Author: Don Kayembe

  • Crise de nerfs à l’Opposition républicaine : Ultimatum de l’UDPS à Léon Kengo

    Crise de nerfs à l’Opposition républicaine : Ultimatum de l’UDPS à Léon Kengo

    Me- Honrable Serge Mayamba
    Me- Honrable Serge Mayamba

    -Les griefs se sont accumulés contre l’autorité morale, accusée de cafouillages cette fois-ci par ses alliés transfuges de Limete qui refusent d’être relegués au rang de simples spectateurs alors qu’ils constituent le plus important régiment des forces signataires de la charte de l’OR.

    Simples scènes de ménage ou turbulences avant le crash? Si le diagnostic est incertain, une chose est sûre : à l’Opposition Républicaine, l’incompréhension grandit entre l’Autorité morale et ses régiments. Après Lisanga, les élus UDPS haussent le ton. Ils chargent Kengo de peaufiner des stratégies en leur défaveur.

    Léon Kengo wa Dondo, autorité morale de l’Opposition Républicaine, regroupement politique partenaire de la Majorité présidentielle aux Concertations nationales annoncé aussi dans le prochain gouvernement de cohésion nationale, a de plus en plus du mal à tenir ses troupes. Déjà confronté à la fronde menée par Jean-Pierre Lisanga, propre modérateur de la plateforme mécontent de l’arrivée du RCD d’Azarias Ruberwa Manyiwa, Kengo doit cette fois-ci, faire face à la grogne relancée par ses alliés de l’UDPS, environ 20 députés conduits par l’intraitable Serge Mayamba, ancien mandataire de Tshisekedi à la présidentielle et député national élu de la Tshangu, à Kinshasa.

    L’autorité morale a déjà tenté d’imposer une communication à sens unique à ses partenaires au mois de février dernier quand, réunis autour de sa personne, des sociétaires se sont vus remettre les recommandations des Concertations nationales et le document contenant son ancien projet de campagne, en plus d’un message énervant du genre «Nous tiendrons compte de I ‘expérience en ce qui concerne le gouvernement de cohésion nationale»! Alors que dans une négociation ou un partenariat politique les protagonistes n’obéissent qu’à la logique du rapport des forces, la colonne de l’UDPS, la plus grosse écurie de l’OR, a vite soupçonné un coup fourré et mis ses troupes en alerte. Un message de mécontentement assorti d’une menace de se désolidariser de Kengo est transmis au sénateur Michel Bongongo, l’un des sherpas du patron de l’OR. Saisi, Kengo vacille. Il est obligé de mandater Bongongo pour prendre langue avec Mayamba et ses amis. La rencontre a lieu dans un Hôtel de Kinshasa. Chaleur! Le régiment UDPS, qui a su s’affranchir de l’emprise de Limete à l’issue des législatives nationales, recadre vertement le missi dominici. Ses ténors l’ont comprendre que l’UDPS, principale force de l’OR, a tout à perdre -crédit, prestige, virginité politique et côté populaire. Moralité : Kengo, leader de bureau, a tout à gagner non seulement en s’affichant avec eux mais aussi et surtout en se montrant correct vis-à-vis d’eux. Bongongo est rentré faire rapport au boss. Le lendemain, Kengo reçoit les Tshisekedistes. Redoutables, ils dévoilent leurs ambitions qu’AfricaNews n’a pas pu connaitre dans les détails. Kengo concède.

    Nouvel Ultimatum

    Les tourteraux ont regardé dans la même direction jusqu’au jour où les habitués des rencontres de l’OR sont surpris par l’intrusion de nouvelles figures. Notamment le bataillon de l’ADR de François Muamba, le RCD Ruberwa et son ami Moise Nyarugaho ainsi que de vieux dignitaires mobutistes qui ont toujours fait allégeance à Kengo. Si l’autorité morale a juré d’élargir son empire, ses alliés entrevoient la duplicité dans sa démarche. Soudain, les démons de suspicion et de division resurgissent. Jean-Pierre Lisanga Bonganga, le modérateur de l’OR, prend le premier la tête de la fronde en fustigeant ce ralliement. Simples scènes de ménage ou turbulences avant le crash? Si le diagnostic est incertain, une chose est sûre : à l’Opposition Républicaine, l’incompréhension grandit entre l’Autorité morale et ses régiments.
    Voici qu’une crise de nerfs s’installe. Voici qu’elle s’intensifie avec la grogne des élus UDPS. Approché, Serge Mayamba, celui qui passe pour le porte-voix du groupe, tente de jouer à l’apaisement. Le Tshisekediste s’est assagi. Il sait désormais allier combat politique et diplomatie. Son commentaire passe plutôt pour une mise en garde : «Nous nous réjouissons de l’adhésion à l‘OR de tous ceux qui ne nous prenaient pas au sérieux. Cette plateforme est te fruit de beaucoup de sacrifices. Nous avons bravé des menaces en allant aux Concertations nationales et nous affranchissant de l’emprise des nôtres et nous ne voudrons jamais que des manœuvres sordides viennent briser l’élan de cohésion nationale». Les élus UDPS refusent donc d’être réduits au rang de simples spectateurs. Ils ont le sentiment qu’il y a comme un décalage entre les désirs et la réalité. Entre les promesses et la tournure des événements.
    Voici qu’un ultimatum est relancé à Kengo. Le leader de l’OR a-t-il vraiment besoin de se saborder? Que non! Un petit effort dé renseignement lui suffit pour apprendre qu’avec le retour à Kinshasa de Félix Tshisekedi, plusieurs fondateurs du parti tshisekediste s’activent pour obtenir le rapprochement entre les dissidents intégrés à l’OR, ceux restés à l’Assemblée nationale et Pétunias. Une indication de taille: la poignée des mains, le mercredi 16 avril dernier, entre les frères ennemis Serge Mayamba et Samy Badibanga, brouillés depuis plusieurs mois. La réunification des branches rivales de l’UDPS serait fatale à Kengo et à la dynamique de cohésion nationale.
    AKM- AfricaNews

  • L’UDPS vers un directoire comme à la vieille époque

    L’UDPS vers un directoire comme à la vieille époque

    udps-Etienne Tshisekedi et son UDPS se trouvent placés à un tournant historique, ou périr  de sa belle mort sans rien faire selon la ligne actuelle ou donner un nouveau coup de barre avec une restructuration profonde pour revenir dans le

    processus électoral, tout au plus dans la vie démocratique active. Apparemment, Félix Tshisekedi en a pris conscience, revenu d’un long séjour de Bruxelles avec la mission d’écouter “toutes les sensibilités”, de la part des fédérations de l’UDPS en Europe.
    Félix et d’autres à l’interne qui partagent ensemble l’idée d’aller vers un directoire à la tête du parti comme à l’époque de l’historique quartuor composé de Frédéric Kibassa Maliba dit Le lion du Katanga, Marcel Lihau, Vincent Mbwakiem Nyaroliem et Etienne Tshisekedi wa Mulumba. A chacun, une aire géo- sociologique. Kibassa représentatif de l’Est à partir du Katanga, Tshisekedi au Centre chez ses frères de deux Kasaï, Lihau et Mbwakiem pour l’Ouest dont la province de l’Equateur d’une part et de l’autre le Bas-Congo et le Bandundu associés à la ville de Kinshasa.
    Aujourd’hui, il s’agit de reproduire la même configuration avec Félix pour compte du Centre, le Muhunde des collines verdoyantes du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, Shabani représentant de l’Est, Moleka à la place de Lihau et Mavungu dans la posture de Mbwakiem. Les tenants de cette thèse la trouvent îdoine en ce que le directoire permet d’accorder les uns et les autres là où il est assez difficile de confier l’essentiel des pouvoirs à un seul individu dans un parti historique. Mettre, par exemple, Félix Tshisekedi au premier plan tout seul ne manquera pas de rencontrer  de résistance de la part des pionniers, toujours prompts à se prévaloir de la légitimité originelle. En tout état de cause, il faudra trouver un statut pour ces pionniers, une sorte de reconnaissance dans une instance morale à compétence consultative.
    Comme pour Tshisekedi lui-même qui n’a pas encore dit son dernier mot. Tous attendent qu’il le dise ce dernier mot d’autant que son charisme est tel qu’il n’y a rien qui puisse se faire sans lui à l’UDPS. Félix le sait très bien qu’il avoue, en privé, marcher sur les oeufs dans sa démarche dictée depuis l’Europe. Jusque là, il a rencontré les responsables de la Ligue des jeunes avec lesquels ils se sont accordés sur les fondamentaux. Il a discuté avec plusieurs personnalités de l’UDPS représentatives des “différentes sensibilités”. Il est prévu qu’il s’entretienne avec l’ancien secrétaire général Jacquemain Shabani, très actif au niveau de la base. Samy Badibanga aussi qu’il voit quand il veut en ami. “Le Groupe parlementaire UDPS est une réalité politique à prendre en compte”, ont conseillé des cadres de la diaspora udépessienne à Félix avant le voyage pour Kinshasa. Lorsque Félix aura tout bouclé, la suite consistera à organiser une sorte de forum à l’interne pour discuter des grandes orientations à prendre dans la perspective de 2016. Là encore, tout dépendra du dernier mot du gourou tant qu’il sera en vie. 
    Par Tshingombe
  • Le Code du travail new look voté à l’Assemblée Nationale

    Le Code du travail new look voté à l’Assemblée Nationale

    palais_peuple rdc-Ils étaient au total 364 députés à la plénière du mardi 15 avril 2014 pour l’examen et l’adoption du projet de loi modifiant et complétant la loi n°015-2002 du 16 octobre 2002 portant Code du travail. 360 députés ont voté pour la modification du Code du travail contre 3 abstentions et 1 contre. La commission mixte Assemblée Nationale-Sénat devra aplanir les divergences sur base de l’article 135 de la Constitution. Après une ultime adoption, il sera envoyé à la présidence pour promulgation.

    Certaines dispositions de l’ancien Code du travail se sont révélées inadaptées à ce jouir, ce qui entrainait des difficultés pour leur application.  Le nouveau projet modifiant et complétant le Code du travail a fait l’objet d’examen de trois articles qui reprennent les articles modifiés. L’article premier modifie 15 articles à savoir, les articles 1, 6, 7, 62, 119, 121, 125, 129, 190, 216, 217, 218, 219, 241 et 321.

    Parmi les principales innovations apportées au texte, on note notamment :

    • La consécration de la rupture du travail de commun accord,
    • La fixation de la semaine du travail à six jours,
    • La possibilité pour la femme d’effectuer un travail de nuit,
    • La possibilité pour une femme enceinte de suspendre son contrat de travail sans que cela soit considéré comme une cause de résiliation de contrat,
    • L’exclusion du statut sérologique au VIH comme motif de licenciement,
    • La possibilité pour un étranger d’être désigné à la direction d’un syndicat.

    Selon le rapport de la Commission, le 1er article qui reprend les articles modifiés, souligne que le Code du travail est applicable à tous les travailleurs et à tous les employeurs, y compris ceux des entreprises publiques exerçant leurs activités professionnelles sur l’étendue de la RD Congo, quels que soient la race, le sexe, l’état civil, la religion, l’opinion politique, l’ascendance nationale, l’origine sociale, la nationalité des parties, la nature des prestations, la rémunération ou le lieu de conclusion du contrat, dès lors que ce dernier s’exécute en RD Congo. Il s’applique également aux travailleurs des services publics de l’Etat engagés par le contrat de travail.

    Le même contrat s’applique aux marins et bateliers de la navigation intérieure en cas de silence des règlements particuliers qui les concernent ou lorsque ces règlements et ceux régis par les statuts particuliers s’y réfèrent expressément. La présente loi modifiant et complétant le Code du travail exclut les personnels ayant trait aux statuts particuliers. Il s’agit, notamment, des magistrats, des juges consulaires des Tribunaux de commerce et des juges assesseurs des Tribunaux de travail. A eux s’ajoutent les agents de carrière des services publics de l’Etat régis pas le statut général, les agents et fonctionnaires de carrière des services publics de l’Etat régis par des statuts particuliers et les éléments des FARDC, de la Police nationale congolaise et du Service national.

    Plus de long temps d’apprentissage

    Les députes Nationaux ont plaidé pour la cause des journaliers dans les établissements publics.

    En ce qui concerne les types des sanctions à infliger aux employeurs récalcitrants,  les élus du peuple ont eu des mots justes. Le député Jean-Marie Gape Monoko a soulevé un point selon lequel, un journalier qui a travaillé pendant un mois, au deuxième mois, il doit être engagé. Si le journalier a déjà travaillé pendant 22 jours sur une période de deux mois, la personne est censée être engagée et doit signer un contrat de travail à durée indéterminée. Il a appuyé cela en ce référent à la législation du travail.

    De son côté, la Commission souligne que si le contrat a été abusivement utilisé en dehors du délai requis, le travailleur est considéré comme engagé. Par conséquent, elle n’est pas d’accord d’ajouter une double sanction quant à ce. Elle soutient, en outre, que ce sont des Inspecteurs qui doivent faire leur travail et que cette disposition punitive est déjà prise dans d’autres cas.

    De toute évidence, l’amendement à l’article 321 soutenu par l’honorable Jean-Marie Gape Monoko a été retenu par le vote de la plénière qui a jugé opportun d’infliger la sanction.
    Le député Gape Monoko juge indispensable la présence des Congolais à la tête des principales organisations syndicales, expliquant que la majorité des travailleurs sont congolais. Il craint que des leaders syndicaux expatriés travaillent plus pour l’intérêt des chefs d’entreprises expatriés que pour ceux des travailleurs congolais.

    Cet amendement n’a pas été retenu par la commission qui l’a jugé inopportun, étant donné que l’article 241 souligne les modalités de parvenir à cette charge. Cela a été expliqué du fait qu’en cas de nationalité étrangère et sous réserve de réciprocité, le requérant doit avoir travaillé en RDC pendant au-moins dix ans sans interruption sous le régime du Code du travail.

    Sandra BUSHIRI-  BSC INFOS

  • L’adhésion de Ruberwa divise l’opposition républicaine ; Grave conflit Kengo – Lisanga

    L’adhésion de Ruberwa divise l’opposition républicaine ; Grave conflit Kengo – Lisanga

    Azarias Ruberwa-Récemment aperçu aux réunions de la plate-forme, le président du RCD est devenu la pomme de discorde entre l’autorité morale et le modérateur de l’Opposition Républicaine.La guerre Kengo-Lisanga a commencé. Depuis le ralliement d’Azarias Ruberwa à l’Opposition Républicaine, Lisanga Bonganga y est allé fort contre son mentor accusé de tricherie. Une rare violence est décelée dans ses propos et commentaires qui ne laissent aucun doute sur sa détermination à désapprouver la démarche jugée cavalière de Kengo. Raison : les proches du contestataire évoquent «l’image négative de Ruberwa et de son RCD ainsi que leur rôle précurseur dans les sempiternelles rébellions, notamment le CNDP et le M23, qui ont coûté la vie à plus de 8 millions des RD-Congolais à l’Est du pays». C’est un désaveu, pas du tout déguisé, contre Kengo et l’ancien vice- président de la République.
     
    Jean-Pierre Lisanga Bonganga fait entendre une inattendue musique anti-Kengiste. Connu pour ne jamais avoir sa langue dans sa poche, le modérateur de l’Opposition Républicaine est coutumier du fait. Il sait bien rappeler ses gourous à l’ordre quand il n’est pas d’accord avec toute velléité anarchique. Le chairman Jean-Pierre Bemba l’a appris à ses dépens en 2007, à la veille de l’élection du gouverneur de l’Equateur quand, après avoir enfermé tous les députés MLC à Iyonda, à 20 km de Mbandaka, pour accroitre les chances du candidat José Makila Sumanda, Lisanga, alors son allié dans l’Union pour la Nation -UN-, est allé le défier, lui demandant de laisser Bolenge, son chouchou à lui, adresser son message de campagne aux élus.
    Cette fois-ci, c’est Léon Kengo wa Dondo, chef et autorité morale de l‘Opposition Républicaine, la plate-forme qui entend dealer avec Kabila dans le prochain gouvernement de cohésion nationale, qui est appelé à «refaire» ses preuves. Lisanga lui conteste désormais son autorité depuis qu’il a organisé le rapprochement avec l’ADR de François Muamba et le RCD d’Azarias Ruberwa.
    Alors qu’il se montre tendre vis-à-vis de Muamba, cinq députés à la chambre basse du Parlement -la plus grosse prise opérée par son regroupement politique-. Lisanga est farouchement opposé à l’adhésion de Ruberwa. Il a fait part de cette désapprobation a Kengo, ont rapporté des sources à AfricaNews. Selon ses proches, l’enfant terrible caressera l’idée d’aller au clash tant que Kengo continuerait de protéger les intérêts de Ruberwa.
     
    Un has been!
     
    Un grave conflit. Une volonté ferme d’en découdre, qui tire son origine fondement dans le passé peu élogieux de Ruberwa et du RCD. Ces mêmes proches évoquent «l’image négative de Ruberwa et de son RCD ainsi que leur rôle précurseur dans les sempiternelles rébellions, notamment le CNDP et le M23, qui ont coûté la vie à plus de 8 millions des RDCongolais à l’Est du pays». Des phrases assassines, ciselées pour asséner le coup fatal. Un désaveu, pas du tout déguisé, contre Kengo et son nouveau protégé.
    La deuxième raison qui sous-tend la déclaration de guerre faite par Lisanga: le poids politique quasi nul de Ruben, resté à la tête d’un parti qui s’est vidé de presque tous ses anciens cadres en plus d’avoir perdu tous ses quinze sièges à l’Assemblée nationale. Politiquement, Ruberwa est un bas been! Pas exagéré! Et le RCD, une coquille vide, que seul le sénateur Moïse Nyarugabo s’efforce de remplir.
    La troisième cause de la résistance de Lisanga, à en croire toujours son entourage : les indiscrétions selon lesquelles, Ruberwa, la nouvelle recrue considérée comme un ouvrier de la onzième heure, donc à qui on donnerait une récompense injuste, aurait les ambitions de devenir Premier ministre du gouvernement de cohésion nationale ! Touche pas à mes lauriers, semble dire Lisanga! Le projet de Ruberwa de succéder à Matata Ponyo aurait reçu l’appui de Londres, précieux partenaire de Kigali. Mais Luanda, puissance régionale militaire sociologiquement et stratégiquement proche de Kinshasa, aurait totalement rejeté l’idée.
    Certains analystes estiment, pour leur part, que faute d’avoir avec lui l’UNC de Kamerhe et l’ECIDE de Fayulu, le subtile Kengo veut utiliser le passé guerrier de Ruberwa pour en faire un élément de dissuasion. L’analyse tient aussi la route.
    AKM

  • Etienne Kabila et ses 19 coaccusés comparaîtront le 21 juillet 2014 devant la Cour suprême de Pretoria

    Etienne Kabila et ses 19 coaccusés comparaîtront le 21 juillet 2014 devant la Cour suprême de Pretoria

    Etienne-Kabila-Etienne Kabila et ses 19 coaccusés, poursuivis depuis le 7 février 2013 en Afrique du Sud pour « tentative de coup d’Etat visant à renverser le gouvernement de la République démocratique du Congo », comparaîtront le 21 juillet 2014 devant la Cour suprême de Pretoria.
    A l’audience du 24 octobre 2013 au tribunal régional de Pretoria, après celle du 01 août fixée par la juge le 23 mai sur demande du procureur « afin de pouvoir apprêter les preuves incriminant les accusés » arrêtés en février, l’accusation avait remis à la défense « les transcrits des conversations ainsi que les autres documents traduits en anglais en sa possession (qui) incriminent les 20 Congolais ».

    De son côté, la défense avait sollicité « le transfert des accusés vers une autre prison compte tenu du mauvais traitement qu’ils subissent au centre pénitentiaire où ils sont internés ».

    A Kinshasa, le gouvernement congolais avait souhaité que « les accusés soient extradés pour qu’ils répondent des faits mis à leur charge devant la justice congolaise ».

    Or, la loi sud-africaine sur l’assistance militaire étrangère, qui interdit les activités de mercenaires, autorise que les accusés tombant sous le coup de cette disposition légale soient « jugés en Afrique du Sud ».

    Tous les accusés n’auraient pas joué le même rôle

    A l’issue de l’audience du 27 février 2013 « sous haute surveillance policière » au cours de laquelle Etienne Kabila et ses 19 coaccusés avaient sollicité la liberté provisoire, le procès avait été reporté au 6 mars.

    « C’est la défense qui a demandé le report : l’avocat d’Etienne Kabila, l’accusé numéro 20, pour prendre connaissance de ce dossier et mieux préparer sa défense ; et l’avocat des 19 autres accusés, parce qu’il lui semble qu’il pourrait exister un conflit d’intérêt entre ses clients », avait rapporté RFI.

    « Tous les accusés n’auraient semble-t-il pas joué le même rôle dans cette affaire. Les accusés numéro 1 et 4, James Kazongo et Kabuka Lugaba Adrian Kilele pourraient avoir besoin d’un avocat pour mieux les représenter. La question doit être tranchée d’ici la semaine prochaine avant une reprise des débats prévue le 6 mars », avait-elle relevé.

    Toute la journée, le procureur avait expliqué les raisons pour lesquelles il s’opposait à la liberté provisoire, après avoir notamment « lu longuement la déposition d’un policier de l’unité d’élite de la police sud-africaine ».

    Dans sa déposition, le policier racontait comment, en septembre 2012, la police avait été informée que « des Congolais s’apprêtaient à recruter des mercenaires en Afrique du Sud pour préparer un coup d’Etat contre le régime de Kinshasa ».

    Deux policiers avaient alors infiltré « le groupe de comploteurs présumés » et leur auraient promis un entraînement militaires, des AK-47 mais aussi des missiles et de l’argent. En échange, les accusés se seraient engagés à payer en concessions minières, rapportant même quelques pépites d’or lors des rendez-vous.

    Selon l’accusation, « toutes les rencontres entre le mois de septembre et de février ont été enregistrées, des courriels ont été saisis ».

    Mais, pour l’un des avocats de la défense, « les accusés ont été piégés : la plupart de ces accusés sont en Afrique du Sud avec un statut de réfugiés et à la lumière des débats on voit bien que c’est une procédure destinée à les piéger ».

    La défense avait alors développe la thèse selon laquelle « c’est très facile d’aller dans une communauté de réfugiés et de monter ce type d’opération que vous pourriez difficilement monter ailleurs ».

    Identité des 20 « conspirateurs »

    Lors dune conférence de presse à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement congolais avait dévoilé le 8 février 2013 les noms des « 19 conspirateurs » congolais arrêtés en Afrique du Sud et inculpés la veille de « tentative de coup d’Etat visant à renverser le gouvernement de la RDC » par un tribunal régional de Pretoria.

    « A partir de novembre 2012, nos services et ceux de Pretoria ont commencé à échanger des informations sur ce groupe avant que 19 d’entre eux ne soient appréhendés en possession de 5.000 fusils AK-47, 50 roquettes TKM, des missiles sol-air, 50 valises satellitaires et 1 000 grenades offensives. De quoi équiper toute une brigade », avait déclaré le ministre des Médias, Lambert Mende Omalanga au cours d’une conférence de presse.

    Il avait admis que « la justice sud-africaine, en jugeant sur son sol les 19 conspirateurs congolais, n’a fait qu’appliquer une loi du pays sur l’assistance militaire étrangère qui interdit les activités de mercenaires non autorisées et permet de les juger en Afrique du Sud ».

    Ainsi, avait-il souligné, « il ne s’agit pas d’une machination ourdie de Kinshasa comme l’a prétendu quelqu’un (non autrement identifié) ».

    Les « 19 conspirateurs» présumés sont James Kazongo (Américain d’origine congolaise), Lundula Masikini, Kilele Mukuti, Kabuka Lugaba Adrian Kilele, Amuli Safari, Kakesa Muyombo, John Malako, Jean-Paul Kayembe Tambue, Joe Ngesi, Simon Mbuyi Mukuna, Felli Basyla, James Jacob Mapima, David Muyembe Bakajika, Alan Yoka Maniema, Tenda Nelka, Musasa Tshibangu, Jean-Pierre Lerulwabo, Apounaire Ilonga Manya Mahele et Erice Mubuto.

    « Il ressort des minutes de la procédure que ces 19 conspirateurs appartiennent à un groupe appelé l’Union des nationalistes pour le renouveau (UNR) dont l’objectif est subversif. La police sud-africaine était informée depuis novembre 2012 des préparatifs d’actes de subversion et de terrorisme par ce groupe (qui) promettait des concessions minières en échange des soutiens qu’il sollicitait », avait affirmé le porte-parole du gouvernement congolais.

    A en croire Lambert Mende, « l’enquête menée à ce sujet avait permis de réunir des preuves vidéo, audio ainsi que des documents et photos où l’on peut voir certains conspirateurs poser avec des fusils AK-47 ».

    « Dans ce groupe, se trouve un certain Etienne Kabila, devenu célèbre pour ses activités anti-Kabila, le même qui déjà à Sun City à la faveur du Dialogue intercongolais en 2002, s’évertuait à convaincre que le président Joseph Kabila Kabange n’était pas le fils de son père Mzee Laurent-Désiré Kabila », avait-il souligné.

    Angelo Mobateli.

  • Extradition de Lumbala : une épine sous Kigali et Kampala

    Extradition de Lumbala : une épine sous Kigali et Kampala

    roger-Recherché par la justice congolaise, Roger Lumbala, cadre de l’ex-Mouvement du 23 mars (M23),  se trouverait présentement à Kigali qu’il a rejoint le vendredi 11 avril à partir de Kampala (Ouganda). Kinshasa appelle aujourd’hui ses deux voisins à le livrer pour répondre de ses crimes. Cette affaire risque de constituer une épine sous les pieds de Kigali et Kampala ou donner lieu à une brouille entre les trois voisins.
    Le M23 défait, c’est aujourd’hui Roger Lumbala, l’un de ses cadres, qui se trouve au centre des préoccupations de Kinshasa. Le petit indice qui a éveillé l’attention de Kinshasa est ce déplacement, presqu’inattendu, de Kigali (Rwanda) effectué depuis le vendredi 11 avril 2014 par Lumbala au départ de Kampala (Ouganda).

    Kinshasa, qui se fonde sur les informations relayées dans les médias, a aussitôt redéployé l’épée de Damoclès qui reste toujours suspendu sur la tête de Roger Lumbala. Poursuivi par la justice congolaise pour de nombreux crimes commis sur le sol congolais, Kinshasa réclame mordicus la tête du député déchu Lumbala. Il exige, à cet effet, la pleine coopération de ses deux voisins, au regard, rappelle-t-il des engagements librement souscrits dans le cadre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

    Hier lundi devant la presse, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, s’est longuement attardé sur cette question, estimant que « le gouvernement de la RDC engage ses partenaires ougandais et rwandais à respecter les obligations qu’ils ont librement contractées en signant l’accord-cadre d’Addis-Abeba ».

    Pourquoi s’agite-t-on alors à Kinshasa ? Le porte-parole du gouvernement a pris le temps de recadrer. Il note qu’« en des temps ordinaires et pour n’importe quel autre citoyen congolais, cela n’aurait constitué qu’un fait des plus banals, la libre circulation des personnes faisant partie des droits garantis par la Constitution ». Cependant, poursuit-il, « il se fait que ces temps-ci sont perturbés et surtout que monsieur Lumbala fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt de la justice congolaise. Le dernier en date de ces mandats porte sur des crimes déclarés non amnistiables sur lesquels ce compatriote doit être entendu par la justice de son pays ». Il dit aussi avoir préalablement informé Kampala et Kigali de « l’existence de ce mandat de justice en même temps que tous les autres pays membres de la CIRGL ».

    Par ailleurs, Kinshasa s’étonne que Kampala ait pu permettre à Roger Lumbala de faire le déplacement de Kigali. Il en est de même pour Kigali qui a curieusement accueilli à bras ouverts quelqu’un qui s’est volontairement soustrait à la justice de son pays. « C’est pourquoi, dit Lambert Mende, nous sommes fort préoccupés de savoir que M. Lumbala a pu, malgré tout, séjourner en Ouganda et quitter ce pays pour se rendre à Kigali où, selon toute vraisemblance, il séjournerait encore ».

    Un saut dans le vide
    Kinshasa a-t-il les chances de faire aboutir sa démarche ? Ce n’est pas évident. Dans tous les cas, la démarche de Kinshasa est normale sur le plan de la forme. Il y a des choses qu’il reproche à Roger Lumbala. Mais c’est dans l’application de cette demande d’extradition que tout se complique. Du fait de l’absence de volonté de coopération de la part de Kampala qui a accordé son hospitalité à Lumbala en qualité de délégué du M23. Et dire que pendant toute la tenue des pourparlers directs entre la RDC et le M23, Kinshasa n’avait nullement soulevé l’exception du cas Lumbala. Surtout que, par moment, Roger Lumbala s’est présenté comme chef de la délégation du M23 dans la capitale ougandaise.

    Que se serait-il donc passé entre-temps pour que Kinshasa se ressaisisse subitement du cas Lumbala ?  Devant la presse, Mende a tenté d’effleurer le problème, sans pour autant y aller en profondeur. C’est notamment lorsqu’il rappelle qu’en temps normal, la présence de Lumbala à Kigali n’aurait soulevé aucune inquiétude, le droit de déplacement étant reconnu à tout Congolais. Or en reconnaissant que « ces temps-ci sont perturbés », l’on pressent que Kinshasa est au courant d’un coup fourré qui se préparerait contre lui entre Kigali et Kampala. 

    Quid ? Kampala a récemment manifesté son intention de coopérer pleinement autant avec la justice congolaise qu’internationale pour livrer les fugitifs du M23 présents sur son sol. Une démarche unilatérale que Kinshasa a prise avec des pincettes, pour la bonne et simple raison que l’on ne sait pas cerner la sincérité de l’Ouganda.

    Le cas Lumbala risque de brouiller une fois de plus les rapports souvent tendus entre les deux voisins.  En décidant de renvoyer Roger Lumbala à Kigali, Kampala a juste cherché à se débarrasser d’un colis gênant, sachant Kigali ne pourra jamais livrer Lumbala à la justice congolaise. Il n’existe pas entre les deux capitales des accords d’extradition. Raison pour laquelle les Nkunda, Mutebusi et autres ont trouvé refuge à Kigali et sont rassurés de ne jamais être livrés à la justice congolaise. Roger Lumbala fera-t-il exception ? Difficile à dire.

    Pour l’instant, seul le Rwanda connaît les raisons profondes de son refus de coopérer avec la RDC. L’Ouganda est sur ses traces. Preuve qu’il existe un deal entre Kigali et Kampala, au détriment de Kinshasa. Le jeu diplomatique dans les Grands Lacs est basé sur l’hypocrisie et les faux fuyants où naïveté et crédulité font bon ménage.

    Le Potentiel

  • RDC 88 % de pauvreté:Selon la Banque mondiale, la croissance seule ne suffira pas à mettre fin à la pauvreté

    RDC 88 % de pauvreté:Selon la Banque mondiale, la croissance seule ne suffira pas à mettre fin à la pauvreté

     banque mondiale– Selon un nouveau document de la Banque mondiale présenté aujourd’hui, la croissance reste une condition nécessaire mais non suffisante de la réduction de la pauvreté. Chaque pays doit accompagner ses efforts de développement par des politiques allouant davantage de ressources aux plus démunis, par le biais du processus même de croissance, à travers la promotion d’une croissance faisant moins d’exclus, ou via des programmes publics tels que les transferts monétaires directs et assortis de conditions.

    L’étude souligne par ailleurs qu’on ne peut pas se contenter d’aider les individus à sortir de l’extrême pauvreté : il faut aussi s’assurer, qu’à terme, ces personnes ne restent pas bloquées juste au-dessus du seuil de pauvreté faute d’opportunités leur permettant d’améliorer leurs revenus.

    « La croissance économique a joué un rôle de premier plan pour réduire l’extrême pauvreté et améliorer le quotidien de nombreux pauvres, estime le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Mais même si tous les pays conservaient le rythme de progression de ces 20 dernières années et si la répartition des revenus restait identique, la pauvreté dans le monde ne reculerait que de 10 points de pourcentage d’ici 2030, sachant qu’elle s’établissait à 17,7 % en 2010. Un tel résultat est tout simplement insuffisant. Si nous voulons mettre fin à l’extrême pauvreté, nous devons tout mettre en œuvre pour rendre la croissance plus inclusive et améliorer le ciblage des programmes d’aide sur les pauvres. »

    « Mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, ajoute Jim Yong Kim, c’est faire reculer de 50 millions chaque année le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour — les plus pauvres des pauvres. Autrement dit, faire en sorte qu’un million d’individus s’extirpent chaque semaine de la pauvreté au cours des 16 années qui viennent. Je mesure l’extraordinaire difficulté de cet objectif, mais je suis convaincu que nous pouvons y arriver. Nous pouvons devenir la génération qui aura vaincu l’extrême pauvreté. »

    La croissance seule ne parviendra pas à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, expliquent les auteurs du document, parce qu’à mesure que celle-ci recule, les effets intrinsèques à la croissance tendent à toucher un nombre plus limité de pauvres. À ce stade en effet, la plupart des personnes vivant toujours dans le dénuement le plus extrême sont dans des situations éminemment délicates à redresser.

    Une aggravation des inégalités de revenus peut atténuer l’impact positif de la croissance sur la pauvreté. Les inégalités économiques ne sont pas seulement graves en tant que telles : dans les pays où les écarts de revenus se creusent, elles réduisent aussi l’efficacité de la croissance, voire en annulent les bienfaits, alors que, pour un taux de croissance donné, les progrès obtenus sur le front de la pauvreté sont plus importants là où les inégalités reculent. Quand bien même les inégalités n’évolueraient pas, le « pouvoir de réduction de la pauvreté » associé à la croissance économique serait moindre dans les pays plus inégaux au départ. Ce qui explique que les objectifs du Groupe de la Banque mondiale de mettre fin à l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée soient étroitement liés : pour être durables, les avancées visant à éliminer l’extrême pauvreté exigent que l’on s’intéresse, parallèlement, au sort des 40 % les plus pauvres de la population.

    « Il est regrettable de constater que, dans notre monde prospère, plus d’un milliard d’êtres humains vivent dans le dénuement le plus total. Félicitons-nous que le Groupe de la Banque mondiale appelle non seulement à atténuer la pauvreté mais, surtout, à y mettre fin et à œuvrer pour un monde plus équitable. Pour réussir, nous aurons certes besoin de détermination, mais aussi d’idées originales et d’innovation, car l’économie se comporte parfois étrangement », analyse Kaushik Basu, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale.

    Cet objectif de promouvoir une prospérité partagée, approuvé en 2013 par les actionnaires de la Banque mondiale, donne matière à mieux décrypter le phénomène de l’inégalité des revenus et des chances. Alors que de réels progrès ont été obtenus sur le fond de la lutte contre l’extrême pauvreté, un grand nombre de personnes restent pauvres, souvent pénalisées par un manque de perspectives. Le fait de s’intéresser précisément aux 40 % de la population qui se situent au bas de l’échelle des revenus peut aider à s’assurer qu’eux aussi tirent pleinement parti du progrès économique.

    Si nous voulons aider cette frange de la population, nous devons connaître ses particularités. Or, la situation diffère d’un pays à l’autre. Ainsi au Rwanda, 63 % de la population vit dans le plus grand dénuement : l’extrême pauvreté concerne donc bien plus que 40 % des habitants. En Colombie en revanche, le phénomène ne touche que 8 % de la population et, en Turquie, seuls 1,3 % des habitants sont considérés comme extrêmement pauvres selon les normes internationales.

    Il existe en outre des disparités multiples. Au Bangladesh, deux tiers des 40 % les plus pauvres vivent dans les zones rurales, contre 23 % au Brésil ; 11 % des 40 % des Rwandais vivant dans l’extrême pauvreté ont fait des études secondaires, pour 55 % en Turquie ; et 63 % des 40 % des Philippins les plus pauvres travaillent dans l’agriculture, mais ils ne sont que 11 % en Jordanie.

    « Les difficultés que nous avons à identifier ces 40 % les plus pauvres dans un pays donné soulignent tout l’enjeu de la conception de politiques au cas par cas pour pouvoir les atteindre », souligne Jos Verbeek, auteur principal du document et économiste principal au sein du Groupe d’étude des perspectives de développement de la Banque mondiale.

    Pour s’attaquer à la pauvreté, nous devons savoir où se concentrent le plus grand nombre de pauvres et, dans le même temps, nous focaliser sur les pays où les conditions de vie sont les plus difficiles. Cela exige des initiatives concertées là où se retrouve la masse de ces populations : en Inde (33 %), en Chine (13 %), au Nigéria (7 %), au Bangladesh (6 %) et en République démocratique du Congo (RDC) (5 %). À eux cinq, ces pays réunissent 760 millions de pauvres sur 1,2 milliard à l’échelle planétaire. Avec l’Indonésie, le Pakistan, la Tanzanie, l’Éthiopie et le Kenya, ce sont pratiquement 80 % des individus les plus démunis du monde qui sont concernés. C’est donc sur ces dix pays qu’il faut agir en priorité pour pouvoir mettre fin à l’extrême pauvreté.

    Mais cela ne doit pas faire oublier tous ces pays, plus petits, où la proportion d’habitants vivant en deçà du seuil de pauvreté est nettement plus importante. Dans 16 d’entre eux, plus de la moitié de la population vit dans un dénuement extrême. Les cinq pays où la densité de pauvreté est la plus forte sont la RDC (où 88 % de la population se situent en deçà du seuil de pauvreté), le Libéria (84 %), le Burundi et Madagascar (81 % dans les deux cas) et la Zambie (75 %). On voit par là qu’il importe autant de réduire la pauvreté dans ces pays que de marquer des points là où les taux de pauvreté absolue sont bien supérieurs.

    Pour atteindre ces deux objectifs, le Groupe de la Banque mondiale doit adapter son aide en fonction du degré d’urbanisation de chaque pays, de l’ampleur de ses besoins énergétiques, du niveau de développement des services essentiels, des aptitudes de chaque habitant et des capacités des pouvoirs publics. La réussite passera par le déploiement à grande échelle de solutions dont on sait qu’elles peuvent changer la donne, qu’il s’agisse de programmes pour améliorer l’assainissement dans les villes en plein essor, de projets garantissant une utilisation plus efficace de l’eau dans l’agriculture et, ailleurs, de l’élargissement de la couverture santé des personnes à faible revenu ou de l’extension des programmes de transition entre l’aide sociale et le travail là où le chômage des jeunes atteint des proportions considérables.

    De la même manière, les progrès accomplis pour améliorer le quotidien des populations ne pourront par perdurer si les conséquences environnementales du développement économique ne sont pas prises en compte. Pour favoriser un développement économique durable, nous devons déployer des processus de croissance plus propres, plus résilients et plus efficaces dans leur utilisation des ressources, tout en préservant un rythme d’expansion suffisant.

    Banque Mondiale

  • English: Jeannette KAGAME, Once A good Mother now a killer,by Noble Marara, Editor Jennifer Fierlberg

    English: Jeannette KAGAME, Once A good Mother now a killer,by Noble Marara, Editor Jennifer Fierlberg

    -Behind The Presidential Curtains: Once A good Mother now a killer                       

    jeanet kagame– Jeannette Kagame who once acted as a role model to children turned into a killer like husband. She encouraged singer Kizito Mihigo to come home and build his nation only to then plan his arrest, get him tortured in a safe house and later charged with terrorism She did all of this because of a single song to reconcile and heal our hearts as Rwandans

    In the early 1990’s when I met the First Lady of Rwanda Jeanette Kagame, I believed that she was a mother figure to all Rwandese. She always appeared to care for us and would ask us how we were doing. I remember one day around 1997 she asked me if I had a girl friend, it was a bit funny because that time I had no girl friend, for some reason she focused on relationships, outings and clubbing, in most of her conversations with any driver who was on duty. She turned up with some interesting questions whenever we drove her out; I believed that she was so innocent. At that time, she was attending Kigali institute of technology (KIST) we would drive her over for her lectures. Those days she used to experience the insults and abusive language from her husband Paul Kagame like all of us did. Even when Kagame was in a relationship with someone, I do not want to mention today, Mrs Kagame who, we normally called Mama Ivan never found out until late, because she was an oblivious woman who was confused.

    At times, we used to feel sorry for her because sometimes she would ask us to drive her to her mother’s house in Kimihurura whenever Paul Kagame was in a bad mood, or after beating her up. At times she used to ask us to take her to Kayumba’s home due to a good friendship she had with Rosette Kayumba the wife of Gen Kayumba.

    Jeanette Kagame continued to live as a house wife while experiencing domestic violence from her husband Paul Kagame till the end of 2002 when Kagame started falling out with his trusted circles. During these days, Kagame had betrayed so many people that he was left with no one to trust apart from those who believed the same way as him of shedding blood such as Gen Jack Nziza, and other Killing machines.

    During these days Jeanette Kagame started investing in projects and in even hijacking other projects from individuals, who started the idea before she thought of it. This was because she had started to understand that she could also do something as a first lady. Mrs Kagame worked tirelessly making sure that the Kayumba’s fell out permanently with Kagame’s so that she could take all of Rosette Kayumba’s shares she had invested in the school they shared.

    She became friends with Gen Jack Nziza, who is Kagame’s right hand man, and well known for arresting and killing anyone who is believed to not support the current regime. Since then Mrs Kagame has been involved in a number of planned killings of different people together with Kagame’s intelligence network.

    Mrs Kagame has also involved herself in assisting and helping the victims of genocide, and this was the time when she encouraged a young talented Kizito Mihigo to leave Belgium and come back to build his motherland of Rwanda.

    Upon his arrival, Kizito Mihigo continued progressing and singing his lovely music of uniting Rwandans. Although, contrary to Kagame’s regime, Kizito Mihigo’s songs looked at uniting all Rwandan’s even though the Kagame’s wanted him to only sing genocide of Tutsis and not including anyone else who died before, during and after genocide.

    The song which has caused a lot of problems to Kizito Mihigo, and a number of young men in Rwanda, is Igisobanuro Cy’urupfu, in English (THE DEFINITION OF DEATH) in this song Kizito explains that he remembers those who died not only genocide but even violence, revenge, and any death that happened during the war unexpectedly. He goes on say in his song that Humanism should come first before talking about being Rwandan.

    Even though Kizito Mihigo was very close to Mrs Kagame due to the projects he had much role in developing by singing the healing songs for unity and reconciliation it did not stop Mrs Kagame from giving him away and getting him arrested. He was put  into safe house where he had been for the last few days before being charged of collaborating with RNC/FDRL.

    Prior to Kizito Mihigo’s arrest, President Paul Kagame was heard as saying in his speech ‘’I am not a singer to please both sides’’ this was the time when Kizito Mihigo’s song was causing uncertainty in the country due to how all ethnicities welcomed the importance of the meaning of the song and the contribution it meant on reconciliation.

    Something the ruling government never appreciated and then the intelligence network connected to Mrs Kagame started arresting anyone connected to Kizito Mihigo, and later Kizito Mihigo himself.

    Kizito Mihigo’s Biography

    Kizito Mihigo is an organist and composer, was born Saturday, July 25th, 1981 at Kibeho, a sector of Nyaruguru district, in the former Gikongoro province, currently located in the Southern Province. Son of Augustin Buguzi and Ilibagiza Placidia, Kizito grew up in a Catholic Christian educational environment. At the age of 9, he began to compose small songs, and five years later, when he was a secondaryschool student in the « Petit Seminaire de Butare », he became the most popular liturgical organist composer in the Catholic Church of Rwanda.

    In April 1994, when he was almost 13 years old, the young Mihigo survived the genocide against the Tutsis, in which more than eight hundred thousand Tutsis were murdered during including his own father.

    A few years later, this tragedy inspired the young talent to become the organist-singer-author and composer of the most popular songs in Rwanda.

    One year after the genocide, Kizito Mihigo composed hundreds of liturgical compositions which were rapidly exploited in several parishes in Rwanda.

    In 2000, (when he was 19 years old), Kizito Mihigo were already author and composer of over 200 (two hundred) liturgical songs, sung in all the parishes of Rwanda.

    In 2008, he received the postgraduate diploma (DFE) at the “Conservatoire de Musique in Paris”.

    From 2008-2010, after his graduation, he was a music teacher in Belgium.

    In 2010 he founded the KMP (Kizito Mihigo for Peace) a non-profit foundation with the mission of using Art in PEACEBUILDING.

    In 2011, Imbuto Foundation, the organization of the First Lady of Rwanda, gives to Kizito Mihigo the price CYRWA (Cerebrating Young Rwandan Archivers), in recognition of his artistic activities for Peace and Reconciliation.

    By Noble Marara

    Edite by Jennifer Fierlberg

  • Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel?

    Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel?

    KABILA-Le président Kabila quittera-t-il le pouvoir en 2016 à la fin de son deuxième mandat ? La question est au centre des débats dans le pays, y compris au sein de la majorité. Alors que les instances dirigeantes de la majorité présidentielle ont rendez-vous mercredi prochain pour un atelier de travail, plusieurs de ces faucons viennent de proposer une contribution qui esquisse les voies et moyens de contourner l’article 220 de la Constitution sur la limitation du nombre de mandats présidentiels. Une exclusivité RFI.

    Les réformes constitutionnelles épargneraient l’article 220 qui fixe à deux le nombre de mandats présidentiels. En effet les « durs » de la majorité proposent la modification du mode de scrutin pour la présidentielle. Le président de la République devrait désormais être élu par le Parlement selon le modèle sud-africain ou angolais. Un poste de vice-président serait créé. Le mandat passerait de cinq à sept ans, et la présidentielle, elle-même avancée, aurait lieu en 2015, c’est-à-dire une année avant la fin du mandat actuel et le président en fonction devrait être candidat.

    Référendum

    Son élection annulerait tous les autres mandats précédents, du déjà-vu dans d’autres pays comme le Burkina Faso, il y a quelques années. C’est pourquoi certains y voient une volonté de la majorité de maintenir Joseph Kabila au pouvoir. Mais tout ceci, comme pour la loi sur la double nationalité, serait, bien sûr, soumis à un référendum.

    La majorité divisée

    Mais tout le monde, au sein de la majorité n’est pas d’accord avec ce projet qui est proposé à la réflexion des instances du regroupement. Dans la majorité, il y a aussi des personnes qui pensent que le président Kabila devrait respecter la Constitution dans sa forme actuelle et passer la main pour sauver la démocratie et garantir la paix.

    RFI