Author: Don Kayembe

  • Sommet États-Unis-Afrique : qui en sera ?

    Sommet États-Unis-Afrique : qui en sera ?

    Barack Obama pendant sa première tournée africaine, en juillet 2013. Barack Obama pendant sa première tournée africaine, en juillet 2013. © AFP

    Quels chefs d’État du continent se rendront à Washington pour le sommet États-Unis-Afrique des 5 et 6 août prochain et quel en sera le programme ? Éléménts de réponse.

    À moins de deux mois du prochain sommet États-Unis-Afrique, on y voit un peu plus clair sur l’identité des chefs d’État que Barack Obama accueillera à Washington les 5 et 6 août.

    Les délégations devraient arriver dès le 4 pour assister à une manifestation organisée par le Congrès. Puis, elles dîneront à la Maison Blanche, rencontreront 300 chefs d’entreprise et participeront à un “dialogue interactif” avec le président américain – sans tête-à-tête.

    Michelle Obama a de son côté élaboré un programme spécial premières dames. Mais tous les chefs d’État ne sont pas les bienvenus. En principe, Washington définit sa liste des participants en se référant à la composition de l’Union africaine (UA)…

    À quelques exceptions près. Ainsi, malgré sa réintégration au sein de l’institution, la Guinée-Bissau n’a pas été invitée. Madagascar, qui ne figurait pas au nombre des heureux élus, a reçu un carton une fois sa transition achevée. La Centrafrique en revanche ne sera pas reçue.

    L’Égypte “en cours d’examen”

    Quant à l’Égypte, réintégrée par l’UA, son cas est “en cours d’examen”, indique le département d’État. Et le Maroc, qui n’appartient pourtant pas à l’Union, est attendu – contrairement aux responsables de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

    Restent interdits de sommet Omar el-Béchir, le président soudanais, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), l’Érythréen Issayas Afewerki et le Zimbabwéen Robert Mugabe, toujours soumis à des sanctions américaines.

    Mais d’autres États en délicatesse avec Washington (comme l’Ouganda, qui a durci sa législation homophobe) ne seront pas exclus de l’événement. Son thème, “investir dans la prochaine génération”, en dit toutefois long sur l’opinion d’Obama à l’égard de ceux qui modifient leur Constitution pour s’accrocher au pouvoir.

    Jeune Afrique

  • Accusé de “trafic d’armes”, le général Gabriel Amisi “blanchi”

    Accusé de “trafic d’armes”, le général Gabriel Amisi “blanchi”

     Le général Amisi Kumba Gabriel( Tango fort)
    Le général Amisi Kumba Gabriel( Tango fort)

    -Le Conseil supérieur de la défense a annoncé jeudi avoir “blanchi” le général Gabriel Amisi, ex-chef d’état-major des forces terrestres de l’armée congolaise. L’officier était accusé de trafic d’armes à destination de braconniers et de groupes armés de l’est de la RDC.

    C’est une décision qui risque de surprendre plus d’un observateur de la situation sécuritaire en RDC. “Après examen des éléments supplémentaires apportés par la commission d’enquête (. . . ) et faute d’autres preuves probantes exigées”, le Conseil supérieure de la défense en RDC a “approuvé”, le 31 juillet, le rapport ayant “blanchi” le général Gabriel Amisi dit Tango Fort de toutes les accusations qui pesaient sur lui.

    Le 15 novembre 2012 en effet, un groupe d’experts de l’ONU avait publié un document dans lequel il expliquait que le général Amisi, alors chef d’état-major des forces terrestres de l’armée congolaise, “contrôlait un réseau de distribution de munitions de chasse à destination de braconniers et de groupes armés“.

    “Des réseaux criminels”

    Des proches du général étaient également mis en cause dans le trafic de munitions, de même que d’autres haut gradés.”Les forces armées congolaises continuent d’être gangrenées par des réseaux criminels qui permettent aux officiers supérieurs de s’enrichir à travers leur emprise sur les ressources naturelles et la contrebande, notamment le trafic d’ivoire mené par les groupes armés”, avait conclu le rapport des experts onusiens.

    Le 22 novembre 2012, le président Joseph Kabila a suspendu le général Amisi et ordonné une “enquête approfondie” sur “les responsabilités dans ce trafic illégal et criminel”.

    Depuis la suspension – intervenue alors que Goma, capitale du Nord-Kivu, était aux mains de la rébellion Mouvement du 23-Mars (M23), c’est le général François Olenga qui a été désigné pour assurer le rôle de chef d’état-major de l’armée de terre.

    Le compte-rendu ne précise cependant pas si le général Amisi reprendra ce poste. En attendant, il continue de présider l’Association sportive Vita Club (AS V Club), un club de football très populaire à Kinshasa.

    (Avec AFP)

  • USA/Afrique: «Nous assistons à un changement de paradigme»

    USA/Afrique: «Nous assistons à un changement de paradigme»

    amadou-Amadou Sy est chercheur principal à la Brookings Institution, à Washington. Ancien du FMI, il a écrit sur les perspectives macroéconomiques de l’Afrique et des marchés émergeants. A la Brookings, il coordonne le projet de recherche intitulé « Africa Growth Initiative » et a publié des articles consacrés aux enjeux du prochain sommet Etats-Unis / Afrique. Interview.

    Du 4 au 6 août, le président américain accueille à Washington le « US-Africa Leaders Summit » (Sommet Etats-Unis/Afrique). Pourquoi cette rencontre est importante ?

    C’est un sommet historique. Pour la première fois dans leur histoire, les Etats-Unis reçoivent sur leur sol autant de chefs d’Etat et de gouvernement africains. Quasiment tous les 54 pays du continent ont été conviés à participer à cette rencontre.

    On a souvent reproché à Barack Obama d’avoir négligé l’Afrique pendant son premier mandat et  d’avoir fait moins bien que ses prédécesseurs s’agissant des relations entre l’Afrique et les Etats-Unis. Clinton comme Bush sont crédités d’avoir fait avancer l’agenda commun en mettant en place notamment l’African Growth and Opportunity Act [l’Agoa, la loi qui facilite l’accès des pays africains au marché américain, entrée en vigueur sous le mandat de Clinton, ndlr] et le PEPFAR [le plan mis en place par l’administration Bush pour financer la lutte contre le sida, ndlr] .

    Pourquoi Barack Obama a-t-il attendu son deuxième mandat pour s’intéresser à l’Afrique ?

    Il ne faut pas oublier qu’il avait des dossiers très lourds à gérer sur le plan domestique comme sur le plan international. Lorsqu’il est arrivé à la Maison Blanche, l’Amérique était confrontée à une crise financière d’une ampleur telle qu’on n’en avait pas vues depuis la Grande dépression. Sur le plan international, il avait hérité de deux guerres. Il devait ramener à la maison les soldats américains que Bush avait envoyés combattre en Iraq et en Afghanistan. Obama rattrape son retard aujourd’hui en organisant ce sommet qui propose d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations Afrique/Etats-Unis. On peut dire qu’avec ce rendez-vous, nous changeons de paradigme dans la mesure où les nouvelles initiatives qui seront proposées, notamment dans les domaines du commerce et des infrastructures, sortent du cadre bilatéral et concerneront le continent dans son ensemble.

    Est-ce qu’historiquement, l’Afrique a compté pour les décideurs américains ?

    C’est pendant la décolonisation que les Américains ont redécouvert l’Afrique. Mais celle-ci a été longtemps perçue à travers des prismes grossissants de l’humanitaire et du sécuritaire. La perception de ce continent comme le haut lieu de toutes les pandémies et de toutes les terreurs a longtemps dissuadé les entrepreneurs américains d’y prendre pied. Mais l’Afrique, c’est aussi un vaste réservoir de matières premières qui a très tôt aiguisé l’appétit des majors pétroliers et miniers américains. Avec la découverte du gaz au Mozambique et du pétrole au Kenya et en Ouganda, on peut s’attendre à un regain d’intérêt pour le continent noir de la part des mastodontes américains d’hydrocarbures et de minéraux. Enfin, le dernier prisme est celui de la compétition avec la Chine qui est en train de changer radicalement la perception américaine de l’Afrique, devenue clairement « une terre d’opportunités » économiques et commerciales.

    Diriez-vous que ce sont les percées effectuées par la Chine mais aussi par le Japon et d’autres émergents qui ont poussé les Américains à organiser ce sommet des chefs d’Etat ?

    La concurrence grandissante en Afrique avec des anciennes puissances coloniales d’une part

    et d’autre part avec des puissances nouvelles a certes été l’un des facteurs qui poussent aujourd’hui l’administration américaine à reconsidérer ses positions à l’égard du continent noir. Mais ceci n’a pas été le seul facteur. Il y a aussi le développement économique spectaculaire de l’Afrique au cours des dernières décennies qui font de ce continent l’une des régions les plus dynamiques du monde avec une croissance moyenne annuelle dépassant 5 %. Le temps de l’Afrique est venu. Toutes les études le montrent.

    Les Etats-Unis ne veulent pas rater ce grand marché en émergence. Il y a de formidables opportunités d’affaires pour les entrepreneurs américains dont les investissements actuels en Afrique représentent à peine 0,7 % du total des capitaux américains investis dans le monde. Le sommet de Washington servira à mettre tout cela en perspective et à fixer les priorités et cela en collaboration avec les leaders et les décideurs africains. C’est cela aussi l’une des nouveautés de cette rencontre au sommet qui sera, aux dires des conseillers africanistes de Barack Obama, une occasion pour élaborer une stratégie, pas « pour » l’Afrique, mais « ensemble » avec l’Afrique.

    Vous êtes Sénégalais, vous connaissez les leaders africains. Qu’attendent-ils de ce sommet ?

    La philosophie américaine a toujours été : « No aid, more trade ». Pas d’aide, plus de commerce. Aussi, personne ne s’attend à ce que le sommet se termine par une distribution de chèques, comme cela se passe d’habitude à Pékin ou à Tokyo, à l’occasion des raouts similaires. Les leaders africains s’attendent surtout à ce que Barack Obama donne une nouvelle impulsion aux relations entre

    l’Amérique et l’Afrique afin que la rencontre de Washington puisse déboucher sur plus de commerce et d’investissements, plus de présence du secteur privé américain à travers des initiatives telles que « Power Africa » et « Trade Africa » que l’administration veut lancer. La société civile africaine s’attend, pour sa part, à ce que le gouvernement américain redise à cette occasion son soutien aux idéaux de la bonne gouvernance, de la transparence et du respect des droits de l’homme. Et last but not least, la jeunesse. En recevant à Washington, une semaine avant l’arrivée des chefs d’Etat, 500 jeunes entrepreneurs africains, Obama leur a dit combien il comptait sur la jeunesse africaine pour bâtir cette Afrique « forte et autonome » qu’il appelle de tous ses voeux. Ce message touchera à mon avis tous les jeunes Africains et pas seulement les 500 rassemblés à Washington.

    Parmi les différents événements auxquels les chefs d’Etat participeront à Washington, quel est celui qui aura, selon vous, le plus d’impact sur les relations américano-africaines ?

    Indéniablement, le « Business Forum » ou le Forum d’affaires organisé conjointement par le département du Commerce et les Bloomberg Philanthropies que dirige l’ancien maire de New York Michael Bloomberg. Ce forum réunira les chefs d’Etats africains, leurs délégations et des cadres d’entreprises américaines spécialisées dans des domaines aussi divers que la finance et les investissements, l’infrastructure, l’énergie, l’agriculture, les biens de consommation, les technologies de l’information, etc. Penny Pritzker, la secrétaire chargée du Commerce, s’est rendue régulièrement en Afrique et connaît bien le marché africain où, selon elle, de nouvelles opportunités d’affaires sont apparues avec l’émergence, à travers le continent, d’une classe moyenne solide et avide de consommer. Le succès de la téléphonie mobile au cours des dernières années illustre bien le dynamisme de ce marché en expansion. Il n’en reste pas moins que beaucoup d’entrepreneurs américains continuent de voir l’Afrique seulement sous le prisme de la mauvaise gouvernance, de la corruption et de la lourdeur bureaucratique. Le face-à-face avec les chefs d’Etat leur permettra de poser des questions, de clarifier leurs doutes, tout en prenant la mesure des changements intervenus dans les mentalités. Selon ses organisateurs, ce forum veut être un outil de coopération entre le secteur privé américain et ses interlocuteurs outre-Atlantique.

    Malgré toutes ces bonnes intentions, l’administration Obama fait l’objet de nombreuses critiques. On lui reproche d’organiser le sommet en août alors que tout le monde est en vacances. Qu’il n’y ait pas de rencontre en tête-à-tête entre les chefs d’Etat et le président Obama pose problème. Qu’en pensez-vous ?

    C’est faux de dire qu’il n’y aura personne. Les parlementaires qui ont été chargés de recevoir les invités africains et qui suivent les dossiers africains, seront bel et bien là. Et parmi les parlementaires mobilisés, il n’y a pas que des démocrates. Il y a aussi des républicains. Aux Etats-Unis, il existe, et c’est important de le noter, un véritable consensus autour du dossier africain. Les sénateurs républicains, tout comme leurs homologues démocrates, ont écourté leurs vacances pour recevoir les participants au sommet africain. Quant à la question de la rencontre en tête-à-tête d’Obama avec les chefs d’Etat, c’est effectivement problématique, mais le président Obama a déjà rencontré un certain nombre d’entre eux soit à Washington ou pendant sa tournée en Afrique en 2013.

    On a aussi reproché à l’administration de porter préjudice aux intérêts américains en n’invitant pas les trois pays – le Zimbabwe, le Soudan et l’Erythrée – où les règles de la démocratie ne sont pas respectées. Les critiques rappellent que la Chine ne fait pas ce genre de distinctions.

    Elle en fait d’autres. Par exemple, la Chine a coupé les ponts avec les pays qui entretiennent des relations avec Taïpei.

    RFI

  • Un meeting populaire de l’opposition contre la révision de la Constitution

    Un meeting populaire de l’opposition contre la révision de la Constitution

    udps-L’activité des Forces politiques et sociales pour l’unité d’actions est prévue pour le 4 août à la place Sainte-Thérèse à N’djili.

    Pour les organisateurs qui décidément reviennent avec les actions de rue, ce meeting populaire leur permettra de faire le point sur la situation du pays. Il est motivé par la volonté affiché du pouvoir de modifier la Constitution. « Après avoir suivi mes déclarations récentes des Mrs Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, et de Richard Muyej, ministre de l’Intérieur concernant la révision de la Constitution ainsi que celle de M. Luzanga, porte-parole de la mouvance kabiliste sur les événements du 22 juillet dernier, il y a lieu de dire que la classe politique au pouvoir est en train de jouer avec la stabilité du pays », a souligné le président de l’Ecidé, Martin Fayulu, le 29 juillet lors de la matinée organisée par les Forces politiques et sociales pour l’unité d’actions à la paroisse Notre-Dame-de-Fatima.

    Dans leurs déclarations lues lors de cette manifestation, ce regroupement de l’opposition a fait constater que le pouvoir en place vient « de dévoiler sa détermination à réviser sinon à changer la Constitution afin de sacrifier la jeune démocratie au profit des intérêts partisans ». Pour cette plate-forme, en effet, la déclaration faite le 17 juillet dans la salle de banquet du Palais du peuple par le président de l’Assemblée nationale serait en contradiction avec celle qu’il a faite lors de son séjour au Canada.

    De l’avis des Forces politiques et sociales, les affirmations sur l’évidence de la révision constitutionnelle soutenues par des cadres de la majorité au pouvoir, malgré la prise de position des Congolais, de la communauté internationale, des Évêques du Congo et des Églises de réveil contre son caractère intempestif, démontrent que le régime de Kinshasa « nage à contre-courant de l’histoire ». « Nous sommes interminablement dirigés par défi par un groupe d’individus qui se sert d’un mensonge éhonté pour tenter de se maintenir au pouvoir à tout prix », a souligné ce regroupement. S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, cette plate-forme appelle le peuple congolais à « barrer la route à tout individu ou groupe d’individus qui cherche à s’accaparer du pouvoir par la force, la ruse ou en violation de la Constitution de la République ».

    Depeches de Brazzaville

  • Controverse autour de la participation de Joseph Kabila au sommet afro-américain

    Controverse autour de la participation de Joseph Kabila au sommet afro-américain

    FeingoldSecDRCKabila-Le déplacement éventuel du chef de l’État à Washington dans le cadre de ce forum prévu du 6 au 7 août est diversement commenté dans son précarré.

    D’après des indiscrétions recueillies en haut lieu, rien à ce stade ne serait encore acquis quant à la participation de Joseph Kabila au prochain sommet afro-américain convoqué par le président des États-Unis, Barack Obama, les 6 et 7 août, à Washington. Aucune option ne serait encore levée au nouveau de sa famille politique quant à l’utilité d’effectuer le déplacement de Washington nonobstant l’importance de cette rencontre, apprend-on. Deux camps diamétralement opposés se seraient même constitués au sein de l’entourage du chef de l’État écartelé entre les tenants de la participation de Joseph Kabila à ce forum et les partisans du boycott.

    Le premier camp exhorte le chef de l’État à faire siennes les exigences de l’évolution mondiale qui requiert des États modernes l’abandon d’une parcelle de leur souveraineté au profit de l’intérêt de la communauté internationale. Les tenants de cette position estiment que Joseph Kabila tirerait une meilleure partie en étant à l’écoute du monde, ou mieux en s’intégrant dans une dynamique internationale de lutte contre la pauvreté. Aucun État au monde ne peut se targuer de se suffire à lui-même et, par conséquent, l’intégration à l’environnement mondial passe pour un impératif dans le contexte d’échange auquel sont astreints les États modernes, font observer les analystes. Le deuxième camp, quant à lui, s’obstine à ne pas laisser le président de la République effectuer ce déplacement au nom de la souveraineté et de l’indépendance réaffirmée de la RDC face à la position américaine le poussant à ne pas briguer un troisième mandat. Les partisans de cette thèse font, en outre, brandir l’épouvantail que peut représenter le sommet de Washington pour Joseph Kabila attendu au tournant par des puissants lobbies politiques et financiers américains sous couvert de la diaspora congolaise. À tout prendre, le refus éventuel de Joseph Kabila de se rendre à Washington pourrait avoir des lourdes conséquences sur le régime, avertissent les analystes qui lui conseillent de ne pas suivre cette voie. En attendant que l’intéressé ne se prononce, les spéculations vont bon train dans la ville haute à quelques heures du coup d’envoi du sommet.

    Pour rappel, les leaders africains attendus à ce sommet auront l’occasion de discuter avec Barack Obama, les membres de son cabinet, du Congrès américain et de la société civile américaine, des priorités communes afin de trouver des idées concrètes pour approfondir le partenariat entre l’Afrique et les États-Unis. L’objectif est de débattre des voies et moyens de propulser le progrès dans les domaines-clés pour l’avenir du continent africain, tels que le commerce et l’investissement, le développement durable inclusif, la paix et la sécurité et l’avenir de la prochaine génération de l’Afrique.

    Depeches de Brazzaville

  • Sénégal: ouverture du procès de Karim Wade

    Sénégal: ouverture du procès de Karim Wade

    KARIM WADE-Au Sénégal, le procès de Karim Wade s’ouvre ce jeudi. Le fils de l’ancien chef de l’Etat, qui avait occupé d’importantes fonctions ministérielles de 2009 à 2012, est poursuivi pour « enrichissement illicite ». Sept autres prévenus devront comparaître pour « complicité d’enrichissement illicite ». C’est un procès-fleuve qui commence Dakar avec au moins 77 témoins et une trentaine d’avocats mobilisés pour défendre chaque partie.

    A travers ce procès, la justice sénégalaise veut savoir comment Karim Wade a bâti sa fortune. A la barre, l’ancien ministre de l’Energie et des transports aériens devra justifier comment il a pu acquérir deux maisons, huit véhicules de luxe, plusieurs sociétés aéroportuaires, à cela s’ajoute de présumés avoirs établis à Monaco et à Singapour.

    Tout au long de l’instruction, la valeur de ce patrimoine présumé a été revue à la baisse. D’un milliard d’euros, l’accusation porte aujourd’hui sur une fortune estimée à 178 millions d’euros. Par ailleurs, en juin, le parquet financier de Paris a classé sans suite, une plainte déposée par l’Etat sénégalais contre Karim Wade, pour recel de biens sociaux et corruption.

    Un « détenu politique » pour le camp Wade

    Depuis le début de ces enquêtes, Karim Wade estime être un « détenu politique ». D’après ses avocats, « Karim Wade n’est pas justiciable de la CREI. C’est un ancien ministre, soulignent-ils, il relève donc de la Haute Cour de justice ».

    De son côté, le pool d’avocats de l’Etat du Sénégal, veut mener un « procès pour l’exemple ». « Même si nous ne trouvons qu’un seul milliard de francs CFA qui serait de l’argent gagné de manière illicite, cela me suffirait, affirme Me Simon Ndiaye. L’important est que les gens ne pensent pas être au-dessus des lois ».

    RFI

  • le parti de Kabila en faveur d’une modification de la Constitution

    le parti de Kabila en faveur d’une modification de la Constitution

    evariste_boshab_-La majorité présidentielle se mobilise pour contre-attaquer contre tous ceux qui, Congolais ou étrangers, s’opposent à la révision constitutionnelle avant les élections de 2016. Après le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku et le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, c’est au tour du PPRD, le parti présidentiel, de sensibiliser ses membres sur le bien-fondé de la révision constitutionnelle.

    Evariste Boshab secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) n’a pas mâché ses mots, ce mardi, dans une adresse aux membres de son parti : « Réviser la Constitution, c’est aussi la respecter », a déclaré ce professeur du droit constitutionnel avant de lâcher : « Cette révision constitutionnelle peut se faire par voie référendaire. » Des propos sans équivoque qui rejoignent la déclaration, ce même mardi, de la Jeunesse katangaise. Cette organisation, qui se réclame de la mouvance kabiliste, dénonce la position de la Cenco, la Conférence épiscopale nationale du Congo, opposée elle, à toute révision constitutionnelle avant les élections de 2016.

    « Pour nous, c’est Kabila ou rien ! »

    « C’est nous qui avons voté cette Constitution au référendum. Nous avons aussi le pouvoir de la changer par référendum. La mission de Cenco est d’amener les hommes au paradis et non dans la rue. A moins que les souverains primaires décident autrement. Pour nous, c’est Kabila ou rien ! », a déclaré José Kabulo wa Kabulo, le président de la Jeunesse katangaise.

    La position du PPRD résonne comme un défi à tous ceux qui, Congolais ou étrangers, s’opposent à la révision constitutionnelle avant les prochaines échéances électorales. Une prise de position qui intervient à quelques jours du sommet USA-Afrique qui démarre le 4 août prochain, et à laquelle devrait vraisemblablement participer le président Kabila.

  • Wikipédia : le classement des chefs d’État africains les plus populaires

    Wikipédia : le classement des chefs d’État africains les plus populaires

    Le nombre de visites sur Wikipedia est calculé sur le premier semestre 2014 en cumulant les chiffres des versions anglaise et française de la page et en y ajoutant celui de la version arabe, portugaise ou espagnole, selon le pays.
     
    Letsie III
    1,182,319.00
    Abdel Fattah al-Sissi
    521,313.00
    Abdelaziz Bouteflika
    411,622.00
    Goodluck Jonathan
    339,777.00
    Robert Mugabe
    292,906.00
    Jacob Zuma
    252,932.00
    Yoweri Museveni
    221,779.00
    Mohammed VI
    200,037.00
    Paul Kagame
    154,500.00
    Ellen Johnson Sirleaf
    149,120.00
    Omar el-Béchir
    141,232.00
    Uhuru Kenyatta
    129,899.00
    Joseph Kabila
    118,054.00
    Catherine Samba-Panza
    112,059.00
    José Eduardo dos Santos
    99,210.00
    Alassane Ouattara
    86,968.00
    Teodoro Obiang Nguema Mbasogo
    78,766.00
    Paul Biya
    74,300.00
    Blaise Compaoré
    69,322.00
    Mswati III
    67,794.00
    Salva Kiir
    62,013.00
    Peter Mutharika
    59,015.00
    Moncef Marzouki
    57,681.00
    John Dramani Mahama
    55,589.00
    Alpha Condé
    51,785.00
    Yahya Jammeh
    49,641.00
    Hery Rajaonarimampianina
    48,541.00
    Jakaya Kikwete
    46,608.00
    Macky Sall
    45,504.00
    Hassan Sheikh Mohamoud
    45,139.00
    Idriss Déby
    40,996.00
    Mohamed Ould Abdel Aziz
    39,926.00
    Ibrahim Boubacar Keïta
    38,158.00
    Hailemariam Desalegn
    36,091.00
    Denis Sassou-Nguesso
    35,639.00
    Ian Khama
    35,550.00
    Nouri Bousahmein
    35,502.00
    Armando Guebuza
    34,833.00
    Michael Sata
    30,755.00
    Ali Bongo Ondimba
    29,304.00
    Pierre Nkurunziza
    26,833.00
    Ernest Bai Koroma
    26,509.00
    Faure Gnassingbé
    26,207.00
    Mulatu Teshome
    24,707.00
    Mahamadou Issoufou
    21,882.00
    Issayas Afeworki
    21,484.00
    Kailash Purryag
    20,012.00
    Thomas Yayi Boni
    15,329.00
    Jorge Carlos Fonseca
    15,266.00
    Hifikepunye Pohamba
    11,596.00
    Manuel Pinto da Costa
    10,936.00
    Ikililou Dhoinine
    10,012.00
    Ismail Omar Guelleh
    7,556.00
    José Mário Vaz
    5,339.00
    Abdallah al-Thani
    1,253.00
    Letsie III
  • Barack Obama : “Nous devons saisir le potentiel extraordinaire de l’Afrique d’aujourd’hui”

    Barack Obama : “Nous devons saisir le potentiel extraordinaire de l’Afrique d’aujourd’hui”

    Barack Obama, le 28 juillet à Washington.
    Barack Obama, le 28 juillet à Washington. © AFP

    Devant 500 étudiants africains qui participent au programme “Washington Fellowship for Young African Leaders” aux États-Unis, Barack Obama a affirmé lundi que le monde avait besoin d’une Afrique “forte, prospère et autonome”.

    À une semaine du sommet États-Unis – Afrique à la Maison Blanche, le président américain, Barack Obama, a profité de sa rencontre, le 28 juillet, avec les 500 étudiants africains du programme “Washington Fellowship for Young African Leaders”, pour faire passer quelques messages aux dirigeants du continent.

    Évoquant un sommet “véritablement historique”, Barack Obama a souligné qu’il illustrerait sa conviction que “la sécurité, la prospérité et la justice” dans le monde “ne sont pas possibles sans une Afrique forte, prospère et autonome”. “Ce sera le plus grand rassemblement de chefs d’État et de gouvernement africain jamais organisé par un président américain”, a-t-il souligné.

     

    “Si nous sommes conscients des réelles difficultés que rencontrent tant d’Africains chaque jour, nous avons le devoir de saisir le potentiel extraordinaire de l’Afrique d’aujourd’hui, qui est le continent le plus jeune et qui connaît la croissance la plus forte”, a poursuivi Barack Obama.

    “Le respect de la loi”

    Interrogé par un étudiant sur les priorités qui devraient, selon lui, être celles de l’Afrique, le président américain a insisté sur la gouvernance. “Quelles que soient les ressources d’un pays, si vous n’avez un pas un ensemble de lois, le respect pour les droits civiques et les droits de l’homme, si vous n’avez pas de liberté d’expression et de rassemblement (. . . ), il est très rare qu’un pays réussisse dans la durée”, a-t-il affirmé.

    “Vous n’éliminerez jamais la corruption à 100% (. . . ), mais l’important est que le respect de la loi soit la norme”, a-t-il martelé.

    (Avec AFP)

  • Le patron de Gécamines révoqué suite à des soupçons de surfacturations

    Le patron de Gécamines révoqué suite à des soupçons de surfacturations

    Mine a ciel ouvert-Ahmed Kalej Nkand, administrateur directeur général de la Gécamines a été révoqué de ses fonctions par le président Joseph Kabila pour faute grave. Interrogé sur la nature de cette faute, le Premier ministre Matata Ponyo s’est limité à parler de mauvaise gouvernance. L’enquête menée par RFI révèle cependant des problèmes de malversations et de surfacturation au sein de la société d’Etat d’exploitation des mines en RDC.

    Selon des sources contactées par RFI, la Gécamines avait décidé de se doter d’engins lourds pour l’extraction des minerais dans ce qui lui reste encore comme carrières, après avoir cédé nombre de ses concessions à des privés. L’ensemble de ces engins, initialement destinés à relancer des activités, aurait coûté seulement 4 millions de dollars. Mais la facture présentée par les dirigeants de l’entreprise aurait été gonflée.

    Fin d’un géant minier

    L’administration d’Ahmed Kalej Nkand aurait ainsi déclaré avoir déboursé plus de 20 millions de dollars pour ce marché. De plus, l’acquisition serait constituée de vieux engins, déjà à la fin de vie. La hiérarchie, qui serait alors convaincue de la malversation, a donc opté pour une révocation pure et simple de celui qui gère la Gécamines, alors que les investigations se poursuivent. En difficulté financière sérieuse, la Gécamines, jadis poumon économique du pays, a déjà programmé de renvoyer la moitié de ses 12 000 employés.

    RFI