Author: Don Kayembe

  • Kapend, Diomi Ndongala, Lumbala… Amnistiables ou pas ?

    Kapend, Diomi Ndongala, Lumbala… Amnistiables ou pas ?

     

    Les insignes de la justice militaire en RDC. Les insignes de la justice militaire en RDC. © Flickr/Osisa

    À la faveur de la politique de “cohésion nationale” en RDC, une loi d’amnistie a été promulguée par le président congolais, Joseph Kabila, le 11 février. Mais tous les détenus et prisonniers politiques ne sont – a priori – pas concernés. Zoom sur ces “gros poissons” dont les dossiers posent problème.

    Un “flou” juridique : c’est ce que dénoncent les ONG qui suivent l’application de la loi d’amnistie promulguée le 11 février par le président congolais Joseph Kabila. Déjà, il a fallu attendre plus de deux mois pour en voir, le 19 avril, la liste de 50 premiers bénéficiaires. Ce n’est qu’une “première vague”, assure-t-on à Kinshasa pour calmer ceux qui s’inquiétaient sur leur sort.

    Mais sur quels critères ces premiers amnistiés, parmi lesquels une dizaine d’ex-rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), ont-ils été choisis ? Les autorités congolaises répondent en renvoyant aux dispositions de l’arrêté pris par la ministre de la Justice, Wiwine Mumba, paraphrasant le texte de la loi : “Pour bénéficier des effets de l’amnistie, tout Congolais auteur, co-auteur ou complice de faits insurrectionnels et de faits de guerre [doit signer] personnellement un engagement écrit”.

    Une copie de l’acte d’engagement préétabli par le ministère de la Justice.

    “Sur le terrain, beaucoup de détenus et de prisonniers politiques ont signé le formulaire d’engagement mais aucun gros poisson n’est sorti de la prison”, tance Emmanuel Adu Cole, un de responsables de la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) à Kinshasa. “L’application de la mesure d’amnistie se fait de manière sélective et suspecte”, ajoute-t-il, dénonçant des “manœuvres” des autorités congolaises pour “maintenir en détention certains détenus et prisonniers politiques dont la libération sans condition a été pourtant recommandée lors des concertations nationales”, ces assises qui ont réuni à Kinshasa du 7 septembre au 5 octobre 2013 les délégués de la majorité, ceux de l’opposition et les membres de la société civile.

    Parmi les principaux accusés qui risquent de bénéficier – ou pas – de l’amnistie, plusieurs noms sont avancés par nos sources. Les voici :

    • Eddy Kapend et les autres condamnés pour l’assassinat de Kabila père : non amnistiables

    “C’est la volonté du législateur”, commente Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais. “La loi d’amnistie ne couvre que les infractions commises entre le 18 février 2006, date de la promulgation de l’actuelle Constitution du pays, et le 20 décembre 2012, date de la fin de l’ultimatum lancé aux groupes armés”, rappelle le ministre. Or les faits reprochés à Eddy Kapend, aide du camp de Laurent-Désiré Kabila, et à sa bande remontent au 16 janvier 2001, le jour de l’assassinat de l’ancien président dans son bureau de travail, au Palais de marbre à Kinshasa.

    Eddy Kapend, condamné à la peine capitale, et les autres co-accusés resteront donc en prison. Même si, le jour du prononcé de son verdict, le juge – démis de ses fonctions depuis – avait déclaré que le procès n’était pas terminé et que de nouvelles enquêtes devaient s’ouvrir. “Le pouvoir ne pouvait pas amnistier ces condamnés parce qu’il n’a pas intérêt aujourd’hui à voir les secrets de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila être étalés sur la place publique”, estime pour sa part Dismas Kitenge, président du Groupe Lotus, une ONG de droits humains affilié à la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

    • Eugène Diomi Ndongala : non amnistiable

    Le cas Diomi Ndongala ne passe pas non plus. L’opposant congolais a été condamné fin mars à dix ans de prison ferme pour viol. Un de crimes exclus du champ d’application de loi d’amnistie. Ses partisans et les ONG, dénonçant un “procès politique”, ne cessent pourtant d’exiger sa libération, mais les autorités congolaises restent de marbre. “Même les concertateurs [entendez les délégués aux concertations nationales, NDLR] avaient recommandé au chef de l’État de le libérer”, commente Freddy Kita, le secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC, parti de Diomi), qui ne voit dans ce refus du pouvoir qu’une “volonté de faire taire les opposants politiques”.

    • Le groupe “Imperium” : amnistiable

    Ces 12 détenus seraient, eux, à la porte de sortie de la prison militaire de Ndolo où ils croupissent depuis le 17 avril 2013. Selon les sources proches du dossier, ils auraient été notifiés de leur éventuelle amnistie. Présentés comme des “proches de Diomi Ndongala” – on y trouve une attachée de presse de l’opposant – ils sont accusés d’avoir voulu intenter à la vie du chef de l’État et à celle de son Premier ministre.

    Au départ, ils étaient au nombre de 13, mais l’un d’eux est décédé en détention. À la tête de ce “mouvement insurrectionnel” qui serait dénommé “Imperium”, on retrouve encore Diomi Ndongala, selon des sources judiciaires congolaises. L’opposant aurait mis en place ce groupe pour attaquer le cortège présidentiel, prendre le pouvoir par la force et le remettre à Étienne Tshisekedi. Ce que les accusés ont toujours nié.

    • Firmin Yangambi : amnistiable

    Condamné à 20 ans de prison en appel, Me Firmin Yangambi, président de l’ONG “Paix sur terre”, espère bénéficier aussi de l’amnistie, après avoir été déçu de n’avoir pas été gracié directement par le chef de l’État. Avec ses co-accusés, il a été reconnu fin juillet 2013 coupable de “détention illégale d’armes de guerre”, non sans avoir épuisé toutes les voies de recours. Un fait insurrectionnel qui remonte à 2009, période couverte par la loi d’amnistie.

    Détenu depuis 2009 après son arrestation à Kisangani, ville située au nord-est de la RDC, Firmin Yangambi a déjà purgé cinq ans de sa condamnation. S’il a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés, des sources proches du dossier indiquent que le défenseur des droits de l’Homme a accepté depuis le mois de mars d’accomplir toutes les formalités préalables à l’amnistie. “Mais ni son nom, ni a fortiori ceux de ses co-accusés, n’ont été repris sur la liste de 50 premiers bénéficiaires de l’amnistie”, regrette un proche de Yangambi qui espère que le pouvoir n’usera pas de manière injuste de son “pouvoir discrétionnaire” pour “retarder la libération” de celui compte un jour briguer la magistrature suprême en RDC. Il avait déjà annoncé sa candidature à la présidentielle de 2006, avant de se rétracter…

    • Le pasteur Fernando Kutino : amnistiable

    Responsable de l’église Armée de la victoire, le pasteur Fernando Kutino a été condamné en octobre 2008 à dix ans de prison pour détention illégale d’armes et tentative d’assassinat. Théoriquement, il pourrait bénéficier de la loi d’amnistie. La rumeur de sa libération a enflammé à plusieurs reprises les réseaux sociaux et les rues de Kinshasa. Réputé proche de Jean-Pierre Bemba, le candidat malheureux à la présidentielle de 2006 détenu à La Haye, Fernando Kutino est interné depuis août 2013 dans un centre hospitalier de la capitale à la suite d’un accident vasculaire cérébral.

    • Mushiki, Muhindo, Lumbala… : non amnistiables ?

    Plus le temps passe, plus la liste des personnes qui craignent de ne pas bénéficier de la loi d’amnistie s’allonge. Après Willy Mishiki, représentant des miliciens maï-maï de Walikale, dans le Nord-Kivu, arrêté à Kinshasa lorsqu’il était venu “représenter les groupes armés aux concertations nationales, ou le député Nzangi Muhindo, condamné à trois ans de prison pour des propos outrageants envers le chef de l’État, c’est au tour de Roger Lumbala de s’inquiéter de son sort. Cet élu de Miabi (Kasaï oriental), dont le mandat de député a été invalidé, qui avait rallié début 2013 la rébellion du M23, se trouverait sur la liste des personnes non amnistiables, selon Kinshasa.

    Photo : Firmin Yangambi (CC/Radio Okapi)
    

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    Par Trésor Kibangula

  • Appui technique et logistique pour les élections en RD Congo

    Appui technique et logistique pour les élections en RD Congo

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -La Mission de l’ONU en RDC va soutenir les prochains scrutins dans ce pays – La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) fournira un appui technique et logistique pour les élections à venir, a indiqué mercredi, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler.

    Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Kobler a souligné, dans un communiqué après sa visite à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la nécessité pour les élections d’être correctement financées et planifiées.

    Il a affirmé que la planification des élections doit être bien organisée et bien financée, tout en déclarant que ‘les erreurs de 2011 doivent être évitées».

    M. Kobler, qui dirige la Mission des Nations Unies dans ce pays connue sous le nom de MONUSCO, a également noté que les élections locales, provinciales et nationales qui auront lieu entre 2014 et 2016 doivent être bien planifiées.

    «Je garde à l’esprit les expériences de l’Afghanistan et de l’Irak, il faut plusieurs mois pour planifier de telles opérations’, a souligné le fonctionnaire de l’ONU qui a occupé des postes au sein des missions politiques des Nations Unies dans ces deux pays.

    Il a affirmé que pour réunir le budget nécessaire, l’ONU a mis sur pied un groupe de travail présidé par le responsable adjoint de la MONUSCO, Moustapha Soumaré.

    ‘Il est dans l’intérêt de la MONUSCO d’apporter son soutien aux opérations électorales, d’offrir ses bons offices et de maintenir de bonnes relations avec tous les partis politiques, à la fois de l’opposition et de la majorité’, a déclaré M. Kobler.

    Dans le cadre du mandat de la mission convenu par le Conseil de sécurité de l’ONU, la MONUSCO va fournir un appui technique, logistique et financier à la Commission électorale afin de garantir un processus électoral durable pendant tout le cycle électoral.

    Les élections présidentielles et législatives de novembre 2011 ont été marquées par des violences entre les membres des partis politiques dans presque toutes les provinces de ce vaste pays d’Afrique.

    L’ONU a enregistré 345 violations commises pendant la période électorale de 2011, touchant  au moins 769 victimes, notamment avec la mort d’au moins 41 personnes, selon le Bureau conjoint des droits de l’homme des Nations Unies (BCNUDH), qui comprend la MONUSCO.

    Pana

  • Exigence de visas pour ses ressortissants rwandais en RD Congo

    Exigence de visas pour ses ressortissants rwandais en RD Congo

    passeports-biometriquesLe service rwandais de l’immigration exige la levée de nouvelles restrictions imposées cette semaine par les autorités de la République Démocratique du Congo (RDC) au poste frontalier de Bukavu, dans le sud-ouest du pays, où tous les  ressortissants rwandais désireux de se rendre en RDC doivent désormais payer jusqu’à 55 dollars américains malgré l’accord de libre circulation des personnes et des biens signé dans le cadre de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL), a rapporté mercredi le quotidien ‘The New Times’ paraissant à Kigali.
    D’après le chargé de communication au service de l’immigration du Rwanda, Ange Sebutege, cette décision apparait comme une surprise aux yeux des officiels à Kigali de voir les autorités de la RDC commencer à faire payer les frais de visa pour les ressortissants rwandais qui passent par le poste frontalier de Rusizi reliant la ville rwandaise de Cyangugu (Sud-ouest) à celle congolaise de Bukavu.

    Désormais, chaque ressortissant rwandais doit payer un visa qui coûte 55 dollars américains pour les citoyens ordinaires et 35 dollers pour les étudiants, a indiqué M. Sebutege dans les colonnes du journal.

    On rappelle que la CEPGL est une initiative sous-régionale fondée en 1976 et regroupant trois pays de la région des Grands Lacs, à savoir: la RDC, le Burundi et le Rwanda avec comme objectif de promouvoir et intensifier les échanges commerciaux et la libre circulation des personnes et des biens.

    Même si certaines activités de cette structure avaient été suspendues au lendemain du génocide de 1994 au Rwanda avec plusieurs conflits qui ont ravagé les pays membres de ce regroupement, quelque années plus tard, cette initiative d’intégration entre les populations de la sous-région a été relancée en 2004 à l’initiative de la Belgique.

     

     

     

     

  • Choisir entre la peste et le choléra

    Choisir entre la peste et le choléra

     

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    –Cette expression est revenue souvent dans la bouche des Congolais en 2006 lors de la compagne électorale entre Bemba et « Joseph Kabila ». Une façon pour eux, pour la plupart de ceux qui l’employaient, de montrer qu’ils n’avaient pas de choix devant des élections qui leur étaient imposées et vendues par la « Communauté Internationale », et comme je l’entends encore aujourd’hui, par ceux que des Congolais ont fini par intériorisés comme étant « leurs » décideurs. J’ai vu ou lu quelque part cette expression « les décideurs du monde ». Le mal n’est pas qu’ils les soient, c’est-à-dire « décideurs » pour je ne sais qui, mais le fait que des citoyens congolais, à la limite dépassés et dépités, l’adversaire a eu raison de ce type d’hommes, s’y soumettent et les reconnaissent comme tels, choque ma conscience. Mes pensées s’entrechoquent sans pouvoir se préciser et se fixer. Il y a toujours une possibilité. Il y a toujours un choix à faire, une attitude à adopter.

    En effet, ceux qui vous vendent aujourd’hui les élections sont les mêmes qui vous les ont vendues en 2006. Et en 2011, même Tshisekedi se fait prendre à l’hameçon. En 2006, le peuple se dit Jean Pierre Bemba est le fils du pays. Et le gars avait les mêmes parrains occidentaux que « Joseph Kabila ». Mais les parrains en avaient décidaient autrement. Leur choix fut « Joseph Kabila » qui reste leur homme. Ils avaient besoin de Bemba pour faire jouer le jeu démocratique et amener le peuple congolais comme des moutons à participer nombreux aux élections en vue de pouvoir les légitimer. En 2011, Tshisekedi et les siens (notre ami Mubake) affirmaient même que les « décideurs » auraient cette fois-ci compris ce que voulais le peuple congolais. Voter Tshisekedi et Il passera. Nenni, Tshisekedi attend toujours et ce jusqu’à ce jour son impérium alors qu’il a eu à solliciter dès le départ le consentement de mêmes « maîtres ».

    À deux reprises, la communauté et les « décideurs » de Congolais se sont moqués de la volonté populaire et jamais ils n’en tiendront compte s’ils ne sentent menacés, si le rapport de force n’est établi. La preuve, on le voit déjà avec le NDI. Ils boutiquent une autre mascarade électorale et cette fois-ci avec des nouveaux et anciens candidats qui reprennent comme hier encore la même rengaine. On amuse finalement les Congolais avec un bouc émissaire trouvé. Il s’agit d’un certain Malu Malu comme si tout dépendait de ce pauvre Abbé qui lui-même en acceptant de se soumettre à sa propre instrumentalisation ignore à peine qui il est.   Malu-Malu , abbé de son état, est d’abord un être humain comme tous les autres, avec ses points forts et ses faiblesses aussi. Lui ou pas, rien ne changera. « Joseph Kabila » se présente pour la troisième fois. Il ne peut le faire de lui-même parce que ce garçon n’est arrivé là où il pense qu’il est de lui-même. Il ne se maintient non plus de lui-même. Ceux qui l’ont fabriqué trouvent encore des raisons de croire en lui parce qu’il est leur homme. « Joseph Kabila » est un mercenaire et il se trouve où il est en service commandé. Que l’on dise dans quelle langue ?

    L’heure est d’engager et de préparer d’autres candidats pour jouer le jeu de Tshisekedi en 2011 et de Bemba en 2006. Les « décideurs » de Congolais les sortent fraichement de leur usine. Tous mangent dans les mains de ces décideurs et tous vendent le soutien américain à leur candidature. Raison ou pas, mais le Professeur Kalele avant de rejoindre le pauvre Arthur Z’ahidi Ngoma avait écrit un article dont le titre en lingala était révélateur : « KONGO ZOBA ».

    Je me suis toujours demandé comment quelqu’un qui possède toutes ses facultés mentales, qui se veut lucide, et à qui on proposerait de faire un choix entre deux maux, deux maladies, en choisisse finalement une pour motif qu’elle serait la moindre par rapport à l’autre. Celui qui vous fait une telle proposition sous-estime votre être et ne vous prend jamais au sérieux car moindre ou pas, le cholera reste une maladie qui, faute de soins et d’anticorps solides, peut conduire à la mort. C’est vraiment dommage que les Congolais se destinent à mourir et ce gratuitement.

    Elections, Elections, Elections, ….que ceux qui veulent y aller, ils ont juste le temps de s’inoculer le venin de la mort. Et ce sera fait pour eux.. Quant à nous, aussi longue que soit la nuit, le soleil finit par luire un jour. Notre combat est ailleurs. Il se résume dans la souffrance, la privation et non la jouissance et la quête d’une gloire immédiate. Nous avons choisi la voie la plus exigeante et la plus difficile. Celle où rien ne nous est acquis d’avance, ni notre nom, ni celui de notre peuple. Notre devise est de ne rien trouver sur un plateau d’argent. C’est à ce prix sque réside l’avenir de la RD-Congo. La RD-Congo est une conquête ou elle ne le sera jamais.

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, 
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • La milice de Kyungu : trop, c’est trop !

    La milice de Kyungu : trop, c’est trop !

    –Antoine KyunguTrois compatriotes ont trouvé la mort samedi 19 avril à Likasi, au Katanga, à la suite d’affrontements entre des éléments des FARDC et des miliciens de l’Unafec (Union des Fédéralistes du Congo),

    opposés à l’arrestation d’un des leurs, coupable des voies de fait sur un soldat. Ce drame semble assimilé à un banal fait divers. Pourtant, il traduit une situation grave, imputable à l’inaction des autorités provinciales et nationales face aux dérives d’une milice qui se comporte dans cette partie de la République comme en territoire conquis.

    Des témoignages concordants, dont celui de l’Ong Justicia, soulignent que des miliciens du parti de Kyungu font la loi dans plusieurs villes du Katanga, où ils disposent de leur propre « administration », de leur « police », de leurs « services de sécurité », de leurs amigos pour la garde des personnes arrêtées. Des détentions prolongées d’innocents sont signalées ça et là, dans une anarchie qui ne dit pas son nom.

     Kabukapwa : un fâcheux précédent

     Déjà à l’époque du Régime 1+4, la milice de l’Unafec s’était illustrée par la prise en otage du ministre Kabukapwa, alors titulaire du portefeuille des Affaires Foncières, parce que mécontente de sa présence au gouvernement, dans le quota de leur parti. Bloqué pendant des heures au Park Hôtel et en danger de mort, il avait dû être évacué précipitamment à Kinshasa après une intervention musclée de la police, écourtant du coup une mission qui devait le conduire dans plusieurs contrées du Katanga.

    Comme pour le cas des morts de Likasi, les auteurs du grave outrage fait à un membre du gouvernement n’avaient nullement été inquiétés.

    On rappelle qu’au début de la législature de 2006-2011, des députés provinciaux accusés d’avoir initiés une pétition contre le président de l’Assemblée provinciale du Katanga et président national de l’Unafec, Gabriel Kyungu, avaient été enfermés au siège de leur institution et sérieusement molestés par des miliciens de l’Unafec. Encore une fois, l’impunité était au rendez-vous, installant du coup un climat de terreur et d’impuissance parmi les élus du Katanga.

     Kyungu : fausse condamnation

     Chaque fois que des inciviques de l’Unafec posent des actes de violence sur des acteurs, politiques, des membres de l’armée et de la police nationale ou de paisibles citoyens, Gabriel Kyungu s’est toujours illustré par un discours endormeur. Il se contente de condamner, du bout des lèvres, la criminalité institutionnalisée au sein de son parti. L’homme fait non seulement croire que les marginaux qui entretiennent l’insécurité au Katanga n’appartiennent pas à sa formation politique mais en plus, promet de punir sévèrement et de chasser de ses rangs les brebis galeuses.

    Depuis des décennies, personne n’a jamais pris connaissance des résultats des enquêtes de l’Unafec sur les crimes de ses miliciens. D’aucuns se demandent si ce n’est pas ce leader lui-même qui incite ses sympathisants à créer des incidents pour faire peur à ses adversaires politiques ainsi qu’aux malheureux cadres de la territoriale, de l’armée et de la police, incapables de lever le petit doigt face au tout puissant président de l’Assemblée provinciale.

     Jusques à quand va-t-on tolérer les dérives de la Junafec ?

     Au regard des atteintes répétées à la sécurité intérieure dans lesquelles s’illustrent des miliciens de la Junafec (Jeunesse de l’Union Nationale des Fédéralistes du Congo) au Katanga, il s’avère impérieux que l’Etat de droit prenne le dessus sur la jungle. Les observateurs pensent que les autorités civiles et militaires, tant provinciales que nationales, devraient lancer des opérations d’éradication de toutes les milices de Gabriel Kuyngu et ne plus faire foi à ses fausses condamnations de leurs crimes.

    La puissance publique devrait prendre ses responsabilités pour délivrer le Katanga de l’emprise d’une « force négative » qui risque de se croire intouchable. Trop, c’est trop ! La milice de l’Unafec a assez tracassé, brutalisé, maltraité, blessé et tué des civils comme des militaires. Il est temps que les gouvernants démontrent à tous qu’ils ne cautionnent pas implicitement ses turpitudes.

    Kimp

  • Le Katanga s’enfonce dans l’instabilité.

    Le Katanga s’enfonce dans l’instabilité.

    Mai Mai Bakata-Les Nations unies tirent la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire au Katanga. La province pourrait atteindre le million de déplacés fin 2014, alors que les violences se poursuivent.

    Le Katanga est-il en train de devenir un nouveau Kivu ? Alors que la situation sécuritaire se calme au Nord-Kivu depuis la reddition des rebelles du M23 en novembre 2013, la riche province du Katanga continue de s’enliser dans l’instabilité. Une note du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dénonce les attaques répétées des groupes armés sur les populations civiles et s’inquiète du nombre croissant de réfugiés, sans structure adaptée dans la région pour les accueillir. Entre décembre 2011 et avril 2014, les déplacés à l’intérieur du Katanga sont passés de 50.000 à 500.000.

    « Pas une semaine sans attaque Maï-Maï »

    Au banc des accusés : les différents groupes d’autodéfense Maï-Maï qui pillent et attaquent les villages. Selon OCHA, « du 1er janvier et 31 mars, plus de 35 attaques de Maï-Maï ont été rapportées dans les territoires de Manono, Mitwaba et Pweto« , le fameux « triangle de la mort » situé au Nord du Katanga. Les conséquences sont lourdes pour les civils : 1 500 habitations ont été incendiées dont 875 dans le Territoire de Pweto. Une situation aggravée par le fait qu’il n’y a pas de camp de déplacés au Katanga. D’après l’ONU, « 86% des déplacés se trouvent dans des familles d’accueil (souvent démunies) et 14% des autres se trouvent dans les sites « spontanés » de Kalemie, Manono, Moba et Pweto« . Résultat : 80% des ménages de déplacés souffrent d’insécurité alimentaire. Avec des conditions sanitaires extrêmement précaires, le choléra, la rougeole et le paludisme font des ravages.

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    « Une forte mobilisation doit se mettre en place »

    Dans ce contexte de forte instabilité, le bureau de l’OCHA en République démocratique du Congo se demande ce qui pourrait empêcher le Katanga t’atteindre le million de déplacés d’ici la fin 2014 si rien n’est fait ? « Une forte mobilisation nationale et internationale doit se mettre en place » explique l’OCHA, qui demande « une implication accrue de l’Etat congolais, plus d’effort de la part des acteurs humanitaires présents, un plaidoyer afin que d’autres agences viennent s’implanter, sans oublier plus de fonds humanitaires« .

    Le Katanga toujours rebelle

    Au coeur de l’insécurité katangaise : le bras de fer qui oppose sécessionnistes et fédéralistes au pouvoir central de Kinshasa. Au premier rang des fauteurs de trouble, on trouve les miliciens sécessionnistes Bakata Katanga. En mars 2013, ce groupe avait brièvement investi le centre-ville de Lubumbashi au nez et à la barbe des forces de sécurité congolaises. Depuis, les Bakata Katanga sont les auteurs de dizaines d’attaques violentes dans la province. Incendies, viols, expéditions punitives… les victimes se comptent elles aussi par dizaines. Derrière ce mouvement Maï-Maï extrêmement violent, certains croient voir se cacher plusieurs hommes politiques et hommes d’affaires katangais. On cite le plus souvent John Numbi, l’ancien numéro 1 de la police congolaise, tombé en disgrâce depuis le meurtre d’un militant des droits de l’homme, et que l’on accuse de manipuler et de soutenir les Bakata Katanga. Evidemment, aucune preuve n’a encore été apportée à ces accusations, que le principal intéressé réfute en bloc. On trouve ensuite un second « baron katangais » : le très remuant Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga. Ce partisan du fédéralisme est avant tout le chantre d’un « Katanga fort« , qu’il ne souhaite pas voir morcelé comme le prévoit la loi de décentralisation de Kinshasa. Kyungu est à la tête de l’Union des fédéralistes du Congo (Unafec), un parti, membre de la majorité présidentielle, mais très résolu à garder un « Katanga uni« … quitte à jouer les gros bras avec les forces de sécurité congolaises de Joseph Kabila. Le week-end dernier, des affrontements entre la Jeunesse de l’Union des fédéralistes du Congo (Junafec) et l’armée ont fait trois morts et plusieurs blessés à Likasi, au Nord de Lubumbashi.

    Que fait la Monusco ?

    Où s’arrêtera la spirale de la violence au Katanga ? En février 2014, la Monusco, la mission de l’ONU en RDC, avait décidé de renforcer sa présence au Katanga, notamment à Pweto, dans le « triangle de la mort« . « La neutralisation des Bakata Katanga » était un des objectifs affichés par les casques bleus. Depuis, peu de résultat sur le terrain. Pire, début avril, Monseigneur Fulgence Muteba, évêque de Kilwa-Kasenga, annonçait « un mouvement de regroupement de miliciens Bakata Katanga » qui se dirigeait vers Mitwaba, sur les ondes de Radio Okapi… la radio onusienne !

    « Le Katanga ne doit plus être une crise négligée » avertissait dans sa note le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU. Pour le moment, cela semble pourtant être le cas.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • 24 avril 1990 – 24 avril 2014: Comme le Mpr, l’Udps risque de sombrer…

    24 avril 1990 – 24 avril 2014: Comme le Mpr, l’Udps risque de sombrer…

    –Logo_UDPS Voici 24 ans, jour pour jour, que le maréchal prenait acte de l’échec de son projet de société fondé sur le Monopartisme incarné par le Mpr dit Parti Etat. Le discours de libéralisation de l’activité politique (alias processus démocratique) prononcé à cet effet est continuellement interprété à l’Udps comme la victoire de Tshisekedi sur Mobutu et sa dictature. Seulement voilà : près d’un quart de siècle après, force est de constater que le lider maximo n’a pas su conduire son parti vers les horizons mérités. Bien au contraire, pour avoir personnifié son combat, Etienne Tshisekedi réalise à ses dépens que l’absence – sur le terrain politique – de Mobutu Sese Seko lui prive du stimulus nécessaire pour poursuivre son combat fondé aujourd’hui sur des méthodes devenues obsolètes. Ainsi, à l’instar du Mpr fait privé récupéré dans un premier temps par le tandem Nzuzi wa Mbombo-Vunduwa avant de disparaître, l’Udps en voie de récupération par Félix Antoine Tshisekedi pourrait ne pas survivre à celui qui passe pour son géniteur sans pour autant l’être…

     

     

                Car la vérité est que l’Udps – au départ courant politique au sein du Mpr Parti-Etat avant de s’autodéterminer et de se constituer en 1982 en parti politique à part entière – n’a pas pour fondateur initial Etienne Tshisekedi. Les historiens citent plutôt Joseph Ngalula et    

    Anaclet Makanda Mpinga Shambuyi.

                Dans tous les cas, la célébrissime Lettre des 13 Parlementaires intitulée ” Lettre ouverte au Citoyen Mobutu Sese Seko” porte 13 signatures dont, cités par ordre alphabétique,  Gabriel Biringanine Mugaruga,  Charles Dia Oken-a-Mbel,  François Lusanga Ngiele,  Paul-Gabriel Kapita Shabangi,  Walter Isidore Kanana Tshiongo a Minanga,  Célestin Kasala Kalamba ka Buadi,  Antoine Gabriel Kyungu wa ku Mwanza,  Protais Lumbu Maloba Ndoba,  Anaclet Makanda Mpinga Shambuyi,  Symphorien Mbombo Lona,  Joseph Ngalula Mpanda Njila,  Edmond Ngoyi Mukendi Muya Mpandi et  Étienne Tshisekedi wa Mulumba. L’honneur à reconnaître au lider maximo est d’avoir fait partie du comité de rédaction aux côtés d’Anaclet Makanda Mpinga Shambuyi et de Joseph Ngalula Mpanda Njila.

                En d’autres termes, l’Udps – au départ – fut effectivement un patrimoine national avec des co-fondateurs représentant presque toutes les 9 provinces d’alors.

                Hélas, au fil des années, ce parti a été réduit à une coterie, particulièrement sous la transition “Mobutu-Tshisekedi” entre 1990 et 1997.

                Depuis, toutes les tentatives de “re-nationalisation” ont du mal à se concrétiser. Au demeurant, le processus de remplacement d’Etienne Tshisekedi par son fils Félix Antoine Tshisekedi en est la confirmation.

     

    Trois observations…

     

                La preuve, la structure ” Présidence” la livre elle-même au travers du communiqué – comme d’habitude non référencié – du Secrétariat National aux Relations Extérieures rendu public de Bruxelles le 24 avril 2014 avec comme instruction ou recommandation ” Pour diffusion immédiate”.

                Intitulé ” Il y a 20 ans, le dictateur Mobutu : ‘Comprenez mon émotion‘”, il fait état de la conférence de presse de ce jeudi 24 avril 2014 à 11h00 au siège de l’Udps, à Kinshasa/Limete, avec pour co-animateurs Bruno Mavungu et Félix Antoine Tshisekedi.

                “Cet événement s’inscrit dans la série des manifestations prévues par le parti pour célébrer les 20 ans de sa victoire sur l’une des dictatures les plus inhumaines de l’histoire universelle, incarnée par Mobutu qui, s’affaissant politiquement, avait déclaré, larmes aux yeux ” Comprenez mon émotion”, alors qu’il annonçait solennellement la fin du Mouvement Populaire de la Révolution MPR/Parti-Etat et la reconnaissance officielle de l’UDPS comme force incontournable au pays, précurseur du multipartisme en RDC“, lit-on dans le deuxième paragraphe.

                Le troisième est ainsi formulé : “Face aux fins limiers de la presse congolaise et internationale, Bruno Mavungu s’étendra sur les enjeux socio-politiques, allant de la fraude électorale au complot constitutionnel en passant par l’amnistie et l’insécurisation volontaire du peuple congolais par le régime d’imposture. Félix Antoine Tshisekedi pourrait parler de son marathon diplomatique pour rallier l’occident au concept ‘gagnant-gagnant’ avec la RDC, considérant ‘le Peuple d’abord’“.

                La signature reste la même : “pour info : Eddy Lukuna“.

                Il est question d’annonce d’une feuille de route au cours de cette conférence.

                La première observation à faire est que l’Udps dit célébrer les 20 ans de l’avènement du 24 avril 1990 alors qu’en cette année 2014, il s’agit plutôt du 24ème anniversaire ! Il n’y a rien d’anodin dans l’omission. La vérité est que Félix et son collaborateur Eddy ignorent la date exacte de la prestation.

                La deuxième observation est le conditionnel mis quant à l’intervention de Félix. Alors qu’au premier paragraphe du communiqué il est bien dit que le secrétaire national sera aux côtés du secrétaire général Mavungu “pour répondre aux questions touchant la diplomatie de l’UDPS“, au troisième l’usage du conditionnel laisse supposer qu’il abordera les mêmes sujets sociopolitiques.  

                La troisième observation est que pour un événement de si grande portée politique et diplomatique, les organisateurs ignorent superbement Etienne Tshisekedi pendant que les analystes non avertis vont s’amuser à établir un lien entre la dictature de Mobutu et le régime d’imposture non autrement identifié.

                Ainsi, d’un côté, Joseph Kabila est ménagé pendant que de l’autre, une croix est mise sur le lider maximo.

     

    Méthode Mingistu au sein du Derg

     

                Au-delà de ces observations, une chose est sûre : l’Udps a raté tous ses grands rendez-vous avec l’histoire : 24 avril 1990, Cns, 17 mai 1997, Dialogue intercongolais, référendum et élections de 2005-2006 et, dernièrement, élections de 2011.

                C’est à croire que la disparation consommée d’abord du Mpr Parti-Etat, ensuite du Mpr fait privé, a ôté à ce parti sa raison d’être.

                Il faut avouer que la chasse aux sorcières ouverte en interne et en externe pour rester maître du jeu (force incontournable au pays) a eu plutôt un effet boomerang. Pour rappel, en interne, Tshisekedi père – comme inspiré par la méthode Mingistu au sein du Derg éthiopien –  a réussi à “écraser” bon nombre des 13 Parlementaires :  Lusanga Ngiele, Kyungu wa Kumwanza, Lumbu Maloba Ndoba, Ngalula Mpanda Njila et autres Ngoyi Mukendi Muya Mpandi, avant d’éliminer les Katompa, Mpika, Lihau, Kibassa, Birindwa, Mbwankiem, Beltchika et, plus tard, les Gisanga et Mukendi. En externe, il a frappé les Iléo, Nguz, Kengo, Thambwe Mwamba, Mungul Diaka, Kamitatu Massamba et même Bomboko Lokumba.

                Pire, dès 1991, il a commencé à malmener les Occidentaux : de Melissa l’américaine à Claes le belge en passant par Emma Bonino l’unioniste européenne, tout le monde a en eu pour son compte.

                Résultat : la vengeance étant un plat qui se mange froid, les cosignataires survivants de la Lettre des 13 Parlementaires, les cofondateurs et animateurs principaux  désabusés de l’Udps, les ex-Mobutistes passés à l’Opposition et les Occidentaux choqués ne se sont pas positionnés en faveur de celui qui passe pour leur “bourreau”.

                Et encore, le mépris ne s’est pas arrêté : Eugène Diomi, Vital Kamerhe, Roger Meece, Martin Kobler etc. allongent la liste.

                Aujourd’hui, Félix Antoine Tshisekedi – qui est en voie de succéder à son père Etienne Tshisekedi – sait qu’il hérite de ce dernier plus de problèmes que de solutions, plus d’ennuis que d’atouts.

                Il a conscience du fait qu’à l’instar du Mpr, l’Udps risque de sombrer.

                A moins de changer de méthodes et de discours qui l’ont plombée près d’un siècle…

     

    Omer Nsongo die Lema

  • ANNE SINCLAIR SUR DSK :  UN « CHARMEUR », UN « SÉDUCTEUR » QUI « SAVAIT DÉMENTIR ».

    ANNE SINCLAIR SUR DSK : UN « CHARMEUR », UN « SÉDUCTEUR » QUI « SAVAIT DÉMENTIR ».

     


    Ann-Sinclair-et-DSK-Anne Sinclair revient pour la première fois en trois ans sur l’« Affaire DSK-Diallo » dans une interview à Laurent Delahousse. Elle affirme que Dominique Strauss-Kahn lui a menti sur ses infidélités. La journaliste a accordé une interview diffusée par « France 2 » mardi soir 22 avril 2014.

     

     

     

    Anne Sinclair a choisi « France 2 » pour revenir pour la première fois à la télévision sur l’« affaire Diallo », l’affaire qui aura radicalement bouleversé sa vie de couple et mis un terme aux ambitions politiques de Dominique Strauss Kahn. Lors d’une émission de « Un jour, un destin », diffusé mardi 22 avril 2014 sur « France 2 », Anne Sinclair s’exprime sur l’homme avec qui elle a vécu pendant plus de 12 ans. « Quand j’ai épousé Dominique, je savais que c’était un charmeur, que c’était un séducteur. Ça, je le savais », explique-t-elle tout en affirmant qu’elle ne croyait pas à ses infidélités. « Ecoutez, vous me croyez ou vous ne me croyez pas, mais je ne savais pas », assure la journaliste qui admet avoir eu quelques soupçons sur les frasques attribuées dans les médias à son époux. « Les rumeurs, elles sont faites pour détruire, elles sont faites pour tuer, elles sont faites pour abîmer, donc je les ai ignorées ».

    « J’ai eu des doutes » confie-t-elle à Laurent Delahousse. « Oui, des doutes dans un couple. Je suis souvent, quelquefois, venue lui demander si les choses étaient exactes ou pas. Et il savait démentir. Et me rassurer ». Anne Sinclair revient aussi plus spécifiquement sur le long procès à New York et les accusations de viol dont DSK a fait l’objet. « Je n’y ai pas cru, je ne le crois pas et je sais que ce n’est pas le cas » affirme-t-elle au sujet de l’ancien ministre. Depuis un an, la journaliste ne partage plus sa vie avec Dominique Strauss-Kahn. Anne Sinclair est en couple avec Pierre Nora, l’historien a lui-même confirmé leur liaison publiquement à la télévision.

    LE COMPORTEMENT DE DSK « STUPIDE », « INFANTILE », ET « SOT »

    « Je n’y ai jamais cru, je ne le crois pas et je sais que ce n’était pas le cas », déclare Anne Sinclair à propos de l’affaire du Sofitel, survenue en mai 2011 à New York.

    « Sot, stupide, incohérent. Le comportement que Dominique a pu avoir alors qu’il était à la veille d’une élection, je pense que c’est infantile. Que ce n’est à la hauteur ni de l’homme que je croyais qu’il était ni du destin qu’il ambitionnait ». « Il y a eu, bien entendu, dans la vie publique, des rumeurs. Mais les rumeurs, elles sont faites pour détruire, pour tuer, pour abîmer, et donc je les ai ignorées », explique-t-elle avant d’avouer : « J’ai eu des doutes, ou, des doutes dans un couple ».

    « IL Y A EU LA VOLONTÉ D’AMPLIFEIR LES CHOSES SUR DSK »

    Anne Sinclair a regretté,  le rôle joué par les autorités françaises dans l’affaire new-yorkaise impliquant son ex-mari, Dominique Strauss-Kahn, alors patron du « FMI », et une employée du Sofitel. « Elles n’ont pas été totalement neutres », a-t-elle estimé, sans en dire davantage, lors de l’émission « Un jour, un destin » qui lui était consacrée. La journaliste a affirmé : « Disons qu’il n’y a pas eu de complot. Je pense qu’il y a eu la volonté d’amplifier, beaucoup, les choses auprès des autorités new-yorkaises. Je pense que les autorités françaises n’ont pas été totalement neutres ».

    D’après le « Figaro », Laurent Delahousse aura dû batailler plus de deux ans pour obtenir ces confidences tant attendues. « Le documentaire, c’est le roman de ses vies », explique le présentateur d’« Un Jour un destin ». « Elle a été petite-fille de marchand d’art, fille de résistants juifs exilés à New York, star de l’interview du + dimanche soir + sur + TF1 +, épouse de DSK et aujourd’hui patronne du + Huffington Post + en France. Et puis, je lui ai proposé une interview. Je voulais avoir son regard sur cette affaire ».

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

  • Cinq questions à Michel Okongo Lomena

    – 1.    Quelle est la position de « Unité des valeurs » sur la question de la révision constitutionnelle qui fait débat au pays ?
    Le débat informel portant sur la révision ou non de la Constitution n’est pas de nature à consolider la cohésion nationale, mais plutôt à créer une nouvelle zone de turbulence politique au cœur de la société congolaise.

    Ce qui risque de replonger le pays dans l’incertitude et le chaos. Nombreux sont les acteurs politiques qui n’arrivent toujours pas à comprendre que la politique est avant un engagement. Par conséquent, ceux qui s’y engagent se font appelés à juste titre « acteurs politique ».

     A l’instar d’un acteur au vrai sens du terme, qui monte sur scène pour jouer un rôle ou interpréter une pièce, un acteur politique, un vrai, s’engage en politique avec une vision et un projet politique. Et il sait s’effacer lorsque s’éteint la lanterne ; c’est-à-dire son mandat, soit la durée programmée de sa prestation selon le timing. Une logique contraire à celle démontrée ci-haut relève à la fois de l’impréparation, de l’opportunisme, de l’amateurisme et de la mauvaise foi.

    Le peuple congolais, tout comme le chef de l’Etat qui a déclaré que demain sera différent d’aujourd’hui, est décidé de ne plus cautionner les politiciens opportunistes voulant œuvrer à durée indéterminée, et qui veulent s’éterniser sur la scène politique congolaise afin d’imposer à notre pays une marche à reculons, car ne sachant quoi faire.

    2.    Quelle attitude la meilleure à l’heure de la cohésion nationale ?

     A l’heure de la cohésion nationale, tous, nous aurions dû avoir le regard tourné vers une même direction que le chef de l’Etat qui nous a administré une très belle leçon de démocratie, notamment en reconnaissant avec courage et humilité, des insuffisances de son programme politique et sociale puis d’en tirer les conséquences, d’inviter par la suite au dialogue, toutes les forces vives de la nation, d’en décider au final, une gestion partagée du pouvoir dans un esprit républicain afin de cimenter la cohésion nationale. Il sied de reconnaître que dans l’histoire des nations, peu nombreux sont ceux qui ont osé opérer ce type de réforme, si ce n’est un certain Anouar El Sadate en Egypte, Marien Ngouabi en république du Congo, Senghor au Sénégal, Jerry Rawlings au Ghana.

    3.    La révision constitutionnelle est-elle  possible dans le contexte actuel ?

    L’honnêteté politique exige que l’on admette que le principe d’une révision constitutionnelle est possible et exclusivement applicable selon l’article 218 de la Constitution qui prévoit que l’initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment au président de la République ; au gouvernement après délibération en Conseil des ministres ; à chacune des Chambres du Parlement à l’initiative de la moitié de ses membres ; à une fraction du peuple congolais en l’occurrence 100 000 personnes s’expriment par une pétition adressée à l’une de deux Chambres. Chacune de ces initiatives sont soumises à l’Assemblée nationale et au Sénat qui décident à la majorité absolue de chaque Chambre du bien-fondé du projet, de la proposition ou de la pétition de révision. La révision n’est définitive que si le projet, la proposition ou la pétition est approuvée par référendum.

     Toutefois, le projet, la proposition ou la pétition n’est pas soumis au référendum lorsque l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès l’approuvent à la majorité des 3/5 des membres les composant.

     La Constitution n’est révisable exclusivement dans les conditions décrites par l’article 216 précité…

    4.    A supposer que les révisionnistes choisissent la voie référendaire pour faire passer leur projet…

    D’un point de vue pratique, le budget alloué au gouvernement pour l’exercice 2014 n’est pas à même de supporter le coup d’une campagne référendaire qui, outre l’aspect financier s’ajoute également le problème du recensement de la population, la première après 30 ans, passage obligé pour toute opération électorale ou référendaire dans notre pays. Unité des valeurs, notre parti, tient à préciser que le chef de l’Etat, président de la République, quelle que soit la famille politique dont il est issu, cesse d’être chef d’un camp et devient de tous les Congolais, vouloir prendre l’actuel président en otage au point d’affirmer qu’il doit sa liberté au prix d’une transformation partant d’un être humain à un oiseau est insultant non seulement pour la personne du chef de l’Etat, mais aussi pour la République.

    5.    Que devons-nous retenir en définitive sur la question ?

     En définitive, les partis politiques sont tenus au respect des principes d’unité et de souveraineté nationale. Toute attitude contraire à la disposition précitée frise la trahison, car personne n’a le droit de détruire la cohésion et la paix retrouvée au prix de nombreux sacrifices et au terme de nombreuses années émaillées des guerres et dictature… Il est également triste de constater que des acteurs politiques avisés associent le président de la République à un débat qu’il n’a pas soulevé et qui risque malheureusement d’enflammer le peuple.3 Nul ne peut être plus royaliste que le roi », dit-on. Ceux qui se disent spécialistes de la Constitution ne peuvent mieux l’interpréter que le chef de l’Etat qui est à la fois le symbole de l’unité nationale ; veille au respect au respect de la Constitution ; assure, par son arbitrage, le fonctionnement réguler des pouvoirs publics et des institutions ainsi que la continuité de l’Etat. Représentant la nation dont il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traités et accords internationaux (art 69 de la Constitution).

    Propos recueillis par St Augustin K.
    (*) Président national de Unité des valeurs