Author: Don Kayembe

  • Ukraine : l’Union européenne avoue son impuissance

    Ukraine : l’Union européenne avoue son impuissance

    Drapeau-union-Europeenne-Les Européens veulent prendre Poutine au mot lorsqu’il promet de ramener les prorusses à la raison.

    Correspondant à Bruxelles,

    Surtout pas de vagues! L’Europe, déroutée par une tactique russe dont personne ne sait si elle mène l’Ukraine à l’apaisement ou au contraire à l’explosion, a décidé lundi d’appuyer sur le bouton «pause» dans l’espoir que l’élection présidentielle du 25 mai ouvrira une issue politique à la crise.

    Pour la forme, les 28 ministres des Affaires étrangères 1ont dénié toute légitimité aux référendums séparatistes. Ils ont aussi resserré d’un cran les sanctions individuelles et ajouté treize noms et deux entreprises à la liste de responsables impliqués en Crimée, dans le reste de l’Ukraine et en Russie. Mais faute de certitude sur les intentions de Vladimir Poutine2, l’UE tente avant tout de stopper les pendules et de retarder un pourrissement accéléré sur le terrain.

    L’accord de Genève, à la mi-avril, n’a mené nulle part et Moscou vient de rejeter l’idée d’un second rendez-vous à quatre. Un dernier fil à tirer est la mission de bons offices conduite à Kiev, au Kremlin et finalement à Bruxelles par un diplomate suisse, le président de l’OSCE3, Didier Burkhalter. Sa feuille de route, à l’avenir incertain, prévoit un désarmement progressif des frères ennemis ukrainiens et l’instauration de «tables rondes» au niveau local. L’UE, confrontée à l’impuissance, lui apporte désormais son soutien. Ce qu’il faut, c’est «la désescalade, le dialogue et la retenue de tous y compris à Kiev», explique le secrétaire d’État Harlem Désir.

    Il y a urgence. D’abord pour éviter le bain de sang, peut-être imminent après les proclamations d’indépendance, voire de rattachement à la Russie entendues à Donetsk4 et à Louhansk. Les Européens veulent aussi prendre Poutine au mot lorsqu’il promet de ramener les prorusses à la raison. En dernier lieu, l’UE veut s’épargner une pénible épreuve de vérité: la question de sanctions contre le Kremlin, évoquée depuis deux mois, n’avance pas d’un pouce. «C’est un miracle que l’UE ait réussi à maintenir un front uni jusqu’à ce jour, lâche un ministre en marge du rendez-vous de Bruxelles. Tout le monde est d’accord pour dénoncer l’occupation de la Crimée et les référendums à l’est de l’Ukraine. Mais dès qu’on touche à la Russie, le consensus s’évapore.»

    De nouvelles lézardes sont apparues lundi avec la confirmation que la France n’a nullement l’intention de suspendre la livraison à la marine russe de deux navires d’assaut Mistral, une commande qui pèse un millier d’emplois à Saint-Nazaire. «Le contrat est déjà signé et il n’est pas couvert par les sanctions», assure-t-on à Paris. L’Allemagne, principal partenaire commercial de la Russie, doute de l’utilité même de sanctions économiques: «Elles ne conduisent pas nécessairement au résultat escompté», prévient Michael Roth5, secrétaire d’État aux Affaires européennes. Le fossé continue de se creuser entre Paris et Berlin d’un côté et de l’autre des capitales comme Londres, Varsovie et surtout Washington qui voudraient que l’UE dresse un catalogue dissuasif pour amener le Kremlin à composer.

    Le Figaro

  • Nigeria : elles sont parvenues à échapper à Boko Haram

    Nigeria : elles sont parvenues à échapper à Boko Haram

    nigeria-lyceenne– Plusieurs lycéennes nigérianes ont affirmé avoir bravé la mort lors du rapt du 14 avril en tentant de prendre la fuite face à la secte islamiste. Plus de 200 de leurs camarades sont toujours introuvables.

    Elles ont préféré risquer de mourir plutôt que d’être entraînées dans un lieu inconnu par la secte islamiste Boko Haram. Quelques-unes des 53 lycéennes ayant pu échapper au rapt opéré dans leur établissement le 14 avril au Nigeria ont raconté le déroulement des faits aux médias. L’une d’elles, particulièrement choquée, a témoigné sur CNN. Terrifiée à l’idée que les terroristes viennent la rechercher, elle a demandé à ne pas pouvoir être identifiée.

    «Ils nous ont dit “montez dans les voitures”. Ils avaient sept camions», raconte la jeune fille dans un anglais hésitant. Comprenant que ces hommes venaient pour l’enlever, elle et ses 270 camarades, l’adolescente a opté pour la fuite. «On préférait mourir plutôt que de les suivre. On s’est précipité dans la végétation, et on a couru, encore et encore». À quoi ressemblaient les kidnappeurs? Étaient-ils habillés comme des soldats, ou bien en civil? «J’ai peur», répond-elle.

    Deux autres jeunes filles ont témoigné à visage découvert. «Ils sont partis chercher les filles qui n’avaient pas de chaussures et qui ne portaient pas de voile, pendant qu’ils incendiaient l’école. Certaines d’entre nous ont été chargées dans des voitures mais celles qui ne pouvaient pas rentrer ont dû marcher», raconte la première. «Une fois arrivés dans la brousse, ils nous ont demandé de sortir des véhicules. Quand les autres filles sont sorties, j’ai dit à une amie qu’il valait mieux être tuées que d’être emmenées dans un lieu inconnu. On a commencé à courir, puis on a vu une maison éclairée où l’on s’est abritée. Le lendemain nous avons rencontré une bonne âme qui nous a ramenées chez nous.»

    Ces récits concordent avec d’autres témoignages recueillis par la presse nationale et internationale. Toutes les adolescentes expliquent comment les hommes de Boko Haram sont arrivés en pleine nuit dans leur lycée pour intimer aux jeunes internes de les suivre dans leurs camions, avant de mettre le feu à l’établissement. Certaines ont sauté des camions en marche, d’autres ont attendu d’être arrivées dans un campement pour fuir à travers bois.

    Promises au mariage forcé ou à l’esclavage

    Près d’un mois après cet enlèvement, plus de 220 adolescentes sont toujours portées disparues. Le leader de Boko Haram a annoncé le 5 mai qu’il entendait les «vendre sur un marché», les «marier» de force et en «garder en esclavage». «J’ai dit que l’éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter (l’école) et vous marier», a-t-il affirmé dans une vidéo.

    Certaines familles sont particulièrement touchées par ce drame. «J’ai rencontré un homme dont six filles de sa famille, des nièces, des cousines et deux de ses propres enfants, ont été enlevées», raconte une journaliste de CNN. «Il m’a raconté qu’un autre père a reçu un coup de téléphone de sa fille. Elle lui a dit “Papa, Boko Haram est là, ils nous emmènent dans des camions. Dis à maman qu’elle ne me reverra peut-être jamais, dis-lui de prier pour moi”.»

    Les familles sont également excédées par l’inaction du gouvernement nigérian, qui a mis plusieurs semaines avant de s’emparer de l’affaire. Dans un rapport, l’ONG Amnesty International accuse l’armée du pays d’avoir été mise au courant de l’attaque de Boko Haram quatre heures avant leur passage à l’action, mais de n’avoir rien fait par manque d’effectif, mais aussi par peur d’affronter des islamistes mieux armés. «Un ramassis de rumeurs», a commenté l’armée nigériane.

    Probable sommet à Paris ce week-end

    Le Nigeria a reçu de l’aide internationale pour retrouver ces jeunes filles. Après les États-Unis et le Royaume-Uni, la France a envoyé samedi une équipe d’experts dans le renseignement «humain et technique». La Chine a également proposé de partager les informations recueillies par ses services de renseignements et ses satellites, tandis qu’Israël a proposé dimanche d’envoyer une équipe d’experts du contre-terrorisme.

    François Hollande a également lancé l’invitation d’un sommet africain sur les moyens de lutte contre Boko Haram. Ce dernier devrait avoir lieu samedi à Paris et accueillir les chefs d’État du Nigeria et de ses voisins, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin.

    Le Figaro

  • Découverte de la Santa Maria de Christophe Colomb

    Découverte de la Santa Maria de Christophe Colomb

    Santa Maria-Si la découverte est confirmée, elle serait d’importance. Selon The Independent, une équipe d’archéologues sous-marins a découvert l’épave de la Santa Maria, le navire à bord duquel Christophe Colomb a découvert l’Amérique en 1492. Construite sur la côte du Pays basque au cours de la deuxième moitié du XVe siècle, la caravelle s’est abîmée sur des récifs au large d’Haïti, quelque temps après la découverte des Bahamas. 

    « Toutes les preuves géographiques, la topographie sous-marine et les preuves archélogiques tendent à confirmer qu’il s’agit bien du navire amiral de Colomb », indique Barry Clifford, un archéologue sous-marin dont l’équipe n’a, pour l’instant, que photographié les lieux et pris des mesures.

    PROTÉGER LA ZONE DES PILLEURS

    La localisation de l’épave a été possible grâce à la découverte, en 2003, de la probable localisation du fort construit par Christophe Colomb et à la lecture du récit de voyage du navigateur. Une première expédition avait permis de photographier l’épave, mais l’équipe n’avait pas été en mesure de l’identifier. Une nouvelle série de plongées a permis de confirmer qu’il s’agissait probablement de la Santa Maria. L’empreinte laissée par le ballast au fond de l’océan, les canons correspondent aussi à celle d’un navire de la taille de la caravelle.

    Les archéologues sont entrés en contact avec le gouvernement haïtien et espèrent que la zone sera protégée des pilleurs d’épaves. L’objectif ultime serait de sortir le navire de l’eau, de le conserver et de le présenter au public ; ce qui pourrait être bénéfique à l’industrie touristique d’Haïti, affirme l’archéologue.

    Le Monde

  • La liste noire des compagnies aériennes

    La liste noire des compagnies aériennes

  • Processus électoral 2011-2016 : des incohérences dans la feuille de route de Malumalu décelées

    Processus électoral 2011-2016 : des incohérences dans la feuille de route de Malumalu décelées

    Malumalu-AETA, la plate-forme d’organisations de la société civile ayant comme thématique les élections appelle Joseph Kabila à veiller au respect de la Constitution du pays.

    “Il est impossible d’organiser les élections municipales et locales crédibles, justes et régulières avant 2016 ;il est par contre exigeant de continuer le cycle électoral 2011-2016 par l’organisation en priorité des élections provinciales au suffrage direct, des élections sénatoriales, des gouverneurs et vice-gouverneurs, dès 2015 “.Tel est un extrait de la position de la plateforme “ Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées » (AETA) sur la feuille de route électorale de la Commission Electorale Nationale et Indépendante (CENI). Cette déclaration a été présentée le vendredi 9 mai dernier au terme d’une cérémonie organisée au Sultani Hôtel, dans la commune de la Gombe. C’était en présence d’acteurs politiques toutes tendances confondues et de représentants de la société civile.

    D’après Jérôme Bonso, secrétaire permanent d’AETA et président de la Ligue nationale pour les élections libres et transparentes (Linelit), les experts de cette plateforme électorale se sont réunis à Kinshasa en vue de procéder à un examen technique profond de la feuille de route de la CENI présenté le 30 janvier 2014 devant l’Assemblée nationale par l’abbé Apollinaire Malumalu Muholongu.

    En effet, les experts d’AETA ont décelé des incohérences, des contradictions et des contraintes flagrantes dans la feuille de route de la CENI, qui portent un coup dur au processus démocratique en RDC. C’est ainsi qu’AETA a lancé un appel aux députés nationaux à rejeter énergétiquement la feuille de route de la CENI, qui vise selon Bonso, à nuire et menacer la Constitution.

    AETA souhaite que les élections se tiennent dans le délai constitutionnel. C’est pourquoi, il appelle la CENI à rendre public un calendrier électoral résultant du consentement de tous les acteurs clé du processus, en tenant compte de ces avis techniques. L’étude menée par les experts d’AETA apporte des éclairages techniques pour contribuer à l’émergence d’un consensus électoral national autour du cycle électoral 2011-2016.

    Des pièges

    En fait, la feuille de route de Malumalu précise que le processus électoral 2011- 2016 accuse un retard de six mois qui a des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral et qui constitue une menace réelle sur les exigences constitutionnelles. Cette feuille de route propose même une démarche selon laquelle il faut organiser l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect. Ceci a des inconvénients dans la mesure où cette démarche made in Malumalu, selon Jérôme Bonso, coupe les élus provinciaux de leur base naturelle, amenuise l’exigence de recevabilité des élus vis- à vis de leurs électeurs locaux, énerve au moins trois textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route, à savoir la Constitution, en son article 197, la loi électorale et l’Accord- cadre d’Addis-Abeba.
    La deuxième hypothèse de la feuille de route de la CENI propose également l’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015. Démarche suspecte car elle prépare un report des élections des sénateurs et gouverneurs de provinces en 2017. Donc, sénateurs et gouverneurs, dont les mandats seront hors délai constitutionnel, resteront illégalement aux affaires.

    Feuille de route d’AETA

    Dans sa feuille de route alternative, AETA tient aux impératifs juridiques, techniques, financiers et temporels ainsi que politiques qui caractérisent le cycle électoral 2013-2016. AETA exige en effet, l’organisation prioritaire des élections provinciales, législatives et présidentielles en 2015-2016. La plate-forme électorale renvoie ainsi les élections municipales, urbaines et locales après 2016. AETA souhaite que le suffrage universel direct soit maintenu, pour l’élection des députés provinciaux selon l’esprit de l’article 197 de la Constitution.

    GKM

    La Tempête des Tropiques

  • Rwanda:la famille Mutebusi doute de la cause de sa mort

    Rwanda:la famille Mutebusi doute de la cause de sa mort

    mutebusi– Le colonel Jules Mutebusi, ancien chef de guerre qui avait participé à la brève prise de Bukavu en 2004, importante ville de l’est de la République démocratique du Congo, est décédé au Rwanda, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille.

    “Il est décédé vendredi soir à Kigali dans un hôpital. Il avait 54 ans. On dirait que c’est d’une maladie, c’est ce que le Rwanda a dit”, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un oncle paternel du colonel.

    “Sa femme m’a dit qu’il était allé faire son sport comme d’habitude, qu’il a eu un malaise, qu’il est tombé dans le coma et que quand elle était allée à l’hôpital, il était déjà trop tard”, a-t-il ajouté.

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a confirmé le décès. “Il était malade depuis un certain temps. (…) On ne nous a pas envoyé le bulletin médical mais des élus de chez lui ont parlé du sida”, a-t-il dit.

    La maladie ne convainc pas la famille. “C’est une grande perte pour la famille mais aussi une inquiétude sur la circonstance de sa mort après dix ans d’exil et de détention” en résidence surveillée à Kigali, a expliqué l’oncle paternel.

    Selon lui, le colonel se disait en danger, notamment parce qu’”il n’avait pas vu l’utilité” de soutenir le Mouvement du 23 mars (M23). Selon des experts de l’ONU, cette rébellion essentiellement tutsi congolaise, qui a capitulé début novembre, était soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, ce que ces pays démentent.

    L’enterrement de l’officier devrait se dérouler au plus tard mardi. “Le Rwanda vient de nous dire de ne pas l’enterrer à Kigali mais à Gisenyi, on ne sait pas pourquoi”, a souligné l’oncle. Gisenyi se trouve dans l’ouest du Rwanda, à la frontière avec Goma, capitale de la province congolaise du Nord-Kivu.

    Les troupes du colonel Mutebusi et celles du général Laurent Nkunda, tous deux tutsis congolais, avaient pris pendant une semaine, du 2 au 9 juin 2004, la ville de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, en affirmant que des exactions y étaient commises contre leur communauté.

    Après la reprise de Bukavu par l’armée régulière, des affrontements avaient opposé les hommes du colonel Mutebusi aux forces loyalistes dans la région de Kamanyola, au Sud-Kivu. Les autorités de Kinshasa avaient accusé le Rwanda d’appuyer les dissidents, notamment avec des blindés.

    Chassé de Kamanyola par l’armée, le colonel Mutebusi avait fui au Rwanda fin juin 2004 avec 305 de ses hommes.

    AFP

  • English:Thousands return to DRC amid Brazzaville crackdown on migrants

    English:Thousands return to DRC amid Brazzaville crackdown on migrants

    refoules– Some 60,000 Democratic Republic of Congo (DRC) nationals have returned over the past month from neighbouring Republic of Congo (RoC) as a result of actual or threatened deportation in an operation that has cost several policemen their jobs because of brutality. On 6 May alone, some 2,600 made the journey by boat.

    Brazzaville initiated the operation on 3 April, targeting criminals and undocumented migrants. Because it lies just across the Congo river, DRC accounts for the great majority of foreigners living in RoC. Up to 600,000 live there, working for the most part in menial jobs such as hawkers, rubbish collectors, drivers, and domestic workers.

    According to a policeman stationed at Ngobila Beach, on the DRC side of the river, some of those packed into ferries bringing up to 4,000 people across from RoC each day claim to have valid residency permits; several said their papers had been burned or torn up by RoC police during the operation.

    Voice of the Voiceless, one of DRC’s leading NGOs, has denounced the “cruel, inhuman or degrading treatment” meted out, even to DRC citizens whose residency paperwork was in order but who were still subjected to “barbaric expulsion”.

    Bruises and wounds are common among the new arrivals, even women, according to a Red Cross official working in a mobile clinic on Ngobila Beach. The official said in late April two women had given birth during the short river crossing.

    “There was a boy whose throat was swollen, as if someone had tried to strangle him. The police had beaten him badly, taken his money and phone. Another boy had a hot iron applied to his back and stomach,” said the official.

    Police officials in Brazzaville conceded that there had been excesses in the early stages of the operation and have announced that 17 officers have been sacked as a result.

    High-level delegations from Kinshasa visited the neighbouring capital to “protest against all illegal expulsions of, and human rights violations against, our compatriots,” according to the minutes of a recent cabinet meeting.

    DRC government spokesman Lambert Mende, citing sources in Brazzaville, said just 1,000 of those who had returned had been formally deported. “It’s not impossible that many left anticipating a forceful expulsion.”

    The UN Refugee Agency (UNHCR) “is in touch with authorities in the RoC, including the police service, to prevent refugees and asylum seekers from DRC and other countries being expelled,” said UNHCR regional spokeswoman Celine Schmitt.

    Discrimination, insults

    Some of those arriving in Kinshasa said they had suffered discrimination, insults and distrust.

    “It was fear that led me to come back,” said Carole, a 33-year-old trader among the returnees.

    She explained that while at the start of the operation police violence had led people to flee hastily, taking nothing with them, things had changed and people were now arriving with luggage, as long as they could afford to pay for its transport.

    Those arriving at Ngobila Beach are bussed to a now crowded sports stadium and the grounds of Kinshasa town hall, where food and water are distributed.

    “We’re seeing cases of malaria, diarrhoea, headaches and children showing signs of malnutrition,” said Doris Muyembe, who heads the Red Cross in Kinshasa.
    “It is difficult to take care of everybody because we need more supplies; medicines aren’t available,” he added.

    According to the Red Cross, half of the returnees originate from Equateur Province, 20 percent from Bas-Congo, 20 percent from Kinshasa, and the remainder from other parts of the vast country. Some have returned using buses hired by the government, others made their own way.

    Finding work is the top concern of those coming back. Some have called on the government to establish programmes to allow them to earn a decent living in their home country, so they will have no need to go abroad again.

  • Retour de milliers de migrants en RDC après l’opération coup de poing de Brazzaville

    Retour de milliers de migrants en RDC après l’opération coup de poing de Brazzaville

    CONGOLAI REFOULES– Au cours du mois dernier, quelque 60 000 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) ont quitté la République du Congo voisine, soit parce qu’ils ont été victimes d’expulsions musclées – pour lesquelles plusieurs policiers accusés de brutalité ont été renvoyés – soit parce qu’ils se sentaient menacés par l’opération. Ils étaient 2 600 à faire le voyage en bateau pour la seule journée du 6 mai.

    Le 3 avril, Brazzaville a lancé une opération qui ciblait les délinquants et les migrants en situation irrégulière. Comme le pays se trouve juste de l’autre côté du fleuve Congo, la grande majorité des étrangers vivant en République du Congo sont originaires de la RDC. Ils sont 600 000 à y vivre de petits boulots ; marchands ambulants, éboueurs, chauffeurs ou travailleurs domestiques.

    Selon un policier en poste à Ngobila Beach, en RDC, parmi les 4 000 personnes entassées quotidiennement dans les ferrys pour traverser le fleuve, certaines disent avoir des titres de séjour en règle. Plusieurs personnes ont déclaré que leurs papiers avaient été brûlés ou déchirés par les policiers du Congo-Brazzaville durant l’opération.

    L’une des grandes organisations non gouvernementales de la RDC, Voix des sans Voix, a dénoncé les « traitements cruels, inhumains et dégradants » subis par les migrants, y compris les citoyens de la RDC titulaires d’un titre de séjour valide, mais qui n’ont pourtant pas échappé à ces « expulsions barbares ».

    Selon un responsable de la Croix-Rouge d’une clinique mobile de Ngobila Beach, les nouveaux arrivants ont souvent des hématomes et des blessures. Il a indiqué que deux femmes avaient accouché lors de la courte traversée du fleuve, fin avril.

    « Un garçon avait la gorge enflée, comme si quelqu’un avait essayé de l’étrangler. Les policiers l’avaient roué de coups et lui avaient pris son argent et son téléphone. Un autre garçon a été brûlé au fer à repasser sur le dos et le ventre », a déclaré le responsable.

    Les services de police de Brazzaville ont reconnu qu’il y avait eu des dérapages au début de l’opération et ils ont annoncé le renvoi de 17 policiers sanctionnés pour leur brutalité.

    D’après le compte-rendu du conseil des ministres qui s’est tenu récemment en RDC, des délégations du gouvernement de Kinshasa se sont rendues dans la capitale voisine pour protester contre toutes les expulsions illégales et les violations des droits de l’homme dont ont été victimes leurs compatriotes.

    Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, citant des sources à Brazzaville, a déclaré que seules 1 000 expulsions avaient eu lieu dans les règles. « Il n’est pas impossible que beaucoup soient partis par peur d’une expulsion musclée. »

    Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) « est en contact avec les autorités de la République du Congo pour empêcher l’expulsion de réfugiés et de demandeurs d’asile originaires de la RDC et d’autres pays », a indiqué Céline Schmitt, porte-parole de la représentation régionale du HCR en RDC.

    Discrimination et insultes

    Certaines personnes arrivées à Kinshasa ont dit avoir été victimes de discrimination, de représailles et d’insultes à Brazzaville.

    « C’est la peur qui m’a poussée à revenir », a déclaré Carole, une commerçante de 33 ans qui faisait partie des rapatriés.

    Elle a expliqué que si les violences perpétrées au début de l’opération de police avaient conduit les migrants à fuir à la hâte, sans rien prendre avec eux, les choses ont changé et certains arrivent maintenant avec des affaires, quand ils ont les moyens de payer le transport de leurs bagages.

    Une fois à Beach Ngobila, ils sont emmenés par autobus dans un stade désormais bondé et dans les locaux de la mairie de Kinshasa, où ils reçoivent de l’eau et de la nourriture.

    « Nous avons des cas de paludisme, de diarrhée, de maux de tête et des enfants qui présentent des signes de malnutrition », a déclaré Doris Muyembe, qui dirige la Croix-Rouge à Kinshasa. « Nous avons du mal à soigner tout le monde, car nous manquons de matériel ; il n’y a plus de médicaments disponibles », a-t-il ajouté.

    Selon la Croix-Rouge, 50 pour cent des rapatriés sont originaires de la province de l’Équateur, 20 pour cent du Bas-Congo, 20 pour cent de Kinshasa, et 10 pour cent des autres régions de ce vaste pays. Certains sont retournés dans ces régions à bord d’autobus loués par le gouvernement et d’autres par leurs propres moyens.

    Trouver du travail est la principale préoccupation de ceux qui reviennent. Certains ont réclamé au gouvernement l’instauration de programmes pour leur permettre de gagner décemment leur vie dans leur pays d’origine, afin qu’ils n’aient plus besoin de partir une nouvelle fois à l’étranger.
    (IRIN)

  • De Brazzaville vers Kinshasa, exode massif sur le fleuve Congo

    De Brazzaville vers Kinshasa, exode massif sur le fleuve Congo

    Refoulee pleure-Près de 80 000 ressortissants de la République démocratique du Congo ont quitté Brazzaville depuis le lancement, début avril, d’une chasse aux clandestins et aux délinquants.

    La plupart des Congolais, en règle ou non, auraient fui par crainte d’une expulsion violente après des témoignages de graves violations des droits de l’Homme.

    Kinshasa,
     
    « Libérés ! Libérés ! Libérés ! » Des centaines de Congolais chantent, sourire aux lèvres, et saluent de la main la foule qui les attend au beach Ngobila, le port de Kinshasa. Tous ont été expulsés ou ont fui le Congo-Brazzaville, ancienne colonie française de 4 millions d’habitants où ils espéraient une vie meilleure.

    Finalement, ils n’ont pas fait fortune dans le pétrole, principale richesse du pays, mais survivaient comme femme de ménage, chauffeur de taxi, maçon, commerçant… « Au Congo, tu peux bien manger, bien dormir, mais si tu es Congolais de Kinshasa, ce ne sont que des insultes en cours de route », résume Barnabé, 46 ans, pêcheur.

    Des injures, Jenny en a entendu. Elle raconte, assise près d’un gros sac de toile blanc avec sa télévision, ses casseroles et quelques vêtements : « Quand tu pars au marché et que la vendeuse entend à ton accent que tu es de Kinshasa, on t’insulte. » Dans le genre : « Zaïrois, indésirables ! », « Vous êtes trop sales, partez ! » ou encore « Vous êtes venus nous envahir ici ! »
     
    « La gifle des aînés »
     
    Selon certains des 500 000 ressortissants de l’ex-Zaïre, souvent installés au Congo voisin depuis des années, le climat s’est fortement dégradé avec le lancement, le 3 avril, de « mbata ya bakolo », la gifle des aînés en lingala. Dans la ligne de mire de cette opération policière, les étrangers clandestins et les délinquants.

    « J’étais bien de l’autre côté, au Congo. Mais des Congolais de Kinshasa sont venus à Brazzaville et ont commencé à voler… Alors, je n’ai rien à dire sur la décision d’expulsion du Congo », se résigne amèrement Mado, une grand-mère de 63 ans au visage à peine ridé, revenue au pays le 30 avril, après huit ans à Brazzaville.
     
    Le Congo a affirmé avoir expulsé moins d’un millier de Congolais de RDC depuis le début de « mbata ya bakolo », or selon Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de RDC, Kinshasa, de son côté, estime que 80 000 personnes sont rentrées. En fait, la plupart aurait fui par peur d’être forcées au retour.

    D’autant que plusieurs des 5 000 personnes arrivant chaque jour à Kinshasa, accusent la police de Brazzaville d’avoir « déchiré » ou « brûlé » leurs papiers pour en faire des clandestins. D’autres, comme Bienvenu, 21 ans, disent s’être fait arrêter et expulser alors qu’ils allaient régulariser leur situation.
     

    Des Sénégalais et des Centrafricains
     
    « Beaucoup arrivent sans papiers (…) donc dès lors pour établir leur nationalité, ce n’est pas une chose aisée », a dit mercredi à la presse Florian Morier, chargé de projet à l’Organisation internationale pour les migrations. Des étrangers, dont des Sénégalais et des Centrafricains, ont ainsi été envoyés en RDC, a-t-il rapporté. 

    Au beach Ngobila, un responsable de la Croix-Rouge a recensé un certain nombre de violations des droits de l’Homme. Il raconte que, fin avril, deux femmes ont accouché dans un bateau et que de nombreux cas de coups et blessures sont enregistrés. Plus grave, « il y a un garçon qui était gonflé au niveau de la gorge, comme si on avait essayé de l’étrangler » et « un autre qui a été « repassé » sur le dos et le ventre ».

    Il y a aussi des rumeurs persistantes de violences sexuelles, mais jusqu’ici pas un seul cas n’a été signalé à la Croix-Rouge, explique Doris Muyemba, président de cet organisme pour la commune de Kinshasa.

    Descendus du bateau, les Congolais qui peuvent s’offrir le déménagement récupèrent leurs effets. Les autres sont dévastés. « Je n’avais pas d’argent pour transporter mes affaires ! Je veux rentrer les prendre ! », pleure à genoux Carine, 24 ans. « Nous sommes venus comme ça, mains vides », lâche Beya, 40 ans, comme anesthésiée.
     
    A la sortie du beach, des bus se succèdent pour emmener les Congolais au stade Cardinal Malula et à la cour de la mairie de Kinshasa. Un policier qui assiste à ce défilé ironise, sourire en coin. « Ils voulaient trouver une vie meilleure, mais voilà… Nous, nous sommes déjà habitués à la famine ! »

    Le gouvernement, l’ONU et des ONG assurent tant bien que mal la distribution de nourriture et d’eau, ainsi que la mise en place de latrines. Un peu partout, du linge sèche, des matelas et des bagages sont amoncelés, des abris sont fabriqués avec des pans de plastique ou des pagnes… Dérisoire contre les orages.
     
    Le Congo a reconnu des dérapages

    Des hommes jouent aux cartes, d’autres siestent à même le béton, des femmes se font tresser, des mères lavent leurs enfants, font leur lessive ou leur vaisselle à l’aide de seaux et de bassines. Plus loin, des patients consultent le dispensaire improvisé. Pathologies les plus fréquentes : paludisme, diarrhées et, chez les enfants, malnutrition.

    Alors que « mbata ya bakolo » pourrait encore durer un mois, Kinshasa muscle ses accusations. « Nos compatriotes subissent des exactions, des extorsions, des tortures et des lynchages de la part de certains éléments de la police et des bandes de jeunes xénophobes » du Congo, dénonce le compte-rendu du conseil des ministres tenu mardi.

    Le Congo a reconnu des dérapages. Sentence : 17 policiers radiés. Mais de l’autre côté du fleuve séparant Brazzaville et Kinshasa, des habitants outrés plaident pour une rupture des relations diplomatiques. Les Congolais de Brazzaville craignent d’être pris pour cible, des étudiants installés en RDC ont ainsi préféré rentrer chez eux fin avril.

    « Ceux qui commettent des fautes, d’accord, il faut les expulser », commente Bernadette, une Kinoise compatissante. Puis, elle se met en colère et fulmine. « Les autres, est-ce qu’on peut les expulser comme ça ? Donc, bientôt, on va renvoyer la Première dame du Congo, née en RDC et dont les parents sont enterrés ici ? »

    RFI