Author: Don Kayembe

  • Feuilleton Kamerhe-Wivine Moleka au Tripaix/Ngaliema : un pourvoi en cassation de plus fait repousser la sentence redoutée par la partie accusée !

    Feuilleton Kamerhe-Wivine Moleka au Tripaix/Ngaliema : un pourvoi en cassation de plus fait repousser la sentence redoutée par la partie accusée !

    moleka-kamerhe-L’enjeu du procès en justice opposant la député Wivine Moleka à l’opposant Vital Kamerhe se révèle si décisif pour l’avenir politique du leader du parti UNC que l’inéluctable prolongation auquel il s’accroche avec la récidive du pourvoi en cassation actuelle risque de se révéler inefficace

    Dans l’affaire opposant Wivine Moleka à Vital Kamerhe pour imputations dommageables et dénonciation calomnieuse, le tribunal de paix de Ngaliema a décrété la surséance suite à un nouveau pourvoi en cassation introduit à la Cour suprême de justice par le prévenu contre la décision du tribunal de Grande instance.

     Jeudi 24 avril, la chambre I du tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema, siégeant au premier degré en matières répressives, a appelé la cause inscrite sous R.P. 23663/I ; affaire qui oppose la députée nationale Wivine Moleka à Vital Kamerhe, président du parti politique « Union pour la nation congolaise (UNC). Le ministère public et la partie civile accusent Vital Kamerhe d’imputations dommageables et dénonciation calomnieuse à cause d’une lettre mettant en cause la partie citante Wivine Moleka, adressée au président de la République et dont copie a été réservée à la CENI.

     En effet, Wivine Moleka trouve qu’il y a dans le chef du prévenu des propos mensongers portant atteinte à son honneur. Dès l’appel de la cause, le tribunal s’est déclaré régulièrement saisi, du fait que la notification de la date d’audience a été signifiée à l’adresse résidentielle du prévenu. Il a donc exigé la comparution personnelle de Vital Kamerhe.

    Immédiatement, les conseils du prévenu ont levé la main pour faire remarquer au tribunal que la comparution du prévenu n’est pas nécessaire. Cela, au motif que la prévention d’imputations dommageables dont il est poursuivi appelle une peine dépassant 2 ans. Et dans ce cas, la loi autorise qu’il peut être représenté par un de ses conseils, porteur d’une procuration spéciale.

    Deuxième argument avancé par la partie citée : il gît dans le dossier du tribunal une copie du pourvoi en cassation introduit à la Cour suprême de justice contre la décision rendue par le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, et dont il y a même eu la requête de confirmation introduite par le bâtonnier Mukendi. Pour la partie citée donc, il fallait la surséance. L’un de ces avocats a fait remarquer au tribunal : « Où la partie adverse a-t-elle sorti la dénonciation calomnieuse ? Vous allez constater qu’il y a un pourvoi qui gît dans le dossier. Le tribunal se dit saisi par rapport à quoi ? La peine poursuivie n’est pas supérieure à 2 ans, et le pourvoi ne permet pas à votre tribunal de se saisir de cette affaire. Nous disons qu’il y a surséance ».

    En guise de réaction, Me Arthur Mayala de la partie civile Wivine Moleka a fait comprendre au tribunal qu’il y a eu deux citations directes qui ont été initiées dans cette affaire. Et la partie citée est allée en appel pour la première qui concerne les imputations dommageables, mais non pour la deuxième qui concerne la dénonciation calomnieuse dont la peine requise est de 5 ans. En plus, toutes les deux citations directes ont été jointes. Il a fini par dire : « A l’audience d’aujourd’hui, nos confrères de la partie adverse n’ont rien à dire et ils n’ont qu’à disparaître de la barre. La dénonciation calomnieuse est punissable  de 5 ans ».
    La Cour de cassation va trancher

    Le deuxième avocat de la partie civile Wivine Moleka a fait voir au tribunal que le pourvoi en question est une copie libre qui n’a pas été envoyé à cette juridiction par le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, et non certifiée conforme à l’original. Mais le rencontrant, un conseil de la partie citée a déclaré au tribunal : « Nous avons la notification des actes à comparaître. Vital Kamerhe n’est notifié que pour les imputations dommageables. Nous avons déposé au greffe le pourvoi en cassation contre une décision du tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe. On nous reproche quoi, d’avoir respecté la procédure ? ».

    Revenant à la charge, l’un des conseils de Wivine Moleka a fait remarquer au tribunal que le pourvoi en question n’est pas l’original, tout en ajoutant : « C’est une correspondance d’un avocat qui vous écrit ».  Prié de donner son avis, le ministère public a fait voir que bien que la partie civile ait dit qu’il y a eu jonction de deux citations directes en exigeant la comparution de Vital Kamerhe, le tribunal est saisi à ce jour par rapport à la prévention d’imputations dommageables qui n’est punissable que de 1 an de servitude pénale principale. Par conséquent, le prévenu peut comparaître par l’entremise d’un avocat porteur d’une procuration spéciale. L’organe de la loi a ensuite déclaré : « Pour le second moyen, étant donné qu’ils ont introduit un pourvoi en cassation contre la décision du tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, nous trouvons que votre tribunal puisse surseoir ».

    Après avoir entendu toutes les parties, le tribunal s’est ainsi prononcé par la bouche de son président : « Le tribunal constate qu’il y a un acte de pourvoi en cassation introduit contre le jugement rendu en date du 19 février 2014 par le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe. Laquelle décision a renvoyé ladite cause devant le tribunal de céans pour examiner le fond. Sur ce, le tribunal décrète la surséance. A cet égard, le tribunal se dit incompétent pour statuer sur la régularité du pourvoi en cassation, cette compétence étant réservée à la Cour suprême de justice ».

    En bref, le tribunal a décrété la surséance du fait que la partie Vital Kamerhe  s’est pourvu en cassation cette fois contre un jugement définitif rendu par le tribunal de Grande instance, autorisant au tribunal de paix de Kinshasa/Ngalima de statuer sur le fond de l’affaire. C’est la Cour suprême de justice, faisant office de Cour de cassation, qui va désormais trancher.

    Le Potentiel

  • ANGOUILLE SOUS ROCHE DANS LES REFOULEMENTS DES CONGOLAIS DE BRAZZAVILLE : LES SERVICES DE SECURITE CONGOLAIS DEVRAIENT OUVRIR LE BON ŒIL

    ANGOUILLE SOUS ROCHE DANS LES REFOULEMENTS DES CONGOLAIS DE BRAZZAVILLE : LES SERVICES DE SECURITE CONGOLAIS DEVRAIENT OUVRIR LE BON ŒIL

    refoules-Depuis le 4 avril 2014, il se réalise des expulsions des Congolais kinois de la République populaire du Congo dit Congo-Brazza. Si dans le lot de 154 premiers refoulés, se trouvaient des Kulunas qui ont fui loin de Kinshasa pour échapper à l’opération « Likofi I » par laquelle ils étaient traqués, tel n’est plus le cas d’autres vagues de refoulés qui déferlent sur Kinshasa par la suite. Outre que l’on stigmatise les cas de vols, viols, brimades et bien d’autres formes de barbaries contre les Congolais kinois, le grand nombre de refoulés qui s’élève aujourd’hui à plus de 3.000 depuis le début de l’opération intrigue. Toutes les catégories de Congolais sont concernées si bien que l’on ne parle plus de catégorie cible et cela donne matière à réflexion.

    Quelques considérations historiques

    Elles permettent de comprendre ce qui se passe et de se projeter sur ce qui pourrait advenir de ces refoulements.

    Déjà au lendemain de la révolution du 17 mai 1997, un reste de militaires des FAZ, Forces armées zaïroises, avait traversé le fleuve pour s’établir à Brazzaville. Des obus même étaient tirés sur Kinshasa depuis Brazzaville. Provocation à laquelle les FAC, Forces armées congolaises de l’époque, n’avait pas répondu.

    Plus tard, des FAZ ont aidé Sassou Ngwesu à reprendre le pouvoir par la force au CongoBrazza. C’est donc dire que Congo Brazzaville est le refuge de bien d’éléments ex-Faz dont le rapatriement a eu à poser problèmes il y a quelques années. Un certain nombre d’entre eux sont rentrés au pays alors que d’autres ont préféré élire domicile au Congo-Brazza.

    Honoré Nbganda et Faustin Munene ont eu aussi pour repaire le Congo-Brazza d’où ils provoquaient le pouvoir kinois. Même si le gouvernement congolais s’était plaint pour que Faustin Munene lui soit livré et que le calme s’était établi par la suite, tout est possible. Et Faustin Munene n’avait jamais été livré à la RDC.

    Les éléments INYELE qui, lors de la première mandature de Kabila, voulaient s’emparer de la province de l’équateur seraient venus aussi du Congo-Brazza.

    Il y a peu, le rapprochement entre Kigali et Brazza s’est réalisé à merveille si bien que même une ligne aérienne a été inaugurée le 6 mai 2013 entre Kigali et Brazza. Pourtant, Kigali est connu pour être grand artisan de la déstabilisation manu militari de la RDC.

    La sonnette d’alarme

    Tenant compte de ces antécédents, les analystes sonnent l’alarme. Pour eux, un problème sécuritaire pourrait, au lendemain de ces expulsions, survenir en RDC. Des fractions réactionnaires des Congolais de la diaspora et bien d’autres sensibilités politiques ont toujours conseillé la rébellion armée pour déchoir Kabila. Incapable de réussir à l’est de la RDC, Kigali peut aussi choisir d’opérer à partir de l’ouest comme il l’avait d’ailleurs déjà fait en août 1998 à partir de la province du Bas-Congo.

    Il est ainsi possible pour tous ces ennemis du pouvoir kinois d’infiltrer leurs militaires parmi les refoulés qui entrent en territoire kinois. Si les services de sécurité de la RDC peuvent bien se pencher sur ce cas pour qu’aucune mauvaise surprise n’arrive au pays. D’ailleurs, il faut renforcer les mesures sécuritaires comme le référendum pour la révision constitutionnelle qui se pointe à l’horizon et dont les opposants au régime ne sont pas d’accord, passant outre les principes démocratiques.

    La sagesse tirée de la comparaison peut aussi aider. La guerre a commencé avec des mouvements humains et depuis l’arrivée massive des hutus au Nord-Kivu, l’est de la RDC est entrée dans un long cycle des guerres et dans un guêpier durant lequel se sont réalisés les pillages des richesses de la RDC et le génocide congolais.

    Il convient ainsi donc de veiller pour que ces vagues des Congolais qui sont refoulés de Congo-Brazza ne fassent entrer des militaires qui vont déstabiliser la RDC par la suite. Il y a certainement anguille sous roche dans les refoulements des Congolais kinois du Congo-Brazza surtout quand ces refoulements s’étendent dans tout Congo-Brazza. C’est indubitablement un prétexte pour faire renter n’importe qui au Congo-Kinshasa si bien les services de sécurité de la RDC doivent ouvrir l’œil et le bon.

    MAPAMITIBA

  • 36 activistes d’ONG en appellent à la victoire de l’Opposition en 2016 !

    -Se substituant au peuple congolais avant même les élections

    36 activistes d’ONG en appellent à la victoire de l’Opposition en 2016 !

     

    Les 22 et 23 avril 2014, des ONG ” venues de toutes les provinces de la République Démocratique du Congo (ROC)” (ce qui est faux en consultant la liste des 36 participants) disent avoir “ pris part au séminaire atelier organisé au CEPAS“, forum au terme duquel elles ont fait une déclaration en cinq points, à savoir : “Raison de notre prise de position“, “Pas de révision des dispositions constitutionnelles verrouillées“, “Pas de révision des dispositions constitutionnelles non verrouillées dans le contexte de l’heure“, “Pas de prolongation du mandat du Président de la République pour cause de report des élections” et “Nécessité de la préparation de l’alternance démocratique“. Le point qui interpelle tout analyste politique avisé est le dernier dans la mesure où les ONG s’affichent publiquement pour l’échec de la Majorité actuelle aux échéances électorales de 2016 et se prononcent ouvertement  pour la victoire de l’Opposition; ce qui a pour effet de les disqualifier comme missions d’observation électorale neutres. Car en démocratie, alternance veut dire ” changement de personnel opéré à la direction des institutions à travers les élections libres et transparentes“. Il a retenir d’emblée que la réunion du Cepas précède d’une semaine l’arrivée de John Kerry à Kinshasa. Etrange coïncidence…

     

     

                    “Toupictionnaire“, considéré comme  “ dictionnaire de politique“, dit de l’alternance politique qu’elle ” correspond à la situation d’un régime politique où des courants, des tendances ou des partis politiques différents se succèdent au pouvoir. C’est le cas lorsque la majorité politique est renversée par l’opposition, dans le respect des règles constitutionnelles, lors d’une élection législative ou présidentielle, par exemple“, conclut-elle.

                Pour Wikipedia.org, ” En politique, on parle d’alternance politique lorsque des partis appartenant à des courants politiques différents se succèdent au pouvoir. En pratique, l’alternance consiste généralement en un renversement de la majorité politique lors d’élections présidentielles et/ou législatives“.

                En un mot, Muteba Luhunga de la Société civile/Katanga, Paul Kasongo de Mali/Maniema, Jérôme Bonso de Linelit et Aeta, Daniel Ntumba de Nscc/Kasaï Occidental, Jimmy Bashile d’Acidh/Kasaï Oriental, Dorcas Sokomayi de Linelit, Désiré Lisombandole de Ffsy/Province Orientale, Ethy’s Mbala Kubu d’Aeta/Bandundu, Jonas Lukokivisi de Nscc/Bas-Congo, Alpha Kingo de l’Aeta/Bas-Congo, Dieudonné Been Masudi de Rnd/Katanga, Robert Bompose de Pvh, Marcel Wetsh’Okonda de Cdhc/Kinshasa, Jonas Tshiombela de Nscc, Muny Nlandu de l’Unikin, Guy Mudumbula Makoba de Crongd/Kin, Paul Amsini Musafini d’Icdea/Kinshasa, Georges Kapiamba d’Acaj, Nadine Patricia Kamuanya de Linelit/Kinshasa, Boniface Umpula de l’Acidh/Katanga, William Wenga du Renadhoc, Rosin Manketa de Vsv, Alikane Lokosa de Fudes/Cagl, Grace Lula Hamba de Lifded/Aeta Kinshasa, Serge Lukunga de l’Acidh/Katanga, Patrick Cibangu de Codesci/Kasaï Oriental, Albert Mutombo de Ciam-Kin, Laurent Kurhenga de Renaf/Aeta Sud-Kivu, Jean-Bosco Puna de la Société civile/RDC, Justine Masika de Sfvs/Nord-Kivu, Christopher Ngoyi de la Société civile/RDC, Olivier Gikomo Maswa de l’Acidh/Kinshasa, Gérard Bisambu de Rectc/Aeta, Joël Mpundu du Groupe Amos et Mwila Kayembe des Toges noires ont décidé, à la place peuple congolais, d’en appeler solennellement à la défaite de la Majorité. Donc en faveur de la victoire de l’Opposition.

     

    Elles s’excluent de toute mission d’observation électorale

     

                Effectivement, le fameux point 5 intitulé “Nécessité de la préparation de l’alternance démocratique” est libellé en ces termes :  ” Les ONG de la société civile relèvent que la fin du mandat du Président en exercice constitue une bonne opportunité pour la RDC pour emboiter le pas aux autres Etats africains qui savourent déjà les fruits de l’alternance démocratique au pouvoir: tels que le Bénin, le Ghana, le Sénégal, la Zambie, etc. car l’alternance permettra aux candidats de la majorité et à ceux de l’opposition de s’affronter à armes égales pour recueillir le suffrage des congolais. Les ONG de la société civile invitent les forces politiques à mettre à profit le peu de temps qui nous séparent de l’échéance de 2016 pour préparer cette alternance démocratique, entre autres, en proposant à la population une vision et un projet de société à la dimension du destin prophétique de la RDC, des stratégies ainsi que des hommes et des femmes pour sa concrétisation“.

                En clair, ces ONG considèrent que le départ de Joseph Kabila est une occasion non pas pour la Majorité de garder le pouvoir, mais pour qu’un opposant et sa famille politique prennent la succession. N’importe quel opposant, entendu.

                Pourtant, elles savent toutes que nulle part dans la Constitution de la RDC  – comme dans les Constitutions du Bénin, du Ghana, du Sénégal et de la Zambie ainsi que dans celles des Etats-Unis, de la France, de la Belgique, de la Grande-Bretagne et de la Scandinavie, voire du Japon, de la Corée du Sud, de l’Inde ou de l’Afrique du Sud, ne figure un seul article qui interdit à la Majorité de se succéder à elle-même.

                Dans une chronique intitulée “2016 ne signifie pas forcément alternance !” mise en ligne voici trois semaines, trois exemples sont pris pour appuyer cette assertion : ” L’histoire des Etats de tradition démocratique séculaire renseigne qu’aux Etats-Unis, le Parti républicain avait été aux affaires 12 ans de suite (1981-1993) contre 20 ans (1933-1953) pour le Parti démocrate alors que le mandat du président de la République est quadriennal. En France, sous la V° République, la Droite avait été aux affaires 23 ans de suite (1958-1981) pendant que le mandat présidentiel était septennal. En Grande-Bretagne, les Conservateurs étaient aux affaires 18 ans de suite (1979-1997) après un premier exploit de 29 ans (1935-1964)“. Nous avons ajouté : ” En RDC, la Majorité présidentielle est en droit de réaliser le même exploit. Les circonstances s’y prêtent. Faute d’alternative ni d’alternance dans le chef de l’Opposition“, y lit-on.

                Après tout, avons-nous relevé dans le chapeau, le principe universellement établi est que ” un parti ou un regroupement politique se crée pour CONQUERIR, EXERCER ET CONSERVER LE POUVOIR“. Et  nous avons ajouté : ” S’il n’a pas globalement ces trois objectifs dans ses statuts, c’est qu’il fait de l’aventure “.

                Les 36 activistes d’ONG qui se sont réunis au Cepas en engageant unilatéralement l’ensemble de la Société civile peuvent tout ignorer ou tout contester, sauf le droit de la Majorité de garder le pouvoir tant que le peuple lui fait confiance.

                Que ces activistes, habituée à évoquer la Constitution, les Lois de la République et même le Droit international à tout bout de champ, se soient pour une fois abstenus de fonder leur argumentation sur une seule disposition légale, c’est bien la preuve qu’ils savent qu’ils mentent.

     

    Séjour de John Kerry : un début de réponse

     

                Aussi, en toute logique, s’excluent-ils de toute mission d’observation électorale neutre du simple fait d’afficher par avance leurs préférences “politiques”.

                D’ailleurs, comme par coïncidence, ces activistes avaient pris position pour Etienne Tshisekedi lors des élections du 28 novembre 2011.

                En attendant, on ne peut déjà s’interroger sur l’origine de la logistique  pour réunir à Cepas des ONG ” venues de toutes les provinces du pays“. Il a fallu un financement solide.

                D’où l’interpellation à laquelle se livre l’internaute Lingomba dans sa réaction reproduite par le site www.7sur7.cd lorsqu’il écrit : ”  L’autre question est de se demander comment ces membres de la societe civile sont arrivés à Kinshasa, qui les a logés, nouris et autre prise en charge…“.

                Identifier la source du financement permet de savoir d’où vient ce qui s’apparente au mépris du souverain primaire. Car une Société civile qui se substitue au peuple est une escroquerie assumée.

                Un début de réponse est peut-être dans l’annonce de l’arrivée à Kinshasa – ce mardi 29 avril 2014 – du secrétaire d’Etat américain John Kerry.

                Les analystes qui suivent le processus démocratique dans notre pays savent que sous la Transition dite “Mobutu-Tshisekedi” (1990-1997), les sorties politico-médiatiques des ONG précédaient soit une visite d’une personnalité occidentale ou soit l’annonce d’une importante décision américaine ou européenne.

                Les prochaines 48 heures sont à suivre de près. On verra comment les ONG qui se réunies au Cepas vont chercher à se substituer à la Société civile en vue de rencontrer l’homme d’Etat américain.  

                C’est la rançon de la forte politisation de la Société civile qui se poursuit voici près d’un quart de siècle.

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Le piège de Bomboko contre Mulele

    Le piège de Bomboko contre Mulele

    Mulele-Assassinat de Pierre Mulele, un des pionniers de la lutte de libération du Congo

    Devoir de mémoire : 1968, 3 octobre.

    Le piège de Bomboko contre Mulele

    Pierre Mulele et Théodore Bengila ont été assassinés le 3 octobre 1968. Il y a exactement quarante ans, jour pour jour, que ce crime ignoble fut perpétré. Ce meurtre illustre toute la cruauté et toute la bestialité du néo-colonialisme qui, depuis 1960, a ravagé et détruit le Congo. Le devoir de mémoire nous impose de revisiter ces témoignages insoutenables et d’évoquer l’horreur et la barbarie de la mise à mort de Pierre Mulele.

    L’assassinat de Patrice Emery Lumumba en janvier 1961 a profondément révolté Pierre Mulele. Ce qui le conduira quelques années plus tard à prendre le maquis dans sa région natale du Bandundu pour poursuivre l’œuvre du « maître ». De décembre 1967 à septembre 1968, Pierre Mulele et ses lieutenants, dont sa fidèle compagne Léonie Abo, installés à Matende-Lukamba, animent le mouvement insurrectionnel.

    Harcelé par les troupes de Mobutu et ses mercenaires, Pierre Mulele qui doit faire face à d’insurmontables difficultés logistiques, continue inlassablement la formation politique et idéologique de ses partisans. Mais les renforts en armes, en hommes et en cadres lumumbistes qu’il attend de Brazzaville tardent à venir.

    C’est ainsi que le 12 septembre 1968, en compagnie de Léonie Abo et de Joseph Makindua, Pierre Mulele embarque dans une petite pirogue pour Brazzaville. Arrivés dans la petite capitale congolaise le 13 septembre, Mulele et ses compagnons sont immédiatement placés en résidence surveillée au «Camp de la milice ».

    A plusieurs reprises, le chef maquisard va s’entretenir avec de nombreux officiels de Brazzaville. Le 27 septembre, il est enfin autorisé à rencontrer ses compatriotes, des camarades lumumbistes résidant à Brazzaville. Mais les autorités du Congo-Brazzaville déjà en pourparlers avec leurs collègues de Kinshasa intiment pratiquement à Pierre Mulele l’ordre de rejoindre la rive gauche du fleuve pour prendre part au processus de réconciliation nationale dans le cadre de l’amnistie générale proclamée par le président Mobutu.

    Selon plusieurs témoignages, de nombreux cadres lumumbistes exilés à Brazzaville vont essayer, en vain, de convaincre les autorités de ce pays à ne pas tomber dans le piège que leur tendait Mobutu.

    Le 28 septembre, Justin Marie Bomboko, le ministre des Affaires étrangères de Mobutu signe avec son collègue de Brazzaville un accord secret qui garantit la sécurité de Pierre Mulele et de ses compagnons. A la sortie de l’audience que lui accorde le président Marien Ngouabi, le ministre Bomboko déclare : «L’amnistie générale décrétée à Kinshasa par le général Mobutu, est valable pour tous. Nous accueillons donc M. Mulele en frère. Il travaillera avec nous pour la libération totale de notre pays».

    LE RETOUR A KINSHASA

    Le 29 septembre à 11 heures, Justin-Marie Bomboko offre une somptueuse réception sur le yacht présidentiel que Mobutu a mis à sa disposition pour ramener au pays Pierre Mulele. Tout Brazzaville et le héros du jour, Pierre Mulele, y participent. En début d’après-midi, l’imposant yacht met le cap sur Kinshasa. A son bord Pierre Mulele, Léonie Abo, Joseph Makindua, et deux autres compagnons, Théodore Kabamba et Zénon Mibamba.

    Pierre Mulele et sa femme, hôtes de Justin-Marie Bomboko, passeront la nuit dans la résidence officielle du ministre des Affaires étrangères. Les trois jours suivants, Pierre Mulele recevra dans cette résidence des dizaines d’amis venus le saluer. La seule formalité qu’ils ont à accomplir est de faire enregistrer leurs noms auprès des soldats commis à la garde.

    Un des visiteurs, Germain Mwefu, ami d’enfance, fait à Mulele cette confidence : «A l’extérieur, nous entendons des rumeurs disant que l’on va te tuer. La situation est grave, il faut que tu prennes la fuite.» Ce qui lui vaut cette réponse énigmatique de Pierre Mulele: «Je ne suis pas allé à Brazzaville pour arriver à Kinshasa. Il y a eu un changement là-bas et cela m’a amené ici. Il y a trois choses: la naissance, la vie et la mort. J’ai fait tout ce que je pouvais, j’ai semé les bonnes graines, elles ne sont pas tombées sur les rochers mais dans la bonne terre. J’attends maintenant mon dernier jour.»

    UN ASSASSINAT BARBARE

    Le 2 octobre, soit le quatrième jour de son retour à Kinshasa, vers 17 heures, Pierre Mulele, sa compagne Abo, une de ses soeurs Thérèse et son camarade Zénon Mibamba prennent place à bord d’un véhicule mis à leur disposition par le ministre Bomboko. Après avoir traversé le boulevard du 30 Juin, le chauffeur qui a reçu des ordres, emprunte l’avenue du 24 Novembre et les conduit enfin au camp militaire Lieutenant colonel Kokolo où les a déjà précédés Théodore Bengila. Ce dernier, apercevant Mulele, lui lance : «Vous aussi, vous êtes venus pour qu’ils nous tuent tous ensemble? »

    Toutes les personnes qui étaient venues cet après-midi-là rendre visite à Pierre Mulele dans la résidence de Bomboko, sont également amenées au camp militaire. Parmi elles la mère de Mulele, Mama Agnes Luam et Annie, la fille de Bengila. Toutes ces personnes seront tenues au secret pendant trois mois au camp Kokolo, sans savoir ce qu’il sera advenu de Pierre Mulele.

    Pierre Mulele et Théodore Bengila sont immédiatement séparés de leurs compagnons et enfermés dans un petit local. Ils vont être assassinés au cours de cette nuit du 2 au 3 octobre 1968. La cruauté et la bestialité avec lesquelles Mulele et son compagnon d’infortune vont être mis à mort couvriront à jamais d’ignominie et de honte le régime qui a ordonné une telle sauvagerie. Avant de mourir, Pierre Mulele connaîtra des souffrances extrêmes.

    Alors qu’il est encore vivant, les bourreaux lui arrachent les oreilles, lui coupent le nez, retirent ses yeux de leurs orbites. Ils lui arrachent ensuite les organes génitaux. Alors qu’il est toujours vivant, ils lui amputent les bras et les jambes. Les restes de son corps seront ensuite jetés dans un sac et immergés dans le fleuve. Théodore Bengila a subi le même sort .

    Rich Ngapi

  • Emeneya: Après la bousculade de Kikwit, de nombreuses questions se posent

    Emeneya: Après la bousculade de Kikwit, de nombreuses questions se posent

    EmeneyaLong-Après la bousculade lors du concert en hommage à  King Kester Emeneya, selon les autorités locales, le bilan officiel, difficile à établir, était d’une vingtaine de morts. Mais de nombreuses questions se posent sur les circonstances de ce drame.

    Après la vague de panique, vendredi 25 avril dans la soirée, le calme était presque revenu sur la ville de Kikwit. Une vingtaine de blessés étaient toujours soignés à l’hôpital. Fractures, blessures au torse et dans le bas du dos : les traumatismes sont nombreux.

    Toute la journée, médecins et autorités locales ont été débordés par l’ampleur du drame.
    Accueillir les blessés par dizaines, compter les morts : en l’absence d’une morgue fonctionnelle, de nombreuses familles ont gardé les corps chez elle.

    Un bilan officiel remis en cause

    Et c’est d’ailleurs pour cette raison que certaines sources remettent en cause le bilan officiel. Selon elle les morts seraient plus nombreux. Difficile à dire. Une enquête hier a été ouverte. Mais les questions demeurent nombreuses. Pourquoi y a-t-il eu une panne du générateur ? Pourquoi n’y avait-il qu’une seule sortie de secours ?

    Des témoins ont décrit la difficulté de quitter le stade, encombré à l’extérieur par des motos taxis et des personnes qui essayaient de rentrer. Autant de questions auxquelles l’enquête va devoir répondre. Dans l’immédiat, le festival et les concerts programmés jusqu’à dimanche ont en tout cas été annulés.

    RFI

  • Emeneya:Plusieurs morts après une bousculade lors d’un concert à Kikwit

    Emeneya:Plusieurs morts après une bousculade lors d’un concert à Kikwit

    Emeneya funeral-Jeudi soir, un concert de musique en l’honneur du chanteur défunt King Kester Emeneya, dans sa ville natale de Kikwit, à 450 kilomètres à l’est de la capitale Kinshasa, a tourné au drame.

    C’est une bousculade, un moment de panique en réalité qui a provoqué le drame. Toute la soirée, des dizaines de chanteurs et danseurs s’étaient succédés sur scène. Vers 2h du matin, en plein concert de Fally Ipupa, la grande star de la soirée, une coupure d’électricité a plongé le public dans le noir.

     

    D’après les autorités provinciales, le générateur qui fournissait le courant est tombé en panne. Or il n’y a pas d’électricité du tout dans la ville de Kikwit. Le noir complet a entraîné un mouvement de panique. Tout le monde a voulu partir en même temps, mais il n’y avait que deux sorties. Selon des témoins l’une était fermée et l’autre était encombrée par des taxis-motos qui ont compliqué la sortie des spectateurs. Ce qui donné lieu à une bousculade. Des personnes sont tombées, certaines ont été piétinées.

    Au moins 23 morts et 19 blessés

    L’hôpital de la ville a recensé 23 morts, mais le bilan pourrait s’alourdir. Car sans électricité il n’y a pas de morgue à Kikwit. Difficile donc d’avoir un bilan global. Certaines familles ont sans doute directement transporté le mort chez elles.

    Ce qui est sûr c’est que le stade, un grand carré de verdure pouvant accueillir 20 000 personnes, était plein à craquer. Fally Ipupa se produisait pour la première fois à Kikwit. Un grand événement pour cette ville de 400 000 habitants située dans la province de Bandundu.

    Les blessés continuent d’affluer à l’hôpital

    D’après différentes personnes jointes par téléphone, l’hôpital de Kikwit était littéralement pris d’assaut ce vendredi. Les blessés, les autorités locales, mais aussi les familles paniquées en quête de leurs proches, se succèdent à l’entrée de l’établissement. Officiellement, il y a 13 blessés, mais plusieurs sources évoquent plutôt une cinquantaine de personnes souffrant de fractures ou de blessures notamment au thorax et dans le dos.

    Ce vendredi matin, une enquête a été ouverte. Elle devrait servir à déterminer si la police et les autorités étaient suffisamment préparées à gérer cette foule.

  • Senegal: Abdoulaye Wade est arrivé à Dakar

    Senegal: Abdoulaye Wade est arrivé à Dakar

    wade-Il était attendu depuis 48 heures pour son grand retour au pays, après deux ans d’absence. Abdoulaye Wade, l’ancien président sénégalais a fini par arriver. Son appareil, qui avait décollé quelques heures plus tôt de Casablanca, s’est posé ce vendredi 25 avril peu avant minuit à l’aéroport de Dakar.

    Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

     

    Abdoulaye Wade: « Ce qui est le plus poignant, c’est d’être à l’étranger et de regarder le Sénégal souffrir ! »

     

    Abdoulaye Wade est finalement arrivé à Dakar vendredi soir. Accompagné par une escorte motorisée, Abdoulaye Wade est d’abord retourné au siège de son parti où quelques milliers de militants l’ont accueilli. Il a expliqué les raisons de son retour devant les militants de son parti et a dit son amertume sur la conduite du pouvoir par Macky Sall. « Lorsqu’il a gagné la présidentielle, je l’ai immédiatement appelé pour le féliciter. Je lui ai proposé mon aide, a expliqué Abdoulaye Wade. Je lui ai exprimé ma disponibilité à l’aider en cas de besoin. Il ne m’a jamais répondu. Mais peu après, il s’est mis à s’attaquer à mes proches : les ministres, les directeurs de cabinet, les chefs de cabinet… toutes les hautes personnalités de mon régime… il a fait une liste pour tenter de les mettre en prison. Il leur a d’abord interdit de sortir du territoire. Et par-dessus tout, ce régime a fini par emprisonner certaines personnalités. Aïda Ndiongue, Ndèye Khady Guèye… et Karim sont en prison. Mais ce qui est le plus poignant, c’est d’être à l’étranger et de regarder le Sénégal souffrir ! … le pays souffre à cause de la pauvreté, à cause du gaspillage… J’ai vu les paysans souffrir… Mais je vais vous montrer le droit chemin… de sorte à ce que ceux qui ont tout gâté ici, ne seront plus au pouvoir ! »

    Au siège du PDS, les militants ne cachent pas leur joie. « Le Pape du Sopi (« changement », nom de l’ex-alliance dirigée par Abdoulaye Wade, NDLR) est de retour au Sénégal, exulte un militant. Les gens l’attendaient avec impatience. Aujourd’hui, la permanence d’Omar Lamine Badji est remplie de monde. Tous nos alliés sont là (…) Il va faire bouger encore son parti. Le Parti va encore renaître de ses cendres. On va gagner les locales avec Abdoulaye Wade. On va tout reconquérir, inch’allah. On va regagner toutes les communautés rurales et les communes qu’on avait perdues. On va reconquérir Dakar, Saint-Louis, etc. Partout, le PDS est toujours debout, est toujours fort. Avec ses alliés. Avec beaucoup de marabouts qui soutiennent le président de la République, car Abdoulaye Wade (est) de retour, et on va reconquérir le Sénégal. Enfin, enfin, le pape du Sopi est de retour au Sénégal. »

    Beaucoup de monde attendadient l’ancien président au siège du PDS. Une ambiance des grands soirs, une ambiance de meeting, de fête, véritablement. Beaucoup de musique. On chante, on danse, on rit.

    Déjà la nouvelle de l’arrivée d’Abdoulaye Wade à l’aéroport avait été accueillie avec des cris de joie, dans une clameur, et sans doute, un certain soulagement après cette si longue attente, et tout ce suspense autour du voyage de l’ancien président après deux ans d’absence.

    Le retard de l’arrivée d’Abdulaye Wade a suscité beaucoup de polémiques dans son pays : le gouvernement et le Parti démocratique sénégalais (PDS) se sont accusés mutuellement depuis deux jours, de vouloir saboter son retour. Abdoulaye Wade, qui était attendu depuis mercredi, a dû passer deux nuits à Casablanca, où il est resté bloqué officiellement pour des raisons d’autorisation d’atterrissage.

    Seydou Guèye, le secrétaire général du gouvernement et porte-parole de l’Alliance pour la République estime que l’ex-président « a fait le choix de rentrer au Sénégal en tant qu’homme politique ».

    Il a usé de subterfuges et de manipulations pour attirer l’attention sur ce voyage, et faire le buzz, comme on le dit en langage moderne.
    RFI

     

     

  • Mobutu:femmes et enfants

    Mobutu:femmes et enfants

    famille-Mobutu-1  Avec Marie-Antoinette : Décédée en 1997 1. Niwa
    Aîné de la famille, né en 1955, mort en 1994. Fils préféré de Mobutu, semble-t-il, il est le seul de ses enfants à avoir été membre du gouvernement, en qualité de secrétaire d’État aux Affaires étrangères, puis à la Coopération internationale. Il a également été ambassadeur itinérant.2. Ngombo
    L’aînée des filles avait convolé en justes noces avec le fils du maire de Limete (une commune de Kinshasa), un ami de son père. D’abord conseiller à la présidence, le gendre sera ensuite promu secrétaire d’État. Mais l’union ne fut pas heureuse. Après avoir tenté de mettre fin à ses jours du vivant même de son père, Ngombo, mère de deux enfants, vit actuellement en Belgique.3. Manda
    Après des études en Belgique, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, il entre à l’École de formation des officiers de Kananga (Kasaï occidental), d’où il sort avec le grade de sous-lieutenant en 1986. Il entreprend une brève carrière militaire avant de se tourner vers les affaires, puis de créer un parti politique en 1999. Il entretenait des rapports difficiles avec son père. Meurt en 2004.4. Konga
    C’est le moins connu des enfants Mobutu. Lieutenant sorti de l’École de formation des officiers de Kananga, il était très discret et sans réseaux. Il est décédé en 1995.

    5. Ngawali
    Fille préférée de son père, selon un membre de la famille, cette diplômée en relations internationales d’une université américaine a été sa conseillère diplomatique entre 1990 et 1997. Mariée à un Ivoirien, elle a fini par divorcer. Elle vit actuellement dans le 16e arrondissement de Paris et a un bon train de vie.

    6. Yango
    Divorcée, elle vit en Belgique.

    7. Yakpwa
    Elle s’était mariée avec un Belge qui avait réussi à s’introduire dans le premier cercle des proches du maréchal. Mais le gendre n’hésitera pas à traîner la famille dans la boue après la chute du beau-père. Divorcée, Yakpwa réside en Belgique.

    8. Kongolu
    Capitaine des Forces armées zaïroises, il traînait une réputation sulfureuse qui lui avait valu le surnom de Saddam Hussein. Resté jusqu’au bout aux côtés de son père pendant les moments difficiles, il meurt en 1998.

    9. Ndagbia
    La cadette du premier mariage de Mobutu est mariée et vit en Belgique.
    2. Avec Bobi Ladawa : Vit à Faro (Portugal)

    1 Nzanga
    Porte-parole de son père au moment de sa chute, il est ministre d’État chargé de l’Agriculture du gouvernement congolais depuis février dernier. Son alliance avec Joseph Kabila n’avait pas été appréciée par ses sœurs issues du premier lit, qui ne soutiennent pas le protocole d’accord entre le parti de Nzanga (Udemo) et la majorité présidentielle (AMP).

    2. Giala
    Député national, il est le président du groupe parlementaire de l’Udemo, le parti fondé par son frère.

    3. Toku
    Ayant fait des études de communication, elle travaille actuellement en France, où elle s’est installée.

    4. Ndokula
    Elle vivrait entre l’Espagne et le Maroc.

    3. Avec Kosia : Vit au Maroc

    1.  Ya-Litho
    Elle vit à Kinshasa.

    2. Tende
    Elle vivrait au Maroc avec sa mère.

    3. Sengboni
    Elle vivrait au Maroc avec sa mère.

    4. Avec « Mama 41 »

    1. Senghor
    Né dans un avion survolant le Sénégal.

    2. Dongo
    Elle a vécu avec ses deux frères à Pau (France) et y vivrait encore.

    3. Nzanga
    Il vivrait à Pau.

    5. Avec Mbangula

    1. Un garçon
    Il était considéré comme un « vrai » Mobutu et participait aux réunions de famille.

    6. Avec une inconnue brazzavilloise

    1. Robert
    Vit en Suisse.

  • Raphaël Mobutu reste introuvable, une semaine après sa chute dans la Garonne

    Raphaël Mobutu reste introuvable, une semaine après sa chute dans la Garonne

     

    Raphaël Mobutu Ngbonga, un des enfants de l'ancien président du Zaïre (RDC). Raphaël Mobutu Ngbonga, un des enfants de l’ancien président du Zaïre (RDC). © DR

    Plus d’une semaine après avoir sauté dans la Garonne, la nuit du 15 au 16 avril, Raphaël Mobutu, un des enfants de l’ancien président de la RDC (ex-Zaïre) est toujours introuvable. À en croire la famille du disparu, la police a écarté l’hypothèse de la noyade, mais les recherches se poursuivent.

    “Nous continuons à croire que notre frère a pu sortir de l’eau”, confie à Jeune Afrique, jeudi 24 avril, Yadongo Yemo Mobutu, fille de l’ancien président du Zaïre (aujourd’hui RDC, Joseph Désiré Mobutu Sese Seko (1965 – 1997). Dans la nuit du 15 au 16 avril, “entre 23 heures et 1 heure du matin”, Raphaël Mobutu Ngbonga, 35 ans, a sauté dans la Garonne, après avoir été pris en charge par les sapeurs-pompiers. Quelques instants plus tôt, sa voiture avait percuté un platane, à quelques mètres du pont des Catalans, à Toulouse.

    Qu’est-ce qui s’est réellement passé après l’accident ? Selon la famille du disparu, le jeune homme, probablement sous le choc, est resté calme dans sa voiture jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers. Ces derniers l’ont rapidement installé dans l’ambulance, après l’avoir maîtrisé à deux reprises à cause de ses moments d’agitation vraisemblablement dus au traumatisme. Mais Raphaël a finalement réussi à quitter l’ambulance pour se diriger vers le parapet du pont.

    Raphaël Mobutu amnésique ?

    Alertés, les policiers ont débarqué pour tenter de le rattraper. “Ils marchaient à son rythme”, raconte Yadongo Yemo Mobutu. Histoire de ne pas l’effrayer et entraîner sa chute. Mais, Raphaël, du haut de ses 1 mètres 91, a quand même sauté dans la Garonne. Très vite, un hélicoptère est intervenu pour le retrouver. Sans succès. “Ils ont cherché pendant deux heures, et les trois jours suivants, les hommes-grenouilles ont sondé le fleuve mais ils n’ont rien trouvé”, explique la sœur de la victime qui continue à “garder espoir”. Aujourd’hui, “la police a écarté l’hypothèse de la noyade”, affirme-t-elle, confiante. “Amnésique, Raphaël doit être quelque part mais il ne sait plus qui il est et où il habite”, avance-t-elle.

    En attendant que la mairie de Toulouse décide de la reprise des recherches, la famille a pris le relais. Des affiches sont collées un peu partout dans la ville, surtout dans les endroits où le disparu, amateur du basket, avait l’habitude de se rendre.

    Né dans une famille de six enfants dont deux issus d’un précédent mariage de “Maman 41” – sa mère et épouse du président Mobutu avant l’union de ce dernier avec Bobi Ladawa -, Raphaël est père de trois enfants. Il était intérimaire dans la préparation de commandes de produits pharmaceutiques à Toulouse.

    Juene Afrique