Author: Don Kayembe

  • Le piège de Bomboko contre Mulele

    Le piège de Bomboko contre Mulele

    Mulele-Assassinat de Pierre Mulele, un des pionniers de la lutte de libération du Congo

    Devoir de mémoire : 1968, 3 octobre.

    Le piège de Bomboko contre Mulele

    Pierre Mulele et Théodore Bengila ont été assassinés le 3 octobre 1968. Il y a exactement quarante ans, jour pour jour, que ce crime ignoble fut perpétré. Ce meurtre illustre toute la cruauté et toute la bestialité du néo-colonialisme qui, depuis 1960, a ravagé et détruit le Congo. Le devoir de mémoire nous impose de revisiter ces témoignages insoutenables et d’évoquer l’horreur et la barbarie de la mise à mort de Pierre Mulele.

    L’assassinat de Patrice Emery Lumumba en janvier 1961 a profondément révolté Pierre Mulele. Ce qui le conduira quelques années plus tard à prendre le maquis dans sa région natale du Bandundu pour poursuivre l’œuvre du « maître ». De décembre 1967 à septembre 1968, Pierre Mulele et ses lieutenants, dont sa fidèle compagne Léonie Abo, installés à Matende-Lukamba, animent le mouvement insurrectionnel.

    Harcelé par les troupes de Mobutu et ses mercenaires, Pierre Mulele qui doit faire face à d’insurmontables difficultés logistiques, continue inlassablement la formation politique et idéologique de ses partisans. Mais les renforts en armes, en hommes et en cadres lumumbistes qu’il attend de Brazzaville tardent à venir.

    C’est ainsi que le 12 septembre 1968, en compagnie de Léonie Abo et de Joseph Makindua, Pierre Mulele embarque dans une petite pirogue pour Brazzaville. Arrivés dans la petite capitale congolaise le 13 septembre, Mulele et ses compagnons sont immédiatement placés en résidence surveillée au «Camp de la milice ».

    A plusieurs reprises, le chef maquisard va s’entretenir avec de nombreux officiels de Brazzaville. Le 27 septembre, il est enfin autorisé à rencontrer ses compatriotes, des camarades lumumbistes résidant à Brazzaville. Mais les autorités du Congo-Brazzaville déjà en pourparlers avec leurs collègues de Kinshasa intiment pratiquement à Pierre Mulele l’ordre de rejoindre la rive gauche du fleuve pour prendre part au processus de réconciliation nationale dans le cadre de l’amnistie générale proclamée par le président Mobutu.

    Selon plusieurs témoignages, de nombreux cadres lumumbistes exilés à Brazzaville vont essayer, en vain, de convaincre les autorités de ce pays à ne pas tomber dans le piège que leur tendait Mobutu.

    Le 28 septembre, Justin Marie Bomboko, le ministre des Affaires étrangères de Mobutu signe avec son collègue de Brazzaville un accord secret qui garantit la sécurité de Pierre Mulele et de ses compagnons. A la sortie de l’audience que lui accorde le président Marien Ngouabi, le ministre Bomboko déclare : «L’amnistie générale décrétée à Kinshasa par le général Mobutu, est valable pour tous. Nous accueillons donc M. Mulele en frère. Il travaillera avec nous pour la libération totale de notre pays».

    LE RETOUR A KINSHASA

    Le 29 septembre à 11 heures, Justin-Marie Bomboko offre une somptueuse réception sur le yacht présidentiel que Mobutu a mis à sa disposition pour ramener au pays Pierre Mulele. Tout Brazzaville et le héros du jour, Pierre Mulele, y participent. En début d’après-midi, l’imposant yacht met le cap sur Kinshasa. A son bord Pierre Mulele, Léonie Abo, Joseph Makindua, et deux autres compagnons, Théodore Kabamba et Zénon Mibamba.

    Pierre Mulele et sa femme, hôtes de Justin-Marie Bomboko, passeront la nuit dans la résidence officielle du ministre des Affaires étrangères. Les trois jours suivants, Pierre Mulele recevra dans cette résidence des dizaines d’amis venus le saluer. La seule formalité qu’ils ont à accomplir est de faire enregistrer leurs noms auprès des soldats commis à la garde.

    Un des visiteurs, Germain Mwefu, ami d’enfance, fait à Mulele cette confidence : «A l’extérieur, nous entendons des rumeurs disant que l’on va te tuer. La situation est grave, il faut que tu prennes la fuite.» Ce qui lui vaut cette réponse énigmatique de Pierre Mulele: «Je ne suis pas allé à Brazzaville pour arriver à Kinshasa. Il y a eu un changement là-bas et cela m’a amené ici. Il y a trois choses: la naissance, la vie et la mort. J’ai fait tout ce que je pouvais, j’ai semé les bonnes graines, elles ne sont pas tombées sur les rochers mais dans la bonne terre. J’attends maintenant mon dernier jour.»

    UN ASSASSINAT BARBARE

    Le 2 octobre, soit le quatrième jour de son retour à Kinshasa, vers 17 heures, Pierre Mulele, sa compagne Abo, une de ses soeurs Thérèse et son camarade Zénon Mibamba prennent place à bord d’un véhicule mis à leur disposition par le ministre Bomboko. Après avoir traversé le boulevard du 30 Juin, le chauffeur qui a reçu des ordres, emprunte l’avenue du 24 Novembre et les conduit enfin au camp militaire Lieutenant colonel Kokolo où les a déjà précédés Théodore Bengila. Ce dernier, apercevant Mulele, lui lance : «Vous aussi, vous êtes venus pour qu’ils nous tuent tous ensemble? »

    Toutes les personnes qui étaient venues cet après-midi-là rendre visite à Pierre Mulele dans la résidence de Bomboko, sont également amenées au camp militaire. Parmi elles la mère de Mulele, Mama Agnes Luam et Annie, la fille de Bengila. Toutes ces personnes seront tenues au secret pendant trois mois au camp Kokolo, sans savoir ce qu’il sera advenu de Pierre Mulele.

    Pierre Mulele et Théodore Bengila sont immédiatement séparés de leurs compagnons et enfermés dans un petit local. Ils vont être assassinés au cours de cette nuit du 2 au 3 octobre 1968. La cruauté et la bestialité avec lesquelles Mulele et son compagnon d’infortune vont être mis à mort couvriront à jamais d’ignominie et de honte le régime qui a ordonné une telle sauvagerie. Avant de mourir, Pierre Mulele connaîtra des souffrances extrêmes.

    Alors qu’il est encore vivant, les bourreaux lui arrachent les oreilles, lui coupent le nez, retirent ses yeux de leurs orbites. Ils lui arrachent ensuite les organes génitaux. Alors qu’il est toujours vivant, ils lui amputent les bras et les jambes. Les restes de son corps seront ensuite jetés dans un sac et immergés dans le fleuve. Théodore Bengila a subi le même sort .

    Rich Ngapi

  • Emeneya: Après la bousculade de Kikwit, de nombreuses questions se posent

    Emeneya: Après la bousculade de Kikwit, de nombreuses questions se posent

    EmeneyaLong-Après la bousculade lors du concert en hommage à  King Kester Emeneya, selon les autorités locales, le bilan officiel, difficile à établir, était d’une vingtaine de morts. Mais de nombreuses questions se posent sur les circonstances de ce drame.

    Après la vague de panique, vendredi 25 avril dans la soirée, le calme était presque revenu sur la ville de Kikwit. Une vingtaine de blessés étaient toujours soignés à l’hôpital. Fractures, blessures au torse et dans le bas du dos : les traumatismes sont nombreux.

    Toute la journée, médecins et autorités locales ont été débordés par l’ampleur du drame.
    Accueillir les blessés par dizaines, compter les morts : en l’absence d’une morgue fonctionnelle, de nombreuses familles ont gardé les corps chez elle.

    Un bilan officiel remis en cause

    Et c’est d’ailleurs pour cette raison que certaines sources remettent en cause le bilan officiel. Selon elle les morts seraient plus nombreux. Difficile à dire. Une enquête hier a été ouverte. Mais les questions demeurent nombreuses. Pourquoi y a-t-il eu une panne du générateur ? Pourquoi n’y avait-il qu’une seule sortie de secours ?

    Des témoins ont décrit la difficulté de quitter le stade, encombré à l’extérieur par des motos taxis et des personnes qui essayaient de rentrer. Autant de questions auxquelles l’enquête va devoir répondre. Dans l’immédiat, le festival et les concerts programmés jusqu’à dimanche ont en tout cas été annulés.

    RFI

  • Emeneya:Plusieurs morts après une bousculade lors d’un concert à Kikwit

    Emeneya:Plusieurs morts après une bousculade lors d’un concert à Kikwit

    Emeneya funeral-Jeudi soir, un concert de musique en l’honneur du chanteur défunt King Kester Emeneya, dans sa ville natale de Kikwit, à 450 kilomètres à l’est de la capitale Kinshasa, a tourné au drame.

    C’est une bousculade, un moment de panique en réalité qui a provoqué le drame. Toute la soirée, des dizaines de chanteurs et danseurs s’étaient succédés sur scène. Vers 2h du matin, en plein concert de Fally Ipupa, la grande star de la soirée, une coupure d’électricité a plongé le public dans le noir.

     

    D’après les autorités provinciales, le générateur qui fournissait le courant est tombé en panne. Or il n’y a pas d’électricité du tout dans la ville de Kikwit. Le noir complet a entraîné un mouvement de panique. Tout le monde a voulu partir en même temps, mais il n’y avait que deux sorties. Selon des témoins l’une était fermée et l’autre était encombrée par des taxis-motos qui ont compliqué la sortie des spectateurs. Ce qui donné lieu à une bousculade. Des personnes sont tombées, certaines ont été piétinées.

    Au moins 23 morts et 19 blessés

    L’hôpital de la ville a recensé 23 morts, mais le bilan pourrait s’alourdir. Car sans électricité il n’y a pas de morgue à Kikwit. Difficile donc d’avoir un bilan global. Certaines familles ont sans doute directement transporté le mort chez elles.

    Ce qui est sûr c’est que le stade, un grand carré de verdure pouvant accueillir 20 000 personnes, était plein à craquer. Fally Ipupa se produisait pour la première fois à Kikwit. Un grand événement pour cette ville de 400 000 habitants située dans la province de Bandundu.

    Les blessés continuent d’affluer à l’hôpital

    D’après différentes personnes jointes par téléphone, l’hôpital de Kikwit était littéralement pris d’assaut ce vendredi. Les blessés, les autorités locales, mais aussi les familles paniquées en quête de leurs proches, se succèdent à l’entrée de l’établissement. Officiellement, il y a 13 blessés, mais plusieurs sources évoquent plutôt une cinquantaine de personnes souffrant de fractures ou de blessures notamment au thorax et dans le dos.

    Ce vendredi matin, une enquête a été ouverte. Elle devrait servir à déterminer si la police et les autorités étaient suffisamment préparées à gérer cette foule.

  • Senegal: Abdoulaye Wade est arrivé à Dakar

    Senegal: Abdoulaye Wade est arrivé à Dakar

    wade-Il était attendu depuis 48 heures pour son grand retour au pays, après deux ans d’absence. Abdoulaye Wade, l’ancien président sénégalais a fini par arriver. Son appareil, qui avait décollé quelques heures plus tôt de Casablanca, s’est posé ce vendredi 25 avril peu avant minuit à l’aéroport de Dakar.

    Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

     

    Abdoulaye Wade: « Ce qui est le plus poignant, c’est d’être à l’étranger et de regarder le Sénégal souffrir ! »

     

    Abdoulaye Wade est finalement arrivé à Dakar vendredi soir. Accompagné par une escorte motorisée, Abdoulaye Wade est d’abord retourné au siège de son parti où quelques milliers de militants l’ont accueilli. Il a expliqué les raisons de son retour devant les militants de son parti et a dit son amertume sur la conduite du pouvoir par Macky Sall. « Lorsqu’il a gagné la présidentielle, je l’ai immédiatement appelé pour le féliciter. Je lui ai proposé mon aide, a expliqué Abdoulaye Wade. Je lui ai exprimé ma disponibilité à l’aider en cas de besoin. Il ne m’a jamais répondu. Mais peu après, il s’est mis à s’attaquer à mes proches : les ministres, les directeurs de cabinet, les chefs de cabinet… toutes les hautes personnalités de mon régime… il a fait une liste pour tenter de les mettre en prison. Il leur a d’abord interdit de sortir du territoire. Et par-dessus tout, ce régime a fini par emprisonner certaines personnalités. Aïda Ndiongue, Ndèye Khady Guèye… et Karim sont en prison. Mais ce qui est le plus poignant, c’est d’être à l’étranger et de regarder le Sénégal souffrir ! … le pays souffre à cause de la pauvreté, à cause du gaspillage… J’ai vu les paysans souffrir… Mais je vais vous montrer le droit chemin… de sorte à ce que ceux qui ont tout gâté ici, ne seront plus au pouvoir ! »

    Au siège du PDS, les militants ne cachent pas leur joie. « Le Pape du Sopi (« changement », nom de l’ex-alliance dirigée par Abdoulaye Wade, NDLR) est de retour au Sénégal, exulte un militant. Les gens l’attendaient avec impatience. Aujourd’hui, la permanence d’Omar Lamine Badji est remplie de monde. Tous nos alliés sont là (…) Il va faire bouger encore son parti. Le Parti va encore renaître de ses cendres. On va gagner les locales avec Abdoulaye Wade. On va tout reconquérir, inch’allah. On va regagner toutes les communautés rurales et les communes qu’on avait perdues. On va reconquérir Dakar, Saint-Louis, etc. Partout, le PDS est toujours debout, est toujours fort. Avec ses alliés. Avec beaucoup de marabouts qui soutiennent le président de la République, car Abdoulaye Wade (est) de retour, et on va reconquérir le Sénégal. Enfin, enfin, le pape du Sopi est de retour au Sénégal. »

    Beaucoup de monde attendadient l’ancien président au siège du PDS. Une ambiance des grands soirs, une ambiance de meeting, de fête, véritablement. Beaucoup de musique. On chante, on danse, on rit.

    Déjà la nouvelle de l’arrivée d’Abdoulaye Wade à l’aéroport avait été accueillie avec des cris de joie, dans une clameur, et sans doute, un certain soulagement après cette si longue attente, et tout ce suspense autour du voyage de l’ancien président après deux ans d’absence.

    Le retard de l’arrivée d’Abdulaye Wade a suscité beaucoup de polémiques dans son pays : le gouvernement et le Parti démocratique sénégalais (PDS) se sont accusés mutuellement depuis deux jours, de vouloir saboter son retour. Abdoulaye Wade, qui était attendu depuis mercredi, a dû passer deux nuits à Casablanca, où il est resté bloqué officiellement pour des raisons d’autorisation d’atterrissage.

    Seydou Guèye, le secrétaire général du gouvernement et porte-parole de l’Alliance pour la République estime que l’ex-président « a fait le choix de rentrer au Sénégal en tant qu’homme politique ».

    Il a usé de subterfuges et de manipulations pour attirer l’attention sur ce voyage, et faire le buzz, comme on le dit en langage moderne.
    RFI

     

     

  • Mobutu:femmes et enfants

    Mobutu:femmes et enfants

    famille-Mobutu-1  Avec Marie-Antoinette : Décédée en 1997 1. Niwa
    Aîné de la famille, né en 1955, mort en 1994. Fils préféré de Mobutu, semble-t-il, il est le seul de ses enfants à avoir été membre du gouvernement, en qualité de secrétaire d’État aux Affaires étrangères, puis à la Coopération internationale. Il a également été ambassadeur itinérant.2. Ngombo
    L’aînée des filles avait convolé en justes noces avec le fils du maire de Limete (une commune de Kinshasa), un ami de son père. D’abord conseiller à la présidence, le gendre sera ensuite promu secrétaire d’État. Mais l’union ne fut pas heureuse. Après avoir tenté de mettre fin à ses jours du vivant même de son père, Ngombo, mère de deux enfants, vit actuellement en Belgique.3. Manda
    Après des études en Belgique, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, il entre à l’École de formation des officiers de Kananga (Kasaï occidental), d’où il sort avec le grade de sous-lieutenant en 1986. Il entreprend une brève carrière militaire avant de se tourner vers les affaires, puis de créer un parti politique en 1999. Il entretenait des rapports difficiles avec son père. Meurt en 2004.4. Konga
    C’est le moins connu des enfants Mobutu. Lieutenant sorti de l’École de formation des officiers de Kananga, il était très discret et sans réseaux. Il est décédé en 1995.

    5. Ngawali
    Fille préférée de son père, selon un membre de la famille, cette diplômée en relations internationales d’une université américaine a été sa conseillère diplomatique entre 1990 et 1997. Mariée à un Ivoirien, elle a fini par divorcer. Elle vit actuellement dans le 16e arrondissement de Paris et a un bon train de vie.

    6. Yango
    Divorcée, elle vit en Belgique.

    7. Yakpwa
    Elle s’était mariée avec un Belge qui avait réussi à s’introduire dans le premier cercle des proches du maréchal. Mais le gendre n’hésitera pas à traîner la famille dans la boue après la chute du beau-père. Divorcée, Yakpwa réside en Belgique.

    8. Kongolu
    Capitaine des Forces armées zaïroises, il traînait une réputation sulfureuse qui lui avait valu le surnom de Saddam Hussein. Resté jusqu’au bout aux côtés de son père pendant les moments difficiles, il meurt en 1998.

    9. Ndagbia
    La cadette du premier mariage de Mobutu est mariée et vit en Belgique.
    2. Avec Bobi Ladawa : Vit à Faro (Portugal)

    1 Nzanga
    Porte-parole de son père au moment de sa chute, il est ministre d’État chargé de l’Agriculture du gouvernement congolais depuis février dernier. Son alliance avec Joseph Kabila n’avait pas été appréciée par ses sœurs issues du premier lit, qui ne soutiennent pas le protocole d’accord entre le parti de Nzanga (Udemo) et la majorité présidentielle (AMP).

    2. Giala
    Député national, il est le président du groupe parlementaire de l’Udemo, le parti fondé par son frère.

    3. Toku
    Ayant fait des études de communication, elle travaille actuellement en France, où elle s’est installée.

    4. Ndokula
    Elle vivrait entre l’Espagne et le Maroc.

    3. Avec Kosia : Vit au Maroc

    1.  Ya-Litho
    Elle vit à Kinshasa.

    2. Tende
    Elle vivrait au Maroc avec sa mère.

    3. Sengboni
    Elle vivrait au Maroc avec sa mère.

    4. Avec « Mama 41 »

    1. Senghor
    Né dans un avion survolant le Sénégal.

    2. Dongo
    Elle a vécu avec ses deux frères à Pau (France) et y vivrait encore.

    3. Nzanga
    Il vivrait à Pau.

    5. Avec Mbangula

    1. Un garçon
    Il était considéré comme un « vrai » Mobutu et participait aux réunions de famille.

    6. Avec une inconnue brazzavilloise

    1. Robert
    Vit en Suisse.

  • Raphaël Mobutu reste introuvable, une semaine après sa chute dans la Garonne

    Raphaël Mobutu reste introuvable, une semaine après sa chute dans la Garonne

     

    Raphaël Mobutu Ngbonga, un des enfants de l'ancien président du Zaïre (RDC). Raphaël Mobutu Ngbonga, un des enfants de l’ancien président du Zaïre (RDC). © DR

    Plus d’une semaine après avoir sauté dans la Garonne, la nuit du 15 au 16 avril, Raphaël Mobutu, un des enfants de l’ancien président de la RDC (ex-Zaïre) est toujours introuvable. À en croire la famille du disparu, la police a écarté l’hypothèse de la noyade, mais les recherches se poursuivent.

    “Nous continuons à croire que notre frère a pu sortir de l’eau”, confie à Jeune Afrique, jeudi 24 avril, Yadongo Yemo Mobutu, fille de l’ancien président du Zaïre (aujourd’hui RDC, Joseph Désiré Mobutu Sese Seko (1965 – 1997). Dans la nuit du 15 au 16 avril, “entre 23 heures et 1 heure du matin”, Raphaël Mobutu Ngbonga, 35 ans, a sauté dans la Garonne, après avoir été pris en charge par les sapeurs-pompiers. Quelques instants plus tôt, sa voiture avait percuté un platane, à quelques mètres du pont des Catalans, à Toulouse.

    Qu’est-ce qui s’est réellement passé après l’accident ? Selon la famille du disparu, le jeune homme, probablement sous le choc, est resté calme dans sa voiture jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers. Ces derniers l’ont rapidement installé dans l’ambulance, après l’avoir maîtrisé à deux reprises à cause de ses moments d’agitation vraisemblablement dus au traumatisme. Mais Raphaël a finalement réussi à quitter l’ambulance pour se diriger vers le parapet du pont.

    Raphaël Mobutu amnésique ?

    Alertés, les policiers ont débarqué pour tenter de le rattraper. “Ils marchaient à son rythme”, raconte Yadongo Yemo Mobutu. Histoire de ne pas l’effrayer et entraîner sa chute. Mais, Raphaël, du haut de ses 1 mètres 91, a quand même sauté dans la Garonne. Très vite, un hélicoptère est intervenu pour le retrouver. Sans succès. “Ils ont cherché pendant deux heures, et les trois jours suivants, les hommes-grenouilles ont sondé le fleuve mais ils n’ont rien trouvé”, explique la sœur de la victime qui continue à “garder espoir”. Aujourd’hui, “la police a écarté l’hypothèse de la noyade”, affirme-t-elle, confiante. “Amnésique, Raphaël doit être quelque part mais il ne sait plus qui il est et où il habite”, avance-t-elle.

    En attendant que la mairie de Toulouse décide de la reprise des recherches, la famille a pris le relais. Des affiches sont collées un peu partout dans la ville, surtout dans les endroits où le disparu, amateur du basket, avait l’habitude de se rendre.

    Né dans une famille de six enfants dont deux issus d’un précédent mariage de “Maman 41” – sa mère et épouse du président Mobutu avant l’union de ce dernier avec Bobi Ladawa -, Raphaël est père de trois enfants. Il était intérimaire dans la préparation de commandes de produits pharmaceutiques à Toulouse.

    Juene Afrique

  • Kapend, Diomi Ndongala, Lumbala… Amnistiables ou pas ?

    Kapend, Diomi Ndongala, Lumbala… Amnistiables ou pas ?

     

    Les insignes de la justice militaire en RDC. Les insignes de la justice militaire en RDC. © Flickr/Osisa

    À la faveur de la politique de “cohésion nationale” en RDC, une loi d’amnistie a été promulguée par le président congolais, Joseph Kabila, le 11 février. Mais tous les détenus et prisonniers politiques ne sont – a priori – pas concernés. Zoom sur ces “gros poissons” dont les dossiers posent problème.

    Un “flou” juridique : c’est ce que dénoncent les ONG qui suivent l’application de la loi d’amnistie promulguée le 11 février par le président congolais Joseph Kabila. Déjà, il a fallu attendre plus de deux mois pour en voir, le 19 avril, la liste de 50 premiers bénéficiaires. Ce n’est qu’une “première vague”, assure-t-on à Kinshasa pour calmer ceux qui s’inquiétaient sur leur sort.

    Mais sur quels critères ces premiers amnistiés, parmi lesquels une dizaine d’ex-rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), ont-ils été choisis ? Les autorités congolaises répondent en renvoyant aux dispositions de l’arrêté pris par la ministre de la Justice, Wiwine Mumba, paraphrasant le texte de la loi : “Pour bénéficier des effets de l’amnistie, tout Congolais auteur, co-auteur ou complice de faits insurrectionnels et de faits de guerre [doit signer] personnellement un engagement écrit”.

    Une copie de l’acte d’engagement préétabli par le ministère de la Justice.

    “Sur le terrain, beaucoup de détenus et de prisonniers politiques ont signé le formulaire d’engagement mais aucun gros poisson n’est sorti de la prison”, tance Emmanuel Adu Cole, un de responsables de la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) à Kinshasa. “L’application de la mesure d’amnistie se fait de manière sélective et suspecte”, ajoute-t-il, dénonçant des “manœuvres” des autorités congolaises pour “maintenir en détention certains détenus et prisonniers politiques dont la libération sans condition a été pourtant recommandée lors des concertations nationales”, ces assises qui ont réuni à Kinshasa du 7 septembre au 5 octobre 2013 les délégués de la majorité, ceux de l’opposition et les membres de la société civile.

    Parmi les principaux accusés qui risquent de bénéficier – ou pas – de l’amnistie, plusieurs noms sont avancés par nos sources. Les voici :

    • Eddy Kapend et les autres condamnés pour l’assassinat de Kabila père : non amnistiables

    “C’est la volonté du législateur”, commente Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais. “La loi d’amnistie ne couvre que les infractions commises entre le 18 février 2006, date de la promulgation de l’actuelle Constitution du pays, et le 20 décembre 2012, date de la fin de l’ultimatum lancé aux groupes armés”, rappelle le ministre. Or les faits reprochés à Eddy Kapend, aide du camp de Laurent-Désiré Kabila, et à sa bande remontent au 16 janvier 2001, le jour de l’assassinat de l’ancien président dans son bureau de travail, au Palais de marbre à Kinshasa.

    Eddy Kapend, condamné à la peine capitale, et les autres co-accusés resteront donc en prison. Même si, le jour du prononcé de son verdict, le juge – démis de ses fonctions depuis – avait déclaré que le procès n’était pas terminé et que de nouvelles enquêtes devaient s’ouvrir. “Le pouvoir ne pouvait pas amnistier ces condamnés parce qu’il n’a pas intérêt aujourd’hui à voir les secrets de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila être étalés sur la place publique”, estime pour sa part Dismas Kitenge, président du Groupe Lotus, une ONG de droits humains affilié à la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

    • Eugène Diomi Ndongala : non amnistiable

    Le cas Diomi Ndongala ne passe pas non plus. L’opposant congolais a été condamné fin mars à dix ans de prison ferme pour viol. Un de crimes exclus du champ d’application de loi d’amnistie. Ses partisans et les ONG, dénonçant un “procès politique”, ne cessent pourtant d’exiger sa libération, mais les autorités congolaises restent de marbre. “Même les concertateurs [entendez les délégués aux concertations nationales, NDLR] avaient recommandé au chef de l’État de le libérer”, commente Freddy Kita, le secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC, parti de Diomi), qui ne voit dans ce refus du pouvoir qu’une “volonté de faire taire les opposants politiques”.

    • Le groupe “Imperium” : amnistiable

    Ces 12 détenus seraient, eux, à la porte de sortie de la prison militaire de Ndolo où ils croupissent depuis le 17 avril 2013. Selon les sources proches du dossier, ils auraient été notifiés de leur éventuelle amnistie. Présentés comme des “proches de Diomi Ndongala” – on y trouve une attachée de presse de l’opposant – ils sont accusés d’avoir voulu intenter à la vie du chef de l’État et à celle de son Premier ministre.

    Au départ, ils étaient au nombre de 13, mais l’un d’eux est décédé en détention. À la tête de ce “mouvement insurrectionnel” qui serait dénommé “Imperium”, on retrouve encore Diomi Ndongala, selon des sources judiciaires congolaises. L’opposant aurait mis en place ce groupe pour attaquer le cortège présidentiel, prendre le pouvoir par la force et le remettre à Étienne Tshisekedi. Ce que les accusés ont toujours nié.

    • Firmin Yangambi : amnistiable

    Condamné à 20 ans de prison en appel, Me Firmin Yangambi, président de l’ONG “Paix sur terre”, espère bénéficier aussi de l’amnistie, après avoir été déçu de n’avoir pas été gracié directement par le chef de l’État. Avec ses co-accusés, il a été reconnu fin juillet 2013 coupable de “détention illégale d’armes de guerre”, non sans avoir épuisé toutes les voies de recours. Un fait insurrectionnel qui remonte à 2009, période couverte par la loi d’amnistie.

    Détenu depuis 2009 après son arrestation à Kisangani, ville située au nord-est de la RDC, Firmin Yangambi a déjà purgé cinq ans de sa condamnation. S’il a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés, des sources proches du dossier indiquent que le défenseur des droits de l’Homme a accepté depuis le mois de mars d’accomplir toutes les formalités préalables à l’amnistie. “Mais ni son nom, ni a fortiori ceux de ses co-accusés, n’ont été repris sur la liste de 50 premiers bénéficiaires de l’amnistie”, regrette un proche de Yangambi qui espère que le pouvoir n’usera pas de manière injuste de son “pouvoir discrétionnaire” pour “retarder la libération” de celui compte un jour briguer la magistrature suprême en RDC. Il avait déjà annoncé sa candidature à la présidentielle de 2006, avant de se rétracter…

    • Le pasteur Fernando Kutino : amnistiable

    Responsable de l’église Armée de la victoire, le pasteur Fernando Kutino a été condamné en octobre 2008 à dix ans de prison pour détention illégale d’armes et tentative d’assassinat. Théoriquement, il pourrait bénéficier de la loi d’amnistie. La rumeur de sa libération a enflammé à plusieurs reprises les réseaux sociaux et les rues de Kinshasa. Réputé proche de Jean-Pierre Bemba, le candidat malheureux à la présidentielle de 2006 détenu à La Haye, Fernando Kutino est interné depuis août 2013 dans un centre hospitalier de la capitale à la suite d’un accident vasculaire cérébral.

    • Mushiki, Muhindo, Lumbala… : non amnistiables ?

    Plus le temps passe, plus la liste des personnes qui craignent de ne pas bénéficier de la loi d’amnistie s’allonge. Après Willy Mishiki, représentant des miliciens maï-maï de Walikale, dans le Nord-Kivu, arrêté à Kinshasa lorsqu’il était venu “représenter les groupes armés aux concertations nationales, ou le député Nzangi Muhindo, condamné à trois ans de prison pour des propos outrageants envers le chef de l’État, c’est au tour de Roger Lumbala de s’inquiéter de son sort. Cet élu de Miabi (Kasaï oriental), dont le mandat de député a été invalidé, qui avait rallié début 2013 la rébellion du M23, se trouverait sur la liste des personnes non amnistiables, selon Kinshasa.

    Photo : Firmin Yangambi (CC/Radio Okapi)
    

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    Par Trésor Kibangula

  • Appui technique et logistique pour les élections en RD Congo

    Appui technique et logistique pour les élections en RD Congo

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -La Mission de l’ONU en RDC va soutenir les prochains scrutins dans ce pays – La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) fournira un appui technique et logistique pour les élections à venir, a indiqué mercredi, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler.

    Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Kobler a souligné, dans un communiqué après sa visite à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la nécessité pour les élections d’être correctement financées et planifiées.

    Il a affirmé que la planification des élections doit être bien organisée et bien financée, tout en déclarant que ‘les erreurs de 2011 doivent être évitées».

    M. Kobler, qui dirige la Mission des Nations Unies dans ce pays connue sous le nom de MONUSCO, a également noté que les élections locales, provinciales et nationales qui auront lieu entre 2014 et 2016 doivent être bien planifiées.

    «Je garde à l’esprit les expériences de l’Afghanistan et de l’Irak, il faut plusieurs mois pour planifier de telles opérations’, a souligné le fonctionnaire de l’ONU qui a occupé des postes au sein des missions politiques des Nations Unies dans ces deux pays.

    Il a affirmé que pour réunir le budget nécessaire, l’ONU a mis sur pied un groupe de travail présidé par le responsable adjoint de la MONUSCO, Moustapha Soumaré.

    ‘Il est dans l’intérêt de la MONUSCO d’apporter son soutien aux opérations électorales, d’offrir ses bons offices et de maintenir de bonnes relations avec tous les partis politiques, à la fois de l’opposition et de la majorité’, a déclaré M. Kobler.

    Dans le cadre du mandat de la mission convenu par le Conseil de sécurité de l’ONU, la MONUSCO va fournir un appui technique, logistique et financier à la Commission électorale afin de garantir un processus électoral durable pendant tout le cycle électoral.

    Les élections présidentielles et législatives de novembre 2011 ont été marquées par des violences entre les membres des partis politiques dans presque toutes les provinces de ce vaste pays d’Afrique.

    L’ONU a enregistré 345 violations commises pendant la période électorale de 2011, touchant  au moins 769 victimes, notamment avec la mort d’au moins 41 personnes, selon le Bureau conjoint des droits de l’homme des Nations Unies (BCNUDH), qui comprend la MONUSCO.

    Pana

  • Exigence de visas pour ses ressortissants rwandais en RD Congo

    Exigence de visas pour ses ressortissants rwandais en RD Congo

    passeports-biometriquesLe service rwandais de l’immigration exige la levée de nouvelles restrictions imposées cette semaine par les autorités de la République Démocratique du Congo (RDC) au poste frontalier de Bukavu, dans le sud-ouest du pays, où tous les  ressortissants rwandais désireux de se rendre en RDC doivent désormais payer jusqu’à 55 dollars américains malgré l’accord de libre circulation des personnes et des biens signé dans le cadre de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL), a rapporté mercredi le quotidien ‘The New Times’ paraissant à Kigali.
    D’après le chargé de communication au service de l’immigration du Rwanda, Ange Sebutege, cette décision apparait comme une surprise aux yeux des officiels à Kigali de voir les autorités de la RDC commencer à faire payer les frais de visa pour les ressortissants rwandais qui passent par le poste frontalier de Rusizi reliant la ville rwandaise de Cyangugu (Sud-ouest) à celle congolaise de Bukavu.

    Désormais, chaque ressortissant rwandais doit payer un visa qui coûte 55 dollars américains pour les citoyens ordinaires et 35 dollers pour les étudiants, a indiqué M. Sebutege dans les colonnes du journal.

    On rappelle que la CEPGL est une initiative sous-régionale fondée en 1976 et regroupant trois pays de la région des Grands Lacs, à savoir: la RDC, le Burundi et le Rwanda avec comme objectif de promouvoir et intensifier les échanges commerciaux et la libre circulation des personnes et des biens.

    Même si certaines activités de cette structure avaient été suspendues au lendemain du génocide de 1994 au Rwanda avec plusieurs conflits qui ont ravagé les pays membres de ce regroupement, quelque années plus tard, cette initiative d’intégration entre les populations de la sous-région a été relancée en 2004 à l’initiative de la Belgique.

     

     

     

     

  • Choisir entre la peste et le choléra

    Choisir entre la peste et le choléra

     

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    Cette expression est revenue souvent dans la bouche des Congolais en 2006 lors de la compagne électorale entre Bemba et « Joseph Kabila ». Une façon pour eux, pour la plupart de ceux qui l’employaient, de montrer qu’ils n’avaient pas de choix devant des élections qui leur étaient imposées et vendues par la « Communauté Internationale », et comme je l’entends encore aujourd’hui, par ceux que des Congolais ont fini par intériorisés comme étant « leurs » décideurs. J’ai vu ou lu quelque part cette expression « les décideurs du monde ». Le mal n’est pas qu’ils les soient, c’est-à-dire « décideurs » pour je ne sais qui, mais le fait que des citoyens congolais, à la limite dépassés et dépités, l’adversaire a eu raison de ce type d’hommes, s’y soumettent et les reconnaissent comme tels, choque ma conscience. Mes pensées s’entrechoquent sans pouvoir se préciser et se fixer. Il y a toujours une possibilité. Il y a toujours un choix à faire, une attitude à adopter.

    En effet, ceux qui vous vendent aujourd’hui les élections sont les mêmes qui vous les ont vendues en 2006. Et en 2011, même Tshisekedi se fait prendre à l’hameçon. En 2006, le peuple se dit Jean Pierre Bemba est le fils du pays. Et le gars avait les mêmes parrains occidentaux que « Joseph Kabila ». Mais les parrains en avaient décidaient autrement. Leur choix fut « Joseph Kabila » qui reste leur homme. Ils avaient besoin de Bemba pour faire jouer le jeu démocratique et amener le peuple congolais comme des moutons à participer nombreux aux élections en vue de pouvoir les légitimer. En 2011, Tshisekedi et les siens (notre ami Mubake) affirmaient même que les « décideurs » auraient cette fois-ci compris ce que voulais le peuple congolais. Voter Tshisekedi et Il passera. Nenni, Tshisekedi attend toujours et ce jusqu’à ce jour son impérium alors qu’il a eu à solliciter dès le départ le consentement de mêmes « maîtres ».

    À deux reprises, la communauté et les « décideurs » de Congolais se sont moqués de la volonté populaire et jamais ils n’en tiendront compte s’ils ne sentent menacés, si le rapport de force n’est établi. La preuve, on le voit déjà avec le NDI. Ils boutiquent une autre mascarade électorale et cette fois-ci avec des nouveaux et anciens candidats qui reprennent comme hier encore la même rengaine. On amuse finalement les Congolais avec un bouc émissaire trouvé. Il s’agit d’un certain Malu Malu comme si tout dépendait de ce pauvre Abbé qui lui-même en acceptant de se soumettre à sa propre instrumentalisation ignore à peine qui il est.   Malu-Malu , abbé de son état, est d’abord un être humain comme tous les autres, avec ses points forts et ses faiblesses aussi. Lui ou pas, rien ne changera. « Joseph Kabila » se présente pour la troisième fois. Il ne peut le faire de lui-même parce que ce garçon n’est arrivé là où il pense qu’il est de lui-même. Il ne se maintient non plus de lui-même. Ceux qui l’ont fabriqué trouvent encore des raisons de croire en lui parce qu’il est leur homme. « Joseph Kabila » est un mercenaire et il se trouve où il est en service commandé. Que l’on dise dans quelle langue ?

    L’heure est d’engager et de préparer d’autres candidats pour jouer le jeu de Tshisekedi en 2011 et de Bemba en 2006. Les « décideurs » de Congolais les sortent fraichement de leur usine. Tous mangent dans les mains de ces décideurs et tous vendent le soutien américain à leur candidature. Raison ou pas, mais le Professeur Kalele avant de rejoindre le pauvre Arthur Z’ahidi Ngoma avait écrit un article dont le titre en lingala était révélateur : « KONGO ZOBA ».

    Je me suis toujours demandé comment quelqu’un qui possède toutes ses facultés mentales, qui se veut lucide, et à qui on proposerait de faire un choix entre deux maux, deux maladies, en choisisse finalement une pour motif qu’elle serait la moindre par rapport à l’autre. Celui qui vous fait une telle proposition sous-estime votre être et ne vous prend jamais au sérieux car moindre ou pas, le cholera reste une maladie qui, faute de soins et d’anticorps solides, peut conduire à la mort. C’est vraiment dommage que les Congolais se destinent à mourir et ce gratuitement.

    Elections, Elections, Elections, ….que ceux qui veulent y aller, ils ont juste le temps de s’inoculer le venin de la mort. Et ce sera fait pour eux.. Quant à nous, aussi longue que soit la nuit, le soleil finit par luire un jour. Notre combat est ailleurs. Il se résume dans la souffrance, la privation et non la jouissance et la quête d’une gloire immédiate. Nous avons choisi la voie la plus exigeante et la plus difficile. Celle où rien ne nous est acquis d’avance, ni notre nom, ni celui de notre peuple. Notre devise est de ne rien trouver sur un plateau d’argent. C’est à ce prix sque réside l’avenir de la RD-Congo. La RD-Congo est une conquête ou elle ne le sera jamais.

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, 
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo