Author: Don Kayembe

  • Les Etats restent des Etats: Kabila face aux enjeux de Paris et de Washington

    Les Etats restent des Etats: Kabila face aux enjeux de Paris et de Washington

     Intégralité:Discours des Vœux 2013 de Joseph Kabila, Pdt de la RDCL’os jeté en pâture les 4 et 5 mai 2014 dans la foulée du séjour du secrétaire d’Etat américain John Kerry ayant cessé d’être alléchant, les médias étrangers qui l’ont balancé ont vite fait de trouver d’autres chats à fouetter. Le procès de Minova est en train de disparaître. Le scoop sur Morgan – de son vrai nom Paul Sadala – devenu soudain héraut – n’attire plus. Dans ce rythme d’enfer, il vaut mieux par moments laisser passer la bourrasque si l’on tient à maintenir et surtout à atteindre le cap. Dans cet ordre d’idées, deux rendez-vous attendent la RDC en Occident : Paris en ce mois de mai et Washington au mois d’août de cette année. Deux rendez-vous que certaines officines entendent faire rater à Kinshasa pour des raisons généralement éloignées de la politique ou de la diplomatie. A la RDC de faire alors preuve de prudence si elle veut préserver son leadership naturel…

     

     

                 La tactique, la technique, la stratégie ou le stratagème (au choix) n’est pas une nouveauté. C’est une vieillerie qui consiste  parfois à peser la capacité de résistance d’un homme en l’attaquant de front. Ou de dos.

                Joseph Kabila vient d’en faire, une fois de plus, l’expérience au travers du séjour paraît-il mouvementé de John Kerry à Kinshasa alors que les images prises pendant l’audience au Palais de la Nation traduisent un contact plutôt avenant.

                L’impression que risquent plutôt de garder les Congolais avisés des prestations des médias étrangers est celle d’un cafouillage au Département d’Etat avec, d’un côté, le chef de la délégation utilisant un langage d’homme d’Etat par rapport au fameux et non moins fumeux débat autour de la révision constitutionnel et, de l’autre, un collaborateur – fut-il envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs – qui se permet de le corriger.  Les médias français l’ont révélé, comme pour faire passer John Kerry pour une colombe et Russ Feingold pour un faucon. A dire vrai, c’est la diplomatie américaine qui en fait les frais.

                En observant les choses de près, on en viendrait à croire  en la survivance de la “guerre souterraine” qui oppose en Afrique Washington à Paris depuis la fin de la Guerre froide, une survivance qui continue de produire des ravages diffus mais anesthésiants.

     

    De la Maison-Blanche…

     

                Depuis 1960 – considérée comme année des Indépendances en Afrique – les Usa n’ont jamais organisé une réunion avec les Etats africains comme le font régulièrement la France, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, voire la Turquie, alors que l’Histoire renseigne que Berlin 1885 est la première conférence internationale à laquelle ils avaient pris part depuis leur création.

                N’ayant pas eu de colonies en Afrique, les Américains – qui ne sont pas signataires de l’Acte général de Berlin instaurant le libre commerce sur la bassin du Congo – ont ciblé plusieurs Etats surtout d’Afrique noire sur lesquels ils ont veillé pendant toute la durée de la colonisation, tout en laissant les puissances coloniales “proches” les administrer formellement. Cas du Nigeria en Afrique de l’Ouest, de la RDC en Afrique centrale et, exceptionnellement, de l’Afrique du Sud en Afrique australe.

                Il va de soi que la RDC – qui a des relations séculaires avec les Etats-Unis pour avoir été successivement dénommée Association Internationale Africaine (AIA), Etat Indépendant du Congo (EIC) et Congo-Belge – a un rôle prépondérant à jouer au cours du prochain sommet de Washington. C’est en quelque sorte son sommet !

                Bien plus, ce rôle s’accroît en raison de sa présidence en exercice du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (Comesa) dont elle a abrité en janvier 2014 le 17° Sommet. Il s’agit, pour rappel, d’une organisation réunissant 19 Etats membres sur une superficie de 16,5 millions de Km² habités par 490 millions pour un Pib de Usd 425 milliards.

                Le 26 janvier 2014, dans son discours de circonstance à l’occasion de l’ouverture dudit sommet, le Président Joseph Kabila a eu à noter qu’« Après 20 ans de croissance caractérisée par un dynamisme exemplaire, le Comesa est devenu un puissant outil de promotion du développement de ses Etats-membres ainsi que l’intégration de leurs économie ».

     

    à l’Elysée bis !

     

                Mais, avant Washington en août, il y a Paris en ce mois de mai. Précisément le 21.

                L’Histoire renseigne qu’à Berlin 1885, le roi Léopold II avait reconnu à la France une sorte de droit de préemption sur l’Etat Indépendant du Congo au cas où il s’en dégageait. Il paraît qu’en 1908, lorsque la Belgique avait hérité de son roi l’EIC, la France avait brandi ce droit et fera de même en 1960 lorsque la Belgique a décolonisé le Congo.

                L’essentiel pour la postérité est de savoir que depuis 1960, la France est constamment aux côtés de notre pays surtout en des moments difficiles (sécessions, rébellions, agressions). Elle continue de jour un rôle majeur au sein du Conseil de sécurité de l’Onu. Les deux gros incidents enregistrés dans les relations entre Kinshasa et Paris au cours des 54 ans d’Indépendance (bientôt) de la RDC sont curieusement liés au même événement : l’organisation du sommet de la Francophonie. Le premier incident s’était produit en 1991, le second en 2012. On a vite fait de réaliser que le problème de fond était plutôt de politique interne. Certains Français et Congolais opposés au régime de Kinshasa ont suscité cette crise. Au moins, le Sommet “France-Afrique” d’Elysée de décembre 2013 a eu le mérite de ramener les deux premiers pays francophones à de bons sentiments.

                Il va alors de soi que le rendez-vous de mai 2014 est de grande importance pour la RDC.

     

    Voué aux gémonies

     

                Dès lors que les sommets multilatéral de Washington et bilatéral de Paris sont de nature à consolider le leadership naturel de Kinshasa, on ne peut s’étonner de ce qui ressemble à une campagne de diabolisation et de déstabilisation visant directement le Président Joseph Kabila.

                Les forces obscures qui la planifient et la font exécuter par personnes interposées (bras séculiers) ont un but précis : inciter le chef de l’Etat à ne pays y prendre part.

                Or, dans le contexte actuel, on peut facilement identifier les Etats de la région qui s’opposent au retour de la RDC sur la scène internationale alors que depuis près d’un siècle, toutes les stratégies et tous les stratagèmes ont été développés pour l’affaiblir dans le but d’en faciliter la balkanisation.

                Moralité : tout leader politique qui se résout, par ses actes visibles, à ramener le Congo sur la table des décideurs pour en faire un partenaire crédible est voué aux gémonies.

                C’est ce à quoi on vient d’assister, on assiste et va assister.

                L’essentiel est que les Etats restent des Etats.

               

    Omer Nsongo die Lema

     
     

    Your screen elements are hidden from view. Press Esc or move pointer to the center of the screen to return to Mail.

     
     
    Press Esc or move pointer here to return to Mail.
     
     
    by on
    by
    Wine
    Enjoy the view.
  • Nostalgie politique, quand tu nous tiens…

    Nostalgie politique, quand tu nous tiens…

    NostalgieS-Les Africains ont-ils la mémoire courte ? Si sélective que des souvenirs patinés leur inspirent le regret d’autocrates déboulonnés ? Ici ou là, on entend s’exprimer la nostalgie d’un Kaddafi, d’un Ben Ali ou même d’un Bokassa…

    L’Homme est un éternel insatisfait. Il imagine souvent qu’il aimerait davantage ce qu’il n’a pas, quand bien même il désira exclusivement ce qu’il a. La femme du voisin n’est-elle finalement pas plus gironde et telle contrée n’est-elle pas un Eldorado à l’herbe plus verte ? L’humain devient même girouette lorsqu’il se met à lorgner sur ce qu’il a déjà eu et lui-même délaissé. En politique, symptomatiquement, les promesses bafouées conduisent aux aspirations les plus improbables, celles des extrémismes, mais aussi celle du retour des anciens régimes. D’ailleurs, n’est-ce pas la démocratie qui porte en elle les ressorts de son autodestruction, en offrant aux citoyens le choix de préférer ces dictatures dont elle les a délivrés et qui, elles, n’offraient justement aucun choix ?

    N’est-ce pas la démocratie qui porte en elle les ressorts de son autodestruction ?

    “Sous Ben Ali, c’est vrai qu’on ne pouvait pas s’exprimer, mais il y avait du travail pour tous”, déclarait récemment un taximan tunisois. Luxe suprême de la parole libérée où l’on peut exprimer sa préférence d’une époque pendant laquelle on ne pouvait justement pas s’exprimer. Et voilà une société tunisienne en train de se demander s’il faut interdire aux figures du régime déchu l’accès aux candidatures pour les prochaines élections. Nantis d’une nouvelle constitution, les citoyens de la Tunisie républicaine devraient pouvoir voter pour les caciques du régime de Ben Ali.

    Ça ne devrait pas être le cas en Égypte où un tribunal des référés du Caire vient d’interdire aux pro-Moubarak de se présenter aux élections législatives. Hosni Moubarak déclarait  pourtant, en juillet 2013, que “le peuple a déjà choisi son président”. Entendez par là “Abdelfattah Al-Sissi“. Solidarité de militaires ou demande déguisée de grâce présidentielle ? Toujours est-il que le pouvoir d’Al-Sissi tient à distance ceux qui incarnèrent le pouvoir de Moubarak, alors même que certains présentent l’un comme le clone de l’autre. Ceci explique peut-être cela : on se méfie davantage de la concurrence de ceux qui nous ressemblent. Débat dérisoire ? Si l’on en croit l’ancien Premier ministre égyptien Hazem Beblawi, l’adhésion populaire au maréchal – pour peu qu’elle se vérifie dans les urnes – serait moins liée à une nostalgie des képis qu’au fait que Sissi est “un bel homme”.

    En Libye, c’est bien une forme de nostalgie qui anime une population terrorisée par l’idée d’un démantèlement de ce pays qui a du mal à conserver un Premier ministre. Des voix de plus en plus “autorisées” expliquent que c’était mieux du temps du Guide de la Jamahiriya. Et l’on évoque avec mélancolie un Mouammar Kaddafi tenant fièrement tête à ces puissances occidentales qui, aujourd’hui, ne cherchent même plus de poux dans les têtes libyennes qui n’intéressent personne, pas même Bernard-Henri Lévy. L’électricité dans l’air valait-elle mieux que la léthargie ? La patine du temps a le don de fabriquer les martyrs.

    L’Afrique noire n’échappe pas à la rengaine illusoire du “C’était mieux avant”.

    L’Afrique noire n’échappe pas à la rengaine illusoire du “C’était mieux avant”. Mais qui peut condamner un Congolais démocratique qui affirme que l’époque de Mobutu était celle “où il y avait à boire et à manger”. Les chansons de Tabu Ley Rochereau étaient-elles plus mélodieuses que celles de Fally Ipupa N’Simba ? Le niveau de vie était-il formellement plus élevé ? La violence politico-militaire était-elle réellement moindre ? Les sakakàkas n’ont-elles plus le même goût ? Les flagrances de l’euphorie post-indépendance ont fini de diffuser cette dose de subjectivisme qui compromet le bilan du commun des mortels…

    Anachronisme ? Nzanga Mobutu, “fils de”, était candidat à la dernière élection présidentielle. Et si l’on peut regretter le fantasque Mobutu, le fantôme de l’ubuesque Bokassa aurait beau jeu de réclamer sa part de réhabilitation populaire. Dans une République centrafricaine meurtrie depuis le bras de fer Seleka vs Anti-balaka, les langues se délient peu à peu dans les rues. Aveuglement mélancolique ou nostalgie réfléchie ? Nombre de Centrafricains considèrent que le mégalomane empereur Jean-Bedel a érigé davantage de poteaux électriques et coulé plus de goudron que Kolingba, Patassé, Bozizé et Djotodia. On se  souvient ou relate les souvenirs d’aînés, ceux d’une armée stable et de salaires payés à l’heure.

    L’impression résisterait-il à l’audit ? Peut-être pas. Mais peut-être faut-il se résoudre à cette naturelle mélancolie, qu’elle soit une nostalgie malsaine, une tendance vintage stérile ou un gâtisme précoce. Elle tarde d’ailleurs de moins en moins à se manifester. Alors qu’on critique l’achat d’un nouvel avion présidentiel malien, les avis populaires laissent apparaître, en filigrane, un “c’était mieux sous ATT”…

    _____________

    Par Damien Glez

  • Le gouvernement ne prendra plus en charge les clubs engagés en compétitions internationales dit Baudouin Banza Mukalay Nsungu

    Le gouvernement ne prendra plus en charge les clubs engagés en compétitions internationales dit Baudouin Banza Mukalay Nsungu

    banzaMukalai_-L’équipementier des équipes nationales de la RDC sera désormais choisi par un appel d’offre international du Gouvernement.

    Le ministre de la Jeunesse, des sports, de la Culture et des Arts, Baudouin Banza Mukalay Nsungu, a signé la note circulaire n°001/CABIMINI/JSCA/2014 du 30 avril 2014 portant les mesures d’application complémentaires aux fédérations sportives et groupements sportifs particuliers.
    Dans ce lot des mesures et recommandations, la note lève l’option quant à la prise en charge des Clubs engagés en compétitions interclubs africaines et internationales par le trésor public.
    A partir de la saison sportive 2016-2017, les équipes représentatives en compétitions internationales bénéficieront d’une contribution forfaitaire de la part du gouvernement de la RD.Congo.
    En outre, les équipements des équipes nationales de la RDC seront désormais fournis par un seul équipementier qui sera choisi par appel d’offre international que seul le Gouvernement devra lancer.
     
    Ci-dessous, les onze (11) dispositions contenues dans cette note circulaire :
     
    1. Aucune fédération sportive ne peut être agréée ni obtenir la délégation des pouvoirs si elle n’est implantée, de manière active, dans au moins six (6) provinces et affiliée à une fédération internationale tel que prévu à l’article 39 de la loi n°11/023 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’organisation et à la promotion des activités sportive en République Démocratique du Congo.
     
    2. Les fédérations sportives agréées et détentrices de la délégation des pouvoirs doivent signer le contrat d’objectifs avec le Gouvernement, représenté par le Ministre en charge des Sports; préalable à toute éligibilité au financement public.
     
    3. Pour la rationalité des dépenses de l’Etat en matière des sports, ne seront désormais financées par le Trésor Public que la préparation et la participation des équipes nationales aux compétitions continentales ou mondiales;
    Les fédérations bénéficiaires devraient préalablement organiser une compétition nationale de leurs disciplines respectives en vue de constituer une véritable équipe nationale dont la participation sera honorable et performante au plan international.
     
    4. A compter de l’année sportive 2016-2017, les clubs représentatifs (qui sont des sociétés privées) engagés aux compétitions continentales ou internationales ne bénéficieront que d’une contribution forfaitaire de la part du Gouvernement de la République.
    5. Tout engagement pour la participation des équipes nationales aux compétitions continentales et internationales doit requérir préalablement l’autorisation du Ministre ayant les sports dans ses attributions.
     
    6. Aux fins de promouvoir les talents des athlètes congolais, il est fait obligation aux Fédérations sportives d’édicter dans leurs Règlements Généraux et Sportifs ainsi que dans les Règlements de différentes compétitions et championnats respectifs, des dispositions recommandant une utilisation des joueurs étrangers par équipe dont le nombre ne peut dépasser trois au cours d’une rencontre officielle locale, provinciale ou nationale.
    L’observation de cette recommandation doit être de stricte application à compter de la saison sportive 2014-2015.
     
    7. Dans le cadre de la lutte contre la violence et les incidents devenus récurrents dans les installations sportives et les manifestations sportives à caractère amical ou officiel, il est recommandé aux Fédérations sportives d’inclure dans leurs barèmes des sanctions ou code disciplinaire des dispositions prévoyant outre l’application des sanctions au plan sportif de déférer devant les Instances judiciaires compétentes tout auteur présumé des violences ou comportements ayant entrainé des incidents lors ou à l’issue d’une manifestation sportive ou dans les installations sportives.
     
    8. Les Fédérations sportives doivent prendre et appliquer des sanctions sévères et exemplaires contre tout arbitre, commissaire, juge ou officiel qui seraient lourdement compromis dans l’exercice de ses fonctions ou dont le comportement ou prestation serait source de violence ou d’incidents dans les installations sportives à l’issue d’une manifestation à caractère sportif ou au cours d’une rencontre sportive.
     
    9. Désormais les équipes nationales de toutes les disciplines sportives seront dotées des équipements et matériels sportifs qui seront fournis par un seul équipementier choisi à l’issue d’un appel d’offre international qui sera lancé par le Gouvernement à cet effet.
     
    10. Les fédérations sportives doivent désormais assurer, par l’Institut National des Sports, la formation et le recyclage de leurs cadres administratifs, techniques et médicosportifs en vue de parfaire et améliorer leur niveau de connaissance.
     
    11. Les Fédérations sportives doivent programmer des sessions régulières de la formation et/ou des recyclages en faveur de leurs arbitres, commissaires, juges et autres officiels en vue du renforcement de leurs capacités, performances et prestation. Elles doivent, pour leur prestation et performance, améliorer leurs conditions de travail, une façon idéale de lutter et endiguer toute sorte de pression et sollicitation préjudiciables auxquelles ils sont exposés.
     
    Le Secrétaire Général aux Sports et Loisirs ainsi que ses différents services attitrés tant au niveau national, des provinces que des entités territoriales décentralisées, doivent veiller à l’application stricte de cette circulaire par les structures du Mouvement Sportif de leurs ressorts respectifs.
     
    JENKO

  • Tshisekedi a transmis un aide-mémoire à Kerry

    Tshisekedi a transmis un aide-mémoire à Kerry

    tshisekedi-signe-Etienne Tshisekedi ne se tient pas si en dehors de la vie politique qu’il en donne l’air. Le séjour de John Kerry à Kinshasa lui a servi de prétexte pour livrer le fond de sa pensée au secrétaire d’Etat américain

    dans un “aide-mémoire” déposé, le 3 mai, à l’ambassade des Etats-Unis. Via ses réseaux, la rédaction de “RD-CONGONEWS” s’est procuré une copie authentique de ce document signé de la main de Tshisekedi lui-même et présenté en deux versions, française et anglaise. L’auteur y donne sa lecture de la crise politique. Cette crise née à la suite des élections générales du 28 novembre 2011 n’a toujours pas été réglée. “Elle doit être résolue avant tout autre processus”, exige Tshisekedi. Prophétique comme de tradition, il demande à la communauté internationale d’“empêcher ce qui semble être un volcan grondant de déclencher une éruption majeure”. Allez-y comprendre que Tshisekedi n’a pas encore dit son dernier mot. Que ceux qui cherchent à tripatouiller la Constitution au profit d’un troisième mandat pour Joseph Kabila se le tiennent pour dit.

    Aide-mémoire de Tshisekedi (Version française)

    Kinshasa, le 3 mai 2014 L’honorable John F. Kerry Département d’État des États-Unis 2201 C Street NW Washington , DC 20520 Monsieur le Secrétaire, Je m’associe à la population congolaise pour vous accueillir dans mon pays et je vous souhaite un très agréable séjour en République démocratique du Congo . Votre visite arrive à un moment très difficile pour mon pays et je profite de l’occasion comme une dynamique pour fixer une feuille de route claire pour assurer la paix , la démocratie et le développement non seulement de la République démocratique du Congo , mais aussi de l’ensemble de la région des Grands Lacs . Pour commencer, je tiens à vous remercier pour la position claire prise lors de votre récente interview avec la Voix de l’Amerique sur le respect de la constitution congolaise . En effet , durant les 32 dernières années de ma lutte pour la démocratie en République démocratique du Congo , je n’ai jamais manqué de souligner l’importance pour tout le monde de respecter la loi du pays comme la pierre angulaire de la stabilité . Malheureusement, cela n’a pas toujours été le cas dans la République démocratique du Congo où des dispositions de la Constitution sont constamment bafouées et violées créant – pour n’en nommer que quelques- uns – un environnement d’insécurité juridique , la corruption , la mauvaise gouvernance , le non-respect des droits de l’homme , des élections manipulées et donc l’instabilité .

    Dans ses notes explicatives , la constitution congolaise actuelle a établi que, depuis l’indépendance de notre pays le 30 Juin 1960, la République démocratique du Congo fait face à des crises politiques récurrentes et l’une des causes fondamentales découle de querelles de légitimité de nos institutions et des tenants du pouvoir. La constitution actuelle visait à résoudre à la racine la cause de l’instabilité institutionnelle pour donner à la fois au pays et à la population la chance de participer à la reconstruction et au développement du pays à travers des cycles réguliers de processus électoraux libres, démocratiques , transparentes et crédibles qui permettent au peuple congolais de choisir démocratiquement leurs propres dirigeants . Ainsi , le pays a connu en 2006 ses premières élections après l’adoption de la constitution par référendum. Malheureusement, le processus a pris fin avec une crise post-électorale. Suite à cela, M. Malu Malu , l’actuel chef de la Commission électorale , qui dirigeait alors le même organe, a été limogé de ses fonctions par le Parlement pour sa mauvaise gestion du processus électoral .

    Peut-être , il est juste de dire que le contentieux électoral 2006 était mineur par rapport à ce dont tout le monde, y compris la communauté internationale ,a été témoin avant, pendant et après les deuxièmes élections tenues le 28 Novembre 2011. Les résultats de ces dernières ont été qualifiés de “totalement erronés” . Nous étions de retour à la case départ et par la même occasion le peuple congolais a perdu la foi dans les processus électoraux . Dans ces circonstances, il est difficile de construire des institutions «fortes» dans le pays tel que préconisé par le président Obama lors de son discours d’Accra en 2009 . Depuis , l’environnement politique du pays a été pollué , qui a eu un impact négatif sur la paix, la stabilité institutionnelle et de la gouvernance du pays . Mon appel lancé tôt à la communauté internationaleen décembre 2011, après la publication des conclusions erronées du 28 Novembre 2011, de nous aider à résoudre la crise est toujours non entendu. La crise de légitimité qui a suivi est en cours et doit être résolu avant tout autre processus électoral. C’est dans cet environnement fragile et trompeur que la même personne , M. Malu Malu , qui a ensuite été limogé pour sa mauvaise  gestion des élections de 2006 , a été rappelé en 2013 à la tête de la Commission électorale une fois de plus . Je considère cela comme provocant et inacceptable.

    Pourtant, je crois toujours que nous devrions travailler plus étroitement avec la communauté internationale à travers l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs , l’envoyé spécial américain pour les Grands Lacs , le Représentant spécial de l’UA pour les Grands Lacs , le Directeur de l’UE pour les Grands Lacs et le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la République démocratique du Congo afin de désamorcer la crise en cours. Bien que je félicite l’accent mis par ces autorités à travailler en étroite collaboration avec la société civile de mon pays, je déplore leur manque de jugement en minimisant le rôle des partis politiques de l’opposition qui ont lutté sans relâche avec le peuple en faveur du changement réel de la gouvernance en RDC. L’accord-cadre du 24 Février pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région ainsi que la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies du 28 Mars 2013 offrent tous deux des fenêtres d’espoir d’une solution durable. Dans le même temps, d’ouest enest , du nord au sud , le faible appareil de sécurité du pays a montré son incapacité à faire face aux menaces extrémistes en plein essor. L’état général de la sécurité et des problèmes humanitaires est catastrophique. Les droits de l’homme ne sont pas respectés, les femmes et les enfants continuent d’être les victimes de la violence liée à la guerre, le nombre de prisonniers politiques a augmenté , des poches d’instabilité territoriale se posent dans certaines provinces , notamment le Katanga et la pauvreté a atteint son plus haut niveau! Très récemment, nous observons un nouveau phénomène d’expulsion massive des Congolais des pays voisins.

    Après l’Angola etl’Ouganda , les Congolais sont maintenant chassés du Congo – Brazzaville et dans la plupart des cas , ces expulsions sont opérées maladroitement en violation des droits humains élémentaires de la population , ouvrant ainsi la voie à de nouvelles frustrations populaires et conséquemment à la déstabilisation du pays. Personne ne veut voir ce qui se passe dans la République démocratique du Congo. La nouvelle positive est que cela peut être évité à condition que nous trouvions un moyen, à travers les mécanismes mentionnés ci-dessus, d’empêcher ce qui semble être un volcan ” grondant ” de déclencher une éruption majeure ! J’espère que votre visite ici aidera la RDC à bâtir une démocratie durable en renforçant le soutien à ses besoins politiques, sécuritaires et économiques. Cordialement ,

    Etienne Tshisekedi

    PRÉSIDENT

    (RD-CONGONEWS)

  • ENGLISH:Boko Haram strikes again, attacks Nigerian village

    ENGLISH:Boko Haram strikes again, attacks Nigerian village

     

    — Details emerged Wednesday of an apparent Boko Haram attack on a Nigerian village in which at least 150 people died, the latest in a series of attacks and abductions of schoolgirls attributed to the group.

    Militants dressed in military uniforms, backed by armored personnel carriers and shouting “God is great” attacked Gamboru Ngala Monday afternoon, firing rocket-propelled grenades and tossing improvised bombs into a crowded outdoor marketplace, witnesses told CNN Wednesday.

    They then set fire to buildings where people had tried to take shelter from the violence, the witnesses said.

     

    Malala: ‘Girls in Nigeria are my sisters’

    The fighters also attacked the police station during the 12-hour assault, initially facing stiff resistance. They eventually used explosives to blow the roof off the building, witnesses said. Fourteen police officers were found dead inside, they said.

     

    Reporter: Uncle was kidnapped in Nigeria

     

    Anger grows over 200 missing girls

     

    Obama: ‘This is a terrible situation’

    The final death toll could be closer to 300, Nigerian Sen. Ahmed Zanna told CNN.

    It’s unclear what impact the attack could have on the international response to Nigeria’s fight with Boko Haram, which so far has been concentrated on helping the government rescue 276 schoolgirls abducted last month by the militant group.

    Nigerian authorities have blamed the group for dozens of deadly attacks in the country’s north.

    They offered a reward of about $310,000 Wednesday for information leading to the rescue of the girls.

    “While calling on the general public to be part of the solution to the present security challenge, the Police High Command also reassures all citizens that any information given would be treated anonymously and with utmost confidentiality,” the Nigeria Police Force said in a statement.

    The government also has accepted U.S. and British offers of assistance, officials with those governments said.

    International aid taking shape

    U.S. officials will establish a “coordination cell” to provide intelligence, investigations and hostage negotiation expertise, U.S. State Department spokeswoman Jen Psaki said. The cell will include U.S. military personnel, she said.

    The joint coordination cell will be established at the U.S. Embassy in the Nigerian capital, Abuja, and U.S. Secretary of State John Kerry said the work is expected to begin immediately.

    The Pentagon has started planning for how it can help Nigeria, a senior U.S. military official told CNN. U.S. military assistance will likely be limited to intelligence, mission planning and hostage negotiations, several officials told CNN. It’s unlikely at this point that U.S. troops would be involved in operations, the officials said.

    British officials will send a small team of experts to complement the U.S. team, a spokesman for Prime Minister David Cameron said Wednesday. The spokesman didn’t specify the nature of the team’s expertise.

    Defending the response

    President Goodluck Jonathan has come under fire after waiting three weeks to publicly acknowledge the kidnappings.

    His administration, however, is defending its response — even as details emerged Tuesday about a second mass kidnapping.

    “The President and the government (are) not taking this as easy as people all over the world think,” said presidential spokesman Doyin Okupe.

    “We’ve done a lot, but we are not talking about it. We’re not Americans. We’re not showing people, you know, but it does not mean that we are not doing something,” Okupe said.

    The presidential spokesman said helicopters and planes have searched for the girls in 250 locations. More troops, he said, are on the way.

    Despite the flurry of activity, the father of two of the schoolgirls taken by Boko Haram scoffed at the Nigerian government’s response.

    Map: Where the girls were kidnapped  Map: Where the girls were kidnapped

    Map: Where the girls were kidnappedMap: Where the girls were kidnapped

     Nigerians protest over kidnapped schoolgirls

     

    US offering help for kidnapped girls

    “We have never seen any military man there,” said the father, who is not being identified for fear of reprisals by the government or Boko Haram.

    “Had it been military men who went into the bush to rescue our daughters, we would have seen them.”

    Another mass abduction

    But even as the help was offered to Jonathan, new details were emerging about the abduction of at least eight girls between the ages of 12 and 15, who were snatched Sunday night from the village of Warabe.

    The village is in the rural northeast, near the border with Cameroon, an area considered a stronghold for Boko Haram. U.S. officials say the group has received training from al Qaeda affiliates.

    Villagers in Warabe told CNN that gunmen moved from door to door late Sunday, snatching the girls and beating anybody who tried to stop them.

    The latest abductions come amid international outcry over the April 14 kidnapping of more than 200 girls. According to accounts, armed members of Boko Haram overpowered security guards at an all-girls school in Chibok, yanked the girls out of bed and forced them into trucks. The convoy of trucks then disappeared into the dense forest bordering Cameroon.

    ‘Western education is sin’

    Boko Haram translates to “Western education is sin” in the local Hausa language, and the group has said its aim is to impose a stricter enforcement of Sharia law across Africa’s most populous nation, which is split between a majority Muslim north and a mostly Christian south.

    The United States has branded Boko Haram a terror organization and has put a $7 million bounty on the group’s elusive leader, Abubakar Shekau.

    In recent years, the group has stepped up its attacks, bombing schools, churches and mosques.

    But it is the abductions of girls that have spawned the biggest outrage, with a #BringBackOurGirls campaign that initially began on Twitter and then quickly spread with demonstrators taking to the streets over the weekend in major cities around the world to demand action.

    6 reasons why the world should care

    ‘I abducted your girls’

    A man claiming to be Shekau appeared in a video announcing he would sell his victims. The video was first obtained Monday by Agence-France Presse.

    “I abducted your girls. I will sell them in the market, by Allah,” he said. “There is a market for selling humans. Allah says I should sell. He commands me to sell. I will sell women. I sell women.”

    In the United States, all 20 women serving in the Senate signed a bipartisan letter calling on Obama to take action.

    “More can be done by this administration. I would like to see special forces deployed to help rescue these young girls. Some of these girls are as young as 9 years old,” Republican Sen. Susan Collins of Maine told CNN. “…They’re being sold into slavery, forced into marriages, required to convert. This is just horrible.”

    More than 400,000 people, including celebrities and lawmakers, to date have signed a change.org petition that calls upon the world to act to save the girls.

    The petition calls on Jonathan and the government “to ensure all schools are safe places to learn, protected from attack.”

    ‘You can never rule out surprise’

    Nigerian Minister of Information Labaran Maku told CNN that despite international reaction and media reports, there have been some successes in combating Boko Haram.

    But when asked about bombings in Abuja, which came the same day as the mass abduction of schoolgirls, he said: “In the case of insurgency and guerrilla warfare, you can never rule out surprise here and there.”

    He also declined to agree that misinformation released by the military after the April kidnapping added to the growing outrage.

    First, the military said all the girls had been released or rescued. But after the girls’ families began asking where their daughters were, the military retracted the statement.

    “When they made that statement, it was based on a report they received,” the minister said.

    ( CNN)

  • Moscou affirme son retrait de la frontière ukrainienne, doutes de l’Otan

    Moscou affirme son retrait de la frontière ukrainienne, doutes de l’Otan

    Poutine-Après avoir demandé aux séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine de reporter le référendum du 11 mai sur l’autodétermination de Donestk, Vladimir Poutine a annoncé le retrait des troupes stationnées à la frontière. L’Otan dément.

    La voie du compromis et du dialogue est-elle en train de se profiler entre l’Ukraine et la Russie ? Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, mercredi 7 mai, le retrait des 40 000 soldats stationnés à la frontière entre la Russie et l’Ukraine, une affirmation non confirmée par l’Otan et Washington.

    “On nous a toujours dit que nos forces à la frontière ukrainienne suscitaient l’inquiétude. Nous les avons retirées. Aujourd’hui, elles ne sont plus à la frontière ukrainienne (…)”, a déclaré le président russe, cité par l’agence de presse Interfax. Vladimir Poutine s’exprimait à l’issue d’un entretien avec Didier Burkhalter, président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour tenter d’élaborer plan de sortie de crise.

    La prudence reste néanmoins de mise. Les affirmations de Vladimir Poutine n’ont pas été confirmées par l’Otan, qui a réagi en disant ne pas avoir d’”indication” qui puisse avérer le retrait des troupes russes. Washington est allé dans le même sens en affirmant ne pas non plus disposer de preuves. “Il n’y a pas de preuve pour l’instant qu’un retrait a eu lieu”, a déclaré le porte-parole adjoint du président américain Barack Obama, Josh Earnest qui s’exprimait face aux journalistes lors d’un point de presse dans l’avion Air Force One. 

    Moscou demande le report du référendum de Donetsk

    L’annonce de Vladimir Poutine intervient alors même que Moscou a demandé aux séparatistes pro-russes en Ukraine de reporter le référendum sur la “déclaration d’indépendance” de la république autoproclamée de Donetsk.

    “Nous demandons aux représentants du sud-est de l’Ukraine de reporter le référendum prévu le 11 mai, pour créer les conditions nécessaires au dialogue”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. “Nous considérons que le dialogue direct entre les autorités de Kiev et les représentants dans le sud-est de l’Ukraine est un élément clé d’un compromis”.

    Inspiré par la Crimée, les séparatistes pro-russes entendent en effet faire de la région de Donetsk, ville située dans le bassin minier de l’Est, une république indépendante. Denis Pouchiline, chef de la “république populaire” auto-proclamée de Donetsk, a précisé le 6 avril que la question posée serait : “Approuvez-vous la déclaration d’indépendance de la république populaire de Donetsk ?” Mais le scrutin est à haut risque dans cette région déjà déstabilisée. Et Poutine se dit engagé dans la recherche d’une solution de sortie de crise.

    Avec AFP et Reuters 
  • Obama s’engage pour retrouver les victimes de Boko Haram

    Obama s’engage pour retrouver les victimes de Boko Haram

    JONAoba-Alors que la mobilisation prend de l’ampleur au Nigeria pour retrouver les jeunes filles détenues par la secte Boko Haram, 11 autres adolescentes ont été kidnappées. Les États-Unis ont annoncé l’envoi d’experts pour aider à les retrouver.

    L’enlèvement de plus de 276 lycéennes le 14 avril dernier par la secte Boko Haram au Nigeria a choqué aux quatre coins du monde. Parmi ces jeunes filles, 223 sont toujours en captivité et 53 ont réussi à s’enfuir, selon la police. Pourtant, malgré la mobilisation du Nigeria, le groupe islamiste a récidivé : il est soupçonné d’avoir enlevé plusieurs autres adolescentes, dans la nuit du 5 au 6 mai. Le dernier bilan, mercredi, fait état de 11 nouvelles  jeunes filles kidnapées. Une situation qui a poussé Washington à proposer son aide aux autorités nigériannes.Les États-Unis feront “tout ce qu’ils peuvent” pour aider les autorités nigérianes à retrouver les jeunes filles enlevées par Boko Haram, a ainsi déclaré mardi 6 mai le président Barack Obama, au lendemain du nouveau rapt.

    “Nous ferons tout ce que nous pourrons pour leur fournir de l’aide. Notre objectif à court terme est évidemment d’aider la communauté internationale et le gouvernement nigérian pour qu’ensemble nous récupérions ces jeunes filles”, a annoncé le président américain sur la chaîne NBC.

    À plus long terme, “nous devrons nous occuper du problème plus général que sont des organisations comme celles-ci capables de provoquer un tel chaos dans la vie quotidienne des gens”, a-t-il ajouté.

    Le secrétaire d’État américain John Kerry, qui s’est entretenu par téléphone, mardi, avec le président nigérian, assuré que les États-Unis étaient “prêts à envoyer une équipe au Nigeria pour discuter de la façon dont ils pouvaient au mieux apporter de l’aide” pour retrouver les jeunes filles.

     
    Le président nigérian Goodluck Jonathan a accepté cette offre, mais les détails de l’opération doivent encore être précisés. Les États-Unis ont aussi proposé de mettre en place une équipe de coordination à leur ambassade à Abuja. Elle serait composée de personnel militaire américain, de responsables des forces de l’ordre ainsi que d’experts dans les situations d’enlèvements.Les autorités nigériannes ont offert mercredi l’équivalent de 300 000 dollars de récompense à toute personne ayant des informations sur les jeunes filles.
     

    Boko Haram, dont le nom signifie “l’éducation occidentale est un péché” en langue haoussa, revendique la création d’un État islamique dans le nord du Nigeria. Le groupe extrémiste a déjà fait plusieurs milliers de morts depuis le début de son insurrection en 2009, au cours d’attaques visant des écoles, des églises, des mosquées et des symboles de l’État et des forces de l’ordre.
     
    Avec Reuters et AFP 

     

  • Nouveau massacre de Boko Haram, la mobilisation pour les lycéennes s’intensifie

    Nouveau massacre de Boko Haram, la mobilisation pour les lycéennes s’intensifie

    boko haram fighters-Alors que Washington, Paris et Londres offrent leur aide pour obtenir la libération des 223 Nigérianes détenues par Boko Haram, des témoins rapportent que la secte a mené lundi une attaque ayant fait 300 morts dans le nord-est du pays.

    Une attaque menée lundi 5 mai par les islamistes de Boko Haram dans une ville du nord-est du Nigeria, proche de la frontière camerounaise, a fait des centaines de morts, ont indiqué mercredi un responsable politique local et des témoins. “Le bilan de l’attaque est d’environ 300 morts”, a déclaré à l’AFP Ahmed Zanna, sénateur de cette région. Les témoins ont, de leur côté, compté plus de 100 cadavres dans la ville de Gamboru Ngala, localité de l’État de Borno, fief historique de la secte islamiste, qui a revendiqué le rapt à Chibok de plus de 200 adolescentes.

    D’après des témoignages d’habitants, les assaillants, arrivés dans la ville en pleine journée à bord de véhicules blindés et de vans peints aux couleurs de la police et de l’armée, ont brûlé le marché, le bureau des douanes, le commissariat de police et presque tous les magasins de la ville, avant de repartir.

     Sur les Observateurs

     Critiquée pour son incapacité à mettre fin à l’insurrection qui sème la terreur dans le nord-est du Nigeria, l’armée s’est adjoint les services des milices privées, constituées de civils. En réponse, la secte mène régulièrement de violentes expéditions punitives contre la population. Dorénavant, “Boko Haram s’en prend à des villages tout entiers […] massacrant parfois jusqu’à 200 à 300 villageois, hommes et femmes” pour se venger de la complicité des civils avec l’armée, explique à l’AFP le chercheur français Marc-Antoine Pérouse de Montclos.

    La police offre plus de 200 000 euros contre des informations

    Après l’annonce du rapt de huit autres adolescentes dans la nuit du 5 au 6 mai, le président américain, Barack Obama, a indiqué qu’il allait envoyer des forces de sécurité américaines pour aider le gouvernement de Goodluck Jonathan à retrouver les lycéennes enlevées à Chibok.

    Son homologue français, François Hollande, lui a emboîté le pas évoquant que Paris “fera tout pour aider le Nigeria”. Une “équipe spécialisée” est disponible pour aider aux recherches, a précisé peu après le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Le gouvernement britannique a également annoncé l’envoi d’une équipe d’experts sur le terrain. Quant à la Chine, elle a également proposé son aide pour lutter contre “le terrorisme”.

     

    Obama : “Nous avons déjà envoyé une équipe sur place”

     

    En attendant le déploiement de l’aide étrangère, la police nigériane a offert, mercredi, 50 millions de nairas (215 000 euros) à quiconque fournirait des informations permettant de retrouver les otages. Le département d’État américain a indiqué disposer d’indications selon lesquelles les adolescentes auraient été emmenées dans des pays voisins. Une déclaration qui fait écho aux informations – non confirmées – de responsables locaux à Chibok précisant que les captives avaient été vendues comme épouses à des combattants islamistes du Cameroun et du Tchad.

    “Les membres de Boko Haram n’hésiteront pas à recommencer”

    L’insurrection menée depuis cinq ans par Boko Haram, dont le nom signifie “l’éducation occidentale est un péché” en langue haoussa, a déjà fait des milliers de morts, au cours d’attaques visant des écoles, des églises, des mosquées et des symboles de l’État et des forces de l’ordre. Opérant jusqu’alors dans le nord-est du pays, la secte a perpétré deux attentats à la voiture piégée qui ont fait plus de 90 morts dans la banlieue d’Abuja, la capitale fédérale, en moins de trois semaines. Cette action de Boko Haram qui revendique la création d’un État islamique dans le Nord, rappelle que le groupe peut frapper partout dans le pays.

    Actuellement, plus de 6 000 hommes sont déployés à Abuja qui accueille jusqu’à vendredi un “Forum économique” auquel participe le Premier ministre chinois, Li Keqiang. “Cette démonstration de force devrait assurer la sécurité des participants mais le gouvernement nigérian, en profonde difficulté, ne peut pas protéger son peuple, attirer des investissements et exploiter tous les potentiels de son pays s’il ne parvient pas à mettre fin à cette insurrection violente” de Boko Haram, écrivait, mercredi 7 mai, le “New York Times” dans un éditorial.

    Même son de cloche sur le site Guinée Conakry Info, qui déplore l’inaction des autorités nigérianes ainsi que la mobilisation tardive de la communauté internationale. “Les membres de Boko Haram n’hésiteront pas à recommencer leur ignoble opération aussi longtemps qu’on leur en laissera l’opportunité. La seule façon de les stopper est de tuer le mouvement dans l’œuf en lui infligeant une défaite militaire totale. La stabilité politique, la sécurité et l’économie du Nigeria s’en porteront mieux après”, écrit l’éditorialiste Boubacar Sanso Barry.

    Avec AFP

  • Sassou Nguesso, une lecture osée…

    Sassou Nguesso, une lecture osée…

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-La République Démocratique du Congo partage une frontière commune avec plus de 9 pays. À l’Est, les Anglo-Saxons déstabilisent la RD-Congo en la faisant surveiller par le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie et le Burundi. Le Sud-Soudan rentre également dans le jeu à travers l’Ouganda, son « parrain » africain direct. Et au Nord, la France vient de dévoiler son jeu connu en République Centre Africaine avec laquelle la RD-Congo partage une frontière au nord. Loin de moi l’idée de me plaindre de ce que font les USA et la France en Afrique, ce sont des États souverains et prédateurs, je constate seulement que face aux prédateurs ceux qui jouent pour la défense des intérêts de la RD-Congo tardent à apprendre vite la leçon. Ses Congolais, « opposition » ou « pouvoir » préfèrent collaborer dans tous les cas et ils oublient que même l’Antilope, dans sa faiblesse, se soumet à peine à la nature prédatrice du lion et autres prédateurs.

    Pour l’Occident, nous rentrons déjà l’Occident l’ère post-conflit idéologique. L’Angola faute de mieux soutient les Tutsi au pouvoir à Kinshasa. Je souligne et répète que c’est faute de mieux. Sassou a apporté à un moment donné son soutien à Jean Pierre Bemba et au MLC. Un autre mouvement politique de la RD-Congo a bénéficié aussi de son attention. Personne ne voyait Jusque-là quoi reprocher à l’homme. Aujourd’hui, trop d’émotions et je comprends, personne ne cherche à savoir pourquoi Sassou donne l’air de ne pas aimer de « Zaïrois ». Mais Sassou est Mboshi, c’est-à-dire « muana Mungala ». Comprend qui peut car je me sépare ici de mes sentiments. Et je vois mal comment « un frère » peut en vouloir à ses « frères ». Si nous, « Zaïrois », n’arrivons pas à bien jouer, si certains d’entre nous lui ont fait des promesses qu’ils n’ont pas sues tenir et ont trahi, je me demande en quoi il faudrait aujourd’hui mettre tout sur son dos alors que Sassou vient une fois de plus nous donner une grande leçon de politique et de défense des intérêts de son pays.  

    Bien sûr que Je déplore et condamne tout ce qui se fait contre les nôtres à Brazzaville. Nous sommes les seuls qui accueillons sur notre sol n’importe qui et même des sans-papiers. Nous sommes les seuls qui délivrent aux uns et autres des papiers d’identité et un séjour. Les Tutsi du Rwanda en ont abusé et ils ont fini par nous poignarder du dos. Nous pleurons aujourd’hui qui se souvient que la RD-Congo est aujourd’hui entre les mains du Rwanda à cause de ceux qui hier encore pensaient bien faire en confiant de responsabilité à un certain Bisengamana et ceux qui ont nommé un certain Bizima Kahara comme ministre des affaires étrangères. Non seulement qu’ils sont chez nous mais avec leur nouvelle identité congolaise acquise, ils entrent au Congo-Brazzaville comme des citoyens de la RD-Congo. Et tout le monde sait de quoi ils sont capables. Je ne demande pas à Sassou de laisser faire ce qui se fait. contre des « ressortissants « Zaïrois à Brazzaville. Mais faut-il pour autant laisser des Rwandais arracher le Congo-Brazzaville à nos frères C’est ici que Sassou se différencie de Mobutu et des mobutistes. Ils ont laissé faire. Kasi Tokomi wapi (Où sommes-nous)? Je ne défends pas Sassou mais je veux comprendre.

    Pendant que tout le monde se taisait, et l’Afrique toute entière aussi, il faudra ici rappeler qu’aucun homme politique congolais sérieux et africain n’a osé tenir des propos que Sassou a eus à l’endroit de Paul Kagamé et de « Joseph Kabila ». Pierre Péan rapporte des propos de Sassou dans son livre « Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique ». Je cite :

    « À Oyo m ce 8 août 2008, […] Nous sommes tous deux sur les bords de l’Alima […] Sassou Nguesso ne comprend pas le silence observé par Paris, qui ne proteste pas contre [les] fausses accusations [de Paul Kagamé]. […] Pour illustrer son propos, [Sassou] me conte la courte parabole du paralytique sous le manguier : « Quand le paralytique assis au pied du manguier joue avec des feuilles vertes, c’est qu’il y a quelqu’un dans l’arbre qui les lui a jetées. Sinon, il ne joue qu’avec des feuilles mortes ! » Et d’ajouter : Il suffirait à Paris de dire à ses « amis » les protecteurs de Kagamé – les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël- de calmer un peu leur protégé pour que les attaquent cessent ! Puis le président complète son tableau de la nouvelle Afrique en évoquant le mystère Joseph, ce jeune « Joseph Kabila, président du Congo voisin : « venu de nulle part, en quinze jours il a eu les honneurs de Paris, Bruxelles, Londres et Washington….Joseph est un cheval de Troie du président rwandais. Officiellement, pendant la journée, il s’oppose à Paul Kagamé, mais la nuit tombé, il marche avec lui… Or, en Afrique, c’est la nuit que les choses importantes se passent ». (Péan, 2010 : 531-532).

    Ce qui voudrait dire que Sassou sait qui est réellement « Joseph Kabila » que des « Zaïrois » laissent régner chez eux. Il le désigne par le terme de « Cheval de Troie de Paul Kagamé ». Il sait également qui est Paul Kagamé, un « paralytique ». je demande que l’on me montre un seule homme « congolais de Kinshasa ou Africain qui aurait traite ces gens de ceux qu’ils sont ? Les deux, « Joseph Kabila » et son maître connaissent la position de Sassou. Et l’accuser de tous les noms serait une faute politique je ne saurais franchir. Nous entrons ici dans un jeu politique périlleux où je nous invite à mettre de côté nos sentiments. Le passé de Sassou peut apprendre aux uns et autres que cet homme est loin d’être un enfant de chœur. L’homme a certes ses défauts, mais la question est de savoir de quoi nous sommes capables. La réponse nous permettra à jouer autant qu’à faire face à la dure réalité qui nous est chaque jour imposée.

    Je m’autorise d’inviter notre peuple à la tempérance et à la raison. C’est pourquoi je fais la demande aux Congolais que nous sommes de constituer une délégation pour d’abord aller rencontrer l’ambassadeur de Sassou à Paris et de chercher auprès de lui à saisir ce qui réellement se passe avec des « Zaïrois » à Brazzaville. Et au cas où nous serons insatisfaits, et au nom des Congolais, c’est alors que nous solliciterons par la suite une rencontre avec Sassou et l’entendre à ce sujet. Ainsi, Sassou aura en face de lui des interlocuteurs avec lesquels il pourra parler de la RD-Congo comme l’amateurisme installé à Kinshasa n’arrive à assumer sa fonction régalienne. Et au retour de toutes ces rencontres en rendre compte à la base et ce avant d’entreprendre toute autre action ultérieure. Nous aurons gagné en élévation et désormais on nous prendra au sérieux.

    Sassou peut être un allié, dictateur ou pas, mais c’est à nous de savoir arracher de lui un soutien quelconque. Et ce quel que soit ses liens avec la France en ce moment où la France, allié des USA, rejette les mensonges de Paul Kagamé et de ses amis anglo-saxons sur le génocide perpétré au Rwanda.

    Et si en faisant rentrer les “Zaïrois” à Kinshasa, on les pousserait malignement à un sursaut d’orgueil national, c’est-à-dire à un soulèvement populaire contre le régime de Kinshasa. Ne dit-on pas qu’à quelque chose malheur est bon. Ce qui me préoccupe à ce niveau est plus l’incapacité à concevoir de ceux qui prétendent être élite congolaise. Comment savoir tirer profit de la situation actuelle avec tous ces “refoulements.

    Que l’on me prive des commentaires inutiles. La RD-Congo sera une conquête ou cessera d’exister. Je m’inscris, les nôtres et moi, dans la logique de conquête.

    .

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, 
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • L’ÉCONOMIE EST-CE COMPLIQUÉE ?

    L’ÉCONOMIE EST-CE COMPLIQUÉE ?

    Le crédit c’est de l’argent

     controle-economie-verte-Vous pensez que l’économie est une science compliquée et qu’il faut être un banquier pour s’y frotter.  La preuve, c’est qu’il y a des tas d’analystes à la télé, à la radio, dans les journaux, qui expliquent ce qui se passe à la bourse, à la banque, avec la monnaie (euro et dollar), qui justifient l’inflation (qui serait jugulée !), qui commentent les emprunts gouvernementaux et la dette souveraine, et nous menace de récession. Ce qui est le plus compliqué pour ces affidés c’est de ne rien révéler d’important tout en parlant amplement (1).

     Prenons les notions de banque, de crédit, d’argent et de capital autour desquelles les économistes bourgeois créent une grande opacité. Pour vous et moi une banque c’est une carte bancaire, un chéquier, une carte de crédit, une hypothèque et puis (?) rien d’autre. Où se trouve votre argent en ce moment ? Où est votre salaire ? Qui détient votre crédit, votre hypothèque ? Votre banquier dans les voutes de sa banque ? Rien n’est moins certain. Une hypothèque est-ce de l’argent comptant ? Une carte de crédit est-ce de la monnaie ?

     Eh bien oui, une carte de crédit c’est comme de la monnaie. Quand vous utilisez votre carte de crédit, vous demandez à votre banque d’émettre de la monnaie pour payer ce que vous achetez aux commerçants qui lui-même dépose son argent à la banque qui ne lui verse aucun intérêt sur ses dépôts, ou presque, mais encaisse les intérêts sur les prêts. Même chose pour votre hypothèque, votre marge de crédit bancaire et votre emprunt automobile, toute ces formes de crédit, c’est de l’argent, sans être du Capital cependant,  mais pouvant le devenir éventuellement.

     Du Capital

     Votre argent (crédit, hypothèque, emprunt, salaire déposé directement dans votre compte, allocation reçue de l’État) deviendra du Capital à deux conditions :

     1-                 D’être mis en circulation via vos achats – ce qui est déjà le cas en ce qui concerne votre dette personnelle, votre hypothèque et votre emprunt automobile – vos versements mensuels faisant foi de la circulation de cet argent.

    2-                 Que votre argent en circulation dans l’économie soit investi dans une entreprise qui fera produire de la plus-value. Si l’investissement d’argent ne sert qu’à faire circuler l’argent spéculatif, cela ne constitue pas du capital productif, mais du capital spéculatif qui ne peut servir, pour l’investisseur-spéculateur, qu’à tenter d’accaparer une plus grande portion de l’argent en circulation au détriment de ses concurrents.

        Un exemple sera ici utile. Lorsqu’en 2007, les banquiers mettaient sur le marché boursier des papiers «acidifiés» – des paquets de créances, hypothèques, emprunts – titrisés, accompagnés de la promesse de verser de forts dividendes à l’acheteur impudent et imprudent, ces banques attiraient à elles de l’argent – c’est-à-dire une portion des profits financiers en circulation dans l’économie anarchique, jusqu’à ce que la bulle spéculative éclate et que les cours s’effondrent.

     Tous auront compris que si la Banque ABC, vend la créance d’Olivier Le salarié, au spéculateur boursier La frime XYZ, cette transaction ne crée aucun travail – ne produit aucune valeur salariale – ne génère aucune plus-value. Alors d’où viennent les intérêts sur prêt que la Banque ABC devra verser au spéculateur boursier, ici La frime XYZ ? Ils proviennent du salaire d’Olivier Le salarié qui a gagé son salaire sur son hypothèque (notamment).

     Il est facile de comprendre que pour être profitable cette transaction financière nécessite deux conditions :

     À) la première, qu’Olivier conserve son emploi – et son revenu, quel qu’en soit la provenance – et la seconde;

    B) que les intérêts hypothécaires payés par Olivier augmentent sans cesse, car si monsieur Le salarié paie toujours des intérêts identiques, il n’y aura jamais augmentation de l’argent en circulation à se partager entre les créanciers (banques et spéculateurs) et toute l’opération d’arnaque boursière aura été inutile.   

     Appliquons ces concepts à l’analyse de la crise économique systémique de 2008. La crise économique fut déclenchée par la combinaison de deux facteurs incontournables : i) d’une part, de très nombreux salariés étatsuniens, comme Olivier Le salarié, perdirent leurs emplois et; ii) les taux d’intérêt augmentèrent jusqu’au point que les salariés emprunteurs, même ceux ayant conservé leur emploi, ne parvenaient plus à rembourser leur hypothèque.

     Un paradoxe économique capitaliste

     Voici un paradoxe que les économistes patentés ne doivent jamais vous expliquer. Nous avons révélé précédemment que pour que l’opération pyramidale de titrisation d’actifs bancaires sulfureux soit profitable, cela requérait que les taux d’intérêt sur les prêts augmentent sans cesse sinon comment accaparer plus de profits bancaires (portion de la plus-value globale) pour son clan au détriment de ses concurrents? Hors, si les taux d’intérêt augmentent un très grand nombre de salariés deviennent incapables de rembourser leurs emprunts surévalués et ils font défaut de paiement, sont saisis et expulsés de leurs foyers (des millions de ménages aux États-Unis entre 208 et 2012, même drame prolétarien en Espagne présentement), expulsions qui ne procure cependant aucun bénéfice aux banquiers ni aux spéculateurs boursiers floués.

     De la circulation de l’argent au Capital financier

     Chacun doit comprendre que la raison d’existence de la Banque ABC n’est pas de rendre des services financiers à Olivier Le salarié (ce n’est que le prétexte pour ces activités bancaires). La Banque ABC retient et emmagasine son argent, son crédit, son hypothèque, son salaire, avant même qu’Olivier ne l’encaisse, et surtout, elle fait circuler son argent réel et virtuel (pas encore gagné ni empoché). Faire «circuler» l’argent signifie que la Banque ABC joue à la bourse sur les marchés mondiaux avec l’argent, le  crédit d’Olivier et celui de ses camarades salariés. La banque  spécule sur le prix du grain canadien et ukrainien, sur le coton égyptien, sur l’or et le diamant sud-africain, sur les actions de Renault et de Bombardier, d’Airbus, de Boeing et de Facebook.

     Faire «circuler» l’argent cela signifie, pour le Banquier ABC, de faire du pognon avec l’argent d’Olivier, sans travailler 8 heures à l’usine c’est assuré. Mais cette circulation de l’argent, d’un portefeuille d’actions à un autre, d’un fonds de placement à un autre, ne produit aucune richesse, aucune marchandise, aucune valeur réelle, aucun bien immobilier, aucun produit mobilier, ni aucune valeur. Alors comment se fait-il que le banquier utilisant 10 milliards de dollars que lui ont confiés nombre d’Oliviers salariés, l’ait placé en actions Facebook et que le lendemain matin la Banque ABC se retrouve actionnaire de 12 milliards de dollars de valeurs Facebook ? Y a-t-il eu production de valeur – de richesse – de patrimoine – de Capital chez Facebook pour deux milliards $ pendant la nuit ? Évidemment non ! La société Facebook ne produit aucune richesse aucune-marchandise tangible. La firme Facebook  maintien en fonction un système (en location), de moyens de communication informatiques sur Internet permettant à vos enfants de s’expédier des images et des messages sympathiques (le plus souvent) et elle espère qu’on lui achètera de la publicité et des services informatiques.  

     Les deux milliards de renchérissements des actifs de la firme Facebook constituent une émission de monnaie spéculative, inflationniste, frauduleuse en terme moral, mais légal en terme juridique sous le système d’économie politique capitaliste. Ces deux milliards $ de crédits constituent une anticipation sur la capacité de la firme Facebook d’attirer vers elle, comme dans une pyramide de Ponzi, d’autres banquiers-financiers-boursicoteurs- spéculateurs qui viendront tenter leur chance à la Loto boursière, où rien ne se crée, rien ne se perd, mais où tout se transforme en argent spéculatif et inflationniste, mais cet argent n’est souvent que du vent comme nous l’expliquons au paragraphe suivant.

     Nous venons d’observer que l’argent, le salaire réel et même virtuel-anticipé, d’Olivier Le salarié, est transformé en actions bidon, en argent virtuel spéculatif inflationniste. Mais un jour un gros banquier investisseur et quelques-uns de ses amis membres du sérail capitaliste, décideront d’encaisser leur «profit», c’est-à-dire de vendre leurs actions Facebook alors que le prix est gonflé – soufflé – arnaqué, ces initiés  empocheront ainsi leur pognon. Si votre banquier ne fait pas partie des sélects magouilleurs de premier rang qui ont repris leur mise – il perdra tout, ses actifs Facebook acheté 10 milliards de dollars et gonflé instantanément jusqu’à 12 milliards ne vaudront plus que 100 millions de dollars ou moins. La société canadienne Nortel vendait ses actions 124 $ en 2000 et seulement 000,47 $ en 2002. Sa capitalisation totale à la bourse de Toronto qui se chiffrait à 398 milliards $ en 2000 ne valait plus que 5 milliards $ en 2002 (2).

     La fausse monnaie «inventée et éventée» se sera volatilisée. Rien ne se perd, rien ne crée, tout se transforme en argent ou en dépôts de bilan ! L’illusion devient «actions» puis redevient illusion, voilà la transformation banquière-boursière des actions-spéculations. Les salariés chypriotes ont vécu la résultante de cette manigance bancaire boursière un matin de mars 2012, leur banque était fermée et leur argent séquestré. Quelques semaines plus tard, ils apprenaient que 40% de leurs économies avaient été expropriées par leurs banquiers et ne leur seraient jamais remboursés, sans compter que l’État chypriote européen aura dû verser des milliards d’euros aux banquiers floués par leurs camarades chacals des banques et de leurs alliés.        

     Par Robertbibeau

    _________________________

     

    VOLUME D’ÉCONOMIE GRATUIT. Téléchargez : http://www.robertbibeau.ca/VolumeDeclin.html

    __________________________

     

    Semaine prochaine : LE CYCLE ÉCONOMIQUE INFLATIONNISTE

     

    (1)               Les économistes à la solde publient de grosses briques de 650 pages comme ce monsieur  Piketty – superstar de l’économie capitaliste –, mais incapable de régler le moindre problème du système :  http://plus.lapresse.ca/screens/4ee1-9d6c-535a8662-bd65-329aac1c606d%7C_0.html

    (2)               http://fr.wikipedia.org/wiki/Nortel#P.C3.A9riode_ant.C3.A9rieure_.282000-2005.29_:_un_groupe_dans_la_tourmente