Author: Don Kayembe

  • RDC-Rwanda : une question de frontière

    RDC-Rwanda : une question de frontière

    Kabila- Kagame-La BBC a pu avoir accès en exclusivité au rapport sur l’incident qui a opposé le 11 juin l’armée congolaise à celle du Rwanda, à la frontière des deux pays.

    Le rapport, rédigé par le Mécanisme conjoint élargi de vérification des frontières pour la région des Grands Lacs, dont les membres sont originaires de 10 pays différents, n’a pas été signé par le Rwanda.
    Une fusillade avait éclaté le 11 juin entre les troupes congolaises et l’armée rwandaise, dans la province du Nord-Kivu, à la frontière entre les deux pays qui entretiennent des relations tendues depuis des années.

    Au lendemain des affrontements, le Rwanda avait remis cinq cadavres à la RDC. Mais les circonstances de leurs morts ainsi que leur identité restent floues.

    Alors que la RDC affirme qu’ils ont été exécutés, le Rwanda soutient que ces hommes ont péri au combat. La RDC affirme que les troupes rwandaises ont traversé la frontière, puis enlevé et tué un soldat congolais d’une balle dans la tête.

    De son côté, le Rwanda explique que ce sont les militaires congolais qui sont entrés sur son territoire, en tirant sur les troupes rwandaises.

    En effet, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, cliquer Louise Mushikiwabo, interrogée vendredi sur ces nouveaux éléments lors d’une conférence de presse, a confirmé qu’il y avait eu un incident entre les deux pays. Toutefois, pour elle, ce sont “des soldats congolais qui ont traversé la frontière et se sont retrouvés dans le district de Musasamana”.
    “Il y a eu des échanges de tirs parce qu’ils ne voulaient pas retraverser la frontière pour retourner en RDC”, a-t-elle indiqué.
    Une question de territoire

    Si le rapport sur l’incident, rédigé par le Mécanisme conjoint élargi de vérification des frontières pour la région des Grands Lacs, ne permet pas de comprendre exactement ce qui s’est passé le 11 juin dernier, il éclaircit toutefois plusieurs points.
    Tout d’abord, sur la question de la frontière, le rapport comporte en annexe une photo de Google Maps, sur laquelle les deux collines où les combats ont eu lieu, Kanyesheja 1 et 2, sont placées en territoire congolais. Le Rwanda affirme que Kanyesheja 2 est dans son territoire, mais selon un soldat congolais cité dans le rapport, les deux pays se disputent la colline depuis la fin de la rébellion du M23, et s’étaient mis d’accord pour ne pas l’occuper.

    Le rapport adresse également les circonstances de la mort des cinq hommes. Sur les photos incluses dans le rapport, quatre d’entre eux ont des blessures visibles au crâne. Les auteurs recommandent une autopsie, précisant qu’il pourrait y avoir eu étranglement ou asphyxie.
    “un sommet immédiat”

    Le Rwanda affirme que les hommes ont été tués dans une embuscade mais selon les auteurs du rapport qui se sont rendus sur les lieux, il n’y avait pas de cartouche vide à l’endroit où le Rwanda affirme que les affrontements ont eu lieu. Selon un médecin militaire congolais qui a examiné les corps, il est plus probable qu’ils aient été exécutés, ce qu’a confirmé Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais qui affirme que seulement un homme sur les cinq est un soldats congolais.

    Dans le rapport, il est precisé que les cinq hommes etaient en uniforme FARDC.

    Le rapport conclut que les deux pays doivent éviter de déployer des troupes sur Kanyesheja 2 tant que le différend n’est pas résolu, et appelle à un sommet immédiat entre les deux pays sur la question de la frontière.
    Etant donné que le Rwanda n’a pas signé le rapport, il est difficile de savoir dans quelle mesure ces recommandations seront prises en compte.

    BBC
  • Sommet USA-Afrique – Joseph Kabila face à Barak Obama au mois d’aout

    Sommet USA-Afrique – Joseph Kabila face à Barak Obama au mois d’aout

    kabila-kerry*Une rencontre au sommet est annoncée aux Etats-Unis d’Amérique. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement africains se réuniront du mardi 5 au mercredi 6 août prochain autour du Président Barak Obama à Washington DC. La question qui se pose est : « Pourquoi un sommet pour rassembler les pays africains dont la plupart préparent les échéances électorales ? Quelle est la finalité de ce rendez-vous?» A décrypter l’interview du Directeur Afrique du NDI sur la rfi, l’on croit savoir que les droits de l’Homme, la démocratie, le respect de mandat ainsi que le développement seront abordés au cours de cette table ronde.

    Un sommet dans une Afrique qui n’a pas exorcisé ses vieux démons : Déchirement, les Droits de l’homme, modification de la Constitution sont là, au bas mot, les maux qui rongent la société africaine. C’est Christofer Fomunyoh, Directeur Afrique du NDI, National Democratic Institute qui a annoncé, sur les antennes de la Radio France Internationale, la nouvelle de la tenue de ce sommet aux pays de l’oncle Sam.

    Dans le contenu de son interview, la situation de la République Démocratique a été abordée, précisément, sur la visite à Kinshasa de John Kerry, Secrétaire d’Etat américain. Par rapport à la politique des Usa envers la RD Congo, Christofer a déclaré : «la position des Usa reste la même, il vous souviendra que lors de son passage à Kinshasa, le Secrétaire d’Etat américain John Kerry était clair en ce qui concerne le processus démocratique en RDC ». Ses propos résonnent encore dans les oreilles des Congolais. Il avait déclaré que le Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, doit respecter la Constitution de son pays qui lui interdit de briguer un second mandat en 2016. John Kerry n’avait non plus caché son appréciation quant aux efforts que Joseph Kabila a fournis pendant son mandat pour la stabilité, au plan sécuritaire, de la RDC. Voilà pourquoi il avait déclaré : « Joseph Kabila est un homme jeune qui peut encore contribuer à son pays». Poursuivant, il avait, par rapport au cycle électoral en cours, insisté sur des élections libres, équitables et transparentes dans les délais et dans le respect de la Constitution congolaise actuelle ».

    Tout compte fait, le Chefs d’Etat et de gouvernement seront invités d’écouter la redéfinition de leur coopération avec les Usa. L’idée est toujours la même, les Usa veulent montrer comment faire pour augmenter les flux d’échanges dans tous les domaines.

    Voilà qui justifie l’annonce de Christofer Fomunyoh sur l’invitation que le Congrès Americain envisage de lancer aux personnalités de la société civile africaine parmi lesquelles Koffi Anan, Desmond Tutu, pour débattre spécifiquement de la question de droits de l’Homme et de la démocratie.

    En tout état de cause, le sommet USA- Afrique du mois d’aout 2014 a pour ambition de booster l’Afrique en lui indiquant la marche à suivre tout en parlant de partenariat.

    La Prospérité

  • France: bloqué par Greenpeace, un cargo de bois supposé “illégal” a accosté

    France: bloqué par Greenpeace, un cargo de bois supposé “illégal” a accosté

    bois_rdc-Un cargo bloqué dimanche soir par des militants de Greenpeace l’accusant d’importer en France du bois illégal de République démocratique du Congo (RDC), a accosté lundi à La Rochelle (ouest de la France), a constaté un photographe de l’AFP.

    Le cargo battant pavillon britannique avait tout d’abord dû rebrousser chemin, dimanche en début de soirée, lorsque des militants de Greenpeace embarqués sur trois canots pneumatiques avaient plongé dans le bassin du port de commerce rochelais de La Pallice pour l’empêcher d’accoster. Le cargo était parti mouiller au large.

    Peu auparavant, les défenseurs de la cause environnementale avaient approché le cargo dans l’avant-port et peint “Bois illégal” en grande lettres blanches sur ses flancs.

    Lundi dans la matinée, vêtus de combinaisons vertes et portant un casque de protection blanc, des militants se sont postés sur les grues de déchargement à l’endroit où le cargo devait accoster. Ils ont déployé une large banderole où l’on pouvait lire “bois illégal, France laxiste”.

    C’est finalement sur une autre zone du port que le cargo est venu accoster. Les militants de Greenpeace empêchaient cependant le déchargement du navire.

    Selon Greenpeace, une partie des 3.000 m3 de bois (bossé, sipo, sapelli notamment) transporté par le cargo Safmarine Sahara est du bois illégal.

    5 à 15% du bois importé dans l’Union européenne serait illégal selon le ministère de l’Agriculture, 15 à 30% selon Greenpeace.

     

     

    AFP
  • Comment piller le cuivre de la République démocratique du Congo sans bourse délier

    Comment piller le cuivre de la République démocratique du Congo sans bourse délier

    kamoto-katangamining_KML-KCC, filiale du géant suisse Glencore, réussit à ne pas payer d’impôts. Pourquoi ? Depuis 2008, elle affiche systématiquement des pertes.

    Le cours du cuivre flambe et la production de la société minière Kamoto Copper Company (KCC), au Katanga, en République démocratique du Congo, affiche une forte croissance. Malgré cela, l’entreprise annonce systématiquement des résultats déficitaires. Ses fonds propres seraient même négatifs à presque deux milliards de dollars ! Comment expliquer ce mystère ? KCC appartient à 75 % à cinq sociétés établies dans des paradis fiscaux (îles Vierges britanniques et Guernesey), propriétés elles-mêmes du groupe Katanga Mining Limited (KML). Et KML est détenu par le suisse Glencore, géant du négoce et de l’extraction minière.
    Des pertes par un simple jeu d’écritures

    En fait, KCC accumule les pertes par un simple jeu d’écritures. Elle affirme payer d’”importants paiements d’intérêts à cinq sociétés mères […] et auprès desquelles KCC s’endette de plus en plus”, écrivent dans un rapport accablant deux ONG suisses, Pain pour le prochain et Action de carême, et une ONG britannique, Rights and Accountability in Development (RAID). Ces ONG estiment qu’en cinq ans, ces pratiques ont fait perdre 153,7 millions de dollars à l’État congolais. Le pire, c’est que cette pratique scandaleuse n’est pas illégale en soi… Le rapport de 121 pages des trois organisations repose sur un travail d’enquête d’un an et demi.

    Comment la République démocratique du Congo pourrait-elle lutter contre Glencore ? Celle-ci a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 240 milliards de dollars, soit plus de trente fois le budget de l’État de la RDC ? Glencore, fondée par le sulfureux Marc Rich, est installée à Baar, une petite bourgade du canton de Zoug, en Suisse. Première entreprise de la Confédération, devant Nestlé, elle a fusionné en mai 2013 avec Xstrata, et contrôle aujourd’hui 60 % du zinc, 50 % du cuivre et 30 % de l’aluminium dans le monde. En clair, la multinationale estime pouvoir tout se permettre.
    Première entreprise suisse devant Nestlé, Glencore fait du tort écologique à la RD Congo

    En 2012 déjà, Pain pour le prochain et Action de carême avaient révélé que les effluents de l’usine hydrométallurgique de Kamoto Copper Compagny étaient rejetés sans aucun traitement dans la rivière Luilu. Glencore reconnaissait les faits et affirmait alors “avoir complètement résolu le problème”. Le nouveau rapport souligne que des rejets de l’usine “continuent d’être déversés dans la rivière Luilu, simplement plus en amont”. Les concentrations de cuivre dans l’eau sont six fois plus élevées que les seuils fixés par le code minier congolais.

    Pour le cobalt, les résultats sont supérieurs jusqu’à cinquante-trois fois aux seuils de l’OMS. Résultat : “Les poissons ont disparu de la rivière Luilu et les berges ressemblent à de la terre brûlée. Les personnes qui habitent en aval de la mine ne peuvent utiliser l’eau de la rivière, ni pour leurs besoins quotidiens ni pour irriguer leurs champs.” Réponse de Glencore : “Nous procédons à un suivi régulier de la situation et nous n’avons pas constaté de pollution !”

    En effet, contrairement à ses habitudes, le géant minier, entré en Bourse en 2011, a accepté de négocier avec les ONG.

    Celles-ci ont pu visiter en octobre 2013 les mines de Glencore en RD Congo et rencontrer des représentants des deux filiales, Kamoto Copper Compagny et Mutanda Mining. En mai 2014, les ONG ont remis à Glencore leurs conclusions, et la multinationale a pris position par écrit sur celles-ci. Très optimistes, les deux ONG suisses, qui sont liées aux Églises protestante et catholique, écrivent : “Nos conclusions diffèrent souvent de celles de Glencore, mais nous espérons que nos recommandations aideront la firme à traduire ses politiques en changements concrets sur le terrain. “On peut toujours rêver.

    De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

     

    Le Point
  • Alerte à la contrefaçon du Franc congolais : de fausses coupures à grande valeur faciale signalés sur le marché !

    Alerte à la contrefaçon du Franc congolais : de fausses coupures à grande valeur faciale signalés sur le marché !

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -Les faux monnayeurs attaquent le marché congolais dans lequel ils viennent d’injecter de grosses fausses coupures, de quoi alarmer les autorités compétentes invités à réagir promptement face à cette situation

    Devant l’Université pédagogique nationale (UPN), un pompiste en pleine activité dévisage assez longtemps quelques billets que venait de lui remettre un client pour s’approvisionner en carburant.

    « Ces deux billets de 20.000Fc chacun sont douteux. Et même cet autre billet de 5.000 (Ndlr sur un total de 50.000 Fc en grosses coupures) me paraît contrefait », ajoute-t-il en s’adressant à l’acheteur ébahi.

    J’ai touché un montant de, 186.000 Fc, dont la majeure partie en grosses coupures. C’était hier soir des mains d’un cambiste en ville. Comment se fait-il que tu en voies des faux ? », Lance-t-il, penaud en guise de réaction à l’endroit de celui qui avait catégoriquement refuse de prendre lesdits billets et qui ne les pas pris en fin de compte, tant il en avait exige d’autres.

    L’ivraie est dans le blé

    A la question de savoir comment a-t-il déniché qu’il y avait de l’ivraie dans le blé, le pompiste répond : « Notre monnaie est sécurisée. Malheureusement, comme les Congolais prennent tout les yeux fermés il se fait que ces derniers temps plusieurs faux billets soient en circulation sur le marché. Presque chaque four ce sont des scènes qui se répètent. Et comment les dénicher ? Dans la plupart des cas le filagramme n’est pas assorti dans sa brillance externe », a-t-il déclaré.

    D’autre part dans un bureau de change à la Gombe, un faux (victime ou faussaire) est signalé. M. Alain, après avoir touché de ses débiteurs en début de semaine une importante somme en Francs congolais, se propose d’acheter le dollar américain afin de les envoyer a son partenaire à l’étranger dans le cadre de ses transactions purement commerciales.

    « Grace à nos machines de comptage. je viens de m’apercevoir que plus de 17 billets de 10.000 Fc chacun, soit 170.000 Fc (Ndlr: un peu plus de 190$) sont contrefaits. Alors. Monsieur veuillez me les changer ou du moins nous revoyons nos calculs », dit-il au client.

    Pour ce cambiste professionnel si l’on ne fait pas attention lors du comptage de billets de banque au moyen des machines électroniques, de petites coupures souvent mêlées par mauvaise foi aux grosses dans une même liasse : de fausses coupures comme c’est le cas ici et autres reliures ayant perdu toute valeur monétaire nous tombent dans les caisses pour s’y éterniser, occasionnant d’énormes pertes », affirme-t-il abasourdi. Et son client n’avait plus de choix sinon ses deux yeux pour pleurer et déplorer le fatal manque à gagner.

    Un phénomène à combattre

    Un monétariste œuvrant dans une banque d’à-côté, interrogé à cet effet, précise que partout au monde, la monnaie a toujours fait ‘objet de piratage et de contrefaçon. Il reconnait que ce phénomène n’est pas nouveau au pays.

    D’ailleurs, c’est l’une des raisons pour lesquelles il est créé sur terrain un service antifraude », ajoute-t-il, avant de renchérir » la loi est claire en cette matière. Un billet déchiqueté, une reliure contre nature, un billet sans authenticité,… n’ont pas cours légal. Quant au contrefacteur il est puni de servitude pénale », rappelle-t-il, sans autre forme de procès.

    D’ores et déjà, l’autorité monétaire en République démocratique du Congo devra ouvrir l’œil, et le bon, afin de décourager aussi bien es contrefacteurs que la propension de ce phénomène dernièrement signalé dans la partie Est du pays. Corn me une trainée de poudre, avec les fausses coupures ci-signalées, ayant fait triomphalement leur entrée dans la capitale, les dangers que cela occasionne sont diversifies, hélas, en défaveur du Franc congolais.

    Emmanuel Badibanga/L’Avenir

  • Un an de prison pour avoir menacé de tuer Barack Obama

    Un an de prison pour avoir menacé de tuer Barack Obama

    Obama pensantObama Churches-Un Américain qui avait menacé en ligne de tuer le président Barack Obama a été condamné mercredi à un an de prison.

    Le bureau du procureur Peter Smith a indiqué qu’un juge fédéral en Pennsylvanie avait aussi condamné mercredi Nicholas Savino à deux ans de libération conditionnelle, en plus de se débarrasser de ses armes à feu et de ses munitions.

    Savino avait plaidé coupable en mars d’avoir publié, sur le site Internet de la Maison-Blanche, une menace indiquant «Président Obama, qui êtes l’antéchrist, puisque vous avez violé la Constitution, vous allez démissionner ou être abattu».

    Des procureurs fédéraux ont reconnu qu’il n’y avait aucune preuve que Savino prévoyait effectivement tuer le président. Trois armes à feu et environ 11 000 munitions ont été découvertes dans son logement et sa voiture. L’homme est emprisonné depuis août dernier, quelques jours après avoir publié la menace.

    LA Presse.ca

  • Etienne Tshisekedi se porte bien, assure l’UDPS

    Etienne Tshisekedi se porte bien, assure l’UDPS

    President Etienne Tshisekedi
    President Etienne Tshisekedi

    -Le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, se porte bien. Son directeur de cabinet, Abbé Théodore Tshilumba, l’a affirmé lundi 17 juin au cours d’un entretien avec Radio Okapi.

     
    Interviewé à son tour sur la même question, le secrétaire général de ce parti de l’opposition, Bruno Mavungu, a confirmé cette information :
    « L’UDPS se porte très bien et son président va aussi bien ».
    Concernant des allégations sur son transfert à l’hôpital général de référence de Monkole, Bruno Mavungu rassure :
    « Le président se trouve chez lui [à Limete]».
    Le secrétaire général de l’UDPS a néanmoins reconnu qu’Etienne Tshisekedi a eu « un malaise à ne pas dramatiser ».
    Selon RFI, Etienne Tshisekedi serait hospitalisé depuis le 20 mai dernier suite à un accident vasculaire cérébral. Une maladie qui le priverait, pour l’instant, de l’usage de ses jambes.
    Pour Bruno Mavungu, ceux qui propagent ces informations cherchent tout simplement à « nuire » à l’UDPS. Il affirme que lui-même voit régulièrement Etienne Tshisekedi, « chaque fois que cela s’avère nécessaire ».
    Succession d’Etienne Tshisekedi
    S’agissant de la succession à la tête de son parti en cas d’empêchement avéré, le secrétaire général de l’UDPS indique qu’il n’y a pas vacance à la présidence de son parti.
    « Je dois vous dire qu’on ne prépare pas la succession aujourd’hui, parce que ce n’est pas un point à l’ordre du jour », a affirmé Bruno Mavungu, qui a souligné :
    « Etienne Tshisekedi est bel et bien là. Il est le président de l’UDPS ».
    Le secrétaire général de l’UDPS indique toutefois que le statut de son parti « n’est pas muet à ce sujet ».
    « Nous savons qu’il peut arriver que quelqu’un soit indisponible. Le statut prévoit que le président de la convention démocratique, le président de la commission permanente de la commission électorale et le secrétaire général dirigent de la manière collégiale la transition jusqu’aux élections », a précisé Bruno Mavungu.
    Etienne Tshisekedi était candidat à la présidentielle de 2011. Il est arrivé en deuxième position (32,33%) derrière Joseph Kabila (48,95%), réélu pour un second mandat. Mais le président de l’UDPS a toujours contesté cette réélection, et se fait appeler le président élu.
    La dernière apparition en public du leader maximo a eu lieu le 9 décembre 2013. C’était lors des obsèques nationales du chanteur Tabu Ley Rochereau, au Palais du peuple de Kinshasa.
    Il n’a pas quitté la RDC depuis plus d’une année. Son dernier voyage date de février 2013 lorsqu’il s’était rendu en Afrique du Sud. En janvier 2014, Etienne Tshisekedi devrait se rendre en France. Il avait même obtenu un visa mais le voyage avait été annulé « faute de moyens », d’après ses proches
    Radio Okapi
  • Le roi des Belges, roi souverain du Congo?

    Le roi des Belges, roi souverain du Congo?

    leopold 2-Dans quelques jours, la RD Congo va fêter ses 54 ans d’indépendance, le 30 juin 2014. Il nous a paru normal d’en appeler à quelques souvenirs. Et par les écrits de cet éminent chercheur qu’est Anicet Mobe, nous vous permettons de vous faire revivre quelques séquences historiques. Le Congo a connu des relations tumultueuses avec la Belgique. Le chercheur Anicet Mobe retrace l’histoire coloniale du Congo et invite Congolais et Belges, à abandonner les mythes pour s’approprier cette histoire commune. “Que Dieu protège la Belgique et notre Congo.” C’est ainsi que le Roi Léopold III conclut, le 17 juillet 1951, son discours d’abdication en faveur de son fils, le Roi Baudouin.
     
    Huit ans après, alors que les Congolais  font  vaciller  l’ordre  colonial,  le  roi  Baudouin  attire  fermement  l’attention  du  Premier ministre Gaston Eyskens sur « l’incalculable préjudice moral et matériel que subirait la Belgique, si les Belges (devaient) perdre l’incomparable patrimoine que (nous) a légué le génie de Léopold II”. Léopold  II,  roi  des  Belges  (1865-1909),  roi-souverain  du  Congo  (1885-1908).  Soyons  attentifs  à l’Afrique  centrale  avec laquelle nous avons tissé tant de liens ». Tel est un de quatre souhaits  que formule, pour l’avenir, le roi Albert II lors de son discours d’abdication, le 21 juillet dernier.

    Ainsi donc, d’un règne à l’autre; les rois des Belges s’emploient à « sauvegarder au Congo les droits imprescriptibles  que  se  sont  crées  nos  pionniers  pour  assurer  impérativement  la  continuité  de l’association de la Belgique et du Congo » (Baudouin 1°,le 04 septembre 1959). Il faut croire que leurs discours  inspirent  certains  hommes  politiques,  notamment   les  présidents Joseph  Kabila,  Joseph Mobutu et Moïse Tshombe…

    Magnifier l’œuvre de la Belgique ?

    Le 10 février 2004, devant le sénat belge, le président Joseph Kabila rend un vibrant hommage aux pionniers de l’aventure coloniale léopoldienne.  Le 18 juin 1970 à Kinshasa, le Président Mobutu et le Roi Baudouin rivalisent de rhétorique pour magnifier l’œuvre que la Belgique, selon Mobutu, n’a pas achevée. Il attribue au roi, à « sa grandeur d’âme et à son sens politique, l’évolution favorable des relations  belgo-congolaises ».  Le  roi  renchérit  en  soulignant  qu’ »au-delà  des  souvenirs,  ce  qui demeure, c’est une grande œuvre qui se poursuit aujourd’hui dans des circonstances nouvelles ».

    Parfois, c’est de l’establishment colonial -voire de la famille royale- que surgissent les critiques

    S’appuyant sur un argumentaire solidement articulé, une certaine historiographie universitaire -Jean Stengers, Guy Vanthemesche, Elikia M’Bokolo, Jean-Marie Mutamba Makombo et  Matthieu Zana Etambala-  contredit  avec  pertinence  les  assertions  béatement  admiratives  de Kabila et  Mobutu. Parfois, c’est de l’establishment colonial -voire de la famille royale- que surgissent les critiques les plus acerbes contre le régime léopoldien et le Congo-belge.

    “Le travail en Afrique,l’or à Bruxelles”

    Lors de son voyage au Congo, en 1909, le Prince héritier Albert note dans ses carnets: « Le travail en Afrique, l’or à Bruxelles. Voilà la devise de l’Etat indépendant  du Congo ». Il dénonce sévèrement l’état  désastreux  des  infrastructures  hospitalières  et  scolaires  pour  les  Congolais.  Rappelons  les ouvrages  de  Félicien  Cattier,  professeur  à l’université  Libre  de Bruxelles  – La Situation  de l’Etat indépendant  du  Congo,  1906  –  et  du  père  jésuite Arthur  Veermersch,  professeur  à  l’université
     
    catholique de Louvain – La Question congolaise, 1906 – dressant un réquisitoire implacable contre les violences infligées aux Congolais sous Léopold II.

    Donnons la parole au Gouverneur, le général Pierre Ryckmans, au moment de quitter ses fonctions, le 5 juillet 1946 : “L’investissement devient synonyme d’envahissement; et la colonie, éternelle tributaire, voit s’écouler vers l’extérieur le flot de sa richesse.”

    (Re)lisons  l’opinion  d’un  Congolais  -Joseph-  lui  aussi  et  pur  produit  de  la colonisation-  dont  la démarche intellectuelle s’est totalement émancipée du corset culturel colonial: « La colonisation nous a transformés en un peuple d’exécutants d’un travail sans intérêt et nous a longtemps exclus de toute participation aux charges et responsabilités de la vie politique et sociale; (et a) laissé grandir en nous l’attirance pour le brillant et le superficiel au détriment du développement des valeurs essentielles de la vie professionnelle et de la vie sociale ». [Cardinal Malula, homélie du 29 juin 1970 en présence du roi et du président Mobutu]

    Pour en finir avec des légendes dorées d’un Léopold II, philanthrope

    L’historien belge, Jules Marchal estime avec prudence, que de son vivant, le monarque retira du Congo une  fortune  évaluée  à 220 millions  de francs de l’époque,  l’équivalent  de plus  de 6 milliards  de francs français,  en 1997.  Cette  fortune  a notamment  servi  à l’embellissement  de la Belgique.  Cet enrichissement  s’est réalisé au prix d’horribles  atrocités  où périrent  des milliers de Congolais.  Dès
    1892, des missionnaires protestants anglo-saxons s’élevèrent contre les traitements terrifiants infligés à la population congolaise. Créée par le décret du 23 juillet 1904, une commission d’enquête présidée par Edmond Janssens, avocat général à la cour de cassation de Belgique, sillonna le Congo du 5 octobre 1904 au 21 février 1905.

    Le 1er février 1908, Léopold II renonce à ses prétentions sur la Fondation du Domaine de la Couronne

    Elle  établit  un  rapport  accablant  pour  dénoncer  de  multiples  exactions  dont  étaient  victimes  les Congolais.  Le 3 juillet 1906, Léopold II se déclare prêt à céder le Congo à la Belgique, si celle-ci reconnaît la Fondation du Domaine de la Couronne, afin qu’il garde l’administration et l’exploitation de régions étendues dont la superficie équivalait à 10% du territoire congolais, représentant un espace d’environ dix fois plus grand que la Belgique.

    Le 1er février 1908, il renonce  à ses prétentions  sur la Fondation  du Domaine  de la Couronne  en exigeant  en  compensation  d’un  « témoignage  de  gratitude » qu’un  fond  spécial  de 50  millions  de francs belges, à charge de la colonie, lui soit attribué ainsi qu’à ses successeurs. Légué à la Belgique, ce  fonds  est  un  des  éléments  constitutifs  de  la  « Donation  Royale »  dont  le  patrimoine  équivaut aujourd’hui à 500 millions d’euros » (Le Soir, Bruxelles 23-24 février 2008).

    Congo… pépite d’or de la couronne de Saxe-Cobourg

    Avant l’accession au trône ou juste après, l’intérêt manifesté pour le Congo semble faire partie du programme de préparation pour les futurs monarques belges.

    En 1909, le Prince Albert visite le Congo; devenu roi, il y retourne en 1928 accompagné de la Reine Elisabeth où ils inaugurent  le monument  équestre de Léopold II. En avril 1925, il apporte un soin méticuleux au voyage de son fils, le prince Léopold. Il le félicite chaleureusement, le 25 novembre au terme de sa « superbe randonnée en Afrique, certes la plus complète entre celles entreprises par des non-professionnels  des  colonies.  Cet  examen  approfondi  du  Congo  te  conférera  une  force  et  une supériorité  dont il faudra savoir user pour le prestige monarchique  et l’avancement  des possessions belges d’Afrique »[1].

    Le roi Baudouin impose Léon Pétillon, au poste de ministre du Congo.

    Le 30 décembre 1932, le Prince Léopold retourne au Congo, chargé d’une mission officielle par le Sénat dont il est membre de droit depuis le 8 novembre 1927. Le rapport qu’il présente le 25 juillet 1933 connaît un certain retentissement. On évoque alors le projet d’ériger au Congo, une vice-royauté au  profit  du  Prince  Léopold   qui,  du  reste,  entretient   d’étroits   contacts   avec  le  ministre   des colonies, Paul Tschoffen. En 1947, le Prince -régent Charles visite le Congo.

    Le Prince royal (10 août 1950), Baudouin réserve aux membres du Cercle Royal Africain, son premier discours public, le 22 février 1951: il leur exprime sa « Ferme volonté de maintenir sur le plan colonial, l’attitude de mes prédécesseurs et de me consacrer comme ils l’ont fait avec tant de sagesse au développement matériel et moral de notre magnifique empire ».

    Politique congolaise de la Belgique: domaine réservé du roi?

    Multiples et variées, certaines initiatives royales -germées parfois en marge ou à l’encontre de la ligne gouvernementale- ont marqué les évolutions que le Congo a -ou non- connues. Relevons en quelques unes qui, depuis 1955, illustrent  les immenses  capacités  d’influence  du Roi: en juillet 1958, le roi Baudouin impose l’ancien gouverneur -général Léon Pétillon, au poste de ministre du Congo. En avril 1959, il s’oppose à la nomination de Scheyven pour remplacer le gouverneur- général Cornélis.

    Rappelons que le 14 septembre 1934, le Roi Léopold III imposa Pierre Ryckmans qu’il a connu en 1925 comme gouverneur- général alors même que celui-ci n’avait obtenu que 3 voix lors du vote au
    Conseil des ministres.

    Le message royal du 13 janvier 1959, se démarqua substantiellement de la déclaration gouvernementale sur  l’avenir  politique  du  Congo. Hormis  le  Premier  ministre,  Gaston  Eyskens  et le  ministre  du Congo, Maurice Van Hemelrijck, le gouvernement n’était nullement informé des positions royales. Le professeur  Stengers  qualifie,  pour  cette  époque,  la démarche  du roi « D’acte  probablement  le plus important du règne ».

    Le président du parti social-chrétien interpelle le roi pour stigmatiser la politique menée en faveur du Katanga sécessionniste

    En décembre 1959, sans en informer le gouvernement, le Roi Baudouin entreprit un voyage au Congo – où l’avait discrètement précédé son père- afin de reprendre la main après le soulèvement populaire du 4 janvier,  férocement  réprimé  par  la Force  Publique  coloniale.  C’est  au  cours  de  ce  séjour  que  le commandant  en  chef  de  la  Force  Publique,  le  général  Janssens  s’employa  à  le  persuader  de proclamer l’indépendance du Congo sous l’égide de la couronne, le 1er juillet 1960.

    Au plus fort de la sécession katangaise, alors que les autorités congolaises s’efforcent de résorber la crise, le Roi apporta publiquement le 21 juillet 1960, un soutien à Tshombe. Celui-ci est, du reste, reçu à Bruxelles, le 6 décembre et est décoré du Grand cordon de l’ordre de la couronne par le ministre des affaires africaines. Le rapport de la commission  d’enquête parlementaire  belge a clairement établi que le Palais royal entretenait des liens très étroits avec des personnalités belges -major Weber, d’Aspremont Lynden Harold, le Recteur Dubuisson de l’université de Liège- directement impliquées dans les sordides manoeuvres ayant abouti à l’assassinat du Premier Ministre Lumumba.

    Dans  une  lettre  qu’il  lui  adresse  le  4  août  1960,  le  président   du  parti  social-chrétien, Théo Léfevre interpelle vivement le Roi pour stigmatiser la politique personnelle qu’il mène en faveur du Katanga sécessionniste. Le roi reçut chaleureusement, en 1965, Tshombé, venu en Belgique brader le patrimoine congolais -portefeuille- au profit des intérêts des capitalistes belges.

    Les relations belgo-congolaises  se sont distendues  en 1967 après la révolte des mercenaires  belges, français et sud- africains- commandés par le colonel belge Jean Schrame – qu’avait recrutés Tshombe et que Mobutu avait incorporés dans l’armée nationale congolaise en 1965. Le dégel vint d’une initiative personnelle du Roi Baudouin qui dépêcha son frère, le Prince Albert de Liège,- Roi Albert II – à Rome pour inviter le Président Mobutu à venir en Belgique. Celui-ci arriva à Bruxelles, le 8 juin où le roi lui remit le Grand Cordon de l’ordre de Léopold.

    Le Prince Albert séjourna au Congo en février 1969, à la tête d’une importante délégation économique et au mois d’avril 1969, le Roi Léopold III reçut le Président Mobutu à Nice. La famille royale se mobilisa pour préserver le joyau de la couronne afin de sceller la réconciliation économique entre le capitalisme belge et le régime Mobutu.

    Quand les colonisés couronnent le monarque métropolitain…

    L’accueil triomphal -impensable en Belgique à cette époque- que reçut le Roi Baudouin dès son arrivée à Kinshasa, le 16 mai 1955,valut -à tort- pour les Belges, approbation de leur entreprise coloniale alors qu’ils essuient des critiques acerbes à l’ONU. L’enthousiasme délirant des Congolais offrit aux Belges l’image -illusoire- d’une nation unie, réconciliée et réconfortée dans ce qu’elle considère comme son droit de pérenniser l’exploitation coloniale alors que la conférence de Bandoung (avril 1955) sonnait le glas de l’ère coloniale.

    Il importe que les Congolais soient des acteurs avisés des évolutions résultant de ces initiatives

    Discours royaux et princiers ainsi que des initiatives politiques émanant du Palais illustrent clairement que  depuis  plus  d’un  siècle, la  dynastie  belge a  une  conscience  aigue  des  enjeux  -politiques, économiques et diplomatiques- de l’aventure coloniale et post-coloniale dans l’équilibre et la stabilité de la Belgique, ainsi que de son influence dans les relations internationales. En décembre dernier, le roi Albert II s’est inquiété de menaces qui pèsent sur le Congo.

    Ayant  été  préparé  par le roi Baudouin  à l’exercice  de sa fonction  royale,  le roi  Philippe prendra, certainement, des initiatives -ou en soutiendra- pour marquer de son empreinte les relations belgo- congolaises. Il importe que les Congolais soient des acteurs avisés des évolutions résultant de ces initiatives.

    Il appartient aux intelligences belges et congolaises -libres de tout préjugé (néo)colonial- d’élaborer des outils conceptuels pour approfondir les questionnements épistémologiques liés à l’écriture et à l’enseignement   de  l’histoire  coloniale  afin  que  nos  peuples  se  défassent  de  mythologies  pour s’approprier intelligemment des pans entiers de notre histoire commune.

    Par Anicet MOBE, chercheur en sciences sociales et membre du collectif des intellectuels congolais
    « DEFIS ».
    Eco 243
  • 1989 – 2014 : les 25 ans de la disparition du Cardinal Malula célébrés avec faste à Kinshasa

    1989 – 2014 : les 25 ans de la disparition du Cardinal Malula célébrés avec faste à Kinshasa

    malula-La ville Kinshasa a vibré, la semaine dernière, au rythme des festivités marquant les 25 ans de la mort du cardinal Malula, archevêque de la ville de Kinshasa, décédé en 1989 à l’âge de 72 ans. Les paroisses catholiques de toute l’étendue de la

    République démocratique du Congo en général, particulièrement de la ville de Kinshasa, ont organisé des manifestations en mémoire de cette personnalité religieuse. Conférences-débats, activités sportives, journées portes ouvertes, pièces de théâtrales… tous les ingrédients étaient là pour commémorer ce triste évènement qui avait plongé tous les Congolais dans la consternation.
     
    Le pasteur autochtone
     
    Jeudi 12juin 2014, une troupe théâtrale, sous la direction de l’abbé Jean-Marie Konde, assisté de l’abbé Joseph Zamba et des Sœurs de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, a joué la pièce “ Le pasteur autochtone “, retraçant ainsi le parcours du cardinal Joseph Malula depuis sa naissance jusqu’à s mort. C’était à l’Eglise Notre Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe.
    Il était donc question de relater l’histoire et les œuvres de l’illustre disparu, ainsi que son évangélisation.
    La foule venue nombreuse assister à ce spectacle, constituée principalement de religieuses, a été tenue en halène deux heures durant.
    Les spectateurs ont compris que Malula est né à Léopoldville, actuellement Kinshasa, le 17 décembre 1917. Après un long parcours, par ordonnance présidentielle signée le 2juillet1979, il est nommé président du Conseil d’administration de la Fondation Mama Mobutu, fonction qu’il a assumée jusqu’à sa mort.
    Samedi 14 juin, des activités sportives ont été organisées à la paroisse Saint Raphaël de Lime- te. Les prêtres de cette paroisse ont affronté les professeurs de l’école qui porte le même nom, tandis que les sœurs religieuses ont livré une partie de Nzango entre elles.
     
    Consécration de trois sœurs religieuses
     
    Dimanche 15juin, une messe a été dite à la paroisse Notre Dame de Lingwala, par le Cardinal Laurent Monsengwo, pour clôturer ces festivités qui ont duré une semaine. A cette occasion, trois sœurs religieuses ont traversé l’étape du noviciat à la consécration  Visages voilés, mouchoirs rouges sur la tête, elles ont été présentées devant l’Eglise et devant le Cardinal. Atour de rôle, elles sont passées devant la chaire pour jurer devant Dieu et devant l’Eglise.
    Après la bénédiction du Cardinal Monsengwo, elles ont reçu des cadeaux leur offerts par leurs amis, connaissances et membres de familles.
    Dans son message, l’archevêque de la ville de Kinshasa, s’adressant aux fidèles venus nombreux prendre part à cette messe, a prôné l’amour. “ La vie religieuse est une vie d’amour, et sans amour, il sera difficile d’être appelé disciple de Jésus “, a-t-il lancé.
    Sa prédication a tourné autour du thème” Eglise et société dans la vision du Cardinal Joseph Albert Malula”, s’appuyant sur Romain 5 :5, Mathieu 28 :20, Jean 4, 34, Luc 7 :57 et Phil 3 :12- 13. Laurent Monsengwo Pasinya a terminé sa prédication en exhortant les Chrétiens à l’amour du prochain.
    Yannick KAZADI & Pierrot TSHITAMBA

    (Tempettes des tropiques)

  • RDC: jusqu’où Kinshasa modifiera sa Constitution ?

    RDC: jusqu’où Kinshasa modifiera sa Constitution ?

    KABILA-Le gouvernement congolais a déposé un projet de révision constitutionnelle pour l’organisation des futures élections. Comme en 2011, Joseph Kabila changera-t-il une nouvelle fois les règles du jeu ?

    La Constitution est en passe d’être modifiée en République démocratique du Congo (RDC). Le gouvernement vient en effet d’adopter un projet de révision constitutionnelle dans le cadre des prochaines élections. Le texte validé en conseil des ministres, lundi 9 juin, prévoit trois lois pour organiser les élections locales de 2015, provinciales et présidentielle de 2016 (télécharger le communiqué du gouvernement). Mais la modification constitutionnelle inquiète l’opposition congolaise qui dénonce le flou du projet et la volonté du président Joseph Kabila « de tout faire pour se maintenir au pouvoir« . Le texte du gouvernement n’apporte en effet aucune précision sur les modifications de la Constitution et parle seulement de « certains articles« .

    Suffrage indirect pour les sénateurs et les gouverneurs

    Seule certitude du texte gouvernemental : le changement de mode de scrutin pour l’élection des sénateurs et des députés provinciaux qui se fera désormais au suffrage universel indirect, par des élus locaux. L’objectif affiché par Kinshasa est de réduire le budget de ces élections, qui coûteront ainsi moins cher à organiser. Pour l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), « les raisons financières avancées pour justifier ces modifications ne sont que la manifestation du manque de programmation du gouvernement« . L’association avertit également que le mode de scrutin indirect risque d’amplifier « le clientélisme l’achat de conscience et la corruption » comme lors des élections des gouverneurs et des sénateurs de 2006 à 2011.

    « C’est la deuxième fois que la Constitution est modifiée à la veille des élections »

    Pour le reste du projet de révision constitutionnelle, l’incertitude plane. Plusieurs hypothèses sont « redoutées » par l’opposition. La première serait le modification de l’article 220, qui interdit au président Kabila de briguer un troisième mandat. La communauté internationale, Etats-Unis en tête, ont plusieurs fois demandé à Joseph Kabila de « respecter la Constitution » (voir notre article sur la visite de John Kerry à Kinshasa). L’entourage du chef de l’Etat, dont le porte-parole, Lambert Mende, a tenté à de nombreuses reprises de rassurer, dénonçant un « procès d’intention » contre le président congolais. Pourtant, les craintes de l’opposition sont bien réelles selon l’ASADHO, qui constate que « c’est la deuxième fois que la Constitution est modifiée par la majorité au pouvoir à la veille des élections« . En janvier 2011, dix mois avant l’élection présidentielle, la majorité avait réduit le scrutin de deux tours à un seul tour, interdisant ainsi les partis d’opposition de nouer des alliances entre les deux tours.

    Silence présidentiel

    Le silence du chef de l’Etat est également inquiétant sur la question. Car pour couper court aux rumeurs sur sa volonté de rester au pouvoir, Joseph Kabila aurait pu décider de s’exprimer sur ses intentions pour 2016. Au lieu de cela, le président a distillé des messages les plus ambiguës, comme ces « fuites » sur sa réunion avec des cadres de la majorité dans sa ferme de Kingakati en mars 2014. Joseph Kabila aurait affirmé vouloir modifier la Constitution afin que le président soit désormais élu au suffrage indirect. Une hypothèse qui pourrait « coller« , selon un connaisseur du dossier congolais, avec la volonté de faire élire les gouverneurs et les sénateurs « sur le même mode » et ainsi « contourner le vote des Congolais« . Le discours « musclé » et « conquérant » de Joseph Kabila devant ses troupes à Kingakati, faisait enfin penser que le chef de l’Etat congolais, à seulement 43 ans, ne semblait pas encore disposé à raccrocher les gants. Dernièrement, Lambert Mende est de nouveau monté au créneau pour réaffirmer que le texte du projet de révision « ne prévoyait pas de modification de l’article 220 » qui limite le nombre de mandats présidentiels et « qu’il n’y aura pas de modification du mode de scrutin, qui resterait au suffrage universel direct« .

    Un premier ballon d’essai

    Dernière carte entre les mains de Joseph Kabila pour se maintenir au pouvoir, nous en avons déjà plusieurs fois parlé : le chronomètre (voir notre article). Maître du temps, Joseph Kabila pourrait prolonger son mandat sans avoir besoin de modifier fortement la Constitution et notamment le très sensible article 220. Les simples modifications « techniques » proposées par le gouvernement ce lundi pourraient suffire à « étaler » les différents scrutins dans le temps puisque les trois scrutins (élections locales, provinciales et présidentielle) sont désormais dissociés. Auparavant une seule loi électorale regroupait ces scrutins. Si ce projet de modification constitutionnelle est adopté : tout retard dans l’organisation des scrutins pourrait permettre au président Joseph Kabila de jouer les prolongations. Le texte présenté au conseil des ministres ressemble donc à un premier ballon d’essai du clan présidentiel pour tester l’opinion, l’opposition et la communauté internationale. Car, si les élections locales doivent bien avoir lieu en 2015… la date des autres scrutins n’a pas encore été fixée.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia