Author: Don Kayembe

  • Le Congo-Brazzaville déjà aux abois, paye ainsi les frais des expulsions des RD-Congolais

    Le Congo-Brazzaville déjà aux abois, paye ainsi les frais des expulsions des RD-Congolais

    Le poids économique et social se fait sentir au Congo à l’aune des refoulements des citoyens RD Congolais de Brazzaville. La question de la main d’œuvre se pose avec acuité. Les départs des Kinois ont aussitôt plombé le social des Brazzavillois.

    altL’opération lancée contre les « clandestins » devait résoudre certains problèmes, elle en a créé d’autres bien plus coriaces. « On ne trouve plus de bière Tembo à Brazza. Elle ne peut plus traverser le fleuve Congo, car elle n’a pas de papier », plaisante François, un habitant de Brazzaville, la capitale du Congo. Allusion ironique à l’opération Mbata ya Bakolo, traduction en lingala, l’une des langues les plus usitées ici, de « la gifle des aînés ». 

    Rappel des faits. Lancée le 4 avril dernier par la police, cette opération vise, selon les autorités du pays, à lutter contre l’immigration clandestine et l’insécurité.
     
    Celle-ci est liée notamment à la présence de kuluna, des gangs de délinquants originaires de Kinshasa qui s’étaient repliés à Brazzaville après avoir été pourchassés par la police de la capitale de la RD Congo. 

    Résultat : le départ forcé ou volontaire de près de 80 000 citoyens de la RDC.

    Les marchandises commencent à manquer

    Le problème, c’est que Brazzaville commence à sentir durement les retombées sociales et économiques. Car la Tembo, la célèbre bière brune fabriquée par les Brasseries Simba, à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga en RD Congo, ou même la Skol, une bière produite à Kinshasa, ne sont pas les seules marchandises importées du grand voisin à devenir plus rares sur les marchés et dans les échoppes de Brazzaville.

    « Certes, la ville ne va pas mourir de faim à la suite de la baisse des échanges commerciaux entre les deux capitales. Elle est ravitaillée en partie par les départements du Pool et des Plateaux et même par le Cameroun », insiste Annie. Néanmoins, « Brazza », pour les intimes, dépend aussi de Kinshasa pour des denrées de base comme le sucre en poudre, les congelés, les biscuits. Sans compter le savon, les détergents, les ustensiles en plastique, le papier hygiénique ou les aliments pour bétail et autres produits. Conséquence de ces ruptures d’approvisionnement et de la raréfaction de ces marchandises sur le marché : « Les prix ont flambé », se désole Marie, une couturière.

    Il faut dire que, traditionnellement, le solde des échanges commerciaux entre les deux villes est au bénéfice de Kinshasa. « Pour trois raisons », explique Alain, un jeune Brazzavillois. « D’abord, l’offre en produits est plus abondante en RD Congo. Ensuite, les Kinois sont plus commerçants que nous. Enfin, le pouvoir d’achat est plus élevé chez nous », poursuit-il. « Néanmoins, Brazzaville exportait aussi vers Kinshasa de la farine de manioc, des feuilles de koko et des produits manufacturés, comme des vêtements, via une foule de petits revendeurs kinois », ajoute-t-il.

    Aujourd’hui, ces produits étant moins demandés, les commerçants, en particulier les Ouest-Africains implantés dans les avenues de France et de la Paix à Brazzaville, se lamentent. « Les Kinois traversaient le fleuve pour nous acheter en gros des ballots de friperie et de jeans ainsi que des pagnes importés de Chine qu’ils revendaient à Kinshasa. Aujourd’hui, on ne vend plus et on perd de l’argent », se plaint Doucouré, un Malien. Tout porte à croire qu’au passage plusieurs millions de francs CFA sont bloqués à Kinshasa faute de pouvoir être reversés ou échangés à Brazzaville.

    L’impact s’étend jusqu’au transport, aux bars, aux logements…

    Les commerçants ne sont pas les seuls à souffrir du départ des RD Congolais. D’autres secteurs d’activité sont également touchés. À double titre, car s’ils sont perçus comme des étrangers, les « Kinois » sont des agents économiques à part entière, insérés dans un système économique global. Ce sont à la fois des producteurs de biens et de services mais aussi des consommateurs.

    Ce que beaucoup oublient. Du coup, leur absence pèse autant sur le marché du travail que sur celui de la consommation. « C’est de l’offre et de la demande en moins pour le Congo », analyse Jean-Jacques Samba, secrétaire général d’Unicongo, le syndicat patronal congolais.

    « Il y a moins de monde aux arrêts de bus et d’enfants dans les écoles privées. Ce sont des revenus en moins pour tout le monde », assure Alain. Dans les bars et les boîtes de nuit, la clientèle est également plus rare et la recette en chute. Avenue Maya-Maya à Moungali, un des fiefs des « Zaïrois », avec les communes de Talangai et de Bacongo, les bars sont moins remplis et la musique beaucoup moins trépidante depuis quelques semaines. « On vend moins et on ferme plus tôt », confirme Annie, une employée de bar.

    Le manque à gagner se fait également sentir chez les bailleurs, propriétaires de maisons et de chambres qui ont perdu une partie de leurs locataires. Il n’est pas rare de voir désormais des affichettes indiquant « chambres à louer », placardées le long des grands axes routiers des quartiers populaires de Moungali ou de Talangaï. Pour certains bailleurs, qui sont des retraités, la situation devient critique, car ces derniers vivent souvent de la location de chambres.

    altLes entreprises souffrent du manque de main-d’œuvre

    Sur le front du travail, les retombées sont tout aussi néfastes. Le manque de main-d’œuvre a entraîné une augmentation des salaires. « Si l’économie informelle est touchée, compte tenu de la place qu’y occupaient les Kinois, même les grandes entreprises sont affectées, car elles sous-traitent à des PME qui s’adossaient sur la main-d’œuvre d’origine kinoise. Ainsi, des entreprises comme les Brasseries vont avoir du mal à écouler leurs productions, car beaucoup de manœuvres et de chauffeurs étaient des Kinois », insiste Samba. De même, bien des chantiers de BTP, formels ou informels, peinent à trouver des ouvriers qualifiés et des « manoeuvres » : maçons, électriciens, transporteurs, manutentionnaires, charpentiers, ferrailleurs, etc. Il s’agit là d’emplois boudés par les Brazzavillois mais que les Zaïrois acceptaient d’occuper à moindre coût.

    C’est d’ailleurs à la faveur des chantiers de la municipalisation accélérée lancés en 2007 et des grands travaux engagés dans le pays que ces derniers étaient d’ailleurs venus s’installer en grand nombre à Brazzaville dans l’espoir de vendre leur savoir-faire, mieux rémunéré ici qu’à Kinshasa. « Aujourd’hui, quand les employeurs arrivent à trouver du personnel, il faut le payer plus cher », souligne cet entrepreneur. À Kintélé, ville située à une quarantaine de kilomètres au nord de Brazzaville, sur la RN2, une entreprise qui intervient dans la construction du grand stade olympique a dû geler en partie son chantier, limitant ce dernier à des activités mineures, par manque d’ouvriers.

    Le service aux maisons connaît aussi une pénurie

    De même, le personnel de maison, par exemple les femmes de ménage et les gardiens, se fait plus rare. Dans les quartiers, la vie quotidienne est également touchée par le départ des « frères d’en face ». Force est de constater en effet que bien des petits métiers – maçonnerie, électricité, cordonnerie, menuiserie, transport, garage, salon de coiffure et autres – qui rendaient des services indispensables au fonctionnement du quotidien étaient assurés par des ressortissants de RD Congo.

    Du coup, leur départ a créé un vide, comme l’a constaté Marie. « Je voulais acheter un meuble en rotin, mais l’artisan qui les fabriquait est retourné à Kinshasa ».

    Sur les deux grands marchés de Brazzaville que sont Total et Poto-Poto, l’absence des « Zaïrois » se fait sentir. « Les femmes étaient des revendeuses et les hommes faisaient des travaux de manutention, comme le chargement et le déchargement des camions ou le transport des marchandises avec des pousse-pousse », informe Scholastique, une commerçante de Bacongo. Même à la gare centrale du chemin de fer Congo Océan de Brazzaville, il est difficile de trouver du personnel pour décharger les paquets de ciment venant de Loutété ou de l’étranger.

    La collecte des ordures et la distribution de l’eau sont aussi affectées

    Autres services affectés : la collecte des ordures ménagères, avec les conséquences sanitaires qu’on imagine, et la distribution de l’eau dans certains quartiers, comme le plateau des Quinze Ans à Moungali. Il faut dire que la plupart des petits éboueurs qui ramassaient chaque jour les ordures ménagères dans les quartiers populaires de la ville étaient de jeunes « Kinois ». Des services qu’ils monnayaient pour quelques francs CFA. Certains ont dû abandonner précipitamment leur activité, si l’on en juge par les charrettes pleines d’ordures, abandonnées ici et là, le long de la voirie. Depuis leur départ, des tas d’ordures s’accumulent devant les parcelles. Dans certaines communes comme Bacongo, les habitants tentent de s’organiser pour collecter les détritus.

    Ailleurs, la situation devient critique. La distribution de l’eau, assurée en partie par les « Kinois », qui allaient remplir les bidons à des points de forage et les apporter à domicile, commence également à faire défaut. Conséquence, plus d’une secrétaire ou employée, mère de famille, arrive aujourd’hui en retard au travail pour avoir perdu du temps à faire le tour du quartier à la recherche de quelques litres d’eau nécessaires au fonctionnement du ménage.

    Paradoxe des paradoxes : bien des Brazzavillois souhaitent le retour de leurs frères du pays voisin. « A condition bien sûr que ces derniers soient en règle, et que les kuluna, dont les actes violents ont causé beaucoup de dégâts ici, ne remettent plus les pieds à Brazzaville », insistent-ils. Reste que même s’ils souhaitent retraverser le fleuve Congo, les Congolais de Kinshasa vont y réfléchir à deux fois.

    Nul doute que, de ce côté aussi, la leçon des tracas économiques qui ont suivi ces expulsions devrait favoriser un autre regard sur ces « Zaïrois » une fois régularisés. Leur poids économique et social a pu être mesuré à l’aune des problèmes posés à Brazzaville au lendemain de l’opération Mbata ya Bakolo.

    Le Point

  • English: Chinese arms in the eastern Congo & Rwanda.

    English: Chinese arms in the eastern Congo & Rwanda.

    Armes de guerre
    Armes de guerre

    Chinese Arms in Conflict Zones
    China is hardly alone in transferring arms that eventually are used in African conflicts. Arms from many countries, including the United
    States have shown up in these conflicts. Although there is no evidence that China has in recent years been transferring arms to
    African rebel groups, Beijing has actively sold small arms and light weapons (SALW) to African governments.

    Some African governments transfer these weapons to rebel groups that either serve their interests in neighboring countries or they transfer
    them to groups within their own country as Sudan did when it supplied weapons to the Janjaweed in Darfur. Some of the Chinese weapons found
    in African conflict zones were purchased on the open market by organizations active in African conflict zones.

    Between 2000 and 2003, China delivered by value about 13 percent of all arms to Sub-Saharan Africa; this percentage increased to almost 18
    percent between 2004 and 2007. Transfers of small arms and light weapons are especially hard to track; statistics are suspect and
    probably understate the amounts for all countries. Since 2000, China delivered SALW to at least twenty-seven of Africa’s fifty-three
    countries. Three of the largest recipients–Sudan, Nigeria and Cote d’Ivoire–have experienced significant internal conflict.

    China sold a large quantity of weapons to both Ethiopia and Eritrea during their 1998-2000 war. Ethiopia purchased ammunition, light
    mortars, AK-47s and vehicles. The ammunition was one-third the cost of its Russian equivalent and just as good. Chinese mortars were
    light and easily deployed by two soldiers in rugged terrain making them more appropriate than their American counterparts. Because its
    small arms and ammunition are relatively inexpensive, China is becoming the provider of choice for the generic version of the AK-47.

    Chinese arms have appeared frequently in the eastern Congo and Rwanda.
    According to the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), the Rwandan army, Hutu militias and the opposition Rwandan
    Patriotic Front (RPF) used Chinese weapons, among others. The Rwandan government reportedly purchased them from independent arms dealers.
    Those used by the RPF came from Ugandan government stocks. The Hutu militias obtained them from stocks sold initially to the DRC and
    Seychelles. Two rebel groups in the DRC also used Chinese weapons.
    SIPRI reported that the Mai-Mai organization obtained them from several neighboring countries while Rwanda provided those used by one
    faction of the Congolese Rally for Democracy. In one analysis of weapons collected in Ituri District of the DRC, 17 percent were of
    Chinese origin. China was Zimbabwe’s primary supplier of arms when it sent troops to the DRC in 1998 in support of Laurent Kabila. The
    China National Aero-Technology Import and Export Corporation sold numerous arms to the Taylor regime in Liberia between 2001 and 2003.

    China’s most controversial military sales concern Sudan where there have been two major conflicts–the North-South civil war and the crisis
    in Darfur. China provided up to 90 percent of the SALW delivered to Sudan between 2004 and 2006. It also delivered more sophisticated
    equipment. In terms of all armament deliveries to Sudan, however, China said it is providing only 8 percent of the total. The
    government of Sudan reportedly transferred some of these weapons to the Janjaweed militia in contravention of the UN arms embargo. China
    also joined other countries in helping Sudan to develop its own weapons manufacturing capacity. Most ammunition used by all parties
    in Darfur is manufactured by Sudan or China.

    It is important to reiterate, however, that arms from many nations are in use in African conflict zones and by total dollar value China is
    not the leading arms merchant to Africa. It may, however, be the largest provider of SALW to Africa.

    From:
    China’s Involvement in African Conflict Zones
    China in Africa
    The Jamestown Foundation
    The National Press Club – Washington, D.C.
    20 May 2009

    China’s Involvement in African Conflict Zones
    David H. Shinn
    Adjunct Professor, Elliott School of International Affairs
    The George Washington University

    https://sites.google.com/site/davidhshinn/china-s-involvement-in-african-conflict-zones


    SIBOMANA Jean Bosco
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  • Opposition congolaise : qui est avec qui ?

    Opposition congolaise : qui est avec qui ?

    Par Trésor Kibangula
    Les opposants congolais se dispersent au sein de plusieurs regroupements. Les opposants congolais se dispersent au sein de plusieurs regroupements. © J.A

    Depuis les concertations nationales tenues entre septembre et octobre 2013 à Kinshasa, l’échiquier politique congolais se recompose en RDC. Objectif des grandes manoeuvres : se rapprocher du pouvoir pour les uns, s’en éloigner davantage pour les autres. Regarder notre schéma interactif pour mieux comprendre.

    La configuration politique se redessine en RDC. Depuis la réélection de Joseph Kabila en novembre 2011, les partis d’opposition sont en repositionnement permanent. Des regroupements et coalitions se font et se défont au gré de calculs le plus souvent politiciens et électoralistes. Conséquence : les non-initiés n’y comprennent plus grand-chose.

    Entre la Coalition pour le vrai dialogue (CVD) et l’Opposition républicaine, lancé par le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, au lendemain des concertations nationales tenues du 7 septembre au 5 octobre 2013 à Kinshasa, les opposants congolais surfent indistinctement sur plusieurs autres plateformes : Sauvons la RDC, Forces acquises au changement (FAC), Front pour des élections crédibles (FEC), Majorité présidentielle populaire (MPP), etc.

    Si dans l’hémicycle par exemple, l’Union des démocrates mobutistes (Udemo) est alliée du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, cela n’empêche pas son leader, François-Joseph Nzanga Mobutu, de faire partie de la CVD ou de Sauvons la RDC, deux groupements politiques pourtant proches de Vital Kamerhe. D’autres opposants qui se déclarent “tshisekedistes” n’hésitent plus non plus à s’afficher avec les détracteurs du leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

    Dans l’architecture actuelle de l’opposition politique congolaise, trois blocs se dégagent : un autour d’Étienne Tshisekedi, un autre autour de Vital Kamerhe et un autre, enfin, autour de Léon Kengo wa Dondo qui réunit l’essentiel des partis d’opposition ayant participé aux concertations nationales et disposés à entrer au gouvernement de “cohésion nationale” annoncé.

    Jeune Afrique

  • RDC:Les 22 Premiers Ministres depuis 1960

    RDC:Les 22 Premiers Ministres depuis 1960

    primature-Liste des 22 Premiers Ministres depuis 1960

    1. LUMUMBA Emery Patrice : 30 juin 1960 – 05 septembre 1960

     

    2. ILEO SONGO AMBA Joseph : 12 septembre 1960 – 29 septembre 1960

     

    3. ADOULA Cyrille : 02 août, 1961 – 09 juillet 1964

     

    4. TSHOMBE Moïse : 09 juillet 1964 – 13 octobre 1965

     

    5. KIMBA Evariste : 18 octobre 1965 – 24 novembre 1965

     

    6. Colonel MULAMBA KADIMA NYUNYI Léonard : 24 novembre 1965 – octobre 1966

     

    7. MPINGA KASENDA : 06 juillet 1977 – 06 mars 1979

     

    8. BO-BOBOLIKO LOKONGA LOME : 06 mars 1979 – 27 août 1980

     

    9. NGUZ KARL-I-Bond Jean :

    • 27 août 1980 – 17 avril 1981
    • 25 novembre 1991 – 17 août 1992

     10. NSINGA UDJU Joseph :

    • 08 octobre 1981-05 novembre 1982
    • 31 octobre 1986-22 janvier 1987

     

     11. KENGO WA DONDO Léon :

    • 05 novembre 1982 – 31 oct.1986
    • 26 novembre 1988 – 24 avril 1990
    • 16 juin 1994 – 24 mars 199

     

     12. MABI MULUMBA Evariste : 22 janvier 1987 – 07 mars 1988

     13. SAMBWA PIDA BANGI Jules Fontaine : 07 mars 1988- 26 novembre 1988

     

    14. LUNDA BULULU Vincent de Paul : 25 avril 1990-15 mars 1991

     

    15. MULUMBA LUKOJI : 30 mars 1991-27 juillet 1991, 27 juillet 1991 -30 septembre 1991

     

    16. TSHISEKEDI WA MULUMBA Etienne :

    • 22 juillet 1991 – 25 juillet 1991
    • 30 septembre 1991 – 21 octobre1991
    • 10 août 1992 – 01 décembre 1992
    • 02 avril 1997 – 09 avril 1997

     

     

    17. MUNGUL DIAKA Bernardin : 23 octobre 1991 – 25 novembre 1991

     

    18. BIRINDWA Faustin : 20 mars 1993-18 juin 1994

     

    19. Général LIKULIA BOLONGO Norbert: 09 avril 1997- 17 mai 1997

     

    20. GIZENGA FUNJI Antoine : 30 décembre 2006-26 octobre 2008

     

    21. MUZITO Adolphe : 26 octobre 2008 – 7 mars 2012

     

    22. MATATA PONYO Mapon : 18 avril 2012 – .

     

     

    IAM/La Référence Plus

  • Roger Lumbala : “Je suis prêt à me présenter devant la CPI”

    Roger Lumbala : “Je suis prêt à me présenter devant la CPI”

    lumbala-Déclaré “non amnistiable” par Kinshasa qui le soupçonne d’avoir participé directement ou indirectement au recrutement des enfants soldats en 2012, l’opposant congolais (RDC) Roger Lumbala se dit prêt à se présenter devant la justice internationale pour prouver son innocence. Interview exclusive.

     À Kinshasa, plus la liste des amnistiés s’allonge, plus celle des “non amnistiables” accueille de nouveaux noms. Parmi les derniers inscrits à cette dernière : Roger Lumbala. À en croire des sources proches du dossier, l’ex-député d’opposition (son mandat a été invalidé début 2013 lorsqu’il avait rejoint la rébellion du M23) est soupçonné par la justice militaire congolaise d’avoir été de “connivence” avec le colonel déserteur John Tshibangu. Cet officier des Forces armées de la RDC (FARDC) est accusé d’avoir tenté de mener un mouvement insurrectionnel dans la province du Kasaï oriental en 2012 et surtout d’avoir enrôlé des enfants. Un fait qui ne rentre pas dans le champ de la loi d’amnistie promulguée le 11 février 2014 par le président Joseph Kabila.

    Roger Lumbala, lui, conteste toutes ces accusations. Il espère toujours être amnistié pour pouvoir rentrer dans son pays. En attendant, depuis Paris où il s’évertue à accélérer les démarches de sa demande d’asile en France, le président du Rassemblement des Congolais démocrates-nationalistes (RCD-N) a confié à Jeune Afrique qu’il était prêt à se présenter devant une juridiction internationale pour prouver son innocence.

    Jeune Afrique : Kinshasa vous a déclaré “non amnistiable”. Que répondez-vous ?

    Roger Lumbala : Le pouvoir de Kinshasa n’a rien à me reprocher. Je n’ai jamais fait de prison de ma vie. J’ai vécu vingt ans en France, je n’ai jamais fait l’objet de poursuites judiciaires. Il en est de même en RDC. C’est pourquoi je lance le défi quiconque, qui a quelque chose à me reprocher, de mettre ses accusations sur la table !

    En revanche, je sais pourquoi certains au pouvoir veulent m’exclure de l’amnistie. C’est tout d’abord parce que je les ai défiés. Le fait d’avoir soutenu le M23 [rébellion du Mouvement du 23-Mars défait début novembre 2013 dans l’est de la RDC, NDRL] ne leur a pas plu. Ensuite, je suis candidat à la présidentielle de 2016 et en dehors d’Étienne Tshisekedi, c’est Roger Lumbala qui fait peur.

    Mais des sources judiciaires à Kinshasa vous citent dans “l’affaire John Tshibangu”. Avez-vous été de “connivence” avec ce colonel déserteur en 2012 dans le Kasaï oriental, votre province d’origine ?

    L’affaire John Tshibangu concerne des faits insurrectionnels qui sont amnistiables. Qu’à cela ne tienne, à supposer que j’ai incité le colonel John Tshibangu à la rébellion,quel est l’acte criminel aurais-je commis ? Aucun !

     

    Avez-vous poussé le colonel John Tshibangu à prendre les armes ?

    Je ne veux pas répondre à cette question. Ma réponse au réquisitoire du procureur général, dans laquelle je donne tous les détails de cette affaire, mais aussi sur l’implication de Joseph Kabila dans ce qui se passe dans l’est du pays, n’a jamais été lue à l’Assemblée nationale. Je suis au courant de beaucoup de choses. C’est pourquoi, au lieu de s’acharner sur des personnes qui leur ont fait la guerre – Sultani Makenga, René Abandi et les autres -, ils s’acharnent sur quelqu’un qui n’a fait que soutenir un mouvement.

    La justice militaire congolaise soupçonne le colonel déserteur John Tshibangud’avoir recruté des enfants soldats. Un crime non amnistiable dans lequel vous seriez impliqué…

    Cette affaire est le problème de John Tshibangu. Mais une double question s’impose : où a-t-il recruté ces enfants soldats ? Où a-t-il fait la guerre ? Les autorités judiciaires doivent nous le dire. Un responsable politique proche du pouvoir m’avait déjà informé que mon nom ne figurait pas sur la première liste des non amnistiables… Aujourd’hui, le pouvoir cherche à fabriquer des dossiers pour m’incriminer et m’exclure de l’amnistie.

    Quels rapports entretenez-vous avec le colonel Tshibangu ?

    La dernière fois que je lui ai parlé c’était en 2012, avant que je ne quitte Kinshasa. J’ai connu John Tshibangu très jeune lorsque nous étions à Goma. C’était un frère luba qui venait vers moi. C’est pourquoi j’ai gardé de très bonnes relations avec lui.

    Kinshasa vous encourage à rentrer au pays pour répondre de vos actes devant la justice. Allez-vous le faire ?

    Je ne fais pas confiance à la justice congolaise. Tout le monde sait comment elle fonctionne… J’aurais souhaité que la justice internationale se saisisse du dossier. Que le gouvernement de Kinshasa dépose ses griefs et que je donne mes arguments. Je suis donc prêt aujourd’hui à aller me présenter, tout seul, devant la Cour pénale internationale (CPI). Je me mets à sa disposition.

     

    En attendant, que pensez-vous du débat actuel sur un éventuel troisième mandat, ou pas, de Joseph Kabila en 2016 ?

    Tant que ce n’est pas officiel, je n’ai pas de commentaire à faire. Je donnerai mon avis lorsque la démarche sera entamée. Actuellement, il n’y a que des fous du roi qui sont en train de titiller la population.

    Jeune Afrique

    Par Trésor Kibangula

  • Mondial-2014: une liste de 28 Ivoiriens sans grosse surprise

    Mondial-2014: une liste de 28 Ivoiriens sans grosse surprise

    cote-ivoire-can-2013– Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire Sabri Lamouchi a dévoilé mardi une liste de 28 joueurs sans grande surprise pour le Mondial-2014 (12 juin-13 juillet).

    On retrouve ainsi les principaux cadres, Didier Drogba, les frères Yaya et Kolo Touré, Gervinho, Didier Zokora, Salomon Kalou, Boubacar Barry.

    En revanche, les défenseurs Emmanuel Eboué (Galatasaray/TUR), et Siaka Tiéné (Montpellier/FRA) et le milieu de terrain Romaric N’Dri Koffi (Bastia/FRA) qui faisaient également office de cadre n’ont pas été retenus. 

    Deux joueurs évoluant dans le championnat ivoirien, les gardiens de but Sylvain Gbohou (Séwé San Pedro) et Ali Badra Sangaré (ASEC Mimosas) figurent sur la liste.

     Les 28 Ivoiriens:

    Gardiens (4): Boubacar Barry (Lokeren/BEL), Sayouba Mandé (Stabaek/NOR), Sylvain Gbohouo (Séwé San Pedro/CIV), Ali Badra Sangaré (ASEC Mimosas/CIV)

    Défenseurs (10): Kolo Touré (Liverpool/ENG),  Arthur Boka (Stuttgart/GER), Jean-Daniel Akpa Akpro (Toulouse/FRA), Serge Aurier (Toulouse/FRA), Ousmane Viera Diarrassouba (Caykur Rizespor/TUR), Didier Zokora (Trabzonspor/TUR), Constant Djakpa (Francfort/GER), Brice Dja Djédjé (Marseille/FRA), Benjamin  Angoua Brou (Valenciennes/FRA), Bamba Souleymane (Trabzonspor/TUR) 

    Milieux (6):  Ismaël Diomandé (AS Saint-Etienne/FRA), Max Gradel (AS Saint-Etienne/FRA), Yaya Touré (Manchester City/ENG), Ismaël Cheick Tioté (Newcastle/ENG),Geoffroy Serey Dié (FC Bâle/SUI), Didier Ya Konan (Hanovre 96/GER) 

    Attaquants (8): Didier Drogba (Galatasaray/TUR), Gervinho (AS Rome/ITA), Salomon Kalou (Lille/FRA), Wilfried Bony (Swansea/ENG), Giovanni Sio (FC Bâle/SUI), Mathis Bolly (Düsseldorf/GER), Seydou Doumbia (CSKA Moscou/RUS), Lacina Traoré (Everton/ENG) 

    AFP

  • Ukraine : l’Union européenne avoue son impuissance

    Ukraine : l’Union européenne avoue son impuissance

    Drapeau-union-Europeenne-Les Européens veulent prendre Poutine au mot lorsqu’il promet de ramener les prorusses à la raison.

    Correspondant à Bruxelles,

    Surtout pas de vagues! L’Europe, déroutée par une tactique russe dont personne ne sait si elle mène l’Ukraine à l’apaisement ou au contraire à l’explosion, a décidé lundi d’appuyer sur le bouton «pause» dans l’espoir que l’élection présidentielle du 25 mai ouvrira une issue politique à la crise.

    Pour la forme, les 28 ministres des Affaires étrangères 1ont dénié toute légitimité aux référendums séparatistes. Ils ont aussi resserré d’un cran les sanctions individuelles et ajouté treize noms et deux entreprises à la liste de responsables impliqués en Crimée, dans le reste de l’Ukraine et en Russie. Mais faute de certitude sur les intentions de Vladimir Poutine2, l’UE tente avant tout de stopper les pendules et de retarder un pourrissement accéléré sur le terrain.

    L’accord de Genève, à la mi-avril, n’a mené nulle part et Moscou vient de rejeter l’idée d’un second rendez-vous à quatre. Un dernier fil à tirer est la mission de bons offices conduite à Kiev, au Kremlin et finalement à Bruxelles par un diplomate suisse, le président de l’OSCE3, Didier Burkhalter. Sa feuille de route, à l’avenir incertain, prévoit un désarmement progressif des frères ennemis ukrainiens et l’instauration de «tables rondes» au niveau local. L’UE, confrontée à l’impuissance, lui apporte désormais son soutien. Ce qu’il faut, c’est «la désescalade, le dialogue et la retenue de tous y compris à Kiev», explique le secrétaire d’État Harlem Désir.

    Il y a urgence. D’abord pour éviter le bain de sang, peut-être imminent après les proclamations d’indépendance, voire de rattachement à la Russie entendues à Donetsk4 et à Louhansk. Les Européens veulent aussi prendre Poutine au mot lorsqu’il promet de ramener les prorusses à la raison. En dernier lieu, l’UE veut s’épargner une pénible épreuve de vérité: la question de sanctions contre le Kremlin, évoquée depuis deux mois, n’avance pas d’un pouce. «C’est un miracle que l’UE ait réussi à maintenir un front uni jusqu’à ce jour, lâche un ministre en marge du rendez-vous de Bruxelles. Tout le monde est d’accord pour dénoncer l’occupation de la Crimée et les référendums à l’est de l’Ukraine. Mais dès qu’on touche à la Russie, le consensus s’évapore.»

    De nouvelles lézardes sont apparues lundi avec la confirmation que la France n’a nullement l’intention de suspendre la livraison à la marine russe de deux navires d’assaut Mistral, une commande qui pèse un millier d’emplois à Saint-Nazaire. «Le contrat est déjà signé et il n’est pas couvert par les sanctions», assure-t-on à Paris. L’Allemagne, principal partenaire commercial de la Russie, doute de l’utilité même de sanctions économiques: «Elles ne conduisent pas nécessairement au résultat escompté», prévient Michael Roth5, secrétaire d’État aux Affaires européennes. Le fossé continue de se creuser entre Paris et Berlin d’un côté et de l’autre des capitales comme Londres, Varsovie et surtout Washington qui voudraient que l’UE dresse un catalogue dissuasif pour amener le Kremlin à composer.

    Le Figaro

  • Nigeria : elles sont parvenues à échapper à Boko Haram

    Nigeria : elles sont parvenues à échapper à Boko Haram

    nigeria-lyceenne– Plusieurs lycéennes nigérianes ont affirmé avoir bravé la mort lors du rapt du 14 avril en tentant de prendre la fuite face à la secte islamiste. Plus de 200 de leurs camarades sont toujours introuvables.

    Elles ont préféré risquer de mourir plutôt que d’être entraînées dans un lieu inconnu par la secte islamiste Boko Haram. Quelques-unes des 53 lycéennes ayant pu échapper au rapt opéré dans leur établissement le 14 avril au Nigeria ont raconté le déroulement des faits aux médias. L’une d’elles, particulièrement choquée, a témoigné sur CNN. Terrifiée à l’idée que les terroristes viennent la rechercher, elle a demandé à ne pas pouvoir être identifiée.

    «Ils nous ont dit “montez dans les voitures”. Ils avaient sept camions», raconte la jeune fille dans un anglais hésitant. Comprenant que ces hommes venaient pour l’enlever, elle et ses 270 camarades, l’adolescente a opté pour la fuite. «On préférait mourir plutôt que de les suivre. On s’est précipité dans la végétation, et on a couru, encore et encore». À quoi ressemblaient les kidnappeurs? Étaient-ils habillés comme des soldats, ou bien en civil? «J’ai peur», répond-elle.

    Deux autres jeunes filles ont témoigné à visage découvert. «Ils sont partis chercher les filles qui n’avaient pas de chaussures et qui ne portaient pas de voile, pendant qu’ils incendiaient l’école. Certaines d’entre nous ont été chargées dans des voitures mais celles qui ne pouvaient pas rentrer ont dû marcher», raconte la première. «Une fois arrivés dans la brousse, ils nous ont demandé de sortir des véhicules. Quand les autres filles sont sorties, j’ai dit à une amie qu’il valait mieux être tuées que d’être emmenées dans un lieu inconnu. On a commencé à courir, puis on a vu une maison éclairée où l’on s’est abritée. Le lendemain nous avons rencontré une bonne âme qui nous a ramenées chez nous.»

    Ces récits concordent avec d’autres témoignages recueillis par la presse nationale et internationale. Toutes les adolescentes expliquent comment les hommes de Boko Haram sont arrivés en pleine nuit dans leur lycée pour intimer aux jeunes internes de les suivre dans leurs camions, avant de mettre le feu à l’établissement. Certaines ont sauté des camions en marche, d’autres ont attendu d’être arrivées dans un campement pour fuir à travers bois.

    Promises au mariage forcé ou à l’esclavage

    Près d’un mois après cet enlèvement, plus de 220 adolescentes sont toujours portées disparues. Le leader de Boko Haram a annoncé le 5 mai qu’il entendait les «vendre sur un marché», les «marier» de force et en «garder en esclavage». «J’ai dit que l’éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter (l’école) et vous marier», a-t-il affirmé dans une vidéo.

    Certaines familles sont particulièrement touchées par ce drame. «J’ai rencontré un homme dont six filles de sa famille, des nièces, des cousines et deux de ses propres enfants, ont été enlevées», raconte une journaliste de CNN. «Il m’a raconté qu’un autre père a reçu un coup de téléphone de sa fille. Elle lui a dit “Papa, Boko Haram est là, ils nous emmènent dans des camions. Dis à maman qu’elle ne me reverra peut-être jamais, dis-lui de prier pour moi”.»

    Les familles sont également excédées par l’inaction du gouvernement nigérian, qui a mis plusieurs semaines avant de s’emparer de l’affaire. Dans un rapport, l’ONG Amnesty International accuse l’armée du pays d’avoir été mise au courant de l’attaque de Boko Haram quatre heures avant leur passage à l’action, mais de n’avoir rien fait par manque d’effectif, mais aussi par peur d’affronter des islamistes mieux armés. «Un ramassis de rumeurs», a commenté l’armée nigériane.

    Probable sommet à Paris ce week-end

    Le Nigeria a reçu de l’aide internationale pour retrouver ces jeunes filles. Après les États-Unis et le Royaume-Uni, la France a envoyé samedi une équipe d’experts dans le renseignement «humain et technique». La Chine a également proposé de partager les informations recueillies par ses services de renseignements et ses satellites, tandis qu’Israël a proposé dimanche d’envoyer une équipe d’experts du contre-terrorisme.

    François Hollande a également lancé l’invitation d’un sommet africain sur les moyens de lutte contre Boko Haram. Ce dernier devrait avoir lieu samedi à Paris et accueillir les chefs d’État du Nigeria et de ses voisins, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin.

    Le Figaro

  • Découverte de la Santa Maria de Christophe Colomb

    Découverte de la Santa Maria de Christophe Colomb

    Santa Maria-Si la découverte est confirmée, elle serait d’importance. Selon The Independent, une équipe d’archéologues sous-marins a découvert l’épave de la Santa Maria, le navire à bord duquel Christophe Colomb a découvert l’Amérique en 1492. Construite sur la côte du Pays basque au cours de la deuxième moitié du XVe siècle, la caravelle s’est abîmée sur des récifs au large d’Haïti, quelque temps après la découverte des Bahamas. 

    « Toutes les preuves géographiques, la topographie sous-marine et les preuves archélogiques tendent à confirmer qu’il s’agit bien du navire amiral de Colomb », indique Barry Clifford, un archéologue sous-marin dont l’équipe n’a, pour l’instant, que photographié les lieux et pris des mesures.

    PROTÉGER LA ZONE DES PILLEURS

    La localisation de l’épave a été possible grâce à la découverte, en 2003, de la probable localisation du fort construit par Christophe Colomb et à la lecture du récit de voyage du navigateur. Une première expédition avait permis de photographier l’épave, mais l’équipe n’avait pas été en mesure de l’identifier. Une nouvelle série de plongées a permis de confirmer qu’il s’agissait probablement de la Santa Maria. L’empreinte laissée par le ballast au fond de l’océan, les canons correspondent aussi à celle d’un navire de la taille de la caravelle.

    Les archéologues sont entrés en contact avec le gouvernement haïtien et espèrent que la zone sera protégée des pilleurs d’épaves. L’objectif ultime serait de sortir le navire de l’eau, de le conserver et de le présenter au public ; ce qui pourrait être bénéfique à l’industrie touristique d’Haïti, affirme l’archéologue.

    Le Monde