Author: Don Kayembe

  • Dérapages de Brazzaville: Le général Kanyma retrouve le dossier “Kuluna” !

    Dérapages de Brazzaville: Le général Kanyma retrouve le dossier “Kuluna” !

    KULUNA– Les rapatriés du Congo-Brazzaville pourraient avoir une cohabitation difficile avec les “Kuluna” qu’ils accusent non sans raison d’être à la base des malheurs qui leur arrivent depuis trois semaines. Apparu à Kinshasa, le phénomène Kuluna avait pourtant fait l’objet d’un plan d’éradication dont l”exécution avait été confiée dans un premier temps au général Célestin Kanyama, vite indexé par certains activistes des droits humains. Se sentant alors encouragés alors qu’ils méritent d’être châtiés, les Kuluna ont commencé à “exporter” leurs actions criminelles au Bas-Congo, au Bandundu, en Angola et au Congo-Brazzaville. Devenu patron de la police provinciale de Kinshasa, le général voit le même dossier rentrer dans ses attributions. Il est à espérer des activistes de la Société civile qu’ils ne vont plus se mettre à le démobiliser comme ils l’ont suffisamment fait dans un passé récent…

     

     

                Combien sont-ils, ceux des Congolais de Kinshasa installés au Congo-Brazzaville depuis des années, sinon des décennies ? Avec la manie de ne vouloir se présenter aux chancelleries de la RDC aux pays d’accueil, leurs effectifs seront difficiles à déterminer.

                C’est non sans effarement que l’on découvre toutefois qu’en moins de deux semaines, 40.000 d’entre eux ont été expulsés, et encore en dehors de toutes considérations humaines. Ils seraient plus de 150 mille, laisse-t-on entendre.

    Les images sur Yo tube montrant des femmes dénudées de force dans un bois d’Eucalyptus par des hommes habillés en tenue militaire ont de quoi choquer; de même que le débarquement, au beach de Kinshasa, des compatriotes de tous âges et de toutes conditions physiques dont le seul tort est d’être “Zaïrois”.

                Dans sa dépêche du 9 avril 2014, Rfi signale : «  Près de 800 personnes sont arrivées à Kinshasa depuis le week-end et certaines visiblement en piteux état. Certaines portent des traces de violence, d’autres sont en maillot de corps, d’autres encore sans chaussures. Hommes, femmes et enfants, affirment avoir été sortis de leur domicile à Brazzaville sans ménagement par les forces de l’ordre, avant d’être parqués au commissariat central ».

    Dans l’intertitre « Kinshasa pas informé », elle relève la position du Gouvernement RDCongolais qui reconnaît que « Les expulsions, c’est une décision souveraine…“. Mais, les autorités soulignent que ce qui n’est pas correct dans l’attitude de Brazzaville, “c’est le fait (…) de n’avoir pas informé le gouvernement de la RDC de la décision qui frappe ses ressortissants“. D’où, évidemment, les difficultés d’organisation de l’accueil.

                Victimes de l’Opération “Mbata ya mokolo” (Gifle de l’Ainé), “avec papiers” et “sans papiers” sont traités indistinctement.

                Le choix du code a toute une histoire. Lorsque Massamba Deba succède au premier président du Congo voisin Fulbert Youlou (abbé de son état), la Révolution s’installe dans ce pays. C’est alors que Essous Jean-Serge, qui fait partie des fondateurs de l’orchestre ” Les Bantous de la Capitale”, lance un tube dans lequel il convie ses compatriotes à prouver devant le monde entier que “Congo moke ezali Congo monene” (Le petit Congo est en réalité le Grand Congo”. La rumeur laisse entendre que cette oeuvre – devenue un chant de ralliement sous la Révolution scientifique prônée par le commandant Marien Ngouabi frustre tellement Mobutu qui, dit-on, va débaptiser le Congo-Kinshasa en Zaïre.

                Vrai ou faux, il importe seulement de retenir que depuis la colonisation, Léopoldville (Kinshasa) exerce sur Brazzaville un rôle tutélaire lésant duquel le Congo voisin cherche continuellement à s’autodéterminer. “Mbata ya mokolo” peut s’expliquer dans ce sens.

     

    En fuite vers le Bas-Congo, le Bandundu, l’Angola et Brazzaville

     

                Si, en matière d’expulsion des ressortissants étrangers, le bilan pouvait s’exprimer en termes de classico entre les deux capitales pourtant les plus rapprochées du monde aux plans géographique, historique et sociologique, on retiendrait qu’en 1964 Kinshasa avait ouvert le bal sous Tshombe et, depuis, Brazzaville profite de toute occasion pour répliquer, mais souvent pour rajouter.

                Cette fois cependant, elle s’en est allée trop loin que pour se rattraper, elle a vite fait de dépêcher sur Kinshasa le lundi 28 avril 2014 son maire pour discuter de la suite de l’opération. Fait notable : Hugues Ngauélondélé a publiquement a annoncé l’arrestation de 17 policiers coupables d’exactions et présenté les excuses officielles de son pays à la RDC.

                Qu’il soit exact ou faux, le motif premier évoqué par le Congo-Brazzaville pour actionner son opération est la montée du banditisme urbain ayant les relents du ” Kuluna”.

    En attendant les enquêtes en cours, il est établi que lors du lancement de l’Opération “Likofi II” en décembre 2013 à Kinshasa, la fuite des délinquants concernés a été observée aussi bien vers le Bas-Congo et le Bandundu que vers l’Angola et le Congo-Brazzaville.  D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur Richard Muyej, interpellé le 11 décembre 2013  par le député national Bertrand Ewanga, a relevé que «  Les KULUNA (…) ont manifestement pris la mesure de la chose et ont pratiquement disparu de la circulation. Certains ont pris la direction du Bas-Congo ou du Bandundu, d’autres vers Brazzaville. Les Policiers de ces différents lieux de refuge ont été prévenus et se sont mis à les traquer à leur tour. Brazzaville nous a déjà rapatrié nos Concitoyens indélicats ».

                Mais, que n’a-t-on pas entendu et vu par la suite ? Les activistes de la Société civile se sont empressés de dénoncer les “exécutions sommaires” mises sur le compte de la Pnc. Certaines ont même cité des noms des Kuluna qui auraient été abattus ou brutalisés par les agents de l’ordre. Aucun cependant n’en a fait autant pour les victimes. Tous ont adressé leurs rapports à la Monusco et à l’Unicef qui, dans un communiqué commun, “ se sont déclarés mercredi alarmés par des allégations d’exécutions extrajudiciaires de jeunes et d’enfants à Kinshasa, où la police mène une vaste opération coup de poing contre les délinquants” avant de préciser que “Cette inquiétude est née après qu’ils ont reçu, au cours de ces derniers jours, des rapports préoccupants faisant état de la disparition et de l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants dans certaines communes de Kinshasa“. Et d’ajouter : « Selon les informations reçues qui sont en cours de vérification, au moins une vingtaine de personnes, dont 12 enfants, auraient été tuées. L’Unicef et la Monusco demandent que des mesures immédiates soient prises par les autorités congolaises, afin de mettre fin à ces actes ».

                En réaction, le ministre Richard Muyej  a fait observer combien Kinshasa « est aussi une ville propice aux rumeurs les plus débridées » avant de souligner qu’« Il n’est donc pas surprenant que nos oreilles bourdonnent sous les coups des allégations les plus invraisemblables, les plus folles et que des mythes se construisent et se déconstruisent autour de l’Opération LIKOFI ».

                Ainsi, au 15 novembre 2013, le bilan de l’opération sera de 925 Kuluna arrêtés. Au nombre desquels 3 militaires et 3 policiers condamnés à de grosses peines.

     

    Célestin Kanyama retrouve le dossier “Kuluna”

     

                Or, pour en venir à l’Opération “Likofi II”, il y a eu d’abord l’Opération “Likofi I” placée sous le commandement du général Célestin Kanyama. Comme s’ils s’en étaient passé le mot – les activistes de la Société civile récupéraient et amplifiaient le moindre dérapage commis. Comme pour descendre plutôt en flammes le policier que pour combattre l’insécurité qui s’installait confortablement dans la ville.

                Le plan d’exécution fut retiré à ce brillant policier pour être confié à son successeur qui, lui-même, va subir le même traitement de la part des mêmes activistes.

                Au final, se croyant plutôt encouragés dans sa sale besogne alors qu’ils doivent être châtiés, les “kuluna” se sont mis “exporter” leurs actions criminelles.           

                Dans la fuite en avant qui leur est familière, ces activistes – comme pour se rattraper –  multiplient aujourd’hui des attaques contre le Gouvernement auquel ils font le reproche de la mauvaise gestion de la question. Certains réclament la suspension, sinon la rupture pure et simple des relations diplomatiques quand ils ne trouvent pas dans cette affaire d’expulsion la preuve de l’échec de la diplomatie congolaise.

                Quand bien même le Gouvernement annonce que « Des délégations gouvernementales de haut niveau se sont rendues à Brazzaville » et que ces délégations « ont pu avoir des séances de travail avec les plus hautes autorités de ce pays voisin  au cours desquelles la RD Congo a articulé sa protestation contre toute expulsion illégale ainsi que tous les cas de violation des droits élémentaires de nos compatriotes lors des opérations d’expulsion, que celle-ci soit fondée ou non », ces objecteurs de conscience persistent et signent dans leur croisade de condamnation de la partie RDCongolaise.

                Dans ce qui commence à tourner au « Théâtre de Chez Nous », d’aucuns s’interrogent d’ailleurs sur la nécessité du maintien de la présence de la RDC dans les institutions comme Ceeac, Sadc et même Union africaine, tout en oubliant de citer l’Onu ! D’autres trouvent dans la misère des Congolais la cause première de l’exil.

                Bref, chacun y va avec ses sentiments.

                Il se fait seulement que tous les Congolais qui se sont installés dans tous les quatre coins du monde ne sont pas des « Kuluna ». Le choc passé, ils seront les premiers à se demander pourquoi, mais alors pourquoi  plaide-t-on dans ce pays pour les « Kuluna », cela  au travers de toute la hargne mise dans la diabolisation de la Pnc, notamment l’un de ses dignes chefs en la personne du général Célestin Kanyama.  

    Pendant que les rapatriés de Brazzaville donnent raison à ce policier, les autorités du pays ont intérêt à le savoir déjà : la “cohabitation” entre ces rapatriés et les “Kuluna” a quelque chose d’inflammable.  

    Ironie du sort : devenu patron de la police provinciale de Kinshasa, Célestin Kanyama va bien devoir gérer à nouveau le dossier “Kuluna”.

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Les comptes illégaux du ministère des Finances à l’Access Bank

    Les comptes illégaux du ministère des Finances à l’Access Bank

    MATATA-Des documents remis à RFI font état de l’ouverture de comptes bancaires par le ministère des Finances dans des banques commerciales. Une pratique interdite en RDC, où la règle veut que l’argent public soit conservé à la banque centrale pour un meilleur contrôle. La question doit être abordée aujourd’hui au Sénat.

    Un rapport dont RFI obtenu une copie (à lire en intégralité à la fin de cet article) révèle l’existence de près d’une dizaine de comptes du ministère des Finances à la banque nigériane Access Bank. Fin 2012, 66 millions de dollars du budget de l’Etat sont déposés sur ces comptes. La règle veut pourtant que l’argent public soit placé à la banque centrale du Congo pour un meilleur contrôle des dépenses.

    Surfacturation des frais bancaires

    Le rapport soulève également une deuxième question : l’existence de frais bancaires supérieurs à la normale lorsque des virements sont effectués. A titre d’exemple, en 2013, la banque a, à trois reprises, appliqué un tarif de 1,5% sur des transferts d’argent au lieu des 1% réglementaires. Pourquoi le ministère des Finances a-t-il accepté des tarifs supérieurs à la normale ? Mystère.

    Retraits en liquide

    Les informations divulguées par ce rapport font également naître une autre interrogation sur l’existence d’un accord entre Access Bank et le bureau central de coordination, une entité cogérée par le ministère des Finances. Selon cet accord, les intérêts produits par le dépôt d’argent public sont transférés sur des comptes séparés. Là encore, des copies de bordereaux de 2012 attestent du retrait de ces intérêts en liquide, certains à hauteur de 70 000 dollars. A qui a servi le paiement de ces intérêts ?

    Autant d’interrogations auxquelles le ministère des Finances, placé sous la tutelle du Premier ministre Matata Ponyo, devra répondre ce lundi matin : une question orale au ministre délégué des Finances, Patrice Kitebi, et un débat sont programmés aujourd’hui au Sénat pour en savoir plus sur ces pratiques jugées douteuses.

    RFI

     

  • John Kerry : ” …nous croyons qu’on n’impose pas de limitations “

    John Kerry : ” …nous croyons qu’on n’impose pas de limitations “

    John Kerry, Joseph Kabila-Bout de phrase oublié au sujet du mandat présidentiel

    John Kerry : ” …nous croyons qu’on n’impose pas de limitations “

     Ce bout de phrase est dans le dernier paragraphe de la réponse à la question du journaliste de l’Afp. Rendu textuellement, ce paragraphe est ainsi formulé :” Bien-sûr, nous croyons qu’on n’impose pas de limitations. Nous avons des limitations des mandats dans notre pays, nous avons vécu ce processus pendant des siècles et nous encourageons d’autres pays de respecter leurs constitutions“. Il a le mérite de clôturer l’unique conférence de presse tenue par le secrétaire d’Etat américain à l’étape kinoise de son périple africain le 4 mai 204. On est bien en droit de se demander pourquoi John Kerry a fini par y faire allusion alors que rien ne l’y obligeait, et encore pour quelles raisons l’attention des faiseurs d’opinion a vraisemblablement été détournée du suggestionnemment…

     

     

                La trentaine de journalistes congolais et la dizaine de leurs confrères étrangers présents dans la salle des conférences de l’imposante tour de verre construite par les Français sous Mobutu qui l’a laissée à l’abandon, transformée en hôtel de luxe par les Chinois sous Joseph Kabila dans le cadre des 5 Chantiers, ont entendu le secrétaire d’Etat américain leur apprendre ou leur rappeler les échéances électorales qui vont se dérouler en Afrique en 2015 : une quinzaine pour la présidentielle, une trentaine pour les législatives.

                “C’est pourquoi chaque élection est tout à fait critique et importante. Il est important que chaque peuple puisse savoir en quoi consiste ce processus, que le peuple ait confiance envers ce processus. Et la position des Etats-Unis est tout à fait claire : nous pensons que les élections doivent être libres, équitables, ouvertes, transparentes et comptables. Plutôt le processus sera annoncé, plutôt la date sera-t-elle fixée, plutôt les gens auront la possibilité de participer (….). Nous pensons que cela doit être fait en conformité avec le processus constitutionnel de la nation“. Telle est la réponse de John Kerry à la première des deux questions posées au cours de cette conférence par Radio Okapi  et l’Afp.   

                En focalisant sa réponse sur les échéances de 2015 alors que la question portait sur la révision constitutionnelle faisant actuellement débat, John Kerry a semblé dire aux Congolais que le sujet n’est pas à l’ordre du jour. D’ailleurs, même dans sa réponse à la seconde question portant sur la sécurité à l’Est et sur le processus électoral en RDC, il va faire montre de rectitude en s’abstenant d’utiliser formellement ce terme.

                A analyser les déductions et les réactions faites par des faiseurs d’opinion, une question interpelle tout analyste avisé : à quoi aurait servi son séjour congolais si l’homme d’Etat américain  s’était limité à parler paix et stabilité à l’Est, sans rien dire des élections ?

                Pourtant, à ce jour, ce processus est un facteur secondaire comparé au facteur principal de la paix et de la stabilité, d’autant plus qu’à mi-mandat, tous les acteurs politiques et tous les activistes de la Société civile savent que le respect ou non de la Constitution tout comme la fixation ou non du calendrier électoral n’ont aucun sens dans un pays privé de paix et de stabilité.

                Au demeurant, dans les 15’49 chrono de son intervention (mot d’introduction et réponses aux questions des journalistes), John Kerry a plus parlé de sécurité que d’élections. Il a mis l’accent plus sur l’application de l’Accord cadre d’Addis-Abeba par tous les protagonistes et sur l’action concertée Fardc-Brigade internationale de la Monusco menée contre le M.23, l’Adf-Nalu, les Fdlr et les autres groupes armés que sur le processus dit constitutionnel.

               

    O Afp ! O Rfi, après Jeune Afrique…

     

                Au fait, par quoi peut-on expliquer l’emballement qui s’est saisi des médias ?

                A l’origine, il y a la tricherie à laquelle s’est livré le journaliste Saul Loeb de l’Agence france presse (Afp), premier à mettre en ligne à 11:41 la dépêche intitulée “ RDC: WASHINGTON DEMANDE À KABILA DE NE PAS SE REPRÉSENTER EN 2016“. Il fait dire au secrétaire d’Etat américain cette phrase : ” Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, doit respecter la Constitution de son pays qui lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016“. Pourtant, John Kerry ne l’a pas prononcée. Il en a plutôt appelé au respect du processus constitutionnel.

                Sous l’avant-titre “URGENT”, Rfi a fait sa manchette avec le titre ” RDC : A Kinshasa, John Kerry juge que le président Joseph Kabila doit respecter la Constitution et ne pas briguer un nouveau mandat“. Et de citer la phrase intégrale : ” «Je crois que le président Kabila a clairement en tête le fait que les Etats-Unis d’Amérique sont intimement convaincus que le processus constitutionnel doit être respecté“. La chaîne a précisé que cette déclaration a été faite par “ le secrétaire d’Etat américain, John Kerry à l’issue d’une rencontre avec Joseph Kabila à Kinshasa, ce dimanche 4 mai“. Et d’ajouter : “La Constitution de la RDC interdit à Joseph Kabila de se présenter à la prochaine élection présidentielle pour briguer un nouveau mandat“. Elle ne lui a donc pas attribué cette phrase.

                Mais, curieusement, dans tous ses journaux Afrique du dimanche 4 mai et du lundi 5 mai à 4h30, elle a mis à son tour ces propos dans la bouche du secrétaire d’Etat avant de l’attribuer, dans le journal de 5h30, à Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs ! Il s’est probablement passé quelque chose à la rédaction de la chaîne mondiale pour en arriver à ce subtil rectificatif qui n’est pas sans rappeler la “gaffe” de Jeune Afrique avec l’interview de Kagame la veille de la journée commémorative du génocide rwandais. A Apf et à Rfi, on sait bien que Hollande attend Kabila à l’Elysée !

     

    Silence…d’or !

     

                Qu’à cela ne tienne ! Dans le mélodrame qui se joue dans l’espace médiatique, un bout de phrase semble condamné à l’oubli. Un bout de phrase qui en dit pourtant long sur la question – voulue d’actualité – de la révision constitutionnelle.

                Dès lors que chacun est désormais libre d’y aller avec son interprétation, le débat pourrait maintenant se focaliser sur ce que Washington entend par ” …on n’impose pas de limitations” quand bien même les Etats-Unis reconnaissent avoir “vécu ce processus pendant des siècles” et encouragent “ d’autres pays de respecter leurs constitutions“.

                A ce sujet, on devrait se demander pourquoi les Américains ménagent-ils les autres Etats africains, pourtant résolument engagés dans la voie de “délimitation” des mandats,  alors qu’ils semblent  plutôt exigeants à l’égard de la RDC pendant que le Président Joseph Kabila ne s’y est jamais formellement prononcé ?

                A dire vrai, on veut sortir le Raïs de ce qui dérange tous ses adversaires politiques de l’intérieur et de l’extérieur, voire certains de ceux qui se disent ses proches : le silence. On veut le pousser à la faute.

     

    Leadership sûr et mûr

     

                Or, bien que de la nouvelle génération, Joseph Kabila a conscience du “respect” d’une tradition instaurée depuis le 24 avril 1990 avec l’enclenchement du processus démocratique. Effectivement, voici près d’un quart de siècle que les Congolais continuent de faire exactement ce que la communauté étrangère attend toujours d’eux en pareille circonstance : la confirmation du maternage.

                Il savait qu’en séjour à Kinshasa les 3 et 4 mai 2014, le secrétaire d’Etat devrait avoir du mal à manager son propre calendrier, tellement que tout ce que Kinshasa compte de leaders d’opinion tenaient à l’approcher pour accuser et diaboliser les tenants du Pouvoir. Ainsi, certains ont cherché à le voir  pour lui réclamer la tenue du dialogue national, comme si les Concertations nationales de 2013 – dont la cérémonie de clôture avait été rehaussée de la présence de la délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies – n’en était pas un; d’autres – se prétendant du milieu du village et passant pour indépendants et neutres – ne pouvaient que saisir l’occasion pour revendiquer unilatéralement l’alternance politique, entendez la victoire impérative de l’Opposition aux élections de 2016, sans justifier le pourquoi de la défaite tout aussi impérative à infliger à la Majorité.

                L’homme d’Etat américain ne pouvait finalement que s’en rendre compte : 54 ans après l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale, bon nombre de leaders de ce pays ont encore du mal à assumer la responsabilité que requiert l’Indépendance pendant qu’ils ont le culot de se décréter nationalistes et patriotes.

                Ces leaders n’ont jamais pris conscience du fait que la notion d’indépendance, de nationalisme, de patriotisme ne se conçoit que par rapport à la notion de partenariat. Au demeurant, le droit international qu’ils évoquent à tout bout de champ est régi par le partenariat ayant pour symbolique forte le tapis rouge. Lorsque, en visite dans un pays donné, un Chef d’Etat se fait dérouler le tapis rouge, c’est qu’il se sait l’égal du Chef d’Etat hôte.  Il va de soi que ses collaborateurs sont soumis au dispositif régulateur du partenariat. D’où le rôle du ministre des Affaires étrangères en déplacement dans un pays donné de porter le message de son Chef d’Etat ou de Gouvernement, selon que l’on soit d’un régime présidentiel, semi-présidentiel ou parlementaire.

                   Il est bien dommage que depuis un quart de siècle, les chantres (chanteurs, dirait l’autre) de la Démocratie dans notre pays semblent ne pas vouloir en tirer la leçon. Comme relevé dans la dernière chronique, ils se livrent au même exercice d’agitation : Hillary Clinton, Susan Rice, Condoleeza Rice,  Madeleine Albright, Andy Young, Herman Cohen.

                   Ils savent bien que pour être respecté, il faut soi-même se faire respecter.     

                   Or, quelle image du leadership congolais vient-on de donner à John Kerry ?

                   Heureusement qu’il y a eu l’étape décisive du Palais de la Nation où le secrétaire d’Etat a été reçu en audience par le Président Joseph Kabila le dimanche 5 mai 2014 avant la conférence de presse. C’est à cette étape que le leadership sûr et mûr de Kabila s’est confirmé, leadership que des faiseurs d’opinion malintentionnés ont voulu descendre en flammes.

                   C’est probablement ce qui a fait dire au secrétaire d’Etat américain : “…on n’impose pas de limitations“.  

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Kerry: “Kabila doit respecter la Constitution en vue de la présidentielle 2016 en RDC”

    Kerry: “Kabila doit respecter la Constitution en vue de la présidentielle 2016 en RDC”

    John_Kerry-Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, doit respecter la Constitution de son pays qui lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016, a déclaré dimanche à Kinshasa le secrétaire d’Etat américain John Kerry.
    “Je crois que [le président Kabila] a clairement en tête le fait que les Etats-Unis d’Amérique sont intimement convaincus […] que le processus constitutionnel doit être respecté”, a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères américain, John Kerry à l’issue d’une rencontre avec le président congolais. “C’est ainsi que l’on renforce un pays. Je n’ai aucun doute sur le fait que l’héritage du président Kabila sera défini par les progrès qu’il a fait, en particulier l’année dernière, en vue de la résolution de la question sécuritaire dans l’Est du pays, et sur le plan économique”, a dit M. Kerry, faisant référence à la victoire de l’armée congolaise sur les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23) fin 2013. “C’est un homme jeune qui dispose encore d’un temps considérable pour apporter sa contribution à son pays”, a estimé le secrétaire d’Etat. “Les Etats-Unis d’Amérique pensent qu’un pays est renforcé, que son peuple éprouve du respect pour leur nation et leur gouvernement quand le processus constitutionnel est mis en oeuvre comme il convient et qu’on s’attache à le faire respecter”, a encore dit M. Kerry. Arrivé au pouvoir par voie successorale à la mort de son père, Laurent-Désiré Kabila, en 2001, Joseph Kabila est âgé de 42 ans. Elu chef de l’Etat en 2006 à l’occasion des premières élections libres du Congo indépendant, il s’est maintenu au pouvoir pour cinq années de plus à l’issue d’un scrutin contesté par l’opposition et la communauté internationale.

    (Belga)

  • Le secrétaire d’Etat Kerry exhorte le président Kabila à ne pas briguer un troisième mandat

    Le secrétaire d’Etat Kerry exhorte le président Kabila à ne pas briguer un troisième mandat

    Le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les Etats-Unis fourniront 30 millions de dollars pour des élections « transparentes et crédibles » en RDC.
    Les Etats-Unis se disent prêts à aider à financer les efforts de stabilisation et d’édification de la démocratie en République démocratique du Congo. Toutefois, Washington veut des assurances du président congolais, Joseph Kabila, qu’il quittera ses fonctions à l’expiration de son mandat actuel.

    Au cours des entretiens privés qu’il a eus, dimanche, à Kinshasa, avec le président Kabila, le secrétaire d’Etat américain John Kerry l’a exhorté à respecter la Constitution, qui lui interdit de briguer un troisième mandat en 2016. Il n’est pas clair si le président Kabila s’est engagé à ne pas se porter candidat.

    M. Kerry sur les berges du Congo, près de l'ambassade américaine à Kinshasa
    M. Kerry sur les berges du Congo, près de l'ambassade américaine à Kinshasa

    Le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les Etats-Unis fourniront 30 millions de dollars pour des élections « transparentes et crédibles » en RDC.

    kabila-kerry-Il a félicité le gouvernement du président Kabila pour ses efforts dans la lutte contre les milices ethniques dans les provinces du Kivu, dans l’Est du pays.

    Les Etats-Unis continueront d’aider à améliorer les conditions de vie dans cette région, a assuré John Kerry.

    Le secrétaire d’Etat américain s’est rendu dimanche à l’hôpital Saint Joseph situé dans la commune de Limete à Kinshasa. Cette structure sanitaire reçoit l’appui de l’USAID pour traiter les femmes victimes de fistules. John Kerry a salué le travail mené par une activiste des droits de l’homme, Mme Julienne Lusenge.

    A son arrivé samedi à Kinshasa, le secrétaire d’Etat Kerry s’était réjoui de la libération des observateurs internationaux depuis plus d’une semaine par des séparatistes pro-russes dans l’Est de l’Ukraine.

    Avant la RDC, John Kerry était, vendredi, à Juba  où il a lancé un nouvel appel aux factions sud-soudanaises pour qu’elles fassent la paix. Il a exhorté le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar à amorcer des négociations directes pour mettre un terme à la sanglante guerre qui embrase leur pays.

    Samedi, en Ethiopie, le chef de la diplomatie américaine s’est prononcé sur le sort de 267 collégiennes nigérianes enlevées par des individus armés le mois dernier, et qui sont toujours portées disparues. Les Etats-Unis soutiendront les efforts du Nigeria en vue de traduire en justice les auteurs de ce crime, a-t-il déclaré.

    John Kerry regagnera Washington lundi après un arrêt en Angola.

    Par VOA
  • Washington demande à Kabila de ne pas se représenter en 2016

    Washington demande à Kabila de ne pas se représenter en 2016

    kerry- kabila-Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, doit respecter la Constitution de son pays qui lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016, a déclaré dimanche à Kinshasa le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

    “Je crois que [le président Kabila] a clairement en tête le fait que les Etats-Unis d’Amérique sont intimement convaincus [. . . ] que le processus constitutionnel doit être respecté”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères américain, John Kerry à l’issue d’une rencontre avec le président congolais.

    Jeuneafrique
  • CPI coup de tonnerre: Le procureur avoue n’avoir aucune preuve contre Blé Goudé. Me Kaufman « Blé Goudé n’a pas l’intention de moisir ici »

    CPI coup de tonnerre: Le procureur avoue n’avoir aucune preuve contre Blé Goudé. Me Kaufman « Blé Goudé n’a pas l’intention de moisir ici »

    ble goude-Le procureur avoue n’avoir aucune preuve contre Blé Goudé. Il demande plus de moyens. La défense oppose un refus catégorique.

    Une conférence de mise en état dans l’affaire Blé Goudé contre le procureur s’est tenue le 1er mai 2014 en présence de la juge unique de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI), Silvia Fernandez de Gurmendi.

    Charles Blé Goudé, très serein, était présent alors que la procureure Fatou Bensouda était absente. Elle était représentée par le procureur Mc Donald.
    Il s’agissait de discuter de questions de procédure. Le début de l’audience de confirmation des charges dans cette affaire est fixé au 18 août 2014.

    A l’entame des débats, la Juge Unique de la Chambre Préliminaire Mme Silvia Fernandez de Gurmendi a interrogé l’accusation sur le dépôt des éléments de preuves contre le ministre Blé Goudé, président du Congrès panafricain des jeunes patriotes (Cojep).

    Mais coup de tonnerre, le procureur Mac Donald a exprimé ses inquiétudes sur l’incapacité de son bureau à tenir les délais pour le dépôt des éléments de preuves. « Nous travaillons avec les Etats. Et c’est très difficilement que les réponses à nos requêtes adressées à ces Etats arrivent », dira-t-il, demandant plus de temps à la Chambre préliminaire pour présenter ses éléments de preuves.
    Pour Mac Donald, l’accusation ayant déjà l’affaire Gbagbo sous la main, cette nouvelle affaire Blé Goudé vient augmenter sa charge de travail.

    Il a alors argué le manque de ressources insuffisantes de son bureau pour conduire les investigations. « Le Bureau du Procureur n’a pas de ressources pour faire ce travail », a-t-il plaidé.
    A la suite du Bureau du Procureur, la Juge Unique Mme Silvia Fernandez de Gurmendi a interrogé la défense.
    Maître Nick Kaufman, l’avocat de M. Blé Goudé, prenant la parole à la suite du bureau du procureur, a tenu à saluer Mme la juge Silvia Fernandez de Gurmendi, avant de balayer du revers de la main les arguments de l’accusation qui pour lui ne tiennent pas la route, et exiger que les éléments de preuves contre son client soient fournis dans les délais requis. « La communication des éléments, qu’ils soient publics ou confidentiels, doit être immédiate. Et bien avant la date qu’a indiquée M. Mac Donald du bureau du procureur », a-t-il déclaré avec insistance.
    Puis Me Kaufman d’avertir la Cour: « Mon client n’a pas l’intention de moisir dans les cellules de la CPI ».
    Il s’est ensuite inscrit en faux contre le prétendu manque de moyens soulevés par le bureau du procureur pour ne pas tenir les délais. La date limite pour le depot des preuves est fixée au 6 juin 2014.
    D’un ton ironique et avec fermeté, il a dit : « M. Mac Donald évoque le manque de ressources. Eh bien qu’il sache que la défense n’a pas de ressources non plus ». Il a donc demandé à la Cour de ne pas accorder de délai supplémentaire à l’accusation : « La chambre préliminaire ne devait pas suivre l’accusation dans la mesure où l’Affaire Gbagbo a déjà été longue et que l’accusation a eu 2ans et demi pour faire les enquêtes. Bien plus, Mme la Procureure a elle-même reconnu qu’il s’agit pratiquement des mêmes éléments de preuves dans les deux affaires. Si l’accusation ne trouve pas d’éléments de preuves contre M. Charles Blé Goudé, C’est parce que ces preuves n’existent pas. C’est tout ».

    Reprenant la parole, Mme la Juge Silvia Fernandez de Gurmendi a demandé à l’accusation si elle voulait présenter des témoins pour la Confirmation des charges.
    Monsieur Mac Donald a estimé qu’il n’avait pas de témoins à présenter, à ce stade. La défense a quant à elle indiqué que si cela s’avérait nécessaire, elle pourrait présenter des témoins le moment venu.
    Par la suite, la juge Silvia Fernandez de Gurmendi a demandé à l’accusation et la défense de dévoiler le contenu de leurs différents accords, afin de permettre à toutes les parties de gagner du temps.

    Michèle Laffont
    Correspondante permanente aux Pays Bas

  • Qui sont les 100 nouveaux bénéficiaires de la loi d’amnistie ?

    Qui sont les 100 nouveaux bénéficiaires de la loi d’amnistie ?

    Cour Supreme de Justice
    Cour Supreme de Justice

    -Kinshasa a rendu public mercredi une liste de 100 nouveaux amnistiés. On y trouve notamment des adeptes du mouvement politico-religieux Bundi dia Kongo, des ex-M23, des miliciens Kata Katanga et des proches de Diomi Ndongala.

    C’est la “deuxième vague des personnes bénéficiaires de la loi d’amnistie” en RDC. Le 30 avril, le gouvernement congolais a publié une liste de 100 nouveaux amnistiés, parmi lesquels 25 miliciens séparatistes Kata Katanga, 10 adeptes du mouvement politico-religieux Bundi dia Kongo, 5 ex-rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), le groupe dit “Imperium” constitué de proches de l’opposant Diomi Ndongala, mais aussi l’ancien député Muhindo Nzangi, qui avait été condamné en août 2013 à trois ans de prison pour offenses au chef de l’État.

    Une première liste d’amnistiés reprenant quelque 50 noms avait été publiée le 19 avril par le ministère de la Justice. “Il n’y a donc pas lieu de désespérer car des listes d’amnistiés continueront à être publiées au fur et à mesure que les actes d’engagement des personnes éligibles à ce pardon de la nation parviendront à qui de droit”, a rassuré mercredi Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, soulignant que “même pour les auteurs de crimes graves non couverts par la loi d’amnistie, le président [Joseph Kabila] et le gouvernement préfèrent les voir revenir eux aussi dans leur pays pour pouvoir s’expliquer, se justifier dans le respect du principe de la présomption d’innocence”.

    Makenga, Lumbala et colonel Tshibangu non amnistiables

    Dans ce dernier lot, on retrouve entre autres le député déchu Roger Lumbala, qui n’est plus retourné au pays depuis septembre 2012. L’opposant qui se réclame “fidèle à Étienne Tshisekedi” est “non amnistiable”, a réaffirmé, le 30 avril à Jeune Afrique, le porte-parole du gouvernement congolais. On le soupçonnerait d’avoir été complice de “recrutement d’enfants soldats” lors de l’insurrection du colonel déserteur John Tshibangu. Un crime exclu du champ de l’amnistie. “Mais s’il estime qu’il n’y est pour rien, le gouvernement l’encourage alors à rentrer au pays pour se défendre devant la justice”, ajoute Lambert Mende.

    Mais, dans cette “deuxième vague” de personnes amnistiées, on retrouve sept personnes impliquées dans le mouvement insurrectionnel du colonel John Tshibangu. De quoi rassurer Roger Lumbala. “Si on amnistie les personnes qui sont accusées d’avoir été avec nous, pourquoi nous ne serions pas amnistiables”, s’interroge-t-il, “confiant” de la suite des événements. Selon lui, tout ne serait qu’une question de temps. “Une fois que j’aurai rempli le formulaire [acte d’engagement à ne plus récidiver], tout sera réglé”, répète-t-il.

    “Il peut toujours rêver”, lui rétorque Lambert Mende qui rappelle que “même dans le M23, il y a des personnes amnistiables et d’autres qui ne le sont pas pour avoir commis des crimes graves, à l’instar de Sultani Makenga”, l’ancien chef de la rébellion. “Il en est de même de John Tshibangu et de Roger Lumbala que la justice accuse d’avoir été en première ligne dans la commission de certains crimes graves qui ne sont pas amnistiables”, martèle le ministre.

    Jeune Afrique

  • OPÉRATION « MBATA YA BAKOLO » :  LA PRESSE KINOISE MANIPULE L’INFORMATION SUR LE DROIT DE SÉJOUR DES RESSORTISSANTS DE RDC.

    OPÉRATION « MBATA YA BAKOLO » : LA PRESSE KINOISE MANIPULE L’INFORMATION SUR LE DROIT DE SÉJOUR DES RESSORTISSANTS DE RDC.

     CARTE DE SEJOUR–Depuis un moment « Nerrati-Press » dénonce la manipulation de l’opération « MBata Ya Bakolo » par la presse zaïroise. Preuve, l’information relayée et les images des vidéos, l’on remarque facilement, les sujets de RDC détenir une carte consulaire, ce qui n’est pas du tout un titre pour séjourner légalement au Congo-Brazzaville.

     Beaucoup de nos compatriotes et frères de RDC n’ont jamais vu, à quoi ressemble la carte de séjour congolaise ? la carte de séjour au Congo coûte 450 000 CFA, elle est donné à ceux qui travaillent dans des entreprises, c’est à dire la main d’œuvre qualifiée et pour un long séjour sur place ! Et ceux qui exerce une activité commerciale enregistrée reconnue par les autorités administratives

    Pour un ressortissants de la RDC, désirant séjourner au Congo, la carte de séjour n’est pas obligatoire, le sujet Zaïrois jouit d’un « laisser passer » valable 1 ans et délivré par les autorités de son pays. Les intéressés sont priés de se faire signaler aux consulats de RDC afin de se faire enregistrer et obtenir, ainsi, une carte consulaire, durant tout le séjour au Congo-Brazzaville.

    Cependant, il faut sortir tout les 3 mois pour revenir de nouveau sur le territoire nationale afin que le « laisser-passer » demeure valable. Pour obtenir une carte de résident, le ressortissant de RDC doit justifier d’une embauche dans une entreprise.

    – Si les ressortissants de RDC croient que détenir une carte consulaire, c’est détenir un titre de séjour !
    – Si la presse kinoise réussit a bien manipuler l’information et entraîner les opinions nationales des deux pays voisins !

    Manifestement, nous concluons : Ces deux gouvernement sont incapables de bien communiquer.

    Nous sommes attachés à la sécurité, à la démocratie, à la lutte contre la corruption et l’impunité … Nous sommes parfaits à ceux qui défendent l’honnêtété, le mariage, la monogamie, la famille, l’hétérosexualité … Par conséquent « Nerrati-Press » ne condamne pas l’opération « MBata Ya Bakolo », mais dénonce son concept.

     

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».