Author: Don Kayembe

  • Ecole Nationale d’Administration (ENA)-Ouverture officielle

    Ecole Nationale d’Administration (ENA)-Ouverture officielle



    L’Ecole Nationale d’Administration (ENA) dont le Premier ministre Matata Ponyo Mapon a procédé à l’ouverture officielle, le samedi 28juin 2014, accueille dès ce 3 juillet sa première promotion constituée des 63 élèves.

    C’était en présence de Mme Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique de la République française ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement congolais.

    Plus de quarante ans après, l’ENA renaît des cendres de I’EDA (Ecole Nationale de Droit et d’Administration). Cérémonie à la fois historique et symbole. Historique dans la mesure où cette ouverture intervient à l’avant-veille de la commémoration du 54ème anniversaire de l’indépendance du pays, le 30 juin. Symbole parce qu’elle consacre le couronnement d’une démarche entreprise par le gouvernement, sous l’impulsion du président de la République, Joseph Kabila Kabange, à se doter d’une administration publique qui n’a comme devise « servir l’Etat avec intégrité “.

    S’adressant aux Enarques (élèves de l’ENA), l’homme à la cravate rouge les transmis un message d’espoir, d’abnégation et d’équité. Matata Ponyo a rappelé que l’administration publique constitue la colonne vertébrale du pays. Car elle est pérenne pendant que les cabinets ministériels sont sédentaires et souvent sporadiques. On ne peut pas envisager l’émergence de notre pays avec la médiocrité L’ENA doit être un vivier de l’excellence. Il n’y a pas de chemin rectiligne dans la vie, Il faut être les meilleurs là où vous travaillez. C’est un chemin qui nécessite la patience, l’abnégation, l’intégrité, la persévérance,… “, a conseillé le Premier ministre.
    Par ailleurs, il a précisé que l’engagement est au plus haut niveau du pays. Il a promis que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour les conditions soient optimales dans le fonctionnement de l’ENA.
    Pour sa part, Mme Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique de la République française a souligné qu’avec cette nouvelle Ecole d’administration, la RDC construit elle aussi l’action publique et l’Etat de demain. Le pays met en place une administration efficace et de qualité, solide et exemplaire, pour construire les politiques publiques de redressement et de développement du pays. “Mesdames et messieurs, élèves de la nouvelle promotion de l’ENA de la RDC, vous êtes les garants de l’intérêt général et les ambassadeurs de ‘votre pays. Vous avez le devoir de servir votre “, a exhorté la ministre Lebranchu. “A travers les valeurs de mérite et d’excellence, mais aussi d’intégrité, d’impartialité et de professionnalisme que prône l’Ecole que vous venez d’intégrer, vous êtes désormais les garants du respect des lois de la République. La colonne vertébrale de toutes les politiques publiques également. C’est à vous de choisir demain comment servir l’Etat; ce que vous voulez en faire et quel héritage vous souhaitez laisser pour les futures générations “, a conseillé la ministre française de la Décentralisation et de la Fonction publique. Elle a promis le soutien de la France qui, comme toujours dans ses relations bilatérales avec la RDC, continuera à jouer le rôle catalyseur d’expertises. Sur les grands axes de réforme de la Fonction publique, ainsi que sur ceux des finances publiques de manière générale.
    Le ministre congolais de la Fonction Publique, Jean-Claude Kibal fonde l’espoir que cette première promotion de l’ENA devienne le levain qui fera monter l’administration publique congolaise.
    L’Ecole Nationale d’Administration congolaise a pour objectif premier la formation de cadres dirigeants de l’Administration publique, mais aussi des jeunes qui, à leur sortie de la formation des 12 mois, devront y occuper les postes-clés.

    L’on rappelle qu’après l’indépendance, le gouvernement de la République a toujours été animé par la volonté de former les agents et fonctionnaires de l’Etat. C’est ainsi que dans le souci de combler le vide créé par le départ précipité des colons belges dans l’Administration publique, le gouvernement avait créé I’ENDA (Ecole Nationale de Droit et de l’Administration) pour former les cadres de l’Administration. Les produits de l’ENDA sont encore visibles à travers ses illustres personnages comme messieurs Léon Kengo wa Dondo, Désiré Konde vila Kikanda, Yoka Yakembe. Aujourd’hui encore, les mêmes préoccupations ont refait surface. Le gouvernement, après un diagnostic malheureux d’un Etat fragilisé depuis longtemps par les guerres, caractérisé par la mauvaise gestion du personnel dont le recrutement était plus basé sur le clientélisme, le tribalisme et le militantisme. En 2010, le gouvernement a diligenté un audit qui a révélé un déficit de qualification de plus ou moins des cadres dans l’Administration publique. Le gouvernement a mise en œuvre la vision du président Kabila de créer une école de formation de l’élite administrative et le renforcement des capacités des agents e activité. Basé sur des études de cas et des stages professionnels en Administration, son programme de formations est calqué sur le modèle de l’ENA/France et l’ENAP/ Canada, mais adapté au contexte congolais.
    L’Ecole Nationale d’Administration fonctionne au sein du bâtiment administratif de la Fonction publique.

    D. Mwassa Kyalondawa. (La Reference Plus)

  • Les évêques demandent à Kabila de partir en 2016

    Les évêques demandent à Kabila de partir en 2016

    Evequescardinal-DIAS1-Dans un communiqué rendu public mardi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a exhorté le président Joseph Kabila à ne pas briguer un troisième mandat en 2016 pour permettre une alternance démocratique en RDC.
    En 2016, Joseph Kabila, partira ou partira pas ? La question ne cesse d’alimenter les débats à Kinshasa. Le président congolais, lui, continue d’entretenir le suspense : aucun mot sur la question lors de son discours à la nation le 29 juin à la veille de la commémoration du 54e anniversaire de l’indépendance du pays. Un silence qui a poussé les évêques de la RDC à prendre les devants, dans un communiqué publié le 1 juillet, pour l’exhorter à ne pas se représenter à la présidentielle prévue en 2016.

    La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a également appelé la population congolaise à “faire preuve de vigilance pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés de la Constitution”.

    La Constitution actuelle du pays stipule en effet que “le président de la République est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois”. Et cette disposition est verrouillée par l’article 220, selon lequel “le principe du suffrage universel et le nombre et la durée des mandats du président de la République (…) ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle”.

    “Il faut respecter la Constitution”

    “Ce que dit la Constitution est clair, a déclaré le porte-parole de la CENCO, l’abbé Léonard Santedi, lors d’une conférence de presse. C’est pourquoi, les évêques disent cinq ans renouvelables une fois, c’est tout. Pour nous, il faut respecter la Constitution”.

    Le message de la Cenco publié à l’issue d’une assemblée plénière des évêques va plus loin et “désapprouve également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel, alors que celui-ci a été conçu pour assurer la stabilité du pays et garantir la nature de l’État congolais, qui est une République et non une monarchie”. Allusion faite au projet de révision constitutionnelle annoncé début juin par le gouvernement congolais qui voudrait notamment organiser l’élection des députés provinciaux en 2015 au scrutin indirect alors que, constitutionnellement, cette consultation doit avoir lieu au scrutin direct.

    Les évêques, qui avaient déjà mis en garde en février contre une telle manœuvre, critiquent cette décision qui, estiment-ils, “privera le peuple de son droit de désigner ses gouvernants”

  • English: The FDLR dialogues in Rome while Rwanda protests

    English: The FDLR dialogues in Rome while Rwanda protests

    On the 26th of June, the Rwandan rebels of the FDLR sent a delegation to Rome to engage in further negotiations regarding the disarmament process initiated by the rebel group a few months ago. Several important personalities attended the meeting. Rwanda, however, did not appreciate the initiative.

    kobler et rebellesThe meeting was held at the invitation of Saint’ Egidio, a religious community that already served as an intermediary for the FDLR in 2005. The negotiations also involved UN representatives in the sub-region, namely the head of MONUSCO, Martin Kobler and Mary Robinson, special Envoy of the UN Secretary General for the Great Lakes, and Frank De Coninck, Belgium envoy for the region. The disarmament of the FDLR is criticized by Kigali. The current Rwandan government has refused any communication with those they describe as genocidaires. The new unarmed movement of the FDLR, however, insists on having negotiations as, from now on, it only wants to engage itself politically.

    The event was facilitated by Herve Ladsous, the UN UnderSecretary General responsible for the operations of peacekeeping. Earlier, Ladsous had demanded a temporary lift of the travel ban of Acting President of the FDLR, Victor Byiringiro, in order for him to attend the meeting in Rome. Byiringiro was under UN sanctions since 2010 as head of an armed group accused of destabilizing Eastern DRC. Ladsous’ request was rejected and the UN Sanctions Committee upheld its decision following Rwanda’s protests.

    In the process of these negotiations, each represented actor will naturally have to defend his interests. The objective of the FDLR is to seek international support for inter-Rwandan dialogue, including all opposition parties and refugees scattered around the world; while the United Nations seeks to accelerate the disarmament of the FDLR which has not made ​​much progress – so far only 188 rebels have surrendered their weapons.

    It is in this context that the RPF regime, that incessantly fights the political inclusion of its opponents, sent a letter of protest to the UN Security Council on the 26th of June. In its writing, the regime threatened to withdraw from the Addis Ababa framework agreement which, was signed by eleven regional countries on the 24th of February 2013. Falling under the auspices of the African Union and the UN, the framework agreement provides for peacemaking in Eastern Congo. The Rwandan government has accused senior UN officials of wanting to rehabilitate the FDLR, a group they still associate with the 1994 genocide and to whom Kigali has categorically refused to talk. Moreover, those who support this dialogue are now treated as FDLR’s allies by Kigali.

     

    Pacifique Habimana

    Translated by Jane Nishimwe

    Jambonews.net

  • EXETAT 2014, le début des résultats attendus cette semaine

    EXETAT 2014, le début des résultats attendus cette semaine

    Elèves de Collège Boboto à Kinshasa, lors d'un séminaire sur la CPI.-A peine terminer les épreuves des examens d’Etat le jeudi 26 juin dernier, les finalistes du secondaire entrent dans la fièvre des résultats.

    Ils attendent avec impatience ces pourcentages, conclusions de la session ordinaire, pour arracher le ticket de l’enseignement supérieur et universitaire en octobre prochain. Cette fièvre est alimentée et augmentée par l’opérateur des télécoms en charge de la publication via son réseau GSM des résultats. A moins de quatre jours de la fin de ces épreuves, cette société de téléphonie cellulaire multiplie des messages auprès de ses abonnés, lesquels messages annoncent l’imminence de la proclamation des résultats des examens d’Etat, édition 2014.


    Les bleus et blancs étaient au rendez-vous le lundi 23 juin dernier à 7 heures dans leurs différents centres des examens d’Etat disséminés à travers l’ensemble du territoire de la rd-Congo. Au total plus de 600.000 finalistes du secondaire passent les quatre jours des épreuves. A Kinshasa, plusieurs centres ont bel et bien accueilli des élèves en présence des chefs des centres et autres membres commis à la surveillance de cette session ordinaire. RD-CONGONEWS a déployé ses reporters pour mieux piocher sur terrain les détails touchant l’organisation des EXETAT. Au centre Gombe 08, code 1308- collège saint Joseph “Elikya“ les participants sont partagés sur plusieurs points relatifs à la manière dont les épreuves sont organisées. Selon certains élèves croisés dans la cour du collège Saint Joseph, des chefs d’établissement ont conscientisé leurs finalistes de ne pas être frustrés devant les items (NDLR : les questionnaires des examens). “Ils nous ont fait une causerie morale à la veille de ces épreuves, avant de nous demander d’éviter les ratures sur les items“, a affirmé David Kwila, finaliste en option Mathématique- physique au collège Boboto. Ceux qui ont passé leurs épreuves au collège John Mabuidi indiquent que leurs chefs d’établissement étaient large jusqu’à dimanche 22 juin dans la soirée. “ Les préfets nous ont demandé de passer calmement les examens même si nous n’avons pas tous les droits liés à la participation à ces épreuves“, ont fait savoir quelques élèves qui passent leurs examens au centre Gombe 10, code 13010- collège John Mabuidi. Ils nous ont dit, rapportent-ils les propos de leur préfets, allez passer les examens et le reste après. Malgré l’ambiance bon enfant dans la plupart des centres de la ville-province de Kinshasa, certains élèves sont surpris d’apprendre que leurs collègues des autres écoles n’ont déboursé aucun montant au titre des frais de participation.

    Au gouvernement, le ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel a fixé à 12.000 francs congolais les frais de participation à cette session ordinaire 2013 des EXETAT. Certaines écoles n’ont pas suivi cette rondelette pour exiger des sommes exorbitantes, allant de 12.000 FC à 50.000 FC. Les élèves de l’institut Notre dame de Fatima reconnaissent qu’ils ont payé le montant de 12.000 FC auprès des reporters du Bihebdomadaire. Les finalistes de l’ITEMAT, une école d’application de l’institut supérieur des techniques appliquées- ISTA Ndolo confirment aussi le même montant qu’ils ont déboursé avant le début des épreuves. Les participants issus du collège Boboto ont payé 6.000 FC et par contre ceux du centre de récupération du complexe scolaire de la Gombe situé dans l’enceinte de l’Athénée de la Gombe n’ont rien payé. Une élève d’une autre école localisée dans la commune de Lemba a laissé entendre à RD-CONGONEWS qu’elle a liquidé la bagatelle de 50.000 FC constituant à la fois les frais relatifs à sa participation et à la fameuse pratique décriée communément appelée “Suivi“. La concernée ne comprend pas la robustesse de ce montant lequel semble plus élevé par rapport aux autres écoles. Dans les locaux du collège Saint Joseph et de John Mabuidi, la sérénité des participants est perceptible. Tous les téléphones et autres effets violant le vade mecum de l’organisation des EXETAT ont été mis de côté au risque d’une exclusion avec la côte tricheur. Le port du macaron et de la carte d’élève est obligatoire dans la salle des épreuves. Certains finalistes proviennent des maquis pour rejoindre leurs différents centres des examens d’Etat. D’autres par contre quittent leurs maisons directement pour les locaux des épreuves. Les épreuves de cette session 2013-2014 ont pris fin le jeudi 26 juin sur toute l’étendue de la RD-Congo et les résultats comme promis par le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel, Maker Mwangu, seront publiés au début du mois de juillet prochain et toutes les options momentanément.

    CongoNews

  • Garde à vue de Nicolas Sarkozy, coup d’arrêt à son retour politique?

    Garde à vue de Nicolas Sarkozy, coup d’arrêt à son retour politique?

    sarkozy-La garde à vue de Nicolas Sarkozy, une première pour un ancien président de la République française, tombe au plus mauvais moment.

    L’ex-chef de l’Etat multipliait en effet ces derniers mois, les gestes et les paroles laissant entendre qu’il préparait son retour en politique. C’était sans compter sur l’enquête en cours pour trafic d’influence présumé qui vient chambouler son programme.

    Nicolas Sarkozy est arrivé à 8 heures précises au siège de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) de la police judiciaire de Nanterre. Dans l’affaire sur laquelle enquête la PJ il s’agit de savoir si l’ex-président a tenté d’obtenir des informations auprès d’un magistrat de haut rang sur des procédures judiciaires pouvant le menacer.

    Placé en garde à vue, Nicolas Sarkozy restera sous le feu des questions des policiers de l’Oclciff durant 24 heures, une période éventuellement renouvelable une fois. A l’issue de sa garde à vue, l’ex-président pourra soit être relâché sans poursuites, soit être présenté à un juge d’instruction qui décidera alors de sa mise en examen ou non.

    Confrontations au plus haut niveau

     

    Thierry Herzog, ami et avocat de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy.AFP/FRED DUFOUR

     

    Dans cette affaire, l’avocat et ami de l’ancien chef de l’Etat, Me Thierry Herzog est lui, en garde à vue depuis, hier lundi tout comme le magistrat Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation. Leurs gardes à vue ont d’ailleurs été prolongées ce mardi ce qui permettra aux enquêteurs de confronter leurs versions avec celle de Nicolas Sarkozy.

    Les soupçons qui valent à Nicolas Sarkozy cette mesure coercitive, sont apparus lors de l’ouverture d’une information judiciaire concernant le financement par la Libye de Kadhafi de la campagne présidentielle de 2007. Lors de l’enquête sur ce dossier, plusieurs protagonistes proches de l’ancien chef de l’Etat ont été placés sur écoute.

    Au vu de ce que les enquêteurs découvrent, ils décident de placer Nicolas Sarkozy lui-même sous surveillance téléphonique. A-t-il été prévenu de ce développement ? Toujours est-il qu’il utilise pour communiquer avec Me Herzog, un téléphone dont l’abonnement a été pris au nom d’un certain Paul Bismuth…

    Certains échanges entre l’ancien président et Michel Gaudin, ex-patron de la police nationale et ex-préfet de police de Paris, laissent supposer que les deux hommes ont cherché à obtenir des informations en contactant Gilbert Azibert en échange de la promesse d’une promotion de prestige à Monaco. Si cela est avéré, ces faits constitueraient une violation du secret d’instruction doublée d’un trafic d’influence. Pour cette dernière infraction, l’ex-président encourt jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

    Désir de retour de tous les instants

    Si jamais Nicolas Sarkozy était mis en examen à l’issue de sa garde à vue, ce ne serait pas une première pour lui. Il a en effet déjà été sous le coup d’une telle mesure dans l’affaire Bettencourt ; une procédure qui s’était soldée en 2013 par un non-lieu. Mais la multiplication des affaires autour de l’ancien chef de l’Etat compromet un peu plus à chaque étape son retour dans l’arène politique. 

    Nicolas Sarkozy a beau dire comme il l’a déclaré récemment à ceux qui le poussent : « Il va falloir que je m’y colle », en parlant de la présidence de l’UMP, étape incontournable avant celle de la France, chacun sait bien que pour lui c’est bien moins une obligation qu’un désir de tous les instants. Mais pour le moment, chaque jour qui passe le rend plus difficilement réalisable. 

    rfi

  • Des garanties sérieuses pour l’implication active de la diaspora en RD Congo

    Des garanties sérieuses pour l’implication active de la diaspora en RD Congo

    Intégralité:Discours des Vœux 2013 de Joseph Kabila, Pdt de la RDC -Dans un discours prononcé à la veille de la célébration du 54e anniversaire de l’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté nationale et à la reconnaissance internationale, le président Joseph Kabila a encouragé les Congolais de la diaspora à revenir sur la terre de leurs ancêtres et à y prendre place, le pays étant en pleine croissance et en pleine mutation. « La terre de nos ancêtres est grande et fertile et dispose des potentialités nécessaires à l’épanouissement de chacun », a-t-il insisté, en invitant tous ceux qui vivent à l’étranger « à contribuer au développement de la République Démocratique du Congo dans la paix et la sérénité ». Si d’aucuns ne peuvent que louer cette attitude réconciliatrice, malgré des rapports exécrables entre le gouvernement de Kinshasa et ses administrés de la diaspora, il est évident que l’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

    L’incohésion nationale

    Plusieurs mois après les assises des concertations nationales initiées par le président de la République Démocratique du Congo, la cohésion nationale est loin d’être acquise – le peuple congolais ayant compris que ce forum avait été organisé à dessein pour amadouer la classe politique et faire passer des mesures impopulaires au profit de la majorité présidentielle. Pis encore, la diaspora a été représentée à ces assises par des gens non représentatifs de la réalité qui la compose. Ainsi le « per diem » et la folle envie d’occuper des postes au sein d’un éventuel gouvernement d’union nationale ont-ils relégué à l’arrière-plan les véritables revendications des Congolais de l’étranger. L’incohésion nationale s’est amplifiée davantage à cause des mesures tendant à tripatouiller les lois de la République, et l’incertitude politique s’est longtemps installée dans l’attente d’un remaniement gouvernemental, ou alors d’un nouveau gouvernement dont la nomination reste encore lettre morte.

    En tout cas, il est certain que la cohésion nationale ne sera jamais effective tant qu’une partie de la population congolaise sera sans cesse privée de ses droits du simple fait de vivre hors du territoire national. Mais un simple appel incitant au retour au pays des ancêtres ne suffit pas. Encore faut-il donner des gages sérieux pour que les Congolais de la diaspora puissent assumer leurs devoirs « au prix des efforts sans cesse renouvelés », en s’investissant sur les plans économique et politique, dans l’espoir de réaliser « le rêve d’un Congo prospère ».

    Le patriotisme des émigrants

    Les faiblesses dans les relations entre la diaspora congolaise et le gouvernement ont toujours constitué un frein considérable dans la valorisation et la matérialisation des atouts susceptibles de contribuer à l’émergence d’une République Démocratique du Congo solide, sur le plan étatique, et performante, du point de vue socio-économique. De plus, les violations systématiques des droits des Congolais de l’étranger portent préjudice aux dispositifs constitutionnels – tels que les articles 5 alinéa 3, 12, 50 et 66 – favorables aux droits humains, aux libertés fondamentales, aux devoirs du citoyen et de l’État. Ainsi le gouvernement congolais devra-t-il rendre le premier alinéa de l’article 10 la Constitution du 18 février 2006 conforme à l’article 72. Dans cette optique, au regard de la double problématique du jus sanguinis et du jus soli, le 1er alinéa de l’article 4 de la loi du 12 novembre 2004, relative à la nationalité congolaise, devra privilégier le caractère inaliénable de la nationalité congolaise d’origine. C’est ainsi que l’on clarifiera les différents conflits fonciers qui ne cessent de contribuer, avec le pillage des ressources naturelles, à la déstabilisation de la partie orientale de la République Démocratique du Congo.

    Par ailleurs, l’insécurité à travers le territoire national et la corruption ne contribuent guère la libre-circulation des biens et des personnes, ainsi que des capitaux, facteur indispensable au développement économique, ainsi qu’à la liberté d’entreprendre et d’investir. Il faudra donc des garanties sérieuses, sur les plans fiscal et sécuritaire, pour que les Congolais de la diaspora daignent s’acquitter patriotiquement de leurs devoirs envers la République. C’est la condition sine qua non pour qu’ils puissent « donner à [leur] pays le meilleur [d’eux-mêmes] » sans toujours « attendre qu’il fasse tout à [leur] place ».

    Gaspard-Hubert Lonsi Koko

  • Réunion de Luanda: l’occasion de s’expliquer pour la RDC et le Rwanda

    Réunion de Luanda: l’occasion de s’expliquer pour la RDC et le Rwanda

    KABILA - KAGAME- ZUMA-Ce mardi s’ouvre à Luanda une réunion au niveau ministériel de deux organisations sous-régionales : la CIRGL, la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs et la SADC, la Communauté de développement d’Afrique australe. C’est la première réunion de ce genre depuis le sommet des chefs d’Etat à Pretoria en novembre 2013. L’occasion pour le Rwanda et la RDC de discuter de leurs nombreux différends.

    La principale pomme de discorde en la RDC et le Rwanda est la rébellion des FDLR. Seuls quelque 188 combattants ont accepté de déposer les armes volontairement. « Le gouvernement du Congo et la Monusco cherchent tous les prétextes pour éviter l’application des résolutions du Conseil de sécurité », explique une source officielle rwandaise, autrement dit de lancer les opérations contre les FDLR.

    Kigali ne décolère après la réunion de Sant’Egidio entre émissaires de la communauté internationale, du gouvernement congolais et des FDLR la semaine dernière. « On leur donne de l’importance alors qu’on devrait faire de véritables pressions militaires », explique encore cette source.

    Les incidents frontaliers aussi à l’ordre du jour

    Côté congolais, on estime que lors du dernier sommet des chefs d’Etat de la CIRGL, le 25 mars, une fenêtre avait été ouverte pour le désarmement volontaire. Une avancée serait que les deux pays se mettent d’accord sur une date limite avant les opérations militaires. « Mais qu’en fait-on ensuite ?, s’interroge l’un des membres de la délégation congolaise. Si le gouvernement rwandais refuse de discuter avec eux, il faut que la communauté internationale les prenne en charge et leur offre une perspective pour accélérer le désarmement », précise-t-il ajoutant qu’il était hors de question que les FDLR restent au Congo.

    Mais la délégation congolaise souhaite aussi aborder l’épineuse question des incidents frontaliers. Kinshasa estime que cinq ressortissants congolais ont été exécutés par l’armée rwandaise alors que trois autres, deux officiers et un membre de la société civile, sont toujours portés disparus. Un rapport d’enquête remis à la CIRGL ne confirmait pas la version rwandaise des faits pour qui ces personnes étaient mortes lors de combats. Mais pour le ministère rwandais de la Défense, ce document est factuellement et méthodologiquement faux.

    RFI

  • France-Nigeria (2-0) : Pogba qualifie les Bleus !

    France-Nigeria (2-0) : Pogba qualifie les Bleus !

    france-nigeria-La France s’est imposée 2-0 contre le Nigeria grâce à Pogba (79e) et à Yobo contre son camp dans les arrêts de jeu. Les Bleus n’y arrivaient pas jusqu’à la 79e minute La chaleur handicapait fortement le rendement de l’équipe de France, qui balbutiait son football dans ce huitième de finale de Coupe du monde 2014. Mais la décision est venue de Paul Pogba qui marque de la tête dans le but vide suite à une mauvaise sortie d’Enyeama sur corner.

    Pour ce match à l’Estádio Nacional dans la capitale de Brasília, Didier Deschamps avait décidé de titulariser Paul Pogba et Olivier Giroud, avec donc Griezmann et Sissoko sur le banc. Mais l’attaquant d’Arsenal a livré une prestation insipide et a rapidement cédé sa place à Griezmann à la 62e. Il fait une chaleur étouffante (plus de 35 degrés) avec très peu d’humidité. Malgré la grosse occasion de Benzema à la 69e qui se heurte à Enyeama, le potentiel offensif tricolore demeure encore muet.

    La première mi-temps a été un peu plus animée avec des occasions franches de chaque coté. À la 19e minute, Emmenike trouve les filets, mais son but est refusé pour une position de hors-jeu. Trois minutes plus tard, Valbuena fait un centre côté droit en direction de Paul Pogba dans la surface. Le joueur de la Juventus déclenche alors une volée qui est détournée en corner par Vincent Enyeama à la suite d’une splendide parade. C’est ensuite Debuchy qui s’illustre à la 38e minute avec une frappe instantanée après une passe de Valbuena côté droit. Mais la frappe passe à côté du poteau gauche d’Enyeama. Enfin, Emmenike se retrouve seul devant Hugo Lloris à la 44e, mais sa tentative se heurte au solide portier niçois.

    Le Point.fr

  • “Paris n’a pas de leçon à donner à Kinshasa”, selon Marylise Lebranchu

    “Paris n’a pas de leçon à donner à Kinshasa”, selon Marylise Lebranchu

    Marylise Lebranchu, ministre française de la Fonction publique. Marylise Lebranchu, ministre française de la Fonction publique. © AFP

    Durant son séjour à Kinshasa où elle a notamment représenté la France lundi aux festivités commémoratives d’indépendance de la RDC, Marylise Lebranchu, ministre française de la Fonction publique, s’est abstenue de se comporter en donneur de leçons, mettant en avant la “coopération” entre les deux États.

    Depuis l’affront de François Hollande à Joseph Kabila lors du sommet de la Francophonie en octobre 2013 à Kinshasa, de l’eau a suffisamment coulé sous les ponts. L’heure est désormais au renforcement de la coopération entre la France et la RDC, comme en témoigne la visite du mois de mai du président congolais à l’Élysée ou encore – plus récente – celle de Marylise Lebranchu, du 28 au 30 juin, dans la capitale congolaise.

    “Les rapports entre les deux États se confortent”, avait confirmé vendredi à Jeune Afrique la ministre française de la Décentralisation et de la Fonction publique quelques minutes avant de s’envoler pour Kinshasa. Une fois sur place, Marylise Lebranchu a assisté, le 28 juin, à l’inauguration de la nouvelle École nationale d’administration (ENA) de la RDC. Une institution qui fait partie du projet d’appui de la France à la modernisation de l’État congolais (Ameco). Coût du programme : 3,5 millions d’euros.

    “Pour accompagner l’ENA de la RDC, nous avons notamment mobilisé des experts pour organiser le premier concours d’entrée, former les enseignants et préparer le cursus scolaire”, détaille la ministre française, insistant sur l’importance de cette “expertise pour un pays qui s’engage dans la voie de la reconstruction”.

    Le “côté symbolique” de la visite

    Après des entretiens du week-end notamment avec le Premier ministre congolais, Matata Ponyo, Marylise Lebranchu a représenté la France lundi aux festivités commémoratives du 54e anniversaire d’indépendance de la RDC. “C’est le côté symbolique de cette première visite d’un ministre français en RDC depuis celle du président François Hollande” à Kinshasa, en octobre 2013, avance-t-elle.

    Avant de regagner la France le 30 juin au soir, Marylise Lebranchu pourrait également s’entretenir avec le président Joseph Kabila. Car “la France accompagne les efforts de la RDC pour un retour de la paix dans l’est du pays”, rappelle-t-elle, soulignant que c’est encore “à l’initiative de la France” que la résolution 2174 a été votée à l’unanimité le 28 mars, laquelle a renouvelé le mandat de la Monusco et encouragé “l’application intégrale” de l’accord-cadre signé en février 2013 entre les 11 pays de la région des Grands Lacs.

    “L’avis” de Paris sur la révision constitutionnelle en RDC

    Dans la Constitution actuelle de la RDC, certaines dispositions ne sont pas susceptibles de révision.

    Marylise Lebranchu, ministre française de la Fonction publique

    Mais sur des questions internes, “la France n’a pas à se prononcer”, souligne Marylise Lebranchu. Contrairement à John Kerry, secrétaire d’État américain, qui avait récemment pris position contre toute éventuelle révision constitutionnelle en RDC visant à permettre à Joseph Kabila de briguer un nouveau mandat, “Paris n’a pas de leçon à donner à Kinshasa”, martèle la ministre.

     

    Toutefois, “nous constatons que dans la Constitution actuelle, certaines dispositions ne sont pas susceptibles de révision”, confie Marylise Lebranchu. Allusion faite notamment à l’article 220 du texte fondamental congolais qui limite à deux les mandats du chef d’État. “Mais ce n’est qu’un avis de la France, précise-t-elle. C’est aux Congolais de décider en toute souveraineté”.