Author: Don Kayembe

  • L’Allemagne dompte le Brésil, 7-1 !

    L’Allemagne dompte le Brésil, 7-1 !

    Brezil-L’Allemagne est en fête après la démonstration de force face au Brésil, éclaboussé, 7-1.

    L’Allemagne a dompté le Brésil, 7-1 pour se frayer la voie vers le bouquet final du Mondial.

    Cauchemar, bérézina !

    Jamais, la Seleçao n’a été à son avantage dans ce match, sonnée qu’elle a été par l’ouverture de la marque du rusé Thomas Muller dès la 13e minute.

    Le reste est un récital dont seul l’orcherstre philarmonique germanique a le secret.

    Face à une défense brésilienne à la rue et approximative dans son marquage, la Mannsachaft s’en est donnée à coeur joie en plantant six autres banderilles aux auriverde.

    Toute résistance a été tuée dans l’oeuf; la machine allemande ayant tout broyé sur son chemin dès la première mi temps, avec une avance substantielle de 5-0 à la pause.

    La réduction du score d’Oscar dans les ultimes instants du match, est anedoctique !

    Le Brésil se remettra difficilement de cette débâcle qui promet des lendemains agités au pays de Pele.

    L’Allemagne, auréolée de cette brillante victoire, attend son adversaire de la finale entre l’Argentine et la Hollande, ce mercredi à 20H GMT.

    BBC

  • Les 9 membres de la Cour constitutionnelle sont connus

    Les 9 membres de la Cour constitutionnelle sont connus

    Des juges de la cour suprême de justice le 5/12/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo-Le président de la République, Joseph Kabila, a nommé lundi 7 juillet les neuf membres de la Cour constitutionnelle de la RDC, dans une ordonnance présidentielle lue à la télévision nationale (RTNC). C’est la première fois de son histoire que le pays dispose de cet instrument juridique qui a la compétence de juger le président de la République et le Premier ministre. Les personnalités nommées sont soit professeurs de droit, soit anciens magistrats. Elles ont été désignées par le parlement, le conseil supérieur de la magistrature et le chef de l’Etat lui-même.

     

    Les neuf membres de la Cour constitutionnelle sont :

    • Vunduawe Te Pemako
    • Luzolo Bambi
    • Banyaku Luape
    • Jean-Louis Esambo
    • Luamba Benda
    • Corneille Wasenda
    • Mpunga Sungu
    • Kalonda Kele
    • Kilomba Landa.

    Attendue depuis octobre 2013 pour remplacer la Cour suprême de justice, la Cour constitutionnelle est juge de la constitutionnalité des lois, des actes ayant force de loi, des édits et des règlements intérieurs des chambres parlementaires.

    Elle reçoit des recours en interprétation de la Constitution et tranche des conflits de compétences entre les pouvoirs législatifs et exécutifs.

    Dans ses compétences, la cour Constitutionnelle est également la juridiction pénale du président de la République et du Premier ministre.

    En matière électorale, la Cour a la compétence de connaitre les recours et trancher par ses arrêts les contentieux électoraux.

    Les membres de la Cour constitutionnelle : qui sont-ils ?

    Felix Vunduawe est docteur en droit public de l’université de Louvain et professeur de droit constitutionnel à l’université de Kinshasa (Unikin). Il a exercé les fonctions de vice-Premier ministre et ministre de l’administration du territoire sous le régime de feu le président Mobutu dont il était le dernier directeur de cabinet.

    Jean-Louis Esambo est professeur de droit public à l’Unikin. Il exerce actuellement les fonctions de directeur de cabinet adjoint au ministère de l’Intérieur.

    Luzolo Bambi Lessa est aussi professeur de droit et ancien conseiller à la Présidence. Il a assumé les fonctions de ministre de la Justice dans le gouvernement Muzito.

    Politologue et coordonnateur national adjoint de la Conférence internationale sur la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs, le professeur Eugène Banyaku Luape enseigne aussi à l’Unikin. C’est un ancien conseiller à la présidence. Il a été ministre à plusieurs reprises sous le régime du président Mobutu.

    Luamba Benda, un autre membre de la Cour a été président de la Cour suprême de justice.

    Les quatre autres membres : Wasenda Corneille, Mpunga Sungu, Kalonda Kele et Kilomba Landa sont des avocats.

    Cette nomination sera suivie de l’élection du président par les neuf membres. Ils devront ensuite désigner le procureur près la Cour constitutionnel. Ce dernier sera chargé de la mise en accusation et la plaidoirie en faveur de la République.

    Radio Okapi

  • Que faire des ex-rebelles FDLR ?

    Que faire des ex-rebelles FDLR ?

    fdlr-soldat-Ils sont à peine 200 à avoir déposé les armes, mais, en RDC, la question de l’avenir des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) se pose déjà.

    Traqués par l’armée congolaise et la brigade d’intervention des Nations unies, les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) stationnés dans l’est de la RDC ont commencé, fin mai, à déposer “volontairement” les armes. Pour timide qu’il soit encore – il concerne moins de deux cents combattants -, ce mouvement de reddition s’est traduit par une suspension de six mois des opérations militaires engagées contre eux.

    “Nous espérons les inciter à continuer de se rendre”, explique une source onusienne. Reste à savoir où ils seront regroupés en attendant leur retour au Rwanda. Kinshasa propose Irebu, dans l’ouest du pays, où se trouve une base de la marine militaire. “Trop loin du Rwanda, répond La Forge Fils Bazeye, porte-parole des FDLR. Ce n’est pas pratique de nous envoyer à plus de 2 000 km de notre pays alors que nous déposons les armes précisément pour y retourner.”

    Pour l’instant, ceux qui se sont rendus sont hébergés avec femme et enfants dans des camps de transit à Kanyabayonga et à Kigogo, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Au grand dam des populations locales.

    Jeune Afrique

  • “Protégeons notre Nation”:Message des Évêques catholiques aux Congolais:

    “Protégeons notre Nation”:Message des Évêques catholiques aux Congolais:

    eveques-Pour un processus électoral apaisé et porteur d’un avenir meilleur
     
    Message de la 51ème Assemblée Plénière des Evêques membres de la  Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).
     
    1.    A l’ occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays la RD Congo, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en session ordinaire de l’Assemblée plénière du 23 au 27 juin 2014 à Kinshasa, adressons un message de paix et d’espérance au Peuple congolais. Cet anniversaire qui intervient au moment où le processus électoral 2013-2016 est lancé, nous offre l’occasion de rappeler à tous, le devoir sacré de protéger la Nation et de sauvegarder la paix acquise au prix de mille sacrifices.
     
    2.    Protéger la Nation, c’est, comme l’ont rêvé les pères de l’indépendance, travailler à bâtir un Congo plus beau qu’avant et assurer sa grandeur. La République est un patrimoine qu’on ne peut se permettre de léguer de manière quelconque aux générations futures[1]. A cet effet, nous saluons tous les efforts de reconstruction de notre pays entrepris par le Gouvernement de la République, notamment, la maîtrise de l’inflation, l’augmentation du taux de croissance, l’assainissement du climat des affaires. Il en est de même de l’amélioration des infrastructures, en particulier la construction des écoles, des routes et l’équipement des hôpitaux. Le chemin est encore long et les efforts doivent être poursuivis pour une effective amélioration des conditions de vie de la population congolaise.
     
    3.    Protéger la Nation, c’est  travailler à ramener la paix dans le pays. A ce sujet, nous observons une dynamique positive pour stabiliser le pays. Grâce à la vaillance de nos Forces Armées et à l’appui de la Brigade d’intervention de la MONUSCO, des progrès sont enregistrés dans la lutte contre les groupes armés, mais beaucoup reste encore à faire pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. Nous rendons hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie.
     
    4.    Protéger la Nation, c’est  défendre et promouvoir les droits, la dignité et le bien-être de tous les Congolais contre les maux qui détruisent l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu[2]. C’est pour cela que nous exprimons notre compassion à l’égard de nos compatriotes expulsés du Congo Brazzaville. En même temps, nous disons notre indignation sur la manière dont ces expulsions ont été conduites et sur les conditions précaires de vie de ces compatriotes.
     
    5.    Protéger la Nation, c’est valoriser nos ressources naturelles et ne pas les aliéner sans contrepartie équitable par égoïsme ou dans le but d’accéder ou de conserver le pouvoir.
     
    6.    Protéger la Nation, c’est consolider la démocratie par l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes. Nous savons que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’emploie à relever ce grand défi et nous l’encourageons à sauvegarder son indépendance et à demeurer dans l’impartialité, la transparence et le respect des prérogatives à lui imparties par la Loi. En effet, c’est à travers les élections que le Peuple congolais est appelé à exercer dans la liberté et avec un discernement requis son droit de choisir ses gouvernants à tous les échelons et ses représentants dans les Assemblées provinciales et dans les deux chambres du Parlement. De ce fait, nous désapprouvons tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité. Comme nous l’avons dit dans notre Communiqué de presse à l’issue de notre Comité permanent de février 2014, nous soutenons les élections des députés provinciaux et même des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct[3].
     
    7.    Protéger la Nation, c’est respecter la Loi fondamentale qui constitue le socle de la nation. C’est pourquoi, nous ne nous lasserons pas de rappeler au peuple congolais et à nos gouvernants la position de la CENCO contenue dans le Mémorandum adressé au Chef de l’Etat au sujet de la non modification de la Constitution, en particulier en ses articles verrouillés qui échappent à toute révision[4]. Tel est le cas de l’article 220 qui stipule :
     
    « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».
     
    Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel.
     
    8.    Il est important que les acteurs politiques ainsi que toute la population congolaise comprennent l’enjeu majeur de cette disposition constitutionnelle, fruit d’un large  consensus, pour assurer la stabilité du pays. Cette disposition constitutionnelle traduit et protège les options fondamentales relatives : à la nature de l’Etat congolais qui est une République et non une Monarchie ; à la forme de l’Etat Congolais ;  à la nature de la démocratie congolaise qui demeure une démocratie représentative et fondée sur le suffrage universel ; à la nature du pouvoir politique en RD Congo[5]. Ce pouvoir ne peut être ni personnalisé, ni absolu et non redevable devant personne c’est-à-dire autocratique et dictatorial. Ces options fondamentales sont également relatives :au pluralisme politique et à l’alternance démocratique au pouvoir garantie par l’irréductibilité des droits et libertés de la personne humaine ainsi que la limitation de la durée du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois ; à l’indépendance de la justice,  condition sine qua non de l’instauration de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité[6].
     
    9.    Comme l’affirme l’exposé des motifs de la Constitution elle-même,  ces options fondamentales sont le produit de l’histoire de la RD Congo et des expériences politiques malheureuses de la 1ère et de la 2ème Républiques. Elles ont pour finalité non seulement de mettre fin à la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs ainsi qu’aux guerres civiles qui ont jalonné le parcours de la RD Congo depuis son indépendance, le 30 juin 1960, mais aussi de donner au pays toutes les chances de se reconstruire sur des bases nouvelles et solides.
     
    10.                     Faut-il le rappeler, ces options sont par ailleurs la somme des acquis inaliénables de la lutte par étapes successives du Peuple congolais pour l’indépendance, la liberté et, de manière générale, la démocratie.  
     
    11.                     Pour toutes ces raisons, le Constituant les a rendus intangibles à l’article 220 afin de les « préserver contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives »[7]. Dès lors, chercher à violer ces dispositions, serait un dangereux précèdent sur le long chemin de la paix, de la cohésion nationale et une voie ouverte au règne de l’arbitraire.
     
    12.                      Considérant les responsabilités qui sont les nôtres dans cette société, nous lançons un appel pressant à toute la classe politique pour ne pas remettre en cause ce compromis fondateur de l’Etat congolais actuel.  Le Peuple congolais ne doit pas être pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation.
     
    Pour un avenir meilleur de la Nation, l’Eglise catholique utilisera des moyens appropriés pour sensibiliser la population sur l’importance capitale de cet article verrouillé et défendra les options fondamentales qui sauvegardent notre jeune démocratie  et la stabilité du pays.
     
    13.                      Pour un processus électoral apaisé et porteur d’avenir meilleur, l’Assemblée Plénière de la CENCO invite les acteurs politiques congolais et toutes les parties prenantes au processus électoral à s’appliquer avant tout à la réalisation d’un consensus aussi large que possible.
     
    14.                     Aussi pour contribuer efficacement à la consolidation de la gouvernance démocratique et à l’assainissement de l’environnement électoral en RD Congo, la CENCO recommande :
     
    1° Au Gouvernement de la République
     
    – De garantir aux parties prenantes un environnement électoral serein et harmonieux ;
     
    – De redoubler d’efforts dans la mobilisation des ressources matérielles et financières afin de garantir la tenue effective des élections dans le respect du délai constitutionnel ;
     
    2° Au Parlement
     
    – De s’abstenir de voter des modifications constitutionnelles susceptibles de rompre un vouloir-vivre collectif et des valeurs fondamentales acceptées par l’ensemble du peuple ;
     
    – De veiller en tant qu’autorité budgétaire à la dotation par le gouvernement des moyens nécessaires à une bonne organisation des scrutins électoraux ;
     
    – D’élaborer des lois nécessaires au processus électoral dont la loi portant répartition  des sièges aux différentes élections des organes délibérants ;
     
    3° Aux Partis politiques
     
    – D’amener leurs membres à s’imprégner et à respecter les lois essentielles au processus électoral et de s’atteler à l’éducation civique et électorale de leurs militants ;
     
    – D’organiser, à temps, l’observation par leurs témoins, des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales ;
     
    – De promouvoir la culture démocratique et le « leadership éthique » en privilégiant la construction d’un ordre social juste et la gestion communautaire du « bien-vivre-ensemble » ;
     
    – De faire du débat politique un débat d’idées et non un lieu d’attaques des personnes sur  des  considérations ethniques ;
     
    4° A la CENI
     
    – De s’acquitter avec conscience et honorabilité de la mission qui lui a été confiée par la République  afin de mériter la confiance du peuple ;
     
    – De poursuivre le dialogue avec toutes les parties prenantes pour  garantir l’organisation en toute indépendance, neutralité et impartialité, des scrutins libres, démocratiques, crédibles et transparentes ;
     
    – De respecter les exigences du cycle électoral, les lois et réglementations essentielles au processus électoral ;
     
    5° Aux Organisations de la Société civile
     
    – De contribuer à la vulgarisation des textes légaux, à l’éducation et à l’observation électorales ;
     
    – De mobiliser les électeurs et les électrices congolais à chaque étape du processus électoral.
     
    6° A la Population congolaise
     
    – De faire preuve de vigilance pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés ;
     
    – D’interpeller leurs élus en leur demandant de dire leur claire option en ce qui concerne la question constitutionnelle ;
     
    – A nos fidèles catholiques en particulier, de se rappeler que, comme « sel de la terre et lumière du monde »[8], ils ont une grave responsabilité de participer activement au processus électoral et de s’engager pour sa réussite ;
     
    7° Aux Partenaires de la RD Congo
     
    De s’impliquer davantage dans l’appui financier, la logistique et l’accompagnement du processus électoral pour soutenir le Gouvernement congolais dans l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes ;
     
     8° Aux Ecclésiastiques en RD Congo
     
    – D’accompagner la population congolaise dans la réussite du processus électoral ;
     
    – De ne faire allégeance à aucun parti politique et, comme nous l’avons déjà dit, « de ne pas participer activement aux partis politiques et associations à caractère politique, ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections »[9].
     
    Notre engagement
     
    15. Redisant notre ferme volonté d’apporter notre contribution pour protéger la Nation et travailler au bien-être intégral de la population congolaise, nous accompagnerons ce processus électoral par l’éducation civique et électorale. Nous organiserons à cet effet, des moments de prière dans tous les diocèses de notre pays. Nous veillerons à sauvegarder la liberté de l’Eglise en évitant toute forme de récupération.
     
    16. Nous souhaitons que la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays apporte à tous un sursaut  patriotique et un réel engagement pour réussir le pari de bâtir un pays plus beau qu’avant et d’assurer la grandeur de la RD Congo.
     
    17. Nous confions la réussite du processus électoral à l’intercession de la Vierge Marie et de la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite en cette année du 50ème anniversaire de son martyre. Que Dieu prenne en grâce notre peuple  et bénisse notre pays[10].
     
    Fait à Kinshasa, le 27 juin 2014
     

    [1]Cf. CENCO,  « Il est temps de nous réveiller » (Rm 13,11b) Message de la Conférence Episcopale Nationale du Congo aux fidèles catholiques et aux hommes de bonne volonté à l’occasion du 48ème anniversaire de l’indépendance, Kinshasa, Editions du Secrétariat Général de la CENCO 2009, n° 15.

    [2]Cf. Gn 1,26.

    [3]Cf. Communiqué du Comité permanent  de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) sur le cycle électoral 2013-2016, 28 février 2014. n° 8.

    [4]
    Cf. Mémorandum du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo au Président de la République sur l’état actuel de la Nation, le 22 février 2014, n° 18.

    [5]
    Cf. Constitution de la République Démocratique du Congo, Exposé des motifs de la Constitution du 18 février 2006, dans Journal Officiel de la République Démocratique du Congo, 52eme Année, Kinshasa, 5 février 2011, p.82.

    [6]
    Ibidem.

    [7]
    Ibidem. 

    [8]
    Mt 5,13.14.

    [9]
    CENCO, « Année électorale : Que devons-nous faire ? » (Ac 2,37). Exhortation du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) aux fidèles catholiques, aux hommes et aux femmes de bonne volonté, Editions du Secrétariat Général de la CENCO, 2011, n° 21.

    [10]
    Cf. Ps 66, 2.
     
    Publié Mardi, le 01 Juillet 2014, par Abbé Jean Marie B.
     
    RDC : l’église catholique demande à Kabila de partir en 2016
    Olivier Ribouis
    La Nouvelle Tribune, 2 juillet 2014
     
    «Protégeons notre nation». C’est l’invitation que la conférence épiscopale congolaise a, par une déclaration du même nom, adressé à tous les Congolais de la République démocratique du Congo en marge de la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance du pays. 
     
    Une invitation qui s’adresse particulièrement au président de la Rdc, Joseph Kabila dont le dernier mandat constitutionnel arrive à terme en 2016. A cet effet, disent les évêques de la conférence épiscopale du Congo, « Protéger la nation, c’est respecter la loi fondamentale, le socle de la Nation ». Ceci, relativement à l’article 220 limitant le nombre de mandats présidentiels, dont la modification est en vue pour permettre au président Joseph Kabila de se représenter à la prochaine élection pour laquelle il n’est plus éligible pour l’instant.
     
    « Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel » ont affirmé les évêques soucieux de l’avenir du pays.
     
    L’article 220 en question, selon la conférence épiscopale, affirme que « la nature de l’état congolais qui est une république et non une monarchie. » Dans sa déclaration, l’église catholique en Rdc, a aussi indiqué clairement qu’elle se met dans la bataille de la sensibilisation des Congolais afin de faire barrière à toute tentative de révision constitutionnelle. Et son objectif, c’est que de réussir à empêcher les pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation de prendre le peuple congolais en otage.
     

    Comme le relève le discours présidentiel du 29 juin 2014 : Le soutien de Joseph Kabila à la CENI intrigue plusieurs Congolais

    Publié le mercredi 2 juillet 2014
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    Y a-t-il meilleur moyen d’asseoir la paix et la sécurité dans un pays que d’empêcher de créer des conditions favorables à l’éclatement des conflits ?
     
    La veille de la célébration du 54ème anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance, aucun Congolais ne se berçait d’illusions au sujet du discours de circonstance qu’allait prononcer Joseph Kabila, surtout en ce qui concernerait son contenu concret !
     
    Les filles et le fils du pays n’avaient pas tort en adoptant cette attitude pleine de réalisme à l’endroit de ce discours d’anniversaire qui est à tous points semblable à tant d’autres prononcés par le précité en d’autres circonstances dans un passé encore récent. Une analyse froide du texte qui fait actuellement le tour de chancelleries diplomatiques et de sociétés savantes à travers le monde permet de relever de graves contractions entre les intentions exprimées aujourd’hui par Joseph Kabila et ce que fait quotidiennement son régime autocratique au pays !
     
    Dans sa première proclamation solennelle, Joseph Kabila fait à juste titre l’éloge de Forces armées de la République démocratique du Congo qui ont réussi à mettre en déroute les forces du mal qui avaient durablement occupé la partie orientale de ce pays mais refuse ostensiblement de faire allusion au concours très apprécié de la Brigade internationale d’intervention de la MONUSCO qu’il n’a pas citée nommément ! Pourquoi donc cette grave entorse à la vérité ?
     
    En rupture de ban avec le peuple !
     
    Dans sa deuxième proclamation solennelle, Joseph Kabila reconnait l’héroïsme et le grand prix payé par les compatriotes tombés sur le champ d’honneur au moment des affrontements avec l’ennemi et promet d’ériger un imposant mémorial en leur mémoire mais ne s’engage pas devant la nation à indemniser les veuves orphelins t autres proches des infortunés ! Que signifie cette omission sujette à diverses interprétations ?
     
    Dans sa troisième proclamation solennelle, Joseph Kabila invite les compatriotes vivant à l’extérieur à revenir pour prendre part à l’effort du développement national. Qu’a fait l’illustre auteur de cette exhortation ?
     
    Dans sa quatrième proclamation solennelle Joseph Kabila s’engage à accélérer la mise en œuvre des recommandations des concertations nationales. Comment peut-on accélérer une action qui n’est même pas encore à son démarrage ?
     
    Dans sa cinquième proclamation solennelle, Joseph Kabila demande au peuple congolais d’appuyer la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Pourquoi le chef de l’Etat en fonction apporte son soutien à une institution en rupture de ban avec l’immense majorité du peuple qui doute de sa neutralité par rapport au régime politique en place qui veut modifier la constitution du pays à son seul profit ?
     
    Dans sa sixième proclamation solennelle, Joseph Kabila déclare que les élections tenues en 2006 et 2011 l’avaient été pour consolider la démocratie. Est-il vrai que ces élections ont réellement contribué à la consolidation de la démocratie en RDC ? Ces élections n’ont-elles pas été à la base de l’aggravation de la situation politique et à l’échec des concertations nationales en RDC?
     
    Dans sa énième proclamation solennelle, Joseph Kabila parle du souci collectif de consolider la paix en RDC. Y a-t-il meilleur moyen d’établir la paix dans un pays que d’empêcher de créer des conditions favorables à l’éclatement des conflits ? Le cas de la tentative de la MP de modification de l’article 220 de la constitution !
     
    KAMBALE MUTOGHERWA
  • Papa Wemba, donneur de leçons

    Papa Wemba, donneur de leçons

     
    Papa Wemba est en featuring avec la Malienne Nana Kouyaté. Papa Wemba est en featuring avec la Malienne Nana Kouyaté. © Vincent Fournier pour J.A.

    Avec “Maître d’école”, le chanteur congolais (RDC) Papa Wemba entend apprendre à la jeune génération ce qu’est la rumba. La vraie, celle qui a marqué les heures de gloire des indépendances.

    Un album, vingt-quatre chansons et un bonus, “100 % rumba”. C’est le défi que s’était lancé Papa Wemba. À 65 ans, le leader de l’orchestre Viva la musica revient dans les bacs avec Maître d’école, un disque enregistré à la fois à Kinshasa et dans le studio parisien Ethnic Touch. Objectif : redonner un “nouveau souffle” à la rumba congolaise. Un genre musical qui semble aujourd’hui en perte de vitesse devant la percée du coupé-décalé ivoirien ou de la musique urbaine nigériane.

    Très loin de son âge d’or entamé sérieusement aux premières années de l’accession des États africains à la souveraineté internationale, notamment avec la chanson Indépendance cha cha. Ce tube composé par le groupe African Jazz de Joseph Kabasele, dit Grand Kallé, rapidement devenu l’hymne des indépendances sur le continent. À l’époque, la rumba congolaise était demandée dans tous les bars au sud du Sahara.

    Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Papa Wemba en est conscient, mais ne s’avoue pas vaincu. En bon “défenseur” de la musique congolaise, il prône désormais le “retour aux sources”, aux fondamentaux. “L’heure est venue de rectifier le tir”, dit-il. À ses yeux, la nouvelle génération des artistes en vogue en RD Congo – Fally Ipupa et Ferre Gola en tête – ne respecte pas toujours les “normes de base” de la rumba.

    “Il était devenu nécessaire de stopper cette descente aux enfers”, lâche l’un de ses proches. Avec Maître d’école, celui qui se définit comme le mwalimu (“instituteur”, en français) voudrait montrer la “bonne voie à suivre” aux jeunes. Comment ? “En replaçant le solo à la guitare au centre de la mélodie. C’est de cette manière que nous rendrons à la rumba congolaise ses lettres de noblesse”, insiste Papa Wemba.

    Contrepartie

    Avec la finesse de sa voix immuable, toujours perchée en dépit de l’âge, le Mzée promet de réussir son pari. Pour ce faire, il s’est bien entouré. Question de mettre toutes les chances de son côté. Jossart Nyoka Longo, le chef incontesté du groupe emblématique Zaïko Langa Langa, JB M’Piana, l’un des pionniers du ndombolo, et Barbara Kanam, l’une des meilleures voix féminines de la RD Congo, participent à son opus.

    Il en est de même de quelques “requins de Paris”, entendez les artistes musiciens congolais se produisant dans la capitale française. La Malienne Nana Kouyaté prête également sa voix (“Africain comme toi”). Un featuring avec un message qui se veut “fort” : “Un appel à l’homme africain – qu’il se nomme Barack Obama ou Zinedine Zidane – pour qu’il n’oublie pas ses racines, commente Papa Wemba. Car aujourd’hui, chaque jour qui passe, l’Africain perd son identité en suivant aveuglément la culture et la manière de faire des autres.” Des mots qui contrastent avec la personnalité de leur auteur : le roi de la sape se mue en moralisateur !

    Pas question, en revanche, de céder aux pressions d’une partie de la diaspora congolaise, qui lui demande de ne plus soutenir le président Joseph Kabila. Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba – de son vrai nom – tient à sa “liberté de choisir”. Et il a choisi “de ne pas être un chanteur engagé”. Dans Maître d’école, il n’y aura donc pas de place pour des prises de position politiques. Mais les mabanga sont les bienvenues !

    Des noms de politiciens, d’hommes d’affaires, de sportifs, de ziana ou de djika (des Congolais vivant en Europe) sont cités le long de ses morceaux, moyennant une contrepartie financière payée en amont à l’artiste. Souvent décriées, ces “dédicaces” sont désormais omniprésentes dans la rumba congolaise contemporaine. “Nous devons assumer cette particularité de notre musique”, soutient l’artiste. Quitte à plomber les sonorités de la rumba originelle… Vous avez dit “retour aux sources” ?

    Jeune Afrique

  • L‘amélioration la gouvernance économico-financière porte ses fruits : la RDC classée parmi les pays ”réformateurs” par la Banque mondiale

    L‘amélioration la gouvernance économico-financière porte ses fruits : la RDC classée parmi les pays ”réformateurs” par la Banque mondiale

    Ville de Kin-Le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) relatif au CPIA, “Country Policy and Institutlonal Assessment “ vient de classer la République Démocratique du Con go sur une liste restreinte de huit pays africains qui ont réalisé une performance positive grâce à de réformes mises en œuvre dans le secteur financier au cours de l’année 2014.
    * La note de la RDC est passée de 2,7 à 2,9. Une bonne cote impulsée essentiellement par le critère “Gestion macroéconomique”.

    Le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) relatif au CPIA, Country Policy and Institutional Assessment “, vient de classer la République Démocratique du Congo sur une liste restreinte de huit pays africains qui ont réalisé une performance positive grâce à de réformes mises en œuvre dans le secteur financier au cours de l’année 20l4.
    En 2014, ces huit pays africains ont amélioré leurs politiques dans le but de stimuler la croissance et de faire reculer la pauvreté.
    Concernant spécifiquement la RDC, sa note est passée de 2,7 à 2,9. Une bonne cote impulsée essentiellement par le critère” Gestion macroéconomique”. Il y a lieu de souligner que les diverses réformes engagées par le gouvernement pour améliorer la gouvernance économico-financière portent leurs fruits. L’annonce a été faite par le gouvernement à l’issue de la réunion de la Troïka stratégique du 1er juillet 2014. Une réunion consacrée au suivi de la situation économique et financière du pays et présidée par le Premier ministre Matata Ponyo Mapon.
    Rappelons que la note de la RDC est restée figée à 2,7 pendant quatre ans. Franchir le seuil de 2,9 démontre tout simplement que les efforts entrepris sous le leadership du président Joseph Kabila Kabange, avec à la manette l’actuel gouvernement dirigé par Matata Ponyo, commencent à payer.
    Mais cette bonne note ne signifie pas que le gouvernement doit se frotter les mains et dormir sur ses lauriers. Loin s’en faut. Car, le même rapport souligne aussi que les efforts restent encore à fournir. Et c’est sur le point de vue des réformes de l’administration et des politiques qu’entend surfer le gouvernement pour que s’accélère le rythme de création des richesses, avec l’inclusion de la population en termes de partage des gains de la croissance.

    Notons que le CPIA mesure chaque année les performances des pays dits pauvres. Depuis 1980, les notes de le CPIA servent à déterminer l’allocation de prêts sans intérêts et de dons aux 39 économies afric8ines éligibles é une aide de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres de la planète.
    D’une manière générale, ce rapport sur la mise en place des politiques et des institutions nationales dans les pays CPIA évalue en quelque sorte le degré des réformes initiées par les pays membres de l’IDA.

    Il revient d’ailleurs de ce rapport que l’Afrique n’a pas introduit suffisamment de réformes, malgré quelques exceptions précitées. Dans le volet financier, le score réalisé en Afrique demeure assez faible, à peine 2,9. Il s’agit d’une performance relative car, le résultat est bien en-deçà de ceux réalisés par les autres régions du monde. Le rapport confirme ainsi un très faible accès aux services financiers en 2013 en dépit d’une progression de 25% de la population active.
    Pour certains pays comme l’Ouganda et le Mozambique, leurs réformes sont présentées comme substantielles “. Et pour d’autres, comme le Kenya, ils ont davantage consolidé leurs progressions en intensifiant les facilités visant â promouvoir le développement inclusif de l’activité bancaire, a noté le rapport. Ces avancées même significatives ne peuvent occulter le fait que 85% des prêts bancaires consentis en Afrique subsaharienne ne concernent que les populations de 8 pays. Pire, seulement une poignée d’entre ces pays ont développé des systèmes de financement basés sur d’autres produits que les banques, notamment les assurances, le fonds de pension et marchés des capitaux. Malgré tout, les banques ont réalisé d’importants bénéfices grâce à une meilleure maîtrise de leurs coûts. Le marché du crédit est resté dominé par les emprunts publics, et les taux appliqués se sont situés à un niveau assez élevé, autour de 10%. Seul le Kenya a réalisé des emprunts internationaux à des taux variant entre 6 et 7%.

    Signalons que la note globale du CPIA a augmenté pour huit pays d’Afrique sub-saharienne, et reculé pour huit autres. Et sur les huit dont la note est positive, c’est la République Démocratique du Congo qui affiche la plus forte progression, ave sa note relevée à 2,9.

    La CPIA mesure la qualité des améliorations des politiques et institutions publiques à l’aune de 16 indicateurs du développement, dans quatre domaines. La gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’insertion sociale et d’équité, ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle allant de I (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale est la moyenne des quatre domaines évalués.
    D. Mwassa Kyalondawa

    7sur7.cd
  • English:Congo Catholic bishops urge Kabila to step aside in 2016

    English:Congo Catholic bishops urge Kabila to step aside in 2016

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    – The influential Roman Catholic Church in the Democratic Republic of Congo urged President Joseph Kabila on Tuesday to respect constitutional terms limits and not seek reelection in the 2016 presidential election.

    Speculation has been rife that Kabila will seek to modify the constitution, which limits a president to two consecutive five-year terms, but he has not said whether he will run.

    The Congo Catholic bishops conference (CENCO) warned him that any attempt to change the constitution and remain in power could destabilize the mineral-rich nation which is still recovering from decades of political turmoil.

    “To seek to violate these provisions would set a dangerous precedent on the long road to peace (and) national unity,” read a CENCO statement published a day after Congo’s fifty-fourth independence anniversary celebrations. The message comes less than a month after international envoys from the United States, European Union, African
    Union and United Nations also urged Kabila to respect his constitutional obligations and to publish an elections timetable.

    Catholics make up about half of Congo’s population. In the absence of a coherent political opposition, the Church has been one of Kabila’s more vocal and influential critics, especially following reports of ballot stuffing and voter intimidation during his 2011 election victory.

    In their statement, the bishops urged Congolese to “be vigilant in opposing by all legal and peaceful means any attempt to modify the locked articles,” referring to constitutional provisions that cannot be changed.

    Having won elections in 2006 and 2011, Kabila’s final mandate expires in late 2016, but his political opponents fear he will seek to change article 220, which bans any change to the article setting out term limits.

    CENCO also urged the government to provide the necessary financial and material resources to ensure that elections take place within the time-frame provided by the constitution, which would mean presidential elections no later than December 2016.

    Lambert Mende, Congo’s government spokesman, said after the warning by the international envoys that an electoral calendar would be decided upon within the deadlines set by the constitution.

      Reuters