Author: Don Kayembe

  • Marcel Desailly candidat pour être le sélectionneur des Léopards

    Marcel Desailly candidat pour être le sélectionneur des Léopards

    L'ancien international français, Marcel Desailly. L’ancien international français, Marcel Desailly. © AFP

    La RDC, qui recherche un sélectionneur, a reçu une cinquantaine de candidatures. Et dans le lot figure celle de l’ancien international français Marcel Desailly.

    Constant Omari, le président de la Fécofa, peut être rassuré. Le poste de sélectionneur des Léopards ne laisse pas indifférent, puisque plus de cinquante CV sont arrivés sur son bureau. Plusieurs techniciens français – Luis Fernandez, Bernard Simondi, Didier Six, Jean-Michel Cavalli – sont intéressés, une liste à laquelle s’est ajouté le nom de Marcel Desailly.

     

    Selon nos informations, l’ancien international français, aujourd’hui âgé de 45 ans, et qui souhaite embrasser la carrière d’entraîneur, est candidat. Libéré depuis quelques jours de son contrat avec la Fédération française de football (FFF), dont il était le représentant en Afrique, Desailly, né à Accra (Ghana), est toujours consultant de la chaîne payante Canal +. Son nom avait récemment circulé au Vietnam au mois d’avril. La Fécofa, qui a déjà choisi le futur staff technique – Florent Ibenge, l’entraîneur de l’AS Vita Club de Kinshasa sera sélectionneur-adjoint – devrait prochainement retenir au moins trois candidats, lesquels seront auditionnés. Un dossier dans lequel le ministère des Sports ne restera pas inactif…

  • À Oman, la RDC présente son plan de construction de 1 000 nouvelles écoles par an

    À Oman, la RDC présente son plan de construction de 1 000 nouvelles écoles par an

    Inauguration d'une nouvelle école par Matata Ponyo, en avril 2014 à Kinshasa. Inauguration d’une nouvelle école par Matata Ponyo, en avril 2014 à Kinshasa. © DR

    Augustin Matata Ponyo a été convié, du 12 au 14 mai à Mascate (Oman), à la “réunion annuelle sur l’éducation pour tous” organisé par l’Unicef. L’occasion pour le Premier ministre congolais de présenter son plan de (re)construction de 1 000 écoles par an en RDC.

    Construire et réhabiliter des écoles sans attendre le financement extérieur. C’est le nouveau défi du gouvernement congolais qui s’est fixé comme objectif de bâtir 1 000 établissements scolaires par an en RDC. Sur “fonds propres” de l’État (100 millions de dollars disponibles chaque année), insiste un proche du Premier ministre Matata Ponyo, pour souligner la “nouveauté” du projet.

    Mis en place au mois d’avril 2013, le projet “Éducation” a démarré en septembre de la même année, après quelques “études de faisabilité”. “Sept mois plus tard, 600 nouvelles écoles sont soit construites ou rehabilitées, soit en chantier à travers le pays”, indique Roger Ndaywel, l’un des conseillers du chef du gouvernement congolais.

    À l’Unicef, qui accompagne le pays dans ses efforts de promotion de l’éducation, l’initiative surprend. C’est pourquoi l’agence onusienne a convié Matata Ponyo à Mascate (Oman) où se tient du 12 au 14 mai la “réunion annuelle sur l’éducation pour tous (EPT)”. Une rencontre destinée à “[évaluer] de manière critique des progrès accomplis en vue de la réalisation de l’EPT (…), et à convenir de mesures de suivi concrètes”.
    Plus de 3 millions d’enfants à scolariser

    Dans la capitale du sultanat, le Premier ministre congolais a reconnu néanmoins que beaucoup restait encore à faire dans le secteur éducatif en RDC. Même si la part du budget alloué à l’enseignement est “passée 6 % en 2007 à 13 % en 2014”, plus de 3 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés. Le pays doit encore construire plus 20 000 écoles pour pouvoir contenir la “pression démographique” dans les années à venir. L’enseignement primaire n’est pas non gratuite sur l’ensemble du territoire national.
    Par ailleurs, des efforts ont été déployés pour que le salaire des enseignants soit désormais versé de manière régulière. Et ce, par la bancarisation de leur paie de fin de mois. Mais c’est encore un salaire qui demeure insignifiant par rapport au coût de la vie en RDC. “Nous sommes toujours clochardisés”, résumé à Jeune Afrique un instituteur kinois, sous couvert de l’anonymat.

    La synergie des syndicats des enseignants congolais a organisé fin avril à Kinshasa un sit-in devant le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel pour réclamer notamment “la régularisation de la situation de plusieurs milliers d’enseignants qui travaillent sans être payés en RDC”. Décidément, Matata Ponyo a encore du pain sur la planche…

    ________Jeune Afrique_______________

    Par Trésor Kibangula

  • Les 50 Africains les plus influents du monde

    Les 50 Africains les plus influents du monde

    Découvrez les 50 africains les plus influents du monde. Découvrez les 50 africains les plus influents du monde. © Jeune Afrique

    Qui sont les hommes et femmes du continent qui, dans leur domaine, font autorité à l’échelle planétaire ? Celles et ceux qui, à leur manière – grain de sel ou grain de sable -, agissent sur la marche du monde ? Voici la sélection de Jeune Afrique des 50 Africains les plus influents dans le monde.

    Après moult séances de brainstorming, de débats et, surtout, d’interrogations (c’est quoi “l’influence” ?), Jeune Afrique vous présente, pour la première fois, sa sélection des 50 Africains les plus influents… dans le monde – et non plus à l’intérieur des seules frontières du continent. Des hommes et des femmes qui s’illustrent dans des domaines aussi différents que les affaires, la recherche, l’art, l’esprit, le style, le sport, l’abstrait et le concret. Une sélection de talents évidemment subjective, pour le meilleur, mais aussi, parfois, pour le pire, dont le principal critère est la capacité à modifier l’ordre des choses, dans un domaine infiniment petit ou beaucoup plus vaste, à l’intérieur d’un périmètre national mais aussi régional ou planétaire.

    Exercice ô combien délicat, car l’étalon semble bien flou, surtout pour ceux qui ont la lourde charge d’élaborer la liste des récipiendaires. On ne mesure pas (seulement) le pouvoir, la notoriété, le compte en banque ou le curriculum vitae. On raisonne en termes d’impact, de sillons tracés, de capacité à toucher des auditoires plus ou moins larges… Bref, ceux qui font autorité, quel que soit le domaine concerné. Quitte, parfois, à sortir du carcan défini par leur emploi du moment. Sont évidemment exclus de notre sélection les dirigeants politiques. L’Afrique est à la mode, pas seulement pour les opportunités d’investissements qu’elle propose. En voici la preuve.

    Tidjane ThiamAbdelmalek Droukdel

    Alaa el-Aswany

    Béchir Ben Yahmed

    Omotola Jalade Ekeinde

    Johann Rupert

    Abdou Diouf

    Lakhdar Brahimi

    Didier Drogba

    RedOne

    Nkosazana Dlamini-Zuma

    Mo Ibrahim

    James Mwangi

    Jamel Debbouze

    Dambisa Moyo

    Kofi Annan

    Ayman al-Zawahiri

    Achille Mbembe

    Alphadi

    Desmond Tutu

    Fatou Bensouda

    Simon Njami

    Souleymane Bachir Diagne

    Wole Soyinka

    Mostafa Terrab

    Malika Zeghal

    Issad Rebrab

    Yasmina Khadra

    Yonov Frederick Agah

    Aliko Dangote

    Tahar Ben Jelloun

    Lionel Zinsou

    Ousmane Sow

    Rached Ghannouchi

    Elsie Kanza

    Youssef al-Qaradawi

    Naguib Sawiris

    Germaine Acogny 

    Tarek Ben Ammar

    Elias Zerhouni

    Nicky Oppenheimer

    Boniface Mongo-Mboussa

    Issa Hayatou

    Makhtar Diop

    David Adjaye

    Malek Chebel

    Donald Kaberuka

    Alain Mabanckou

    Nawal el Moutawakel

    Isabel dos Santos

     

    (Jeune Afrique)

  • Côte d’Ivoire : la CEI à nouveau remodelée

    Côte d’Ivoire : la CEI à nouveau remodelée

    Un bureau de vote à Abobo (Abidjan). Un bureau de vote à Abobo (Abidjan). © AFP

    Le gouvernement ivoirien a opéré, mercredi, de nouveaux changements dans la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI).

    Depuis plusieurs semaines, l’attention de l’opinion publique ivoirienne est focalisée sur la réforme de la CEI. Mercredi 13 mai, le gouvernement a annoncé les changements opérés. “Le conseil des ministres a adopté un nouveau projet de loi qui remodèle la composition de la CEI. De 13 membres dans l’ancien projet, nous passons désormais à 17 membres comprenant 4 représentants de l’administration, 4 membres de la société civile, 4 des partis politiques au pouvoir, 4 de l’opposition et 1 représentant du chef de l’État”, a annoncé Hamed Bakayoko, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.

    Une décision qui vient mettre fin à la tension qui s’était emparée des partis politiques d’opposition et de la société civile depuis l’annonce début avril de la nouvelle composition de la CEI plafonnée à 13 membres. Le projet de loi sera présenté le 19 mai devant le Parlement.

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    Baudelaire Mieu, à Abidjan (Jeune Afrique)

  • Le Congo-Brazzaville déjà aux abois, paye ainsi les frais des expulsions des RD-Congolais

    Le Congo-Brazzaville déjà aux abois, paye ainsi les frais des expulsions des RD-Congolais

    Le poids économique et social se fait sentir au Congo à l’aune des refoulements des citoyens RD Congolais de Brazzaville. La question de la main d’œuvre se pose avec acuité. Les départs des Kinois ont aussitôt plombé le social des Brazzavillois.

    altL’opération lancée contre les « clandestins » devait résoudre certains problèmes, elle en a créé d’autres bien plus coriaces. « On ne trouve plus de bière Tembo à Brazza. Elle ne peut plus traverser le fleuve Congo, car elle n’a pas de papier », plaisante François, un habitant de Brazzaville, la capitale du Congo. Allusion ironique à l’opération Mbata ya Bakolo, traduction en lingala, l’une des langues les plus usitées ici, de « la gifle des aînés ». 

    Rappel des faits. Lancée le 4 avril dernier par la police, cette opération vise, selon les autorités du pays, à lutter contre l’immigration clandestine et l’insécurité.
     
    Celle-ci est liée notamment à la présence de kuluna, des gangs de délinquants originaires de Kinshasa qui s’étaient repliés à Brazzaville après avoir été pourchassés par la police de la capitale de la RD Congo. 

    Résultat : le départ forcé ou volontaire de près de 80 000 citoyens de la RDC.

    Les marchandises commencent à manquer

    Le problème, c’est que Brazzaville commence à sentir durement les retombées sociales et économiques. Car la Tembo, la célèbre bière brune fabriquée par les Brasseries Simba, à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga en RD Congo, ou même la Skol, une bière produite à Kinshasa, ne sont pas les seules marchandises importées du grand voisin à devenir plus rares sur les marchés et dans les échoppes de Brazzaville.

    « Certes, la ville ne va pas mourir de faim à la suite de la baisse des échanges commerciaux entre les deux capitales. Elle est ravitaillée en partie par les départements du Pool et des Plateaux et même par le Cameroun », insiste Annie. Néanmoins, « Brazza », pour les intimes, dépend aussi de Kinshasa pour des denrées de base comme le sucre en poudre, les congelés, les biscuits. Sans compter le savon, les détergents, les ustensiles en plastique, le papier hygiénique ou les aliments pour bétail et autres produits. Conséquence de ces ruptures d’approvisionnement et de la raréfaction de ces marchandises sur le marché : « Les prix ont flambé », se désole Marie, une couturière.

    Il faut dire que, traditionnellement, le solde des échanges commerciaux entre les deux villes est au bénéfice de Kinshasa. « Pour trois raisons », explique Alain, un jeune Brazzavillois. « D’abord, l’offre en produits est plus abondante en RD Congo. Ensuite, les Kinois sont plus commerçants que nous. Enfin, le pouvoir d’achat est plus élevé chez nous », poursuit-il. « Néanmoins, Brazzaville exportait aussi vers Kinshasa de la farine de manioc, des feuilles de koko et des produits manufacturés, comme des vêtements, via une foule de petits revendeurs kinois », ajoute-t-il.

    Aujourd’hui, ces produits étant moins demandés, les commerçants, en particulier les Ouest-Africains implantés dans les avenues de France et de la Paix à Brazzaville, se lamentent. « Les Kinois traversaient le fleuve pour nous acheter en gros des ballots de friperie et de jeans ainsi que des pagnes importés de Chine qu’ils revendaient à Kinshasa. Aujourd’hui, on ne vend plus et on perd de l’argent », se plaint Doucouré, un Malien. Tout porte à croire qu’au passage plusieurs millions de francs CFA sont bloqués à Kinshasa faute de pouvoir être reversés ou échangés à Brazzaville.

    L’impact s’étend jusqu’au transport, aux bars, aux logements…

    Les commerçants ne sont pas les seuls à souffrir du départ des RD Congolais. D’autres secteurs d’activité sont également touchés. À double titre, car s’ils sont perçus comme des étrangers, les « Kinois » sont des agents économiques à part entière, insérés dans un système économique global. Ce sont à la fois des producteurs de biens et de services mais aussi des consommateurs.

    Ce que beaucoup oublient. Du coup, leur absence pèse autant sur le marché du travail que sur celui de la consommation. « C’est de l’offre et de la demande en moins pour le Congo », analyse Jean-Jacques Samba, secrétaire général d’Unicongo, le syndicat patronal congolais.

    « Il y a moins de monde aux arrêts de bus et d’enfants dans les écoles privées. Ce sont des revenus en moins pour tout le monde », assure Alain. Dans les bars et les boîtes de nuit, la clientèle est également plus rare et la recette en chute. Avenue Maya-Maya à Moungali, un des fiefs des « Zaïrois », avec les communes de Talangai et de Bacongo, les bars sont moins remplis et la musique beaucoup moins trépidante depuis quelques semaines. « On vend moins et on ferme plus tôt », confirme Annie, une employée de bar.

    Le manque à gagner se fait également sentir chez les bailleurs, propriétaires de maisons et de chambres qui ont perdu une partie de leurs locataires. Il n’est pas rare de voir désormais des affichettes indiquant « chambres à louer », placardées le long des grands axes routiers des quartiers populaires de Moungali ou de Talangaï. Pour certains bailleurs, qui sont des retraités, la situation devient critique, car ces derniers vivent souvent de la location de chambres.

    altLes entreprises souffrent du manque de main-d’œuvre

    Sur le front du travail, les retombées sont tout aussi néfastes. Le manque de main-d’œuvre a entraîné une augmentation des salaires. « Si l’économie informelle est touchée, compte tenu de la place qu’y occupaient les Kinois, même les grandes entreprises sont affectées, car elles sous-traitent à des PME qui s’adossaient sur la main-d’œuvre d’origine kinoise. Ainsi, des entreprises comme les Brasseries vont avoir du mal à écouler leurs productions, car beaucoup de manœuvres et de chauffeurs étaient des Kinois », insiste Samba. De même, bien des chantiers de BTP, formels ou informels, peinent à trouver des ouvriers qualifiés et des « manoeuvres » : maçons, électriciens, transporteurs, manutentionnaires, charpentiers, ferrailleurs, etc. Il s’agit là d’emplois boudés par les Brazzavillois mais que les Zaïrois acceptaient d’occuper à moindre coût.

    C’est d’ailleurs à la faveur des chantiers de la municipalisation accélérée lancés en 2007 et des grands travaux engagés dans le pays que ces derniers étaient d’ailleurs venus s’installer en grand nombre à Brazzaville dans l’espoir de vendre leur savoir-faire, mieux rémunéré ici qu’à Kinshasa. « Aujourd’hui, quand les employeurs arrivent à trouver du personnel, il faut le payer plus cher », souligne cet entrepreneur. À Kintélé, ville située à une quarantaine de kilomètres au nord de Brazzaville, sur la RN2, une entreprise qui intervient dans la construction du grand stade olympique a dû geler en partie son chantier, limitant ce dernier à des activités mineures, par manque d’ouvriers.

    Le service aux maisons connaît aussi une pénurie

    De même, le personnel de maison, par exemple les femmes de ménage et les gardiens, se fait plus rare. Dans les quartiers, la vie quotidienne est également touchée par le départ des « frères d’en face ». Force est de constater en effet que bien des petits métiers – maçonnerie, électricité, cordonnerie, menuiserie, transport, garage, salon de coiffure et autres – qui rendaient des services indispensables au fonctionnement du quotidien étaient assurés par des ressortissants de RD Congo.

    Du coup, leur départ a créé un vide, comme l’a constaté Marie. « Je voulais acheter un meuble en rotin, mais l’artisan qui les fabriquait est retourné à Kinshasa ».

    Sur les deux grands marchés de Brazzaville que sont Total et Poto-Poto, l’absence des « Zaïrois » se fait sentir. « Les femmes étaient des revendeuses et les hommes faisaient des travaux de manutention, comme le chargement et le déchargement des camions ou le transport des marchandises avec des pousse-pousse », informe Scholastique, une commerçante de Bacongo. Même à la gare centrale du chemin de fer Congo Océan de Brazzaville, il est difficile de trouver du personnel pour décharger les paquets de ciment venant de Loutété ou de l’étranger.

    La collecte des ordures et la distribution de l’eau sont aussi affectées

    Autres services affectés : la collecte des ordures ménagères, avec les conséquences sanitaires qu’on imagine, et la distribution de l’eau dans certains quartiers, comme le plateau des Quinze Ans à Moungali. Il faut dire que la plupart des petits éboueurs qui ramassaient chaque jour les ordures ménagères dans les quartiers populaires de la ville étaient de jeunes « Kinois ». Des services qu’ils monnayaient pour quelques francs CFA. Certains ont dû abandonner précipitamment leur activité, si l’on en juge par les charrettes pleines d’ordures, abandonnées ici et là, le long de la voirie. Depuis leur départ, des tas d’ordures s’accumulent devant les parcelles. Dans certaines communes comme Bacongo, les habitants tentent de s’organiser pour collecter les détritus.

    Ailleurs, la situation devient critique. La distribution de l’eau, assurée en partie par les « Kinois », qui allaient remplir les bidons à des points de forage et les apporter à domicile, commence également à faire défaut. Conséquence, plus d’une secrétaire ou employée, mère de famille, arrive aujourd’hui en retard au travail pour avoir perdu du temps à faire le tour du quartier à la recherche de quelques litres d’eau nécessaires au fonctionnement du ménage.

    Paradoxe des paradoxes : bien des Brazzavillois souhaitent le retour de leurs frères du pays voisin. « A condition bien sûr que ces derniers soient en règle, et que les kuluna, dont les actes violents ont causé beaucoup de dégâts ici, ne remettent plus les pieds à Brazzaville », insistent-ils. Reste que même s’ils souhaitent retraverser le fleuve Congo, les Congolais de Kinshasa vont y réfléchir à deux fois.

    Nul doute que, de ce côté aussi, la leçon des tracas économiques qui ont suivi ces expulsions devrait favoriser un autre regard sur ces « Zaïrois » une fois régularisés. Leur poids économique et social a pu être mesuré à l’aune des problèmes posés à Brazzaville au lendemain de l’opération Mbata ya Bakolo.

    Le Point

  • English: Chinese arms in the eastern Congo & Rwanda.

    English: Chinese arms in the eastern Congo & Rwanda.

    Armes de guerre
    Armes de guerre

    –Chinese Arms in Conflict Zones
    China is hardly alone in transferring arms that eventually are used in African conflicts. Arms from many countries, including the United
    States have shown up in these conflicts. Although there is no evidence that China has in recent years been transferring arms to
    African rebel groups, Beijing has actively sold small arms and light weapons (SALW) to African governments.

    Some African governments transfer these weapons to rebel groups that either serve their interests in neighboring countries or they transfer
    them to groups within their own country as Sudan did when it supplied weapons to the Janjaweed in Darfur. Some of the Chinese weapons found
    in African conflict zones were purchased on the open market by organizations active in African conflict zones.

    Between 2000 and 2003, China delivered by value about 13 percent of all arms to Sub-Saharan Africa; this percentage increased to almost 18
    percent between 2004 and 2007. Transfers of small arms and light weapons are especially hard to track; statistics are suspect and
    probably understate the amounts for all countries. Since 2000, China delivered SALW to at least twenty-seven of Africa’s fifty-three
    countries. Three of the largest recipients–Sudan, Nigeria and Cote d’Ivoire–have experienced significant internal conflict.

    China sold a large quantity of weapons to both Ethiopia and Eritrea during their 1998-2000 war. Ethiopia purchased ammunition, light
    mortars, AK-47s and vehicles. The ammunition was one-third the cost of its Russian equivalent and just as good. Chinese mortars were
    light and easily deployed by two soldiers in rugged terrain making them more appropriate than their American counterparts. Because its
    small arms and ammunition are relatively inexpensive, China is becoming the provider of choice for the generic version of the AK-47.

    Chinese arms have appeared frequently in the eastern Congo and Rwanda.
    According to the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), the Rwandan army, Hutu militias and the opposition Rwandan
    Patriotic Front (RPF) used Chinese weapons, among others. The Rwandan government reportedly purchased them from independent arms dealers.
    Those used by the RPF came from Ugandan government stocks. The Hutu militias obtained them from stocks sold initially to the DRC and
    Seychelles. Two rebel groups in the DRC also used Chinese weapons.
    SIPRI reported that the Mai-Mai organization obtained them from several neighboring countries while Rwanda provided those used by one
    faction of the Congolese Rally for Democracy. In one analysis of weapons collected in Ituri District of the DRC, 17 percent were of
    Chinese origin. China was Zimbabwe’s primary supplier of arms when it sent troops to the DRC in 1998 in support of Laurent Kabila. The
    China National Aero-Technology Import and Export Corporation sold numerous arms to the Taylor regime in Liberia between 2001 and 2003.

    China’s most controversial military sales concern Sudan where there have been two major conflicts–the North-South civil war and the crisis
    in Darfur. China provided up to 90 percent of the SALW delivered to Sudan between 2004 and 2006. It also delivered more sophisticated
    equipment. In terms of all armament deliveries to Sudan, however, China said it is providing only 8 percent of the total. The
    government of Sudan reportedly transferred some of these weapons to the Janjaweed militia in contravention of the UN arms embargo. China
    also joined other countries in helping Sudan to develop its own weapons manufacturing capacity. Most ammunition used by all parties
    in Darfur is manufactured by Sudan or China.

    It is important to reiterate, however, that arms from many nations are in use in African conflict zones and by total dollar value China is
    not the leading arms merchant to Africa. It may, however, be the largest provider of SALW to Africa.

    From:
    China’s Involvement in African Conflict Zones
    China in Africa
    The Jamestown Foundation
    The National Press Club – Washington, D.C.
    20 May 2009

    China’s Involvement in African Conflict Zones
    David H. Shinn
    Adjunct Professor, Elliott School of International Affairs
    The George Washington University

    https://sites.google.com/site/davidhshinn/china-s-involvement-in-african-conflict-zones

    —
    SIBOMANA Jean Bosco
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  • Opposition congolaise : qui est avec qui ?

    Opposition congolaise : qui est avec qui ?

    Par Trésor Kibangula
    Les opposants congolais se dispersent au sein de plusieurs regroupements. Les opposants congolais se dispersent au sein de plusieurs regroupements. © J.A

    Depuis les concertations nationales tenues entre septembre et octobre 2013 à Kinshasa, l’échiquier politique congolais se recompose en RDC. Objectif des grandes manoeuvres : se rapprocher du pouvoir pour les uns, s’en éloigner davantage pour les autres. Regarder notre schéma interactif pour mieux comprendre.

    La configuration politique se redessine en RDC. Depuis la réélection de Joseph Kabila en novembre 2011, les partis d’opposition sont en repositionnement permanent. Des regroupements et coalitions se font et se défont au gré de calculs le plus souvent politiciens et électoralistes. Conséquence : les non-initiés n’y comprennent plus grand-chose.

    Entre la Coalition pour le vrai dialogue (CVD) et l’Opposition républicaine, lancé par le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, au lendemain des concertations nationales tenues du 7 septembre au 5 octobre 2013 à Kinshasa, les opposants congolais surfent indistinctement sur plusieurs autres plateformes : Sauvons la RDC, Forces acquises au changement (FAC), Front pour des élections crédibles (FEC), Majorité présidentielle populaire (MPP), etc.

    Si dans l’hémicycle par exemple, l’Union des démocrates mobutistes (Udemo) est alliée du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, cela n’empêche pas son leader, François-Joseph Nzanga Mobutu, de faire partie de la CVD ou de Sauvons la RDC, deux groupements politiques pourtant proches de Vital Kamerhe. D’autres opposants qui se déclarent “tshisekedistes” n’hésitent plus non plus à s’afficher avec les détracteurs du leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

    Dans l’architecture actuelle de l’opposition politique congolaise, trois blocs se dégagent : un autour d’Étienne Tshisekedi, un autre autour de Vital Kamerhe et un autre, enfin, autour de Léon Kengo wa Dondo qui réunit l’essentiel des partis d’opposition ayant participé aux concertations nationales et disposés à entrer au gouvernement de “cohésion nationale” annoncé.

    Jeune Afrique

  • RDC:Les 22 Premiers Ministres depuis 1960

    RDC:Les 22 Premiers Ministres depuis 1960

    primature-Liste des 22 Premiers Ministres depuis 1960

    1. LUMUMBA Emery Patrice : 30 juin 1960 – 05 septembre 1960

     

    2. ILEO SONGO AMBA Joseph : 12 septembre 1960 – 29 septembre 1960

     

    3. ADOULA Cyrille : 02 août, 1961 – 09 juillet 1964

     

    4. TSHOMBE Moïse : 09 juillet 1964 – 13 octobre 1965

     

    5. KIMBA Evariste : 18 octobre 1965 – 24 novembre 1965

     

    6. Colonel MULAMBA KADIMA NYUNYI Léonard : 24 novembre 1965 – octobre 1966

     

    7. MPINGA KASENDA : 06 juillet 1977 – 06 mars 1979

     

    8. BO-BOBOLIKO LOKONGA LOME : 06 mars 1979 – 27 août 1980

     

    9. NGUZ KARL-I-Bond Jean :

    • 27 août 1980 – 17 avril 1981
    • 25 novembre 1991 – 17 août 1992

     10. NSINGA UDJU Joseph :

    • 08 octobre 1981-05 novembre 1982
    • 31 octobre 1986-22 janvier 1987

     

     11. KENGO WA DONDO Léon :

    • 05 novembre 1982 – 31 oct.1986
    • 26 novembre 1988 – 24 avril 1990
    • 16 juin 1994 – 24 mars 199

     

     12. MABI MULUMBA Evariste : 22 janvier 1987 – 07 mars 1988

     13. SAMBWA PIDA BANGI Jules Fontaine : 07 mars 1988- 26 novembre 1988

     

    14. LUNDA BULULU Vincent de Paul : 25 avril 1990-15 mars 1991

     

    15. MULUMBA LUKOJI : 30 mars 1991-27 juillet 1991, 27 juillet 1991 -30 septembre 1991

     

    16. TSHISEKEDI WA MULUMBA Etienne :

    • 22 juillet 1991 – 25 juillet 1991
    • 30 septembre 1991 – 21 octobre1991
    • 10 août 1992 – 01 décembre 1992
    • 02 avril 1997 – 09 avril 1997

     

     

    17. MUNGUL DIAKA Bernardin : 23 octobre 1991 – 25 novembre 1991

     

    18. BIRINDWA Faustin : 20 mars 1993-18 juin 1994

     

    19. Général LIKULIA BOLONGO Norbert: 09 avril 1997- 17 mai 1997

     

    20. GIZENGA FUNJI Antoine : 30 décembre 2006-26 octobre 2008

     

    21. MUZITO Adolphe : 26 octobre 2008 – 7 mars 2012

     

    22. MATATA PONYO Mapon : 18 avril 2012 – .

     

     

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  • Roger Lumbala : “Je suis prêt à me présenter devant la CPI”

    Roger Lumbala : “Je suis prêt à me présenter devant la CPI”

    lumbala-Déclaré “non amnistiable” par Kinshasa qui le soupçonne d’avoir participé directement ou indirectement au recrutement des enfants soldats en 2012, l’opposant congolais (RDC) Roger Lumbala se dit prêt à se présenter devant la justice internationale pour prouver son innocence. Interview exclusive.

     À Kinshasa, plus la liste des amnistiés s’allonge, plus celle des “non amnistiables” accueille de nouveaux noms. Parmi les derniers inscrits à cette dernière : Roger Lumbala. À en croire des sources proches du dossier, l’ex-député d’opposition (son mandat a été invalidé début 2013 lorsqu’il avait rejoint la rébellion du M23) est soupçonné par la justice militaire congolaise d’avoir été de “connivence” avec le colonel déserteur John Tshibangu. Cet officier des Forces armées de la RDC (FARDC) est accusé d’avoir tenté de mener un mouvement insurrectionnel dans la province du Kasaï oriental en 2012 et surtout d’avoir enrôlé des enfants. Un fait qui ne rentre pas dans le champ de la loi d’amnistie promulguée le 11 février 2014 par le président Joseph Kabila.

    Roger Lumbala, lui, conteste toutes ces accusations. Il espère toujours être amnistié pour pouvoir rentrer dans son pays. En attendant, depuis Paris où il s’évertue à accélérer les démarches de sa demande d’asile en France, le président du Rassemblement des Congolais démocrates-nationalistes (RCD-N) a confié à Jeune Afrique qu’il était prêt à se présenter devant une juridiction internationale pour prouver son innocence.

    Jeune Afrique : Kinshasa vous a déclaré “non amnistiable”. Que répondez-vous ?

    Roger Lumbala : Le pouvoir de Kinshasa n’a rien à me reprocher. Je n’ai jamais fait de prison de ma vie. J’ai vécu vingt ans en France, je n’ai jamais fait l’objet de poursuites judiciaires. Il en est de même en RDC. C’est pourquoi je lance le défi quiconque, qui a quelque chose à me reprocher, de mettre ses accusations sur la table !

    En revanche, je sais pourquoi certains au pouvoir veulent m’exclure de l’amnistie. C’est tout d’abord parce que je les ai défiés. Le fait d’avoir soutenu le M23 [rébellion du Mouvement du 23-Mars défait début novembre 2013 dans l’est de la RDC, NDRL] ne leur a pas plu. Ensuite, je suis candidat à la présidentielle de 2016 et en dehors d’Étienne Tshisekedi, c’est Roger Lumbala qui fait peur.

    Mais des sources judiciaires à Kinshasa vous citent dans “l’affaire John Tshibangu”. Avez-vous été de “connivence” avec ce colonel déserteur en 2012 dans le Kasaï oriental, votre province d’origine ?

    L’affaire John Tshibangu concerne des faits insurrectionnels qui sont amnistiables. Qu’à cela ne tienne, à supposer que j’ai incité le colonel John Tshibangu à la rébellion,quel est l’acte criminel aurais-je commis ? Aucun !

     

    Avez-vous poussé le colonel John Tshibangu à prendre les armes ?

    Je ne veux pas répondre à cette question. Ma réponse au réquisitoire du procureur général, dans laquelle je donne tous les détails de cette affaire, mais aussi sur l’implication de Joseph Kabila dans ce qui se passe dans l’est du pays, n’a jamais été lue à l’Assemblée nationale. Je suis au courant de beaucoup de choses. C’est pourquoi, au lieu de s’acharner sur des personnes qui leur ont fait la guerre – Sultani Makenga, René Abandi et les autres -, ils s’acharnent sur quelqu’un qui n’a fait que soutenir un mouvement.

    La justice militaire congolaise soupçonne le colonel déserteur John Tshibangud’avoir recruté des enfants soldats. Un crime non amnistiable dans lequel vous seriez impliqué…

    Cette affaire est le problème de John Tshibangu. Mais une double question s’impose : où a-t-il recruté ces enfants soldats ? Où a-t-il fait la guerre ? Les autorités judiciaires doivent nous le dire. Un responsable politique proche du pouvoir m’avait déjà informé que mon nom ne figurait pas sur la première liste des non amnistiables… Aujourd’hui, le pouvoir cherche à fabriquer des dossiers pour m’incriminer et m’exclure de l’amnistie.

    Quels rapports entretenez-vous avec le colonel Tshibangu ?

    La dernière fois que je lui ai parlé c’était en 2012, avant que je ne quitte Kinshasa. J’ai connu John Tshibangu très jeune lorsque nous étions à Goma. C’était un frère luba qui venait vers moi. C’est pourquoi j’ai gardé de très bonnes relations avec lui.

    Kinshasa vous encourage à rentrer au pays pour répondre de vos actes devant la justice. Allez-vous le faire ?

    Je ne fais pas confiance à la justice congolaise. Tout le monde sait comment elle fonctionne… J’aurais souhaité que la justice internationale se saisisse du dossier. Que le gouvernement de Kinshasa dépose ses griefs et que je donne mes arguments. Je suis donc prêt aujourd’hui à aller me présenter, tout seul, devant la Cour pénale internationale (CPI). Je me mets à sa disposition.

     

    En attendant, que pensez-vous du débat actuel sur un éventuel troisième mandat, ou pas, de Joseph Kabila en 2016 ?

    Tant que ce n’est pas officiel, je n’ai pas de commentaire à faire. Je donnerai mon avis lorsque la démarche sera entamée. Actuellement, il n’y a que des fous du roi qui sont en train de titiller la population.

    Jeune Afrique

    Par Trésor Kibangula

  • Mondial-2014: une liste de 28 Ivoiriens sans grosse surprise

    Mondial-2014: une liste de 28 Ivoiriens sans grosse surprise

    cote-ivoire-can-2013– Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire Sabri Lamouchi a dévoilé mardi une liste de 28 joueurs sans grande surprise pour le Mondial-2014 (12 juin-13 juillet).

    On retrouve ainsi les principaux cadres, Didier Drogba, les frères Yaya et Kolo Touré, Gervinho, Didier Zokora, Salomon Kalou, Boubacar Barry.

    En revanche, les défenseurs Emmanuel Eboué (Galatasaray/TUR), et Siaka Tiéné (Montpellier/FRA) et le milieu de terrain Romaric N’Dri Koffi (Bastia/FRA) qui faisaient également office de cadre n’ont pas été retenus. 

    Deux joueurs évoluant dans le championnat ivoirien, les gardiens de but Sylvain Gbohou (Séwé San Pedro) et Ali Badra Sangaré (ASEC Mimosas) figurent sur la liste.

     Les 28 Ivoiriens:

    Gardiens (4): Boubacar Barry (Lokeren/BEL), Sayouba Mandé (Stabaek/NOR), Sylvain Gbohouo (Séwé San Pedro/CIV), Ali Badra Sangaré (ASEC Mimosas/CIV)

    Défenseurs (10): Kolo Touré (Liverpool/ENG),  Arthur Boka (Stuttgart/GER), Jean-Daniel Akpa Akpro (Toulouse/FRA), Serge Aurier (Toulouse/FRA), Ousmane Viera Diarrassouba (Caykur Rizespor/TUR), Didier Zokora (Trabzonspor/TUR), Constant Djakpa (Francfort/GER), Brice Dja Djédjé (Marseille/FRA), Benjamin  Angoua Brou (Valenciennes/FRA), Bamba Souleymane (Trabzonspor/TUR) 

    Milieux (6):  Ismaël Diomandé (AS Saint-Etienne/FRA), Max Gradel (AS Saint-Etienne/FRA), Yaya Touré (Manchester City/ENG), Ismaël Cheick Tioté (Newcastle/ENG),Geoffroy Serey Dié (FC Bâle/SUI), Didier Ya Konan (Hanovre 96/GER) 

    Attaquants (8): Didier Drogba (Galatasaray/TUR), Gervinho (AS Rome/ITA), Salomon Kalou (Lille/FRA), Wilfried Bony (Swansea/ENG), Giovanni Sio (FC Bâle/SUI), Mathis Bolly (Düsseldorf/GER), Seydou Doumbia (CSKA Moscou/RUS), Lacina Traoré (Everton/ENG) 

    AFP