Author: Don Kayembe

  • AS V.Club Vs T.P Mazembe- Au moins 15 morts dans un match de football qui a dégénéré

    AS V.Club Vs T.P Mazembe- Au moins 15 morts dans un match de football qui a dégénéré

    Tout puissant mazembe-Au moins 15 personnes sont mortes et 21 autres ont été blessées dimanche à Kinshasa quand un match de football opposant l’ASV Club et le Tout Puissant Mazembe, deux équipes populaires, a dégénéré, selon un bilan provisoire officiel.

    “Le bilan à l’heure actuelle” est de “15 morts et 21 blessés”, a dit à la presse le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, qui s’est rendu avec le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, à l’hôpital Mama Yemo, où 14 morts et 11 blessés ont été transférés.

    Les deux clubs se rencontraient lors de la sixième et dernière journée du play-off de la première division. 

    “Les supporters de V.club (…) n’ont pas digéré la prestation de leur club et le succès de Mazembe sur leur équipe. Ils ont alors commencé à lancer des projectiles sur l’aire de jeu, poussant l’arbitre a interrompre la rencontre de temps à temps”, rapporte Radio Okapi, parrainée par l’ONU.

    La rencontre “s’est soldée par une pluie de pierre, suivie par d’une bousculade dans les trois dernières minutes” de la deuxième mi-temps, “alors que le Tout Puissant Mazembe menait par un but à zéro”, a indiqué dans son journal la Radio-Télévision nationale congolaise.

    La police a tiré des gaz lacrymogène pour calmer les supporters de l’ASV Club, il y a eu une “débandade dans les gradins” et, “dans cette confusion, un mur du stade s’est écroulé” et “une porte a également été cassée”, poursuit Radio Okapi.

    Avant le match, plusieurs dizaines de policiers étaient déployés aux abords du Tata Raphaël, les dernières rencontres entre les deux équipes ayant été tendues, avaient constaté des journalistes de l’AFP.

    “Une commission d’enquête a été mise sur place pour dégager les responsabilités (…). Les responsables seront connus et la loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur”, a promis M. Kimbuta

    L’ASV Club est un club très populaire de Kinshasa et le TP Mazembe est une équipe plusieurs fois championne d’Afrique basée à Lubumbashi (Sud-Est) et appartenant à l’homme d’affaires Moïse Katumbi, gouverneur de la riche province minière du Katanga, dont Lubumbashi est la capitale.

    AFP

  • Mbata ya bakolo : Kabila demande à Sassou-Nguesso de suspendre l’opération pour une solution apaisée

    Mbata ya bakolo : Kabila demande à Sassou-Nguesso de suspendre l’opération pour une solution apaisée

    Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat de la RDC, a été reçu en audience ce 10 mai 2014, par le président Denis Sassou-Nguesso, dans sa résidence d’Oyo. Il a été porteur d’un message du président Joseph Kabila, qui demande à son homologue de la République du Congo, une suspension des expulsions des ressortissants congolais, en vue d’apaiser le climat social qui prévaut entre Kinshasa et Brazzaville.

     

    Kengo wa Dongo porteur d'un message de Kabila à Sassou

    Kengo wa Dongo porteur d’un message de Kabila à Sassou

    L’opération de refoulement du territoire congolais des ressortissants étrangers en situation irrégulière, dénommée « Mbata ya Bakolo » (en français : la gifle des ainés) lancée à Brazzaville au début du mois d’avril 2014, et étendue par la suite aux autres localités, fait aujourd’hui l’objet de tensions sociales insoutenables entre Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus proches au monde.

    La situation humanitaire générée par cette opération, préoccupe les autorités de la RDC, qui demandent à Brazzaville « de suspendre les évacuations, de faire une évaluation et mettre en place une commission mixte entre les deux pays, afin que la suite éventuelle de l’opération se déroule de manière concertée » a déclaré Kengo wa Dondo , qui a déploré, au passage, les conditions “un peu intolérables” dans lesquelles les ressortissants de son pays ont été renvoyés de Brazzaville. « Nous sommes en réalité des frères et des sœurs de part et d’autre, et nous ne pouvons pas prendre des décisions pour faire partir les uns et les autres » a t-il précisé.

     

    Mbata ya bakolo : Kabila demande à Sassou-Nguesso de suspendre l’opération pour une solution apaisée
    Le président du Sénat de la RDC a expliqué que les débordements et les règlements de compte au sein des populations ne sont pas le fait de la volonté des autorités des deux pays, mais « une situation qui peut arriver à partir du moment où l’on se sent menacé, ce qui entraîne facilement des aggravations “.

    Réagissant à propos du comportement de la presse kinoise qui a considérablement contribué ces derniers temps à dramatiser les faits relatifs à l’opération « Mbata ya bakolo », le président du Sénat a relativisé la situation et a justifié cela par le fait que « chacun, lorsqu’il y a un danger qui porte atteinte à la sécurité des personnes et des biens, peut faire de ce qui est arrivé une sorte d’hyperbole, en vue d’exagérer les choses ».

    Enfin, il a tenu à attirer l’attention des autorités des deux rives du fleuve Congo, afin qu’elles ne se laissent pas « dépasser » par cette situation qui implique en particulier des populations jeunes et sans emploi.

    A ce jour, selon les chiffres officiels, plus de 60 mille sujets de la RDC en situation irrégulière en République du Congo ont regagné Kinshasa. La situation fait couler beaucoup de salive pourtant les expulsions des étrangers en situation irrégulière sont organisées dans tous les pays du monde.

    par Jean-Claude Nkou
  • Roger Lumbala « convaincu d’obtenir l’amnistie »

    Roger Lumbala « convaincu d’obtenir l’amnistie »

    En exil en France, l’opposant congolais a demandé à remplir son formulaire d’engagement pour bénéficier de la loi d’amnistie. Toujours candidat pour 2016, Roger Lumbala estime que « Joseph Kabila ne modifiera pas la Constitution et se représentera pas« .

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    Que devient l’opposant congolais Roger Lumbala ? Après son aventure avec la rébellion du M23 et sa participation aux côtés des rebelles aux pourparlers de Kampala, Roger Lumbala est de retour en France depuis fin avril. Demandeur de l’asile politique, le leader du RCD-N espère pouvoir bénéficier de la loi d’amnistie. Une loi qui permet de « blanchir » les membres des groupes armés pour « faits insurrectionnels et faits politiques« . Mais le régime de Kinshasa ne semble pas de cet avis. Selon Jeune Afrique, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende affirme que Roger Lumbala n’est pas amnistiable. En cause, son soutien au colonel déserteur John Tshibangu, qui avait fait défection avec certains de ses hommes à l’été 2012. Nous avons rencontré Roger Lumbala à Paris.

    – Afrikarabia : Pour quelles raisons êtes-vous en France ?

    – Roger Lumbala : Je suis demandeur d’asile politique en France depuis 2012, je suis donc résident ici. Je peux voyager pour aller à l’étranger, mais après je reviens en France, pour des raisons familiales tout simplement.

    – Afrikarabia : Votre nom n’apparaît pas sur les deux premières listes d’amnisties publiées par Kinshasa. Souhaitez-vous bénéficier de l’amnistie et avez-vous  rempli votre formulaire d’engagement ?

    – Roger Lumbala : Si je ne suis pas sur ces listes d’amnistiés c’est que je n’ai pas encore signé ma fiche d’engagement. Je compte le faire très rapidement. Je me suis déjà rendu à l’ambassade de RDC à Paris lundi 5 avril, mais je n’ai pas encore pu remplir le formulaire, sous prétexte que le document original n’était pas encore arrivé (depuis cette interview, Roger Lumbala a signé son formulaire d’engagement mercredi 7 mai à Paris – ndlr).

    – Afrikarabia : Qu’est-ce-que signifie l’amnistie pour vous ?

    – Roger Lumbala : Comme dans tout conflit, pour remettre le pays en marche, il y a toujours une amnistie qui est prononcée. C’est d’ailleurs prévu dans les déclarations de Nairobi (documents signés en décembre 2013 entre le gouvernement congolais et le M23 pour mettre fin à la rébellion – ndlr).

    – Afrikarabia : Les autorités congolaises ont précisé que les personnes qui avaient commis des crimes de guerre étaient exclues de la loi d’amnistie. Et justement Kinshasa vous accuse d’avoir soutenu la rébellion de John Tshibangu et d’avoir enrôlé des enfants-soldats ?

    – Roger Lumbala : Le président Joseph Kabila a évoqué le cas de Roger Lumbala  au cours d’une réunion avec les membres de la majorité présidentielle (dans la ferme présidentielle de Kingakati en mars dernier – ndlr). Il a dit qu’il allait signé l’amnistie et que Roger Lumbala reviendrait en République démocratique du Congo dans le cadre de la cohésion nationale. Quand le président parle, je trouve anormal que les gens qui travaillent à son service le contredisent (Lambert-Mende avait notamment déclaré à Jeune Afrique que Roger Lumbala était non-amnistiable – ndlr).

    – Afrikarabia : On vous accuse d’avoir aidé John Tshibangu lors de sa défection de l’armée régulière ?

    – Roger Lumbala : John Tshibangu n’a pas mené de guerre. John Tshibangu n’a jamais recruté et encore moins des enfants, car il n’a tout simplement pas eu le temps de le faire. Aucune organisation internationale n’a enregistré de groupe armé mené par John Tshibangu. On cherche simplement à s’acharner sur Roger Lumbala. Sur la dernière liste des 100 amnistiés, le dossier Lumbala est en huitième position. Ce n’est plus Roger Lumbala avec le M23, que le pouvoir a chanté pendant plusieurs mois pour dire que j’étais membre du M23. Maintenant, on a lié mon dossier avec l’A7-Roger Lumbala-John Tshibangu (Consulté la liste des amnisties ici). Que veut dire A7 ? Cela veut tout simplement dire : « Armée de soutien à Etienne Tshisekedi« . Si je suis combattu aujourd’hui, c’est que je soutiens Etienne Tshisekedi (leader de l’UDPS et candidat malheureux à la dernière présidentielle contestée de novembre 2011 – ndlr). A supposer que John Tshibangu a recruté des enfants-soldats, quelle est la responsabilité de Roger Lumbala ? Je n’étais pas avec monsieur John Tshibangu. Ce monsieur avait d’ailleurs créé son propre mouvement depuis la Belgique et n’avait donc rien à voir avec l’A7.

    – Afrikarabia : Etes-vous confiant pour l’obtention de cette amnistie ? Selon vous, il n’y a pas de raison pour qu’on vous la refuse ?

    – Roger Lumbala : Nous vivons dans un pays où l’exclusion est considérée comme un mode de fonctionnement. Je suis tout à fait convaincu que je serai amnistié par le fait d’avoir signé mon engagement (à ne plus récidiver dans un groupe armé – ndlr).

    – Afrikarabia : Quelles sont vos relations aujourd’hui avec l’ex-M23 dont vous étiez proche ?

    – Roger Lumbala : Le M23 n’existe plus depuis la signature des déclarations de Nairobi. Si vous me posez la question si j’ai des relations avec des membres de l’ex-mouvement, oui, je garde de très bonnes relations avec ces hommes et ces femmes qui m’ont invité à participer aux pourparlers de Kampala. Je suis un homme fidèle dans mes relations.

    – Afrikarabia : Seriez-vous partant pour participer à un gouvernement de « cohésion nationale » ?

    – Roger Lumbala : Je ne suis pas en contact avec le pouvoir. Je ne peux donc pas vous répondre.

     Afrikarabia : Savez-vous si des membres de l’ex-M23 pourraient faire partie du nouveau gouvernement de « cohésion nationale » ? Et est-ce que cela vous paraît judicieux ?

    – Roger Lumbala : Ce nouveau gouvernement, c’est le pouvoir discrétionnaire du président Kabila. Dans le cadre de la cohésion nationale, je pense que tous les partis politiques qui ont participé aux Concertations nationales sont dans cette logique là. Pour ce qui nous concerne, nous ne sommes ni de prêt ni de loin en contact avec le pouvoir.

    – Afrikarabia : Quel rôle comptez-vous jouer à l’avenir sur l’échiquier politique congolais ?

    – Roger Lumbala : Les Congolais qui ont découvert un héros, un homme qui est martyrisé et diabolisé par le pouvoir actuel, sollicitent ma candidature à l’élection présidentielle de 2016. On me dit que je suis le seul à être capable de redonner une chance à la République démocratique du Congo. Pour un Congo fort, il faut un homme fort. Il faut un homme qui soit en bon terme avec les pays voisins de la  RDC et avec lesquels nous avons des différents : l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie… Mais attention je serai candidat en 2016 à condition qu’Etienne Tshisekedi ne se présente pas.

    – Afrikarabia : John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, était à Kinshasa le week-end dernier. Il a notamment demandé à Joseph Kabila de respecter la Constitution. Beaucoup de commentateurs l’ont interprété comme une demande au président congolais de ne pas briguer un troisième mandat, interdit par la Constitution. Que va faire Joseph Kabila en 2016 ?

    – Roger Lumbala : A mon humble avis, je suis tout à fait convaincu que le président Joseph Kabila ne va pas se représenter. Et cela de par lui-même. La situation politique et l’environnement international ne le permettent plus. Je suis convaincu qu’il ne modifiera pas la Constitution.

    Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • NIGERIA: Les Marines Américains effectuent leurs premières arrestations.

    NIGERIA: Les Marines Américains effectuent leurs premières arrestations.

    nigeria-amer-Les marines américains au Nigeria pour aider les combat de gouvernement des terroristes de Boko Haram ont fait leurs premières arrestations prenant deux suspects en garde à vue après avoir trouvés en leur possession des armes et des munitions au cours d’une recherche ciblée.

    Au cours de la dernière semaine , les Marines américains sont arrivés au Nigeria pour aider à la lutte contre le terrorisme au Nigéria.Faut il le souligner, le terrorisme au Nigéria a pris un autre niveau en enlevant 234 élèves de l’école secondaire de filles gouvernement Chibok dans l’Etat de Borno. Reconnaissant que la question devenait hors de son contrôle, le gouvernement nigérian a avalé sa fierté et accepté une aide extérieure. 

    Avec l’enlèvement à venir à un moment où le Nigeria est l’hôte du Forum économique mondial sur l’Afrique et entre autre deux attentats à la bombe horribles à Abuja , il y’a eu beaucoup d’offre international de soutien. La France, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine ont tous offert des degrés différents de soutien sous la forme de l’intelligence, de la formation et de l’assistance militaire .

    Depuis mercredi , les troupes américaines sont arrivés au Nigeria où ils assurent la sécurité pour le sommet du Forum économique mondial sur l’Afrique. Il est prévu que les Marines seront également rejoindre soldats nigérians dans la poursuite de Boko Haram dans la forêt Sambisa dans l’Etat de Borno, où ils sont soupçonnés d’avoir subtilisé les filles kidnappés. 

    Selon le major-général Chris Olukolade, directeur du Nigeria de l’information de la défense, deux membres présumés de Boko Haram ont été arrêtés à Anyibe dans Logo zone de gouvernement local de l’Etat de Benue. Il a ajouté que le duo, composé d’un adolescent et un homme âgé, ont été arrêtés lors d’une opération de bouclage et de recherche et ont trouvé en leur possession des armes à feu. 

    Ces armes trouvées en leur possession ne sont tout autre que deux fusils, trois pistolets fabriqués localement et 61 cartouches de munitions spéciales. Apparemment, les bras ont été trouvés en la possession de l’ adolescence, il est actuellement l’objet d’ interrogatoires en garde à vue . 

    Les  marines américains sont des soldats hautement spécialisés qui ont été déployés efficacement dans les zones touchées par les conflits et le terrorisme comme l’Afghanistan et l’Irak. Nous ne savons pour l’heure le nombre exacte de Marines qui seront seront déployés au Nigeria dans le cadre de l’opération en cours ou s’ils établiront une base dans l’Etat de Borno.

    Lavane Murphy

  • MARIAGE / DOT : EN AFRIQUE, ACHÈTE-T-ON SA FEMME ?

    MARIAGE / DOT : EN AFRIQUE, ACHÈTE-T-ON SA FEMME ?

    Wedding-Dans le débat sur l’excision un thème a été soulevé par un débatteur. Il s’agit de la dot. En Afrique les parents du fiancé offrent une dot aux parents de la jeune femme. Cette question révèle des interprétations idéologiques faussées des relations hommes-femmes.

     

    La dot est considérée par certains comme une sorte de prix de la fiancée. On achèterait sa future femme. Sous-entendu : comme on achèterait du bétail. Cette dot serait une preuve de la domination masculine. Pourquoi ? Parce que qui commande paie, selon un commentasire lu sur le net : « Quant à qui commande, il suffit de remonter à qui fournit la dot pour déterminer les intérêts de qui sont pris d’abord en considération ». Si c’était le cas, en Inde la dot payée par la famille de la femme devrait lui donner le pouvoir.

    En Europe au Moyen-Âge la dot était gardée par la femme comme bien personnel en cas de veuvage ou de séparation. En Afrique la dot est un arrangement entre les familles et le couple n’en est pas récipiendaire. C’est la famille de la femme qui reçoit cette dot et qui décide si elle est suffisante pour autoriser le mariage. C’est donc cette famille qui commande. Pas de domination masculine, mais une « domination » des parents de la fiancée, si l’on veut voir de la domination partout dans la grande paranoïa moderne.

    Mais est-ce un « achat » ? La famille du fiancé paie-t-elle un « produit » en la personne de la fiancée ? La tradition est claire : la dot n’est pas un achat, c’est une alliance entre deux familles. Le mariage est pris très au sérieux dans la société africaine traditionnelle. Dans la perspective du long terme la dot scelle une alliance – qui va même au-delà de la famille et qui peut concerner tout un village.

    Il faut savoir que la femme est le pilier de la société traditionnelle africaine. Elle travaille sur les marchés. Elle éduque les enfants. Elle est maîtresse de la maison, des champs et du marché. Elle a été guerrière au temps de l’empire Mandingue et en d’autres régions d’Afrique et d’autres circonstances. Elle peut être reine. Voici ce que dit Fatouma Kane. Sénégalo – Malienne de naissance et Burkinabé par le mariage, Fatoumata Kane est mariée et mère de 3 enfants. Elle est économiste et écrivain :

    « La famille africaine est un lieu d‟inculcation de valeurs et ce sont les femmes qui transmettent les valeurs culturelles à leurs enfants, dès le jeune âge, au moyen d‟expressions telles que le chant, la danse, les contes etcMalgré une éducation sexiste, les femmes grâce à leur insertion dominante dans l‟entité familiale, ont une prédisposition pour la vie associative (société secrète, association de danse, tontine etc.) qui les a souvent protégées en leur permettant d‟avoir une vie relativement autonome ».

    Les femmes ont donc une grande valeur en Afrique. Leur fertilité conditionne la prospérité et la survie de la famille, dans un environnement naturel dur où chaque repas se gagne en transpirant. Les contes africains rendent souvent hommage aux femmes, de même que la statuaire préhistorique. Elles participent aux palabres et disent tout ce qu’elles ont à dire, haussent le ton, s’imposent. Je l’ai vu dans plusieurs voyages en Afrique, dans le bush nigérian essentiellement, et c’est ce que des africaines m’ont raconté.

    Je parle de l’Afrique chrétienne, mais même dans l’Afrique musulmane les mères et aïeules ont une place très forte et écoutée. L’homme ne prend de décision qu’après qu’une discussion avec les femmes ait eu lieu, et si elles ne sont pas contentes de la décision elles le font savoir. Dans la réalité il est rare qu’un « chef de famille (statut juridique) » contrarie les femmes. On dit que l’homme a décidé, mais derrière c’est la famille et les femmes qui ont nourri la décision.

    La perception européenne des relations est aujourd’hui gravement contaminée par des thèses que le réel ne confirme pas. Les occidentaux vivent le monde comme dans un film d’animation écrit par un quelconque écrivain féministe de gare. La domination masculine est le fourre-tout d’une pensée automatique qui se déploie quand on est trop fatigué pour analyser les choses avec sérieux.

    De grâce, ne faisons pas de la femme africaine une pauvresse, ne la contaminons pas par des théories victimaires : Nous la priverions de sa force et de sa fierté.

    Source : « Agora Vox ».

  • Les contradictions de la fameuse opposition congolaise à Kinshasa, mais quel gâchis !…

    Les contradictions de la fameuse opposition congolaise à Kinshasa, mais quel gâchis !…

    ELECTIONS 2011 : DES OPPOSANTS CONGOLAIS CREENT UN « MACHIN » par Cheik Fita-Le sentiment est plutôt celui d’être dans le faux et avec des gens dépassés, qui à peine se souviennent du pourquoi ils disent « combattre ». En outre, je me demande si ils en voulaient réellement et à « Joseph Kabila »et à son « régime » et qu’ils s’engageaient dans une lutte dont le but était d’en finir avec ce « régime » et l’arnaque opéré depuis bientôt plus de 17 ans dans ce pays.

    Des fois on est tenté par l’envie de rire devant toute cette comédie, ce qui sonne comme un gâchis, mais face à la gravité de la situation que tout le pays vit, on étouffe dans la colère l’expression de ce sentiment qui insulte le sens de la souffrance.

    Mais Brazzaville, par son geste, malgré toutes les critiques qui sont compréhensibles pour une certaine catégorie des gens, leur offre un prétexte sur un plateau d’argent , à l’instar de celui de l’assassinat du 28 juin 1914 contre l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois et de son épouse la duchesse de Hoedberg , élément déclencheur de ce qui plus tard sera connu sous la désignation de la première guerre mondiale. Voilà une occasion alors tant rêvée et même recherchée de mobilisation de l’ensemble de notre peuple et non contre Brazzaville mais pour en finir avec « Joseph Kabila ». Ce qui pouvait sonner comme un déclic qui a toujours fait défaut à ces gens afin de justifier une colère étouffée jusque-là et lancer par la suite un grand mouvement de masse, de soulèvement populaire et soutenu par des forces paramilitaires contre le régime et son « Joseph Kabila » se termine par une totale surprise transformée en un réquisitoire contre Brazzaville. Des opposants qui prétendaient combattre « Joseph Kabila » engagent, à notre grand étonnement, ses institutions et son régime « prétendu » usurpateur, tricheur, assassin, violeur, à rompre des relations diplomatiques avec Brazzaville. Voilà des gens qui tombent dans le piège tendu et transforment « Joseph Kabila » en homme fréquentable et même ceux qui trompent vouloir l’affronter aux élections. « Joseph Kabila » et ses thuriféraires ne pouvaient attendre mieux que cette reconnaissance «tardive » mais officielle devant l’histoire et cette défaite d’une opposition « inexistant» et « collabo ». En fait , c’est Vichy à la manière congolaise, « carriériste » et le moi –moi , sans grandeur et ambition pour la nation. Comment voulez-vous que Sassou nous respecte et avec lui le monde aux alentours.

    « Joseph Kabila » peut alors s’estimer heureux et envisager de rester éternellement au pouvoir. Et qui se souvient encore de ce chant d’hier : « Topesaki 5 ans na Mobutu, Tobakisaki 7 ans na Mobutu, po na kosukisa to montombelaki 100 ans, Mobutu eh , Mobutu eh , 100 ans tomontobele ». Comment, alors comment, on est parvenuu à tomber si bas.

    Personne n’aurait par hasard lu Victor Hugo, je ne parle ici de son soutien à l’esclavagisme, car j’en suis bien avisé, alors qu’on me dispense ce procès, mais les Misérables pour interpréter le sen s des phrases suivantes : « le droit à sa colère. Et la colère du droit s’appelle « révolution ». Quand elle est finie, on constate que le peuple a été RUDOYÉ mais il a fini par marcher ». C’est-à-dure de ses épreuves de souffrance enduré, il s’est émanciper et a libéré son devenir. Alors je dis, comprend qui peut !

     L’envie est forte de conclure par ce mot : « Pitié ! ».

     Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

     

  • Lettre ouverte au combattant de la Diaspora…

    Lettre ouverte au combattant de la Diaspora…

    writing-Sache-le : dans la gestion du dossier Brazzaville, Kabila fait preuve de sens d’Etat

     De la vidéo en circulation sur le Net analysée hier à plusieurs reprises – vidéo présentant tes exploits dans l’occupation illégale et la destruction méchante des installations de l’ambassade de la RDC à Paris – une phrase importante est à retenir : celle par laquelle tu reconnais combien on te reprochait jusque-là  de t’intéresser seulement de la musique et de la sape. Maintenant, as-tu dit, tu t’engages dans la politique. Libre à toi de savoir si ta nouvelle option, tu l’assumes avec dignité ou pas. Je te dis seulement, au regard de toutes tes prestations sur le Net, et en toute sincérité, que tu t’es trompé de terrain…

     

     

                Autant alors que tu le saches d’emblée : tu viens d’apporter de l’eau au moulin des forces qui préconisent Berlin II aux motifs que par nos faits et gestes, nous donnons au monde, nous Congolais, la preuve de notre incapacité de bien gouverner le pays dessiné à Berlin I sous la dénomination Etat Indépendant du Congo, colonisé par la Belgique sous le nom Congo-Belge, devenu Indépendant le 30 juin sous le nom République du Congo, débaptisé République Démocratique du Congo, re-débaptisé République du Zaïre avant de redevenir République Démocratique du Congo.

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Si tu ne l’as jamais appris, et permets-moi alors de l’apprendre : une “rumeur” attribuée aux Rwandais laissait entendre sous Mobutu que des recherches et des enquêtes “scientifiques” menées à l’époque avaient fini par typer l’homme zaïro-congolais. Toi et moi, disait-on, sommes plus jouisseurs que producteurs. Ce qui nous intéresse le plus, affirmait-on, c’est la bonne chère et la bonne chair. Nous accordons, disait-on, trop peu de place à la réflexion. La “rumeur ” établit que nous avons la propension à la réaction épidermique.

                Bref, nous commençons par donner des coups avant de nous demander pourquoi !

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Eh bien, tu le confirmes de la belle façon en allant attaquer ta propre ambassade alors que, raisonnablement, tu devrais te rendre plutôt devant l’ambassade de la République du Congo à Paris pour manifester ta colère. Ou ta déception. Ou devant des chancelleries occidentales dont tu accuses les pays de “piller” par personnes interposées les richesses congolaises pendant que, sans peut-être le savoir, tu jouis subtilement du fruit du pillage au travers des facilités attenantes à ton statut d’exil. Tu ne me diras pas que le “mangoya” que tu perçois chaque mois et l’accompagnement social (notamment en soins de santé) y attaché, l’Occident te l’offre sans compensation. Les Etats, disait Charles de Gaulle, n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des intérêts. Je sais que tu le sais.

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Tu accuses formellement le Gouvernement de ton pays de ne rien faire face au refoulement de nos compatriotes résidant au Congo-Brazzaville.

                Es-tu vraiment sûr de disposer de la bonne information ? Forte est la tentation d’en douter. Car, la bonne information est que :

    – primo, tout pays a le droit de refouler de son territoire tout étranger en séjour illégal;

    – secundo, tout pays a l’obligation de procéder à cette opération dans le respect de la dignité humaine.

                La première question est de savoir si le Congo-Brazzaville dispose de ce droit. La réponse est OUI. La deuxième question est de savoir si le Congo-Brazzaville est soumise à l’obligation du respect de la dignité humaine. La réponse est OUI.

                En l’espèce, il est cependant clairement établi et démontré que le Congo-Brazzaville mène l’opération de rapatriement en ne tenant comptant ni du séjour légal ni du séjour illégal des RDCongolais. Cette opération s’effectue en dehors de toutes considérations humanitaires.  Déjà, le Congo-Brazzaville n’a même pas la capacité matérielle de ramener les nôtres de son propre beach au beach de Kinshasa.

                Que fait le Gouvernement RDCongolais ? Si tu n’as pas la bonne information, apprends-la des sources vérifiables : notre Gouvernement mobilise tous les bateaux disponibles dans les ports de Kinshasa. Nos bateaux vont chercher nos compatriotes pour les ramener au pays. Nos bus assurent la navette entre le beach de Kinshasa et la maison communale de Kinshasa. Le stade Cardinal Malula – ex-24 novembre situé juste en face – sert de lieu de transit et de dispatching. Un suivi médical y est assuré grâce aux cliniques mobiles mises à la disposition du comité d’accueil par l’unité médicale de la Présidence de la République. C’est déjà assez significatif qu’en un mois de rapatriement forcé de près de 80 mille Congolais de Kinshasa, on n’ait enregistré aucun mort.

                Preuve, si besoin est, que la prise en charge côté RDC s’effectue dans les normes.

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Entre-temps, le Gouvernement continue d’interpeller les autorités du Congo-Brazzaville. Le Président Joseph Kabila a envoyé auprès de son homologue Denis Sassou N’Guesso un message avec pour porteur le ministre Raymond Tshibanda des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie. Ministres et députés Rdcongolais effectuent le déplacement de Brazzaville pour échanger avec leurs collègues. Les autorités urbaines de Brazzaville et de Kinshasa se concertent.

                Au cours du conseil des ministre du mardi 2 mai 2014 tenu à la Cité de l’Union Africaine, le Gouvernement a encore débattu du sujet. Du compte rendu de son porte-parole Lambert Mende, il ressort que rappel a été fait de la convention tripartite Angola-République du Congo-République Démocratique du Congo signée le 3 décembre 1999. L’article 16 stipule, citation : ” Lorsque l’un des Etats parties se propose de procéder à l’expulsion d’un ou de plusieurs ressortissants d’un Etat dont l’activité menace  l’ordre ou la sécurité publique, elle en avise préalablement l’autre partie par voie diplomatique ; La partie qui procède à l’expulsion doit prendre toutes les dispositions appropriées pour sauvegarder les biens, les intérêts et l’intégrité physique des personnes expulsées ». Fin de citation.

                Le Gouvernement constate, en plus, qu’”Au lieu de quoi, nos compatriotes subissent des exactions, des extorsions, des tortures et des lynchages de la part de certains éléments de la Police et des bandes de jeunes xénophobes de la République du Congo/ Brazzaville“.

                Le Gouvernement signale qu’au plan diplomatique, il a fait le choix, sur instruction du Président de la République, “de gérer cette crise humanitaire et sécuritaire avec circonspection en privilégiant les relations de bon voisinage“. Ne le perdons pas de vue : les deux pays ont en commun une frontière presqu’égale de celle unissant sur 2.500 km l’Angola et la RDC. De part et d’autre de cette frontière vivent des parents depuis la nuit des temps.

               

    Combattant de la Diaspora,

     

                Qu’est-ce que, d’après toi, le Gouvernement doit faire et qu’il ne fait pas ?       

                Dis-le courageusement : est-il raisonnable de rappeler l’ambassadeur Christophe Muzungu et/ou rompre les relations diplomatiques pendant que des compatriotes congolais sont encore à Brazzaville, à Pointe-Noire, à Dolisie ou à Oyo en train d’attendre leur tour pour être rapatriés, des compatriotes encore non identifiés ?

                Dis-le encore courageusement : est-il raisonnable que la RDC déclare carrément la guerre au Congo-Brazzaville, avec pour conséquence d’ouvrir un nouveau front à l’Ouest, cela  au moment même où les Fardc sont en train de neutraliser un à un les groupes armés congolais et étrangers qui écument l’Est depuis les années 1990 ?

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Si tu penses que tu t’es tapé un bon coup de pub dans l’opinion internationale en saccageant ton ambassade (c’est-à-dire ton pays), dis-toi bien que ton activisme politique est mal inspiré. Tu n’es pas différent de ceux des voisins qui agressent et pillent la RDC. Même les partenaires extérieurs qui peuvent miser sur la Diaspora congolaise pour la gestion institutionnelle du pays mettent déjà en doute tes capacités intellectuelles et ta moralité. Tu pourrais même ne pas être admis dans la petite territoriale française, belge ou helvétique en qualité de conseiller communal ou cantonal.

                Tes exploits te poursuivront toute ta vie. Ton conjoint et ta descendance ne te trouveront jamais digne d’être un parent et un patriote crédible. Ni ta famille élargie, ni ta belle-famille. Tes amis hésiteront de répondre de toi dans des lieux sérieux.  

     

    Combattant de la Diaspora,

     

                Je termine ma lettre par cette invitation à réfléchir à la notion sacrée d’extraterritorialité caractérisant à chaque ambassade ou à chaque maison consulaire dans tous les pays du monde.

                Les images de la vidéo te montrent d’abord dans une gare de métro aux côtés de tes semblables. Ensuite dans l’ambassade, toujours aux côtés de tes semblables. Ce qui revient à dire qu’il s’agit d’une action non pas spontanée, mais programmée, planifiée. Tu es parti là dans l’intention délibérée de détruire. Et tu es reparti, fier de ton butin (drapeau de la RDC).

                Sais-tu seulement qu’en entrant dans la chancellerie, tu cesses en toute logique d’avoir droit à la protection des autorités du pays d’accueil ou d’asile ?

                Tu devines la suite…

     

    Omer Nsongo die Lema

     
     

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  • Conséquences sociales  de l’« OPÉRATION MBATA YA BAKOLO »:  À BRAZZAVILLE

    Conséquences sociales de l’« OPÉRATION MBATA YA BAKOLO »: À BRAZZAVILLE

    Inflation des prix de certains produits alimentaires, baisse d’affluence dans les marchés et les night-clubs… Les conséquences sociales des expulsions des ressortissants de la RDC commencent à se faire sentir sur la rive gauche du Congo. En clair, les « petites mains » kinoises manquent à Brazzaville. Reportage :

     

    L’ambiance a bien changé dans les grands marchés de Brazzaville, inhabituellement vides et calmes depuis trois semaines. Le déclenchement de l’opération « MBata Ya Bakolo » – la gifle des aînés en lingala – qui vise à traquer les délinquants kinois et les « Zaïrois » en situation irrégulière. Selon, la police brazavilloise, 1 404 Kinois ont déjà été expulsés tandis que plus de 46 000 seraient partis d’eux-même. Conséquence : dans la capitale du Congo, les grosses affluences ne se limitent plus qu’aux principaux arrêts de bus.

    Au marché Total du sud de Brazzaville, connu pour abriter les étals des « Zaïroises », Mamie, une kinoise en règle, alpague les clients qui passent devant ses fripes. Le soleil de ce début d’après-midi tape fort, l’atmosphère lourde annonce un orage en fin de journée. Dans un lari approximatif (idiome parlé dans le sud de Brazzaville, NDLR), elle titille son voisin qui vient de lui offrir une boisson rafraîchissante. D’abord sur un ton badin, l’échange devient sérieux quand elle avoue se soucier des conséquences des expulsions.

    Sur le marché, le prix de plusieurs produits alimentaires (notamment le sucre et le savon) ont déjà grimpé. « À cause de cette affaire, beaucoup de Kinois ont peur de traverser pour vendre leur marchandise », explique-t-elle. « Il est normal de se faire expulser quand on n’est pas en règle. Oui je suis + Zaïroise + mais je suis installée ici depuis longtemps et je me suis même mariée ici », poursuit-elle en martelant le terme « Zaïroise » comme un défi. Celle que les autres marchands traitent avec égard est aussi l’épouse d’un sous-officier de l’armée congolaise. Une situation qui aide Une vue de

    la ville de Brazzaville depuis la vuille de kinshasa.

    vraisemblablement à revendiquer fièrement ses origines par ces temps troublés.

    Car depuis le début des expulsions, une ambiance délétère règne entre les citoyens des deux pays frères. À cause de l’animosité envers les « Zaïrois », de nombreux kinois, même en règle, ont préféré quitter Brazzaville, abandonnant les petits boulots qu’ils exerçaient : éboueurs, cordonniers ou vendeurs ambulants … Sur la rive gauche du Congo, les immigrés kinois exercent souvent les métiers du secteur informel. Une main d’œuvre bon marché et, semble-t-il, difficile à remplacer.

    « Qui va vider mes latrines pleines ? Qui va ramasser mes ordures ménagères ? Je ne peux plus proposer mes toilettes à mes invités, elles sont pleines. C’était les petits Kinois qui se chargeaient de les vider », se plaint par exemple Célestin, un résidant de Moungali (4e arrondissement). Les petites mains kinoises s’activaient à certaines tâches jugées ingrates par les habitants.

    Applaudi par de nombreux Brazzavillois pour avoir « assaini » la ville, l’opération « MBata Ya Bakolo » ne fait pas que des heureux dans la capitale. « Nous voilà débarrassés de tous ces + kuluna [terme kinois désignant les bandits, NDLR] + et toutes ces + kakuba [les prostituées, NDLR]. Ce sont les femmes congolaises qui doivent être heureuses », lance un taximan goguenard. De fait, la fréquentation de certains night-clubs de la ville est depuis peu en baisse. Très prisées à Brazzaville, les « 243 [terme désignant les prostituées venant de Kinshasa, en référence à l’indicatif téléphonique de la RDC, NDLR »] se font de plus en plus rares dans les clubs. Résultat : plus l’affluence féminine baisse, plus le prix des passes augmente. « Je demande plus cher », confirme Ninelle, une habituée des boîtes de nuit. « Il y a moins de concurrence, plus besoin de nous disputer des clients », explique-t-elle.

    La nature ayant horreur du vide, des Congolais désœuvrés essaient de reprendre le relais dans le secteur informel, parfois avec un succès mitigé. Dans un autre grand marché, celui de Poto-Poto (centre de Brazzaville), une femme a une prise de bec avec un jeune qui vient de lui porter ses courses dans une brouette. Le porteur lui reproche de l’avoir trop fait attendre et réclame une augmentation sur le tarif habituel. Ahurie, la dame le tance vertement l’accusant de mauvaise foi. La réponse, tranchante, fuse : « Vous m’avez pris pour votre Zaïrois ou quoi, pour me faire attendre comme ça ? Donnez-moi vite mon argent, il y a des clients qui m’attendent au marché ». La dame tempère alors ses propos et essaie de négocier. « Mon fils, tu ne vas pas faire ça à ta mère, excuse-moi ». Mais de guerre lasse, au bout de 10 minutes de palabre, elle finit par lui donner ce qu’il réclame avant de déclarer au taximan interloqué qui l’attend. « Ils étaient quand même plus polis, les petits Kinois ».

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

  • Une commission d’enquête au ministère des Finances

    Une commission d’enquête au ministère des Finances

    matataparis-Le Sénat congolais a décidé de constituer une commission d’enquête pour fouiller dans la gestion du ministère des Finances. Les membres de cette commission sont connus ce jeudi. C’est le résultat du débat suscité par la question orale sur les comptes ouverts par le ministère des Finances dans les banques commerciales. Comptes dont l’existence serait illégale.

    Tout commence par une question orale du sénateur Polycarpe Mongulu T’Apangane : le ministère des Finances dispose-t-il de comptes ouverts dans les livres de banques commerciales où sont logés des fonds destinés au projet ou au fonctionnement du ministère ? La réponse du ministre Kitebi à cette question et sa réaction aux préoccupations des sénateurs lors du débat n’ont pas satisfait l’auteur de la question orale.

    Preuves de mauvaise gestion

    « Vous avez dit la vérité, mais vous n’avez pas dit toute la vérité », a répliqué l’ancien procureur général de la République, aujourd’hui sénateur, qui a affirmé détenir des preuves de mauvaise gestion des fonds publics. Un accord secret conclu entre le Bureau central de coordination (BCECO) et Access Bank, et des reçus de caisse qui attestent de cette mauvaise gestion.

    Procédure régulière

    L’accord avec Access Bank est une procédure régulière, explique-t-on au BCECO et les reçus de caisse incriminés auraient été acquittés non par des préposés du ministère des Finances, mais bien par un ancien trésorier d’Access Bank déjà révoqué pour malversations financières. Des faits que la commission d’enquête qui sera mise en place par le Sénat devra vérifier pour informer l’opinion.

    RFI