Author: Don Kayembe

  • Afrique. Comment briser les chaines de la domination étrangère

    Afrique. Comment briser les chaines de la domination étrangère

    Continent -Afrique
    Continent -Afrique

    –Lorsqu’on veut connaître le(s) détenteur(s) du véritable pouvoir dans un pays, il est une question préliminaire qu’il faudrait se poser :

    Qui contrôle l’argent (entendu comme entité qui comprend entre autres composantes : la monnaie, et le système bancaire) ?

    1ere partie : au commencement était le lavage systématique de cerveau

    A cette question, l’on devrait ajouter les deux autres :

    1. Qui contrôle le sous-sol et le sol ?

    2. Qui contrôle l’information ?

    Dans tous les pays africains, et par extension dans tout le monde noir, la réponse à ces questions est simple : les Occidentaux pour l’essentiel, bien que, depuis quelques temps, les Asiatiques essayent de se positionner avec force.

    Lorsque tout un continent, l’Afrique, qui regorge de la majorité des ressources naturelles énergétiques et minières de la planète, et qui par conséquent est le seul continent à pouvoir être indépendant de tous les autres, se retrouve paradoxalement dans la situation où ses habitants sont les gens les plus pauvres et les plus dépendants de la planète, il est dans l’ordre du normal de se poser des questions, et ce faisant, il est essentiel :

    1. de réexaminer le processus par lequel nous sommes tombés dans ce piège
    2. de comprendre les mécanismes qui nous maintiennent dans ce prédicat
    3. de proposer des solutions pratiques pour la mise en place de véritables structures et politiques de libération qui seules nous ferons sortir de cette situation.

    La question fondamentale qui soutend toutes celles-ci-dessus mentionnées est de savoir qui contrôle la pensée des africains car du contrôle de cette pensée procède toutes les autres formes d’asservissement ; en effet, celui qui contrôle le processus de réflexion, contrôle l’homme.

    Le premier thème que nous allons donc examiner est celui du processus de la mise en place de la mentalité d’esclave (ou de la mentalité de colonisé). Bien qu’il ait eu plusieurs méthodes à travers les âges, les unes plus physiquement brutales que les autres, le meilleur modèle qui nous est offert se retrouve dans le discours de Willie Lynch, le père du lynchage.

    Le discours de Willie Lynch sur la fabrication d’un esclave

    Ce discours a été prononcé par Willie Lynch en 1712 en Virginie. Willie Lynch était un propriétaire d’esclaves d’origine Britannique, qui a été invité par d’autres propriétaires d’esclaves afin qu’il leur enseigne ses méthodes de contrôle. Le mot « lynchage » se réfère à lui.

    Salutations,

    Messieurs, je vous salue ici aujourd’hui sur les berges du fleuve James, en ce jour de notre seigneur de l’année 1712. D’abord, je dois vous remercier chers Messieurs de la Virginie, de m’avoir invité. Je suis ici pour vous aider à résoudre certains problèmes que vous rencontrez avec vos esclaves. J’ai reçu votre invitation dans ma modeste plantation des Indes occidentales, où j’ai expérimenté de nouvelles méthodes, bien que très anciennes pour contrôler les esclaves. La Rome ancienne vous envierait si vous mettiez en pratique mon nouveau programme.

    Au moment où nous naviguions le long du fleuve James, qui porte le nom de notre illustre roi, dont nous chérissons la version de la Bible, j’ai pu constater que vos problèmes ne sont pas isolés. Alors que Rome utilisait abondamment des cordes et du bois pour crucifier les gens sur le long des routes, vous ici utilisez occasionnellement les arbres, et les cordes. J’ai moi-même vu il y a quelques kilomètres de cela, un esclave qui pendait à un arbre. Non seulement vous perdez des ressources utiles en les pendant, mais en plus vous avez des grèves, et certains de vos esclaves réussissent à s’enfuir. Vos plantes sont souvent laissées trop longtemps dans les champs, ce qui vous empêche de maximiser le profit ; ajoutez à cela des incendies, et la destruction de vos bêtes.

    Messieurs, vous connaissez votre problème, je n’ai pas besoin d’élaborer. Je ne suis pas ici pour énumérer vos problèmes, je suis ici pour vous introduire de nouvelles méthodes pour les résoudre. J’ai dans mon sac, une méthode dont l’efficacité est prouvée dans le contrôle des esclaves noirs. Je garantie à chacun de vous que, bien appliquée, elle contrôlera les esclaves pour au moins 300 ans. Ma méthode est simple. Chaque membre de votre famille peut l’utiliser, ainsi que les gardiens de vos plantations.

    J’ai noté un certain nombre de différences parmi les esclaves, et j’ai utilisé ces différences en les agrandissant. J’utilise la peur, la méfiance, et l’envie pour des fins de contrôle. Ces méthodes ont bien marché dans ma modeste plantation et à travers tout le Sud. Retenez cette simple liste des différences et réfléchissez-en. En tête de ma liste est « l’âge » seulement parce que ce mot commence par la lettre a. Ensuite il y a la « couleur » ou la physionomie. Il y a également : l’intelligence, le physique, le sexe, la taille des plantations, le statut dans la plantation, l’attitude des propriétaires, le lieu d’habitation des esclaves, la texture de ses cheveux, la taille. Maintenant que vous avez une liste des différences, je dois vous donner un aperçu des actions à entreprendre. Mais avant cela, je dois vous assurer que la méfiance est plus forte que la confiance, que l’envie est plus forte que l’adulation, le respect, ou l’admiration.

    Apres avoir subi cet endoctrinement, l’esclave noir va lui-même se charger de l’alimenter et de le propager pendant des centaines d’années voire des milliers. N’oubliez pas, vous devez opposer les vieux aux jeunes, les clairs-de-peau aux sombres-de-peau. Utilisez les femmes contre les hommes et les hommes contre les femmes. Vous devez également avoir des serviteurs blancs et des gardiens qui n’ont pas confiance en les Noirs. Mais par-dessus tout, vous devez réaliser qu’il est d’une nécessité absolue que vos esclaves n’aient confiance qu’en vous, et qu’ils ne dépendent que de vous. Qu’ils ne doivent aimer, respecter et n’avoir confiance qu’en vous. Messieurs, ces instruments sont la clé du contrôle. Utilisez-les, faites en sorte que vos femmes et vos enfants les utilisent, ne manquez jamais une occasion de les mettre en pratique. Si vous utilisez intensément ces instruments pendant un an, les esclaves eux-mêmes vont reproduire à perpétuité le manque de confiance entre-eux. Merci messieurs.

    Comme on peut le constater, la situation dans laquelle se retrouve l’Afrique aujourd’hui n’est ni le fait du hasard ni celui de la fatalité, et encore moins celui d’un concours naturel de circonstances malheureuses. Le problème de l’Afrique est le résultat d’une stratégie calculée, intelligemment conçue et mise en place pour l’asservir. Les mêmes méthodes sont encore utilisées aujourd’hui et il n’y a rien d’étonnant à voir les occidentaux expliquer tous nos conflits en termes de conflits ethniques, et/ou conflits religieux ; l’exploitation des différences continue.

    Bien que l’objectif ultime de cet article soit de proposer des voies de sortie de la domination que nous subissons depuis plusieurs siècles, nous allons remettre cette tâche pour plus tard, pour d’abord circonscrire dans une deuxième partie, les structures et méthodes mises en place par les dominants, et surtout d’établir les responsabilités des uns et des autres dans la perpétuation de notre impuissance. C’est le passage obligé si nous sommes vraiment sérieux dans notre tentative à apporter des solutions adéquates à nos problèmes.

    Nous pouvons néanmoins commencer par planter le décor. Le très long processus de lavage de cerveau, n’a été que cela, c’est-à-dire un lavage de cerveau ; en d’autres termes, notre mémoire historique a été évacuée de notre esprit, entrainant entre autres dans sa chute la perte de notre sociologie, de notre spiritualité, et la perte de nos méthodes de gestion de conflits et de résolution de nos problèmes, héritage que nous avons accumulé sur des millénaires.

    Nous nous retrouvons aujourd’hui dans la position d’un amnésique ou d’un petit enfant qui doit encore tout réapprendre/apprendre de ses parents. Et malheureusement pour nous Africains, nous perpétuons la dynamique que les occidentaux voulaient nous faire adopter pour nous subordonner à jamais à leurs intérêts.

    N’ayant presque plus de repères, il nous devient difficile de jeter un regard critique à tout ce qui nous est proposé ni même d’opposer une résistance significative à notre instrumentalisation et notre exploitation car nous opérons selon le modèle qu’ils nous ont prescrits sans même nous en rendre compte.

    Nous sommes donc devenus par-là, les principaux agents de notre propre asservissement, et tirons énormément de plaisir dans le suivisme : nous mangeons, buvons, parlons, et nous habillons comme eux. Nous voyons le monde comme eux ; dès qu’ils parlent du concept de développement, nous sautons dans le wagon ; ils le modifient en co-développement, nous en faisons de même. Au gré de leurs intérêts, lorsqu’ ils passent à la bonne gouvernance, à la démocratie, au réchauffement de la planète et à la lutte contre le terrorisme qui bien qu’étant des combats nobles en valeur absolue, ne sont en fait que des subterfuges pour masquer les objectifs de prédation, nous leur emboitons le pas.

    Or nous oublions que dans ce paradigme, ils occupent la position privilégiée, et en sortent les grands gagnants alors que nous en sommes les laissés-pour-compte confinés à la dernière place. Apres tout, ce sont eux qui ont établi les règles de jeu et les valeurs par lesquelles nous fonctionnons. Pire, nous comptons sur eux pour nous aider à sortir de là où nous sommes, alors qu’ils sont où ils sont justement parce que nous sommes où nous sommes ; le statu-quo leur profite.

    Malgré ce tableau négatif, tous les espoirs ne sont pas perdus. Les théoriciens du lavage de cerveau avaient eux-mêmes dès le départ compris qu’il est très difficile de maintenir le cerveau humain dans un état de déséquilibre permanent. A l’époque, ils n’ont pas trouvé une explication scientifique à ce phénomène mais aujourd’hui, avec le développement de la génétique et la découverte de la mémoire génétique, les choses sont plus claires : la plus importante composante de la mémoire n’est pas dans l’esprit. Elle se trouve dans les gènes et plus précisément dans l’ADN, ce qui nous donne l’espoir de la récupérer.

    Pour empêcher cela, de nouvelles formes de guerres ont vu le jour pour entretenir le lavage de cerveau : La destruction systématique de notre image dans leurs medias, la falsification de notre histoire, mais surtout l’invasion de notre alimentation par les Organismes Génétiquement Modifiés afin de corrompre notre patrimoine génétiques et de nous couper à jamais de notre passé.

    Nous affranchir de cette misère va nous demander des efforts qui vont au-delà de la remémoration de notre passé glorieux ; il nous faudra nous réorganiser sur le plan politique, économique et même social autour de nos valeurs, réorganisation qui devrait naturellement nous permettre de reprendre le contrôle de nos ressources humaines, naturelles et minières. En effet la construction des pyramides, ou encore le rayonnement de nos grands empires ne reposaient pas sur du néant. Cela n’a été rendu possible que dans un contexte socio-économique, et même philosophique particulier. Il est clair que l’on ne peut pas prospérer sans un minimum d’organisation sociale et sans mettre la science au service du bien-être des masses, et évidemment pas sans un contrôle sérieux de ses ressources essentielles.

    2ème partie : les mécanismes de maintien de l’ordre établi, et du désordre organisé de l’Afrique.

    Qui contôle vraiment l’Afrique ?

    Afin de bien évaluer les responsabilités des principaux acteurs qui maintiennent l’Afrique dans la situation peu enviable où elle se retrouve aujourd’hui, il est essentiel dans un premier temps de mettre sur pied un organigramme fiable de la structure mondiale de prédation.

    Mais comme l’objectif final naturel de tout africain est de proposer des voies de sortie de notre état actuel, il est aussi nécessaire dans un deuxième temps de bien comprendre le système, ce qui bien sûr sous-entend les mécanismes qui nous maintiennent enchainés. En effet, il est difficile de déconstruire de façon efficace et définitive un édifice dont on ne maitrise pas à la fois l’architecture et la mise en œuvre.

    Nous prendrons pour modèle, un organigramme avec 4 niveaux de responsabilités.

    1. Les commanditaires et sponsors c’est -à -dire ceux qui financent les opérations.
    2. Les architectes (c’est-à-dire ceux qui conçoivent, planifient, et recrutent les exécutants), les facilitateurs et les complices.
    3. Les exécutants et les organisateurs sur place.
    4. Les hommes de mains et les bras armés.

    En tenant compte du fait que les personnes des chefs d’Etat africains monopolisent le débat politique sur notre continent, nous allons modifier l’ordre de développement de notre analyse et commencer d’entrer de jeu par le niveau 3. En effet, c’est à ce niveau (des exécutants) que se retrouve la quasi-totalité de nos présidents, et même la majorité des leaders politiques de ce monde.

    Les dirigeants Africains : (des exécutants de moindre envergure)

    C’est la catégorie la plus exposée et visible car c’est elle qui traite directement avec les masses africaines ; il est dont logique que la plupart des critiques leur soit destinées. Il faut reconnaitre qu’ils le méritent dans une très grande mesure, et à plus d’un titre. La majorité d’entres-eux est arrivée au pouvoir par usurpation et souvent au prix de l’élimination des vrais nationalistes (une élimination programmée au niveau 2 de l’organigramme, les architectes). Ce qui justifie d’une certaine façon qu’il leurs soit reproché un manque de patriotisme, de vision, de force de caractère, et d’engouement au travail.

    L’on a également raison de mettre à leurs comptes la corruption et tous les maux qui vont avec, à savoir : la mauvaise répartition des richesses qui deviennent d’un côté la propriété privée d’un clan, alors que de l’autre, la misère et le désarroi deviennent la réalité existentielle de la majorité du peuple dans l’indifférence apparemment totale de la petite classe des privilégiés. Comment en effet comprendre qu’en 50 ans, l’on n’ait pas réussi à régler les problèmes de mortalité infantile, et d’eau potable, pour ne citer que ces deux, alors que le montant des détournements suffirait largement à couvrir les dépenses nécessaires à la résolution de ces deux problèmes, et de bien d’autres encore.

    Suggérer que la situation de nos pays serait exactement la même si les nationalistes étaient au pouvoir n’est pas non plus acceptable, sinon comment justifier tout le mal que les prédateurs se donnent pour justement empêcher que ces derniers accèdent au pouvoir ? N’insultons pas la mémoire de ceux qui ont préféré mourir dans le combat plutôt que de signer des accords scélérats qui donnent le contrôle de nos ressources naturelles et humaines à nos ennemis.

    Nos opposants semblent ne pas valoir mieux que nos dirigeants actuels ; pratiquement aucun d’entre eux n’ose dénoncer les accords de coopération inégaux, ou au moins en porter le débat sur la place publique. La société civile devra d’ailleurs montrer plus de vigilance à l’égard des personnes qui par ambition politique ou pourquoi pas, par opportunisme envisageraient de briguer un mandat électif, sans donner en contrepartie la garantie d’un patriotisme sans faille. Un test d’authenticité devrait désormais leur être imposé. Tout candidat devrait dorénavant se prononcer très clairement sur les questions cruciales de souveraineté.

    Malgré tout ce qu’on peut dire de nos chefs d’Etat, il serait réducteur de faire d’eux les seuls responsables de nos malheurs, en effet, ceci reviendrait à minimiser le problème, ou à ne pas bien le saisir dans sa profondeur. C’est justement l’erreur que commettent en toute bonne foi beaucoup de personnes qui négligent de monter assez haut sur l’échelle des responsabilités. Ceux qui, dans la zone franc, se donnent la peine de regarder au delà de nos dirigeants corrompus, trouvent en général un coupable tout désigné : la monnaie.

    Bien qu’il faille reconnaitre que la monnaie constitue un gros problème en vertu duquel tous les pays de la zone franc sans exception sont entièrement hors-sujet sur les questions de souveraineté, la réalité nous apprend quand même que le problème est plus sérieux que cela. A ce niveau, il nous semble approprié d’illustrer notre pensée avec un exemple concret.

    L’exemple d’un pays qui bat sa monnaie : le Ghana

    D’après les rapports du département d’Etat américain, le Ghana a connu une croissance de son PIB de 14% en 2011, et cette croissance se maintient au dessus de 7% depuis lors. D’ailleurs le FMI classe le Ghana 7e parmi les pays qui connaissent une croissance économique rapide. Le Ghana connait également une stabilité politique, et ce pays est réputé être assez bien géré, la criminalité y est faible, les salaires compétitifs, le système éducatif parmi les meilleurs en Afrique.

    Le Ghana a également sa monnaie (le cedi), et en plus l’on y a découvert d’énormes réserves de pétrole, ce qui en théorie lui offre de brillantes perspectives d’avenir. Bref coté jardin, le Ghana a tout pour réussir. Mais cela n’est vrai qu’en apparence, dès que l’on se tourne du coté cour, la réalité devient toute autre.

    Bien que ce pays émette sa propre monnaie à travers sa banque centrale (Ghanaian Central Bank), les banques intermédiaires entre cette banque centrale et le peuple Ghanéen sont pour la plupart contrôlées par un capital étranger et notamment occidental, et cela a de graves implications :

    Ce sont les étrangers qui finalement décident des secteurs dans lesquels investir et à quelle hauteur le faire, et par là déterminent le niveau et les opportunités de développement du pays.

    Les Ghanéens se plaignent d’ailleurs du faible taux d’accès au crédit. Dans le secteur agricole par exemple, ce sont les Libanais et d’autres étrangers qui bénéficient des plus grands crédits donnant du même coup le contrôle du sol aux non-ghanéens.

    La majorité des bénéfices dégagés par ces banques et les entreprises étrangères s’évapore vers d’autres cieux et n’est pas réinvesti sur place, ce qui crée une balance de paiement négative pour le gouvernement ghanéen, qui finit par ne pas avoir d’autres choix que de recourir à l’emprunt auprès des institutions internationales pour financer des projets utiles à la population.

    En clair, malgré l’apparente vitalité de son économie, le Ghana est en fait entrain de s’appauvrir et de s’endetter. Les déficits fiscaux battent des records, et l’économie est sous pression à cause de la menace d’inflation, c’est l’une raisons pour laquelle l’agence de notation Fitch a revue à la baisse la note du Ghana qui se retrouve maintenant avec un ‘B’. Les 10% que le pays perçoit sur son pétrole vont bien sûr aider, mais ne parviendront certainement pas à renverser la vapeur, tant que la configuration bancaire ne sera pas entièrement modifiée, et cela est une autre paire de manches.

    Changer la configuration du circuit bancaire et mettre en place un cadre réglementaire stricte qui serve en priorité nos intérêts ne sont pas que des problèmes Ghanéens, ce sont des problèmes Africains qu’il sera très difficile de résoudre, car dans l’ombre, Il y a des forces qui veillent, et ces dernières n’ont pas intérêt à ce que ce problème soit résolu. C’est en vertu de ce contrôle de nos banques que le mot d’ordre : « développement zéro pour l’Afrique » tient encore, et que tous les secteurs clés de nos économies échappent à notre contrôle.

    Pourquoi les banques sont-elles aussi importantes ? Nous laissons à Henri Makow le soin de répondre à cette question : « Les banquiers contrôlent les plus grandes corporations au monde, les media, les services de renseignement, les ‘Think tanks’, les fondations, et les Universités. ». Quelqu’un serait même tenté d’ajouter aussi les « terroristes ».

    Puisque les banques sont aussi importantes, l’on doit donc se poser la question de savoir à qui elles appartiennent. Tenter de répondre à cette question va nous emmener fatalement à comprendre comment le monde fonctionne réellement.

    Les maitres du monde (les commanditaires et sponsors)

    Le sénateur américain Dick Durban a dit : « les banques constituent le lobby le plus puissant à Capitol Hill (le congres americain), très franchement, Ils sont les propriétaires des lieux ». Ajoutons à cela la déclaration de Zbigniew Brzezinski « les peuples, les gouvernements et les économies de toutes les nations doivent se mettre au service des besoins des banques et des corporations multinationales. »*

    Or une poignée de grandes banques dominent l’économie du monde : les 4 grandes banques américaines : Bank of America, JP Morgan Chase, Citigroup et Wells Fargo, de concert avec d’autres grandes banques comme Goldman Sachs, et d’autres puissantes institutions européennes sont propriétaires des quatre plus puissantes compagnies pétrolières du monde à savoir Exxon Mobile, Royal Dutch/Shell, BP Amoco et Chevron Texaco. Ce n’est pas tout, les familles qui possèdent ces banques contrôlent également la réserve fédérale (banque centrale des Etats-Unis) et ses 12 branches, et à ce titre sont les propriétaires du dollar (qu’elles battent et vendent au gouvernement fédérale américain).

    En plus de tout ce qui a été précédemment cité, à travers leurs banques, ces mêmes familles contrôlent également toutes les places boursières qui comptent, et aussi des corporations comme Microsoft, Boeing, Caterpillar, General Electric, General Motors, Coca-Cola, McDonald.

    Ce sont ces familles qui ont crée la BIS (Bank of International Settlement), la plus puissante banque du monde. Elle contrôle la quasi-totalité des banques centrales privées en Occident et des pays émergents. Rien ne peut leur échapper car comme on le sait, le dollar est la principale monnaie des échanges commerciaux.

    Comprendre les intentions des vrais propriétaires de ces banques, et identifier les institutions qui leur sont associées nous permettront d’avoir une lecture plus précise des événements qui se déroulent dans le monde, et une meilleure compréhension de la structure des institutions internationales et de leur véritable raison d’être.

    Que veulent au juste les propriétaires de ces banques ? En d’autres mots que veulent les Bilderberg, les Lehmans, les Rockefellers, les Rothschilds, les warburgs pour citer quelques-unes de ces familles ? La réponse est simple : le contrôle complet et pour l’éternité de l’économie du monde.

    Et comment comptent-ils pérenniser leur hégémonie ? En recrutant des hommes de mains de haut profils, en s’associant, créant et finançant d’autres institutions puissantes et en contrôlant de grands groupes médiatiques, d’ailleurs aux Etats-Unis, 6 grands groupes contrôlent la quasi-totalité des medias. Time Warner, Walt Disney, Viacom, CBS corporation, et NBC Universal sont leurs propriétés. Sans oublier les ONGs (y compris les organisations des droits de l’homme) et les fondations les plus importantes.

    Les hommes de mains (planificateurs et recruteurs)

    Parmi les personnalités de hauts profils qui sont au service de ces familles, l’on peut citer l’ancien président des Etats-Unis Georges H. Bush, l’ancien conseiller à la Sécurité national américaine Zbigniew Brzezinski (mentor du Président Obama), le milliardaire George Soros, et bien entendu les anciens Secrétaires d’Etat Georges Schultz et Henri Kissinger. D’ailleurs, en rapport avec problème Ivoirien, l’ancien membre du Congrès Américain Cynthia McKinney rapporte qu’elle a reçu un coup de fil d’Alassane Ouattara que son staff a identifié comme provenant du bateau d’Henri Kissinger…

    Mais pour que le système puisse bien fonctionner, il faut non seulement mettre en place une logistique puissante, mais aussi s’attacher les services des complices au dessus de tout soupçon.

    Les complices et les institutions du pillage

    Au nombre des institutions auxquelles ces familles se sont soit associées, soit ont sponsorisé la création, l’on retrouve :

    Le Vatican qui a des actions qui s’élèvent à des milliards de dollars dans les multinationales comme Shell, General Motors, General Electric, et a massivement investi chez les Rothschilds.

    Christian Coalisions dont Georges W. Bush fut Président d’honneur. Ils ne sont pas étrangers à la prolifération des églises dites du réveil en Afrique.

    Des sectes et sociétés secrètes comme le club de Rome, Illuminati, the Chatham House, the Pilgrims Society, the Club of the Isles et surtout le Committee 300 qui d’après le Dr. John Coleman est la plus puissante société secrète au monde et qui compte parmi ses membres la Reine de Grande Bretagne, et presque toutes les têtes couronnées d’Europe.

    Le très puissant CFR (Council of Foreign Relations) qui d’après G. Edward Griffin est plus puissant que le gouvernement américain. C’est d’ailleurs de ce conseil que sont issus non seulement ceux qui dans tous les gouvernements américains occupent les postes les plus importants, mais aussi la quasi-totalité des présidents de la banque mondiale.

    La Trilateral Commission qui est organisé de la même manière que le CFR, à la différence que l’adhésion à ce groupe est étendue à l’Europe de l’Ouest et au Japon.

    The Round Table Groups qui contrôle les Universités d’élite, la presse, et les institutions internationales comme les Nation Unies, le FMI, la banque Mondiale, et la banque centrale Européenne, sans oublier l’OMC et la dernière trouvaille, la CPI.

    Les très familières officines de recrutement de l’élite africaine que sont Rose-Croix et Franc-maçonnerie viennent compléter le tableau.

    Une fois le décor planté, l’on peut commencer à comprendre comment la scène se joue en Afrique, et à en tirer des conséquences. Il convient tout de même de préciser que ces groupes opèrent avec des règles très strictes, l’une d’entre-elles étant la répartition des zone d’influences, c’est d’ailleurs la violation de ces règles qui a souvent été la source de grand conflits.

    La mécanique en Afrique (le déploiement de la machine)

    D’aucun diront et à juste titre que l’Afrique n’est pas la seule cible, et se poseront par la suite la question de savoir pourquoi nous sommes ceux qui semblent le plus en souffrir. La réponse à cette question a plusieurs volets.

    Premièrement, il faut déjà remarquer que l’Afrique est le continent qui regorge le plus de matières premières, et à ce titre, sera toujours au cœur de toutes les convoitises. Deuxièmement, que les maitres du monde se sont déjà frottés aux prolétaires européens, et savent très bien que ces derniers ne badinent pas avec leur bien être matériel, et que par conséquent, trop les acculer peut troubler l’ordre public dont ils ont besoin pour la bonne marche de leurs affaires, et même devenir mortel : des têtes de plusieurs familles royales ont été coupées pour avoir poussé leurs peuples à bout. Troisièmement, l’africain de part sa culture est comme prédisposé à la chose spirituelle, ce qui le rend vulnérable au langage religieux. Ajouter à cela le lavage de cerveau historique qu’il a subit en plus du matraquage médiatique et éducatif quotidien, l’africain observe une indolence et une passivité incroyable face à ses vrais ennemis, mais une violence extrême face à ses propres frères.

    En Afrique les scenarios sont bien connus ; l’on recrute aux travers des officines bien rôdées des pions que l’on installe au pouvoir et dont la mission consiste entre autres choses à brader toutes les matières premières et les terres arables.

    Les prédateurs prennent alors le contrôle des banques, et si d’aventure il venait à l’esprit d’un sous-fifre l’idée saugrenue d’opposer la moindre résistance à leur voracité insatiable, ils vont immédiatement lui créer des problèmes de trésorerie. Le rebelle est donc poussé de force dans les bras des bailleurs de fonds, qui exigent des privatisations qui ciblent des secteurs productifs et des compagnies rentables. Le têtu n’a en général pas beaucoup de choix, car sans privatisation point d’argent, et connaissant le désordre que cela peut générer, il finit par se plier.

    D’ailleurs, les pays très appréciés des prédateurs internationaux sont ceux qui pour la plupart maintiennent un « climat favorable aux affaires », ce qui signifie surtout que ceux-ci bradent les sociétés d’état rentables par voie de privatisation et les font avaler dans le processus par les grandes firmes qui appartiennent à ces mêmes prédateurs, une vieille recette que nos dirigeants connaissent pourtant.

    Pour de vrais récalcitrants, l’on fabrique une rébellion que l’on arme jusqu’aux dents, l’ONU que ces maitres du monde ont infiltré et maitrisent, se charge de la légitimer et entérine une intervention militaire et le « rebelle, antidémocrate, et bourreau de son propre peuple » est balayé ou alors coffré à la CPI.

    Comme résultat, les prédateurs contrôlent au moins 80% de nos économies. Il est donc logiquement impossible de penser qu’un groupe qui se taille la part de lion de nos économies puisse être ignoré lorsqu’on cherche la source de notre misère, ce d’autant plus que ce groupe ne réinvesti surplace qu’une très infime partie des gros bénéfices dégagés.

    A la vue de l’ampleur du problème, l’on aurait tendance à se découragé et à penser qu’il n’y aurait pas de solution, que l’adversaire est trop fort. C’est vrai que l’adversaire est puissant, et c’est la raison pour laquelle il faudrait déjà s’accorder sur le fait qu’il n’y aura pas de solution facile, et qu’une bonne connaissance de l’organisation du monde est nécessaire.

    Mais l’histoire nous apprend que des empires en apparence inébranlables ont fini par tomber, à l’instar de l’empire romain qui a reçu son coup de grâce des mains des barbares, et l’ironie de l’histoire voudrait que ces derniers aient réussi ce coup de maitre parce qu’ils étaient des illettrés et ne sont donc pas tombés dans le piège de la propagande romaine qui exigeait que l’on sache au moins lire.

    Paul Daniel Bekima

  • RDC-Rwanda: les arbres de la discorde

    RDC-Rwanda: les arbres de la discorde

     “C’est chaque fois la même chose. Les Rwandais se déploient comme s’ils allaient attaquer. Ils avancent jusqu’à quelques mètres de nos positions, nous disent que cet arbre leur appartient et que nous devons le couper de gré ou de force.”L’eucalyptus est toujours là, mais l’incident se reproduit deux ou trois fois par semaine, assure ce lieutenant de l’armée congolaise déployé depuis quatre mois à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.

    L’affaire se dénoue par un dialogue plus ou moins courtois, dit l’officier, qui déplore des “provocations” et “menaces” permanentes des soldats rwandais.

    “Ils nous accusent de ne pas être des Congolais, mais des FDLR”, les Forces démocratiques de libération du Rwanda, une milice hutu rwandaise installée au Congo et accusée d’avoir participé en 1994 au génocide des Tutsi de leur pays, ajoute l’officier natif de Kinshasa.

    A Nakabumbi, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, les hommes du 391e bataillon commando ont creusé une tranchée derrière une rangée d’eucalyptus qui marque, disent-ils, la frontière.Tous les 30 mètres environ, une sentinelle, armée d’une mitrailleuse ou d’une kalachnikov, surveille ce qui se passe de l’autre côté. Chaque poste de garde est doté d’une petit abri de branchages où le soldat peut passer la nuit.

    Un champ de maïs les sépare du bâtiment abritant des soldats rwandais et des habitations du village d’en face, à environ 300 mètres.

    D’après le lieutenant, les Rwandais revendiquent également trois autres arbres un peu plus jeunes, situés à quelque distance le long de la ligne arborée. “Une fois, ils ont même envoyé un général”, s’amuse-t-il.

     

    – ‘Ils massacraient nos cultures’ –

     

    La frontière congolo-rwandaise a connu un brusque regain de tension à quelques kilomètres de là, mercredi et jeudi. Des combats ont coûté la vie à cinq militaires congolais. La situation est revenue au calme depuis lors.

    Majoritairement hutu, les habitants de Nakabumbi gardent un souvenir amer de l’intervention des troupes rwandaises lors des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003), qui se sont accompagnées de nombreux massacres, et des vexations quotidiennes sous la coupe des milices rebelles congolaises à dominante tutsi, soutenues par le Rwanda, qui se sont succédé dans la région jusqu’à la chute de la dernière d’entre elles, le Mouvement du 23 Mars (M23), en novembre 2013.Les trois arbres, “des Rwandais sont venus les planter au Congo à l’époque du RCD, et maintenant ils disent vouloir les couper”, dit Deo Makombe, chef du groupement de Buhumba, dont dépend Nakabumbi.

    Contrôlée en sous-main par Kigali, la milice du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a administré la zone pendant la deuxième guerre du Congo.

    Après sa victoire sur le M23, l’armée congolaise s’est déployée à Nakabumbi, à une centaine de mètres en retrait de la frontière.

    Mais les soldats rwandais “envoyaient les civils (d’en face) avec leur bétail pour venir paître ici”, accuse un villageois.

    Alors les hommes du “bataillon américain” – ils ont été formés par les Etats-Unis – ont avancé leurs positions jusqu’à leur emplacement actuel.

    Pendant des années, les habitants du village rwandais voisin ont pris de mauvaises habitudes, “ils venaient couper des arbres comme ils le voulaient et ils se moquaient de nous”, ou alors ils venaient avec leurs troupeaux et “massacraient nos cultures”, dit Moïse Rame, agriculteur veuf de 53 ans.”Notre armée nous aide beaucoup. Maintenant, il n’y a plus d’infiltrations”, ajoute-t-il.

    Intrigué par le rassemblement de curieux provoqué par la présence de trois journalistes de l’AFP, un petit groupe de soldats rwandais s’approche des lignes congolaises mais reste à distance. “Comment ça va aujourd’hui?”, leur lance en swahili (langue comprise largement en Afrique de l’Est) le capitaine escortant la presse. On répond par un pouce levé.

    Mais pas question d’autoriser les journalistes à traverser pour écouter ce que ceux d’en face auraient à dire. “Cela compromettrait votre sécurité”, affirme l’officier.

    AFP

  • Retour au calme à la frontière entre la RDC et le Rwanda

    Retour au calme à la frontière entre la RDC et le Rwanda

    Des soldats de RDC patrouillent à Kimbumba, à 5 km de la frontière avec le Rwanda, le 13 juin 2014

    voir le zoom : Des soldats de RDC patrouillent à Kimbumba, à 5 km de la frontière avec le Rwanda, le 13 juin 2014
     Le calme est revenu vendredi à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, où les familles ayant fui les affrontements des deux jours précédents ont commencé à rentrer chez elles.

    L’armée congolaise a néanmoins renforcé nettement sa présence dans la zone des troubles, selon trois journalistes de l’AFP arrivés sur les lieux dans l’après-midi.

    Les troubles de mercredi et jeudi ont éclaté autour de la colline de Kanyesheza, à une vingtaine de kilomètres de Goma, capitale de la province congolaise du Nord-Kivu (est).

    Minée par les conflits depuis 20 ans, la région des Kivus (Nord et Sud) est particulièrement instable et a été le berceau de plusieurs conflits régionaux.

    A Kibati, à une dizaine de kilomètres au nord de Goma, deux chars, une automitrailleuse et un véhicule de transport de troupes stationnent, bâchés, et ils rentreront à leurs base à la nuit tombée.

    Plus haut, sur le plateau de Kibumba, une vingtaine d’hommes du 321e bataillon commando s’apprêtent à ravitailler les positions avancées de l’armée congolaise à Kanyesheza, à cinq kilomètres de là. Ils rejoindront à pied leurs camarades.

    “C’est calme aujourd’hui”, dit un officier supérieur, “les Rwandais n’ont pas tiré”. Les journalistes ne seront cependant pas autorisés à aller jusqu’à la frontière où, selon l’officier, les lignes rwandaises et congolaises sont distantes de deux cent mètres environ et s’observent.

    “Le moral est au zénith”, ajoute-t-il, “nous mangeons trois fois” par jour. Selon des sources militaires, un bataillon, soit environ 750 hommes, a été déployé en renfort dans la zone.

    Les habitants rencontrés disent avoir globalement confiance dans l’armée pour les protéger, mais la vie économique tourne encore au ralenti. Le marché de l’entrée de Kibumba, d’habitude grouillant d’activité, est presque désert et plusieurs écoles n’ont pas ouvert leurs portes pour le troisième jour de suite.

     

    – Cinq corps remis à la RDC –

     

    A Buhumba, chef-lieu du groupement dont dépend Kanyesheza, les habitants des localités proches des combats qui étaient venus se réfugier sont sur le retour. Dans cette zone agricole dépourvue d’électricité, le trajet se fait à pied, sur des chemins accidentés bordés d’eucalyptus.

    “Moi, je rentre parce que les autres sont déjà rentrés”, explique Florence, une jeune femme.

    Selon le chef du groupement, Deo Makombe, il y a eu près de 2.000 déplacés. “La plupart sont rentrés”, précise-t-il.

    Leur arrivée n’a pas provoqué de perturbations massives, indique Jean Bizoza, 53 ans, expliquant qu’ils ont été hébergés par les habitants dans plusieurs villages alentours.

    La RDC et le Rwanda, qui entretiennent des relations tendues depuis des années, se sont mutuellement renvoyé la responsabilité des affrontements de mercredi et jeudi, dont les causes restent encore obscures en l’absence d’explications de sources indépendantes.

    Après plusieurs heures d’échanges de tirs à l’arme automatique mercredi à l’aube, les choses avaient dégénéré en combats à l’arme lourde dans l’après-midi.

    La situation avait commencé à s’apaiser jeudi, où des tirs d’armes lourdes avaient été entendus pendant une demi-heure en début de matinée mais n’avaient été suivis d’aucun autre incident.

    La télévision rwandaise a diffusé des images de cinq cadavres portant l’uniforme des FARDC, l’armée congolaise. Kinshasa a dénoncé une manoeuvre de propagande, affirmant n’avoir perdu qu’un soldat dans les combats.

    Le Mécanisme conjoint de vérification (JVM), organisme de surveillance de la frontière congolo-rwandaise auquel participent la RDC, le Rwanda, d’autres pays de la région et l’ONU, a enquêté jeudi après-midi sur les lieux des incidents.

    Une source au sein du JVM a déclaré vendredi à l’AFP que les cinq corps avaient été remis jeudi soir à la RDC.

    © 2014 AFP

  • Gbagbo à la CPI : retour sur plus de deux ans de bataille judiciaire

    Gbagbo à la CPI : retour sur plus de deux ans de bataille judiciaire

    laurent-gbagbo-La Côte d’Ivoire saura au plus tard vendredi si les charges retenues contre l’ancien président Laurent Gbagbo, emprisonné à la Haye depuis novembre 2011, sont confirmées. Retour sur les principaux événements qui ont rythmé une bataille judiciaire de plus de deux ans.

    C’est l’histoire d’un procès qui aura déchiré la Côte d’Ivoire avant même d’avoir été confirmé. Le procès politique de l’histoire diront certains. Celui en tout cas d’un homme qui a cristallisé autour de sa personne haine ou adoration, et dont le parcours est indissociable des crises successives de son pays.

    Vendredi 13 juin au plus tard, la Cour pénale internationale (CPI) doit donc dire si, oui ou non, elle considère que les accusations développées par la procureure Fatou Bensouda et par son prédécesseur Luis Moreno Campo contre Laurent Gbagbo sont suffisamment étayées pour que ce dernier soit jugé.

    L’accusation reproche à l’ancien président ivoirien d’avoir engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect au sens de l’article 25-3-a du Statut de de Rome, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité (meurtres, viols et autres violences sexuelles, persécution et autres actes inhumains) qui auraient été perpétrés lors des violences postélectorales entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

    Que décidera la CPI ? Les deux camps auront jusqu’au bout affiché leur confiance. La réponse de la CPI fera date dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Elle mettra fin au premier et peut-être dernier acte d’une bataille judiciaire débutée le jour de l’arrestation de Gbagbo, un certain 11 avril 2011 à Abidjan…

     

  • Nouveaux tirs d’armes lourdes à la frontière entre RDC et Rwanda

    Nouveaux tirs d’armes lourdes à la frontière entre RDC et Rwanda

    fardc-Des tirs d’armes lourdes ont de nouveau retenti jeudi matin pendant une demi-heure à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), au lendemain d’affrontements entre leurs deux armées dans cette région instable des Grands Lacs.

    Après une nuit calme, les détonations ont repris vers 08H00 (06H00 GMT) pour cesser environ une demi-heure après, ont indiqué un habitant et un responsable administratif de la zone de Kanyesheza, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Comme la veille, les deux parties se sont renvoyé la responsabilité des violences, premiers incidents de cette ampleur à la frontière entre le Rwanda et la RDC depuis la fin du mois d’octobre 2013, quand l’artillerie rwandaise avait procédé à quelques tirs ciblés pour empêcher la progression de l’armée congolaise dans son offensive finale contre les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23).

    Le Kivu est une zone particulièrement instable, d’où sont partis plusieurs conflits régionaux et où s’entrecroisent conflits fonciers et ethniques.

    Selon une source gouvernementale à Kigali, il y a eu “des tirs venant du côté de la RDC”, auxquels l’armée rwandaise n’a pas répondu. Cette version contredit celle donnée par une source militaire rwandaise, qui a parlé de nouveaux “affrontements”, mais pas “graves”.

    Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé, après le retour au calme, que “les Rwandais (avaient) tiré sur (les) positions” congolaises. Selon lui, les Forces armées de la RDC (FARDC) n’ont “pas répliqué”.

    “Nous sommes seulement en train de renforcer nos positions”, a-t-il ajouté. Un habitant de Kanyaruchinya, localité située entre Goma et Kanyesheza, a indiqué jeudi matin avoir vu passer trois chars congolais et des auto-mitrailleuses se dirigeant vers la zone des combats.

    Signe d’un possible apaisement, le Mécanisme conjoint de vérification (JVM) a été autorisé par l’armée rwandaise et les FARDC à envoyer une équipe sur les lieux, selon une source au sein de cet organisme chargé de contrôler la frontière. La RDC, le Rwanda, l’ONU et d’autres pays de la région participent au JVM, dont une équipe avait dû rebrousser chemin mercredi.

    Mercredi, un soldat congolais avait été tué dans un brusque embrasement à la frontière, au niveau de Kanyesheza. Après des affrontements à l’aube à l’arme automatique entre FARDC et troupes rwandaises, la situation avait viré aux combats à l’arme lourde dans l’après-midi.

    – Rebelles rwandais –

    Les raisons de l’accès de violence des dernières 36 heures restaient obscures jeudi.

    L’ONU a appelé la RDC et le Rwanda à faire preuve de retenue et à ramener la sécurité à leur frontière. Un habitant en territoire congolais a indiqué que “30 familles”, soit plusieurs centaines de personnes, fuyaient la frontière jeudi.

    Les relations entre le Rwanda et la RDC sont tendues depuis des années. Le régime tutsi de Kigali a combattu le gouvernement central de Kinshasa lors des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003).

    La RDC reproche au Rwanda de chercher à la déstabiliser depuis la fin de ces conflits, en soutenant les diverses milices à dominante tutsi qui se sont soulevées contre le gouvernement central de Kinshasa.

    Kigali et la RDC s’accusent aussi régulièrement d’instrumentaliser la question des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour faire avancer leurs revendications réciproques.

    Cette milice compte parmi ses fondateurs et ses plus anciens membres des personnes ayant participé activement au génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda.

    Pour les autorités congolaises, Kigali cherche à casser le processus de reddition des FDLR en créant de l’insécurité pour que, comme cela s’était produit en 2008, les membres de cette milice qui ont accepté de déposer les armes et d’être cantonnés fuient et repartent en brousse.

     AFP

  • Huit élections en 26 mois seulement: Le piège du calendrier global est la nouvelle Transition…

    Huit élections en 26 mois seulement: Le piège du calendrier global est la nouvelle Transition…

     

    Urnes de la CENI
    Urnes de la CENI

    –Ils ont coupé la poire en deux en croyant mettre d’accord Pro et Anti-calendrier Malu-Malu. Sitôt le point de presse terminé le mardi 3 juin 2014, ils sont rentrés chacun chez lui, fier de la mission accomplie. Leurs noms et fonctions par rapport à la région des Grands-Lacs : Mary Robinson, envoyée spéciale du Secrétaire général de l’Onu, Boubacar Diarra, envoyé spécial de l’Union africaine, Koen Vervaeke, envoyé spécial de l’Union européenne et Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis. Au cours de ces dernières 72 heures, c’est la jubilation dans le camp des Anti, convaincu d’avoir écrasé la Majorité et son autorité morale ! Une sorte de prélude au Mundial du Brésil. Pourtant, les “initiés” savent, eux, ce qu’ils ont gagné en réalité des empoignades : juste l’assurance d’une nouvelle Transition pour en énième partage du pouvoir. Car, en 26 mois qui nous séparent du délai constitutionnel pour la tenue de la présidentielle, tout le monde sait qu’il est techniquement impossible d’organiser les élections locales, municipales, urbaines, provinciales (avec en sus les sénatoriales et les “gouvernorales”), législatives et  présidentielle ! Moralité : est pris qui croyait prendre, ou plutôt sont pris qui croyaient prendre…

     

     

                Apollinaire Malu-Malu vraiment peut se frotter les mains, pour autant que les “soupçons” de l’Opposition lui attribuant l’intention de prolonger le mandat du Président Joseph Kabila se révèlent fondés. Car, à dater du 30 juin 2014, il faut compter 29 mois (seulement) pour atteindre le cap (fatidique ?) du 20 décembre 2016 pour les uns, du 19 décembre 2016 à minuit pour les autres.

                Or, le respect strict des prescrits de la Constitution impose la convocation du scrutin présidentiel 90 jours avant la fin du mandat du président en fonction. L’article 73 dispose, en effet, que ” Le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice“.

                Concrètement parlant, il faut déduire des 29 mois restants les trois mois constituant les quatre-vingt dix jours. Ainsi, toutes les étapes du processus électoral doivent se jouer dans un mouchoir de poche : 26 mois pleins. Et encore, en comptant à partir du 30 juin 2014, une date qu’aucun esprit rationnel ne prendrait en compte. Ceci d’un.

                De deux, le préalable du recensement administratif ne peut plus être contourné. Vital Kamerhe aura eu le mot juste en considérant que c’est un non sens d’en tenir compte pour la présidentielle et les législatives à venir sans l’appliquer aux urbaines, municipales et locales déjà programmées.

                Or, tous les experts s’accordent au moins sur ce point-là : ce n’est pas en une année, qu’il sera possible de réaliser ce recensement.

                Pour rappel, l’Udps avait boycotté en 2005 le processus référendaire et électoral au motif de non application d’une résolution du Dialogue intercongolais imposant le recensement général de la population avant toute élection; ce qui ne l’empêchera pas de ne pas en tenir compte en 2011.

                Bref, le Congo se trouve dans la quadrature du cercle consistant, d’une part, à organiser un recensement qui prendra au minimum deux ans (2014 à 2016) et, d’autre part, à organiser 8 types d’élections ne devant pas dépasser 2016.

     

    La grosse charge revient au Gouvernement

     

                Comme relevé cependant dans “LES BALISES DE NDL” mises en ligne ce jeudi 5 juin 2014 autour de midi, le vrai problème qui se pose est celui du financement. Rappel y est fait des financements du principal bailleur électoral en RDC, en l’occurrence ceux de l’Union européenne. Si en 2006, l’Union s’était engagée pour 500 millions de dollars Us, en 2011 elle s’est limitée à 67 millions, et encore pour le processus allant jusqu’à 2013.

                Certes, au cours du point de presse du mardi 3 juin 2014, la communauté internationale, par la voix de Mary Robinson et de Koen Verveake, a fait des promesses. ” On a déjà le calendrier pour les élections locales, nous voulons vraiment avoir un calendrier global pour les élections jusqu’au mois de décembre 2016“, a dit la première, relayée par le second qui a estimé qu’”ll faut nous voyions très clairement comment les différentes élections, locales, provinciales, législatives et présidentielle seront engagées, et comme ça nous, en tant que partenaire, on peut travailler ensemble avec la Céni“.

                Mais, personne cependant n’est dupe ou plutôt personne n’est censée l’être, surtout côté RDC quand on sait que les Etats-Unis, par la voix autorisée du secrétaire d’Etat John Kerry, ont annoncé juste 30 millions Usd et que ça va se limiter là. Ceci de un.

                De deux, ce serait un miracle que de voir l’Union européenne et les Etats membres faire égal ou mieux qu’en 2006.

                Finalement, toute la grosse charge revient au Gouvernement congolais qui a dû débourser 400 millions de USD pour financer la présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011.

                En d’autres termes encore, c’est à la RDC, et à la RDC seule – et encore sous le leadership de Joseph Kabila – de trouver des moyens pour organiser les huit échéances électorales recommandées par les envoyés spéciaux.

     

    Un Kabila bien en poste après 2016

     

                D’Etienne Tshisekedi à Samy Badibangi en passant par Léon Kengo, Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Félix Antoine Tshisekedi et autres les frères Joseph Olenghankoy et Emery Okundji, tout ce beau monde en est conscient : Gouvernement Matata ou Gouvernement de cohésion nationale, la RDC devra trouver l’enveloppe du défi susceptible de dépasser le milliard de dollars américains.

                Par voie de conséquence, ils connaissent, eux, le chemin à suivre : celui d’une nouvelle Transition inexorable avec, en toile de fond, le partage du pouvoir inéluctable.

                En d’autres mots, Joseph Kabila a toutes les chances de rester aux affaires après 2016 ! N’en déplaise à ceux qui ont une lecture erronée des évidences.

                Déjà, signe avant-coureur : la délégation de l’Udps aux rounds de la Monusco a oublié de révéler aux combattants ce dont il a été question lors de l’audience accordée à l’Opposition par les envoyés spéciaux. Elle n’a pas soulevé la question de l’impérium. Elle ne l’a même pas fait au cours de la rencontre organisée après à l’ambassade des Etats-Unis.

                L’image peut alors choquer d’aucuns, mais on croit se (re)trouver au palais du Pharaon où le serpent de Moïse avait avalé tous les serpents des pro-Pharaon. Comme qui dirait :  le serpent de Kabila fait d’une bouchée tous les serpents de l’Opposition plurielle.

                Le réveil risque d’être dur surtout pour celle-ci, car l’ultime bataille pour elle est de survivre au 2016 avec un Joseph Kabila bien en poste.

                Elle va devoir dire que c’est dans l’intérêt de l’Etat, de la Nation, du Peuple à des combattants qui auront, eux, vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tuée…

     

    Omer Nsongo die Lema  

  • L’abbé Malumalu promet « trois années intensives en matière électorale »

    L’abbé Malumalu promet « trois années intensives en matière électorale »

    D’une certaine manière, le président de la CENI a tenté de couper court aux réserves exprimées auparavant par les envoyés spéciaux internationaux en séjour en RDC.

    Devant la commission Justice et paix de la CENCO, l’abbé Malumalu a réitéré son intention à organiser l’ensemble d’élections dans les trois années à venir. « Durant ce cycle électoral 2013-2016, nous avons l’ambition d’organiser, l’ensemble des élections. Depuis les élections urbaines, municipales, locales, jusqu’aux élections présidentielle et aux législatives nationales en passant par les provinciales et sénatoriales. Donc nous allons vivre trois années intensives en matière électorale pour que la RDC puisse aussi améliorer sa gouvernance démocratique », a-t-il souligné.

    Pour sa part, la CENCO s’est engagée à l’éducation civique et électorale de la population sur le cycle électoral en cours. C’est ce qu’a affirmé le président de la commission épiscopale Justice et paix, Mgr Fridolin Ambongo, hier mercredi 4 juin, à l’ouverture à Kinshasa d’un séminaire électoral à l’intention des quarante-sept diocèses de la CENCO.

    Le président de la CENI, présent à la cérémonie d’ouverture des travaux s’en félicite et pense que ceci contribue à l’amélioration de l’organisation des élections.

    Par cette action, la commission épiscopale Justice et paix dit vouloir contribuer à l’émergence d’un état de droit en RDC et la consolidation de la démocratie, a souligné Mgr Fridolin Ambongo.

    « La Cenco, par la commission épiscopale justice et paix, aux approches des échéances électorales de 2015-2016, entend aiguiser la conscience du peuple et l’amener ainsi, en tant que souverain primaire, à contribuer efficacement à l’instauration d’une culture de réconciliation, du dialogue, de cohésion nationale et de paix », a-t-il déclaré.

    Le président de la CENI, l’Abbé Apollinaire Malumalu, présent à la cérémonie d’ouverture des travaux, s’en félicite et pense que ceci contribue à l’amélioration de l’organisation des élections.

    Plus de cent personnes, venues de tous les 47 diocèses de la CENCO prennent à ce séminaire qui va durer quatre jours.
    Le Potentiel

  • RDC-Brazzaville: la fin des expulsions?

    RDC-Brazzaville: la fin des expulsions?

    refoules-La RDC et le Congo discutent sur un nouvel accord de circulation entre leurs deux pays.

    Après la vague d’expulsion de ressortissants de la RDC du Congo, une nouvelle convention sur la circulation des personnes a été proposée mardi lors d’une rencontre à Kinshasa entre des délégations des deux pays.

    La convention devra être ratifiée par les assemblées nationales des Congo. Le contenu de la convention n’a pas été rendu public, mais selon des sources officielles à Brazzaville, il prévoirait que toute personne munie d’un laissez-passer et d’un passeport puisse se rendre de l’autre côté du fleuve Congo pour 72 heures.

    La seule condition est de rester dans la zone riveraine.

    Pour des durées plus longues, le visa deviendrait obligatoire. Difficile de savoir pour le moment quel impact ce nouvel accord aura sur les expulsions.

    Déjà plus de 130 mille citoyens de la RDC ont dû quitter le Congo depuis le mois d’avril. Brazzaville affirme que la grande majorité d’entre eux n’était pas en règle avec les services d’immigration.

    Les expulsés affirment avoir été brutalisés par la police. Sur ces allégations de mauvais traitements, une commission d’enquête mixte sera mise en place.

    BBC

  • Circoncision: procès de médecins

    Circoncision: procès de médecins

     
    Circoncision

    300 initiés sont décédés au cours des cinq dernières années.

    Cette semaine, le parquet sud-africain a annoncé que 23 personnes allaient être poursuivies, suite à la mort il y a un an d’au moins 30 jeunes garçons dans la province du Mpumalanga.

    Ceux-ci se sont retrouvés entre les mains de guérisseurs peu regardants sur les règles d’hygiène, et n’ont pas survécu au rite de la circoncision.

    En Afrique du Sud, lorsque l’hiver austral arrive, c’est la saison des rites d’initiation qui démarre.

    Chaque année, de nombreux jeunes hommes fidèles à leurs traditions partent, généralement en brousse, pour apprendre à devenir des hommes et être circoncis. Certains meurent pendant l’opération, d’autres sont mutilés et doivent être émasculés.

    Les autorités ont décidé de mettre un terme à ces tragédies et veulent réguler ces initiations. Il s’agit aussi d’arrêter les guérisseurs traditionnels qui ne respectent pas les règles d’hygiène. Lors des différents procès, quatre médecins et 19 guérisseurs pratiquant la circoncision vont comparaître, accusés de meurtre, d’agression et de violation de la loi sur la protection de l’enfance.

    Les chiffres officiels indiquent qu’environ 300 initiés sont décédés au cours des cinq dernières années, et 2.000 d’entre eux souffrent de blessures graves, émasculés à la suite d’une infection. Mais ces chiffres ne prennent pas en compte les jeunes hommes blessés qui finissent par se suicider, car ils ne seront jamais des “hommes”.

    Selon la législation sud-africaine, la circoncision dans le cadre de ces rites d’initiation ne peut être pratiquée que sur un jeune homme âgé de plus de 16 ans et dans des circonstances appropriées.

    rites initiation

    Chaque année, des jeunes fidèles à leurs traditions partent apprendre à devenir des hommes.

     

    Les rites d’initiation sont courants chez les Xhosas, les Sothos, les Ndébélés et d’autres ethnies sud-africaines. Les autorités de Pretoria estiment qu’il est important de maintenir la tradition, tout en souhaitant éviter de telles tragédies.

    Le gouvernement tente bien d’inculquer des règles sanitaires et de sécurité depuis plusieurs années. Il y a des écoles d’initiation, certifiées par le gouvernement. Malheureusement, la pression sociale qu’imposent les traditions est telle que beaucoup choisissent de se rendre dans des écoles illégales.

    Beaucoup de sud-africains espèrent que les procès à venir serviront d’exemple.

    BBC

  • Les soldats congolais sans solde en Centrafrique

    Les soldats congolais sans solde en Centrafrique

    Militaires FARDC
    Militaires FARDC

    -Les FARDC stationnés en République centrafricaine (RCA) sont-ils abandonnés ? Selon une source centrafricaine proche des autorités de Bangui, les 850 soldats congolais et les 150 policiers présents en Centrafrique dans la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misac) n’ont pas perçu leurs soldes depuis près de 4 mois. Ironie du sort pour cette source, les soldats congolais « font un excellent travail au sein de la Misca et sont très appréciés des Centrafricains« .

    Surveillance des anciens Séléka à Bangui

    Depuis le retrait mi-avril des troupes tchadiennes de la Misca, les soldats de la République démocratique du Congo (RDC) composent le gros des troupes africaines en RCA et se retrouvent en première ligne. Les FARDC constituent désormais une pièce maîtresse du dispositif sécuritaire déployé en Centrafrique aux côtés des 2.000 soldats français de Sangaris. Une compagnie congolaise est stationnée à Bangui, en charge de la surveillance des anciens éléments de la Séléka restés dans la capitale et encore armés. Les autres soldats sont basés à Bossangoa, Bria, Mobaye ou Batangafo, où ils ont remplacé les éléments tchadiens qui se sont retirés de la Misca.

    Une neutralité dans le conflit

    En Centrafrique, les soldats congolais ont une bien meilleure image que dans leur propre pays. Il faut dire que ce sont des troupes d’élites, les meilleures dit-on, qui ont été envoyées en RCA. « Lorsqu’ils stationnaient dans le quartier Fatima, où ils ont été remplacés par des Burundais, explique notre source centrafricaine, la population n’a cessé de les réclamer« . Contrairement aux Burundais, accusés par la population de soutenir « les musulmans« , « les Congolais affichent une neutralité autant vis à vis des anti-balakas que des ex-Séléka« , constate ce conseiller.

    « Ils vivent en revendant les packs d’eau de la Misca »

    Pourtant, les soldats congolais vivent dans des conditions « plus que précaires » en Centrafrique. En témoigne notre source proche de la présidence centrafricaine : « pour l’instant, ils n’ont pas encore touché la moindre solde. Cela fait 4 mois qu’ils sont en Centrafrique et ils n’ont qu’une seule tenue militaire. Ils n’ont pas de rechange, pas de télévision, ils dorment à même le sol et n’ont que 3 ou 4 vieilles Jeeps pour les interventions. L’armement est aussi très sommaire : ce sont essentiellement de vieilles Kalachnikovs. Les militaires n’ont pas d’argent pour acheter des crédits téléphoniques. Le service du renseignement du bataillon n’a pas d’abonnement téléphonique. Ils sont obligés d’acheter des petits crédits de 1000 F CFA pour téléphoner à ceux qui sont sur le front. Ils vivent en revendant aux Centrafricains les packs d’eau qu’offre la Misca (2.000 F CFA) pour pouvoir s’acheter des cigarettes ou des crédits téléphoniques. C’est un peu la honte« , conclut-il.

    « Les soldes incombent à la Misca » selon Kinshasa

    Un ancien officier congolais, présent en Centrafrique, s’est ému de la situation de ses ex-collègues. Il a décidé de contacter le Vice-premier ministre en charge de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, ainsi que le Chef d’Etat major général, qui a donné pour toute réponse que « la RDC était un pays post-conflit« . Pour Alexandre Luba, « il ne revient pas à la RDC de payer ses soldats, mais cela incombe à l’Union africaine« . Selon cet ancien officier congolais, la Misca aurait demandé à la RDC d’ouvrir un compte bancaire pour ses soldats en Centrafrique, ce qui aurait été fait. Il ne resterait plus qu’à la Misca de régulariser la situation. Concernant le manque de matériel et de logistique, le Vice-premier ministre congolais affirme « ne pas être au courant de la situation« .

    Les FARDC futurs casques bleus ?

    La révélation des conditions exécrables dans lesquelles travaillent les soldats congolais en Centrafrique tombe au plus mauvais moment. Les autorités centrafricaines, la France et désormais les Nations-unies qui préparent l’envoi de casques bleus en RCA, ont besoins de nouvelles troupes africaines pour composer leurs contingents. Et depuis la semaine dernière, la capitale centrafricaine renoue avec la violence après l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima. La Centrafrique pousse donc la communauté internationale pour que la RDC puisse intégrer la mission de l’ONU. François Hollande souhaite également que la RDC s’implique davantage dans la crise centrafricaine en augmentant le nombre de ses soldats. En  contre-partie, la France devrait user de son influence au Conseil de sécurité pour la RDC fasse partie intégrante de la future mission des Nations unies en Centrafrique prévue à l’automne, mais plus vraisemblablement fin 2014.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia