Author: Don Kayembe

  • Kerry: “Kabila doit respecter la Constitution en vue de la présidentielle 2016 en RDC”

    Kerry: “Kabila doit respecter la Constitution en vue de la présidentielle 2016 en RDC”

    John_Kerry-Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, doit respecter la Constitution de son pays qui lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016, a déclaré dimanche à Kinshasa le secrétaire d’Etat américain John Kerry.
    “Je crois que [le président Kabila] a clairement en tête le fait que les Etats-Unis d’Amérique sont intimement convaincus […] que le processus constitutionnel doit être respecté”, a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères américain, John Kerry à l’issue d’une rencontre avec le président congolais. “C’est ainsi que l’on renforce un pays. Je n’ai aucun doute sur le fait que l’héritage du président Kabila sera défini par les progrès qu’il a fait, en particulier l’année dernière, en vue de la résolution de la question sécuritaire dans l’Est du pays, et sur le plan économique”, a dit M. Kerry, faisant référence à la victoire de l’armée congolaise sur les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23) fin 2013. “C’est un homme jeune qui dispose encore d’un temps considérable pour apporter sa contribution à son pays”, a estimé le secrétaire d’Etat. “Les Etats-Unis d’Amérique pensent qu’un pays est renforcé, que son peuple éprouve du respect pour leur nation et leur gouvernement quand le processus constitutionnel est mis en oeuvre comme il convient et qu’on s’attache à le faire respecter”, a encore dit M. Kerry. Arrivé au pouvoir par voie successorale à la mort de son père, Laurent-Désiré Kabila, en 2001, Joseph Kabila est âgé de 42 ans. Elu chef de l’Etat en 2006 à l’occasion des premières élections libres du Congo indépendant, il s’est maintenu au pouvoir pour cinq années de plus à l’issue d’un scrutin contesté par l’opposition et la communauté internationale.

    (Belga)

  • Le secrétaire d’Etat Kerry exhorte le président Kabila à ne pas briguer un troisième mandat

    Le secrétaire d’Etat Kerry exhorte le président Kabila à ne pas briguer un troisième mandat

    Le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les Etats-Unis fourniront 30 millions de dollars pour des élections « transparentes et crédibles » en RDC.
    Les Etats-Unis se disent prêts à aider à financer les efforts de stabilisation et d’édification de la démocratie en République démocratique du Congo. Toutefois, Washington veut des assurances du président congolais, Joseph Kabila, qu’il quittera ses fonctions à l’expiration de son mandat actuel.

    Au cours des entretiens privés qu’il a eus, dimanche, à Kinshasa, avec le président Kabila, le secrétaire d’Etat américain John Kerry l’a exhorté à respecter la Constitution, qui lui interdit de briguer un troisième mandat en 2016. Il n’est pas clair si le président Kabila s’est engagé à ne pas se porter candidat.

    M. Kerry sur les berges du Congo, près de l'ambassade américaine à Kinshasa
    M. Kerry sur les berges du Congo, près de l'ambassade américaine à Kinshasa

    Le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les Etats-Unis fourniront 30 millions de dollars pour des élections « transparentes et crédibles » en RDC.

    kabila-kerry-Il a félicité le gouvernement du président Kabila pour ses efforts dans la lutte contre les milices ethniques dans les provinces du Kivu, dans l’Est du pays.

    Les Etats-Unis continueront d’aider à améliorer les conditions de vie dans cette région, a assuré John Kerry.

    Le secrétaire d’Etat américain s’est rendu dimanche à l’hôpital Saint Joseph situé dans la commune de Limete à Kinshasa. Cette structure sanitaire reçoit l’appui de l’USAID pour traiter les femmes victimes de fistules. John Kerry a salué le travail mené par une activiste des droits de l’homme, Mme Julienne Lusenge.

    A son arrivé samedi à Kinshasa, le secrétaire d’Etat Kerry s’était réjoui de la libération des observateurs internationaux depuis plus d’une semaine par des séparatistes pro-russes dans l’Est de l’Ukraine.

    Avant la RDC, John Kerry était, vendredi, à Juba  où il a lancé un nouvel appel aux factions sud-soudanaises pour qu’elles fassent la paix. Il a exhorté le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar à amorcer des négociations directes pour mettre un terme à la sanglante guerre qui embrase leur pays.

    Samedi, en Ethiopie, le chef de la diplomatie américaine s’est prononcé sur le sort de 267 collégiennes nigérianes enlevées par des individus armés le mois dernier, et qui sont toujours portées disparues. Les Etats-Unis soutiendront les efforts du Nigeria en vue de traduire en justice les auteurs de ce crime, a-t-il déclaré.

    John Kerry regagnera Washington lundi après un arrêt en Angola.

    Par VOA
  • Washington demande à Kabila de ne pas se représenter en 2016

    Washington demande à Kabila de ne pas se représenter en 2016

    kerry- kabila-Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, doit respecter la Constitution de son pays qui lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016, a déclaré dimanche à Kinshasa le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

    “Je crois que [le président Kabila] a clairement en tête le fait que les Etats-Unis d’Amérique sont intimement convaincus [. . . ] que le processus constitutionnel doit être respecté”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères américain, John Kerry à l’issue d’une rencontre avec le président congolais.

    Jeuneafrique
  • CPI coup de tonnerre: Le procureur avoue n’avoir aucune preuve contre Blé Goudé. Me Kaufman « Blé Goudé n’a pas l’intention de moisir ici »

    CPI coup de tonnerre: Le procureur avoue n’avoir aucune preuve contre Blé Goudé. Me Kaufman « Blé Goudé n’a pas l’intention de moisir ici »

    ble goude-Le procureur avoue n’avoir aucune preuve contre Blé Goudé. Il demande plus de moyens. La défense oppose un refus catégorique.

    Une conférence de mise en état dans l’affaire Blé Goudé contre le procureur s’est tenue le 1er mai 2014 en présence de la juge unique de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI), Silvia Fernandez de Gurmendi.

    Charles Blé Goudé, très serein, était présent alors que la procureure Fatou Bensouda était absente. Elle était représentée par le procureur Mc Donald.
    Il s’agissait de discuter de questions de procédure. Le début de l’audience de confirmation des charges dans cette affaire est fixé au 18 août 2014.

    A l’entame des débats, la Juge Unique de la Chambre Préliminaire Mme Silvia Fernandez de Gurmendi a interrogé l’accusation sur le dépôt des éléments de preuves contre le ministre Blé Goudé, président du Congrès panafricain des jeunes patriotes (Cojep).

    Mais coup de tonnerre, le procureur Mac Donald a exprimé ses inquiétudes sur l’incapacité de son bureau à tenir les délais pour le dépôt des éléments de preuves. « Nous travaillons avec les Etats. Et c’est très difficilement que les réponses à nos requêtes adressées à ces Etats arrivent », dira-t-il, demandant plus de temps à la Chambre préliminaire pour présenter ses éléments de preuves.
    Pour Mac Donald, l’accusation ayant déjà l’affaire Gbagbo sous la main, cette nouvelle affaire Blé Goudé vient augmenter sa charge de travail.

    Il a alors argué le manque de ressources insuffisantes de son bureau pour conduire les investigations. « Le Bureau du Procureur n’a pas de ressources pour faire ce travail », a-t-il plaidé.
    A la suite du Bureau du Procureur, la Juge Unique Mme Silvia Fernandez de Gurmendi a interrogé la défense.
    Maître Nick Kaufman, l’avocat de M. Blé Goudé, prenant la parole à la suite du bureau du procureur, a tenu à saluer Mme la juge Silvia Fernandez de Gurmendi, avant de balayer du revers de la main les arguments de l’accusation qui pour lui ne tiennent pas la route, et exiger que les éléments de preuves contre son client soient fournis dans les délais requis. « La communication des éléments, qu’ils soient publics ou confidentiels, doit être immédiate. Et bien avant la date qu’a indiquée M. Mac Donald du bureau du procureur », a-t-il déclaré avec insistance.
    Puis Me Kaufman d’avertir la Cour: « Mon client n’a pas l’intention de moisir dans les cellules de la CPI ».
    Il s’est ensuite inscrit en faux contre le prétendu manque de moyens soulevés par le bureau du procureur pour ne pas tenir les délais. La date limite pour le depot des preuves est fixée au 6 juin 2014.
    D’un ton ironique et avec fermeté, il a dit : « M. Mac Donald évoque le manque de ressources. Eh bien qu’il sache que la défense n’a pas de ressources non plus ». Il a donc demandé à la Cour de ne pas accorder de délai supplémentaire à l’accusation : « La chambre préliminaire ne devait pas suivre l’accusation dans la mesure où l’Affaire Gbagbo a déjà été longue et que l’accusation a eu 2ans et demi pour faire les enquêtes. Bien plus, Mme la Procureure a elle-même reconnu qu’il s’agit pratiquement des mêmes éléments de preuves dans les deux affaires. Si l’accusation ne trouve pas d’éléments de preuves contre M. Charles Blé Goudé, C’est parce que ces preuves n’existent pas. C’est tout ».

    Reprenant la parole, Mme la Juge Silvia Fernandez de Gurmendi a demandé à l’accusation si elle voulait présenter des témoins pour la Confirmation des charges.
    Monsieur Mac Donald a estimé qu’il n’avait pas de témoins à présenter, à ce stade. La défense a quant à elle indiqué que si cela s’avérait nécessaire, elle pourrait présenter des témoins le moment venu.
    Par la suite, la juge Silvia Fernandez de Gurmendi a demandé à l’accusation et la défense de dévoiler le contenu de leurs différents accords, afin de permettre à toutes les parties de gagner du temps.

    Michèle Laffont
    Correspondante permanente aux Pays Bas

  • Qui sont les 100 nouveaux bénéficiaires de la loi d’amnistie ?

    Qui sont les 100 nouveaux bénéficiaires de la loi d’amnistie ?

    Cour Supreme de Justice
    Cour Supreme de Justice

    -Kinshasa a rendu public mercredi une liste de 100 nouveaux amnistiés. On y trouve notamment des adeptes du mouvement politico-religieux Bundi dia Kongo, des ex-M23, des miliciens Kata Katanga et des proches de Diomi Ndongala.

    C’est la “deuxième vague des personnes bénéficiaires de la loi d’amnistie” en RDC. Le 30 avril, le gouvernement congolais a publié une liste de 100 nouveaux amnistiés, parmi lesquels 25 miliciens séparatistes Kata Katanga, 10 adeptes du mouvement politico-religieux Bundi dia Kongo, 5 ex-rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), le groupe dit “Imperium” constitué de proches de l’opposant Diomi Ndongala, mais aussi l’ancien député Muhindo Nzangi, qui avait été condamné en août 2013 à trois ans de prison pour offenses au chef de l’État.

    Une première liste d’amnistiés reprenant quelque 50 noms avait été publiée le 19 avril par le ministère de la Justice. “Il n’y a donc pas lieu de désespérer car des listes d’amnistiés continueront à être publiées au fur et à mesure que les actes d’engagement des personnes éligibles à ce pardon de la nation parviendront à qui de droit”, a rassuré mercredi Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, soulignant que “même pour les auteurs de crimes graves non couverts par la loi d’amnistie, le président [Joseph Kabila] et le gouvernement préfèrent les voir revenir eux aussi dans leur pays pour pouvoir s’expliquer, se justifier dans le respect du principe de la présomption d’innocence”.

    Makenga, Lumbala et colonel Tshibangu non amnistiables

    Dans ce dernier lot, on retrouve entre autres le député déchu Roger Lumbala, qui n’est plus retourné au pays depuis septembre 2012. L’opposant qui se réclame “fidèle à Étienne Tshisekedi” est “non amnistiable”, a réaffirmé, le 30 avril à Jeune Afrique, le porte-parole du gouvernement congolais. On le soupçonnerait d’avoir été complice de “recrutement d’enfants soldats” lors de l’insurrection du colonel déserteur John Tshibangu. Un crime exclu du champ de l’amnistie. “Mais s’il estime qu’il n’y est pour rien, le gouvernement l’encourage alors à rentrer au pays pour se défendre devant la justice”, ajoute Lambert Mende.

    Mais, dans cette “deuxième vague” de personnes amnistiées, on retrouve sept personnes impliquées dans le mouvement insurrectionnel du colonel John Tshibangu. De quoi rassurer Roger Lumbala. “Si on amnistie les personnes qui sont accusées d’avoir été avec nous, pourquoi nous ne serions pas amnistiables”, s’interroge-t-il, “confiant” de la suite des événements. Selon lui, tout ne serait qu’une question de temps. “Une fois que j’aurai rempli le formulaire [acte d’engagement à ne plus récidiver], tout sera réglé”, répète-t-il.

    “Il peut toujours rêver”, lui rétorque Lambert Mende qui rappelle que “même dans le M23, il y a des personnes amnistiables et d’autres qui ne le sont pas pour avoir commis des crimes graves, à l’instar de Sultani Makenga”, l’ancien chef de la rébellion. “Il en est de même de John Tshibangu et de Roger Lumbala que la justice accuse d’avoir été en première ligne dans la commission de certains crimes graves qui ne sont pas amnistiables”, martèle le ministre.

    Jeune Afrique

  • OPÉRATION « MBATA YA BAKOLO » :  LA PRESSE KINOISE MANIPULE L’INFORMATION SUR LE DROIT DE SÉJOUR DES RESSORTISSANTS DE RDC.

    OPÉRATION « MBATA YA BAKOLO » : LA PRESSE KINOISE MANIPULE L’INFORMATION SUR LE DROIT DE SÉJOUR DES RESSORTISSANTS DE RDC.

     CARTE DE SEJOURDepuis un moment « Nerrati-Press » dénonce la manipulation de l’opération « MBata Ya Bakolo » par la presse zaïroise. Preuve, l’information relayée et les images des vidéos, l’on remarque facilement, les sujets de RDC détenir une carte consulaire, ce qui n’est pas du tout un titre pour séjourner légalement au Congo-Brazzaville.

     Beaucoup de nos compatriotes et frères de RDC n’ont jamais vu, à quoi ressemble la carte de séjour congolaise ? la carte de séjour au Congo coûte 450 000 CFA, elle est donné à ceux qui travaillent dans des entreprises, c’est à dire la main d’œuvre qualifiée et pour un long séjour sur place ! Et ceux qui exerce une activité commerciale enregistrée reconnue par les autorités administratives

    Pour un ressortissants de la RDC, désirant séjourner au Congo, la carte de séjour n’est pas obligatoire, le sujet Zaïrois jouit d’un « laisser passer » valable 1 ans et délivré par les autorités de son pays. Les intéressés sont priés de se faire signaler aux consulats de RDC afin de se faire enregistrer et obtenir, ainsi, une carte consulaire, durant tout le séjour au Congo-Brazzaville.

    Cependant, il faut sortir tout les 3 mois pour revenir de nouveau sur le territoire nationale afin que le « laisser-passer » demeure valable. Pour obtenir une carte de résident, le ressortissant de RDC doit justifier d’une embauche dans une entreprise.

    Si les ressortissants de RDC croient que détenir une carte consulaire, c’est détenir un titre de séjour !
    Si la presse kinoise réussit a bien manipuler l’information et entraîner les opinions nationales des deux pays voisins !

    Manifestement, nous concluons : Ces deux gouvernement sont incapables de bien communiquer.

    Nous sommes attachés à la sécurité, à la démocratie, à la lutte contre la corruption et l’impunité … Nous sommes parfaits à ceux qui défendent l’honnêtété, le mariage, la monogamie, la famille, l’hétérosexualité … Par conséquent « Nerrati-Press » ne condamne pas l’opération « MBata Ya Bakolo », mais dénonce son concept.

     

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

  • Séjour de John Kerry: Vous avez dit “intérêts américains” au Congo !

    Séjour de John Kerry: Vous avez dit “intérêts américains” au Congo !

     

    John_Kerry-En réalité, ces intérêts ne sont ni dans les ressources minières, pétrolières, gazières ou énergétiques, ni dans les ressources végétales, animales ou environnementales, encore moins dans les ressources humaines. Les “intérêts américains” au Congo sont le Congo en tant qu’Etat ! Une relecture de l’histoire du pays de l’Association Internationale Africaine (AIA) à la République Démocratique du Congo en passant par l’Etat Indépendant du Congo (EIC), le Congo-Belge, la République du Congo et la République du Zaïre permet de circonscrire et de pénétrer cette évidence…

     

     

                L’annonce pour le samedi 3 mai 2014 de l’escale à Kinshasa du secrétaire d’Etat américain John Kerry – en provenance d’Addis-Abeba (siège de l’Union africaine) et en partance pour  Luanda (présidence en exercice de la Cirgl) – confirme, si besoin est, la conviction des leaders d’opinion congolais dans la “tutelle” américaine.

                La preuve, c’est la bousculade qui s’observe dans les rangs des partis politiques et des ONGDH. L’ambassade des Etats-Unis serait débordée de sollicitations si bien que pour faire entendre leurs voix, certains font déjà publier leurs messages dans les médias. Cas de la “Lettre ouverte au Secrétaire d’Etat américain, John Kerry” parue dans le journal “Le Potentiel” ce vendredi 2 mai 2014 sous la signature de Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de l’ONG “Journaliste en Danger”. Dans l’avant dernier et le dernier paragraphes, on lire : ” La mission de notre Organisation, c’est de nous efforcer à préserver la liberté, la sécurité et la dignité des journalistes qui risquent leur vie à cause de leur travail et qui nous appellent à l’aide. Mais elle est aussi de tenter de prévenir des drames avant qu’ils ne surviennent. Il est encore temps de faire baisser la fièvre qui s’est emparée déjà de notre pays et qui monte dangereusement vers l’horizon 2016. Il vous suffit d’être convaincu par nos arguments et d’agir en conséquence“. Tshivis ne laisse donc pas à John Kerry le libre choix d’apprécier.

                Il le contraint carrément de prendre ses propos pour parole d’évangile.

                Il n’est pas seul. Voici presqu’une dizaine de jours, une vingtaine d’ONGDH réunissant 36 délégués en ont appelé à l’échec de la Majorité aux élections 2016, c’est-à-dire à la victoire de l’Opposition, au nom du principe d’alternance démocratique ou politique !

                Là aussi, le peuple n’a pas le libre choix d’apprécier.

     

    Disposer du Congo…

     

                En fait, depuis l’enclenchement du processus démocratique le 24 avril 1990, l’activité politique est rythmée sur la position des Occidentaux en général, des Américains en particulier. Les Congolais agissent plus par rapport à ce que pense Washington qu’à ce que pense Kinshasa.

                L’explication est à trouver dans l’histoire même de l’Association Internationale Africaine de laquelle est issu l’Etat Indépendant du Congo. Toutes les recherches sont unanimes à ce sujet :

    – primo, les Etats-Unis avaient pris sous leur protection tous les bateaux battant pavillon AIA;

    – secundo, une bonne partie du financement des explorations d’Henry Morton Stanley pour le compte du roi Léopold II provenaient des Américains;

    – tertio, bien que de nationalité anglaise, le journaliste Henry Morton Stanley était naturalisé américain lorsqu’il entreprenait ces expéditions;

    – quarto : la première conférence internationale à laquelle les Etats-Unis avaient pris part est celle de Berlin 1885,

    – quinto : à l’issue de cette conférence, les Etats-Unis n’avaient pas signé l’Acte général de Berlin réglementant pourtant l’exploitation du commerce dans le bassin du Congo. Comme pour dire qu’ils n’ont jamais reconnu le partage de l’Afrique !

                Certes, la colonisation belge est arrivée en 1908. Mais, la vérité est que les guerres de 1914-1918 et de 1940-1945 ayant sérieusement ruiné l’économie belge, c’est avec des capitaux occidentaux – dont américains – que la “puissance coloniale” va se redresser elle-même et redresser en même temps le Congo-Belge.

                Toutes les recherches sont encore unanimes à ce sujet : Washington avait fortement pesé sur la décision de la métropole d’accorder l’Indépendance à sa colonie. La suite est connue : depuis 1960, les Etats-Unis croient disposer du Congo au nom de leurs “intérêts”.

     

    Pas en “quémandeurs rampants” mais en “ayants droit”

     

                Quels sont alors ces intérêts-là ? Car, même si le pays passe pour un scandale géologique et agricole, à peine peut-on trouver dans l’annuaire de la Fec les raisons sociales de grosses industries américaines présentes dans l’exploitation minière, pétrolière, gazière, énergétique, végétale, animale ou environnementale.

                Il est vrai qu’à une certaine époque, de grosses enseignes comme General Motors, Goodyear, City Bank, Pan Am étaient visibles sur la place de Kinshasa. C’était avant le pillage de 1991. Depuis, à peine les voit-on…

                Le Congo apparaît donc comme un champ mis en jachère.

                Or, cette mise en jachère est la pire des politiques que la Maison-Blanche ait jamais  actionnées pour l’Afrique en général, l’Afrique centrale et les Grands-Lacs en particulier. Toutes les stratégies et tous les stratagèmes conçus par Washington pour affaiblir le leadership naturel de la RDC en faveur de l’un ou l’autre des pays voisins sinon des “voisins” lointains ont jusque-là produit des effets contraires. Au nombre desquels l’insécurité qui se développe en métastases : Lybie, Tunisie, Mali, Nigeria, Centrafrique, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi, Rdc…

                Faut-il cependant reconnaître à la décharge de Washington la propension des Congolais à rester dans le maternage alors que, pour autant qu’ils se considèrent comme “sujets américains”, ces Congolais sont en droit d’influer sur la politique de la Maison-Blanche, du Département d’Etat ou du Pentagone par rapport à la RDC. Non en y allant en quémandeurs rampants (comme on continue de le faire 54 ans après l’Indépendance), mais en “ayants droit”.  Simplement parce que les “intérêts américains” au Congo, c’est le Congo.

                Il se fait malheureusement que bien des leaders d’opinion RDCongolais n’ont jamais cherché à prendre conscience de la force qu’ils sont et qu’ils représentent.

                Ils se disputent les sympathies de John Kerry. Exactement comme ils l’ont fait avec Hillary Clinton, Susan Rice, Madeleine Albright, Andy Young, Herman Cohen.

               

    Omer Nsongo die Lema             

  • Des dizaines de milliers de personnes rapatriées en RDC après leur expulsion du Congo

    Des dizaines de milliers de personnes rapatriées en RDC après leur expulsion du Congo

    KIN-REFOULEDepuis début avril, une vaste opération d’expulsion vise les ressortissants de RDC installés au Congo voisin. Les autorités de Kinshasa parlent désormais de plusieurs dizaines de milliers de rapatriés.

    Les expulsions de ressortissants de République démocratique du Congo (RDC) installés au Congo-Brazzaville se poursuivent. Mardi 29 avril, des centaines de Congolais ont de nouveau afflué afflué au Beach Ngobila, le port de Kinshasa.

    En début d’après-midi, la troisième barge de la journée assurant la traversée du fleuve Congo entre les capitales des deux pays a déversé un nouveau flot de passagers. Gens de tous âges partis avec le maximum de choses (matelas, vaisselle, effets personnels) ou au contraire ayant tout abandonné, la foule est ensuite conduite en bus spécialement affrétés par les autorités locales pour une identification et une assistance offerte à la maison de la commune de Kinshasa, l’une des mairies d’arrondissement de la mégalopole kinoise. La foule se partage entre Congolais expulsés par les autorités de Brazzaville et ceux qui ont décidé de partir d’eux-mêmes.

    Proche de la barre des 40 000 expulsions

    Les rapatriements se succèdent quotidiennement depuis que les autorités du Congo-Brazzaville ont lancé, le 3 avril, l’opération policière “Mbata ya bakolo” (“La gifle des aînés”, en lingala) visant les étrangers en situation irrégulière dans le pays, mais tout particulièrement les Congolais de l’ancien Zaïre, officiellement après une recrudescence de la délinquance violente.

    Selon un agent de la Direction générale de migration à la maison communale de Kinshasa, près de 30 000 retours ont été dénombrés samedi, et les arrivées, depuis ce jour, se succèdent à une rythme quotidien d’environ 3 000 rapatriements. Lundi, le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, avait indiqué que l’on approchait de la barre des 40 000 expulsions.

    Mercredi, la Voix des sans Voix, l’une des principales ONG de défense des droits de l’Homme à Kinshasa, avait accusé le Congo d’expulser de façon “barbare” des ressortissants de la RDC clandestins ou soupçonnés de banditisme, parlant de “traitements cruels, inhumains ou dégradans”, et dans certains cas de “viols, extorsions de biens et brimades”.

    Hostilité vis-à-vis des “Zaïrois”

    Le porte-parole du gouvernement de Brazzaville n’avait pas pu être joint mardi pour donner l’estimation officielle des retours de ressortissants de la RDC depuis le 3 avril. Officiellement, la police congolaise reconnaît qu’ il y a eu quelques bavures, et 17 de ses membres ont été radiés pour leur agissements pendant l’opération. Selon la préfecture de police, 500 jeunes gens qui étudiaient à Kinshasa sont rentrés à Brazzaville il y a quelques jours par crainte de représailles.

    Tous les nouveaux arrivants aux Beach de Kinshasa n’ont pas été expulsés. Beaucoup racontent avoir fui le pays voisin à cause du climat de défiance ou d’hostilité vis-à-vis des “Zaïrois” qui règne sur l’autre rive, et qui a été exacerbé selon eux depuis le retour de ces étudiants.

    La RDC est l’un des pays les plus pauvres du monde et le Congo-Brazzaville, un peu plus développé, offre l’espoir d’une vie meilleure. Plusieurs dizaines de milliers de ressortissants de la RDC vivent en République du Congo, pays dont la population avoisine les quatre millions d’habitants. A Brazzaville, ils exercent toutes sortes de métiers peu qualifiés : vendeurs à la sauvette, cordonniers ambulants, éboueurs, chauffeurs de taxi, receveurs de bus…

    (Avec AFP)

  • English:Republic of Congo expels 50,000 citizens of neighboring Congo

    English:Republic of Congo expels 50,000 citizens of neighboring Congo

    CONGOLAI REFOULES – Republic of Congo has expelled more than 50,000 citizens of the Democratic Republic of Congo over the past month, authorities in Kinshasa said on Thursday, a move rare on this scale in the relations between the two neighbors.

    Officials in Brazzaville, capital of the Republic of Congo, said the operation is aimed at ending a crime wave linked to foreigners, and that all those living in the country illegally, not just those from the DRC, were being targeted.

    The Kinshasa government has expressed concern about the way in which the operation was being carried out but said it is seeking to resolve the issue through diplomatic channels.

    “As of yesterday, we had counted 52,226 people expelled from Brazzaville,” Andre Kimbuta Yango, the governor of Kinshasa, told Reuters. The operation, dubbed the “Slap that hurts” in the local language, Lingala, began on April 3.

    There are strong ethnic and commercial ties between the capitals of the two countries, which are separated by the Congo River. While there are sporadic political tensions, expulsions on this scale are rare.

    Those who were forced to leave Brazzaville and did not have places to sleep in Kinshasa are being put up in an open air stadium.

    “I have lived in Brazzaville since 2010 and have all my papers in order. But the police ripped them up, accusing me of being a member of the gangs,” said one expelled woman who did not want to give her name.

    Hugues Ngoulondele, mayor of Brazzaville, said some of the police in the Republic of Congo had been punished for abuses but the operation was part of a security crackdown.

    “For some time, we have noticed an increase in violent criminality in Brazzaville that has been blamed on foreigners, including those from Cameroon, DRC and Chad, who are here illegally,” he said.

    Communities on both sides of the river speak the same language and boats ferry goods and people between the two cities. There is a longstanding plan to build a bridge across the Congo River to link the two cities.

    However, tensions have flared in the past, often over one side hosting exiles from the other.

    Tunda Ya Kasende, DRC’s deputy foreign minister, said Kinshasa was worried by some of the methods being used by authorities across the river. He did not specify the methods.

    “Our aim is to protect the population. The diplomatic channels are open,” he said.

    (Reporting by Bienvenu-Marie Bakumanya; Writing by David Lewis; Editing by Mohammad Zargham).

    (Tire de chicagotribune.com)

  • Les deux Congo et l’opération « Mbata ya bakolo » : le tandem Sassou-Kabila serait-il en train de réussir son coup ?

    Les deux Congo et l’opération « Mbata ya bakolo » : le tandem Sassou-Kabila serait-il en train de réussir son coup ?

    kabila-Sassou-Depuis plusieurs semaines, le monde social et politique congolais est hanté par l’opération inhumaine baptisée « Mbata ya bakolo » en français « La gifle des grands ». Opération dont un climat de tensions, de haines et de terreur est orchestré et imposé aux congolais habitant les deux rives du fleuve Congo.

    Loin de revenir sur tous les rebondissements que cette opération a connus, le Noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, a cherché à comprendre d’une part « le sens de cette opération » dans une période dont deux hommes ayant la corde au cou grâce aux exigences constitutionnelles soutenues par la première puissance économique et militaire du monde, pourraient être conduits à quitter le pouvoir au grand bonheur du peuple congolais tout entier; et d’autre part « le comportement des opposants du Congo Brazzaville » qui, dans un élan incompréhensible de solidarité se seraient engagés d’organiser des manifestations ensemble avec des combattants du Congo Kinshasa.

    Denis Sassou Nguesso et son homologue Joseph Kabila ont tous deux, montré ces derniers mois une très grande proximité et une grande complicité, telles deux femmes enceintes ayant les mêmes soucis et préoccupations : être en bonne santé durant les mois de grossesse et accoucher d’un joli bébé, dans de bonnes conditions.

    L’on n’a donc pas besoin d’avoir une agrégation en psychologie et stratégies politiques pour comprendre que l’opération inhumaine « Mbata ya bakolo » est un montage odieux des deux dictateurs aux abois, dont la seule porte de sortie est de créer un climat d’insécurité dans les deux capitales politiques les plus rapprochées au monde. Il faut donc attirer des esprits faibles et immatures dans cette mascarade, afin de montrer à l’opinion nationale et internationale, l’irresponsabilité, l’amateurisme et l’immaturité des opposants congolais.

    Comment donc comprendre que des opposants congolais qui se disent avoir des projets alternatifs pour le pays, pouvaient-ils faire de cette opération concertée entre les deux pouvoirs des deux rives, un thème de revendications pour exiger le départ de Sassou Nguesso ou la convocation des Etats généraux de la nation, tout en manifestant, avec des combattants de la RDC devant l’ambassade du Congo à Paris ?

    Les opposants et combattants du Congo2 ont-ils cherché à savoir ce que signifie en réalité cette expression ignoble : « Mbata ya Bakolo » ? Lesquels se passent-ils pour des grands qui oseraient gifler leurs petits ?

    Ont-ils analysé et observé qu’aucun pouvoir au monde, fusse-t-il dictatorial, ne peut rester silencieux aux menaces dont font l’objet ses compatriotes dans un pays étranger ? Ont-ils analysé le comportement du pouvoir de Kinshasa dont la seule réponse à cette opération est l’annonce d’une correspondance de Joseph Kabila au dictateur Denis Sassou Nguesso et conduisant ainsi des populations de l’autre rive du Congo à s’en prendre aux congolais résidants à Kinshasa ?

    Ont-ils cherché à savoir quel est le sort de nombreux de nos compatriotes « réfugiés » vivant à Kinshasa et qui représentent un  gros souci pour le dictateur Denis Sassou Nguesso ? L’on s’est précipité à ne montrer que des images contradictoires des étudiants congolais menacés à Kinshasa. Qui a pensé filmer et diffuser des images de nos frères réfugiés vivant à Kinshasa depuis des années et ayant dit « Non » en 1999 à Denis Sassou Nguesso, refusant ainsi d’être massacrés comme les 353 de nos jeunes disparus du beach.

    Les opposants congolais ont-ils noté que nombreux de nos frères combattants de la RDC avaient été approchés il y a quelques mois, par les services de Denis Sassou Nguesso pour participer à la mascarade d’assises de Kinshasa, lesquelles avaient permis au général d’armées en quête de reconnaissance et de notoriété, de jouer un spectacle de médiateur ? Ce travail de sabotage du dictateur congolais a conduit à l’émiettement des forces combattantes de nos frères de la RDC, dont le mouvement qui à ses débuts jouissait de la considération et du respect de nombreux africains et d’hommes de paix, s’est transformé en un dinosaure à plusieurs tentacules pouvant avaler ou engloutir ses propres enfants ou frères. L’on pourra se souvenir des spectacles de bagarres entre combattants, dans les rues de Bruxelles ou de Paris.

    Plusieurs combattants ont été jetés dans les bras de l’ennemi par des combattants « taupes » et certains pourrissent encore dans les geôles invivables de Kinshasa.

    Malgré l’agitation et le mensonge du divisionnaire Denis Sassou Nguesso, qui ne cesse d’opposer les congolais les uns contre les autres, les combattants « pour » la liberté ne se sont jamais livrés à des bagarres entre eux. L’on a toujours fait montre de maturité. Certains qui vont souvent recevoir le complexé homme des masses à l’aéroport disent clairement le faire pour ruiner cet homme inhumain et irresponsable; car selon eux, et à juste titre, cet argent appartient au peuple congolais.

    Loin de soutenir et dénonçant avec « fermeté » l’opération inhumaine du tandem Sassou-Kabila, contre le peuple congolais tout entier, le Noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, interpelle la conscience de chacun des opposants congolais et les invite à plus de maturité et d’intelligence politique.

    Courir dans un élan amateur derrière des actions non muries, telle la multiplicité d’envois des emails contradictoires sur le contenu de la fameuse manifestation du 30 avril 2014 devant l’ambassade du Congo à Paris, c’est faire montre d’une grande légèreté et  d’un grand amateurisme.

    Vrais opposants, l’on devra chercher à comprendre la nature et le sens de cette opération qui selon nos sources, n’est qu’une parmi de nombreuses qui auraient lieu d’ici que l’on s’approche de 2015 et de 2016.

    Soyons unis, responsables, dignes et patriotes tout en étant solidaires de tous les peuples opprimés, victimes de l’inhumanité des égoïstes et assoiffés de pouvoir tels Denis Sassou Nguesso et ses homologues.

    MCCD : La Voix du Peuple Libre