-Les Corbeaux devaient passer plus de deux semaines en Belgique, afin de préparer la phase retour de la Ligue des Champions. Mais tous les visas n’ont pas été accordés, et le TP Mazembe devra se trouver un autre point de chute.
Patrice Carteron a quitté la Bretagne, où il passait ses vacances, un peu plus tôt que prévu. L’entraîneur français du TP Mazembe, qui devait retrouver ses joueurs en Belgique dans les prochains jours, va devoir réviser ses plans. Les Congolais devaient en effet s’installer durant trois semaines dans le camp d’entraînement du RSC Anderlecht, dans la banlieue de Bruxelles, pour préparer la suite de la Ligue des Champions, et notamment le match prévu le 24 juillet au Caire contre Zamalek.
“J’ai appris ce mardi matin par le président Moïse Katumbi, que nous devions annuler ce stage, puisque certains visas n’ont pas été accordés à plusieurs joueurs de l’effectif, dont des Congolais et des Maliens”, a expliqué l’ancien sélectionneur du Mali (2012-2013), qui devra cependant attendre d’arriver à Lubumbashi jeudi pour avoir plus de détails. “Nous allons devoir trouver un autre endroit pour nous préparer. Il y a des possibilités en Zambie, au Ghana ou au Sénégal.”
En mai 2013, Claude Le Roy, alors sélectionneur de la RDC, avait aussi été contraint d’annuler un stage dans le sud de la France ainsi qu’un match amical face à la Guinée, certains de ses joueurs n’ayant pas obtenu le visa Schengen indispensable pour se rendre en Europe.
-La Gécamines n’est décidément plus le fleuron de l’économie du cuivre au Congo-Kinshasa. La société publique cherche 161 millions de dollars pour financer un plan de départ de ses salariés, qu’elle a de plus en plus de mal à payer.
La Gécamines, autrefois le fleuron minier du Congo-Kinshasa, cherche 161 millions de dollars pour payer les indemnités de départ de 6 000 de ses salariés, la moitié de son personnel. La « Générale des carrières et des mines » ne parvient plus à payer ses employés, qui sont en grève depuis la semaine dernière, après trois mois sans salaire.
La Gécamines peine décidément à sortir d’un endettement colossal, plus d’un milliard et demi de dollars, qui date de l’effondrement des cours du cuivre dans les années 1990. La société publique s’est déjà séparée de 10 000 employés dans les années 2000. Mais ce ne sont pas les malheureuses 35 000 tonnes de cuivre qu’elle produit aujourd’hui qui vont l’aider à repartir du bon pied – elle en produisait 15 fois plus dans les années 1980.
Paradoxalement, la République démocratique du Congo dans son ensemble n’aura jamais produit autant de cuivre que cette année : un million de tonnes. Mais ce sont les grands groupes miniers étrangers, l’Américain Freeport, le Suisse Glencore, et les sociétés chinoises qui ont eu l’envergure financière suffisante pour développer les mines congolaises, lorsque les cours du cuivre sont repartis à la hausse à la fin des années 2000. La Gécamines, elle, a beau s’obstiner à acquérir de nouveaux gisements, même très prometteurs comme Desiwa, elle n’a pas les moyens de les mettre en production. Est-ce encore sa vocation d’être un opérateur minier plutôt qu’une simple holding de partage des participations de l’Etat, qui récupérerait les revenus au bénéfice des infrastructures et des services publics du pays ? Certains experts s’interrogent. Cette quête effrénée de liquidités de la part de la Gécamines l’aurait en outre poussée à brader ses participations, notamment à Dan Gertler, un investisseur israélien. Reste le poids politique, régional et social de la Gécamines, la suppression de 6 000 emplois s’annonce comme un nouveau coup dur pour la province du Katanga.
-Deux mois après le kidnapping de plus de 200 lycéennes par le groupe islamiste Boko Haram, une milice locale a annoncé mardi l’enlèvement d’une soixantaine de femmes et de jeunes filles, toujours dans le nord-est du Nigeria. Au moins 30 personnes ont été également tuées ces sept derniers jours, selon les mêmes sources.
Mis à jour le 24 juin 2014 à 12h11.
Ces sept derniers jours, Boko Haram a tué au moins 30 personnes et enlevé plus de 60 femmes et jeunes filles dans une série d’attaques menées dans le nord-est du Nigeria. Selon des responsables locaux et les témoignages des habitants qui ont rapporté, le 24 juin, ces faits, le groupe islamiste a ciblé, cette fois-ci, le village de Kummabza, dans l’État de Borno.
Pour l’heure, l’armée n’a pas encore confirmé ces nouveaux kidnappings. Le quartier général de la défense nationale nigériane a affirmé lundi soir sur Twitter qu’il cherchait “à confirmer les nombreuses informations faisant état d’enlèvements de jeunes filles dans le Borno”. Des enlèvements qui interviennent deux mois après celui – très médiatisé – de plus de 200 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du pays.
-La BBC a pu avoir accès en exclusivité au rapport sur l’incident qui a opposé le 11 juin l’armée congolaise à celle du Rwanda, à la frontière des deux pays.
Le rapport, rédigé par le Mécanisme conjoint élargi de vérification des frontières pour la région des Grands Lacs, dont les membres sont originaires de 10 pays différents, n’a pas été signé par le Rwanda.
Une fusillade avait éclaté le 11 juin entre les troupes congolaises et l’armée rwandaise, dans la province du Nord-Kivu, à la frontière entre les deux pays qui entretiennent des relations tendues depuis des années.
Au lendemain des affrontements, le Rwanda avait remis cinq cadavres à la RDC. Mais les circonstances de leurs morts ainsi que leur identité restent floues.
Alors que la RDC affirme qu’ils ont été exécutés, le Rwanda soutient que ces hommes ont péri au combat. La RDC affirme que les troupes rwandaises ont traversé la frontière, puis enlevé et tué un soldat congolais d’une balle dans la tête.
De son côté, le Rwanda explique que ce sont les militaires congolais qui sont entrés sur son territoire, en tirant sur les troupes rwandaises.
En effet, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, cliquer Louise Mushikiwabo, interrogée vendredi sur ces nouveaux éléments lors d’une conférence de presse, a confirmé qu’il y avait eu un incident entre les deux pays. Toutefois, pour elle, ce sont “des soldats congolais qui ont traversé la frontière et se sont retrouvés dans le district de Musasamana”.
“Il y a eu des échanges de tirs parce qu’ils ne voulaient pas retraverser la frontière pour retourner en RDC”, a-t-elle indiqué.
Une question de territoire
Si le rapport sur l’incident, rédigé par le Mécanisme conjoint élargi de vérification des frontières pour la région des Grands Lacs, ne permet pas de comprendre exactement ce qui s’est passé le 11 juin dernier, il éclaircit toutefois plusieurs points.
Tout d’abord, sur la question de la frontière, le rapport comporte en annexe une photo de Google Maps, sur laquelle les deux collines où les combats ont eu lieu, Kanyesheja 1 et 2, sont placées en territoire congolais. Le Rwanda affirme que Kanyesheja 2 est dans son territoire, mais selon un soldat congolais cité dans le rapport, les deux pays se disputent la colline depuis la fin de la rébellion du M23, et s’étaient mis d’accord pour ne pas l’occuper.
Le rapport adresse également les circonstances de la mort des cinq hommes. Sur les photos incluses dans le rapport, quatre d’entre eux ont des blessures visibles au crâne. Les auteurs recommandent une autopsie, précisant qu’il pourrait y avoir eu étranglement ou asphyxie.
“un sommet immédiat”
Le Rwanda affirme que les hommes ont été tués dans une embuscade mais selon les auteurs du rapport qui se sont rendus sur les lieux, il n’y avait pas de cartouche vide à l’endroit où le Rwanda affirme que les affrontements ont eu lieu. Selon un médecin militaire congolais qui a examiné les corps, il est plus probable qu’ils aient été exécutés, ce qu’a confirmé Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais qui affirme que seulement un homme sur les cinq est un soldats congolais.
Dans le rapport, il est precisé que les cinq hommes etaient en uniforme FARDC.
Le rapport conclut que les deux pays doivent éviter de déployer des troupes sur Kanyesheja 2 tant que le différend n’est pas résolu, et appelle à un sommet immédiat entre les deux pays sur la question de la frontière.
Etant donné que le Rwanda n’a pas signé le rapport, il est difficile de savoir dans quelle mesure ces recommandations seront prises en compte.
*Une rencontre au sommet est annoncée aux Etats-Unis d’Amérique. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement africains se réuniront du mardi 5 au mercredi 6 août prochain autour du Président Barak Obama à Washington DC. La question qui se pose est : « Pourquoi un sommet pour rassembler les pays africains dont la plupart préparent les échéances électorales ? Quelle est la finalité de ce rendez-vous?» A décrypter l’interview du Directeur Afrique du NDI sur la rfi, l’on croit savoir que les droits de l’Homme, la démocratie, le respect de mandat ainsi que le développement seront abordés au cours de cette table ronde.
Un sommet dans une Afrique qui n’a pas exorcisé ses vieux démons : Déchirement, les Droits de l’homme, modification de la Constitution sont là, au bas mot, les maux qui rongent la société africaine. C’est Christofer Fomunyoh, Directeur Afrique du NDI, National Democratic Institute qui a annoncé, sur les antennes de la Radio France Internationale, la nouvelle de la tenue de ce sommet aux pays de l’oncle Sam.
Dans le contenu de son interview, la situation de la République Démocratique a été abordée, précisément, sur la visite à Kinshasa de John Kerry, Secrétaire d’Etat américain. Par rapport à la politique des Usa envers la RD Congo, Christofer a déclaré : «la position des Usa reste la même, il vous souviendra que lors de son passage à Kinshasa, le Secrétaire d’Etat américain John Kerry était clair en ce qui concerne le processus démocratique en RDC ». Ses propos résonnent encore dans les oreilles des Congolais. Il avait déclaré que le Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, doit respecter la Constitution de son pays qui lui interdit de briguer un second mandat en 2016. John Kerry n’avait non plus caché son appréciation quant aux efforts que Joseph Kabila a fournis pendant son mandat pour la stabilité, au plan sécuritaire, de la RDC. Voilà pourquoi il avait déclaré : « Joseph Kabila est un homme jeune qui peut encore contribuer à son pays». Poursuivant, il avait, par rapport au cycle électoral en cours, insisté sur des élections libres, équitables et transparentes dans les délais et dans le respect de la Constitution congolaise actuelle ».
Tout compte fait, le Chefs d’Etat et de gouvernement seront invités d’écouter la redéfinition de leur coopération avec les Usa. L’idée est toujours la même, les Usa veulent montrer comment faire pour augmenter les flux d’échanges dans tous les domaines.
Voilà qui justifie l’annonce de Christofer Fomunyoh sur l’invitation que le Congrès Americain envisage de lancer aux personnalités de la société civile africaine parmi lesquelles Koffi Anan, Desmond Tutu, pour débattre spécifiquement de la question de droits de l’Homme et de la démocratie.
En tout état de cause, le sommet USA- Afrique du mois d’aout 2014 a pour ambition de booster l’Afrique en lui indiquant la marche à suivre tout en parlant de partenariat.
-Un cargo bloqué dimanche soir par des militants de Greenpeace l’accusant d’importer en France du bois illégal de République démocratique du Congo (RDC), a accosté lundi à La Rochelle (ouest de la France), a constaté un photographe de l’AFP.
Le cargo battant pavillon britannique avait tout d’abord dû rebrousser chemin, dimanche en début de soirée, lorsque des militants de Greenpeace embarqués sur trois canots pneumatiques avaient plongé dans le bassin du port de commerce rochelais de La Pallice pour l’empêcher d’accoster. Le cargo était parti mouiller au large.
Peu auparavant, les défenseurs de la cause environnementale avaient approché le cargo dans l’avant-port et peint “Bois illégal” en grande lettres blanches sur ses flancs.
Lundi dans la matinée, vêtus de combinaisons vertes et portant un casque de protection blanc, des militants se sont postés sur les grues de déchargement à l’endroit où le cargo devait accoster. Ils ont déployé une large banderole où l’on pouvait lire “bois illégal, France laxiste”.
C’est finalement sur une autre zone du port que le cargo est venu accoster. Les militants de Greenpeace empêchaient cependant le déchargement du navire.
Selon Greenpeace, une partie des 3.000 m3 de bois (bossé, sipo, sapelli notamment) transporté par le cargo Safmarine Sahara est du bois illégal.
5 à 15% du bois importé dans l’Union européenne serait illégal selon le ministère de l’Agriculture, 15 à 30% selon Greenpeace.
-KCC, filiale du géant suisse Glencore, réussit à ne pas payer d’impôts. Pourquoi ? Depuis 2008, elle affiche systématiquement des pertes.
Le cours du cuivre flambe et la production de la société minière Kamoto Copper Company (KCC), au Katanga, en République démocratique du Congo, affiche une forte croissance. Malgré cela, l’entreprise annonce systématiquement des résultats déficitaires. Ses fonds propres seraient même négatifs à presque deux milliards de dollars ! Comment expliquer ce mystère ? KCC appartient à 75 % à cinq sociétés établies dans des paradis fiscaux (îles Vierges britanniques et Guernesey), propriétés elles-mêmes du groupe Katanga Mining Limited (KML). Et KML est détenu par le suisse Glencore, géant du négoce et de l’extraction minière.
Des pertes par un simple jeu d’écritures
En fait, KCC accumule les pertes par un simple jeu d’écritures. Elle affirme payer d’”importants paiements d’intérêts à cinq sociétés mères […] et auprès desquelles KCC s’endette de plus en plus”, écrivent dans un rapport accablant deux ONG suisses, Pain pour le prochain et Action de carême, et une ONG britannique, Rights and Accountability in Development (RAID). Ces ONG estiment qu’en cinq ans, ces pratiques ont fait perdre 153,7 millions de dollars à l’État congolais. Le pire, c’est que cette pratique scandaleuse n’est pas illégale en soi… Le rapport de 121 pages des trois organisations repose sur un travail d’enquête d’un an et demi.
Comment la République démocratique du Congo pourrait-elle lutter contre Glencore ? Celle-ci a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 240 milliards de dollars, soit plus de trente fois le budget de l’État de la RDC ? Glencore, fondée par le sulfureux Marc Rich, est installée à Baar, une petite bourgade du canton de Zoug, en Suisse. Première entreprise de la Confédération, devant Nestlé, elle a fusionné en mai 2013 avec Xstrata, et contrôle aujourd’hui 60 % du zinc, 50 % du cuivre et 30 % de l’aluminium dans le monde. En clair, la multinationale estime pouvoir tout se permettre.
Première entreprise suisse devant Nestlé, Glencore fait du tort écologique à la RD Congo
En 2012 déjà, Pain pour le prochain et Action de carême avaient révélé que les effluents de l’usine hydrométallurgique de Kamoto Copper Compagny étaient rejetés sans aucun traitement dans la rivière Luilu. Glencore reconnaissait les faits et affirmait alors “avoir complètement résolu le problème”. Le nouveau rapport souligne que des rejets de l’usine “continuent d’être déversés dans la rivière Luilu, simplement plus en amont”. Les concentrations de cuivre dans l’eau sont six fois plus élevées que les seuils fixés par le code minier congolais.
Pour le cobalt, les résultats sont supérieurs jusqu’à cinquante-trois fois aux seuils de l’OMS. Résultat : “Les poissons ont disparu de la rivière Luilu et les berges ressemblent à de la terre brûlée. Les personnes qui habitent en aval de la mine ne peuvent utiliser l’eau de la rivière, ni pour leurs besoins quotidiens ni pour irriguer leurs champs.” Réponse de Glencore : “Nous procédons à un suivi régulier de la situation et nous n’avons pas constaté de pollution !”
En effet, contrairement à ses habitudes, le géant minier, entré en Bourse en 2011, a accepté de négocier avec les ONG.
Celles-ci ont pu visiter en octobre 2013 les mines de Glencore en RD Congo et rencontrer des représentants des deux filiales, Kamoto Copper Compagny et Mutanda Mining. En mai 2014, les ONG ont remis à Glencore leurs conclusions, et la multinationale a pris position par écrit sur celles-ci. Très optimistes, les deux ONG suisses, qui sont liées aux Églises protestante et catholique, écrivent : “Nos conclusions diffèrent souvent de celles de Glencore, mais nous espérons que nos recommandations aideront la firme à traduire ses politiques en changements concrets sur le terrain. “On peut toujours rêver.
-Les faux monnayeurs attaquent le marché congolais dans lequel ils viennent d’injecter de grosses fausses coupures, de quoi alarmer les autorités compétentes invités à réagir promptement face à cette situation
Devant l’Université pédagogique nationale (UPN), un pompiste en pleine activité dévisage assez longtemps quelques billets que venait de lui remettre un client pour s’approvisionner en carburant.
« Ces deux billets de 20.000Fc chacun sont douteux. Et même cet autre billet de 5.000 (Ndlr sur un total de 50.000 Fc en grosses coupures) me paraît contrefait », ajoute-t-il en s’adressant à l’acheteur ébahi.
J’ai touché un montant de, 186.000 Fc, dont la majeure partie en grosses coupures. C’était hier soir des mains d’un cambiste en ville. Comment se fait-il que tu en voies des faux ? », Lance-t-il, penaud en guise de réaction à l’endroit de celui qui avait catégoriquement refuse de prendre lesdits billets et qui ne les pas pris en fin de compte, tant il en avait exige d’autres.
L’ivraie est dans le blé
A la question de savoir comment a-t-il déniché qu’il y avait de l’ivraie dans le blé, le pompiste répond : « Notre monnaie est sécurisée. Malheureusement, comme les Congolais prennent tout les yeux fermés il se fait que ces derniers temps plusieurs faux billets soient en circulation sur le marché. Presque chaque four ce sont des scènes qui se répètent. Et comment les dénicher ? Dans la plupart des cas le filagramme n’est pas assorti dans sa brillance externe », a-t-il déclaré.
D’autre part dans un bureau de change à la Gombe, un faux (victime ou faussaire) est signalé. M. Alain, après avoir touché de ses débiteurs en début de semaine une importante somme en Francs congolais, se propose d’acheter le dollar américain afin de les envoyer a son partenaire à l’étranger dans le cadre de ses transactions purement commerciales.
« Grace à nos machines de comptage. je viens de m’apercevoir que plus de 17 billets de 10.000 Fc chacun, soit 170.000 Fc (Ndlr: un peu plus de 190$) sont contrefaits. Alors. Monsieur veuillez me les changer ou du moins nous revoyons nos calculs », dit-il au client.
Pour ce cambiste professionnel si l’on ne fait pas attention lors du comptage de billets de banque au moyen des machines électroniques, de petites coupures souvent mêlées par mauvaise foi aux grosses dans une même liasse : de fausses coupures comme c’est le cas ici et autres reliures ayant perdu toute valeur monétaire nous tombent dans les caisses pour s’y éterniser, occasionnant d’énormes pertes », affirme-t-il abasourdi. Et son client n’avait plus de choix sinon ses deux yeux pour pleurer et déplorer le fatal manque à gagner.
Un phénomène à combattre
Un monétariste œuvrant dans une banque d’à-côté, interrogé à cet effet, précise que partout au monde, la monnaie a toujours fait ‘objet de piratage et de contrefaçon. Il reconnait que ce phénomène n’est pas nouveau au pays.
D’ailleurs, c’est l’une des raisons pour lesquelles il est créé sur terrain un service antifraude », ajoute-t-il, avant de renchérir » la loi est claire en cette matière. Un billet déchiqueté, une reliure contre nature, un billet sans authenticité,… n’ont pas cours légal. Quant au contrefacteur il est puni de servitude pénale », rappelle-t-il, sans autre forme de procès.
D’ores et déjà, l’autorité monétaire en République démocratique du Congo devra ouvrir l’œil, et le bon, afin de décourager aussi bien es contrefacteurs que la propension de ce phénomène dernièrement signalé dans la partie Est du pays. Corn me une trainée de poudre, avec les fausses coupures ci-signalées, ayant fait triomphalement leur entrée dans la capitale, les dangers que cela occasionne sont diversifies, hélas, en défaveur du Franc congolais.
-Un Américain qui avait menacé en ligne de tuer le président Barack Obama a été condamné mercredi à un an de prison.
Le bureau du procureur Peter Smith a indiqué qu’un juge fédéral en Pennsylvanie avait aussi condamné mercredi Nicholas Savino à deux ans de libération conditionnelle, en plus de se débarrasser de ses armes à feu et de ses munitions.
Savino avait plaidé coupable en mars d’avoir publié, sur le site Internet de la Maison-Blanche, une menace indiquant «Président Obama, qui êtes l’antéchrist, puisque vous avez violé la Constitution, vous allez démissionner ou être abattu».
Des procureurs fédéraux ont reconnu qu’il n’y avait aucune preuve que Savino prévoyait effectivement tuer le président. Trois armes à feu et environ 11 000 munitions ont été découvertes dans son logement et sa voiture. L’homme est emprisonné depuis août dernier, quelques jours après avoir publié la menace.