Author: Don Kayembe

  • Les contradictions de la fameuse opposition congolaise à Kinshasa, mais quel gâchis !…

    Les contradictions de la fameuse opposition congolaise à Kinshasa, mais quel gâchis !…

    ELECTIONS 2011 : DES OPPOSANTS CONGOLAIS CREENT UN « MACHIN » par Cheik Fita-Le sentiment est plutôt celui d’être dans le faux et avec des gens dépassés, qui à peine se souviennent du pourquoi ils disent « combattre ». En outre, je me demande si ils en voulaient réellement et à « Joseph Kabila »et à son « régime » et qu’ils s’engageaient dans une lutte dont le but était d’en finir avec ce « régime » et l’arnaque opéré depuis bientôt plus de 17 ans dans ce pays.

    Des fois on est tenté par l’envie de rire devant toute cette comédie, ce qui sonne comme un gâchis, mais face à la gravité de la situation que tout le pays vit, on étouffe dans la colère l’expression de ce sentiment qui insulte le sens de la souffrance.

    Mais Brazzaville, par son geste, malgré toutes les critiques qui sont compréhensibles pour une certaine catégorie des gens, leur offre un prétexte sur un plateau d’argent , à l’instar de celui de l’assassinat du 28 juin 1914 contre l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois et de son épouse la duchesse de Hoedberg , élément déclencheur de ce qui plus tard sera connu sous la désignation de la première guerre mondiale. Voilà une occasion alors tant rêvée et même recherchée de mobilisation de l’ensemble de notre peuple et non contre Brazzaville mais pour en finir avec « Joseph Kabila ». Ce qui pouvait sonner comme un déclic qui a toujours fait défaut à ces gens afin de justifier une colère étouffée jusque-là et lancer par la suite un grand mouvement de masse, de soulèvement populaire et soutenu par des forces paramilitaires contre le régime et son « Joseph Kabila » se termine par une totale surprise transformée en un réquisitoire contre Brazzaville. Des opposants qui prétendaient combattre « Joseph Kabila » engagent, à notre grand étonnement, ses institutions et son régime « prétendu » usurpateur, tricheur, assassin, violeur, à rompre des relations diplomatiques avec Brazzaville. Voilà des gens qui tombent dans le piège tendu et transforment « Joseph Kabila » en homme fréquentable et même ceux qui trompent vouloir l’affronter aux élections. « Joseph Kabila » et ses thuriféraires ne pouvaient attendre mieux que cette reconnaissance «tardive » mais officielle devant l’histoire et cette défaite d’une opposition « inexistant» et « collabo ». En fait , c’est Vichy à la manière congolaise, « carriériste » et le moi –moi , sans grandeur et ambition pour la nation. Comment voulez-vous que Sassou nous respecte et avec lui le monde aux alentours.

    « Joseph Kabila » peut alors s’estimer heureux et envisager de rester éternellement au pouvoir. Et qui se souvient encore de ce chant d’hier : « Topesaki 5 ans na Mobutu, Tobakisaki 7 ans na Mobutu, po na kosukisa to montombelaki 100 ans, Mobutu eh , Mobutu eh , 100 ans tomontobele ». Comment, alors comment, on est parvenuu à tomber si bas.

    Personne n’aurait par hasard lu Victor Hugo, je ne parle ici de son soutien à l’esclavagisme, car j’en suis bien avisé, alors qu’on me dispense ce procès, mais les Misérables pour interpréter le sen s des phrases suivantes : « le droit à sa colère. Et la colère du droit s’appelle « révolution ». Quand elle est finie, on constate que le peuple a été RUDOYÉ mais il a fini par marcher ». C’est-à-dure de ses épreuves de souffrance enduré, il s’est émanciper et a libéré son devenir. Alors je dis, comprend qui peut !

     L’envie est forte de conclure par ce mot : « Pitié ! ».

     Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

     

  • Lettre ouverte au combattant de la Diaspora…

    Lettre ouverte au combattant de la Diaspora…

    writing-Sache-le : dans la gestion du dossier Brazzaville, Kabila fait preuve de sens d’Etat

     De la vidéo en circulation sur le Net analysée hier à plusieurs reprises – vidéo présentant tes exploits dans l’occupation illégale et la destruction méchante des installations de l’ambassade de la RDC à Paris – une phrase importante est à retenir : celle par laquelle tu reconnais combien on te reprochait jusque-là  de t’intéresser seulement de la musique et de la sape. Maintenant, as-tu dit, tu t’engages dans la politique. Libre à toi de savoir si ta nouvelle option, tu l’assumes avec dignité ou pas. Je te dis seulement, au regard de toutes tes prestations sur le Net, et en toute sincérité, que tu t’es trompé de terrain…

     

     

                Autant alors que tu le saches d’emblée : tu viens d’apporter de l’eau au moulin des forces qui préconisent Berlin II aux motifs que par nos faits et gestes, nous donnons au monde, nous Congolais, la preuve de notre incapacité de bien gouverner le pays dessiné à Berlin I sous la dénomination Etat Indépendant du Congo, colonisé par la Belgique sous le nom Congo-Belge, devenu Indépendant le 30 juin sous le nom République du Congo, débaptisé République Démocratique du Congo, re-débaptisé République du Zaïre avant de redevenir République Démocratique du Congo.

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Si tu ne l’as jamais appris, et permets-moi alors de l’apprendre : une “rumeur” attribuée aux Rwandais laissait entendre sous Mobutu que des recherches et des enquêtes “scientifiques” menées à l’époque avaient fini par typer l’homme zaïro-congolais. Toi et moi, disait-on, sommes plus jouisseurs que producteurs. Ce qui nous intéresse le plus, affirmait-on, c’est la bonne chère et la bonne chair. Nous accordons, disait-on, trop peu de place à la réflexion. La “rumeur ” établit que nous avons la propension à la réaction épidermique.

                Bref, nous commençons par donner des coups avant de nous demander pourquoi !

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Eh bien, tu le confirmes de la belle façon en allant attaquer ta propre ambassade alors que, raisonnablement, tu devrais te rendre plutôt devant l’ambassade de la République du Congo à Paris pour manifester ta colère. Ou ta déception. Ou devant des chancelleries occidentales dont tu accuses les pays de “piller” par personnes interposées les richesses congolaises pendant que, sans peut-être le savoir, tu jouis subtilement du fruit du pillage au travers des facilités attenantes à ton statut d’exil. Tu ne me diras pas que le “mangoya” que tu perçois chaque mois et l’accompagnement social (notamment en soins de santé) y attaché, l’Occident te l’offre sans compensation. Les Etats, disait Charles de Gaulle, n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des intérêts. Je sais que tu le sais.

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Tu accuses formellement le Gouvernement de ton pays de ne rien faire face au refoulement de nos compatriotes résidant au Congo-Brazzaville.

                Es-tu vraiment sûr de disposer de la bonne information ? Forte est la tentation d’en douter. Car, la bonne information est que :

    – primo, tout pays a le droit de refouler de son territoire tout étranger en séjour illégal;

    – secundo, tout pays a l’obligation de procéder à cette opération dans le respect de la dignité humaine.

                La première question est de savoir si le Congo-Brazzaville dispose de ce droit. La réponse est OUI. La deuxième question est de savoir si le Congo-Brazzaville est soumise à l’obligation du respect de la dignité humaine. La réponse est OUI.

                En l’espèce, il est cependant clairement établi et démontré que le Congo-Brazzaville mène l’opération de rapatriement en ne tenant comptant ni du séjour légal ni du séjour illégal des RDCongolais. Cette opération s’effectue en dehors de toutes considérations humanitaires.  Déjà, le Congo-Brazzaville n’a même pas la capacité matérielle de ramener les nôtres de son propre beach au beach de Kinshasa.

                Que fait le Gouvernement RDCongolais ? Si tu n’as pas la bonne information, apprends-la des sources vérifiables : notre Gouvernement mobilise tous les bateaux disponibles dans les ports de Kinshasa. Nos bateaux vont chercher nos compatriotes pour les ramener au pays. Nos bus assurent la navette entre le beach de Kinshasa et la maison communale de Kinshasa. Le stade Cardinal Malula – ex-24 novembre situé juste en face – sert de lieu de transit et de dispatching. Un suivi médical y est assuré grâce aux cliniques mobiles mises à la disposition du comité d’accueil par l’unité médicale de la Présidence de la République. C’est déjà assez significatif qu’en un mois de rapatriement forcé de près de 80 mille Congolais de Kinshasa, on n’ait enregistré aucun mort.

                Preuve, si besoin est, que la prise en charge côté RDC s’effectue dans les normes.

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Entre-temps, le Gouvernement continue d’interpeller les autorités du Congo-Brazzaville. Le Président Joseph Kabila a envoyé auprès de son homologue Denis Sassou N’Guesso un message avec pour porteur le ministre Raymond Tshibanda des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie. Ministres et députés Rdcongolais effectuent le déplacement de Brazzaville pour échanger avec leurs collègues. Les autorités urbaines de Brazzaville et de Kinshasa se concertent.

                Au cours du conseil des ministre du mardi 2 mai 2014 tenu à la Cité de l’Union Africaine, le Gouvernement a encore débattu du sujet. Du compte rendu de son porte-parole Lambert Mende, il ressort que rappel a été fait de la convention tripartite Angola-République du Congo-République Démocratique du Congo signée le 3 décembre 1999. L’article 16 stipule, citation : ” Lorsque l’un des Etats parties se propose de procéder à l’expulsion d’un ou de plusieurs ressortissants d’un Etat dont l’activité menace  l’ordre ou la sécurité publique, elle en avise préalablement l’autre partie par voie diplomatique ; La partie qui procède à l’expulsion doit prendre toutes les dispositions appropriées pour sauvegarder les biens, les intérêts et l’intégrité physique des personnes expulsées ». Fin de citation.

                Le Gouvernement constate, en plus, qu’”Au lieu de quoi, nos compatriotes subissent des exactions, des extorsions, des tortures et des lynchages de la part de certains éléments de la Police et des bandes de jeunes xénophobes de la République du Congo/ Brazzaville“.

                Le Gouvernement signale qu’au plan diplomatique, il a fait le choix, sur instruction du Président de la République, “de gérer cette crise humanitaire et sécuritaire avec circonspection en privilégiant les relations de bon voisinage“. Ne le perdons pas de vue : les deux pays ont en commun une frontière presqu’égale de celle unissant sur 2.500 km l’Angola et la RDC. De part et d’autre de cette frontière vivent des parents depuis la nuit des temps.

               

    Combattant de la Diaspora,

     

                Qu’est-ce que, d’après toi, le Gouvernement doit faire et qu’il ne fait pas ?       

                Dis-le courageusement : est-il raisonnable de rappeler l’ambassadeur Christophe Muzungu et/ou rompre les relations diplomatiques pendant que des compatriotes congolais sont encore à Brazzaville, à Pointe-Noire, à Dolisie ou à Oyo en train d’attendre leur tour pour être rapatriés, des compatriotes encore non identifiés ?

                Dis-le encore courageusement : est-il raisonnable que la RDC déclare carrément la guerre au Congo-Brazzaville, avec pour conséquence d’ouvrir un nouveau front à l’Ouest, cela  au moment même où les Fardc sont en train de neutraliser un à un les groupes armés congolais et étrangers qui écument l’Est depuis les années 1990 ?

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Si tu penses que tu t’es tapé un bon coup de pub dans l’opinion internationale en saccageant ton ambassade (c’est-à-dire ton pays), dis-toi bien que ton activisme politique est mal inspiré. Tu n’es pas différent de ceux des voisins qui agressent et pillent la RDC. Même les partenaires extérieurs qui peuvent miser sur la Diaspora congolaise pour la gestion institutionnelle du pays mettent déjà en doute tes capacités intellectuelles et ta moralité. Tu pourrais même ne pas être admis dans la petite territoriale française, belge ou helvétique en qualité de conseiller communal ou cantonal.

                Tes exploits te poursuivront toute ta vie. Ton conjoint et ta descendance ne te trouveront jamais digne d’être un parent et un patriote crédible. Ni ta famille élargie, ni ta belle-famille. Tes amis hésiteront de répondre de toi dans des lieux sérieux.  

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Je termine ma lettre par cette invitation à réfléchir à la notion sacrée d’extraterritorialité caractérisant à chaque ambassade ou à chaque maison consulaire dans tous les pays du monde.

                Les images de la vidéo te montrent d’abord dans une gare de métro aux côtés de tes semblables. Ensuite dans l’ambassade, toujours aux côtés de tes semblables. Ce qui revient à dire qu’il s’agit d’une action non pas spontanée, mais programmée, planifiée. Tu es parti là dans l’intention délibérée de détruire. Et tu es reparti, fier de ton butin (drapeau de la RDC).

                Sais-tu seulement qu’en entrant dans la chancellerie, tu cesses en toute logique d’avoir droit à la protection des autorités du pays d’accueil ou d’asile ?

                Tu devines la suite…

     

    Omer Nsongo die Lema

     
     

    Your screen elements are hidden from view. Press Esc or move pointer to the center of the screen to return to Mail.

     
     
    Press Esc or move pointer here to return to Mail.
     
     
    by on
    by
    Wine
    So fresh and so clean.
  • Conséquences sociales  de l’« OPÉRATION MBATA YA BAKOLO »:  À BRAZZAVILLE

    Conséquences sociales de l’« OPÉRATION MBATA YA BAKOLO »: À BRAZZAVILLE

    Inflation des prix de certains produits alimentaires, baisse d’affluence dans les marchés et les night-clubs… Les conséquences sociales des expulsions des ressortissants de la RDC commencent à se faire sentir sur la rive gauche du Congo. En clair, les « petites mains » kinoises manquent à Brazzaville. Reportage :

     

    L’ambiance a bien changé dans les grands marchés de Brazzaville, inhabituellement vides et calmes depuis trois semaines. Le déclenchement de l’opération « MBata Ya Bakolo » – la gifle des aînés en lingala – qui vise à traquer les délinquants kinois et les « Zaïrois » en situation irrégulière. Selon, la police brazavilloise, 1 404 Kinois ont déjà été expulsés tandis que plus de 46 000 seraient partis d’eux-même. Conséquence : dans la capitale du Congo, les grosses affluences ne se limitent plus qu’aux principaux arrêts de bus.

    Au marché Total du sud de Brazzaville, connu pour abriter les étals des « Zaïroises », Mamie, une kinoise en règle, alpague les clients qui passent devant ses fripes. Le soleil de ce début d’après-midi tape fort, l’atmosphère lourde annonce un orage en fin de journée. Dans un lari approximatif (idiome parlé dans le sud de Brazzaville, NDLR), elle titille son voisin qui vient de lui offrir une boisson rafraîchissante. D’abord sur un ton badin, l’échange devient sérieux quand elle avoue se soucier des conséquences des expulsions.

    Sur le marché, le prix de plusieurs produits alimentaires (notamment le sucre et le savon) ont déjà grimpé. « À cause de cette affaire, beaucoup de Kinois ont peur de traverser pour vendre leur marchandise », explique-t-elle. « Il est normal de se faire expulser quand on n’est pas en règle. Oui je suis + Zaïroise + mais je suis installée ici depuis longtemps et je me suis même mariée ici », poursuit-elle en martelant le terme « Zaïroise » comme un défi. Celle que les autres marchands traitent avec égard est aussi l’épouse d’un sous-officier de l’armée congolaise. Une situation qui aide Une vue de

    la ville de Brazzaville depuis la vuille de kinshasa.

    vraisemblablement à revendiquer fièrement ses origines par ces temps troublés.

    Car depuis le début des expulsions, une ambiance délétère règne entre les citoyens des deux pays frères. À cause de l’animosité envers les « Zaïrois », de nombreux kinois, même en règle, ont préféré quitter Brazzaville, abandonnant les petits boulots qu’ils exerçaient : éboueurs, cordonniers ou vendeurs ambulants … Sur la rive gauche du Congo, les immigrés kinois exercent souvent les métiers du secteur informel. Une main d’œuvre bon marché et, semble-t-il, difficile à remplacer.

    « Qui va vider mes latrines pleines ? Qui va ramasser mes ordures ménagères ? Je ne peux plus proposer mes toilettes à mes invités, elles sont pleines. C’était les petits Kinois qui se chargeaient de les vider », se plaint par exemple Célestin, un résidant de Moungali (4e arrondissement). Les petites mains kinoises s’activaient à certaines tâches jugées ingrates par les habitants.

    Applaudi par de nombreux Brazzavillois pour avoir « assaini » la ville, l’opération « MBata Ya Bakolo » ne fait pas que des heureux dans la capitale. « Nous voilà débarrassés de tous ces + kuluna [terme kinois désignant les bandits, NDLR] + et toutes ces + kakuba [les prostituées, NDLR]. Ce sont les femmes congolaises qui doivent être heureuses », lance un taximan goguenard. De fait, la fréquentation de certains night-clubs de la ville est depuis peu en baisse. Très prisées à Brazzaville, les « 243 [terme désignant les prostituées venant de Kinshasa, en référence à l’indicatif téléphonique de la RDC, NDLR »] se font de plus en plus rares dans les clubs. Résultat : plus l’affluence féminine baisse, plus le prix des passes augmente. « Je demande plus cher », confirme Ninelle, une habituée des boîtes de nuit. « Il y a moins de concurrence, plus besoin de nous disputer des clients », explique-t-elle.

    La nature ayant horreur du vide, des Congolais désœuvrés essaient de reprendre le relais dans le secteur informel, parfois avec un succès mitigé. Dans un autre grand marché, celui de Poto-Poto (centre de Brazzaville), une femme a une prise de bec avec un jeune qui vient de lui porter ses courses dans une brouette. Le porteur lui reproche de l’avoir trop fait attendre et réclame une augmentation sur le tarif habituel. Ahurie, la dame le tance vertement l’accusant de mauvaise foi. La réponse, tranchante, fuse : « Vous m’avez pris pour votre Zaïrois ou quoi, pour me faire attendre comme ça ? Donnez-moi vite mon argent, il y a des clients qui m’attendent au marché ». La dame tempère alors ses propos et essaie de négocier. « Mon fils, tu ne vas pas faire ça à ta mère, excuse-moi ». Mais de guerre lasse, au bout de 10 minutes de palabre, elle finit par lui donner ce qu’il réclame avant de déclarer au taximan interloqué qui l’attend. « Ils étaient quand même plus polis, les petits Kinois ».

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

  • Une commission d’enquête au ministère des Finances

    Une commission d’enquête au ministère des Finances

    matataparis-Le Sénat congolais a décidé de constituer une commission d’enquête pour fouiller dans la gestion du ministère des Finances. Les membres de cette commission sont connus ce jeudi. C’est le résultat du débat suscité par la question orale sur les comptes ouverts par le ministère des Finances dans les banques commerciales. Comptes dont l’existence serait illégale.

    Tout commence par une question orale du sénateur Polycarpe Mongulu T’Apangane : le ministère des Finances dispose-t-il de comptes ouverts dans les livres de banques commerciales où sont logés des fonds destinés au projet ou au fonctionnement du ministère ? La réponse du ministre Kitebi à cette question et sa réaction aux préoccupations des sénateurs lors du débat n’ont pas satisfait l’auteur de la question orale.

    Preuves de mauvaise gestion

    « Vous avez dit la vérité, mais vous n’avez pas dit toute la vérité », a répliqué l’ancien procureur général de la République, aujourd’hui sénateur, qui a affirmé détenir des preuves de mauvaise gestion des fonds publics. Un accord secret conclu entre le Bureau central de coordination (BCECO) et Access Bank, et des reçus de caisse qui attestent de cette mauvaise gestion.

    Procédure régulière

    L’accord avec Access Bank est une procédure régulière, explique-t-on au BCECO et les reçus de caisse incriminés auraient été acquittés non par des préposés du ministère des Finances, mais bien par un ancien trésorier d’Access Bank déjà révoqué pour malversations financières. Des faits que la commission d’enquête qui sera mise en place par le Sénat devra vérifier pour informer l’opinion.

    RFI

  • Les Etats restent des Etats: Kabila face aux enjeux de Paris et de Washington

    Les Etats restent des Etats: Kabila face aux enjeux de Paris et de Washington

     Intégralité:Discours des Vœux 2013 de Joseph Kabila, Pdt de la RDC–L’os jeté en pâture les 4 et 5 mai 2014 dans la foulée du séjour du secrétaire d’Etat américain John Kerry ayant cessé d’être alléchant, les médias étrangers qui l’ont balancé ont vite fait de trouver d’autres chats à fouetter. Le procès de Minova est en train de disparaître. Le scoop sur Morgan – de son vrai nom Paul Sadala – devenu soudain héraut – n’attire plus. Dans ce rythme d’enfer, il vaut mieux par moments laisser passer la bourrasque si l’on tient à maintenir et surtout à atteindre le cap. Dans cet ordre d’idées, deux rendez-vous attendent la RDC en Occident : Paris en ce mois de mai et Washington au mois d’août de cette année. Deux rendez-vous que certaines officines entendent faire rater à Kinshasa pour des raisons généralement éloignées de la politique ou de la diplomatie. A la RDC de faire alors preuve de prudence si elle veut préserver son leadership naturel…

     

     

                 La tactique, la technique, la stratégie ou le stratagème (au choix) n’est pas une nouveauté. C’est une vieillerie qui consiste  parfois à peser la capacité de résistance d’un homme en l’attaquant de front. Ou de dos.

                Joseph Kabila vient d’en faire, une fois de plus, l’expérience au travers du séjour paraît-il mouvementé de John Kerry à Kinshasa alors que les images prises pendant l’audience au Palais de la Nation traduisent un contact plutôt avenant.

                L’impression que risquent plutôt de garder les Congolais avisés des prestations des médias étrangers est celle d’un cafouillage au Département d’Etat avec, d’un côté, le chef de la délégation utilisant un langage d’homme d’Etat par rapport au fameux et non moins fumeux débat autour de la révision constitutionnel et, de l’autre, un collaborateur – fut-il envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs – qui se permet de le corriger.  Les médias français l’ont révélé, comme pour faire passer John Kerry pour une colombe et Russ Feingold pour un faucon. A dire vrai, c’est la diplomatie américaine qui en fait les frais.

                En observant les choses de près, on en viendrait à croire  en la survivance de la “guerre souterraine” qui oppose en Afrique Washington à Paris depuis la fin de la Guerre froide, une survivance qui continue de produire des ravages diffus mais anesthésiants.

     

    De la Maison-Blanche…

     

                Depuis 1960 – considérée comme année des Indépendances en Afrique – les Usa n’ont jamais organisé une réunion avec les Etats africains comme le font régulièrement la France, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, voire la Turquie, alors que l’Histoire renseigne que Berlin 1885 est la première conférence internationale à laquelle ils avaient pris part depuis leur création.

                N’ayant pas eu de colonies en Afrique, les Américains – qui ne sont pas signataires de l’Acte général de Berlin instaurant le libre commerce sur la bassin du Congo – ont ciblé plusieurs Etats surtout d’Afrique noire sur lesquels ils ont veillé pendant toute la durée de la colonisation, tout en laissant les puissances coloniales “proches” les administrer formellement. Cas du Nigeria en Afrique de l’Ouest, de la RDC en Afrique centrale et, exceptionnellement, de l’Afrique du Sud en Afrique australe.

                Il va de soi que la RDC – qui a des relations séculaires avec les Etats-Unis pour avoir été successivement dénommée Association Internationale Africaine (AIA), Etat Indépendant du Congo (EIC) et Congo-Belge – a un rôle prépondérant à jouer au cours du prochain sommet de Washington. C’est en quelque sorte son sommet !

                Bien plus, ce rôle s’accroît en raison de sa présidence en exercice du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (Comesa) dont elle a abrité en janvier 2014 le 17° Sommet. Il s’agit, pour rappel, d’une organisation réunissant 19 Etats membres sur une superficie de 16,5 millions de Km² habités par 490 millions pour un Pib de Usd 425 milliards.

                Le 26 janvier 2014, dans son discours de circonstance à l’occasion de l’ouverture dudit sommet, le Président Joseph Kabila a eu à noter qu’« Après 20 ans de croissance caractérisée par un dynamisme exemplaire, le Comesa est devenu un puissant outil de promotion du développement de ses Etats-membres ainsi que l’intégration de leurs économie ».

     

    à l’Elysée bis !

     

                Mais, avant Washington en août, il y a Paris en ce mois de mai. Précisément le 21.

                L’Histoire renseigne qu’à Berlin 1885, le roi Léopold II avait reconnu à la France une sorte de droit de préemption sur l’Etat Indépendant du Congo au cas où il s’en dégageait. Il paraît qu’en 1908, lorsque la Belgique avait hérité de son roi l’EIC, la France avait brandi ce droit et fera de même en 1960 lorsque la Belgique a décolonisé le Congo.

                L’essentiel pour la postérité est de savoir que depuis 1960, la France est constamment aux côtés de notre pays surtout en des moments difficiles (sécessions, rébellions, agressions). Elle continue de jour un rôle majeur au sein du Conseil de sécurité de l’Onu. Les deux gros incidents enregistrés dans les relations entre Kinshasa et Paris au cours des 54 ans d’Indépendance (bientôt) de la RDC sont curieusement liés au même événement : l’organisation du sommet de la Francophonie. Le premier incident s’était produit en 1991, le second en 2012. On a vite fait de réaliser que le problème de fond était plutôt de politique interne. Certains Français et Congolais opposés au régime de Kinshasa ont suscité cette crise. Au moins, le Sommet “France-Afrique” d’Elysée de décembre 2013 a eu le mérite de ramener les deux premiers pays francophones à de bons sentiments.

                Il va alors de soi que le rendez-vous de mai 2014 est de grande importance pour la RDC.

     

    Voué aux gémonies

     

                Dès lors que les sommets multilatéral de Washington et bilatéral de Paris sont de nature à consolider le leadership naturel de Kinshasa, on ne peut s’étonner de ce qui ressemble à une campagne de diabolisation et de déstabilisation visant directement le Président Joseph Kabila.

                Les forces obscures qui la planifient et la font exécuter par personnes interposées (bras séculiers) ont un but précis : inciter le chef de l’Etat à ne pays y prendre part.

                Or, dans le contexte actuel, on peut facilement identifier les Etats de la région qui s’opposent au retour de la RDC sur la scène internationale alors que depuis près d’un siècle, toutes les stratégies et tous les stratagèmes ont été développés pour l’affaiblir dans le but d’en faciliter la balkanisation.

                Moralité : tout leader politique qui se résout, par ses actes visibles, à ramener le Congo sur la table des décideurs pour en faire un partenaire crédible est voué aux gémonies.

                C’est ce à quoi on vient d’assister, on assiste et va assister.

                L’essentiel est que les Etats restent des Etats.

               

    Omer Nsongo die Lema

     
     

    Your screen elements are hidden from view. Press Esc or move pointer to the center of the screen to return to Mail.

     
     
    Press Esc or move pointer here to return to Mail.
     
     
    by on
    by
    Wine
    Enjoy the view.
  • Nostalgie politique, quand tu nous tiens…

    Nostalgie politique, quand tu nous tiens…

    NostalgieS-Les Africains ont-ils la mémoire courte ? Si sélective que des souvenirs patinés leur inspirent le regret d’autocrates déboulonnés ? Ici ou là, on entend s’exprimer la nostalgie d’un Kaddafi, d’un Ben Ali ou même d’un Bokassa…

    L’Homme est un éternel insatisfait. Il imagine souvent qu’il aimerait davantage ce qu’il n’a pas, quand bien même il désira exclusivement ce qu’il a. La femme du voisin n’est-elle finalement pas plus gironde et telle contrée n’est-elle pas un Eldorado à l’herbe plus verte ? L’humain devient même girouette lorsqu’il se met à lorgner sur ce qu’il a déjà eu et lui-même délaissé. En politique, symptomatiquement, les promesses bafouées conduisent aux aspirations les plus improbables, celles des extrémismes, mais aussi celle du retour des anciens régimes. D’ailleurs, n’est-ce pas la démocratie qui porte en elle les ressorts de son autodestruction, en offrant aux citoyens le choix de préférer ces dictatures dont elle les a délivrés et qui, elles, n’offraient justement aucun choix ?

    N’est-ce pas la démocratie qui porte en elle les ressorts de son autodestruction ?

    “Sous Ben Ali, c’est vrai qu’on ne pouvait pas s’exprimer, mais il y avait du travail pour tous”, déclarait récemment un taximan tunisois. Luxe suprême de la parole libérée où l’on peut exprimer sa préférence d’une époque pendant laquelle on ne pouvait justement pas s’exprimer. Et voilà une société tunisienne en train de se demander s’il faut interdire aux figures du régime déchu l’accès aux candidatures pour les prochaines élections. Nantis d’une nouvelle constitution, les citoyens de la Tunisie républicaine devraient pouvoir voter pour les caciques du régime de Ben Ali.

    Ça ne devrait pas être le cas en Égypte où un tribunal des référés du Caire vient d’interdire aux pro-Moubarak de se présenter aux élections législatives. Hosni Moubarak déclarait  pourtant, en juillet 2013, que “le peuple a déjà choisi son président”. Entendez par là “Abdelfattah Al-Sissi“. Solidarité de militaires ou demande déguisée de grâce présidentielle ? Toujours est-il que le pouvoir d’Al-Sissi tient à distance ceux qui incarnèrent le pouvoir de Moubarak, alors même que certains présentent l’un comme le clone de l’autre. Ceci explique peut-être cela : on se méfie davantage de la concurrence de ceux qui nous ressemblent. Débat dérisoire ? Si l’on en croit l’ancien Premier ministre égyptien Hazem Beblawi, l’adhésion populaire au maréchal – pour peu qu’elle se vérifie dans les urnes – serait moins liée à une nostalgie des képis qu’au fait que Sissi est “un bel homme”.

    En Libye, c’est bien une forme de nostalgie qui anime une population terrorisée par l’idée d’un démantèlement de ce pays qui a du mal à conserver un Premier ministre. Des voix de plus en plus “autorisées” expliquent que c’était mieux du temps du Guide de la Jamahiriya. Et l’on évoque avec mélancolie un Mouammar Kaddafi tenant fièrement tête à ces puissances occidentales qui, aujourd’hui, ne cherchent même plus de poux dans les têtes libyennes qui n’intéressent personne, pas même Bernard-Henri Lévy. L’électricité dans l’air valait-elle mieux que la léthargie ? La patine du temps a le don de fabriquer les martyrs.

    L’Afrique noire n’échappe pas à la rengaine illusoire du “C’était mieux avant”.

    L’Afrique noire n’échappe pas à la rengaine illusoire du “C’était mieux avant”. Mais qui peut condamner un Congolais démocratique qui affirme que l’époque de Mobutu était celle “où il y avait à boire et à manger”. Les chansons de Tabu Ley Rochereau étaient-elles plus mélodieuses que celles de Fally Ipupa N’Simba ? Le niveau de vie était-il formellement plus élevé ? La violence politico-militaire était-elle réellement moindre ? Les sakakàkas n’ont-elles plus le même goût ? Les flagrances de l’euphorie post-indépendance ont fini de diffuser cette dose de subjectivisme qui compromet le bilan du commun des mortels…

    Anachronisme ? Nzanga Mobutu, “fils de”, était candidat à la dernière élection présidentielle. Et si l’on peut regretter le fantasque Mobutu, le fantôme de l’ubuesque Bokassa aurait beau jeu de réclamer sa part de réhabilitation populaire. Dans une République centrafricaine meurtrie depuis le bras de fer Seleka vs Anti-balaka, les langues se délient peu à peu dans les rues. Aveuglement mélancolique ou nostalgie réfléchie ? Nombre de Centrafricains considèrent que le mégalomane empereur Jean-Bedel a érigé davantage de poteaux électriques et coulé plus de goudron que Kolingba, Patassé, Bozizé et Djotodia. On se  souvient ou relate les souvenirs d’aînés, ceux d’une armée stable et de salaires payés à l’heure.

    L’impression résisterait-il à l’audit ? Peut-être pas. Mais peut-être faut-il se résoudre à cette naturelle mélancolie, qu’elle soit une nostalgie malsaine, une tendance vintage stérile ou un gâtisme précoce. Elle tarde d’ailleurs de moins en moins à se manifester. Alors qu’on critique l’achat d’un nouvel avion présidentiel malien, les avis populaires laissent apparaître, en filigrane, un “c’était mieux sous ATT”…

    _____________

    Par Damien Glez

  • Le gouvernement ne prendra plus en charge les clubs engagés en compétitions internationales dit Baudouin Banza Mukalay Nsungu

    Le gouvernement ne prendra plus en charge les clubs engagés en compétitions internationales dit Baudouin Banza Mukalay Nsungu

    banzaMukalai_-L’équipementier des équipes nationales de la RDC sera désormais choisi par un appel d’offre international du Gouvernement.

    Le ministre de la Jeunesse, des sports, de la Culture et des Arts, Baudouin Banza Mukalay Nsungu, a signé la note circulaire n°001/CABIMINI/JSCA/2014 du 30 avril 2014 portant les mesures d’application complémentaires aux fédérations sportives et groupements sportifs particuliers.
    Dans ce lot des mesures et recommandations, la note lève l’option quant à la prise en charge des Clubs engagés en compétitions interclubs africaines et internationales par le trésor public.
    A partir de la saison sportive 2016-2017, les équipes représentatives en compétitions internationales bénéficieront d’une contribution forfaitaire de la part du gouvernement de la RD.Congo.
    En outre, les équipements des équipes nationales de la RDC seront désormais fournis par un seul équipementier qui sera choisi par appel d’offre international que seul le Gouvernement devra lancer.
     
    Ci-dessous, les onze (11) dispositions contenues dans cette note circulaire :
     
    1. Aucune fédération sportive ne peut être agréée ni obtenir la délégation des pouvoirs si elle n’est implantée, de manière active, dans au moins six (6) provinces et affiliée à une fédération internationale tel que prévu à l’article 39 de la loi n°11/023 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’organisation et à la promotion des activités sportive en République Démocratique du Congo.
     
    2. Les fédérations sportives agréées et détentrices de la délégation des pouvoirs doivent signer le contrat d’objectifs avec le Gouvernement, représenté par le Ministre en charge des Sports; préalable à toute éligibilité au financement public.
     
    3. Pour la rationalité des dépenses de l’Etat en matière des sports, ne seront désormais financées par le Trésor Public que la préparation et la participation des équipes nationales aux compétitions continentales ou mondiales;
    Les fédérations bénéficiaires devraient préalablement organiser une compétition nationale de leurs disciplines respectives en vue de constituer une véritable équipe nationale dont la participation sera honorable et performante au plan international.
     
    4. A compter de l’année sportive 2016-2017, les clubs représentatifs (qui sont des sociétés privées) engagés aux compétitions continentales ou internationales ne bénéficieront que d’une contribution forfaitaire de la part du Gouvernement de la République.
    5. Tout engagement pour la participation des équipes nationales aux compétitions continentales et internationales doit requérir préalablement l’autorisation du Ministre ayant les sports dans ses attributions.
     
    6. Aux fins de promouvoir les talents des athlètes congolais, il est fait obligation aux Fédérations sportives d’édicter dans leurs Règlements Généraux et Sportifs ainsi que dans les Règlements de différentes compétitions et championnats respectifs, des dispositions recommandant une utilisation des joueurs étrangers par équipe dont le nombre ne peut dépasser trois au cours d’une rencontre officielle locale, provinciale ou nationale.
    L’observation de cette recommandation doit être de stricte application à compter de la saison sportive 2014-2015.
     
    7. Dans le cadre de la lutte contre la violence et les incidents devenus récurrents dans les installations sportives et les manifestations sportives à caractère amical ou officiel, il est recommandé aux Fédérations sportives d’inclure dans leurs barèmes des sanctions ou code disciplinaire des dispositions prévoyant outre l’application des sanctions au plan sportif de déférer devant les Instances judiciaires compétentes tout auteur présumé des violences ou comportements ayant entrainé des incidents lors ou à l’issue d’une manifestation sportive ou dans les installations sportives.
     
    8. Les Fédérations sportives doivent prendre et appliquer des sanctions sévères et exemplaires contre tout arbitre, commissaire, juge ou officiel qui seraient lourdement compromis dans l’exercice de ses fonctions ou dont le comportement ou prestation serait source de violence ou d’incidents dans les installations sportives à l’issue d’une manifestation à caractère sportif ou au cours d’une rencontre sportive.
     
    9. Désormais les équipes nationales de toutes les disciplines sportives seront dotées des équipements et matériels sportifs qui seront fournis par un seul équipementier choisi à l’issue d’un appel d’offre international qui sera lancé par le Gouvernement à cet effet.
     
    10. Les fédérations sportives doivent désormais assurer, par l’Institut National des Sports, la formation et le recyclage de leurs cadres administratifs, techniques et médicosportifs en vue de parfaire et améliorer leur niveau de connaissance.
     
    11. Les Fédérations sportives doivent programmer des sessions régulières de la formation et/ou des recyclages en faveur de leurs arbitres, commissaires, juges et autres officiels en vue du renforcement de leurs capacités, performances et prestation. Elles doivent, pour leur prestation et performance, améliorer leurs conditions de travail, une façon idéale de lutter et endiguer toute sorte de pression et sollicitation préjudiciables auxquelles ils sont exposés.
     
    Le Secrétaire Général aux Sports et Loisirs ainsi que ses différents services attitrés tant au niveau national, des provinces que des entités territoriales décentralisées, doivent veiller à l’application stricte de cette circulaire par les structures du Mouvement Sportif de leurs ressorts respectifs.
     
    JENKO

  • Tshisekedi a transmis un aide-mémoire à Kerry

    Tshisekedi a transmis un aide-mémoire à Kerry

    tshisekedi-signe-Etienne Tshisekedi ne se tient pas si en dehors de la vie politique qu’il en donne l’air. Le séjour de John Kerry à Kinshasa lui a servi de prétexte pour livrer le fond de sa pensée au secrétaire d’Etat américain

    dans un “aide-mémoire” déposé, le 3 mai, à l’ambassade des Etats-Unis. Via ses réseaux, la rédaction de “RD-CONGONEWS” s’est procuré une copie authentique de ce document signé de la main de Tshisekedi lui-même et présenté en deux versions, française et anglaise. L’auteur y donne sa lecture de la crise politique. Cette crise née à la suite des élections générales du 28 novembre 2011 n’a toujours pas été réglée. “Elle doit être résolue avant tout autre processus”, exige Tshisekedi. Prophétique comme de tradition, il demande à la communauté internationale d’“empêcher ce qui semble être un volcan grondant de déclencher une éruption majeure”. Allez-y comprendre que Tshisekedi n’a pas encore dit son dernier mot. Que ceux qui cherchent à tripatouiller la Constitution au profit d’un troisième mandat pour Joseph Kabila se le tiennent pour dit.

    Aide-mémoire de Tshisekedi (Version française)

    Kinshasa, le 3 mai 2014 L’honorable John F. Kerry Département d’État des États-Unis 2201 C Street NW Washington , DC 20520 Monsieur le Secrétaire, Je m’associe à la population congolaise pour vous accueillir dans mon pays et je vous souhaite un très agréable séjour en République démocratique du Congo . Votre visite arrive à un moment très difficile pour mon pays et je profite de l’occasion comme une dynamique pour fixer une feuille de route claire pour assurer la paix , la démocratie et le développement non seulement de la République démocratique du Congo , mais aussi de l’ensemble de la région des Grands Lacs . Pour commencer, je tiens à vous remercier pour la position claire prise lors de votre récente interview avec la Voix de l’Amerique sur le respect de la constitution congolaise . En effet , durant les 32 dernières années de ma lutte pour la démocratie en République démocratique du Congo , je n’ai jamais manqué de souligner l’importance pour tout le monde de respecter la loi du pays comme la pierre angulaire de la stabilité . Malheureusement, cela n’a pas toujours été le cas dans la République démocratique du Congo où des dispositions de la Constitution sont constamment bafouées et violées créant – pour n’en nommer que quelques- uns – un environnement d’insécurité juridique , la corruption , la mauvaise gouvernance , le non-respect des droits de l’homme , des élections manipulées et donc l’instabilité .

    Dans ses notes explicatives , la constitution congolaise actuelle a établi que, depuis l’indépendance de notre pays le 30 Juin 1960, la République démocratique du Congo fait face à des crises politiques récurrentes et l’une des causes fondamentales découle de querelles de légitimité de nos institutions et des tenants du pouvoir. La constitution actuelle visait à résoudre à la racine la cause de l’instabilité institutionnelle pour donner à la fois au pays et à la population la chance de participer à la reconstruction et au développement du pays à travers des cycles réguliers de processus électoraux libres, démocratiques , transparentes et crédibles qui permettent au peuple congolais de choisir démocratiquement leurs propres dirigeants . Ainsi , le pays a connu en 2006 ses premières élections après l’adoption de la constitution par référendum. Malheureusement, le processus a pris fin avec une crise post-électorale. Suite à cela, M. Malu Malu , l’actuel chef de la Commission électorale , qui dirigeait alors le même organe, a été limogé de ses fonctions par le Parlement pour sa mauvaise gestion du processus électoral .

    Peut-être , il est juste de dire que le contentieux électoral 2006 était mineur par rapport à ce dont tout le monde, y compris la communauté internationale ,a été témoin avant, pendant et après les deuxièmes élections tenues le 28 Novembre 2011. Les résultats de ces dernières ont été qualifiés de “totalement erronés” . Nous étions de retour à la case départ et par la même occasion le peuple congolais a perdu la foi dans les processus électoraux . Dans ces circonstances, il est difficile de construire des institutions «fortes» dans le pays tel que préconisé par le président Obama lors de son discours d’Accra en 2009 . Depuis , l’environnement politique du pays a été pollué , qui a eu un impact négatif sur la paix, la stabilité institutionnelle et de la gouvernance du pays . Mon appel lancé tôt à la communauté internationaleen décembre 2011, après la publication des conclusions erronées du 28 Novembre 2011, de nous aider à résoudre la crise est toujours non entendu. La crise de légitimité qui a suivi est en cours et doit être résolu avant tout autre processus électoral. C’est dans cet environnement fragile et trompeur que la même personne , M. Malu Malu , qui a ensuite été limogé pour sa mauvaise  gestion des élections de 2006 , a été rappelé en 2013 à la tête de la Commission électorale une fois de plus . Je considère cela comme provocant et inacceptable.

    Pourtant, je crois toujours que nous devrions travailler plus étroitement avec la communauté internationale à travers l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs , l’envoyé spécial américain pour les Grands Lacs , le Représentant spécial de l’UA pour les Grands Lacs , le Directeur de l’UE pour les Grands Lacs et le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la République démocratique du Congo afin de désamorcer la crise en cours. Bien que je félicite l’accent mis par ces autorités à travailler en étroite collaboration avec la société civile de mon pays, je déplore leur manque de jugement en minimisant le rôle des partis politiques de l’opposition qui ont lutté sans relâche avec le peuple en faveur du changement réel de la gouvernance en RDC. L’accord-cadre du 24 Février pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région ainsi que la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies du 28 Mars 2013 offrent tous deux des fenêtres d’espoir d’une solution durable. Dans le même temps, d’ouest enest , du nord au sud , le faible appareil de sécurité du pays a montré son incapacité à faire face aux menaces extrémistes en plein essor. L’état général de la sécurité et des problèmes humanitaires est catastrophique. Les droits de l’homme ne sont pas respectés, les femmes et les enfants continuent d’être les victimes de la violence liée à la guerre, le nombre de prisonniers politiques a augmenté , des poches d’instabilité territoriale se posent dans certaines provinces , notamment le Katanga et la pauvreté a atteint son plus haut niveau! Très récemment, nous observons un nouveau phénomène d’expulsion massive des Congolais des pays voisins.

    Après l’Angola etl’Ouganda , les Congolais sont maintenant chassés du Congo – Brazzaville et dans la plupart des cas , ces expulsions sont opérées maladroitement en violation des droits humains élémentaires de la population , ouvrant ainsi la voie à de nouvelles frustrations populaires et conséquemment à la déstabilisation du pays. Personne ne veut voir ce qui se passe dans la République démocratique du Congo. La nouvelle positive est que cela peut être évité à condition que nous trouvions un moyen, à travers les mécanismes mentionnés ci-dessus, d’empêcher ce qui semble être un volcan ” grondant ” de déclencher une éruption majeure ! J’espère que votre visite ici aidera la RDC à bâtir une démocratie durable en renforçant le soutien à ses besoins politiques, sécuritaires et économiques. Cordialement ,

    Etienne Tshisekedi

    PRÉSIDENT

    (RD-CONGONEWS)

  • ENGLISH:Boko Haram strikes again, attacks Nigerian village

    ENGLISH:Boko Haram strikes again, attacks Nigerian village

     

    — Details emerged Wednesday of an apparent Boko Haram attack on a Nigerian village in which at least 150 people died, the latest in a series of attacks and abductions of schoolgirls attributed to the group.

    Militants dressed in military uniforms, backed by armored personnel carriers and shouting “God is great” attacked Gamboru Ngala Monday afternoon, firing rocket-propelled grenades and tossing improvised bombs into a crowded outdoor marketplace, witnesses told CNN Wednesday.

    They then set fire to buildings where people had tried to take shelter from the violence, the witnesses said.

     

    Malala: ‘Girls in Nigeria are my sisters’

    The fighters also attacked the police station during the 12-hour assault, initially facing stiff resistance. They eventually used explosives to blow the roof off the building, witnesses said. Fourteen police officers were found dead inside, they said.

     

    Reporter: Uncle was kidnapped in Nigeria

     

    Anger grows over 200 missing girls

     

    Obama: ‘This is a terrible situation’

    The final death toll could be closer to 300, Nigerian Sen. Ahmed Zanna told CNN.

    It’s unclear what impact the attack could have on the international response to Nigeria’s fight with Boko Haram, which so far has been concentrated on helping the government rescue 276 schoolgirls abducted last month by the militant group.

    Nigerian authorities have blamed the group for dozens of deadly attacks in the country’s north.

    They offered a reward of about $310,000 Wednesday for information leading to the rescue of the girls.

    “While calling on the general public to be part of the solution to the present security challenge, the Police High Command also reassures all citizens that any information given would be treated anonymously and with utmost confidentiality,” the Nigeria Police Force said in a statement.

    The government also has accepted U.S. and British offers of assistance, officials with those governments said.

    International aid taking shape

    U.S. officials will establish a “coordination cell” to provide intelligence, investigations and hostage negotiation expertise, U.S. State Department spokeswoman Jen Psaki said. The cell will include U.S. military personnel, she said.

    The joint coordination cell will be established at the U.S. Embassy in the Nigerian capital, Abuja, and U.S. Secretary of State John Kerry said the work is expected to begin immediately.

    The Pentagon has started planning for how it can help Nigeria, a senior U.S. military official told CNN. U.S. military assistance will likely be limited to intelligence, mission planning and hostage negotiations, several officials told CNN. It’s unlikely at this point that U.S. troops would be involved in operations, the officials said.

    British officials will send a small team of experts to complement the U.S. team, a spokesman for Prime Minister David Cameron said Wednesday. The spokesman didn’t specify the nature of the team’s expertise.

    Defending the response

    President Goodluck Jonathan has come under fire after waiting three weeks to publicly acknowledge the kidnappings.

    His administration, however, is defending its response — even as details emerged Tuesday about a second mass kidnapping.

    “The President and the government (are) not taking this as easy as people all over the world think,” said presidential spokesman Doyin Okupe.

    “We’ve done a lot, but we are not talking about it. We’re not Americans. We’re not showing people, you know, but it does not mean that we are not doing something,” Okupe said.

    The presidential spokesman said helicopters and planes have searched for the girls in 250 locations. More troops, he said, are on the way.

    Despite the flurry of activity, the father of two of the schoolgirls taken by Boko Haram scoffed at the Nigerian government’s response.

    Map: Where the girls were kidnapped  Map: Where the girls were kidnapped

    Map: Where the girls were kidnappedMap: Where the girls were kidnapped

     Nigerians protest over kidnapped schoolgirls

     

    US offering help for kidnapped girls

    “We have never seen any military man there,” said the father, who is not being identified for fear of reprisals by the government or Boko Haram.

    “Had it been military men who went into the bush to rescue our daughters, we would have seen them.”

    Another mass abduction

    But even as the help was offered to Jonathan, new details were emerging about the abduction of at least eight girls between the ages of 12 and 15, who were snatched Sunday night from the village of Warabe.

    The village is in the rural northeast, near the border with Cameroon, an area considered a stronghold for Boko Haram. U.S. officials say the group has received training from al Qaeda affiliates.

    Villagers in Warabe told CNN that gunmen moved from door to door late Sunday, snatching the girls and beating anybody who tried to stop them.

    The latest abductions come amid international outcry over the April 14 kidnapping of more than 200 girls. According to accounts, armed members of Boko Haram overpowered security guards at an all-girls school in Chibok, yanked the girls out of bed and forced them into trucks. The convoy of trucks then disappeared into the dense forest bordering Cameroon.

    ‘Western education is sin’

    Boko Haram translates to “Western education is sin” in the local Hausa language, and the group has said its aim is to impose a stricter enforcement of Sharia law across Africa’s most populous nation, which is split between a majority Muslim north and a mostly Christian south.

    The United States has branded Boko Haram a terror organization and has put a $7 million bounty on the group’s elusive leader, Abubakar Shekau.

    In recent years, the group has stepped up its attacks, bombing schools, churches and mosques.

    But it is the abductions of girls that have spawned the biggest outrage, with a #BringBackOurGirls campaign that initially began on Twitter and then quickly spread with demonstrators taking to the streets over the weekend in major cities around the world to demand action.

    6 reasons why the world should care

    ‘I abducted your girls’

    A man claiming to be Shekau appeared in a video announcing he would sell his victims. The video was first obtained Monday by Agence-France Presse.

    “I abducted your girls. I will sell them in the market, by Allah,” he said. “There is a market for selling humans. Allah says I should sell. He commands me to sell. I will sell women. I sell women.”

    In the United States, all 20 women serving in the Senate signed a bipartisan letter calling on Obama to take action.

    “More can be done by this administration. I would like to see special forces deployed to help rescue these young girls. Some of these girls are as young as 9 years old,” Republican Sen. Susan Collins of Maine told CNN. “…They’re being sold into slavery, forced into marriages, required to convert. This is just horrible.”

    More than 400,000 people, including celebrities and lawmakers, to date have signed a change.org petition that calls upon the world to act to save the girls.

    The petition calls on Jonathan and the government “to ensure all schools are safe places to learn, protected from attack.”

    ‘You can never rule out surprise’

    Nigerian Minister of Information Labaran Maku told CNN that despite international reaction and media reports, there have been some successes in combating Boko Haram.

    But when asked about bombings in Abuja, which came the same day as the mass abduction of schoolgirls, he said: “In the case of insurgency and guerrilla warfare, you can never rule out surprise here and there.”

    He also declined to agree that misinformation released by the military after the April kidnapping added to the growing outrage.

    First, the military said all the girls had been released or rescued. But after the girls’ families began asking where their daughters were, the military retracted the statement.

    “When they made that statement, it was based on a report they received,” the minister said.

    ( CNN)

  • Moscou affirme son retrait de la frontière ukrainienne, doutes de l’Otan

    Moscou affirme son retrait de la frontière ukrainienne, doutes de l’Otan

    Poutine-Après avoir demandé aux séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine de reporter le référendum du 11 mai sur l’autodétermination de Donestk, Vladimir Poutine a annoncé le retrait des troupes stationnées à la frontière. L’Otan dément.

    La voie du compromis et du dialogue est-elle en train de se profiler entre l’Ukraine et la Russie ? Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, mercredi 7 mai, le retrait des 40 000 soldats stationnés à la frontière entre la Russie et l’Ukraine, une affirmation non confirmée par l’Otan et Washington.

    “On nous a toujours dit que nos forces à la frontière ukrainienne suscitaient l’inquiétude. Nous les avons retirées. Aujourd’hui, elles ne sont plus à la frontière ukrainienne (…)”, a déclaré le président russe, cité par l’agence de presse Interfax. Vladimir Poutine s’exprimait à l’issue d’un entretien avec Didier Burkhalter, président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour tenter d’élaborer plan de sortie de crise.

    La prudence reste néanmoins de mise. Les affirmations de Vladimir Poutine n’ont pas été confirmées par l’Otan, qui a réagi en disant ne pas avoir d’”indication” qui puisse avérer le retrait des troupes russes. Washington est allé dans le même sens en affirmant ne pas non plus disposer de preuves. “Il n’y a pas de preuve pour l’instant qu’un retrait a eu lieu”, a déclaré le porte-parole adjoint du président américain Barack Obama, Josh Earnest qui s’exprimait face aux journalistes lors d’un point de presse dans l’avion Air Force One. 

    Moscou demande le report du référendum de Donetsk

    L’annonce de Vladimir Poutine intervient alors même que Moscou a demandé aux séparatistes pro-russes en Ukraine de reporter le référendum sur la “déclaration d’indépendance” de la république autoproclamée de Donetsk.

    “Nous demandons aux représentants du sud-est de l’Ukraine de reporter le référendum prévu le 11 mai, pour créer les conditions nécessaires au dialogue”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. “Nous considérons que le dialogue direct entre les autorités de Kiev et les représentants dans le sud-est de l’Ukraine est un élément clé d’un compromis”.

    Inspiré par la Crimée, les séparatistes pro-russes entendent en effet faire de la région de Donetsk, ville située dans le bassin minier de l’Est, une république indépendante. Denis Pouchiline, chef de la “république populaire” auto-proclamée de Donetsk, a précisé le 6 avril que la question posée serait : “Approuvez-vous la déclaration d’indépendance de la république populaire de Donetsk ?” Mais le scrutin est à haut risque dans cette région déjà déstabilisée. Et Poutine se dit engagé dans la recherche d’une solution de sortie de crise.

    Avec AFP et Reuters