Author: Don Kayembe

  • Extradition de Lumbala : une épine sous Kigali et Kampala

    Extradition de Lumbala : une épine sous Kigali et Kampala

    roger-Recherché par la justice congolaise, Roger Lumbala, cadre de l’ex-Mouvement du 23 mars (M23),  se trouverait présentement à Kigali qu’il a rejoint le vendredi 11 avril à partir de Kampala (Ouganda). Kinshasa appelle aujourd’hui ses deux voisins à le livrer pour répondre de ses crimes. Cette affaire risque de constituer une épine sous les pieds de Kigali et Kampala ou donner lieu à une brouille entre les trois voisins.
    Le M23 défait, c’est aujourd’hui Roger Lumbala, l’un de ses cadres, qui se trouve au centre des préoccupations de Kinshasa. Le petit indice qui a éveillé l’attention de Kinshasa est ce déplacement, presqu’inattendu, de Kigali (Rwanda) effectué depuis le vendredi 11 avril 2014 par Lumbala au départ de Kampala (Ouganda).

    Kinshasa, qui se fonde sur les informations relayées dans les médias, a aussitôt redéployé l’épée de Damoclès qui reste toujours suspendu sur la tête de Roger Lumbala. Poursuivi par la justice congolaise pour de nombreux crimes commis sur le sol congolais, Kinshasa réclame mordicus la tête du député déchu Lumbala. Il exige, à cet effet, la pleine coopération de ses deux voisins, au regard, rappelle-t-il des engagements librement souscrits dans le cadre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

    Hier lundi devant la presse, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, s’est longuement attardé sur cette question, estimant que « le gouvernement de la RDC engage ses partenaires ougandais et rwandais à respecter les obligations qu’ils ont librement contractées en signant l’accord-cadre d’Addis-Abeba ».

    Pourquoi s’agite-t-on alors à Kinshasa ? Le porte-parole du gouvernement a pris le temps de recadrer. Il note qu’« en des temps ordinaires et pour n’importe quel autre citoyen congolais, cela n’aurait constitué qu’un fait des plus banals, la libre circulation des personnes faisant partie des droits garantis par la Constitution ». Cependant, poursuit-il, « il se fait que ces temps-ci sont perturbés et surtout que monsieur Lumbala fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt de la justice congolaise. Le dernier en date de ces mandats porte sur des crimes déclarés non amnistiables sur lesquels ce compatriote doit être entendu par la justice de son pays ». Il dit aussi avoir préalablement informé Kampala et Kigali de « l’existence de ce mandat de justice en même temps que tous les autres pays membres de la CIRGL ».

    Par ailleurs, Kinshasa s’étonne que Kampala ait pu permettre à Roger Lumbala de faire le déplacement de Kigali. Il en est de même pour Kigali qui a curieusement accueilli à bras ouverts quelqu’un qui s’est volontairement soustrait à la justice de son pays. « C’est pourquoi, dit Lambert Mende, nous sommes fort préoccupés de savoir que M. Lumbala a pu, malgré tout, séjourner en Ouganda et quitter ce pays pour se rendre à Kigali où, selon toute vraisemblance, il séjournerait encore ».

    Un saut dans le vide
    Kinshasa a-t-il les chances de faire aboutir sa démarche ? Ce n’est pas évident. Dans tous les cas, la démarche de Kinshasa est normale sur le plan de la forme. Il y a des choses qu’il reproche à Roger Lumbala. Mais c’est dans l’application de cette demande d’extradition que tout se complique. Du fait de l’absence de volonté de coopération de la part de Kampala qui a accordé son hospitalité à Lumbala en qualité de délégué du M23. Et dire que pendant toute la tenue des pourparlers directs entre la RDC et le M23, Kinshasa n’avait nullement soulevé l’exception du cas Lumbala. Surtout que, par moment, Roger Lumbala s’est présenté comme chef de la délégation du M23 dans la capitale ougandaise.

    Que se serait-il donc passé entre-temps pour que Kinshasa se ressaisisse subitement du cas Lumbala ?  Devant la presse, Mende a tenté d’effleurer le problème, sans pour autant y aller en profondeur. C’est notamment lorsqu’il rappelle qu’en temps normal, la présence de Lumbala à Kigali n’aurait soulevé aucune inquiétude, le droit de déplacement étant reconnu à tout Congolais. Or en reconnaissant que « ces temps-ci sont perturbés », l’on pressent que Kinshasa est au courant d’un coup fourré qui se préparerait contre lui entre Kigali et Kampala. 

    Quid ? Kampala a récemment manifesté son intention de coopérer pleinement autant avec la justice congolaise qu’internationale pour livrer les fugitifs du M23 présents sur son sol. Une démarche unilatérale que Kinshasa a prise avec des pincettes, pour la bonne et simple raison que l’on ne sait pas cerner la sincérité de l’Ouganda.

    Le cas Lumbala risque de brouiller une fois de plus les rapports souvent tendus entre les deux voisins.  En décidant de renvoyer Roger Lumbala à Kigali, Kampala a juste cherché à se débarrasser d’un colis gênant, sachant Kigali ne pourra jamais livrer Lumbala à la justice congolaise. Il n’existe pas entre les deux capitales des accords d’extradition. Raison pour laquelle les Nkunda, Mutebusi et autres ont trouvé refuge à Kigali et sont rassurés de ne jamais être livrés à la justice congolaise. Roger Lumbala fera-t-il exception ? Difficile à dire.

    Pour l’instant, seul le Rwanda connaît les raisons profondes de son refus de coopérer avec la RDC. L’Ouganda est sur ses traces. Preuve qu’il existe un deal entre Kigali et Kampala, au détriment de Kinshasa. Le jeu diplomatique dans les Grands Lacs est basé sur l’hypocrisie et les faux fuyants où naïveté et crédulité font bon ménage.

    Le Potentiel

  • RDC 88 % de pauvreté:Selon la Banque mondiale, la croissance seule ne suffira pas à mettre fin à la pauvreté

    RDC 88 % de pauvreté:Selon la Banque mondiale, la croissance seule ne suffira pas à mettre fin à la pauvreté

     banque mondiale– Selon un nouveau document de la Banque mondiale présenté aujourd’hui, la croissance reste une condition nécessaire mais non suffisante de la réduction de la pauvreté. Chaque pays doit accompagner ses efforts de développement par des politiques allouant davantage de ressources aux plus démunis, par le biais du processus même de croissance, à travers la promotion d’une croissance faisant moins d’exclus, ou via des programmes publics tels que les transferts monétaires directs et assortis de conditions.

    L’étude souligne par ailleurs qu’on ne peut pas se contenter d’aider les individus à sortir de l’extrême pauvreté : il faut aussi s’assurer, qu’à terme, ces personnes ne restent pas bloquées juste au-dessus du seuil de pauvreté faute d’opportunités leur permettant d’améliorer leurs revenus.

    « La croissance économique a joué un rôle de premier plan pour réduire l’extrême pauvreté et améliorer le quotidien de nombreux pauvres, estime le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Mais même si tous les pays conservaient le rythme de progression de ces 20 dernières années et si la répartition des revenus restait identique, la pauvreté dans le monde ne reculerait que de 10 points de pourcentage d’ici 2030, sachant qu’elle s’établissait à 17,7 % en 2010. Un tel résultat est tout simplement insuffisant. Si nous voulons mettre fin à l’extrême pauvreté, nous devons tout mettre en œuvre pour rendre la croissance plus inclusive et améliorer le ciblage des programmes d’aide sur les pauvres. »

    « Mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, ajoute Jim Yong Kim, c’est faire reculer de 50 millions chaque année le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour — les plus pauvres des pauvres. Autrement dit, faire en sorte qu’un million d’individus s’extirpent chaque semaine de la pauvreté au cours des 16 années qui viennent. Je mesure l’extraordinaire difficulté de cet objectif, mais je suis convaincu que nous pouvons y arriver. Nous pouvons devenir la génération qui aura vaincu l’extrême pauvreté. »

    La croissance seule ne parviendra pas à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, expliquent les auteurs du document, parce qu’à mesure que celle-ci recule, les effets intrinsèques à la croissance tendent à toucher un nombre plus limité de pauvres. À ce stade en effet, la plupart des personnes vivant toujours dans le dénuement le plus extrême sont dans des situations éminemment délicates à redresser.

    Une aggravation des inégalités de revenus peut atténuer l’impact positif de la croissance sur la pauvreté. Les inégalités économiques ne sont pas seulement graves en tant que telles : dans les pays où les écarts de revenus se creusent, elles réduisent aussi l’efficacité de la croissance, voire en annulent les bienfaits, alors que, pour un taux de croissance donné, les progrès obtenus sur le front de la pauvreté sont plus importants là où les inégalités reculent. Quand bien même les inégalités n’évolueraient pas, le « pouvoir de réduction de la pauvreté » associé à la croissance économique serait moindre dans les pays plus inégaux au départ. Ce qui explique que les objectifs du Groupe de la Banque mondiale de mettre fin à l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée soient étroitement liés : pour être durables, les avancées visant à éliminer l’extrême pauvreté exigent que l’on s’intéresse, parallèlement, au sort des 40 % les plus pauvres de la population.

    « Il est regrettable de constater que, dans notre monde prospère, plus d’un milliard d’êtres humains vivent dans le dénuement le plus total. Félicitons-nous que le Groupe de la Banque mondiale appelle non seulement à atténuer la pauvreté mais, surtout, à y mettre fin et à œuvrer pour un monde plus équitable. Pour réussir, nous aurons certes besoin de détermination, mais aussi d’idées originales et d’innovation, car l’économie se comporte parfois étrangement », analyse Kaushik Basu, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale.

    Cet objectif de promouvoir une prospérité partagée, approuvé en 2013 par les actionnaires de la Banque mondiale, donne matière à mieux décrypter le phénomène de l’inégalité des revenus et des chances. Alors que de réels progrès ont été obtenus sur le fond de la lutte contre l’extrême pauvreté, un grand nombre de personnes restent pauvres, souvent pénalisées par un manque de perspectives. Le fait de s’intéresser précisément aux 40 % de la population qui se situent au bas de l’échelle des revenus peut aider à s’assurer qu’eux aussi tirent pleinement parti du progrès économique.

    Si nous voulons aider cette frange de la population, nous devons connaître ses particularités. Or, la situation diffère d’un pays à l’autre. Ainsi au Rwanda, 63 % de la population vit dans le plus grand dénuement : l’extrême pauvreté concerne donc bien plus que 40 % des habitants. En Colombie en revanche, le phénomène ne touche que 8 % de la population et, en Turquie, seuls 1,3 % des habitants sont considérés comme extrêmement pauvres selon les normes internationales.

    Il existe en outre des disparités multiples. Au Bangladesh, deux tiers des 40 % les plus pauvres vivent dans les zones rurales, contre 23 % au Brésil ; 11 % des 40 % des Rwandais vivant dans l’extrême pauvreté ont fait des études secondaires, pour 55 % en Turquie ; et 63 % des 40 % des Philippins les plus pauvres travaillent dans l’agriculture, mais ils ne sont que 11 % en Jordanie.

    « Les difficultés que nous avons à identifier ces 40 % les plus pauvres dans un pays donné soulignent tout l’enjeu de la conception de politiques au cas par cas pour pouvoir les atteindre », souligne Jos Verbeek, auteur principal du document et économiste principal au sein du Groupe d’étude des perspectives de développement de la Banque mondiale.

    Pour s’attaquer à la pauvreté, nous devons savoir où se concentrent le plus grand nombre de pauvres et, dans le même temps, nous focaliser sur les pays où les conditions de vie sont les plus difficiles. Cela exige des initiatives concertées là où se retrouve la masse de ces populations : en Inde (33 %), en Chine (13 %), au Nigéria (7 %), au Bangladesh (6 %) et en République démocratique du Congo (RDC) (5 %). À eux cinq, ces pays réunissent 760 millions de pauvres sur 1,2 milliard à l’échelle planétaire. Avec l’Indonésie, le Pakistan, la Tanzanie, l’Éthiopie et le Kenya, ce sont pratiquement 80 % des individus les plus démunis du monde qui sont concernés. C’est donc sur ces dix pays qu’il faut agir en priorité pour pouvoir mettre fin à l’extrême pauvreté.

    Mais cela ne doit pas faire oublier tous ces pays, plus petits, où la proportion d’habitants vivant en deçà du seuil de pauvreté est nettement plus importante. Dans 16 d’entre eux, plus de la moitié de la population vit dans un dénuement extrême. Les cinq pays où la densité de pauvreté est la plus forte sont la RDC (où 88 % de la population se situent en deçà du seuil de pauvreté), le Libéria (84 %), le Burundi et Madagascar (81 % dans les deux cas) et la Zambie (75 %). On voit par là qu’il importe autant de réduire la pauvreté dans ces pays que de marquer des points là où les taux de pauvreté absolue sont bien supérieurs.

    Pour atteindre ces deux objectifs, le Groupe de la Banque mondiale doit adapter son aide en fonction du degré d’urbanisation de chaque pays, de l’ampleur de ses besoins énergétiques, du niveau de développement des services essentiels, des aptitudes de chaque habitant et des capacités des pouvoirs publics. La réussite passera par le déploiement à grande échelle de solutions dont on sait qu’elles peuvent changer la donne, qu’il s’agisse de programmes pour améliorer l’assainissement dans les villes en plein essor, de projets garantissant une utilisation plus efficace de l’eau dans l’agriculture et, ailleurs, de l’élargissement de la couverture santé des personnes à faible revenu ou de l’extension des programmes de transition entre l’aide sociale et le travail là où le chômage des jeunes atteint des proportions considérables.

    De la même manière, les progrès accomplis pour améliorer le quotidien des populations ne pourront par perdurer si les conséquences environnementales du développement économique ne sont pas prises en compte. Pour favoriser un développement économique durable, nous devons déployer des processus de croissance plus propres, plus résilients et plus efficaces dans leur utilisation des ressources, tout en préservant un rythme d’expansion suffisant.

    Banque Mondiale

  • English: Jeannette KAGAME, Once A good Mother now a killer,by Noble Marara, Editor Jennifer Fierlberg

    English: Jeannette KAGAME, Once A good Mother now a killer,by Noble Marara, Editor Jennifer Fierlberg

    -Behind The Presidential Curtains: Once A good Mother now a killer                       

    jeanet kagame– Jeannette Kagame who once acted as a role model to children turned into a killer like husband. She encouraged singer Kizito Mihigo to come home and build his nation only to then plan his arrest, get him tortured in a safe house and later charged with terrorism She did all of this because of a single song to reconcile and heal our hearts as Rwandans

    In the early 1990’s when I met the First Lady of Rwanda Jeanette Kagame, I believed that she was a mother figure to all Rwandese. She always appeared to care for us and would ask us how we were doing. I remember one day around 1997 she asked me if I had a girl friend, it was a bit funny because that time I had no girl friend, for some reason she focused on relationships, outings and clubbing, in most of her conversations with any driver who was on duty. She turned up with some interesting questions whenever we drove her out; I believed that she was so innocent. At that time, she was attending Kigali institute of technology (KIST) we would drive her over for her lectures. Those days she used to experience the insults and abusive language from her husband Paul Kagame like all of us did. Even when Kagame was in a relationship with someone, I do not want to mention today, Mrs Kagame who, we normally called Mama Ivan never found out until late, because she was an oblivious woman who was confused.

    At times, we used to feel sorry for her because sometimes she would ask us to drive her to her mother’s house in Kimihurura whenever Paul Kagame was in a bad mood, or after beating her up. At times she used to ask us to take her to Kayumba’s home due to a good friendship she had with Rosette Kayumba the wife of Gen Kayumba.

    Jeanette Kagame continued to live as a house wife while experiencing domestic violence from her husband Paul Kagame till the end of 2002 when Kagame started falling out with his trusted circles. During these days, Kagame had betrayed so many people that he was left with no one to trust apart from those who believed the same way as him of shedding blood such as Gen Jack Nziza, and other Killing machines.

    During these days Jeanette Kagame started investing in projects and in even hijacking other projects from individuals, who started the idea before she thought of it. This was because she had started to understand that she could also do something as a first lady. Mrs Kagame worked tirelessly making sure that the Kayumba’s fell out permanently with Kagame’s so that she could take all of Rosette Kayumba’s shares she had invested in the school they shared.

    She became friends with Gen Jack Nziza, who is Kagame’s right hand man, and well known for arresting and killing anyone who is believed to not support the current regime. Since then Mrs Kagame has been involved in a number of planned killings of different people together with Kagame’s intelligence network.

    Mrs Kagame has also involved herself in assisting and helping the victims of genocide, and this was the time when she encouraged a young talented Kizito Mihigo to leave Belgium and come back to build his motherland of Rwanda.

    Upon his arrival, Kizito Mihigo continued progressing and singing his lovely music of uniting Rwandans. Although, contrary to Kagame’s regime, Kizito Mihigo’s songs looked at uniting all Rwandan’s even though the Kagame’s wanted him to only sing genocide of Tutsis and not including anyone else who died before, during and after genocide.

    The song which has caused a lot of problems to Kizito Mihigo, and a number of young men in Rwanda, is Igisobanuro Cy’urupfu, in English (THE DEFINITION OF DEATH) in this song Kizito explains that he remembers those who died not only genocide but even violence, revenge, and any death that happened during the war unexpectedly. He goes on say in his song that Humanism should come first before talking about being Rwandan.

    Even though Kizito Mihigo was very close to Mrs Kagame due to the projects he had much role in developing by singing the healing songs for unity and reconciliation it did not stop Mrs Kagame from giving him away and getting him arrested. He was put  into safe house where he had been for the last few days before being charged of collaborating with RNC/FDRL.

    Prior to Kizito Mihigo’s arrest, President Paul Kagame was heard as saying in his speech ‘’I am not a singer to please both sides’’ this was the time when Kizito Mihigo’s song was causing uncertainty in the country due to how all ethnicities welcomed the importance of the meaning of the song and the contribution it meant on reconciliation.

    Something the ruling government never appreciated and then the intelligence network connected to Mrs Kagame started arresting anyone connected to Kizito Mihigo, and later Kizito Mihigo himself.

    Kizito Mihigo’s Biography

    Kizito Mihigo is an organist and composer, was born Saturday, July 25th, 1981 at Kibeho, a sector of Nyaruguru district, in the former Gikongoro province, currently located in the Southern Province. Son of Augustin Buguzi and Ilibagiza Placidia, Kizito grew up in a Catholic Christian educational environment. At the age of 9, he began to compose small songs, and five years later, when he was a secondaryschool student in the « Petit Seminaire de Butare », he became the most popular liturgical organist composer in the Catholic Church of Rwanda.

    In April 1994, when he was almost 13 years old, the young Mihigo survived the genocide against the Tutsis, in which more than eight hundred thousand Tutsis were murdered during including his own father.

    A few years later, this tragedy inspired the young talent to become the organist-singer-author and composer of the most popular songs in Rwanda.

    One year after the genocide, Kizito Mihigo composed hundreds of liturgical compositions which were rapidly exploited in several parishes in Rwanda.

    In 2000, (when he was 19 years old), Kizito Mihigo were already author and composer of over 200 (two hundred) liturgical songs, sung in all the parishes of Rwanda.

    In 2008, he received the postgraduate diploma (DFE) at the “Conservatoire de Musique in Paris”.

    From 2008-2010, after his graduation, he was a music teacher in Belgium.

    In 2010 he founded the KMP (Kizito Mihigo for Peace) a non-profit foundation with the mission of using Art in PEACEBUILDING.

    In 2011, Imbuto Foundation, the organization of the First Lady of Rwanda, gives to Kizito Mihigo the price CYRWA (Cerebrating Young Rwandan Archivers), in recognition of his artistic activities for Peace and Reconciliation.

    By Noble Marara

    Edite by Jennifer Fierlberg

  • Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel?

    Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel?

    KABILA-Le président Kabila quittera-t-il le pouvoir en 2016 à la fin de son deuxième mandat ? La question est au centre des débats dans le pays, y compris au sein de la majorité. Alors que les instances dirigeantes de la majorité présidentielle ont rendez-vous mercredi prochain pour un atelier de travail, plusieurs de ces faucons viennent de proposer une contribution qui esquisse les voies et moyens de contourner l’article 220 de la Constitution sur la limitation du nombre de mandats présidentiels. Une exclusivité RFI.

    Les réformes constitutionnelles épargneraient l’article 220 qui fixe à deux le nombre de mandats présidentiels. En effet les « durs » de la majorité proposent la modification du mode de scrutin pour la présidentielle. Le président de la République devrait désormais être élu par le Parlement selon le modèle sud-africain ou angolais. Un poste de vice-président serait créé. Le mandat passerait de cinq à sept ans, et la présidentielle, elle-même avancée, aurait lieu en 2015, c’est-à-dire une année avant la fin du mandat actuel et le président en fonction devrait être candidat.

    Référendum

    Son élection annulerait tous les autres mandats précédents, du déjà-vu dans d’autres pays comme le Burkina Faso, il y a quelques années. C’est pourquoi certains y voient une volonté de la majorité de maintenir Joseph Kabila au pouvoir. Mais tout ceci, comme pour la loi sur la double nationalité, serait, bien sûr, soumis à un référendum.

    La majorité divisée

    Mais tout le monde, au sein de la majorité n’est pas d’accord avec ce projet qui est proposé à la réflexion des instances du regroupement. Dans la majorité, il y a aussi des personnes qui pensent que le président Kabila devrait respecter la Constitution dans sa forme actuelle et passer la main pour sauver la démocratie et garantir la paix.

    RFI

  • Le PPRD se prononce pour un nouveau mandat de Kabila

    Le PPRD se prononce pour un nouveau mandat de Kabila

    Kabila prete serment-En RDC, le congrès du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a pris fin à Mbandaka. Le parti présidentiel s’est prononcé en faveur des réformes constitutionnelles, celles qui devront permettre au président Joseph Kabila de conserver le pouvoir après 2016.

    Le Congrès du PPRD s’est prononcé pour la conservation du pouvoir après 2016, donc après le deuxième et dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila.

    Des stratégies ont été mises au point par des officines. Selon des témoignages recueillis par RFI, ces stratégies reposent sur des réformes constitutionnelles bien ciblées. Et pour obtenir une mobilisation autour de cette démarche, le parti présidentiel annonce qu’il fera de la RDC un pays émergent d’ici 2030.

     → A (RE)LIRE : Election en RDC: Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel ?

    Reste cependant aux députés et sénateurs de la majorité de jouer leur partition, tout au long de l’actuelle session parlementaire qui prendra fin le 15 juin. Il n’est pas évident que tout le monde se mette au pas. La grogne observée actuellement dans les rangs du PPRD ne présage rien de bon. Certains cadres de ce parti sont manifestement en désaccord avec les méthodes de la direction.

    Ces cadres déclarent défendre les valeurs démocratiques, et le désordre qui a caractérisé la fin des travaux du congrès n’est pas pour arranger les choses. Plus d’une trentaine de députés et sénateurs ont été abandonnés à Mbandaka, ils risquent de ne pas être présents aux travaux parlementaires de ce lundi.

    rfi

  • Une messe noire contre la RDC en Italie

    Une messe noire contre la RDC en Italie

    Carte géographique du Congo-(rdc)
    Carte géographique du Congo-(rdc)

    -Transfert de l’eau de la rivière Ubangi au lac Tchad
    Une rencontre inédite s’est tenue les vendredi 4 et samedi 5 avril 2014 en Italie. Quatre Etats y étaient représentés, à savoir le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun. Au menu : rechercher des fonds pour sauver le lac Tchad. Mais comment entrevoir sauver le lac Tchad à partir des eaux de la rivière Ubangi sans associer le Congo-Brazzaville, la RCA et la RDC ? L’offensive menée en Italie ressemble à une messe noire contre la RDC.
    Les pays de la conférence du bassin du lac Tchad viennent de boucler une tournée de collecte des fonds auprès des bailleurs de fonds en Italie. Les pays riverains du lac Tchad ont ainsi cogité à Bologne et à Rimini en Italie. Pour le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, il s’agissait d’obtenir de leurs partenaires un décaissement de 800 millions d’euros. L’objectif recherché est de renflouer le lac Tchad qui a perdu 90% de sa superficie en cinquante ans.
    Sauver le lac Tchad est une bonne chose pour les populations environnantes estimées à plusieurs millions de personnes. La République démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville et la République Centrafricaine sont les premiers concernés par cette opération. A moins que l’objectif soit celui de rechercher de l’eau vers d’autres sources au point d’éviter les premiers concernés dans le processus.

    N’existe-t-il pas d’autres points d’eau pour sauver le lac Tchad en dehors de la rivière Ubangi en RDC ? Les études sont menées et des issues sont proposées à travers des structures comme CICOS. Entre autres objectifs de cette structure est de permettre au lac Tchad, sur qui repose la vie de nombreux Africains, de reprendre vie.

    Obasanjo à la manette

    La proposition a jailli de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Ce général venu à la rescousse de la RDC en guerre en 1998, avait cru bien faire de mettre les bouchées doubles. Il avait sollicité M’Zee Kabila pour sauver le lac Tchad en contrepartie des efforts internationaux consentis pour la pacification de la RDC. Cette diplomatie de coulisses a failli porter d’autant plus que le défunt président avait donné son accord de principe. Mais c’était sans compter avec un sursaut patriotique de l’ancien maquisard, qui avait plus d’un tour sous ses manches. Son préalable : la consultation des experts congolais sur le sujet avant d’envisager n’importe quelle décision.

    Des experts consultés ont démontré l’impertinence de cette démarche. Fort heureusement pour la RDC, un colloque sur l’eau organisé pendant la même période à l’université de Kinshasa a permis aux scientifiques d’éclairer la décision des politiques. La RDC et les autres pays directement concernés n’avaient aucun intérêt à tirer de cette forme de solidarité. L’opération proposée dans ce cadre était pire qu’un simple changement de direction à donner à l’eau de la rivière Ubangi. Qui plus est, personne ne disait avec précision et de manière irréfutable les causes de l’assèchement du lac Tchad.

    Capture = détournement définitif du lit

    Les scientifiques avaient démontré par des arguments massues que l’opération de capture qu’on voudrait effectuer sur la rivière Ubangi serait purement et simplement un détournement définitif du lit du fleuve. Le lac Tchad étant situé en contrebas de la rivière Ubangi, le desséchement de la Cuvette centrale sera inéluctable et irréversible. La rivière Ubangi risquerait de quitter le Bassin du fleuve Congo pour devenir définitivement partie intégrante du Bassin du lac Tchad.

    Par ailleurs, rien ne prouve que le problème du lac Tchad serait résolu grâce cette capture d’eau de la rivière Ubangi. Scientifiquement, aucune donnée ne fait la démonstration d’une solution durable. De graves déséquilibres sont redoutés tant sur l’écosystème que sur la production hydroélectrique, voire sur la navigabilité du fleuve Congo. La Régie des voies fluviales, la Compagnie maritime du Congo, ainsi que la SNEL se plaignent régulièrement de la sévérité de l’étiage depuis un temps. Pour ces sociétés d’Etat, l’eau du fleuve Congo diminue à un rythme tel qu’il ne serait pas de bon aloi de souscrire à pareille initiative. D’ores et déjà, sur le site d’Inga, il est fait état d’un ensablement tel qu’il est régulièrement imposé aux usagers des délestages afin de combler le déficit de production de l’électricité. Dans cette perspective, il faut dire adieu au projet de construction des barrages d’Inga III et IV parce que l’eau ferait cruellement défaut.

    Brazzaville, Kinshasa et Bangui aphones

    A ce jour, Bangui peut être excusée parce que empêtré dans des problèmes existentiels de son Etat. Mais le silence de Kinshasa et de Brazzaville inquiète. Les deux capitales devraient donner de la voix et porter à la connaissance des initiateurs de ce projet leur détermination à barrer la voie à son aboutissement.

    En fait, le Congo-Brazza est relié à sa partie Nord grâce à la rivière Ubangi. Acceptera-t-il de se priver d’une pareille potentialité ? Pourquoi les deux Etats n’élèvent-ils pas une vigoureuse protestation face à cette initiative qui vise, in fine, le transfert du problème du lac Tchad sur leurs territoires respectifs ?

    Ce silence est coupable. C’est une attitude qui ne s’explique pas, quand bien même les trois voisins prétendraient éviter des réactions épidermiques. Pendant ce temps, les autres ne perdent pas leur temps. En diplomatie, l’anticipation est toujours la bienvenue. Elle est même proposée comme solution en vue de sortir d’une crise.

    Les fossoyeurs de la RDC ne manquent pas d’imagination pour faire disparaître leur proie. Ce qu’ils ont raté par la balkanisation, ils voudraient l’obtenir par l’asphyxie, à savoir le desséchement de la Cuvette centrale et la désertification du pays


    Encadré

    Le salut du lac Tchad passe aussi… par Bologne !

    À l’initiative de Romano Prodi, donateurs et techniciens se sont réunis à Bologne, en Italie, pour tenter de trouver une solution à l’étiolement du lac Tchad. La situation est alarmante. Le lac Tchad, réserve d’eau commune à quelque 30 millions de personnes riveraines, s’étiole à vue d’œil. Sa superficie, de 25 000 km2 en 1975, s’est réduite aujourd’hui à moins de 2 000 ! Le Tchad, le Cameroun, le Niger, le Nigeria, la République Centrafricaine et la Libye ont pris très tôt la mesure de la catastrophe annoncée, mais se heurtent au coût colossal du financement pour contrer l’avancée de l’ensablement du lac. Malgré la constitution de la Commission du Bassin du lac Tchad, la plupart des solutions ébauchées n’ont pas encore vu un début de mise en pratique faute de financements.

    C’est pour prendre le taureau par les cornes que le représentant spécial de l’ONU pour le Sahel, ancien Premier ministre italien et ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, a rassemblé, début avril en Émilie-Romagne (Italie), les représentants d’une soixantaine de pays et d’organisations internationales. Il s’agissait de gagner ce qu’il reste de course contre l’avancée au galop du désert en mobilisant décideurs et donateurs.

    Jusqu’à une époque pas trop éloignée, les eaux du lac Tchad représentaient l’une des plus importantes réserves d’eau douce d’Afrique. Mais le risque qu’il court aujourd’hui en tant que ressource hydrique vitale est tout simplement celui de sa disparition, pas moins ! Le désastre serait écologique, mais ce serait avant tout une gigantesque catastrophe humaine aussi. La pauvreté des populations riveraines a déjà conduit à la contestation conflictuelle autour de ce qui reste de terres arables sur le pourtour du lac. Pêcheurs et éleveurs se disputent, alors que tout autour pousse des villages dont la survie dépend directement de celle du lac.

    C’est cela qui pousse la communauté internationale à épouser la cause du sauvetage du lac Tchad. Il s’agit d’investir dans un processus conduisant au renversement de la tendance actuelle, résultat à la fois des changements climatiques, de la surpêche et du surpâturage autour de ce point de survie, de cette véritable oasis géante aux portes du Sahel. Une des solutions qui fait son chemin serait que le lac reçoive un supplément d’eau puisée dans le fleuve Congo. Cela demande la construction d’un aqueduc de plusieurs milliers de kilomètres. Et la volonté politique de conduire à bonnes fins une entreprise aussi pharaonique.

    Les États traversés par le grand fleuve sont d’accord, avec certaines réserves. D’ailleurs, des pays comme les deux Congo, le Soudan et l’Égypte ont le statut d’observateurs au sein de la Commission du bassin du lac Tchad. En tout cas, la présence annoncée à cette conférence du président Mahamadou Issoufou du Niger, de Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigéria, de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zouma et du président tournant de l’UA, Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie, montre assez bien l’importance que l’Afrique accorde à cette question.

    Le Potentiel

  • Washington invite Luanda à plus d’implication dans les grands Lacs :

    Washington invite Luanda à plus d’implication dans les grands Lacs :

    Jose_eduardo_dos_santos-Les autorités américaines encouragent les efforts du gouvernement angolais pour résoudre la situation dans la région des Grands Lacs depuis que Luanda assume la présidence de la CIRGL.

    Les Etats-Unis ont sollicité plus d’implication de l’Angola dans la stabilisation de la région des Grands Lacs. C’est le message transmis aux autorités angolaises par la secrétaire d’État adjoint américain aux affaires africaines, Linda Thomas – Greenfield, et l’envoyé spécial du président américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, lors de leur récent passage à Luanda.

    Les autorités américaines ont donc encouragé les efforts du gouvernement angolais pour résoudre la situation dans la région des Grands Lacs, depuis que le pays a assumé la présidence de cette organisation régionale.

    C’est ce qu’a déclaré la semaine jeudi dernier, le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Chikoti, au terme d’une rencontre avec la secrétaire d’État adjoint américain aux affaires africaines, Linda Thomas – Greenfield et l’envoyé spécial du Président Américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold.

    Selon le ministre Chikoti, la réunion a permis de discuter des questions bilatérales, qui ont trait à la coopération entre les deux pays et la région des Grands Lacs. « Il était bon d’entendre, la partie américaine, encourager l’Angola et reconnaître le rôle joué par le Président de la République, José Eduardo dos Santos et le pays pour promouvoir la paix dans la région », a déclaré Chikoti. Le ministre a, par ailleurs, dit avoir abordé en profondeur avec ses interlocuteurs les prochaines rencontres notamment le Sommet Afrique-États-Unis.

    La secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield, a exprimé sa satisfaction pour cette sa première visite en Angola, ajoutant qu’il restait encore beaucoup à discuter dans le cadre de la résolution de la situation en République centrafricaine (RCA), dossier sur lequel, l’envoyé spécial de l’administration Obama a travaillé et dont on peut déjà constater certaines améliorations ces derniers temps.

    À son tour, le sénateur Russell Feingold, envoyé spécial du Président américain, a souligné que, depuis l’Angola a assumé la présidence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, nous travaillons ensemble pour améliorer la situation.

    Le président angolais, José Eduardo dos Santos, assume depuis mercredi 15 janvier 2014 la présidence de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL). La décision a été annoncée à Luanda lors du cinquième sommet des chefs d’Etat et des gouvernements de cette organisation sous-régionale. Selon l’agence de presse angolaise, le président angolais a promis de travailler pour la paix, la stabilité ainsi que le développement économique et social de la région.

    Le nouveau président de la CIRGL a affirmé vouloir compter sur l’appui de ses homologues de la région pour continuer le bon travail réalisé par son prédécesseur, l’Ougandais, Museveni. Le chef de l’Etat angolais, qui tenait une conférence de presse au terme du dernier de la CIRGL à Luanda, a promis de recourir aux mécanismes de la CIRGL pour assurer la réalisation des objectifs de l’Organisation et résoudre les problèmes actuels, tels que les conflits en République centrafricaine, au Sud Soudan et en RDC.

    José Eduardo dos Santos, qui a écarté la possibilité de dépêcher des troupes en RDC, a toutefois souligné que l’Angola était prêt à apporter de l’aide humanitaire en RDC, en RCA et au Sud Soudan, ceci pour encourager les populations déplacées à regagner leurs demeures et aux réfugiés à retourner aux pays d’origine. Enfin, reconnaissant que le processus en RCA pourrait être long, Dos Santos a émis l’espoir de voir les élections libres et démocratiques dans ce pays se réaliser l’année prochaine.

    Le Potentiel