Author: Don Kayembe

  • Nouveaux tirs d’armes lourdes à la frontière entre RDC et Rwanda

    Nouveaux tirs d’armes lourdes à la frontière entre RDC et Rwanda

    fardc-Des tirs d’armes lourdes ont de nouveau retenti jeudi matin pendant une demi-heure à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), au lendemain d’affrontements entre leurs deux armées dans cette région instable des Grands Lacs.

    Après une nuit calme, les détonations ont repris vers 08H00 (06H00 GMT) pour cesser environ une demi-heure après, ont indiqué un habitant et un responsable administratif de la zone de Kanyesheza, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Comme la veille, les deux parties se sont renvoyé la responsabilité des violences, premiers incidents de cette ampleur à la frontière entre le Rwanda et la RDC depuis la fin du mois d’octobre 2013, quand l’artillerie rwandaise avait procédé à quelques tirs ciblés pour empêcher la progression de l’armée congolaise dans son offensive finale contre les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23).

    Le Kivu est une zone particulièrement instable, d’où sont partis plusieurs conflits régionaux et où s’entrecroisent conflits fonciers et ethniques.

    Selon une source gouvernementale à Kigali, il y a eu “des tirs venant du côté de la RDC”, auxquels l’armée rwandaise n’a pas répondu. Cette version contredit celle donnée par une source militaire rwandaise, qui a parlé de nouveaux “affrontements”, mais pas “graves”.

    Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé, après le retour au calme, que “les Rwandais (avaient) tiré sur (les) positions” congolaises. Selon lui, les Forces armées de la RDC (FARDC) n’ont “pas répliqué”.

    “Nous sommes seulement en train de renforcer nos positions”, a-t-il ajouté. Un habitant de Kanyaruchinya, localité située entre Goma et Kanyesheza, a indiqué jeudi matin avoir vu passer trois chars congolais et des auto-mitrailleuses se dirigeant vers la zone des combats.

    Signe d’un possible apaisement, le Mécanisme conjoint de vérification (JVM) a été autorisé par l’armée rwandaise et les FARDC à envoyer une équipe sur les lieux, selon une source au sein de cet organisme chargé de contrôler la frontière. La RDC, le Rwanda, l’ONU et d’autres pays de la région participent au JVM, dont une équipe avait dû rebrousser chemin mercredi.

    Mercredi, un soldat congolais avait été tué dans un brusque embrasement à la frontière, au niveau de Kanyesheza. Après des affrontements à l’aube à l’arme automatique entre FARDC et troupes rwandaises, la situation avait viré aux combats à l’arme lourde dans l’après-midi.

    – Rebelles rwandais –

    Les raisons de l’accès de violence des dernières 36 heures restaient obscures jeudi.

    L’ONU a appelé la RDC et le Rwanda à faire preuve de retenue et à ramener la sécurité à leur frontière. Un habitant en territoire congolais a indiqué que “30 familles”, soit plusieurs centaines de personnes, fuyaient la frontière jeudi.

    Les relations entre le Rwanda et la RDC sont tendues depuis des années. Le régime tutsi de Kigali a combattu le gouvernement central de Kinshasa lors des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003).

    La RDC reproche au Rwanda de chercher à la déstabiliser depuis la fin de ces conflits, en soutenant les diverses milices à dominante tutsi qui se sont soulevées contre le gouvernement central de Kinshasa.

    Kigali et la RDC s’accusent aussi régulièrement d’instrumentaliser la question des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour faire avancer leurs revendications réciproques.

    Cette milice compte parmi ses fondateurs et ses plus anciens membres des personnes ayant participé activement au génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda.

    Pour les autorités congolaises, Kigali cherche à casser le processus de reddition des FDLR en créant de l’insécurité pour que, comme cela s’était produit en 2008, les membres de cette milice qui ont accepté de déposer les armes et d’être cantonnés fuient et repartent en brousse.

     AFP

  • Huit élections en 26 mois seulement: Le piège du calendrier global est la nouvelle Transition…

    Huit élections en 26 mois seulement: Le piège du calendrier global est la nouvelle Transition…

     

    Urnes de la CENI
    Urnes de la CENI

    Ils ont coupé la poire en deux en croyant mettre d’accord Pro et Anti-calendrier Malu-Malu. Sitôt le point de presse terminé le mardi 3 juin 2014, ils sont rentrés chacun chez lui, fier de la mission accomplie. Leurs noms et fonctions par rapport à la région des Grands-Lacs : Mary Robinson, envoyée spéciale du Secrétaire général de l’Onu, Boubacar Diarra, envoyé spécial de l’Union africaine, Koen Vervaeke, envoyé spécial de l’Union européenne et Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis. Au cours de ces dernières 72 heures, c’est la jubilation dans le camp des Anti, convaincu d’avoir écrasé la Majorité et son autorité morale ! Une sorte de prélude au Mundial du Brésil. Pourtant, les “initiés” savent, eux, ce qu’ils ont gagné en réalité des empoignades : juste l’assurance d’une nouvelle Transition pour en énième partage du pouvoir. Car, en 26 mois qui nous séparent du délai constitutionnel pour la tenue de la présidentielle, tout le monde sait qu’il est techniquement impossible d’organiser les élections locales, municipales, urbaines, provinciales (avec en sus les sénatoriales et les “gouvernorales”), législatives et  présidentielle ! Moralité : est pris qui croyait prendre, ou plutôt sont pris qui croyaient prendre…

     

     

                Apollinaire Malu-Malu vraiment peut se frotter les mains, pour autant que les “soupçons” de l’Opposition lui attribuant l’intention de prolonger le mandat du Président Joseph Kabila se révèlent fondés. Car, à dater du 30 juin 2014, il faut compter 29 mois (seulement) pour atteindre le cap (fatidique ?) du 20 décembre 2016 pour les uns, du 19 décembre 2016 à minuit pour les autres.

                Or, le respect strict des prescrits de la Constitution impose la convocation du scrutin présidentiel 90 jours avant la fin du mandat du président en fonction. L’article 73 dispose, en effet, que ” Le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice“.

                Concrètement parlant, il faut déduire des 29 mois restants les trois mois constituant les quatre-vingt dix jours. Ainsi, toutes les étapes du processus électoral doivent se jouer dans un mouchoir de poche : 26 mois pleins. Et encore, en comptant à partir du 30 juin 2014, une date qu’aucun esprit rationnel ne prendrait en compte. Ceci d’un.

                De deux, le préalable du recensement administratif ne peut plus être contourné. Vital Kamerhe aura eu le mot juste en considérant que c’est un non sens d’en tenir compte pour la présidentielle et les législatives à venir sans l’appliquer aux urbaines, municipales et locales déjà programmées.

                Or, tous les experts s’accordent au moins sur ce point-là : ce n’est pas en une année, qu’il sera possible de réaliser ce recensement.

                Pour rappel, l’Udps avait boycotté en 2005 le processus référendaire et électoral au motif de non application d’une résolution du Dialogue intercongolais imposant le recensement général de la population avant toute élection; ce qui ne l’empêchera pas de ne pas en tenir compte en 2011.

                Bref, le Congo se trouve dans la quadrature du cercle consistant, d’une part, à organiser un recensement qui prendra au minimum deux ans (2014 à 2016) et, d’autre part, à organiser 8 types d’élections ne devant pas dépasser 2016.

     

    La grosse charge revient au Gouvernement

     

                Comme relevé cependant dans “LES BALISES DE NDL” mises en ligne ce jeudi 5 juin 2014 autour de midi, le vrai problème qui se pose est celui du financement. Rappel y est fait des financements du principal bailleur électoral en RDC, en l’occurrence ceux de l’Union européenne. Si en 2006, l’Union s’était engagée pour 500 millions de dollars Us, en 2011 elle s’est limitée à 67 millions, et encore pour le processus allant jusqu’à 2013.

                Certes, au cours du point de presse du mardi 3 juin 2014, la communauté internationale, par la voix de Mary Robinson et de Koen Verveake, a fait des promesses. On a déjà le calendrier pour les élections locales, nous voulons vraiment avoir un calendrier global pour les élections jusqu’au mois de décembre 2016“, a dit la première, relayée par le second qui a estimé qu’”ll faut nous voyions très clairement comment les différentes élections, locales, provinciales, législatives et présidentielle seront engagées, et comme ça nous, en tant que partenaire, on peut travailler ensemble avec la Céni“.

                Mais, personne cependant n’est dupe ou plutôt personne n’est censée l’être, surtout côté RDC quand on sait que les Etats-Unis, par la voix autorisée du secrétaire d’Etat John Kerry, ont annoncé juste 30 millions Usd et que ça va se limiter là. Ceci de un.

                De deux, ce serait un miracle que de voir l’Union européenne et les Etats membres faire égal ou mieux qu’en 2006.

                Finalement, toute la grosse charge revient au Gouvernement congolais qui a dû débourser 400 millions de USD pour financer la présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011.

                En d’autres termes encore, c’est à la RDC, et à la RDC seule – et encore sous le leadership de Joseph Kabila – de trouver des moyens pour organiser les huit échéances électorales recommandées par les envoyés spéciaux.

     

    Un Kabila bien en poste après 2016

     

                D’Etienne Tshisekedi à Samy Badibangi en passant par Léon Kengo, Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Félix Antoine Tshisekedi et autres les frères Joseph Olenghankoy et Emery Okundji, tout ce beau monde en est conscient : Gouvernement Matata ou Gouvernement de cohésion nationale, la RDC devra trouver l’enveloppe du défi susceptible de dépasser le milliard de dollars américains.

                Par voie de conséquence, ils connaissent, eux, le chemin à suivre : celui d’une nouvelle Transition inexorable avec, en toile de fond, le partage du pouvoir inéluctable.

                En d’autres mots, Joseph Kabila a toutes les chances de rester aux affaires après 2016 ! N’en déplaise à ceux qui ont une lecture erronée des évidences.

                Déjà, signe avant-coureur : la délégation de l’Udps aux rounds de la Monusco a oublié de révéler aux combattants ce dont il a été question lors de l’audience accordée à l’Opposition par les envoyés spéciaux. Elle n’a pas soulevé la question de l’impérium. Elle ne l’a même pas fait au cours de la rencontre organisée après à l’ambassade des Etats-Unis.

                L’image peut alors choquer d’aucuns, mais on croit se (re)trouver au palais du Pharaon où le serpent de Moïse avait avalé tous les serpents des pro-Pharaon. Comme qui dirait :  le serpent de Kabila fait d’une bouchée tous les serpents de l’Opposition plurielle.

                Le réveil risque d’être dur surtout pour celle-ci, car l’ultime bataille pour elle est de survivre au 2016 avec un Joseph Kabila bien en poste.

                Elle va devoir dire que c’est dans l’intérêt de l’Etat, de la Nation, du Peuple à des combattants qui auront, eux, vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tuée…

     

    Omer Nsongo die Lema  

  • L’abbé Malumalu promet « trois années intensives en matière électorale »

    L’abbé Malumalu promet « trois années intensives en matière électorale »

    D’une certaine manière, le président de la CENI a tenté de couper court aux réserves exprimées auparavant par les envoyés spéciaux internationaux en séjour en RDC.

    Devant la commission Justice et paix de la CENCO, l’abbé Malumalu a réitéré son intention à organiser l’ensemble d’élections dans les trois années à venir. « Durant ce cycle électoral 2013-2016, nous avons l’ambition d’organiser, l’ensemble des élections. Depuis les élections urbaines, municipales, locales, jusqu’aux élections présidentielle et aux législatives nationales en passant par les provinciales et sénatoriales. Donc nous allons vivre trois années intensives en matière électorale pour que la RDC puisse aussi améliorer sa gouvernance démocratique », a-t-il souligné.

    Pour sa part, la CENCO s’est engagée à l’éducation civique et électorale de la population sur le cycle électoral en cours. C’est ce qu’a affirmé le président de la commission épiscopale Justice et paix, Mgr Fridolin Ambongo, hier mercredi 4 juin, à l’ouverture à Kinshasa d’un séminaire électoral à l’intention des quarante-sept diocèses de la CENCO.

    Le président de la CENI, présent à la cérémonie d’ouverture des travaux s’en félicite et pense que ceci contribue à l’amélioration de l’organisation des élections.

    Par cette action, la commission épiscopale Justice et paix dit vouloir contribuer à l’émergence d’un état de droit en RDC et la consolidation de la démocratie, a souligné Mgr Fridolin Ambongo.

    « La Cenco, par la commission épiscopale justice et paix, aux approches des échéances électorales de 2015-2016, entend aiguiser la conscience du peuple et l’amener ainsi, en tant que souverain primaire, à contribuer efficacement à l’instauration d’une culture de réconciliation, du dialogue, de cohésion nationale et de paix », a-t-il déclaré.

    Le président de la CENI, l’Abbé Apollinaire Malumalu, présent à la cérémonie d’ouverture des travaux, s’en félicite et pense que ceci contribue à l’amélioration de l’organisation des élections.

    Plus de cent personnes, venues de tous les 47 diocèses de la CENCO prennent à ce séminaire qui va durer quatre jours.
    Le Potentiel

  • RDC-Brazzaville: la fin des expulsions?

    RDC-Brazzaville: la fin des expulsions?

    refoules-La RDC et le Congo discutent sur un nouvel accord de circulation entre leurs deux pays.

    Après la vague d’expulsion de ressortissants de la RDC du Congo, une nouvelle convention sur la circulation des personnes a été proposée mardi lors d’une rencontre à Kinshasa entre des délégations des deux pays.

    La convention devra être ratifiée par les assemblées nationales des Congo. Le contenu de la convention n’a pas été rendu public, mais selon des sources officielles à Brazzaville, il prévoirait que toute personne munie d’un laissez-passer et d’un passeport puisse se rendre de l’autre côté du fleuve Congo pour 72 heures.

    La seule condition est de rester dans la zone riveraine.

    Pour des durées plus longues, le visa deviendrait obligatoire. Difficile de savoir pour le moment quel impact ce nouvel accord aura sur les expulsions.

    Déjà plus de 130 mille citoyens de la RDC ont dû quitter le Congo depuis le mois d’avril. Brazzaville affirme que la grande majorité d’entre eux n’était pas en règle avec les services d’immigration.

    Les expulsés affirment avoir été brutalisés par la police. Sur ces allégations de mauvais traitements, une commission d’enquête mixte sera mise en place.

    BBC

  • Circoncision: procès de médecins

    Circoncision: procès de médecins

     
    Circoncision

    300 initiés sont décédés au cours des cinq dernières années.

    Cette semaine, le parquet sud-africain a annoncé que 23 personnes allaient être poursuivies, suite à la mort il y a un an d’au moins 30 jeunes garçons dans la province du Mpumalanga.

    Ceux-ci se sont retrouvés entre les mains de guérisseurs peu regardants sur les règles d’hygiène, et n’ont pas survécu au rite de la circoncision.

    En Afrique du Sud, lorsque l’hiver austral arrive, c’est la saison des rites d’initiation qui démarre.

    Chaque année, de nombreux jeunes hommes fidèles à leurs traditions partent, généralement en brousse, pour apprendre à devenir des hommes et être circoncis. Certains meurent pendant l’opération, d’autres sont mutilés et doivent être émasculés.

    Les autorités ont décidé de mettre un terme à ces tragédies et veulent réguler ces initiations. Il s’agit aussi d’arrêter les guérisseurs traditionnels qui ne respectent pas les règles d’hygiène. Lors des différents procès, quatre médecins et 19 guérisseurs pratiquant la circoncision vont comparaître, accusés de meurtre, d’agression et de violation de la loi sur la protection de l’enfance.

    Les chiffres officiels indiquent qu’environ 300 initiés sont décédés au cours des cinq dernières années, et 2.000 d’entre eux souffrent de blessures graves, émasculés à la suite d’une infection. Mais ces chiffres ne prennent pas en compte les jeunes hommes blessés qui finissent par se suicider, car ils ne seront jamais des “hommes”.

    Selon la législation sud-africaine, la circoncision dans le cadre de ces rites d’initiation ne peut être pratiquée que sur un jeune homme âgé de plus de 16 ans et dans des circonstances appropriées.

    rites initiation

    Chaque année, des jeunes fidèles à leurs traditions partent apprendre à devenir des hommes.

     

    Les rites d’initiation sont courants chez les Xhosas, les Sothos, les Ndébélés et d’autres ethnies sud-africaines. Les autorités de Pretoria estiment qu’il est important de maintenir la tradition, tout en souhaitant éviter de telles tragédies.

    Le gouvernement tente bien d’inculquer des règles sanitaires et de sécurité depuis plusieurs années. Il y a des écoles d’initiation, certifiées par le gouvernement. Malheureusement, la pression sociale qu’imposent les traditions est telle que beaucoup choisissent de se rendre dans des écoles illégales.

    Beaucoup de sud-africains espèrent que les procès à venir serviront d’exemple.

    BBC

  • Les soldats congolais sans solde en Centrafrique

    Les soldats congolais sans solde en Centrafrique

    Militaires FARDC
    Militaires FARDC

    -Les FARDC stationnés en République centrafricaine (RCA) sont-ils abandonnés ? Selon une source centrafricaine proche des autorités de Bangui, les 850 soldats congolais et les 150 policiers présents en Centrafrique dans la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misac) n’ont pas perçu leurs soldes depuis près de 4 mois. Ironie du sort pour cette source, les soldats congolais « font un excellent travail au sein de la Misca et sont très appréciés des Centrafricains« .

    Surveillance des anciens Séléka à Bangui

    Depuis le retrait mi-avril des troupes tchadiennes de la Misca, les soldats de la République démocratique du Congo (RDC) composent le gros des troupes africaines en RCA et se retrouvent en première ligne. Les FARDC constituent désormais une pièce maîtresse du dispositif sécuritaire déployé en Centrafrique aux côtés des 2.000 soldats français de Sangaris. Une compagnie congolaise est stationnée à Bangui, en charge de la surveillance des anciens éléments de la Séléka restés dans la capitale et encore armés. Les autres soldats sont basés à Bossangoa, Bria, Mobaye ou Batangafo, où ils ont remplacé les éléments tchadiens qui se sont retirés de la Misca.

    Une neutralité dans le conflit

    En Centrafrique, les soldats congolais ont une bien meilleure image que dans leur propre pays. Il faut dire que ce sont des troupes d’élites, les meilleures dit-on, qui ont été envoyées en RCA. « Lorsqu’ils stationnaient dans le quartier Fatima, où ils ont été remplacés par des Burundais, explique notre source centrafricaine, la population n’a cessé de les réclamer« . Contrairement aux Burundais, accusés par la population de soutenir « les musulmans« , « les Congolais affichent une neutralité autant vis à vis des anti-balakas que des ex-Séléka« , constate ce conseiller.

    « Ils vivent en revendant les packs d’eau de la Misca »

    Pourtant, les soldats congolais vivent dans des conditions « plus que précaires » en Centrafrique. En témoigne notre source proche de la présidence centrafricaine : « pour l’instant, ils n’ont pas encore touché la moindre solde. Cela fait 4 mois qu’ils sont en Centrafrique et ils n’ont qu’une seule tenue militaire. Ils n’ont pas de rechange, pas de télévision, ils dorment à même le sol et n’ont que 3 ou 4 vieilles Jeeps pour les interventions. L’armement est aussi très sommaire : ce sont essentiellement de vieilles Kalachnikovs. Les militaires n’ont pas d’argent pour acheter des crédits téléphoniques. Le service du renseignement du bataillon n’a pas d’abonnement téléphonique. Ils sont obligés d’acheter des petits crédits de 1000 F CFA pour téléphoner à ceux qui sont sur le front. Ils vivent en revendant aux Centrafricains les packs d’eau qu’offre la Misca (2.000 F CFA) pour pouvoir s’acheter des cigarettes ou des crédits téléphoniques. C’est un peu la honte« , conclut-il.

    « Les soldes incombent à la Misca » selon Kinshasa

    Un ancien officier congolais, présent en Centrafrique, s’est ému de la situation de ses ex-collègues. Il a décidé de contacter le Vice-premier ministre en charge de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, ainsi que le Chef d’Etat major général, qui a donné pour toute réponse que « la RDC était un pays post-conflit« . Pour Alexandre Luba, « il ne revient pas à la RDC de payer ses soldats, mais cela incombe à l’Union africaine« . Selon cet ancien officier congolais, la Misca aurait demandé à la RDC d’ouvrir un compte bancaire pour ses soldats en Centrafrique, ce qui aurait été fait. Il ne resterait plus qu’à la Misca de régulariser la situation. Concernant le manque de matériel et de logistique, le Vice-premier ministre congolais affirme « ne pas être au courant de la situation« .

    Les FARDC futurs casques bleus ?

    La révélation des conditions exécrables dans lesquelles travaillent les soldats congolais en Centrafrique tombe au plus mauvais moment. Les autorités centrafricaines, la France et désormais les Nations-unies qui préparent l’envoi de casques bleus en RCA, ont besoins de nouvelles troupes africaines pour composer leurs contingents. Et depuis la semaine dernière, la capitale centrafricaine renoue avec la violence après l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima. La Centrafrique pousse donc la communauté internationale pour que la RDC puisse intégrer la mission de l’ONU. François Hollande souhaite également que la RDC s’implique davantage dans la crise centrafricaine en augmentant le nombre de ses soldats. En  contre-partie, la France devrait user de son influence au Conseil de sécurité pour la RDC fasse partie intégrante de la future mission des Nations unies en Centrafrique prévue à l’automne, mais plus vraisemblablement fin 2014.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • English-The Eastern Democratic Republic of the Congo -Conflict: A long running fiasco and its lessons for regional policy makers

    English-The Eastern Democratic Republic of the Congo -Conflict: A long running fiasco and its lessons for regional policy makers

    The conflict in the East of the Democratic Republic of Congo (DRC) has severely damaged social and economic development in Kivu, a region in the DRC where the long running conflict is taking place. Nevertheless, any belief that the DRC’s eastern neighbouring countries, namely Burundi, Rwanda and Uganda, have economically benefited from the instability in the east of the DRC can evidently be challenged. It is becoming clear that the East of the DRC conflict is a big disruption to long-term economic prospects for the countries of the Great lakes region and for the Eastern African Economic Community as a whole. An account of wasted economic development opportunities for regional citizens due to this conflict remains a fiasco to incumbent regional policy makers that aspiring regional policy makers should draw lessons from.

    Kivu Region

    congo3The East of the DRC has encountered conflicts since the country gained its independence in 1960. The worse conflict hit the region in the late 1990’s and is still going on. The area affected by the conflict in the east of the DRC is the “Kivu region”. With an estimated area of 120,000 Km square of land and 12 million inhabitants. The North and South Kivu region (see map) are bigger than Burundi and Rwanda combined and the region is not as densely populated as Burundi, Rwanda and Uganda. The Kivu region is known for its highly fertile soil in the North and for having abundant deposits of valuable minerals such as Cassiterite, Gold, Coltan, Wolframite, Prochlore, diamonds, amethysts and tourmaline, dispersed throughout the North and South of the region.
    The ongoing conflict in the Kivu region is among the deterrents for the region’s social and economic development for decades. The death toll in the region as a result of the conflict is estimated at six million and counting. The region’s citizens continue to go through psychological and physical sufferings including appalling women rape and forced displacement due to frequent wars that are continuously taking place in the region. The environment is also at stake as wherever displaced people are settling, deforestation is occurring. The ongoing smuggling of timber is exacerbating the environment. The eastern DRC conflict has turned the Kivu region into a hostile environment for investment despite its abundant resources which span from minerals, land, forestry, tourism attractions and a potential two billions barrels of oil deposits that lay deep in the Lake St Albert close to the border with Uganda. While it is clear that Kivu has been losing enormously out of the ongoing instability in the region, claims that neighbouring countries of the Kivu region, namely Burundi, Rwanda and Uganda have economically gained out of that instability are unceasingly. In my view such claims can evidently be challenged. The following is a list of wasted economic opportunities for Burundi, Rwanda and Uganda’s citizens as a result of the ongoing conflict in Kivu.

    Loss of opportunity to develop trade cooperation

    The conflict in Eastern DRC has never enabled Burundi, Rwanda and Uganda to build strong and long lasting relations with the DRC. This was partly because of these countries alleged involvements in the conflict in Kivu region. Had good relationships been fostered between the DRC, Burundi, Rwanda and Uganda, a trade cooperation aiming at capitalising on the natural resources of Kivu region to promote the economic development of the entire Great Lakes region could have been ideal and worked on. This would have been achieved through engaging cooperation discussions with the DRC through the Economic Community of the Great Lakes Countries (CEPGL), a sub-regional organisation set up among other reasons to promote trades between Burundi, Democratic Republic of Congo and Rwanda in 1976. Uganda could have pulled into the CEPGL in the same way that Burundi and Rwanda joined the East African Community (EAC) in 2009. Unfortunately, due to the eastern DRC conflict and strained relationships with DRC, Burundi, Rwanda and Uganda have missed out an opportunity to exploit their geographical proximity advantage with the natural resource rich Kivu region and subsequently promote sustainable social and economic progress in their respective countries. Recently DRC introduced visa requirements on Rwandans crossing into the Congo through the Rusizi-Bukavu border. Whilst the reasons for taking such decision is still unknown, it has been reported that the decision has already taken a toll on the border communities in the area, as it has disrupted trade and education to Rwandans students who attend school in the DRC. It remains a puzzle how Burundi, Rwanda and Uganda will resolve the fractious relationship with DRC so that the desired economic cooperation with the Kivu region is established. It is in everyone’s interest after all.

    Market monopoly and loss of revenue

    The Eastern DRC conflict has enabled the smuggling of the Kivu region’s natural resources towards the world markets through Burundi, Rwanda and Uganda. However, this does not imply that these countries’ economies as a whole have benefited from the illicit trade.

    Firstly, the plundering and trading of DRC natural resources has only benefited individuals involved in such activities and not the economies of their respective countries. For instance, the business of trading the east of the DRC‘s natural resources is a monopoly, as it is open to only those with the power and the capacity to coordinate the supply chain of plundered natural resources from within a conflict zone to the world markets.

    Secondly, the revenue from trading plundered natural resources of Kivu region is not invested towards developing any of the Great lake member’s countries. In contrast, the revenue from smuggled mineral trade is reinvested towards financing further looting and trading of the minerals from the Kivu region and the rest reinvested far away from the region through blurred and illicit transactions. A recent report on illicit financial flows[1] from developing countries by the Global Financial Integrity of 2012 reveals that on average Burundi lost $74 million through illicit financial transaction between 2002 and 2011, for Rwanda the figure was $211 million and for Uganda it was $739 million. Whether or not, all or a portion of these millions of money illegally taken away from these countries came from the trade of smuggled minerals from Kivu region, cannot be confirmed. However, among the effects of illicit financial outflows relevant to Burundi, Rwanda and Uganda’s economies are a reduction of tax collection and investment inflows and worsening of poverty while the rich continue to become richer.

    Economic growth versus instability in Eastern DRC

    It is often argued that the instability in eastern DRC has benefited the economies of Burundi, Rwanda and Uganda. In my view such claim needs to be re-examined. The high economic growths that are said to have been achieved by these countries from smuggling and trading the natural resources from eastern DRC region are not inclusive. The majority of the population from these countries have not truly benefited from their country’s economic growth.

    According to the International Monetary Funds estimates, Burundi, Rwanda and Uganda economies have on average expanded remarkably from late 1990’s up until 2012. Burundi’s growth was 3%, Rwanda’s 8.5% and Uganda’s 6.6%. However, these economic growths mask high inequalities in the human development of the citizens from these countries.  The most recent human development report reveals that Rwanda and Uganda’s human development index (HDI) levels have been increasing. However, when these HDI levels are discounted for inequality in education, health and income, the levels become low, as they were in 1980s. This means that the human development for the majority of the population in these countries has not improved despite the high economic growth said to have been achieved by smuggling and trading the natural resources from eastern DRC region (see table below).

    The outstanding economic achievements made by these countries are being undermined by the conflict in the east of DRC. For instance, in 2005 the International court of Justice ordered Uganda to pay $6 – $10 billion to the Democratic Republic of Congo to compensate for five year occupation of the eastern DRC[2]. The reimbursement of this compensation is a significant unforeseen capital outflow from Uganda treasury that will have a great impact to the country’s economic development. Aid donors have also suspended and delayed payments to Rwanda in 2013 due to its alleged involvement in the DRC conflict. The International Monetary Fund has highlighted in the article IV of 2013 on Rwanda that such a delay of aid payment is a crucial challenge to Rwanda’s economic development. In fact Rwanda missed its forecasted economic growth of 6.6 percent in 2013. The country only achieved a 4.6% growth due to cuts in the country’s budgetary support by aid donors.

    Other often disregarded economic losses

    Some of the overlooked facts that affect the economic progress of the DRC’s eastern neighbouring countries as a result of the instability in the Kivu region, include the tarnished reputation and the loss of integrity of particularly Rwanda and Uganda within the international community. It is on this same international, economic and political circle that these countries rely on to promote their economic and social development. Due to their tarnished reputation, some foreign investors may abstain from investing in Rwanda and Uganda.

    The impact of continuous influx of DRC refugees into the DRC’s neighbouring countries due to the eastern of DRC conflict conflicts should also be taken into consideration. The UNHCR estimates that in 2013 there were 75,000 refugees in Rwanda and if the conflict in the DRC continues the number of refugees in the country for 2014 may rise to almost 91,000 persons. Uganda is said to be hosting over 66,000 Congolese refugees as per July 2013. By the beginning of 2014, Burundi has been anticipated to be hosting over 50,000 refugees, most coming from the DRC. This increasing number of refugee influx in these countries could put even more pressure on limited financial and land scarcity that the citizens of Burundi, Rwanda and Uganda already experience.

    Finally, the flow of human capital consisting of young men and women – in most cases children – from Burundi, Rwanda and Uganda that is recruited by different stakeholders involved in the conflict is detrimental. In March 2013 Human Rights watch reported that an estimated 20,000 Ugandan children have been abducted by the rebel Lord’s Resistance Army (LRA) – a rebel group involved in the east of DRC conflict – during the 16 years fight between the rebel group and the Ugandan government. The same source reported that in June 2012, between 200 and 300 Rwandans were recruited in Rwanda to fight alongside M23 forces, a rebel group that has also been fighting with the Congolese government army in the East of DRC. If this human capital were to be managed efficiently, it could have been a crucial asset to employ towards realising these countries ‘respective social and economic development.

    Mounting economic losses

    Further conflicts in the region will worsen the economic and social development of the Great lakes regions. These will have extra repercussions on key economic sectors of Rwanda and Uganda namely the tourism and natural resource sectors. Rwanda and Uganda’s tourism sectors are important for these countries’ economies. According to the World Bank data, international tourism receipt in Rwanda and Uganda was 35% and 24% of the total export in 2010 respectively. Further conflict will put at risk the tourism in both Rwanda and Uganda. This is because the most attractive tourism attractions for Rwanda and Uganda, namely the Volcanoes National Park of Rwanda and Mgahinga Gorilla National Park of Uganda, known to host the rare and extraordinary mountain gorillas, are located closer to their borders with DRC, where the fighting has been taking place. Enduring conflict in the east of the DRC will to some point diminish the numbers of tourists as they perceive these attractions to be located within or close to a conflict zone.

    Furthermore, Rwanda has natural gas deposits under Lake Kivu whilst Uganda has 3.5 billion deposits of oil barrels in Lake Albert. Given that these resources are located in a slight proximity of the conflict area, any outbreak of war close to these lakes could decelerate gas exploration in Rwanda and oil production in Uganda. Thus, impede future social and economic development of both countries. Lastly, evidence of alleged involvement of Rwanda in the conflict in the east of DRC will lead to further aid cuts which will then decrease the country’s economic performance affecting its credit rating level the country uses to raise capital in the international money market.

    Overall, claims that Burundi, Rwanda and Uganda’s economies have benefited from the instability in the Eastern DRC must be substantially supported with solid evidence. The aforementioned account clearly demonstrates that the instability in Eastern DRC benefited very few individuals involved in the trade of looted natural resources to the very detriment of the social and economic development of the ordinary people from the DRC, Burundi, Rwanda and Uganda.

    A hazard to the East African Community

    congo2The eastern DRC conflict showed how dangerous it could be when it extended its strain amongst the East African Community (EAC) member states. In doing so, it threatened to destroy the existing relationship of its members and subsequently put at risk the economic cooperation between the citizens of the EAC. The EAC is the regional intergovernmental organisation of the Republics of Burundi, Kenya, Rwanda, Uganda and the United Republic of Tanzania. The aims of the EAC are to widen and deepen cooperation among the partner states in, among other, political, economic and social fields for their mutual benefit. The community established a Customs Union in 2005 and Common Market Act in 2010. This means that the entire region offers a consumer base of more than 130 million people.

    Moreover, the EAC has numerous projects that if realised could bring about more economic prospects to its citizens. For instance, EAC member states plan to construct new railway lines that could see landlocked countries members of the EAC namely Burundi, Rwanda and Uganda having access to the Indian ocean via the port of either Dar Es Salaam in Tanzania or Mombasa in Kenya. However, the EAC’s good intentions for its entire members were disrupted by conflict in Eastern DRC as the conflict’s strain extended among states within the organisation. Tensions rose between Tanzania and Rwanda after Tanzania suggested Rwanda to negotiate with the FDLR, a Rwandese armed rebel group in the East of the DRC. This was followed by a war of words between Rwanda and Tanzania. Subsequently, Tanzania was isolated within the EAC. To some extent Tanzania had to officially complain to the EAC Council of Ministers for being side-lined in the bloc. The worse that could have happened is that Tanzania would have withdrawn from the EAC taking with it all the economic opportunities it could have offered to other member countries of the EAC. These include Tanzania’s consumer base of 45 millions people, commercial opportunities from trading the country’s abundant natural gas, uranium and other minerals, Tanzania’s location as a gateway to Malawi, Zambia and Mozambique markets and to the Indian Ocean, the good relationship Tanzania has with the natural rich DRC and the good reputation it has within the international community for having embraced and practicing democratic values. All these are significant advantages which other members of the EAC do not necessarily have and which they could to some extent capitalise on towards achieving the EAC’s economic and political objectives. Fortunately, Tanzania did not withdraw from the EAC for the obvious reasons that other members of EAC also have economic advantages that the country could benefit from. However, the experience remains an example of how the east of DRC conflict could be a disruption to the achievements of the EAC.

    A hindrance to the EAC’s economic prosperity

    congo4The conflict also constitutes a great risk of blocking the economic prospect of the EAC if it is not ended peacefully.  Last year, Tanzania and Kenya announced two complementary projects aiming at renovating the ports of Dar Es Salam in Tanzania and the port of Mombasa in Kenya and overhauling the transport corridors linking all EAC members ‘countries to the Indian Ocean. The subject transport corridors to be revamped are the northern and central corridors. The northern corridor development (blue line on the map) is controlled by Kenya and will link Uganda, Rwanda, Ethiopia, South Sudan and eastern DRC. Tanzania controls the development of the central corridor (red line on the map) which will link Rwanda, Burundi, Uganda and additionally the eastern part of the DRC, Zambia, Zimbabwe and Malawi. Once the development of these transport corridors has been completed and are operational, channelling imports to any member country of the EAC will be easier. Consequently, this will increase commercial activities within the EAC and attract investments, particularly to the EAC’s landlocked countries because transport from and to the Indian Ocean would have been made more accessible.

    The main challenge for the EAC is how its members will fully capitalise on the transport corridors for export purposes considering that members of the community are primarily importers.  The corridors will comparatively increase the export in the region if EAC members develop a manufacturing industry consisting of exporting processed products to the world markets. The glitch is that to develop a manufacturing industry requires the region to invest not only in transport, but also in electricity generation projects.  The EAC member countries being primarily importers do not have abundant tangible goods to export towards the world markets and make the most out of the developed transportation corridors. However, Eastern DRC has lavish minerals and timber which need to be shipped to the world markets. Once the corridors have been extended until this region, the EAC members will be able to profit of its developed transport corridors for export purposes. However, this can only be achieved if the conflict in the east of the DRC has ceased and the EAC members are willing to support the DRC in developing its mining and timber industry for the benefit of the entire Great Lakes region and the EAC.  Otherwise, the conflict in the Kivu region will remain a significant obstacle to fully capitalising on the development of the transport corridor routes for export purposes and ultimately prevent the EAC from maximising its economic prospect potential.

    The way forward

    In order to move forward one has to take advantage of the fact that the DRC is open to undertake trade and development projects with other countries worldwide. For instance, in September 2007, the DRC and China signed a cooperation agreement which has the potential to transform the DRC’s economic standing and at the same time benefit China. The deal was that China provides $9 Billion of finance for nationwide construction of roads, railways, hospitals, schools and dams as well as for mine development. In exchange DRC agreed to provide China with up to ten million tonnes of copper and hundreds of thousands of tonnes of cobalt from mines in the south-eastern province of Katanga.  The deal has raised a lot of concern and critics amongst different stakeholders in the DRC and on the international stage which led to the deal being revised. However, it remains a concrete example illustrating that the DRC wishes to build trade and development cooperation with other countries.
    Another example is an agreement that the DRC signed with South Africa in October 2013. The two countries signed a cooperation treaty to jointly develop the Inga III Dam whereby South Africa will purchase at $12 billion, 2,500 MW of the total 4,300 MW that the dam will produce once completed[3]. The project to develop the Inga III is said to be the largest hydroelectric project in the world with the potential to power half of the African continent. It is claimed that once completed, the hydropower scheme will provide cheaper and readily available energy and allow Africa’s industrial and manufacturing industry to take off.

    It is evident that the DRC would like to capitalise on its resources and build trade relations with countries that possess the capital and concrete development project ideas. Most importantly, these are countries that have courteous approaches to DRC’s sovereignty and the Congolese people. China and South Africa, being the leading economies in their respective regions, have the capital to invest in the DRC and the projects that these countries have decided to invest in are seemingly solid and positive. The most outstanding of all – that policy makers in the Great lakes and EAC should learn from and follow suit – is the approaches that China and South Africa have used to convince the Congolese to work with them.

    China and South Africa have used a soft power approach to build economic cooperation with DRC. Soft power is opposed to hard power which resorts to economic incentives and military strength. China’s soft approach with the DRC and other African countries consists of China portraying itself as sharing a similar vision on mutual economic benefits. Furthermore, through the concept of South-South cooperation and the promotion of an alternative model of partnership as a political legitimacy, China has peacefully gotten its tight grip on the natural resources of the DRC.

    South Africa’s soft power approach in building economic cooperation with the DRC was based on the ubuntu concept. After signing the crucial treaty on the Grand Inga Hydropower, the President of South Africa said: “In the spirit of ubuntu, which means “I am because we are” and which is a core principle underpinning the world of the South African government, we will continue to stand side by side with the DRC”.[4]

    Will the policy makers of the Great Lakes and the EAC learn from China and South Africa and formulate constructive approaches to capitalise on their proximity with the rich Kivu region in the East of the DRC?  Will they really be able to promote sustainable economic development in the Great lakes region and the East of African community? Or they will also be remembered for wasting economic development opportunities?

    It could be argued that it is idealistic for policy makers in the Great Lakes and EAC community to forge economic cooperation with the DRC because of the political issues in the region. But yet again, one has to wonder about the added value of politics that favour individual enrichment through conflict to the detriment of regional economic development. Perhaps this is the time for reflection and change.

    Written by Aimé Sindayigaya , edited by Jules Niyibizi

    The views expressed by the author in the above article are solely the author’s personal views and not his employer.

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    [1] A report by the UN Economic Commission for Africa (UNECA) entitled The state of governance in Africa: The Dimension of Illicit Financial flows as a Governance Challenge, classifies illicit money into three main forms 1) the proceeds of theft, bribery and other forms of corruption by government officials, 2) the proceeds of criminal activities including drug trading, racketeering, counterfeiting, contraband and terrorist financing, and 3) the proceeds of tax evasion and laundered commercial transactions.

    [2] http://www.theguardian.com/world/2005/dec/20/congo.uganda

  • Kabila juge inacceptable la renaissance du défunt CIAT

    Kabila juge inacceptable la renaissance du défunt CIAT

    Écrit par Le Potentiel
    http://www.digitalcongo.net/dc_video/100186-0-1.jpg

    Ferme rappel à l’ordre aux diplomates accrédités à Kinshasa
     
    Sans ambages, le président Kabila a dénié aux diplomates accrédités à Kinshasa, le droit de s’immiscer dans la gestion des affaires prévues dans la Constitution en vigueur. Les institutions de la République fonctionnent normalement. Il est hors de question que l’ex-Comité international d’accompagnement de la transition (CIAT), qui est une structure « sui generis », ne reprenne du service après son enterrement en 2006.
     
    Saluant l’amélioration de la situation sécuritaire du pays, après la déconfiture du M23, la neutralisation en cours des ADF/Nalu et la démobilisation des FDLR entamée depuis le vendredi 30 mai 2014, Joseph Kabila invite les pays amis à soutenir la croissance congolaise par des investissements massifs.
     
    Revenant à la charge, le chef de l’Etat a fustigé la mollesse à la limite de la complicité des pays partenaires nommément cités qui encouragent et semblent entretenir à l’intérieur de leurs frontières respectives, le phénomène « Combattant », en ce que ces « activités » procèdent par des voies de faits sur les officiels congolais en mission. Un rappel à l’ordre qui met en avance la souveraineté de la RDC qui a déjà organisé les concertations nationales.
     
    Ci-dessous, l’intégralité du communiqué rendu public par le ministre des Médias, Lambert Mende.
     
    COMMUNIQUE OFFICIEL
     
    Le président de la République, chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange, a reçu ce samedi 31 mai 2014 au Palais de la Nation tous les ambassadeurs ainsi que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies accrédités en République démocratique du Congo.
     
    Ont pris part à cette audience:
     
    1.     Le président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko;
    2.     Le Président du Sénat, l’Honorable Léon Kengo wa Dondo;
    3.     Le ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, Son Excellence Raymond Tshibanda Ntungamulongo;
    4.     Le ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Son Excellence Richard Muyej Mangez Mans;
    5.     Le ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la nouvelle citoyenneté, Son Excellence Lambert Mende Omalanga;
    6.     Le directeur du cabinet du président de la République, M. Gustave Beya Siku.
     
    Après un mot d’introduction du ministre des Affaires étrangères, le chef de l’Etat a pris la parole pour sa communication qui a porté respectivement sur:
     
    – La situation sécuritaire du pays,
    – L’état de l’économie,
    – Le processus de consolidation de la démocratie, La diplomatie.
     
    I. La situation sécuritaire
     
    Abordant la situation sécuritaire du pays, le président de la République s’est félicité de la victoire militaire de novembre 2013 sur les forces négatives du M23 qui avaient repris en 2012 le flambeau de la déstabilisation de l’Est de la RD Congo. Il a signalé que jusqu’à cette défaite du groupe armé le plus nocif dans cette partie du territoire, la priorité pour la RDC a été de pacifier durablement l’ensemble du territoire national pour éviter la réédition de la triste expérience vécue en 2009 avec le CNDP. La déroute du M23 juxtaposée à celle en cours de l’ADF-NALU et de la LRA autant que le désarmement volontaire des FDLR qui vient de s’amorcer illustrent que la RDC est sur une bonne voie pour sa pacification, a indiqué le chef de l’Etat avant d’attirer l’attention du corps diplomatique sur le lien de causalité qui existe entre la paix et l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans le pays.
     
    Le chef de l’Etat a en outre déclaré que la paix ne dépendait pas que de la RD Congo et qu’il fallait pour y parvenir, s’assurer de la bonne foi de ceux des pays voisins qui sont devenus des acteurs clés dans les perturbations vécues à l’Est du Congo. De même, Il a épinglé le développement économique comme un remède efficace à la déstabilisation compte tenu du fait que la pauvreté est également un facteur de violence.
     
    II. Situation économique
     
    Exprimant Sa satisfaction devant l’amélioration constante de la situation macroéconomique du pays, le chef de l’Etat a fait part à ses invités de sa volonté de rattraper le temps perdu en guerres, séditions et destructions. Il leur a demandé d’aider la RDC en appuyant les nouveaux investissements qui sont possibles maintenant du fait du retour de la stabilité.
     
    III. Politique : Consolidation du processus démocratique
     
    Au chapitre politique, le président de la République a rappelé qu’il avait convié tous les acteurs politiques et sociaux aux concertations nationales de fin 2013 dans le but de construire la cohésion nationale face aux défis multiformes qui menaçaient la pacification de la RDC. Il a informé la Communauté Internationale de ce que ces concertations nationales ont abouti à une série de Résolutions pertinentes en cours ou en voie d’application comme la loi d’amnistie, le recensement administratif et le gouvernement de cohésion nationale. Il a fait remarquer qu’à ce jour les institutions publiques fonctionnaient normalement et que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) était opérationnelle conformément à la Constitution et aux lois congolaises en vigueur.
     
    S’agissant de l’expulsion brutale et sans avertissement de nos compatriotes du territoire du Congo-Brazzaville qui préoccupe tous les Congolais aujourd’hui, le président a annoncé la tenue d’une Commission mixte Congo/Brazzaville — Congo/Kinshasa à partir de ce lundi à Kinshasa afin de dégager des solutions acceptables.
     
    Il a annoncé la mise en priorité, conformément à la loi et aux vœux des concertations nationales du recensement et de l’identification de la population congolaise qui conditionnent non seulement de bonnes élections mais aussi la stabilité et le développement du pays. Faisant allusion aux rumeurs sur de nouvelles concertations entre des formations politiques et la CENI dans une chancellerie, le président de la République a rappelé que le Comité international d’accompagnement de la transition mis en place en 2003 n’avait été qu’une structure « sui generis » qui a cessé d’exister en 2006 et qu’actuellement la RDC, pays souverain qui n’est pas en crise institutionnelle ne peut accepter la réédition, même sous un autre forme, du défunt CIAT qui ne fut pas une expérience très heureuse.
     
    II a dénoncé les initiatives de certains de nos partenaires extérieurs qui donnent l’impression de vouloir créer anarchiquement des structures parallèles aux institutions légitimes en place en RDC pour gérer des questions relevant constitutionnellement de ces dernières. Pareilles initiatives seraient, selon le chef de l’Etat, nulles et de nul effet car ne répondant à aucune sollicitation des institutions étatiques de la RDC qui n’est pas un pays sous tutelle.
     
    Il a condamné ces initiatives qui projettent un mauvais signal en encourageant des entités anomiques réfractaires à la loi et dont les discours irresponsables et les accointances avec les forces négatives se sont manifestées à travers leur refus délibéré de participer aux concertations nationales.
     
    Le président a dit sa surprise de voir des représentants de pays démocratiques qui n’ont de cesse de mettre en quarantaine les partis extrémistes chez eux offrir dans leurs chancelleries une tribune aux partis extrémistes en RDC. « On peut certes se dire des vérités entre amis mais dans ce qui se passe ici, il ne s’agit pas que d’amitié. Il s’agit aussi d’intérêts nationaux du peuple Congolais dont nos institutions sont comptables» a-t-il dit en engageant ses interlocuteurs à respecter dorénavant le cadre légal qui existe pour les échanges car les missions diplomatiques n’ont pas vocation à devenir les Quartiers généraux pour des réunions sur des questions relevant de la politique intérieure.
     
    II. Diplomatie
     
    S’adressant spécifiquement à la Belgique, à la Grande-Bretagne, aux USA et à la France, le chef de l’Etat a clos son adresse en évoquant le phénomène dit des “combattants” qui désigne des groupes de membres des colonies congolaises dans ces pays qui se sont spécialisés ces derniers temps dans des actes de délinquance et/ou de criminalité contre la RDC derrière l’alibi de la lutte pour la démocratie.
     
    Il a souligné que la tolérance et l’impunité de ce phénomène par ces pays dans lesquels il se développe au vu et au su de tous risque de mettre à mal nos relations car il s’agit moins du confort des officiels congolais de passage qui sont houspillés, voire agressés ici et là que de l’idéologie de la haine ethnique que ces bandes véhiculent ouvertement et impunément à Londres, Paris, Bruxelles et New York et qui menace la paix, la sécurité nationale et la coexistence pacifique des communautés ayant en partage le territoire de la RDC.
     
    Pour le chef de l’Etat, il est incompréhensible que des pays amis qui partagent avec nous la nécessité d’éradiquer, au besoin par les armes, les idéologies négatives, dangereuses pour l’existence même de nos peuples et de notre pays les tolèrent ou les encouragent chez des délinquants en provenance de la RDC à l’intérieur de leurs frontières.
     
    Fait à Kinshasa, le 31 mai 2014
     
    Lambert MENDE OMALANGA
    Ministre des Médias, chargé des Relations avec et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté
  • Muntubile Santos critique l’organisation de l’équipe nationale

    Muntubile Santos critique l’organisation de l’équipe nationale

    Santos Mutubile. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo-L’entraîneur des Léopards locaux, Muntubile Santos a critiqué l’organisation du football de la RDC, en particulier la sélection nationale des Léopards. Au cours d’un point de presse qu’il a organisé samedi 31 mai à Kinshasa, il a principalement fustigé « le rôle néfaste de la coordination de l’équipe nationale ». Revenant sur la campagne des Léopards au championnat d’Afrique des nations (Chan) qui s’est joué en janvier dernier, il a insisté sur le respect des joueurs et des entraîneurs.  Selon lui, rien n’était programmé. Ni la prime des joueurs, ni le terrain des matchs amicaux, ni encore des chambres d’hôtel. Lorsqu’il y avait grogne des Léopards en Afrique du Sud, le coordonnateur des équipes nationales avait déclaré que les joueurs étaient délogés de l’hôtel qu’ils occupaient. Ce que Muntubile Santos avait démenti.

    « C’est passé mais ce n’est pas correct. On devrait respecter les joueurs et les entraîneurs ».
    La troisième édition du Chan s’est jouée en Afrique du Sud du 11 janvier au 1er février 2014. Au mois de novembre 2013, le coach Santos avait publié la liste des vingt-six joueurs présélectionnés qui devraient se rendre à Johannesburg pour leur préparation.  Mais avant d’effectuer ce voyage, les joueurs locaux avaient refusé de quitter le pays avant de toucher leurs primes.
    « On a quitté Kinshasa le 28 [décembre], alors qu’on devrait le faire le 24. Quand on a raté le voyage, j’ai demandé aux joueurs de regagner leurs familles respectives pour la fête de Noël», a affirmé Muntubile Santos.
    Ayant appris la grogne des joueurs dans leur lieu d’hébergement, le président de la Fédération congolaise de football association (Fecofa), Constant Omari, est venu s’enquérir de la situation. Mais ce n’était pas facile pour lui de convaincre les joueurs, fâchés, et toujours en attente de leurs primes, a raconté l’entraîneur des Léopards locaux.
    « Le président de la Fédération est venu à l’hôtel où étaient logés les joueurs. Les joueurs ne voulaient pas prendre l’avion pour l’Afrique du Sud. Ils réclamaient leurs primes. Quand le président est venu, je lui ai dit de rentrer et l’ai assuré que j’allais causer avec mes joueurs, parce que ce sont mes poulains. Je les ai convaincus. J’ai sorti mon argent de poche et je le leur ai donné. J’ai demandé aux cadres de l’équipe de convaincre aussi les autres. Ce qui fût fait », assure-t-il.
    Loin de travailler dans la tranquillité, d’autres problèmes se sont posés une fois arrivés en Afrique du Sud, a dénoncé Muntubile Santos, qui a indiqué que le coordonnateur de l’équipe nationale n’a pas été à la hauteur de ses tâches.
    « Arrivés à Johannesburg, le coordonnateur des équipes nationales nous a envoyé son secrétaire. Le coordonnateur n’était même pas venu là où étaient les joueurs.  On a ensuite pris le transport pour Polokwane. On a  fait trois heures de route au lieu de deux comme me l’avait dit son secrétaire. On n’est arrivé vers 2h50’. On n’avait toujours pas vu le coordonnateur de l’équipe », a ajouté le coach des Léopards locaux.
    « Chassés comme des chiens »
    L’équipe devrait commencer les entraînements au lendemain de son arrivée à Polokwane. Mais ils ont été butés à un autre problème : celui du terrain des entraînements. Et pendant ce temps, a insisté Muntubile Santos, le coordonnateur des équipes nationales, sensés prendre tous ces contacts n’était toujours pas visible.
    « Le lendemain, on devrait s’entraîner. J’ai demandé où était le coordonnateur et on m’a dit que le coordonnateur était dans sa chambre, et on m’a donné un numéro de chambre fictif.  Après on se rendra compte qu’il était dans une chambre luxueuse », a regretté le coach des Léopards locaux.
    Deux jours après la première tentative qui avait échoué, l’équipe est allée s’entraîner non loin de leur hôtel. Mais Santos s’est dit surpris que ce terrain ne fût pas loué.
    « Nous sommes partis nous entraîner dans un terrain qui n’était même pas loué. Les policiers nous ont chassés comme de petits chiens. Nous croyions que le coordonnateur allait s’y mettre pour nous trouver un bon terrain mais rien n’a été fait », a déclaré Muntubile Santos.
    Il a affirmé que c’est l’intendant des Léopards, Bageta Dikilu qui est venu leur dire que l’ancien gardien des Léopards Marcel Mayala pouvait leur trouver un terrain d’entraînement.
    « On nous a amené dans un camp militaire. J’aurai encore voulu jouer dans un champ de patates. Les joueurs se sont entraînés sur un terrain sans tracés. Je me suis renseigné combien coûtait le frais de location, on m’a dit que ça coûtait 250$ pour 10 à 15 jours. Or dans leurs factures ce n’était pas 250$. Les joueurs se sont aussi plaints de l’état de terrain où nous nous entraînions », lâche-t-il d’un ton furieux.
    Un autre problème que relève Muntubile Santos est celui du match amical raté entre la RDC et le Mozambique prévu en janvier dernier.
    « Le coordonnateur m’a appelé pour me dire que deux joueurs de cette équipe ne devraient pas jouer, parce que leurs tuteurs avaient refusé. Mais je me suis dit que ce n’était pas une raison parce qu’une sélection a toujours 21 joueurs. Une heure après, il m’a appelé pour me dire que cette équipe était diminuée de 7 joueurs», avant de poursuivre :
    « Après on n’apprendra que le Congo a demandé l’argent : 25 000$. On a dit à l’équipe adverse que le Congo était délogé de l’hôtel, qu’on buvait de l’eau du robinet, etc. Cette équipe là aurait envoyé 32 000$. Cet argent est entré dans la poche de qui » ?
    Muntubile Santos dit avoir posé cette question au coordonnateur des équipes nationales qui lui aurait répondu :
    « Dieu le père a dit qu’il n’y a pas match ».
    Le coach des Léopards locaux a précisé que lorsqu’il a voulu savoir qui était « Dieu le père » et quand il a menacé de s’adresser à la presse sur tout ce qui se passait, le coordonnateur lui a demandé de le faire « parce que de toutes les façons, il allait dégager de l’équipe ».
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