afrique diverse, et qui réussit“.

                N’en déplaise alors aux oiseaux de mauvaise augure : Joseph Kabila continue d’honorer l’engagement pris en janvier 2001 d’être de tous les rendez-vous où se traite la paix pour son pays.

                Washington, au travers de la donne des affaires, doit être considéré comme un acteur sinon l’acteur majeur dans la résolution de la crise sécuritaire imposée à la RDC.

                Le séjour du Président Joseph Kabila à Washington ne peut que s’inscrire dans cette logique.

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Loi antihomosexualité annulée en Ouganda : “rien à voir” avec le sommet États-Unis/Afrique

    Loi antihomosexualité annulée en Ouganda : “rien à voir” avec le sommet États-Unis/Afrique

    Le président ougandais Yoweri Museveni, le 12 mai 2011 à Kampala.
    Le président ougandais Yoweri Museveni, le 12 mai 2011 à Kampala. © AFP

    L’annulation vendredi par la Cour constitutionnelle d’Ouganda d’une loi antihomosexualité ayant suscité un tollé international et des sanctions américaines, n’a rien à voir avec le sommet Etats-Unis-Afrique, auquel participera le président Yoweri Museveni mardi, a assuré samedi le chef de l’Etat ougandais.

    Yoweri Museveni, qui quitte Kampala dimanche pour Washington, avait promulgué cette loi en février, suscitant l’indignation jusque chez ses plus proches alliés, Etats-Unis en tête. Plusieurs bailleurs ont suspendu certaines de leurs aides au gouvernement ougandais et Washington a imposé en juillet des sanctions à l’Ouganda – dont des interdictions de voyage.

    “Je devais aller à Washingon avec la loi” toujours en vigueur, “la loi a été annulée hier (vendredi) mais il était déjà prévu que j’aille à Washington, cela n’a rien à voir avec notre voyage à Washington”, a affirmé samedi M. Museveni, lors d’une conférence de presse, essentiellement consacrée à un futur recensement et à l’issue de laquelle il a répondu à quelques questions sur la loi.

    Le pasteur Martin Ssempa, pourfendeur radical de l’homosexualité avait dénoncé un “avortement judiciaire” de la loi sous la pression internationale et une tentative de redorer le blason de l’Ouganda avant le sommet Etats-Unis/Afrique à Washington.

    Le président ougandais a assuré samedi que les gels ou suspensions d’aides n’avait pas eu de conséquences sur l’économie du pays: “Qu’est-il arrivé à l’Ouganda? Avez-vous une quelconque catastrophe? L’économie ne continue-t-elle pas de croître?”. La Cour constitutionnelle a annulé la loi au motif que le quorum exigé par la Constitution n’avait pas été atteint lors du vote et que la procédure législative était par conséquent “nulle et non avenue”.

    Interrogé sur la suite à donner à cette décision concernant la loi, M. Museveni a indiqué que le sujet était du ressort de son parti, le Mouvement de Résistance nationale, ex-rébellion qui l’a porté au pouvoir en 1986, et serait discuté lors de son prochain “caucus”, qui réunit les parlementaires NRM et M. Museveni en tant que président du parti.

    J’appartiens à un parti politique qui s’appelle le NRM (…) Je n’ai pas eu le temps de discuter du sujet avec notre caucus. Quand nous en aurons discuté, nous vous le ferons savoir”, a-t-il lancé, estimant par ailleurs qu’il n’était pas de son ressort de vérifier que la procédure législative avait été respectée lorsqu’il promulguait une loi. “Je promulgue les lois qui me sont transmises par les personnes autorisées, pas en me basant sur la façon dont elles ont été votées”, a dit le président Museveni.

    AFP

  • Barack Obama : après le 11 septembre, “nous avons torturé des gens”

    Barack Obama : après le 11 septembre, “nous avons torturé des gens”

    Le président Barack Obama, le 1er août 2014 à Washington.
    Le président Barack Obama, le 1er août 2014 à Washington. © AFP

    “Nous avons torturé des gens”: Barack Obama a reconnu vendredi, en termes très directs, que les Etats-Unis avaient “franchi une ligne” après les attentats du 11-Septembre, tout en appelant à se tenir à l’écart des jugements moralisateurs.

    Evoquant, lors d’un point de presse à la Maison Blanche, la prochaine déclassification d’un rapport parlementaire sur les techniques d’interrogatoire employées par la CIA entre 2002 et 2006, le président américain a estimé que les Etats-Unis avaient fait des choses “contraires” à leurs valeurs. “Lorsque nous avons utilisé certaines techniques d’interrogatoire poussé, des techniques que je considère et que toute personne honnête devrait considérer comme de la torture, nous avons franchi une ligne”, a poursuivi le président américain qui avait déjà utilisé le terme par le passé sans pour autant se livrer autant sur sa vision de cette période.

    Après les attentats du 11 septembre 2001, la CIA a capturé des dizaines de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda, et utilisé des “techniques d’interrogatoire musclé”. Ces méthodes comprenaient la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade. Rappelant qu’il avait interdit ces méthodes dès son arrivée à la Maison Blanche, M. Obama a cependant mis en garde contre tout jugement “trop moralisateur” sur cette période.

    “Je pense que lorsqu’on regarde en arrière, il est important de se souvenir combien les gens avaient peur après la chute des tours jumelles (du World Trade Center), le  Pentagone avait été touché, un avion s’était écrasé en Pennsylvanie”, a-t-il souligné. “Les gens ne savaient pas si d’autres attaques étaient imminentes. Il y avait une énorme pression sur les épaules des forces de sécurité et nos équipes de sécurité nationale pour essayer de faire face à cette situation”, a-t-il encore noté.

    “Assumer nos responsabilités”

    Le rapport parlementaire, dont la publication devrait intervenir rapidement, est au coeur d’une tempête qui avait éclaté en mars dernier quand la présidente de la commission du Renseignement du Sénat, Dianne Feinstein, avait publiquement accusé la CIA d’avoir fouillé les ordinateurs utilisés par des enquêteurs de sa commission. Après avoir vigoureusement contesté dans un premier temps tout agissement déplacé de ses équipes, le directeur de la CIA, John Brennan, s’est – fait sans précédent – excusé cette semaine auprès de responsables du Sénat.

    Lors de la conclusion de ses travaux, fin 2012, après trois ans et demi d’enquête, Mme Feinstein, avait, sans dévoiler le contenu du texte, jugé que l’utilisation de “techniques d’interrogatoire musclé” avait été une “terrible erreur”. La puissante sénatrice démocrate avait également estimé, à titre personnel mais sur la base du rapport d’enquête, que l’utilisation de ces techniques, notamment celle de la simulation de noyade, n’avait pas conduit à des renseignements ayant permis de localiser Oussama ben Laden, tué en 2011 au Pakistan lors d’un raid de commando américain.

    Interrogé sur ce point par l’AFP début 2013, Leon Panetta, qui dirigeait la CIA au moment de l’assaut contre le chef d’Al-Qaïda, avait également estimé que les éléments recueillis grâce à ces techniques n’avaient pas été cruciaux. “Je pense qu’il est difficile d’affirmer qu’ils ont été déterminants. Ils faisaient partie d’un vaste puzzle qu’il fallait assembler pour localiser Ben Laden. Et je je pense que nous l’aurions trouvé, même sans cette pièce du puzzle”.

    M. Obama, qui a toujours apporté son soutien à la déclassification du rapport du Sénat, a jugé vendredi qu’il serait utile pour aider les Etats-Unis à tourner la page, en gardant à l’esprit qu’un pays se définit par ce qu’il fait “quand tout est simple”, mais aussi par la façon dont il réagit “dans l’adversité”. “Nous devons, en tant que pays, assumer nos responsabilités face à ce qui s’est passé afin que, je l’espère, cela ne se reproduise plus à l’avenir”, a-t-il conclu.

    afp

  • Le 17 mai 1997 ou le 2 Aout 1998, je pose ma question

    Le 17 mai 1997 ou le 2 Aout 1998, je pose ma question

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-Pour l’histoire et des générations à venir, se suis désagréablement surpris d’apprendre que des Congolais commémorent la date du 2 Août 1998 comme étant celle du début d’agression de la RD-Congo. Je voudrais pour ma part souligner que le 17 mai 1997 marque la date d’agression de la RD-Congo. Et le 2 Août n’est que la suite, je dirais logique, ou le prolongement du 17 mai 1997.
    En effet, les différentes armées ( éthiopiennes, soudanaises, érythréennes, ougandaises, rwandaises, burundaises, bref des nilotiques) qui s’emparent de Kinshasa le 17 mai 1997 par le beach Baramoto du côte de Kingabwa, et il fallait les voir, cette masse soldatesque, et ceux qui entrent par l’Aéroport de N’djili en provenance de Bandundu, à ne pas oublier l’infiltration de quelques éléments de services de renseignement militaire déjà présents sur place à Kinshasa qui y perpétraient des crimes et y tuaient des gens, ne sont jamais parties de la RD-Congo et ce jusqu’à ce jour. On ne quitte un pays que l’on vient d’occuper et ce du jour au lendemain surtout que Laurent Désiré Kabila faisait la chasse aux militaires Congolais de la DSP et autres EX-FAZ.
    Quand nos enfants, notre jeunesse prêtait ses bras en transportant, qui des armes, qui des sacs à dos de ceux qui marchaient triomphalement à Kinshasa et qui étaient présentés comme des “Kadogo” pendant que leur morphologie les trahissait, et que certains d’entre – nous chantaient et dansaient, et que dans certaines ruelles, nos mamans accueillaient en étalant à même la terre leur pagne pour que des envahisseurs y marchent dessus, les Congolais dans leur ensemble tombèrent dans un piège de ce qui ressemblait à peu près au départ de Mobutu mais en réalité l’accueil était celui des armées d’occupation. Le 17 mai 1997 se transforme en une occupation militaire. C’est le jour de honte où nous avons tous vendu notre pays par le biais d’un conglomérat d’aventuriers, ces fameux Kabilistes et qui ne se gênent même pas aujourd’hui de relever le visage et de parler du Congo. À votre place messieurs et dames, j’apprendrais à me taire.
    Je ne menace personne mais j’enrage. Car j’en connais le véritable prix: l’exil

    Shame on you….!

    Likambo ya mabele, likambo ya makila…
    Mufoncol Tshiyoyo
    Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, Facebook Mufoncol Tshiyoyo
    004745007236

     

  • Sommet États-Unis-Afrique : qui en sera ?

    Sommet États-Unis-Afrique : qui en sera ?

    Barack Obama pendant sa première tournée africaine, en juillet 2013. Barack Obama pendant sa première tournée africaine, en juillet 2013. © AFP

    Quels chefs d’État du continent se rendront à Washington pour le sommet États-Unis-Afrique des 5 et 6 août prochain et quel en sera le programme ? Éléménts de réponse.

    À moins de deux mois du prochain sommet États-Unis-Afrique, on y voit un peu plus clair sur l’identité des chefs d’État que Barack Obama accueillera à Washington les 5 et 6 août.

    Les délégations devraient arriver dès le 4 pour assister à une manifestation organisée par le Congrès. Puis, elles dîneront à la Maison Blanche, rencontreront 300 chefs d’entreprise et participeront à un “dialogue interactif” avec le président américain – sans tête-à-tête.

    Michelle Obama a de son côté élaboré un programme spécial premières dames. Mais tous les chefs d’État ne sont pas les bienvenus. En principe, Washington définit sa liste des participants en se référant à la composition de l’Union africaine (UA)…

    À quelques exceptions près. Ainsi, malgré sa réintégration au sein de l’institution, la Guinée-Bissau n’a pas été invitée. Madagascar, qui ne figurait pas au nombre des heureux élus, a reçu un carton une fois sa transition achevée. La Centrafrique en revanche ne sera pas reçue.

    L’Égypte “en cours d’examen”

    Quant à l’Égypte, réintégrée par l’UA, son cas est “en cours d’examen”, indique le département d’État. Et le Maroc, qui n’appartient pourtant pas à l’Union, est attendu – contrairement aux responsables de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

    Restent interdits de sommet Omar el-Béchir, le président soudanais, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), l’Érythréen Issayas Afewerki et le Zimbabwéen Robert Mugabe, toujours soumis à des sanctions américaines.

    Mais d’autres États en délicatesse avec Washington (comme l’Ouganda, qui a durci sa législation homophobe) ne seront pas exclus de l’événement. Son thème, “investir dans la prochaine génération”, en dit toutefois long sur l’opinion d’Obama à l’égard de ceux qui modifient leur Constitution pour s’accrocher au pouvoir.

    Jeune Afrique

  • Accusé de “trafic d’armes”, le général Gabriel Amisi “blanchi”

    Accusé de “trafic d’armes”, le général Gabriel Amisi “blanchi”

     Le général Amisi Kumba Gabriel( Tango fort)
    Le général Amisi Kumba Gabriel( Tango fort)

    -Le Conseil supérieur de la défense a annoncé jeudi avoir “blanchi” le général Gabriel Amisi, ex-chef d’état-major des forces terrestres de l’armée congolaise. L’officier était accusé de trafic d’armes à destination de braconniers et de groupes armés de l’est de la RDC.

    C’est une décision qui risque de surprendre plus d’un observateur de la situation sécuritaire en RDC. “Après examen des éléments supplémentaires apportés par la commission d’enquête (. . . ) et faute d’autres preuves probantes exigées”, le Conseil supérieure de la défense en RDC a “approuvé”, le 31 juillet, le rapport ayant “blanchi” le général Gabriel Amisi dit Tango Fort de toutes les accusations qui pesaient sur lui.

    Le 15 novembre 2012 en effet, un groupe d’experts de l’ONU avait publié un document dans lequel il expliquait que le général Amisi, alors chef d’état-major des forces terrestres de l’armée congolaise, “contrôlait un réseau de distribution de munitions de chasse à destination de braconniers et de groupes armés“.

    “Des réseaux criminels”

    Des proches du général étaient également mis en cause dans le trafic de munitions, de même que d’autres haut gradés.”Les forces armées congolaises continuent d’être gangrenées par des réseaux criminels qui permettent aux officiers supérieurs de s’enrichir à travers leur emprise sur les ressources naturelles et la contrebande, notamment le trafic d’ivoire mené par les groupes armés”, avait conclu le rapport des experts onusiens.

    Le 22 novembre 2012, le président Joseph Kabila a suspendu le général Amisi et ordonné une “enquête approfondie” sur “les responsabilités dans ce trafic illégal et criminel”.

    Depuis la suspension – intervenue alors que Goma, capitale du Nord-Kivu, était aux mains de la rébellion Mouvement du 23-Mars (M23), c’est le général François Olenga qui a été désigné pour assurer le rôle de chef d’état-major de l’armée de terre.

    Le compte-rendu ne précise cependant pas si le général Amisi reprendra ce poste. En attendant, il continue de présider l’Association sportive Vita Club (AS V Club), un club de football très populaire à Kinshasa.

    (Avec AFP)

  • USA/Afrique: «Nous assistons à un changement de paradigme»

    USA/Afrique: «Nous assistons à un changement de paradigme»

    amadou-Amadou Sy est chercheur principal à la Brookings Institution, à Washington. Ancien du FMI, il a écrit sur les perspectives macroéconomiques de l’Afrique et des marchés émergeants. A la Brookings, il coordonne le projet de recherche intitulé « Africa Growth Initiative » et a publié des articles consacrés aux enjeux du prochain sommet Etats-Unis / Afrique. Interview.

    Du 4 au 6 août, le président américain accueille à Washington le « US-Africa Leaders Summit » (Sommet Etats-Unis/Afrique). Pourquoi cette rencontre est importante ?

    C’est un sommet historique. Pour la première fois dans leur histoire, les Etats-Unis reçoivent sur leur sol autant de chefs d’Etat et de gouvernement africains. Quasiment tous les 54 pays du continent ont été conviés à participer à cette rencontre.

    On a souvent reproché à Barack Obama d’avoir négligé l’Afrique pendant son premier mandat et  d’avoir fait moins bien que ses prédécesseurs s’agissant des relations entre l’Afrique et les Etats-Unis. Clinton comme Bush sont crédités d’avoir fait avancer l’agenda commun en mettant en place notamment l’African Growth and Opportunity Act [l’Agoa, la loi qui facilite l’accès des pays africains au marché américain, entrée en vigueur sous le mandat de Clinton, ndlr] et le PEPFAR [le plan mis en place par l’administration Bush pour financer la lutte contre le sida, ndlr] .

    Pourquoi Barack Obama a-t-il attendu son deuxième mandat pour s’intéresser à l’Afrique ?

    Il ne faut pas oublier qu’il avait des dossiers très lourds à gérer sur le plan domestique comme sur le plan international. Lorsqu’il est arrivé à la Maison Blanche, l’Amérique était confrontée à une crise financière d’une ampleur telle qu’on n’en avait pas vues depuis la Grande dépression. Sur le plan international, il avait hérité de deux guerres. Il devait ramener à la maison les soldats américains que Bush avait envoyés combattre en Iraq et en Afghanistan. Obama rattrape son retard aujourd’hui en organisant ce sommet qui propose d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations Afrique/Etats-Unis. On peut dire qu’avec ce rendez-vous, nous changeons de paradigme dans la mesure où les nouvelles initiatives qui seront proposées, notamment dans les domaines du commerce et des infrastructures, sortent du cadre bilatéral et concerneront le continent dans son ensemble.

    Est-ce qu’historiquement, l’Afrique a compté pour les décideurs américains ?

    C’est pendant la décolonisation que les Américains ont redécouvert l’Afrique. Mais celle-ci a été longtemps perçue à travers des prismes grossissants de l’humanitaire et du sécuritaire. La perception de ce continent comme le haut lieu de toutes les pandémies et de toutes les terreurs a longtemps dissuadé les entrepreneurs américains d’y prendre pied. Mais l’Afrique, c’est aussi un vaste réservoir de matières premières qui a très tôt aiguisé l’appétit des majors pétroliers et miniers américains. Avec la découverte du gaz au Mozambique et du pétrole au Kenya et en Ouganda, on peut s’attendre à un regain d’intérêt pour le continent noir de la part des mastodontes américains d’hydrocarbures et de minéraux. Enfin, le dernier prisme est celui de la compétition avec la Chine qui est en train de changer radicalement la perception américaine de l’Afrique, devenue clairement « une terre d’opportunités » économiques et commerciales.

    Diriez-vous que ce sont les percées effectuées par la Chine mais aussi par le Japon et d’autres émergents qui ont poussé les Américains à organiser ce sommet des chefs d’Etat ?

    La concurrence grandissante en Afrique avec des anciennes puissances coloniales d’une part

    et d’autre part avec des puissances nouvelles a certes été l’un des facteurs qui poussent aujourd’hui l’administration américaine à reconsidérer ses positions à l’égard du continent noir. Mais ceci n’a pas été le seul facteur. Il y a aussi le développement économique spectaculaire de l’Afrique au cours des dernières décennies qui font de ce continent l’une des régions les plus dynamiques du monde avec une croissance moyenne annuelle dépassant 5 %. Le temps de l’Afrique est venu. Toutes les études le montrent.

    Les Etats-Unis ne veulent pas rater ce grand marché en émergence. Il y a de formidables opportunités d’affaires pour les entrepreneurs américains dont les investissements actuels en Afrique représentent à peine 0,7 % du total des capitaux américains investis dans le monde. Le sommet de Washington servira à mettre tout cela en perspective et à fixer les priorités et cela en collaboration avec les leaders et les décideurs africains. C’est cela aussi l’une des nouveautés de cette rencontre au sommet qui sera, aux dires des conseillers africanistes de Barack Obama, une occasion pour élaborer une stratégie, pas « pour » l’Afrique, mais « ensemble » avec l’Afrique.

    Vous êtes Sénégalais, vous connaissez les leaders africains. Qu’attendent-ils de ce sommet ?

    La philosophie américaine a toujours été : « No aid, more trade ». Pas d’aide, plus de commerce. Aussi, personne ne s’attend à ce que le sommet se termine par une distribution de chèques, comme cela se passe d’habitude à Pékin ou à Tokyo, à l’occasion des raouts similaires. Les leaders africains s’attendent surtout à ce que Barack Obama donne une nouvelle impulsion aux relations entre

    l’Amérique et l’Afrique afin que la rencontre de Washington puisse déboucher sur plus de commerce et d’investissements, plus de présence du secteur privé américain à travers des initiatives telles que « Power Africa » et « Trade Africa » que l’administration veut lancer. La société civile africaine s’attend, pour sa part, à ce que le gouvernement américain redise à cette occasion son soutien aux idéaux de la bonne gouvernance, de la transparence et du respect des droits de l’homme. Et last but not least, la jeunesse. En recevant à Washington, une semaine avant l’arrivée des chefs d’Etat, 500 jeunes entrepreneurs africains, Obama leur a dit combien il comptait sur la jeunesse africaine pour bâtir cette Afrique « forte et autonome » qu’il appelle de tous ses voeux. Ce message touchera à mon avis tous les jeunes Africains et pas seulement les 500 rassemblés à Washington.

    Parmi les différents événements auxquels les chefs d’Etat participeront à Washington, quel est celui qui aura, selon vous, le plus d’impact sur les relations américano-africaines ?

    Indéniablement, le « Business Forum » ou le Forum d’affaires organisé conjointement par le département du Commerce et les Bloomberg Philanthropies que dirige l’ancien maire de New York Michael Bloomberg. Ce forum réunira les chefs d’Etats africains, leurs délégations et des cadres d’entreprises américaines spécialisées dans des domaines aussi divers que la finance et les investissements, l’infrastructure, l’énergie, l’agriculture, les biens de consommation, les technologies de l’information, etc. Penny Pritzker, la secrétaire chargée du Commerce, s’est rendue régulièrement en Afrique et connaît bien le marché africain où, selon elle, de nouvelles opportunités d’affaires sont apparues avec l’émergence, à travers le continent, d’une classe moyenne solide et avide de consommer. Le succès de la téléphonie mobile au cours des dernières années illustre bien le dynamisme de ce marché en expansion. Il n’en reste pas moins que beaucoup d’entrepreneurs américains continuent de voir l’Afrique seulement sous le prisme de la mauvaise gouvernance, de la corruption et de la lourdeur bureaucratique. Le face-à-face avec les chefs d’Etat leur permettra de poser des questions, de clarifier leurs doutes, tout en prenant la mesure des changements intervenus dans les mentalités. Selon ses organisateurs, ce forum veut être un outil de coopération entre le secteur privé américain et ses interlocuteurs outre-Atlantique.

    Malgré toutes ces bonnes intentions, l’administration Obama fait l’objet de nombreuses critiques. On lui reproche d’organiser le sommet en août alors que tout le monde est en vacances. Qu’il n’y ait pas de rencontre en tête-à-tête entre les chefs d’Etat et le président Obama pose problème. Qu’en pensez-vous ?

    C’est faux de dire qu’il n’y aura personne. Les parlementaires qui ont été chargés de recevoir les invités africains et qui suivent les dossiers africains, seront bel et bien là. Et parmi les parlementaires mobilisés, il n’y a pas que des démocrates. Il y a aussi des républicains. Aux Etats-Unis, il existe, et c’est important de le noter, un véritable consensus autour du dossier africain. Les sénateurs républicains, tout comme leurs homologues démocrates, ont écourté leurs vacances pour recevoir les participants au sommet africain. Quant à la question de la rencontre en tête-à-tête d’Obama avec les chefs d’Etat, c’est effectivement problématique, mais le président Obama a déjà rencontré un certain nombre d’entre eux soit à Washington ou pendant sa tournée en Afrique en 2013.

    On a aussi reproché à l’administration de porter préjudice aux intérêts américains en n’invitant pas les trois pays – le Zimbabwe, le Soudan et l’Erythrée – où les règles de la démocratie ne sont pas respectées. Les critiques rappellent que la Chine ne fait pas ce genre de distinctions.

    Elle en fait d’autres. Par exemple, la Chine a coupé les ponts avec les pays qui entretiennent des relations avec Taïpei.

    RFI

  • Un meeting populaire de l’opposition contre la révision de la Constitution

    Un meeting populaire de l’opposition contre la révision de la Constitution

    udps-L’activité des Forces politiques et sociales pour l’unité d’actions est prévue pour le 4 août à la place Sainte-Thérèse à N’djili.

    Pour les organisateurs qui décidément reviennent avec les actions de rue, ce meeting populaire leur permettra de faire le point sur la situation du pays. Il est motivé par la volonté affiché du pouvoir de modifier la Constitution. « Après avoir suivi mes déclarations récentes des Mrs Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, et de Richard Muyej, ministre de l’Intérieur concernant la révision de la Constitution ainsi que celle de M. Luzanga, porte-parole de la mouvance kabiliste sur les événements du 22 juillet dernier, il y a lieu de dire que la classe politique au pouvoir est en train de jouer avec la stabilité du pays », a souligné le président de l’Ecidé, Martin Fayulu, le 29 juillet lors de la matinée organisée par les Forces politiques et sociales pour l’unité d’actions à la paroisse Notre-Dame-de-Fatima.

    Dans leurs déclarations lues lors de cette manifestation, ce regroupement de l’opposition a fait constater que le pouvoir en place vient « de dévoiler sa détermination à réviser sinon à changer la Constitution afin de sacrifier la jeune démocratie au profit des intérêts partisans ». Pour cette plate-forme, en effet, la déclaration faite le 17 juillet dans la salle de banquet du Palais du peuple par le président de l’Assemblée nationale serait en contradiction avec celle qu’il a faite lors de son séjour au Canada.

    De l’avis des Forces politiques et sociales, les affirmations sur l’évidence de la révision constitutionnelle soutenues par des cadres de la majorité au pouvoir, malgré la prise de position des Congolais, de la communauté internationale, des Évêques du Congo et des Églises de réveil contre son caractère intempestif, démontrent que le régime de Kinshasa « nage à contre-courant de l’histoire ». « Nous sommes interminablement dirigés par défi par un groupe d’individus qui se sert d’un mensonge éhonté pour tenter de se maintenir au pouvoir à tout prix », a souligné ce regroupement. S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, cette plate-forme appelle le peuple congolais à « barrer la route à tout individu ou groupe d’individus qui cherche à s’accaparer du pouvoir par la force, la ruse ou en violation de la Constitution de la République ».

    Depeches de Brazzaville

  • Controverse autour de la participation de Joseph Kabila au sommet afro-américain

    Controverse autour de la participation de Joseph Kabila au sommet afro-américain

    FeingoldSecDRCKabila-Le déplacement éventuel du chef de l’État à Washington dans le cadre de ce forum prévu du 6 au 7 août est diversement commenté dans son précarré.

    D’après des indiscrétions recueillies en haut lieu, rien à ce stade ne serait encore acquis quant à la participation de Joseph Kabila au prochain sommet afro-américain convoqué par le président des États-Unis, Barack Obama, les 6 et 7 août, à Washington. Aucune option ne serait encore levée au nouveau de sa famille politique quant à l’utilité d’effectuer le déplacement de Washington nonobstant l’importance de cette rencontre, apprend-on. Deux camps diamétralement opposés se seraient même constitués au sein de l’entourage du chef de l’État écartelé entre les tenants de la participation de Joseph Kabila à ce forum et les partisans du boycott.

    Le premier camp exhorte le chef de l’État à faire siennes les exigences de l’évolution mondiale qui requiert des États modernes l’abandon d’une parcelle de leur souveraineté au profit de l’intérêt de la communauté internationale. Les tenants de cette position estiment que Joseph Kabila tirerait une meilleure partie en étant à l’écoute du monde, ou mieux en s’intégrant dans une dynamique internationale de lutte contre la pauvreté. Aucun État au monde ne peut se targuer de se suffire à lui-même et, par conséquent, l’intégration à l’environnement mondial passe pour un impératif dans le contexte d’échange auquel sont astreints les États modernes, font observer les analystes. Le deuxième camp, quant à lui, s’obstine à ne pas laisser le président de la République effectuer ce déplacement au nom de la souveraineté et de l’indépendance réaffirmée de la RDC face à la position américaine le poussant à ne pas briguer un troisième mandat. Les partisans de cette thèse font, en outre, brandir l’épouvantail que peut représenter le sommet de Washington pour Joseph Kabila attendu au tournant par des puissants lobbies politiques et financiers américains sous couvert de la diaspora congolaise. À tout prendre, le refus éventuel de Joseph Kabila de se rendre à Washington pourrait avoir des lourdes conséquences sur le régime, avertissent les analystes qui lui conseillent de ne pas suivre cette voie. En attendant que l’intéressé ne se prononce, les spéculations vont bon train dans la ville haute à quelques heures du coup d’envoi du sommet.

    Pour rappel, les leaders africains attendus à ce sommet auront l’occasion de discuter avec Barack Obama, les membres de son cabinet, du Congrès américain et de la société civile américaine, des priorités communes afin de trouver des idées concrètes pour approfondir le partenariat entre l’Afrique et les États-Unis. L’objectif est de débattre des voies et moyens de propulser le progrès dans les domaines-clés pour l’avenir du continent africain, tels que le commerce et l’investissement, le développement durable inclusif, la paix et la sécurité et l’avenir de la prochaine génération de l’Afrique.

    Depeches de Brazzaville

  • Sénégal: ouverture du procès de Karim Wade

    Sénégal: ouverture du procès de Karim Wade

    KARIM WADE-Au Sénégal, le procès de Karim Wade s’ouvre ce jeudi. Le fils de l’ancien chef de l’Etat, qui avait occupé d’importantes fonctions ministérielles de 2009 à 2012, est poursuivi pour « enrichissement illicite ». Sept autres prévenus devront comparaître pour « complicité d’enrichissement illicite ». C’est un procès-fleuve qui commence Dakar avec au moins 77 témoins et une trentaine d’avocats mobilisés pour défendre chaque partie.

    A travers ce procès, la justice sénégalaise veut savoir comment Karim Wade a bâti sa fortune. A la barre, l’ancien ministre de l’Energie et des transports aériens devra justifier comment il a pu acquérir deux maisons, huit véhicules de luxe, plusieurs sociétés aéroportuaires, à cela s’ajoute de présumés avoirs établis à Monaco et à Singapour.

    Tout au long de l’instruction, la valeur de ce patrimoine présumé a été revue à la baisse. D’un milliard d’euros, l’accusation porte aujourd’hui sur une fortune estimée à 178 millions d’euros. Par ailleurs, en juin, le parquet financier de Paris a classé sans suite, une plainte déposée par l’Etat sénégalais contre Karim Wade, pour recel de biens sociaux et corruption.

    Un « détenu politique » pour le camp Wade

    Depuis le début de ces enquêtes, Karim Wade estime être un « détenu politique ». D’après ses avocats, « Karim Wade n’est pas justiciable de la CREI. C’est un ancien ministre, soulignent-ils, il relève donc de la Haute Cour de justice ».

    De son côté, le pool d’avocats de l’Etat du Sénégal, veut mener un « procès pour l’exemple ». « Même si nous ne trouvons qu’un seul milliard de francs CFA qui serait de l’argent gagné de manière illicite, cela me suffirait, affirme Me Simon Ndiaye. L’important est que les gens ne pensent pas être au-dessus des lois ».

    RFI