Author: Don Kayembe

  • Le vice-président de la Banque mondiale attendu jeudi en RDC

    Le vice-président de la Banque mondiale attendu jeudi en RDC

    banque mondiale-Le vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, Makhtar Diop, effectuera du 24 au 28 juillet 2014 une visite de travail en République Démocratique du Congo (RDC), a appris APA mercredi de source proche de la représentation de cette institution

    Selon la source, M. Diop s’entretiendra avec les autorités congolaises et échangera également avec les représentants de la société civile et les partenaires au développement.

    M. Diop saisira l’opportunité de cette visite pour se rendre au barrage d’Inga, dans la province du Bas-Congo (Ouest de la RDC).

    En mars dernier, le Groupe de la Banque mondiale a accordé un don de 73,1 millions de dollars pour financer un projet d’assistance technique portant sur le développement du projet hydroélectrique Inga 3 Basse Chute (BC) et d’autres sites de taille moyenne.

    Ce projet permettra à la RDC d’exploiter son vaste potentiel hydroélectrique, alors que le pays possède le troisième plus grand potentiel hydroélectrique du monde, après la Chine et la Russie, moins de 10 % des Congolais ont accès à l’électricité à l’heure actuelle.

    La source estime que la visite du vice-président Diop, un an après le voyage historique effectué par le président du groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim et le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon dans la région des Grands Lacs, témoigne de la détermination de la Banque mondiale à soutenir les efforts de développement de la RDC.

    La Banque mondiale est l’un des partenaires principaux de la RDC, pays où son portefeuille comprend 25 projets en cours d’exécution représentant un engagement global de 3,5 milliards de dollars.

     
    Agence de Presse Africaine
  • L’idée d’un référendum fait son chemin

    L’idée d’un référendum fait son chemin

    urnes-Le débat sur la révision de la Constitution vient d’être relancé par le ministre de l’Intérieur et le secrétaire de la Majorité présidentielle qui avancent la solution référendaire.
    Kinshasa prépare sa révision constitutionnelle visant à préparer les prochaines élections en République démocratique du Congo (RDC). Pour l’instant, la commission électorale (CENI) propose que les députés provinciaux, les sénateurs, les gouverneurs et les maires soient désormais élus au suffrages indirect. Un mode d’élection présenté par le gouvernement congolais comme « plus souple et moins coûteux« , « sans rabaisser le niveau de démocratie« . Si l’opposition ne voit pas d’un très bon oeil cette première entaille à la Constitution, elle s’inquiète surtout d’une autre modification plus profonde des règles du jeu électoral : la possibilité au président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat.

    Que fera Kabila en 2016 ?

    Au coeur de tous les débats, on trouve le fameux article 220 de la Constitution qui empêche le président de la République d’effectuer plus de deux mandats consécutifs à la tête de l’Etat. Problème, c’est justement le cas de Joseph Kabila, qui doit terminer son second mandat en décembre 2016. Pendant plusieurs mois, la majorité présidentielle s’était évertuée à essayer de convaincre l’opinion que le président « respecterait » la Constitution « de la première à la dernière ligne« . La communauté internationale, par la voix de John Kerry et de l’église catholique congolaise avaient également donné de la voix pour appeler Joseph Kabila à quitter son poste en 2016.

    Un référendum… comme en 2005

    Mais depuis quelques jours, la garde rapprochée du président congolais lance des ballons d’essais pour modifier l’article 220 de la Constitution. L’idée est simple : organiser un référendum. Si cette disposition n’est pas nouvelle et figure même dans la Constitution, son utilisation était peu évoquée par la Majorité présidentielle. Le référendum n’est sans doute pas l’arme la plus facile à manier, mais devant les obstacles à modifier la Constitution, son utilisation semble de plus en plus probable. Le premier à sortir du silence est le ministre de l’intérieur, Richard Muyej, le 19 juillet. Si le ministre affirme sur Radio Okapi que la révision constitutionnelle proposée par le gouvernement « ne porte pas sur les matières verrouillées à l’article 220« , il a toutefois indiqué ce fameux article « peut être modifié par voie référendaire« . Et de se justifier ainsi : « Comme le peuple souverain s’est exprimé par voie référendaire en décembre 2005 par un oui massif pour la Constitution actuelle, il reste le seul à pouvoir modifier les dispositions interdites au Parlement par la même voie du référendum constitutionnel« … CQFD.

    « Conserver le pouvoir »

    La deuxième sortie sur le sujet du référendum est signée Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et secrétaire de la Majorité présidentielle. Dans une longue déclaration à la presse, enregistrée le 17 juillet et relayée dans les médias le 21 juillet, Minaku revient sur les deux possibilités offertes par la Constitution pour sa modification : le vote du Congrès ( Sénat et Assemblée Nationale en se basant sur l’article 218) et… le référendum. Le président de l’Assemblée enfonce même le clou en affirmant que sa majorité « tenait à conserver le pouvoir« . Prenant bien soin de spécifier : « bien évidemment selon le standard international de toute démocratie« .

    Un référendum difficile à justifier financièrement

    Les déclarations répétées de l’entourage présidentiel sur la possibilité d’un référendum laisse à penser que le président lui-même, dont il est difficile de cerner les intentions, souhaite préparer l’opinion à cette éventualité. Délicat à mettre en place sur le plan logistique, le référendum sera également coûteux financièrement. Au moment où la commission électorale et le gouvernement peinent à trouver les ressources pour financer les prochaines élections locales, l’organisation d’un référendum risque d’être complexe à justifier auprès des Congolais et de la communauté internationale, déjà très sollicitée.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Cour constitutionnelle, mode d’emploi

    Cour constitutionnelle, mode d’emploi

    Marteau-de-Justice-Le président Kabila a nommé, le 7 juillet dernier, les neuf membres de la Cour constitutionnelle de RDC. Juge pénal du président de la République et du Premier ministre, cette juridiction est aussi en charge des contentieux électoraux et des conflits de compétences entre pouvoirs législatif et exécutif.

    Pourquoi cette Cour a été mise en place seulement début juillet ? Quand sera-t-elle réellement opérationnelle ?

    Le président Kabila a nommé, le 7 juillet dernier, les neuf membres de la Cour constitutionnelle de RDC. La Constitution du 18 février 2006 prévoit l’installation de cette Cour après la promulgation de sa loi organique, finalement publiée le 15 octobre 2013.

    Ces derniers mois, les assises des Concertations nationales, en octobre 2013 également, pour mettre fin à la guerre dans l’est de la RDC, ont occupé le régime et les parlementaires. Les institutions à installer devaient intégrer toutes les sensibilités politiques.

    D’après certains spécialistes, la toute nouvelle Cour constitutionnelle ne devrait être fonctionnelle, au mieux, qu’en 2015 après élaboration d’un règlement intérieur, de la désignation du président de cette juridiction, du serment à prêter au moment d’entrer en fonction et de la nomination d’un procureur général près de cette Cour.

    Peut-elle juger et destituer le président Kabila ou son Premier ministre ?

    La Constitution précise : « La Cour constitutionnelle est le juge pénal du président de la République et du Premier ministre pour des infractions politiques de haute trahison, d’outrage au Parlement, d’atteinte à l’honneur ou à la probité ainsi que pour les délits d’initié et pour les autres infractions de droit commun commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.”

    La décision de poursuites et la mise en accusation du président et du Premier ministre sont votées à la majorité des deux tiers des membres du Parlement composant le Congrès. En cas de condamnation, le président de la République et le Premier ministre sont déchus de leurs charges. La déchéance est prononcée par la Cour constitutionnelle.

     

    Qui sont les 9 juges qui la composent ?

    La Cour constitutionnelle comprend neuf membres nommés par le président de la République dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le Parlement réuni en congrès et trois désignés par le Conseil supérieur de la magistrature. Les deux tiers des membres de la Cour Constitutionnelle doivent être des juristes.

    Les neuf membres sont :

    Félix Vunduawe Te Pemako, député national et professeur de droit, il a été vice-Premier ministre et ministre de l’Administration du territoire sous Mobutu, dont il a été directeur de cabinet.

    Eugène Banyaku Luape Epotu, professeur de droit et politologue est coordonnateur national adjoint de la Conférence internationale sur la paix et la sécurité dans les Grands Lacs. Ancien conseiller à la présidence, a été ministre à plusieurs reprises sous le régime Mobutu.

    Jean-Louis Esambo est professeur de droit et directeur de cabinet adjoint au ministère de l’Intérieur.

    Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi Lessa est professeur de droit et ancien conseiller à la Présidence. Il a été de ministre de la Justice dans le gouvernement Muzito.

    Luamba Bindu, a été président de la Cour suprême de justice.

    Prince Funga Molima, Kalonda Kele et Kilomba Ngozi sont des magistrats.

    Corneille Wasenda est avocat près la Cour suprême de justice

    Qu’apporte-t-elle de plus que la Cour suprême de justice qu’elle remplacera à terme ?

    À la différence des membres de la Cour constitutionnelle, les membres de la Cour suprême de justice étaient tous nommés par le président de la République. Ils étaient également tous des magistrats de carrière. “La RDC rejoint les autres nations modernes avec trois ordres de juridictions (administratif, juridictionnel et constitutionnel). Cette spécialisation permettra un traitement rapide des dossiers qui trainaient au niveau de la Cour suprême de justice”, espère Pepe Mikwa Ntanga, défenseur judiciaire prés le Tribunal de grande instance de Kisangani (RDC).

    Quelles sont ses attributions ?

    La Cour constitutionnelle contrôle la constitutionnalité des lois et des actes ayant force de loi. Elle connaît des recours en interprétation de la Constitution. Elle est compétente sur les contentieux électoraux et les conflits de compétences entre les pouvoirs législatif et exécutif ainsi qu’entre l’État et les provinces. Elle examine enfin des recours contre les arrêts rendus par la Cour de cassation et le Conseil d’État.

    Sera-t-elle vraiment indépendante ?

    La Cour constitutionnelle sera obligée d’utiliser la Constitution actuelle ou la nouvelle qui lui sera soumise comme instrument de travail pour interpréter toutes les autres lois futures.

    “En outre, trois membres de cette Cour viennent du Parlement acquis au régime Kabila et trois autres sont nommés par le chef de l’État lui-même. L’indépendance des membres de cette juridiction se mesurera à leur capacité à dénoncer d’éventuelles pressions politiques. Attendons de les voir en œuvre”, ponctue Pepe Mikwa Ntanga.

    Jeune Afrique

  • 20 Congolais jugés à Pretoria

    20 Congolais jugés à Pretoria

    Etienne Kabila-En Afrique du Sud, le procès de 20 Congolais présentés comme des rebelles devait s’ouvrir ce lundi 21 juillet à Pretoria. Il a finalement été reporté à la semaine prochaine. Ces hommes seraient tous membre de l’UNR, l’Union des nationalistes pour le renouveau. Arrêtés l’an dernier après une longue opération d’infiltration de la police sud-africaine, ces hommes sont accusés d’avoir préparé un coup d’Etat contre Kinshasa. La justice sud-africaine dit détenir de nombreuses preuves de leur projet pour  renverser Joseph Kabila. Leurs proches parlent eux d’une machination montée de toutes pièces par la police sud-africaine et Kinshasa.

    Les 20 rebelles congolais présumés devaient comparaître ce lundi devant la Haute cour de justice de Pretoria, 17 mois après leur arrestation. Finalement, le procès a été reporté d’une semaine. Selon l’accusation, une liste de personnes à abattre a été retrouvée dans l’ordinateur de l’un des accusés. Le nom de Joseph Kabila y figure, ainsi que ceux d’autres dirigeants congolais.

    L’arrestation de ces « complotistes » présumés a été rendue possible grâce à l’infiltration d’une taupe de la police sud-africaine. Pendant six mois, les rencontres du groupe ont été filmées et de nombreux mails échangés. Le policier infiltré se serait même fait remettre une liste de matériel et d’armes que les rebelles présumés cherchaient à obtenir.

    Un complice présumé toujours recherché

    Au terme de cette enquête, 19 Congolais ont été interpellés en février 2013.
    Etienne Kabila, présenté comme l’un des chefs de l’opération est à son tour arrêté quelques jours plus tard alors qu’un 21e complice présumé est toujours recherché. Le procès devrait durer près de six semaines. Les 20 accusés risquent de lourdes peines de prison et l’extradition.

    RFI

  • LUC HALLADE : « AUCUNE CONSTITUTION N’EST INTANGIBLE »

    LUC HALLADE : « AUCUNE CONSTITUTION N’EST INTANGIBLE »

    luc hallace- france rdc-DISCOURS DE M. LUC HALLADE A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA FETE NATIONALE FRANCAISE

    Messieurs les Présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale,

    Mesdames et Messieurs Les Ministres,

    Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

    Monsieur le 1er Président de la Cour Suprême,

    Monsieur le Procureur Général de la République,

    M. le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa,

    Chers Collègues membres du corps diplomatique,

    Messieurs les Officiers Généraux,

    Distingués invités,

    Chers compatriotes,

    Mesdames et Messieurs,

    Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir répondu aussi nombreux à notre invitation, mon épouse Osvalde et moi-même, à venir célébrer dans les jardins de la Résidence de France notre fête nationale.

    Remercier aussi les sponsors : le Club Français des Affaires, partenaire traditionnel de cette manifestation, et notamment les sociétés ou groupes ci-après : DISTRITEC ; TFM ; NESTLE ; BIAC ; CFAO ; BOA ; KPMG ; BIVAC ; DELMAS RDC (CMA/CGM) ; ORIONCOM ; AIR France ; CMK ; SOFITAM ; BOLLORE AFRICA LOGISTICS ; AGS ; CAF’CONC ; PERENCO ; DFSN ; ORANGE RDC ; KIBALI MINING SERVICES (BOUYGUES), BRACONGO.

    Une « mention spéciale » pour le groupe ACHOUR, et la Société AGB, qui ont apporté un soutien complémentaire apprécié par les temps qui courent, ainsi qu’à la PNC et la Société G4S qui assurent votre sécurité.

    Et tous nos remerciements au Caf’Conc, à Noël CAMILLIERI et à son équipe, qui ont assuré comme à l’accoutumée la préparation du somptueux buffet sur lequel vous attendez tous de vous précipiter. Rassurez-vous : il y en aura pour tout le monde…
    Cette année, en accord avec nos sponsors, nous avons renoué avec une tradition républicaine : celle d’accueillir tous les français, enregistrés au Consulat ou sur Ariane (pour ceux en mission ou de passage). Ce n’est pas exactement conforme aux instructions reçues, qui incitent à restreindre le nombre d’invités pour des raisons d’économie, mais je me réjouis que nous ayons pu ainsi ouvrir cette belle résidence à ceux qui n’ont pas toujours l’occasion d’y venir.

    Merci enfin à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cet événement : personnels de l’Ambassade, de la Résidence ou de l’Institut français, ainsi qu’à la chorale Mgr Luc Gillon et à l’orchestre Jaffroz, qui agrémenteront cette soirée en musique.

    Après les remerciements, place à quelques réflexions personnelles, après trois années passées comme Ambassadeur de France en RDC. J’axerai mon propos autour de trois sujets qui me paraissent illustrer à la fois les enjeux et les défis d’une relation bilatérale forte, dense et riche entre la France et la RDC :

    L’ENA congolaise, qui vient de naître ;

    La semaine française qui s’est tenue fin mai ;

    Et enfin, le triangle élections-stabilité et sécurité.

    L’ENA TOUT D’ABORD.

    En France, l’ENA et les énarques sont souvent décriés aujourd’hui. Il faut cependant se souvenir qu’au lendemain de la 2ème guerre mondiale, dans un pays déchiré par 6 ans de conflit meurtrier, une des 1ères décisions des nouvelles autorités a été de créer une école républicaine, fondée sur le mérite et qui a fourni à la France plusieurs générations de hauts fonctionnaires qui ont rebâti une Administration moderne, impartiale et efficace.

    Je salue la décision prise par le Gouvernement congolais de s’inspirer de cet exemple en fondant une ENA congolaise, dont la 1ère promotion de 60 futurs hauts fonctionnaires a effectué sa rentrée, dans des locaux rénovés et adaptés, le 1er juillet dernier.

    Je leur souhaite plein succès dans leurs futures fonctions, eux qui seront en quelque sorte le levain et j’espère la fierté d’une nouvelle Fonction Publique attachée aux vertus républicaines et au service de l’Etat.

    La RDC a besoin de rebâtir son Administration, après des années de crises et de conflits qui ont corrompu et dévoyé le sens et la notion de « service public ».
    Je suis fier qu’avec d’autres partenaires, sous la houlette du Gouvernement de M. MATATA PONYO et notamment, d’un Ministre de la Fonction Publique volontariste et déterminé, nous ayons pu apporter notre pierre, notre contribution à cet édifice encore jeune mais prometteur, à ce projet titanesque : rebâtir une Administration performante, efficace et qui assure, sur l’ensemble du territoire, la mise en œuvre effective des politiques publiques.

    Longue vie donc à l’ENA congolaise, symbole du renouveau d’un Etat au service des citoyens.

    Nous continuerons, M. le Ministre, à vous soutenir et vous accompagner dans cette œuvre salutaire et indispensable.

    Après l’ENA congolaise, la semaine française. Pour la 1ère fois, l’Ambassade de France, la CCIFC, et l’Institut français, ont organisé, du 26 au 31 mai derniers, une « semaine française », au lendemain de la visite réussie du Président KABILA en France le 21 mai.
    Cette manifestation a d’abord été un succès populaire : près de 10 000 visiteurs ont fréquenté le site de cette semaine française en 6 jours. C’est considérable.

    Elle a ensuite – et surtout – montré, à travers la vingtaine de stands d’entreprises françaises installées en RDC, les tables-rondes très animées et rehaussées de la présence de plusieurs ministres – que je remercie pour leur disponibilité, les nombreux événements culturels organisés à cette occasion, que la France est bien présente et active en RDC.
    Mais au-delà de cette manifestation réussie et qui sera certainement renouvelée, le message que nous avons voulu faire passer a je crois été entendu et j’espère bien compris.

    Ce message, c’est la foi dans le développement économique de la RDC et l’espoir que les entreprises françaises pourront y participer et y contribuer.
    Il est en effet anormal – je n’hésite pas à le dire, même si les responsabilités sont évidemment partagées – qu’aussi peu d’entreprises françaises soient présentes en RDC, alors même que plusieurs manifestent, quelquefois depuis plusieurs années, leur volonté de développer leurs activités et leurs investissements au Congo.

    Je souhaite donc que dans l’année à venir, de nouveaux projets aboutissent et que les entreprises déjà présentes puissent se développer sans entrave. Il faut pour cela que des décisions soient prises, sur des dossiers qui ont trop longtemps tardé. Et aussi que les groupes ou dirigeants français ne soient pas traînés en justice sous de faux prétextes, avec quelquefois – il faut bien le dire – des menaces à peine voilées sur leurs personnes ou les intérêts de leurs entreprises.
    Une justice impartiale, qui applique le droit sans le pervertir, est une condition nécessaire pour que les investisseurs potentiels, français ou autres, viennent s’installer en RDC dans un climat de confiance.

    Enfin, parce qu’il faut bien parler aussi de politique après la coopération et l’économie, vous n’échapperez pas à quelques considérations sur ce qui remplit quotidiennement les colonnes de la presse, dont je salue les représentants présents.

    Plutôt que de vous parler de calendrier électoral ou de réforme de la Constitution, je voudrais aborder cette question sous l’angle de la stabilité et de la sécurité.
    En effet, pour se développer, un pays, quel qu’il soit, a besoin de ces deux piliers pour réussir à enclencher une dynamique positive.

    La stabilité n’est pas synonyme de statu quo. La stabilité, c’est le fonctionnement régulier des institutions et des pouvoirs publics, le respect des libertés publiques consacrées par la Constitution. La stabilité dans une démocratie, c’est aussi le respect des prérogatives et de l’indépendance des différents organes qui ont, chacun dans leur sphère propre, un rôle éminent à jouer : le législatif, l’exécutif et le judiciaire.

    C’est enfin le respect d’une règle de base du fonctionnement de toute démocratie : la possibilité d’une alternance au pouvoir, sanctionnée par des élections libres, transparentes et inclusives.
    Je ne me pose pas, en disant cela, en donneur de leçons et encore moins de prescriptions.
    Je veux seulement rappeler quelques règles de base, qui s’appliquent tout autant au Nord qu’au Sud de l’Equateur, à l’Est comme à l’Ouest du Méridien de Greenwich.

    Aucune démocratie n’est parfaite. Chacune a ses vices et ses vertus, ses défauts et ses qualités. Mais une chose est sûre : quelque soit le parallèle sur lequel on se trouve, le développement économique et social passe par le respect d’un minimum de règles de vie commune. Et ces règles, que chaque pays se fixe librement, ce sont les lois de la République, à commencer par la 1ère d’entre elles : la Constitution.

    Aucune Constitution n’est intangible. La nôtre, celle de la Vème République, a d’ailleurs connu de nombreuses modifications au fil du temps. Mais derrière la Constitution, il y a son fondement, qui est le consensus national autour de règles communément admises de fonctionnement de la société et des pouvoirs publics.

    Je salue à cet égard la nomination des juges de la Cour Constitutionnelle, qui seront chargés, dans la période délicate qui s’annonce, à veiller au respect de la constitutionnalité des lois et des actes ayant force de loi, de connaître des recours en interprétation de la Constitution, mais aussi de juger le contentieux des élections présidentielles et législatives, les conflits de compétence entre le pouvoir exécutif et le législatif ainsi qu’entre l’Etat et les provinces, selon les articles 160 à 164 de la Constitution du 18 février 2006.

    Nul doute que cette institution aura un rôle majeur à jouer, en toute indépendance, pour apaiser les tensions qui pourraient apparaître et dire le droit en toute impartialité.
    Quant à la sécurité, ce n’est pas seulement – même si c’est essentiel bien sûr – assurer que la RDC défend l’intégrité de son territoire. A cet égard, le remarquable défilé du 30 Juin dernier nous a prouvé que les FARDC disposaient des troupes et du matériel nécessaires pour faire respecter la souveraineté nationale sur l’ensemble des frontières, au moins terrestres, de la RDC.

    La sécurité, c’est aussi la liberté d’aller et de venir à l’intérieur des frontières, dans toutes les provinces, sans risquer de se faire agresser, violer ou dépouiller voire tuer.
    Nous avons noté la volonté affichée, au plus haut niveau de l’Etat, d’assurer cette sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national et de démanteler tous les groupes armés qui sévissent encore dans certaines provinces et commettent quotidiennement des violations des droits de l’homme.

    En novembre dernier, une victoire éclatante a été remportée par les FARDC, avec le soutien de la MONUSCO, contre le M23, qui a dû quitter le territoire congolais ou désarmer.
    Les FARDC se sont encore illustrées dans la lutte contre les ADF/NALU et d’autres groupes armés, au prix de lourdes pertes. Je salue la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur pour rétablir l’autorité de l’Etat.

    S’agissant des FDLR, de sinistre mémoire, un processus de désarmement volontaire est en cours. Il importe que ce processus se poursuive de bonne foi, sous le contrôle des organisations régionales impliquées et celui de l’Etat congolais, avec le soutien actif de la MONUSCO.

    Un délai – long – a été fixé récemment pour venir à bout de ce désarmement.
    Il importe qu’avant la réunion du CSNU, prévue le 6 août, des avancées réelles aient pu être enregistrées, sans atermoiement funeste. Et si malheureusement certains éléments refusent de désarmer, conformément aux résolutions pertinentes du CSNU, il faudra les y contraindre par la force. Là encore, l’alliance des FARDC et de la Brigade d’Intervention de la MONUSCO pourra sans nul doute venir à bout de ces récalcitrants.

    Je formule donc le vœu qu’à l’orée de 2015, la RDC soit complétement et définitivement libérée de l’emprise des groupes armés et puisse ainsi se consacrer pleinement à son développement économique et à la nécessaire amélioration des conditions de vie de sa population.

    J’espère aussi qu’aux côtés des autres partenaires de ce beau et grand pays, la France pourra apporter sa contribution à l’émergence d’un Congo « plus beau qu’avant », qui prendra toute la place qui lui revient, de par sa taille, ses richesses et sa situation stratégique au cœur de l’Afrique, dans le maintien de la paix et de la stabilité régionales, malheureusement toujours menacées. Je pense notamment en disant cela à ses voisins la RCA et le Sud-Soudan, encore meurtris par des combats fratricides. La RDC, à travers ses soldats et policiers déployés au sein de la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique), apporte une appréciable et appréciée contribution au rétablissement de la paix en RCA. Nous souhaitons qu’elle puisse continuer à le faire au sein de la future MINUSCA (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique).

    Pour conclure – enfin – je voudrais adresser deux messages : A nos amis congolais tout d’abord, pour les assurer que la France, tout en respectant pleinement l’indépendance et la souveraineté de la RDC, sera à leurs côtés pour les aider à bâtir une nation prospère et des institutions solides, à l’image de sa contribution à la création de l’ENA congolaise que j’ai évoquée au début de mon propos. La France, ce n’est pas seulement l’Ambassade, l’AFD et l’Institut français. Ce sont aussi les entreprises françaises, que je continuerai à soutenir dans leurs projets d’investissement, et tous les français installés en RDC, pour certains depuis de longues années, qui contribuent à l’activité économique et au développement de ce pays-clé de l’Afrique Centrale.

    A mes compatriotes ensuite, pour leur souhaiter une très belle et bonne fête nationale – occasion de se rassembler autour de notre emblème et de notre devise nationale : Liberté – Egalité – Fraternité, et pour les exhorter à garder, à cultiver l’espoir : l’espoir de pouvoir vivre en paix et en harmonie dans un pays et au milieu d’un peuple accueillants ; mais aussi celui que notre pays retrouve, grâce aux efforts de tous et de chacun d’entre nous, le chemin de la prospérité économique et celui d’une société en mouvement, qui assure l’avenir de sa jeunesse tout en respectant ses anciens.

    Et, pour finir sur une note positive, je salue la victoire méritée de nos amis…. à la coupe du monde de football, avec l’espoir que la prochaine sera aux couleurs de la France.
    Vive la RDC ! Vive la France !

    Je vous remercie de votre attention

  • Lettre ouverte au Peuple congolais

    Lettre ouverte au Peuple congolais

     

    Joël Asher Lévy-Cohen *
    Joël Asher Lévy-Cohen *

    -‘‘L’Autorité divine qui ordonne au Roi d’être juste défend au Peuple d’être esclave’’
    Maximilien de Robespierre
    Par Joël Asher Lévy-Cohen
    Peuple congolais,
    Le lundi 28 novembre 2011, des élections frauduleuses manifestement cautionnées par la Communauté internationale qui ‘‘sponsorise’’ le génocide en République démocratique du Congo ont reporté au pouvoir le général-major Joseph Kabila Kabange. Fort de cette imposture aux allures de sélection par les puissances étrangères, ce dirigeant-gendarme a complètement verrouillé l’appareil de l’État. Il a muselé le système politique et le jeu démocratique au point de violer comme bon lui semble l’édifice constitutionnel, pourtant largement placé au-dessus de sa volonté personnelle. Aussi a-t-il confisqué les entreprises publiques. Celles-ci sont pratiquement devenues la vache à lait du clan familial, la caverne d’Ali Baba des intérêts politico-militaro-maffieux et tribalo-ethniques.
    À ce propos, la République démocratique du Congo est, à vrai dire, fort éloignée de la prédiction faite par l’oracle belge Louis Michel, d’ailleurs tuteur autoproclamé du jeune tyran, selon laquelle Joseph Kabila Kabange est, à n’en pas douter, ‘‘une chance inestimable pour l’avenir de ce géant d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs’’. En effet, depuis le coup d’État sanglant du 17 janvier 2001 ayant éliminé physiquement le chef mercenaire postmarxiste et poststalinien Mzee Laurent-Désiré Kabila, votre pays demeure englué dans la crise de légitimité politique. Depuis ce pronunciamiento rendu possible par les forces armées angolaises et zimbabwéennes et ayant porté au pouvoir cet ancien sociétaire des forces de défense rwandaises (FDR), votre État demeure paralysé à tous points de vue.
    Paralysie politique accentuée par la volonté de confisquer indéfiniment le pouvoir et l’absence de concorde entre toutes les familles de pensée. Paralysie économique aggravée par des politiques publiques sans consistance et sans clarté, sans direction précise et, surtout, sans orientation sérieuse. Bref des politiques publiques qui bradent indéniablement le patrimoine national et mettent littéralement le pays en coupe réglée.
    Paralysie sociale indubitablement accentuée par l’absence de volontarisme politique, de cohérence administrative et d’adhésion populaire et, surtout, la mise en place d’un système éhonté de racket des revenus de travailleurs, ainsi que des fonds affectés au développement humain. Paralysie culturelle aggravée par l’inversion des valeurs morales et de la pyramide de compétences techniques et professionnelles, faisant naturellement de votre Congo le seul et unique pays de la planète où ‘‘l’intelligence est incontestablement au service de la médiocrité et de la bêtise’’. Le seul et unique pays du monde où ‘‘les gens sans foi ni loi gouvernent au détriment de la multitude et de la Collectivité publique’’.
    Peuple congolais,
    Depuis le 26 janvier 2001, date de l’assermentation présidentielle de Joseph Kabila Kabange, votre Pays, la République démocratique du Congo n’existe véritablement que de nom. C’est, en réalité, un État comateux, végétatif, avec un peuple somme toute zombifié. En effet, la puissance publique et administrative est incapable de se déployer concrètement sur l’ensemble du territoire national. L’Autorité politique et gouvernementale de l’État, incarnée par ce dirigeant adoubé par des intérêts internationaux, est évidemment incapable de défendre l’intégrité physique du pays. Elle s’avère, par voie de conséquence, inapte à protéger ses limites territoriales.
    Depuis cette date, votre Pays est délibérément enfermé dans un cul-de-sac irréversible. Otage d’un système cautionné par les tenants du désordre international, la République démocratique du Congo ne peut absolument pas décoller. Votre État, pourtant doté d’immenses ressources physiques et matérielles, ne peut, en aucune manière, entrevoir à moyen, court et long terme, comme perspective souhaitable voire respectable, le développement économique de la Collectivité publique ainsi que le progrès social de sa population. Cela est d’autant plus vrai que les concepteurs et promoteurs du génocide en terre congolaise, en l’occurrence les États-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne et l’ancienne puissance coloniale, la Belgique, ont décidé le parrainage à Kinshasa d’un pouvoir totalement faible. Celui-ci est, en fait, animé par bon nombre de mercenaires locaux et étrangers avec qui ils pourraient négocier, en tout temps et en toute quiétude, l’effondrement du château national. Et ce à vos dépens.
    À preuve, leur obsession pathologique à parrainer coûte que coûte des gouvernements d’union nationale qui servent de blanchissage, donc de recyclage, aux massacreurs du droit international, aux violeurs des libertés fondamentales et aux assassins des droits de la personne humaine qu’ils brandissent, pourtant, à titre de rempart et de préservation de la paix et de la sécurité. À preuve, leur soutien inconditionnel à tous les criminels et génocidaires au service de leurs causes funestes, qu’ils présentent comme une solution viable et incontournable à la crise qu’ils ont artificiellement provoquée pour l’affaissement de la Collectivité publique. À preuve, leur acharnement à vous embarquer dans d’autres dynamiques politiques présentées à tort comme la panacée à la crise dont pâtit, depuis des lustres, le pays.
    À cet égard, point n’est besoin de céder au chant des sirènes. Point n’est besoin de participer activement au processus électoral dans lequel la Communauté internationale, promotrice attitrée du génocide au Congo, compte vous embarquer en 2016. En effet, comment peut-on s’engager, en toute franchise et en toute sincérité, dans une dynamique électorale d’ailleurs pilotée par les mêmes fossoyeurs de la République démocratique du Congo ? Comment peut-on s’engager dans un processus politique et électoral curieusement vicié voire délibérément corrompu par les pupilles de puissants intérêts internationaux ? Comment peut-on s’engager dans un processus politique et électoral préalablement piégé et malignement détourné, dont les profondes causes ne sont jamais sérieusement traitées voire même résolues, et dont les conséquences prévisibles sont manifestement niées ?
    Peuple congolais,
    Il y a bel et bien eu, le lundi 28 novembre 2011, des scrutins présidentiel et législatif. Dans le secret des urnes et malgré le cafouillage délibérément provoqué cette journée, le vainqueur que vous avez désigné est connu de tous. Y compris de cette même Communauté internationale promotrice du génocide en République démocratique du Congo. À preuve, celle-ci a effectivement envoyé à Limete son ‘‘fondé de pouvoir’’ à Kinshasa en vue de signifier de vive voix à votre avocat de céder le pouvoir politique à l’imposteur étranger au cas où il ne lui plairait aucunement de nommer ‘‘Léon Lobitch’’, de sinistre mémoire, à la tête du gouvernement pourtant national. En d’autres termes, les résultats desdites consultations ont été, à vrai dire, l’œuvre des intérêts extérieurs qui récusent votre émancipation. Quelle démocratie de pacotille !
    Comme il en est vraiment ainsi, il vous appartient, en réalité, en tant que Souverain primaire, d’exiger sans concession, sans condition et sans compromis, le retour à la démocratie. Cela passe par la reconnaissance officielle de sa défaite électorale par l’imposteur et sa disponibilité permanente à assurer la passation des pouvoirs avec le vrai vainqueur des élections présidentielle et législatives du lundi 28 novembre 2011. C’est de cette seule manière que le processus politique en République démocratique du Congo sera complètement relancé, remis sur les rails. Toute autre solution en réalité échafaudée dans le but d’ignorer carrément votre volonté politique sera vaine. Elle est purement et simplement vouée à l’échec.
    Peuple congolais,
    Ne prêtez point le flanc aux distractions émanant directement des fossoyeurs de la République démocratique du Congo recyclés, contre toute attente, en défenseurs patentés de la Nation. Devant leurs élucubrations et gesticulations qui ne sont point sans rappeler les mimiques du singe moqueur du chasseur et perché dans un arbre, posez-vous la question de savoir pourquoi ceux-ci ont effectivement tué dans l’œuf la véritable Conférence nationale souveraine (CNS) de 1992, pourtant salvatrice de la Nation et de l’État. Posez-vous, sans gêne et sans retenue, la question de savoir pourquoi en leurs temps de gestionnaire politique et administratif du pays, ils ont étranglé votre démocratie et, surtout, asphyxié votre liberté. Pourtant, la promotion de cet esprit d’indépendance et de dignité par cette plénière devrait permettre à votre Collectivité publique de décoller et, par voie de conséquence, de s’inscrire parmi les Nations les plus dignement développées.
    Méfiez-vous comme de la peste de celles et ceux qui vous abreuvent à longueur de journée de purs mensonges. Ils vous font accroire dans leurs propagandes qu’ils disposent des agendas de Kabila, qu’ils maîtrisent jusque dans les moindres détails l’emploi de temps de l’imposteur. Ces derniers donnent l’impression qu’ils sont capables d’un baroud d’honneur qui n’est pas sans rappeler les exploits intrépides d’un certain justicier du cinéma d’action ‘‘Rambo’’. Cependant, plus les années passent tranquillement, plus l’on se rend compte que ce sont, à n’en point douter, des ‘‘bluffeurs’’ attitrés.
    Peuple congolais,
    Méfiez-vous comme de la peste de celles et ceux qui prennent des initiatives spectaculaires au profit des populations de l’Est du pays. Ce sont, en réalité, des opérations destinées à endormir l’opinion publique nationale. Ces acteurs sont, en fait, des chevaux de Troie du pouvoir en place pour infiltrer les forces de l’Opposition politique et non-armée. Ils sont au service de mêmes intérêts sordides qui ont placé au pouvoir tous les criminels maffieux qui ont dirigé ou dirigent la République démocratique du Congo. En vérité, ceux-ci dînent nuitamment avec vos geôliers et vos bourreaux. N’oubliez jamais qu’ils ont eu l’outrecuidance de fabriquer artificiellement tant le CV que la biographie de l’étranger doublement imposteur et mercenaire qu’ils prétendent combattre avec acharnement aujourd’hui !
    Méfiez-vous viscéralement de l’Opposition dite institutionnelle et républicaine. Ces gens ne sont pas vos représentants nationaux. Ils siègent dans les institutions de la République démocratique du Congo pour nouer les deux bouts du mois. Ils y sont pour échapper uniquement aux affres du chômage et de la précarité matérielle. Ils y sont pour des besoins alimentaires, la satisfaction de leurs tubes digestifs. Ils n’y sont pas pour défendre effectivement vos droits les plus sacrés. Ceux-ci sont, à n’en pas douter, ‘‘la caution morale’’ de l’imposture politique. Aussi sont-ils effectivement ‘‘le paravent’’ du système dictatorial, d’ailleurs parrainé par la mafia internationale à vos dépens. En vérité, ce sont eux qui ‘‘légitiment’’ le fameux coup d’État électoral du lundi 28 novembre 2011, lequel est entièrement préjudiciable aux intérêts vitaux du sanctuaire national et dommageable à la prospérité et la sécurité de la Nation.
    Peuple congolais,
    Aujourd’hui, vous avez certes le choix. Un choix somme toute cornélien. Soit rester indéfiniment esclave en participant activement ou passivement à votre propre mort lente, d’ailleurs, décidée de l’extérieur. Dans ce cas, vous êtes sans nul conteste complices et coauteurs de votre propre sort. Soit vous faire violence en acceptant d’arracher votre liberté et votre dignité au prix du sang des Martyrs. Dans ce cas, vous acceptez d’écrire l’histoire de la liberté humaine en lettres de feu et d’or.
    À cet effet, il vous revient d’utiliser tous les moyens en votre possession afin d’arracher votre indépendance et votre souveraineté. Ce qui vous permettra d’assurer sans contrainte, sans entrave, votre avenir et le devenir de vos enfants et petits-enfants. Ce faisant, ayez toujours à l’esprit cette maxime du révolutionnaire et avocat français du 18e siècle, Maximilien de Robespierre : ‘‘Le premier principe des hommes libres est d’exterminer tous les traîtres’’.
    À bon entendeur salut !
    Joël Asher Lévy-Cohen
    Journaliste indépendant

  • Côte d’Ivoire :François Hollande rencontre l’opposition ivoirienne

    Côte d’Ivoire :François Hollande rencontre l’opposition ivoirienne

    HOLLANDE-Dominée par des sujets économiques, la visite de François Hollande en Côte d’Ivoire ce jeudi 17 juillet a aussi été marquée par sa rencontre avec les partis de l’opposition en début de soirée, dont un tête-à-tête de 15 minutes avec le FPI. Après la Côte d’Ivoire, le président Hollande se rend au Niger et au Tchad, où il sera question du nouveau dispositif français de lutte anti-terroriste au Sahel. 

    L’accueil réservé au président français à son arrivée à l’aéroport de la capitale économique ivoirienne a été chaleureux. Le chef de l’Etat français compte sur ce déplacement pour conforter la place des très nombreuses entreprises françaises implantées en Côte d’Ivoire, dont la France est le premier partenaire commercial. Mais lors de sa conférence de presse avec le président Ouattara, François Hollande a aussi évoqué la réconciliation politique. Et il a montré en exemple la Côte d’Ivoire. Il souhaite que beaucoup de pays d’Afrique organisent à leur tour des élections apaisées et pleinement démocratiques. 

    Malgré la satisfaction exprimée par le chef de l’Etat français sur la manière dont la Côte d’Ivoire, sous la présidence d’Alassane Ouattara a réussi à se redresser trois ans après une violente crise qui a fait officiellement 3 000 morts, François Hollande a maintenu une rencontre avec l’opposition ivoirienne en général et en particulier un tête-à-tête avec le président du FPI, l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan.

    Une incongruité lors d’une visite officielle, mais une façon aussi pour le président français de faire pression sur le pouvoir, pour qu’il ouvre le jeu démocratique. Mais ce n’est pas pour autant une victoire pour le FPI, le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo.

    A l’approche de la présidentielle d’octobre 2015 en Côte d’Ivoire, François Hollande a dit à Pascal Affi N’Guessan que « quand les élections sont organisées de manière libre et transparente, le FPI doit y participer s’il veut exister demain ». 

    Le FPI pose la question de la transparence. Il critique notamment la composition de la nouvelle commission électorale indépendante et refuse encore de nommer son représentant à cette CEI. Pascal Affi N’Guessan souhaite que la France conseille au pouvoir ivoirien d’instaurer une commission électorale consensuelle.

    Renseignement et lutte contre le terrorisme au menu de la tournée de Hollande

    Le président français est ce vendredi 18 juillet au Niger avant de se rendre samedi au Tchad. Déplacement quelques jours après l’annonce de « Barkhane », l’opération régionale française dans le Sahel destinée à contrer notamment la menace terroriste.

    Niger et Tchad sont devenus les pivots de la nouvelle doctrine de l’armée française au Sahel. Niamey accueille les principaux moyens de renseignement, avec notamment des drones et environ 500 hommes.

    A Ndjamena, on trouve un millier d’hommes, le poste de commandement, chargé de conduire les opérations dans toute la zone et la principale base aérienne.

    Avec la fin de Serval, la France a décidé d’élargir son action à toute la bande sahélienne. Outre le Niger et le Tchad, l’armée sera présente aussi au Burkina Faso, en Mauritanie et au Mali. Total des effectifs : 3 000 hommes, auxquels s’ajoutera l’appui des cinq pays de la région, et l’aide américaine.

    Tout cela ne sera pas de trop, tant la situation est loin d’être réglée. Le Nord-Mali est toujours instable. Le trafic, notamment en armes, reste actif, les chefs terroristes n’ont pas été éliminés et ils constituent toujours une sérieuse menace. La preuve encore avec l’attaque-suicide hautement symbolique, le 14 juillet à Almoustarat.

    Avec son dispositif, la France veut être plus réactive. Depuis l’an dernier, huit responsables d’Aqmi et AL Mourabitoune auraient été éliminés par l’armée française.

    rfi

  • Etienne Tshisekedi «n’est pas hospitalisé»

    Etienne Tshisekedi «n’est pas hospitalisé»

    L’opposant congolais Etienne Tshisekedi n’a pas été vu en public depuis plusieurs mois. Comment va-t-il ? Comment l’UDPS réglera-t-elle ses conflits internes pour se mettre en ordre de bataille pour les élections en RDC ? Secrétaire national de l’UDPS chargé des relations extérieures, Félix Tshisekedi, assure que son père n’est pas hospitalisé.

    Comment va Etienne Tshisekedi ? C’est une question autour de laquelle beaucoup spéculent à Kinshasa. On a dit le président de l’UDPS hospitalisé, voire même paralysé. Son fils, Félix Tshisekedi, assure qu’il se porte bien, et qu’il n’est pas hospitalisé.

    « On ne le voit pas… Evidement, ça alimente la rumeur », reconnaît celui qui est aussi le secrétaire national chargé des relations extérieures. « Nous on le met à l’abri de tout ça, pour le ménager d’abord et ne pas trop le surcharger. Il a déjà sa santé à recouvrer », a assuré Félix Tshisekedi, invité de la rédaction Afrique de RFI, jeudi soir. L’opposant congolais a dû, selon son fils « aller une ou deux fois à des consultations. C’est normal. Il ne doit pas recevoir des soins qu’à la maison. Donc, il y a parfois nécessité de se déplacer, d’aller en observation, des choses comme ça. Mais il n’est pas hospitalisé. Il est à la maison, il récupère tout à fait normalement. »

    Evoquant les rumeurs concernant une éventuelle paralysie d’Etienne Tshisekedi, il affirme qu’il convient d’attendre. « On verra dans quelques semaines, lorsqu’il sera là. On verra qui – de ceux qui disent ça et de nous – avaient raison », a-t-il martelé.

     

    [Etienne Tshisekedi] n’est pas hospitalisé. Il est à la maison, il récupère tout à fait normalement.
    Félix TshisekediFils de l’opposant Etienne Tshisekedi 18/07/2014 – par Sonia Rolley écouter

     RFI