Author: Don Kayembe

  • Obama s’engage pour retrouver les victimes de Boko Haram

    Obama s’engage pour retrouver les victimes de Boko Haram

    JONAoba-Alors que la mobilisation prend de l’ampleur au Nigeria pour retrouver les jeunes filles détenues par la secte Boko Haram, 11 autres adolescentes ont été kidnappées. Les États-Unis ont annoncé l’envoi d’experts pour aider à les retrouver.

    L’enlèvement de plus de 276 lycéennes le 14 avril dernier par la secte Boko Haram au Nigeria a choqué aux quatre coins du monde. Parmi ces jeunes filles, 223 sont toujours en captivité et 53 ont réussi à s’enfuir, selon la police. Pourtant, malgré la mobilisation du Nigeria, le groupe islamiste a récidivé : il est soupçonné d’avoir enlevé plusieurs autres adolescentes, dans la nuit du 5 au 6 mai. Le dernier bilan, mercredi, fait état de 11 nouvelles  jeunes filles kidnapées. Une situation qui a poussé Washington à proposer son aide aux autorités nigériannes.Les États-Unis feront “tout ce qu’ils peuvent” pour aider les autorités nigérianes à retrouver les jeunes filles enlevées par Boko Haram, a ainsi déclaré mardi 6 mai le président Barack Obama, au lendemain du nouveau rapt.

    “Nous ferons tout ce que nous pourrons pour leur fournir de l’aide. Notre objectif à court terme est évidemment d’aider la communauté internationale et le gouvernement nigérian pour qu’ensemble nous récupérions ces jeunes filles”, a annoncé le président américain sur la chaîne NBC.

    À plus long terme, “nous devrons nous occuper du problème plus général que sont des organisations comme celles-ci capables de provoquer un tel chaos dans la vie quotidienne des gens”, a-t-il ajouté.

    Le secrétaire d’État américain John Kerry, qui s’est entretenu par téléphone, mardi, avec le président nigérian, assuré que les États-Unis étaient “prêts à envoyer une équipe au Nigeria pour discuter de la façon dont ils pouvaient au mieux apporter de l’aide” pour retrouver les jeunes filles.

     
    Le président nigérian Goodluck Jonathan a accepté cette offre, mais les détails de l’opération doivent encore être précisés. Les États-Unis ont aussi proposé de mettre en place une équipe de coordination à leur ambassade à Abuja. Elle serait composée de personnel militaire américain, de responsables des forces de l’ordre ainsi que d’experts dans les situations d’enlèvements.Les autorités nigériannes ont offert mercredi l’équivalent de 300 000 dollars de récompense à toute personne ayant des informations sur les jeunes filles.
     

    Boko Haram, dont le nom signifie “l’éducation occidentale est un péché” en langue haoussa, revendique la création d’un État islamique dans le nord du Nigeria. Le groupe extrémiste a déjà fait plusieurs milliers de morts depuis le début de son insurrection en 2009, au cours d’attaques visant des écoles, des églises, des mosquées et des symboles de l’État et des forces de l’ordre.
     
    Avec Reuters et AFP 

     

  • Nouveau massacre de Boko Haram, la mobilisation pour les lycéennes s’intensifie

    Nouveau massacre de Boko Haram, la mobilisation pour les lycéennes s’intensifie

    boko haram fighters-Alors que Washington, Paris et Londres offrent leur aide pour obtenir la libération des 223 Nigérianes détenues par Boko Haram, des témoins rapportent que la secte a mené lundi une attaque ayant fait 300 morts dans le nord-est du pays.

    Une attaque menée lundi 5 mai par les islamistes de Boko Haram dans une ville du nord-est du Nigeria, proche de la frontière camerounaise, a fait des centaines de morts, ont indiqué mercredi un responsable politique local et des témoins. “Le bilan de l’attaque est d’environ 300 morts”, a déclaré à l’AFP Ahmed Zanna, sénateur de cette région. Les témoins ont, de leur côté, compté plus de 100 cadavres dans la ville de Gamboru Ngala, localité de l’État de Borno, fief historique de la secte islamiste, qui a revendiqué le rapt à Chibok de plus de 200 adolescentes.

    D’après des témoignages d’habitants, les assaillants, arrivés dans la ville en pleine journée à bord de véhicules blindés et de vans peints aux couleurs de la police et de l’armée, ont brûlé le marché, le bureau des douanes, le commissariat de police et presque tous les magasins de la ville, avant de repartir.

     Sur les Observateurs

     Critiquée pour son incapacité à mettre fin à l’insurrection qui sème la terreur dans le nord-est du Nigeria, l’armée s’est adjoint les services des milices privées, constituées de civils. En réponse, la secte mène régulièrement de violentes expéditions punitives contre la population. Dorénavant, “Boko Haram s’en prend à des villages tout entiers […] massacrant parfois jusqu’à 200 à 300 villageois, hommes et femmes” pour se venger de la complicité des civils avec l’armée, explique à l’AFP le chercheur français Marc-Antoine Pérouse de Montclos.

    La police offre plus de 200 000 euros contre des informations

    Après l’annonce du rapt de huit autres adolescentes dans la nuit du 5 au 6 mai, le président américain, Barack Obama, a indiqué qu’il allait envoyer des forces de sécurité américaines pour aider le gouvernement de Goodluck Jonathan à retrouver les lycéennes enlevées à Chibok.

    Son homologue français, François Hollande, lui a emboîté le pas évoquant que Paris “fera tout pour aider le Nigeria”. Une “équipe spécialisée” est disponible pour aider aux recherches, a précisé peu après le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Le gouvernement britannique a également annoncé l’envoi d’une équipe d’experts sur le terrain. Quant à la Chine, elle a également proposé son aide pour lutter contre “le terrorisme”.

     

    Obama : “Nous avons déjà envoyé une équipe sur place”

     

    En attendant le déploiement de l’aide étrangère, la police nigériane a offert, mercredi, 50 millions de nairas (215 000 euros) à quiconque fournirait des informations permettant de retrouver les otages. Le département d’État américain a indiqué disposer d’indications selon lesquelles les adolescentes auraient été emmenées dans des pays voisins. Une déclaration qui fait écho aux informations – non confirmées – de responsables locaux à Chibok précisant que les captives avaient été vendues comme épouses à des combattants islamistes du Cameroun et du Tchad.

    “Les membres de Boko Haram n’hésiteront pas à recommencer”

    L’insurrection menée depuis cinq ans par Boko Haram, dont le nom signifie “l’éducation occidentale est un péché” en langue haoussa, a déjà fait des milliers de morts, au cours d’attaques visant des écoles, des églises, des mosquées et des symboles de l’État et des forces de l’ordre. Opérant jusqu’alors dans le nord-est du pays, la secte a perpétré deux attentats à la voiture piégée qui ont fait plus de 90 morts dans la banlieue d’Abuja, la capitale fédérale, en moins de trois semaines. Cette action de Boko Haram qui revendique la création d’un État islamique dans le Nord, rappelle que le groupe peut frapper partout dans le pays.

    Actuellement, plus de 6 000 hommes sont déployés à Abuja qui accueille jusqu’à vendredi un “Forum économique” auquel participe le Premier ministre chinois, Li Keqiang. “Cette démonstration de force devrait assurer la sécurité des participants mais le gouvernement nigérian, en profonde difficulté, ne peut pas protéger son peuple, attirer des investissements et exploiter tous les potentiels de son pays s’il ne parvient pas à mettre fin à cette insurrection violente” de Boko Haram, écrivait, mercredi 7 mai, le “New York Times” dans un éditorial.

    Même son de cloche sur le site Guinée Conakry Info, qui déplore l’inaction des autorités nigérianes ainsi que la mobilisation tardive de la communauté internationale. “Les membres de Boko Haram n’hésiteront pas à recommencer leur ignoble opération aussi longtemps qu’on leur en laissera l’opportunité. La seule façon de les stopper est de tuer le mouvement dans l’œuf en lui infligeant une défaite militaire totale. La stabilité politique, la sécurité et l’économie du Nigeria s’en porteront mieux après”, écrit l’éditorialiste Boubacar Sanso Barry.

    Avec AFP

  • Sassou Nguesso, une lecture osée…

    Sassou Nguesso, une lecture osée…

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-La République Démocratique du Congo partage une frontière commune avec plus de 9 pays. À l’Est, les Anglo-Saxons déstabilisent la RD-Congo en la faisant surveiller par le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie et le Burundi. Le Sud-Soudan rentre également dans le jeu à travers l’Ouganda, son « parrain » africain direct. Et au Nord, la France vient de dévoiler son jeu connu en République Centre Africaine avec laquelle la RD-Congo partage une frontière au nord. Loin de moi l’idée de me plaindre de ce que font les USA et la France en Afrique, ce sont des États souverains et prédateurs, je constate seulement que face aux prédateurs ceux qui jouent pour la défense des intérêts de la RD-Congo tardent à apprendre vite la leçon. Ses Congolais, « opposition » ou « pouvoir » préfèrent collaborer dans tous les cas et ils oublient que même l’Antilope, dans sa faiblesse, se soumet à peine à la nature prédatrice du lion et autres prédateurs.

    Pour l’Occident, nous rentrons déjà l’Occident l’ère post-conflit idéologique. L’Angola faute de mieux soutient les Tutsi au pouvoir à Kinshasa. Je souligne et répète que c’est faute de mieux. Sassou a apporté à un moment donné son soutien à Jean Pierre Bemba et au MLC. Un autre mouvement politique de la RD-Congo a bénéficié aussi de son attention. Personne ne voyait Jusque-là quoi reprocher à l’homme. Aujourd’hui, trop d’émotions et je comprends, personne ne cherche à savoir pourquoi Sassou donne l’air de ne pas aimer de « Zaïrois ». Mais Sassou est Mboshi, c’est-à-dire « muana Mungala ». Comprend qui peut car je me sépare ici de mes sentiments. Et je vois mal comment « un frère » peut en vouloir à ses « frères ». Si nous, « Zaïrois », n’arrivons pas à bien jouer, si certains d’entre nous lui ont fait des promesses qu’ils n’ont pas sues tenir et ont trahi, je me demande en quoi il faudrait aujourd’hui mettre tout sur son dos alors que Sassou vient une fois de plus nous donner une grande leçon de politique et de défense des intérêts de son pays.  

    Bien sûr que Je déplore et condamne tout ce qui se fait contre les nôtres à Brazzaville. Nous sommes les seuls qui accueillons sur notre sol n’importe qui et même des sans-papiers. Nous sommes les seuls qui délivrent aux uns et autres des papiers d’identité et un séjour. Les Tutsi du Rwanda en ont abusé et ils ont fini par nous poignarder du dos. Nous pleurons aujourd’hui qui se souvient que la RD-Congo est aujourd’hui entre les mains du Rwanda à cause de ceux qui hier encore pensaient bien faire en confiant de responsabilité à un certain Bisengamana et ceux qui ont nommé un certain Bizima Kahara comme ministre des affaires étrangères. Non seulement qu’ils sont chez nous mais avec leur nouvelle identité congolaise acquise, ils entrent au Congo-Brazzaville comme des citoyens de la RD-Congo. Et tout le monde sait de quoi ils sont capables. Je ne demande pas à Sassou de laisser faire ce qui se fait. contre des « ressortissants « Zaïrois à Brazzaville. Mais faut-il pour autant laisser des Rwandais arracher le Congo-Brazzaville à nos frères C’est ici que Sassou se différencie de Mobutu et des mobutistes. Ils ont laissé faire. Kasi Tokomi wapi (Où sommes-nous)? Je ne défends pas Sassou mais je veux comprendre.

    Pendant que tout le monde se taisait, et l’Afrique toute entière aussi, il faudra ici rappeler qu’aucun homme politique congolais sérieux et africain n’a osé tenir des propos que Sassou a eus à l’endroit de Paul Kagamé et de « Joseph Kabila ». Pierre Péan rapporte des propos de Sassou dans son livre « Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique ». Je cite :

    « À Oyo m ce 8 août 2008, […] Nous sommes tous deux sur les bords de l’Alima […] Sassou Nguesso ne comprend pas le silence observé par Paris, qui ne proteste pas contre [les] fausses accusations [de Paul Kagamé]. […] Pour illustrer son propos, [Sassou] me conte la courte parabole du paralytique sous le manguier : « Quand le paralytique assis au pied du manguier joue avec des feuilles vertes, c’est qu’il y a quelqu’un dans l’arbre qui les lui a jetées. Sinon, il ne joue qu’avec des feuilles mortes ! » Et d’ajouter : Il suffirait à Paris de dire à ses « amis » les protecteurs de Kagamé – les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël- de calmer un peu leur protégé pour que les attaquent cessent ! Puis le président complète son tableau de la nouvelle Afrique en évoquant le mystère Joseph, ce jeune « Joseph Kabila, président du Congo voisin : « venu de nulle part, en quinze jours il a eu les honneurs de Paris, Bruxelles, Londres et Washington….Joseph est un cheval de Troie du président rwandais. Officiellement, pendant la journée, il s’oppose à Paul Kagamé, mais la nuit tombé, il marche avec lui… Or, en Afrique, c’est la nuit que les choses importantes se passent ». (Péan, 2010 : 531-532).

    Ce qui voudrait dire que Sassou sait qui est réellement « Joseph Kabila » que des « Zaïrois » laissent régner chez eux. Il le désigne par le terme de « Cheval de Troie de Paul Kagamé ». Il sait également qui est Paul Kagamé, un « paralytique ». je demande que l’on me montre un seule homme « congolais de Kinshasa ou Africain qui aurait traite ces gens de ceux qu’ils sont ? Les deux, « Joseph Kabila » et son maître connaissent la position de Sassou. Et l’accuser de tous les noms serait une faute politique je ne saurais franchir. Nous entrons ici dans un jeu politique périlleux où je nous invite à mettre de côté nos sentiments. Le passé de Sassou peut apprendre aux uns et autres que cet homme est loin d’être un enfant de chœur. L’homme a certes ses défauts, mais la question est de savoir de quoi nous sommes capables. La réponse nous permettra à jouer autant qu’à faire face à la dure réalité qui nous est chaque jour imposée.

    Je m’autorise d’inviter notre peuple à la tempérance et à la raison. C’est pourquoi je fais la demande aux Congolais que nous sommes de constituer une délégation pour d’abord aller rencontrer l’ambassadeur de Sassou à Paris et de chercher auprès de lui à saisir ce qui réellement se passe avec des « Zaïrois » à Brazzaville. Et au cas où nous serons insatisfaits, et au nom des Congolais, c’est alors que nous solliciterons par la suite une rencontre avec Sassou et l’entendre à ce sujet. Ainsi, Sassou aura en face de lui des interlocuteurs avec lesquels il pourra parler de la RD-Congo comme l’amateurisme installé à Kinshasa n’arrive à assumer sa fonction régalienne. Et au retour de toutes ces rencontres en rendre compte à la base et ce avant d’entreprendre toute autre action ultérieure. Nous aurons gagné en élévation et désormais on nous prendra au sérieux.

    Sassou peut être un allié, dictateur ou pas, mais c’est à nous de savoir arracher de lui un soutien quelconque. Et ce quel que soit ses liens avec la France en ce moment où la France, allié des USA, rejette les mensonges de Paul Kagamé et de ses amis anglo-saxons sur le génocide perpétré au Rwanda.

    Et si en faisant rentrer les “Zaïrois” à Kinshasa, on les pousserait malignement à un sursaut d’orgueil national, c’est-à-dire à un soulèvement populaire contre le régime de Kinshasa. Ne dit-on pas qu’à quelque chose malheur est bon. Ce qui me préoccupe à ce niveau est plus l’incapacité à concevoir de ceux qui prétendent être élite congolaise. Comment savoir tirer profit de la situation actuelle avec tous ces “refoulements.

    Que l’on me prive des commentaires inutiles. La RD-Congo sera une conquête ou cessera d’exister. Je m’inscris, les nôtres et moi, dans la logique de conquête.

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    Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, 
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • L’ÉCONOMIE EST-CE COMPLIQUÉE ?

    L’ÉCONOMIE EST-CE COMPLIQUÉE ?

    Le crédit c’est de l’argent

     controle-economie-verte-Vous pensez que l’économie est une science compliquée et qu’il faut être un banquier pour s’y frotter.  La preuve, c’est qu’il y a des tas d’analystes à la télé, à la radio, dans les journaux, qui expliquent ce qui se passe à la bourse, à la banque, avec la monnaie (euro et dollar), qui justifient l’inflation (qui serait jugulée !), qui commentent les emprunts gouvernementaux et la dette souveraine, et nous menace de récession. Ce qui est le plus compliqué pour ces affidés c’est de ne rien révéler d’important tout en parlant amplement (1).

     Prenons les notions de banque, de crédit, d’argent et de capital autour desquelles les économistes bourgeois créent une grande opacité. Pour vous et moi une banque c’est une carte bancaire, un chéquier, une carte de crédit, une hypothèque et puis (?) rien d’autre. Où se trouve votre argent en ce moment ? Où est votre salaire ? Qui détient votre crédit, votre hypothèque ? Votre banquier dans les voutes de sa banque ? Rien n’est moins certain. Une hypothèque est-ce de l’argent comptant ? Une carte de crédit est-ce de la monnaie ?

     Eh bien oui, une carte de crédit c’est comme de la monnaie. Quand vous utilisez votre carte de crédit, vous demandez à votre banque d’émettre de la monnaie pour payer ce que vous achetez aux commerçants qui lui-même dépose son argent à la banque qui ne lui verse aucun intérêt sur ses dépôts, ou presque, mais encaisse les intérêts sur les prêts. Même chose pour votre hypothèque, votre marge de crédit bancaire et votre emprunt automobile, toute ces formes de crédit, c’est de l’argent, sans être du Capital cependant,  mais pouvant le devenir éventuellement.

     Du Capital

     Votre argent (crédit, hypothèque, emprunt, salaire déposé directement dans votre compte, allocation reçue de l’État) deviendra du Capital à deux conditions :

     1-                 D’être mis en circulation via vos achats – ce qui est déjà le cas en ce qui concerne votre dette personnelle, votre hypothèque et votre emprunt automobile – vos versements mensuels faisant foi de la circulation de cet argent.

    2-                 Que votre argent en circulation dans l’économie soit investi dans une entreprise qui fera produire de la plus-value. Si l’investissement d’argent ne sert qu’à faire circuler l’argent spéculatif, cela ne constitue pas du capital productif, mais du capital spéculatif qui ne peut servir, pour l’investisseur-spéculateur, qu’à tenter d’accaparer une plus grande portion de l’argent en circulation au détriment de ses concurrents.

        Un exemple sera ici utile. Lorsqu’en 2007, les banquiers mettaient sur le marché boursier des papiers «acidifiés» – des paquets de créances, hypothèques, emprunts – titrisés, accompagnés de la promesse de verser de forts dividendes à l’acheteur impudent et imprudent, ces banques attiraient à elles de l’argent – c’est-à-dire une portion des profits financiers en circulation dans l’économie anarchique, jusqu’à ce que la bulle spéculative éclate et que les cours s’effondrent.

     Tous auront compris que si la Banque ABC, vend la créance d’Olivier Le salarié, au spéculateur boursier La frime XYZ, cette transaction ne crée aucun travail – ne produit aucune valeur salariale – ne génère aucune plus-value. Alors d’où viennent les intérêts sur prêt que la Banque ABC devra verser au spéculateur boursier, ici La frime XYZ ? Ils proviennent du salaire d’Olivier Le salarié qui a gagé son salaire sur son hypothèque (notamment).

     Il est facile de comprendre que pour être profitable cette transaction financière nécessite deux conditions :

     À) la première, qu’Olivier conserve son emploi – et son revenu, quel qu’en soit la provenance – et la seconde;

    B) que les intérêts hypothécaires payés par Olivier augmentent sans cesse, car si monsieur Le salarié paie toujours des intérêts identiques, il n’y aura jamais augmentation de l’argent en circulation à se partager entre les créanciers (banques et spéculateurs) et toute l’opération d’arnaque boursière aura été inutile.   

     Appliquons ces concepts à l’analyse de la crise économique systémique de 2008. La crise économique fut déclenchée par la combinaison de deux facteurs incontournables : i) d’une part, de très nombreux salariés étatsuniens, comme Olivier Le salarié, perdirent leurs emplois et; ii) les taux d’intérêt augmentèrent jusqu’au point que les salariés emprunteurs, même ceux ayant conservé leur emploi, ne parvenaient plus à rembourser leur hypothèque.

     Un paradoxe économique capitaliste

     Voici un paradoxe que les économistes patentés ne doivent jamais vous expliquer. Nous avons révélé précédemment que pour que l’opération pyramidale de titrisation d’actifs bancaires sulfureux soit profitable, cela requérait que les taux d’intérêt sur les prêts augmentent sans cesse sinon comment accaparer plus de profits bancaires (portion de la plus-value globale) pour son clan au détriment de ses concurrents? Hors, si les taux d’intérêt augmentent un très grand nombre de salariés deviennent incapables de rembourser leurs emprunts surévalués et ils font défaut de paiement, sont saisis et expulsés de leurs foyers (des millions de ménages aux États-Unis entre 208 et 2012, même drame prolétarien en Espagne présentement), expulsions qui ne procure cependant aucun bénéfice aux banquiers ni aux spéculateurs boursiers floués.

     De la circulation de l’argent au Capital financier

     Chacun doit comprendre que la raison d’existence de la Banque ABC n’est pas de rendre des services financiers à Olivier Le salarié (ce n’est que le prétexte pour ces activités bancaires). La Banque ABC retient et emmagasine son argent, son crédit, son hypothèque, son salaire, avant même qu’Olivier ne l’encaisse, et surtout, elle fait circuler son argent réel et virtuel (pas encore gagné ni empoché). Faire «circuler» l’argent signifie que la Banque ABC joue à la bourse sur les marchés mondiaux avec l’argent, le  crédit d’Olivier et celui de ses camarades salariés. La banque  spécule sur le prix du grain canadien et ukrainien, sur le coton égyptien, sur l’or et le diamant sud-africain, sur les actions de Renault et de Bombardier, d’Airbus, de Boeing et de Facebook.

     Faire «circuler» l’argent cela signifie, pour le Banquier ABC, de faire du pognon avec l’argent d’Olivier, sans travailler 8 heures à l’usine c’est assuré. Mais cette circulation de l’argent, d’un portefeuille d’actions à un autre, d’un fonds de placement à un autre, ne produit aucune richesse, aucune marchandise, aucune valeur réelle, aucun bien immobilier, aucun produit mobilier, ni aucune valeur. Alors comment se fait-il que le banquier utilisant 10 milliards de dollars que lui ont confiés nombre d’Oliviers salariés, l’ait placé en actions Facebook et que le lendemain matin la Banque ABC se retrouve actionnaire de 12 milliards de dollars de valeurs Facebook ? Y a-t-il eu production de valeur – de richesse – de patrimoine – de Capital chez Facebook pour deux milliards $ pendant la nuit ? Évidemment non ! La société Facebook ne produit aucune richesse aucune-marchandise tangible. La firme Facebook  maintien en fonction un système (en location), de moyens de communication informatiques sur Internet permettant à vos enfants de s’expédier des images et des messages sympathiques (le plus souvent) et elle espère qu’on lui achètera de la publicité et des services informatiques.  

     Les deux milliards de renchérissements des actifs de la firme Facebook constituent une émission de monnaie spéculative, inflationniste, frauduleuse en terme moral, mais légal en terme juridique sous le système d’économie politique capitaliste. Ces deux milliards $ de crédits constituent une anticipation sur la capacité de la firme Facebook d’attirer vers elle, comme dans une pyramide de Ponzi, d’autres banquiers-financiers-boursicoteurs- spéculateurs qui viendront tenter leur chance à la Loto boursière, où rien ne se crée, rien ne se perd, mais où tout se transforme en argent spéculatif et inflationniste, mais cet argent n’est souvent que du vent comme nous l’expliquons au paragraphe suivant.

     Nous venons d’observer que l’argent, le salaire réel et même virtuel-anticipé, d’Olivier Le salarié, est transformé en actions bidon, en argent virtuel spéculatif inflationniste. Mais un jour un gros banquier investisseur et quelques-uns de ses amis membres du sérail capitaliste, décideront d’encaisser leur «profit», c’est-à-dire de vendre leurs actions Facebook alors que le prix est gonflé – soufflé – arnaqué, ces initiés  empocheront ainsi leur pognon. Si votre banquier ne fait pas partie des sélects magouilleurs de premier rang qui ont repris leur mise – il perdra tout, ses actifs Facebook acheté 10 milliards de dollars et gonflé instantanément jusqu’à 12 milliards ne vaudront plus que 100 millions de dollars ou moins. La société canadienne Nortel vendait ses actions 124 $ en 2000 et seulement 000,47 $ en 2002. Sa capitalisation totale à la bourse de Toronto qui se chiffrait à 398 milliards $ en 2000 ne valait plus que 5 milliards $ en 2002 (2).

     La fausse monnaie «inventée et éventée» se sera volatilisée. Rien ne se perd, rien ne crée, tout se transforme en argent ou en dépôts de bilan ! L’illusion devient «actions» puis redevient illusion, voilà la transformation banquière-boursière des actions-spéculations. Les salariés chypriotes ont vécu la résultante de cette manigance bancaire boursière un matin de mars 2012, leur banque était fermée et leur argent séquestré. Quelques semaines plus tard, ils apprenaient que 40% de leurs économies avaient été expropriées par leurs banquiers et ne leur seraient jamais remboursés, sans compter que l’État chypriote européen aura dû verser des milliards d’euros aux banquiers floués par leurs camarades chacals des banques et de leurs alliés.        

     Par Robertbibeau

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    Semaine prochaine : LE CYCLE ÉCONOMIQUE INFLATIONNISTE

     

    (1)               Les économistes à la solde publient de grosses briques de 650 pages comme ce monsieur  Piketty – superstar de l’économie capitaliste –, mais incapable de régler le moindre problème du système :  http://plus.lapresse.ca/screens/4ee1-9d6c-535a8662-bd65-329aac1c606d%7C_0.html

    (2)               http://fr.wikipedia.org/wiki/Nortel#P.C3.A9riode_ant.C3.A9rieure_.282000-2005.29_:_un_groupe_dans_la_tourmente

     

  • Quand Kerry pousse Kabila vers la sortie

    Quand Kerry pousse Kabila vers la sortie

    kerry-joseph-Coup de tonnerre à Kinshasa lors de la visite du secrétaire d’Etat américain ce dimanche. Dans une formulation très explicite, John Kerry a affirmé que Joseph Kabila devait respecter la Constitution et ne pas briguer un nouveau mandat en 2016.

    Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avait prévenu avant même son arrivée à Kinshasa : « le respect de la Constitution » sera l’un des crédos de sa visite en République démocratique du Congo (RDC). Mais à la fin de la rencontre avec le chef de l’Etat congolais ce dimanche, la déclaration devant la presse de John Kerry a fait l’effet d’une bombe. « Je crois que le président Kabila a clairement en tête le fait que les Etats-Unis d’Amérique sont intimement convaincus que le processus constitutionnel doit être respecté» , a tout d’abord déclaré le chef de la diplomatie américaine. Avant de justifier son « conseil » au président Kabila de ne pas briguer un troisième mandat interdit pas la Constitution : « C’est ainsi que l’on renforce un pays. Je n’ai aucun doute sur le fait que l’héritage du président Kabila sera défini par les progrès qu’il a faits, en particulier l’année dernière, en vue de la résolution de la question sécuritaire dans l’est du pays, et sur le plan économique». Joseph Kabila « est un homme jeune », a dit enfin John Kerry,  « qui dispose encore d’un temps considérable pour apporter sa contribution à son pays». Et comme pour bien être sûr que tout le monde avait compris le message, son conseiller spécial pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, a été encore plus clair : « nous ne voulons pas » que Joseph Kabila change la Constitution ou fasse un troisième mandat, a-t-il expliqué devant les journalistes. Dans la majorité présidentielle, « on ne retient que du positif » de la visite de John Kerry à Kinshasa. Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, s’est étonné « des interprétations tirées par les cheveux » des propos attribués à John Kerry par la presse.

    Une mise en garde contre tout « coup d’Etat constitutionnel« 

    Le discours du secrétaire d’Etat américain résonne en écho aux inquiétudes de l’opposition politique congolaise qui craint que Joseph Kabila ne cherche à modifier la Constitution pour se présenter une nouvelle fois à la présidentielle de  2016. Or, la Constitution congolaise interdit au président d’exercer plus de deux mandats consécutifs. Au pouvoir depuis l’assassinat de son père en 2001, Joseph Kabila n’a été élu « démocratiquement » pour la première fois qu’en 2006. Réélu une seconde fois en 2011, au cours d’un scrutin fortement contesté, Joseph Kabila devrait donc ne pas pouvoir se représenter. Mais à Kinshasa, on pense que le jeune président de 42 ans n’est pas prêt de laisser sa place et prépare plusieurs scénarios pour rester à la tête de la RDC. L’opposition soupçonne le président de vouloir faire jouer les prolongations à son mandat actuel, avec une période de transition qui permettrait « de remettre les compteurs à zéro ». Certains observateurs penchent pour un scénario «à la russe, lorsque Vladimir Poutine avait laisser le pouvoir à son dauphin Dimitri Medvedev, avant de reprendre les rênes du pays par la suite». La sortie tonitruante de John Kerry  de ce dimanche n’empêchera sans doute pas Joseph Kabila de rester au pouvoir, mais elle aura au moins eu le mérite de mettre en garde le président congolais contre toute tentative de « coup d’Etat constitutionnel« . Après la visite de John Kerry, Joseph Kabila sait donc qu’il lui reste encore deux ans pour trouver la solution pour rester au pouvoir. A moins que lors de la rencontre avec le secrétaire d’Etat américain, des garanties aient été trouvées pour un départ  « par le haut » du dirigeant congolais. A Kinshasa, on trouve peu de monde pour croire à une telle issue. « Les capacités de rebondir de Joseph Kabila sont phénoménales » dit-on du côté de l’opposition congolaise.

    Christophe RIGAUD

  • Comprendre l’opération “Mbata ya bakolo” à Brazzaville en 10 questions

    Comprendre l’opération “Mbata ya bakolo” à Brazzaville en 10 questions

    Des Congolais de la RDC quittent Brazzaville à la suite de l'opération Mbata ya bakolo.
    Des Congolais de la RDC quittent Brazzaville à la suite de l’opération Mbata ya bakolo. © DR

    Depuis début avril, la police brazzavilloise traque les “kuluna” (délinquants) et autres “étrangers en situation irrégulière”. À ce jour, des milliers de Congolais de la RDC ont été refoulés, parfois dans des conditions indignes. Dérapages en série ou simple lutte contre la criminalité ? “Jeune Afrique” décrypte l’opération “Mbata ya bakolo” en 10 questions-réponses.

    “Ça dérape”, lâche un conseiller diplomatique africain à Brazzaville. L’opération “Mbata ya bakolo” (la “gifle des aînés”, en lingala) est pourtant “saluée” par la population locale, selon la police du Congo-Brazzaville qui traque, depuis le 4 avril, les kuluna – les gangs de Kinshasa – et tous “les étrangers en situation irrégulière” sur le territoire congolais.

    1. Pourquoi avoir dénommé l’opération “Mbata ya bakolo” ?

    Les mauvaises langues à Kinshasa soutiennent que “Mbata ya bakolo” est un clin d’œil à la différence d’âge de deux chefs d’État sur les deux rives du fleuve Congo. Une opération qui ne serait autre chose qu’une “gifle de l’aîné Denis Sassou Nguesso (70 ans) au cadet Joseph Kabila (42 ans).” Cela n’a pourtant “rien à voir”, à croire le colonel Jules Monkala Tchoumou, directeur central de la sécurité publique et porte-parole de la police du Congo-Brazzaville.

    Contacté par Jeune Afrique, l’officier est revenu sur le “choix de ce nom de baptême” attribué à l’opération en cours dans la capitale brazzavilloise. “Mbata ya bakolo ou la gifle des aînés, c’est pour rappeler aux kuluna, qui sont généralement des jeunes, qu’en Afrique, on respecte les aînés”, explique le colonel. “Avec cette opération, des aînés donnent donc une correction à ces jeunes qui se distinguent par des actes de banditisme, souvent contre les personnes plus âgées qu’eux”, ajoute-t-il.

    2. Pourquoi maintenant ?

    Les versions diffèrent selon qu’on se trouve sur une rive ou l’autre du fleuve Congo. À Brazzaville, la police justifie l’opération par la “poussée de la criminalité” dans les quartiers périphériques de la capitale du Congo. Une poussée qui s’expliquerait par la “présence de plus en plus marquée” des kuluna qui ont fui Kinshasa à la suite des opérations “Likoki” (coup de poing, en lingala) et “Likofi +”. “Ces délinquants ont exporté à Brazzaville les mêmes modes opératoires : usage d’armes blanches (machettes, arrache-clous, couteaux, …) pour extorquer les biens d’autrui”, accuse le colonel Monkala. Le responsable fustige aussi “des hommes en armes centrafricains” qui sont entrés au Congo à la suite de la crise en Centrafrique.

    >> Lire aussi RDC : opération coup de poing contre les “kuluna” de Kinshasa.

     

    Les Brazzavillois disent qu’ils sont envahis par les Congolais de la RDC. C’est la seule motivation de ‘Mbata ya bakolo’

    Un proche d’André Kimbuta, gouverneur de Kinshasa

     

    Mais à Kinshasa, l’argumentaire de Brazzaville ne passe pas. Si devant les caméras, on se refuse d’”émettre un quelconque jugement sur la légitimité des motivations des autorités de Brazzaville” à lancer l’opération “Mbata ya bakolo”, dans les coulisses de l’Hôtel de ville de Kinshasa, les langues se délient. “Les Brazzavillois disent qu’ils sont envahis par les Congolais de la RDC, c’est la seule motivation de cette opération”, tance un proche d’André Kimbuta, gouverneur de la ville-province de Kinshasa. “C’est pourquoi ils ont déjà refoulé plus de 60 000 personnes. À qui voudrait-on faire croire qu’il y a autant de kuluna à Brazzaville ?”, lance-t-il.

    3. Qui a décidé ?

    Près de 1 500 policiers sont mobilisés à Brazzaville. “Mbata ya bakolo nécessite donc des moyens logistiques énormes, commente le colonel Jules Monkala. Pour être effective, l’opération devait être validée par le ministre de l’Intérieur [Raymond Zéphyrin Mboulou].”

    4. Qui sont traqués et quid des violences policières rapportées ?

    “Mbata ya bakolo n’est pas une chasse à nos frères de la RDC”, martèle le porte-parole de la police brazzavilloise, dénonçant la “surenchère médiatique” à Kinshasa. Et sur les réseaux sociaux, certaines photos des émeutes d’Haïti de 2010 ont même été présentées comme celles des violences subies par les expulsés de Brazzaville, comme ici :

     

    “Nous nous attaquons à un type de banditisme et non aux ressortissants de la RDC. Mais il est vrai que nous avons vite fait la connexion entre la montée de la criminalité à Brazzaville et l’immigration clandestine”, affirme le colonel Monkala pour justifier également la traque en cours des “étrangers en situation irrégulière”.

    À Kinshasa, Emmanuel Akwety, ministre provincial en charge de la Population et de la Sécurité, affirme néanmoins avoir recueilli “plusieurs témoignages” des refoulés de Brazzaville faisant état des “violences policières”. “Des cas de viol, d’extorsion, de pillage nous ont été rapportés”, confie-t-il, dénonçant également des “expulsions irrégulières de certains compatriotes que la police brazzavilloise a ravi des titres de séjour”.

    5. À quoi sert le “laissez-passer” entre Kin et Brazza ?

    Pour traverser d’une rive à une autre du fleuve Congo, le Kinois ou le Brazzavillois n’a pas besoin de visa, mais d’un simple “laissez-passer”. Ce document ne permet néanmoins “la libre circulation” que pendant 72 heures et ne constitue nullement un document de séjour, rappelle-t-on à Brazzaville.

    6. Les autorités de la RDC ont-elles été prévenues ?

    Pour Kinshasa, Brazzaville a violé la Convention de Luanda signée le 3 décembre 1999 entre la RDC et le Congo. “En substance, l’article 16 de ce texte exige de l’État qui veut procéder à des expulsions d’avertir au préalable par voie diplomatique l’autre État concerné et de prendre des dispositions pour que les droits humains soient respectés pendant l’opération”, résume Emmanuel Akwety. À l’en croire, “les autorités de Kinshasa n’ont pas été saisies”. C’est également une “violation du mécanisme de coopération spéciale qui existe entre les deux villes (Cospeco)”, ajoute-il. Mais, de son côté, Brazzaville soutient en avoir informé l’ambassade de la RDC sur place.

    7. Combien de refoulés ?

    Kinshasa parle de “près de 64 000 refoulés” en trois semaines ! Mais à Brazzaville, on fait la nette distinction entre les “expulsions” et les “départs volontaires”. Selon le colonel Jules Monkala, à la date du 2 mai, seuls 1 404 Congolais de RDC avaient été refoulés, “les listes visées par l’ambassade de la RDC faisant foi”. Par ailleurs, “46 411 autres ressortissants de la RDC, étant en situation irrégulière, ont décidé d’eux-mêmes de regagner leur pays”, selon le porte-parole de la police du Congo-Brazzaville.

    Combien y-a-t-il de Congolais de la RDC sur l’autre rive ? Personne, à Kinshasa comme à Brazzaville, n’est en mesure d’avancer un chiffre. Le fait qu’il n’existe pas de carte d’identité en RDC – la carte d’électeur servant provisoirement de carte d’identité – complique encore la tâche, selon la police brazzavilloise, qui dit avoir souvent affaire à des kuluna mineurs et sans papiers…

    8. Comment se passe la prise en charge des refoulés à Kinshasa ?

    La ville de Kinshasa est dépassée. Elle ne s’attendait pas à ce “retour massif” de migrants dans la capitale. Entre 800 et 1 000 personnes qui n’ont pas de familles sur place ont été installées, vaille que vaille, dans l’enceinte d’un stade abandonné, en attendant de les ramener dans leurs provinces d’origine.

    9. Quelles sont les conséquences politiques  de “Mbata ya bakolo”?

    Malgré les dérapages qu’il dénonce, le gouvernement de la RDC dit privilégier la voie du dialogue. Le président Joseph Kabila a dépêché, le 18 avril à Brazzaville, le chef de la diplomatie congolaise, Raymond Tshibanda, pour remettre une lettre à son homologue Denis Sassou Nguesso. D’autres délégations de parlementaires ont suivi. Et en signe d’apaisement, la police du Congo-Brazzaville a mis aux arrêts 22 policiers soupçonnés de divers abus (extorsion, pillage, vol…) pendant l’opération “Mbata ya bakolo”. “Dix-sept autres ont été radiés, mais les faits qui leur sont reprochés ne sont pas liés à l’opération en cours”, a précisé à Jeune Afrique le colonel Jules Monkala, soulignant toutefois que “Mbata ya bakolo [allait] s’étendre sur d’autres villes du pays”.

    10. Une opération similaire est-elle en préparation à Kinshasa ?

    Kinshasa se veut plutôt rassurant. “Une opération similaire [à Mbata ya bakolo] n’est pas à l’ordre du jour”, affirme François Lukanzu, secrétaire exécutif du gouvernement provincial. Mais malgré ses assurances, un groupe d’étudiants du Congo-Brazzaville à Kinshasa a décidé fin avril de regagner son pays par crainte d’éventuelles représailles. Signe qu’entre les deux capitales les plus proches au monde, quelque chose s’est cassé…

    Jeune Afrique

  • Mort du chef maï-maï Morgan: que s’est-il passé à Molokaï?

    Mort du chef maï-maï Morgan: que s’est-il passé à Molokaï?

    Morgan-Retour sur l’affaire Morgan du nom de ce chef maï-maï qui s’était rendu à l’armée et a trouvé la mort au cours de son transfert sur Bunia. Le 14 avril dernier, Morgan a été blessé aux jambes à Molokaï, mais il arrive mourant à plus de 200 kilomètres de là, à la base de la Monusco à Komanda.

    Lundi 14 avril. Trois jeeps de l’armée prennent la route de Bunia. À leur bord, Morgan et une dizaine de Maï-Maï. L’objectif est dans un premier temps de retrouver à Molokaï le général Fall Sikabwe. Mais lorsque le convoi arrive sur place, le chef des opérations en Ituri n’est pas là. Il demande à être rejoint dans la ville voisine d’Epulu. Morgan refuse, argumentant qu’il a causé du tort aux populations de cette région. Le général finit par arriver avec plusieurs dizaines de militaires de sa garde rapprochée. Les deux hommes s’enferment alors dans l’une des jeeps pour discuter. La conversation dure 10 à 20 minutes à peine. Selon plusieurs témoignages, Morgan ressort visiblement perturbé.

    Un premier coup de feu éclate, puis un deuxième. Le chef des Maï-Maï Simba – qui ne porte aucune arme sur lui – est blessé aux jambes. La garde rapprochée du général Fall Sibakwe a-t-elle pu penser que Morgan était sur le point de fuir ? Cet incident entraine en tout cas des échanges de tirs entre les escortes FARDC et les miliciens de Morgan.Que s’est passé-t-il lors de ce tête-à-tête à Molokaï juste avant les coups de feu ? Selon le haut commandement militaire à Bunia, le chef de guerre avait posé de nouvelles conditions à sa reddition, et notamment de retourner en brousse pour regrouper ses hommes ou d’obtenir le grade de général au sein de l’armée congolaise. Il avait déjà parlé de tout cela lors des tractations entourant sa reddition, assurent d’autres sources. Morgan aurait même évoqué publiquement le fait qu’il allait être réintégré au sein de l’armée congolaise.

    Parmi les questions auxquelles la justice militaire va devoir répondre, il s’agira de savoir ce qui avait été effectivement promis à Morgan, lui qui était censé être poursuivi pour crimes de l’humanité, comme c’est aujourd’hui le cas pour 35 de ses miliciens.

    Un major interpellé

    Le major Enoch Kinzambi est l’un des personnages clefs dans cette affaire. L’homme est actuellement dans les geôles de l’auditorat militaire de Bunia. Il est officiellement le premier officier FARDC interpellé dans le cadre de l’enquête de la justice militaire congolaise sur les circonstances de la mort de Morgan.

     

    Commandant du bataillon de Mambasa, le major Enoch a été chargé par le général Fall Sikabwe d’aller à la rencontre de Morgan et de superviser les premières étapes de sa reddition. Selon l’état-major militaire à Bunia, le général l’a interpellé après la mort de Morgan, l’accusant de ne pas avoir obéi à ses ordres, d’avoir menti en affirmant que le chef maï-maï et ses hommes étaient désarmés, voire d’être complice de Morgan.

    Or, le 14 avril, au départ du convoi à Badengaïdo, selon les images reçues par RFI et France 24, tous les militaires congolais présents ne pouvaient ignorer que le chef maï-maï était désarmé et que certains de ses miliciens, eux, l’étaient bel et bien. Y compris un officier plus gradé que le major Enoch, le colonel Muziamu que l’on voit d’ailleurs s’entretenir dans la vidéo avec Morgan.

    Pourquoi le major Enoch Kinzambi a-t-il alors été arrêté cette fois par le procureur militaire de Bunia ? Quel rôle a-t-il véritablement joué dans la mort de Morgan ? De sources concordantes, le major Enoch a déjà plusieurs fois démenti avoir joué un quelconque rôle dans les événements qui ont entraîné la mort du chef maï-maï. Il se serait en revanche ouvertement plaint des décisions prises par ses supérieurs hiérarchiques le jour J. Toujours selon ces mêmes sources, le major Enoch Kinzambi aurait notamment critiqué un usage excessif de la force à l’égard de Morgan et, une fois ce dernier blessé, de l’absence de soins qui aurait entrainé sa mort. Ces déclarations lui auraient valu de sérieuses inimitiés au sein de l’armée à Bunia.

  • Le Canada expulse des Congolais au passé trouble

    Le Canada expulse des Congolais au passé trouble

    Belgique-Le gouvernement conservateur, qui avait fait de l’expulsion de criminels étrangers une promesse électorale, a commencé, il y a dizaine de jours, à la mettre à exécution en renvoyant des Congolais dans leur pays d’origine, qui risquent la mort, selon leurs avocats.

    Certains sont des criminels de droit commun, d’autres sont d’anciens fonctionnaires accusés de complicité de crimes contre l’humanité.

    L’avocat de l’un d’entre eux s’inquiète de ce qui les attend à leur arrivée au Congo.

    « Je pense qu’il y a une limite à ne pas franchir et dans ce cas-là, le gouvernement, malheureusement, vient de franchir cette limite-là », estime l’avocat en droit de l’immigration et extradition, Stéphane Handfield.

    Plusieurs de ses clients ont été expulsés récemment vers le Congo, et d’autres le seront prochainement. Même s’il reconnaît que certains d’entre eux ne sont pas des anges, selon lui, le Canada commet une grave erreur.

    Le président de la Communauté congolaise de Montréal Jean Marie Mousenga Le président de la Communauté congolaise de Montréal Jean Marie Mousenga

    « Je ne crois pas qu’on puisse se permettre de collaborer avec un gouvernement qui est jugé par la communauté internationale comme un gouvernement qui ne respecte pas les droits de la personne, qui torture, qui exécute de façon extrajudiciaire sa population, ses opposants politiques », souligne Me Handfield.

    Le président de la Communauté congolaise de Montréal Jean Marie Mousenga rappelle que le Congo d’aujourd’hui est toujours un pays violent, antidémocratique et qui maltraite les opposants politiques.

    « La plupart des gens qui vont être expulsés sont des gens qui craignaient et qui voulaient, qui espéraient un changement dans notre pays, et qui ont marché dans la rue et, c’est sûr, que leur retour va être fatal. » — Jean Marie Mousenga

    L’avocat Stewart Istvanffy partage son inquiétude et s’interroge sur le sort qui attend les deux anciens fonctionnaires qu’il représente.

    « Pour les deux dont on discute, la mort. Ils sont très connus, ils ont été très forts dans l’opposition ici et le premier, c’est sûr qu’il ne dépasse pas l’aéroport. Le deuxième, sa sœur est morte en 2006, son neveu est mort à la fin 2012, et il est très connu par du régime là-bas. C’est vraiment le pire qui les attend si on était pour les déporter. »

    Dans une réponse écrite, l’Agence des services frontaliers du Canada explique que « la décision de renvoyer une personne du Canada n’est pas prise à la légère », que les personnes visées ont des recours, mais que, lorsque ceux-ci seront épuisés, les ordres d’expulsion seront « exécutés le plus tôt possible ».

    En tout, plus d’une trentaine de Congolais font l’objet d’un ordre d’expulsion.

  • English- Kerry Press Briefing in Democratic Republic of the Congo

    English- Kerry Press Briefing in Democratic Republic of the Congo


    FeingoldSecDRCKabila–SECRETARY KERRY: Well, good morning, everybody. I’ve just come from a productive, good meeting with President Kabila and Foreign Minister
    Tshibanda. We spoke candidly about the enormous opportunities and the challenges that are faced by the Democratic Republic of the Congo, and
    we spoke very candidly also about the ways in which we can make progress going forward. I congratulated the president on the
    accomplishments that he and his government have achieved, together with the work of MONUSCO, but we also talked about the steps that now
    need to be taken to provide further stability; increased, broader democracy; greater justice; and a greater amount of economic
    development for the Congolese people.

    The president expressed his vision and his commitment to each of these efforts, and I think it’s fair to say that he leaned forward on his
    commitment to make sure that the accords – the Kampala accords as well as the peace and security agreement are well implemented over the
    course of the days ahead.

    The suffering in the Great Lakes region of Africa and the crisis in the eastern part of the Democratic Republic of Congo really continues
    to trouble all of us. The eastern DRC has been the scene of some of the most horrific crimes of violence against women and girls that are
    imaginable. And it’s a powerful reminder of the obligations that we all face, that we all share with respect to not only ending the
    killing and the fear, but in order to work for the birth of a new generation of stability and of hope.

    Achieving a lasting peace in the DRC is a priority of President Obama and a priority of mine. And that is why we appointed a close colleague
    of mine from the Senate for 18 years, Senator Russ Feingold, who is here with us today, as the United States Special Envoy for the African
    Great Lakes region and the Democratic Republic of Congo. Russ brings enormous intellect, passion, commitment to this issue. And already, he
    has been able to have an impact on the ground. He has been working with the UN Representative Mary Robinson, with the leaders in the
    region, and we are very pleased that the Nairobi Declarations were achieved, as well as a reduction in violence.

    But he would be the first to say that we have further steps to take in order to complete this task, and we all understand what they are. The
    efforts to disarm, to demobilize, to reintegrate – these are the priorities of the moment. I want to commend the Congolese military and
    MONUSCO for defeating the M23 and for taking the fight to the Allied Democratic Forces – the ADF, as we know them – and many other
    Congolese armed groups. The United States welcomes the Kabila government’s commitment to focus on the Democratic Forces for the
    Liberation of Rwanda, and we discussed with President Kabila the steps that need to be taken with respect to that.

    But I need to be clear: Military force alone will not deliver stability to the DRC. Lasting peace will not grow out of the barrel of
    a gun. It will come from restoring state authority and state services, and providing the capacity building that is necessary in those areas
    that have been recaptured from armed groups. It will also come from demobilizing the combatants and returning them to civilian life. I
    welcome the government’s initial efforts on this front, and we look forward to working with them as we continue programs that will advance
    that initiative.

    The United States also strongly supports the Peace, Security, and Cooperation Framework peace process. Now I can’t emphasize enough how
    important that process is in identifying and resolving the root causes of the conflict in the DRC as well as in the entire Great Lakes
    region. It’s imperative that all of the signatories fully implement their commitments and support the ongoing broader process of bringing
    peace to the region. Peace cannot be delayed or deferred or denied, and I think the people of Congo – of the Democratic Republic of Congo
    made that clear.

    It is not enough just to focus on the military side of this equation, and it’s not enough to focus only on the political stability or
    economic development side of it. We need to work on all of these at the same time, and we need to keep the pressure on the FDLR and the
    other armed groups. We need to support the parties as they try to implement the framework agreement. So we must provide partnership and
    leadership as we urge all of the parties to come together to create a political solution.

    And that means free, fair, timely, and transparent elections. I encouraged President Kabila to work with his government and the
    parliament in order to complete the election calendar and the budget.
    And they need to do so in accordance with the constitution. The United States is committed to supporting the Congolese people, the
    government, and other donors as they work towards decisions that are credible, timely, and consistent with the current constitution. And
    obviously, it is very clear that the dates and the process need to be set and fully defined, and the sooner, the better.

    As a sign of our commitment, I am pleased to announce that $30 million will be immediately made available from the United States in
    additional funding in order to support transparent and credible elections as well as recovery and reconstruction programs in the
    eastern DRC. This contribution comes on top of already substantial  U.S. assistance for economic development for the Congolese people.
    USAID plans to invest $1.2 billion over the next five years in the DRC, focusing on improving political and economic governance and on
    promoting social development. Our programs will strengthen Congolese institutions and improve their ability to respond to the peoples’
    needs, and that includes the delivery of critical healthcare and education services.

    I also spoke with President Kabila about another issue which has been a concern of late, and that is the question of adoption for families
    in the United States and friends of mine in the Senate who know that there is important, required attention to this question of
    international adoption. Here in the DRC since 2009, the number of American families able to provide a house to children who have lost
    their parents has grown each year. And today, I urged President Kabila to move as rapidly as possible in the review of the situation that
    raised some concerns, and also to lift the new freeze on international adoption from the DRC. We want to enable Congolese children, who seek
    to, to be able to be matched with parents abroad who are eager to provide them with a secure and happy future. And as someone – I have
    seen this firsthand. My sister has adopted a young child from China. I
    know how positive and important this can be for everybody concerned, and I think it’s an issue that’s important to all of us as a matter of
    basic human decency.

    And we have to admit, all of us, we can have no illusions about the challenges that lie ahead. But even as we look down a complicated
    road, we cannot lose sight of the fact that the Democratic Republic of the Congo is a place of enormous potential. Its people provide
    enormous potential. And the people of Congo want a better future. The fact is that together, we have an ability to be able to work to
    support the people of the Congo, to build a more secure and prosperous future, which is a responsibility that belongs to all of us.

    I can guarantee you that the United States, through the immediate efforts of our ambassador on the ground, our embassy, and particularly
    our special envoy, we will continue to work in every way that we know how to be a good partner in this effort, and we look forward to
    working with the people of Congo in that in furtherance of that objective.

    So I’d be delighted to answer a couple of questions if there are a few.

    MS. PSAKI: Great. The first question will be from Mimie Engumb from Radio Oakpi.

    QUESTION: (In French.)

    SECRETARY KERRY: (In French.)

    QUESTION: (In French.)

    SECRETARY KERRY: Well, I think I just mentioned it, to be honest with you. There will be elections in many countries in Africa over the
    course of the next year or so. I think there are 15 presidential elections and some 37 elections in countries in Africa. And so every
    election is really critical and important, and it is important for the people to be able to know what the process is, to have confidence in
    that process.

    And the United States position is very clear: We believe that the elections need to be free, fair, open, transparent, accountable; and
    the sooner the process is announced, the sooner that the date is set, the sooner people have an ability to be able to participate; and we
    believe that it ought to be done in keeping with the constitutional process of the country.

    MS. PSAKI: The next question will be from Nicolas Revise from AFP.

    QUESTION: Thank you very much, Mr. Secretary. You just announced your financial support for DRC for its demobilization plan, but is there
    some conditions to this support? What are specifically these conditions? Did you ask specifically to President Kabila to give this
    green light to go after the FDLR still active in eastern Congo? And politically, is the U.S. support tied to the respect of the
    constitution? So did you ask specifically to President Kabila not to change the constitution and not to run for a third term? Thank you.

    SECRETARY KERRY: Well, let me discuss all of that. But first of all, with respect to the conditions, obviously the demobilization is taking
    place in accordance with the agreement. And that agreement requires people to go back to their homes, where possible, where they sign,
    appropriately, an amnesty for those who qualify. And I think for those who don’t, it is clear that there remains – that is, people who may
    have been engaged in crimes against humanity, war crimes – those people remain liable for that. But others who sign the agreement and
    sign the amnesty are committed to and encouraged, obviously must return to their homes. That’s an important part of this demobilization
    effort.

    With respect to the election process, the constitution, and the FDLR, we want to see the process of providing stability and completing the
    task of disarming the armed groups in the east completed. So that includes not just the completion of the efforts with the ADF, but also
    obviously, indeed making sure that the FDLR is held accountable and that the initiative with respect to them will commence.

    The president – we did discuss it. The president made it clear that he intends to do that, and I think that there is a schedule. I don’t want
    to discuss it because I think it would be inappropriate to do so. But the answer is the president gave his word that that is not just on the
    agenda, but that he has a specific process in mind and timing.

    And with respect to the constitutional process, we talked about the election. I believe the president’s legacy is a legacy that is very
    important for the country, and that he has an opportunity, which he understands, to be able to put the country on a continued path of
    democracy. And I believe it is clear to him that the United States of America feels very strongly, as do other people, that the
    constitutional process needs to be respected and adhered to. That’s how you strengthen a country.

    I have no doubt that President Kabila’s legacy will be defined by the progress he has made in the – particularly the last year in addressing
    the security issues of the east, the economic issues of the country.
    And he’s a young man with an enormous amount of time to be able to continue to contribute to his country. And I’m quite confident that he
    will weigh all of those issues as he makes a decision about the future.

    But clearly, the United States of America believes that a country is strengthened, that people have respect for their nation and their
    government, when a constitutional process is properly implemented and upheld by that government. And we obviously believe – we’re a country
    with term limits. We live by them. We had several hundred years of transformation under that process, and we encourage other countries to
    adhere to their constitution.

    MS. PSAKI: Thank you, everyone.

    SECRETARY KERRY: Thank you.


    (U.S. DEPARTMENT OF STATE- Office of the Spokesperson)