Author: Don Kayembe

  • Le PPRD se prononce pour un nouveau mandat de Kabila

    Le PPRD se prononce pour un nouveau mandat de Kabila

    Kabila prete serment-En RDC, le congrès du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a pris fin à Mbandaka. Le parti présidentiel s’est prononcé en faveur des réformes constitutionnelles, celles qui devront permettre au président Joseph Kabila de conserver le pouvoir après 2016.

    Le Congrès du PPRD s’est prononcé pour la conservation du pouvoir après 2016, donc après le deuxième et dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila.

    Des stratégies ont été mises au point par des officines. Selon des témoignages recueillis par RFI, ces stratégies reposent sur des réformes constitutionnelles bien ciblées. Et pour obtenir une mobilisation autour de cette démarche, le parti présidentiel annonce qu’il fera de la RDC un pays émergent d’ici 2030.

     → A (RE)LIRE : Election en RDC: Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel ?

    Reste cependant aux députés et sénateurs de la majorité de jouer leur partition, tout au long de l’actuelle session parlementaire qui prendra fin le 15 juin. Il n’est pas évident que tout le monde se mette au pas. La grogne observée actuellement dans les rangs du PPRD ne présage rien de bon. Certains cadres de ce parti sont manifestement en désaccord avec les méthodes de la direction.

    Ces cadres déclarent défendre les valeurs démocratiques, et le désordre qui a caractérisé la fin des travaux du congrès n’est pas pour arranger les choses. Plus d’une trentaine de députés et sénateurs ont été abandonnés à Mbandaka, ils risquent de ne pas être présents aux travaux parlementaires de ce lundi.

    rfi

  • Une messe noire contre la RDC en Italie

    Une messe noire contre la RDC en Italie

    Carte géographique du Congo-(rdc)
    Carte géographique du Congo-(rdc)

    -Transfert de l’eau de la rivière Ubangi au lac Tchad
    Une rencontre inédite s’est tenue les vendredi 4 et samedi 5 avril 2014 en Italie. Quatre Etats y étaient représentés, à savoir le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun. Au menu : rechercher des fonds pour sauver le lac Tchad. Mais comment entrevoir sauver le lac Tchad à partir des eaux de la rivière Ubangi sans associer le Congo-Brazzaville, la RCA et la RDC ? L’offensive menée en Italie ressemble à une messe noire contre la RDC.
    Les pays de la conférence du bassin du lac Tchad viennent de boucler une tournée de collecte des fonds auprès des bailleurs de fonds en Italie. Les pays riverains du lac Tchad ont ainsi cogité à Bologne et à Rimini en Italie. Pour le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, il s’agissait d’obtenir de leurs partenaires un décaissement de 800 millions d’euros. L’objectif recherché est de renflouer le lac Tchad qui a perdu 90% de sa superficie en cinquante ans.
    Sauver le lac Tchad est une bonne chose pour les populations environnantes estimées à plusieurs millions de personnes. La République démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville et la République Centrafricaine sont les premiers concernés par cette opération. A moins que l’objectif soit celui de rechercher de l’eau vers d’autres sources au point d’éviter les premiers concernés dans le processus.

    N’existe-t-il pas d’autres points d’eau pour sauver le lac Tchad en dehors de la rivière Ubangi en RDC ? Les études sont menées et des issues sont proposées à travers des structures comme CICOS. Entre autres objectifs de cette structure est de permettre au lac Tchad, sur qui repose la vie de nombreux Africains, de reprendre vie.

    Obasanjo à la manette

    La proposition a jailli de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Ce général venu à la rescousse de la RDC en guerre en 1998, avait cru bien faire de mettre les bouchées doubles. Il avait sollicité M’Zee Kabila pour sauver le lac Tchad en contrepartie des efforts internationaux consentis pour la pacification de la RDC. Cette diplomatie de coulisses a failli porter d’autant plus que le défunt président avait donné son accord de principe. Mais c’était sans compter avec un sursaut patriotique de l’ancien maquisard, qui avait plus d’un tour sous ses manches. Son préalable : la consultation des experts congolais sur le sujet avant d’envisager n’importe quelle décision.

    Des experts consultés ont démontré l’impertinence de cette démarche. Fort heureusement pour la RDC, un colloque sur l’eau organisé pendant la même période à l’université de Kinshasa a permis aux scientifiques d’éclairer la décision des politiques. La RDC et les autres pays directement concernés n’avaient aucun intérêt à tirer de cette forme de solidarité. L’opération proposée dans ce cadre était pire qu’un simple changement de direction à donner à l’eau de la rivière Ubangi. Qui plus est, personne ne disait avec précision et de manière irréfutable les causes de l’assèchement du lac Tchad.

    Capture = détournement définitif du lit

    Les scientifiques avaient démontré par des arguments massues que l’opération de capture qu’on voudrait effectuer sur la rivière Ubangi serait purement et simplement un détournement définitif du lit du fleuve. Le lac Tchad étant situé en contrebas de la rivière Ubangi, le desséchement de la Cuvette centrale sera inéluctable et irréversible. La rivière Ubangi risquerait de quitter le Bassin du fleuve Congo pour devenir définitivement partie intégrante du Bassin du lac Tchad.

    Par ailleurs, rien ne prouve que le problème du lac Tchad serait résolu grâce cette capture d’eau de la rivière Ubangi. Scientifiquement, aucune donnée ne fait la démonstration d’une solution durable. De graves déséquilibres sont redoutés tant sur l’écosystème que sur la production hydroélectrique, voire sur la navigabilité du fleuve Congo. La Régie des voies fluviales, la Compagnie maritime du Congo, ainsi que la SNEL se plaignent régulièrement de la sévérité de l’étiage depuis un temps. Pour ces sociétés d’Etat, l’eau du fleuve Congo diminue à un rythme tel qu’il ne serait pas de bon aloi de souscrire à pareille initiative. D’ores et déjà, sur le site d’Inga, il est fait état d’un ensablement tel qu’il est régulièrement imposé aux usagers des délestages afin de combler le déficit de production de l’électricité. Dans cette perspective, il faut dire adieu au projet de construction des barrages d’Inga III et IV parce que l’eau ferait cruellement défaut.

    Brazzaville, Kinshasa et Bangui aphones

    A ce jour, Bangui peut être excusée parce que empêtré dans des problèmes existentiels de son Etat. Mais le silence de Kinshasa et de Brazzaville inquiète. Les deux capitales devraient donner de la voix et porter à la connaissance des initiateurs de ce projet leur détermination à barrer la voie à son aboutissement.

    En fait, le Congo-Brazza est relié à sa partie Nord grâce à la rivière Ubangi. Acceptera-t-il de se priver d’une pareille potentialité ? Pourquoi les deux Etats n’élèvent-ils pas une vigoureuse protestation face à cette initiative qui vise, in fine, le transfert du problème du lac Tchad sur leurs territoires respectifs ?

    Ce silence est coupable. C’est une attitude qui ne s’explique pas, quand bien même les trois voisins prétendraient éviter des réactions épidermiques. Pendant ce temps, les autres ne perdent pas leur temps. En diplomatie, l’anticipation est toujours la bienvenue. Elle est même proposée comme solution en vue de sortir d’une crise.

    Les fossoyeurs de la RDC ne manquent pas d’imagination pour faire disparaître leur proie. Ce qu’ils ont raté par la balkanisation, ils voudraient l’obtenir par l’asphyxie, à savoir le desséchement de la Cuvette centrale et la désertification du pays


    Encadré

    Le salut du lac Tchad passe aussi… par Bologne !

    À l’initiative de Romano Prodi, donateurs et techniciens se sont réunis à Bologne, en Italie, pour tenter de trouver une solution à l’étiolement du lac Tchad. La situation est alarmante. Le lac Tchad, réserve d’eau commune à quelque 30 millions de personnes riveraines, s’étiole à vue d’œil. Sa superficie, de 25 000 km2 en 1975, s’est réduite aujourd’hui à moins de 2 000 ! Le Tchad, le Cameroun, le Niger, le Nigeria, la République Centrafricaine et la Libye ont pris très tôt la mesure de la catastrophe annoncée, mais se heurtent au coût colossal du financement pour contrer l’avancée de l’ensablement du lac. Malgré la constitution de la Commission du Bassin du lac Tchad, la plupart des solutions ébauchées n’ont pas encore vu un début de mise en pratique faute de financements.

    C’est pour prendre le taureau par les cornes que le représentant spécial de l’ONU pour le Sahel, ancien Premier ministre italien et ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, a rassemblé, début avril en Émilie-Romagne (Italie), les représentants d’une soixantaine de pays et d’organisations internationales. Il s’agissait de gagner ce qu’il reste de course contre l’avancée au galop du désert en mobilisant décideurs et donateurs.

    Jusqu’à une époque pas trop éloignée, les eaux du lac Tchad représentaient l’une des plus importantes réserves d’eau douce d’Afrique. Mais le risque qu’il court aujourd’hui en tant que ressource hydrique vitale est tout simplement celui de sa disparition, pas moins ! Le désastre serait écologique, mais ce serait avant tout une gigantesque catastrophe humaine aussi. La pauvreté des populations riveraines a déjà conduit à la contestation conflictuelle autour de ce qui reste de terres arables sur le pourtour du lac. Pêcheurs et éleveurs se disputent, alors que tout autour pousse des villages dont la survie dépend directement de celle du lac.

    C’est cela qui pousse la communauté internationale à épouser la cause du sauvetage du lac Tchad. Il s’agit d’investir dans un processus conduisant au renversement de la tendance actuelle, résultat à la fois des changements climatiques, de la surpêche et du surpâturage autour de ce point de survie, de cette véritable oasis géante aux portes du Sahel. Une des solutions qui fait son chemin serait que le lac reçoive un supplément d’eau puisée dans le fleuve Congo. Cela demande la construction d’un aqueduc de plusieurs milliers de kilomètres. Et la volonté politique de conduire à bonnes fins une entreprise aussi pharaonique.

    Les États traversés par le grand fleuve sont d’accord, avec certaines réserves. D’ailleurs, des pays comme les deux Congo, le Soudan et l’Égypte ont le statut d’observateurs au sein de la Commission du bassin du lac Tchad. En tout cas, la présence annoncée à cette conférence du président Mahamadou Issoufou du Niger, de Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigéria, de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zouma et du président tournant de l’UA, Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie, montre assez bien l’importance que l’Afrique accorde à cette question.

    Le Potentiel

  • Washington invite Luanda à plus d’implication dans les grands Lacs :

    Washington invite Luanda à plus d’implication dans les grands Lacs :

    Jose_eduardo_dos_santos-Les autorités américaines encouragent les efforts du gouvernement angolais pour résoudre la situation dans la région des Grands Lacs depuis que Luanda assume la présidence de la CIRGL.

    Les Etats-Unis ont sollicité plus d’implication de l’Angola dans la stabilisation de la région des Grands Lacs. C’est le message transmis aux autorités angolaises par la secrétaire d’État adjoint américain aux affaires africaines, Linda Thomas – Greenfield, et l’envoyé spécial du président américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, lors de leur récent passage à Luanda.

    Les autorités américaines ont donc encouragé les efforts du gouvernement angolais pour résoudre la situation dans la région des Grands Lacs, depuis que le pays a assumé la présidence de cette organisation régionale.

    C’est ce qu’a déclaré la semaine jeudi dernier, le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Chikoti, au terme d’une rencontre avec la secrétaire d’État adjoint américain aux affaires africaines, Linda Thomas – Greenfield et l’envoyé spécial du Président Américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold.

    Selon le ministre Chikoti, la réunion a permis de discuter des questions bilatérales, qui ont trait à la coopération entre les deux pays et la région des Grands Lacs. « Il était bon d’entendre, la partie américaine, encourager l’Angola et reconnaître le rôle joué par le Président de la République, José Eduardo dos Santos et le pays pour promouvoir la paix dans la région », a déclaré Chikoti. Le ministre a, par ailleurs, dit avoir abordé en profondeur avec ses interlocuteurs les prochaines rencontres notamment le Sommet Afrique-États-Unis.

    La secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield, a exprimé sa satisfaction pour cette sa première visite en Angola, ajoutant qu’il restait encore beaucoup à discuter dans le cadre de la résolution de la situation en République centrafricaine (RCA), dossier sur lequel, l’envoyé spécial de l’administration Obama a travaillé et dont on peut déjà constater certaines améliorations ces derniers temps.

    À son tour, le sénateur Russell Feingold, envoyé spécial du Président américain, a souligné que, depuis l’Angola a assumé la présidence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, nous travaillons ensemble pour améliorer la situation.

    Le président angolais, José Eduardo dos Santos, assume depuis mercredi 15 janvier 2014 la présidence de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL). La décision a été annoncée à Luanda lors du cinquième sommet des chefs d’Etat et des gouvernements de cette organisation sous-régionale. Selon l’agence de presse angolaise, le président angolais a promis de travailler pour la paix, la stabilité ainsi que le développement économique et social de la région.

    Le nouveau président de la CIRGL a affirmé vouloir compter sur l’appui de ses homologues de la région pour continuer le bon travail réalisé par son prédécesseur, l’Ougandais, Museveni. Le chef de l’Etat angolais, qui tenait une conférence de presse au terme du dernier de la CIRGL à Luanda, a promis de recourir aux mécanismes de la CIRGL pour assurer la réalisation des objectifs de l’Organisation et résoudre les problèmes actuels, tels que les conflits en République centrafricaine, au Sud Soudan et en RDC.

    José Eduardo dos Santos, qui a écarté la possibilité de dépêcher des troupes en RDC, a toutefois souligné que l’Angola était prêt à apporter de l’aide humanitaire en RDC, en RCA et au Sud Soudan, ceci pour encourager les populations déplacées à regagner leurs demeures et aux réfugiés à retourner aux pays d’origine. Enfin, reconnaissant que le processus en RCA pourrait être long, Dos Santos a émis l’espoir de voir les élections libres et démocratiques dans ce pays se réaliser l’année prochaine.

    Le Potentiel
  • Avis aux utilisateurs de Windows XP: vous êtes désormais à la merci des pirates

    Avis aux utilisateurs de Windows XP: vous êtes désormais à la merci des pirates

    xp-Si votre ordinateur est toujours équipé de Windows XP, sachez qu’à partir d’aujourd’hui, il n’est plus protégé et donc à la merci des pirates informatiques. Le géant américain des logiciels a décidé de cesser son support et ses mises à jour de sécurité pour les ordinateurs fonctionnant toujours sous XP, afin de se consacrer aux versions plus récentes de Windows. 500.000 ordinateurs fonctionnent encore selon ce logiciel, chez nous en Belgique.

    Les utilisateurs inconditionnels de l’ancien système d’exploitation Windows XP de Microsoft devront à partir de mardi se défendre tout seuls contre les cybercriminels. Le 8 avril, le géant américain des logiciels va en effet cesser son support et ses mises à jour de sécurité pour les ordinateurs fonctionnant toujours sous XP, afin de se consacrer aux versions plus récentes de Windows. En clair, il cessera de combler les failles de son ancien logiciel que les pirates informatiques peuvent exploiter pour s’insérer dans les ordinateurs des utilisateurs, laissant ces derniers à la merci des hackers.

     

    “Tout le monde fait face au même danger”
    Malgré les efforts de Microsoft pour ne plus promouvoir son ancien système d’exploitation vieux de 13 ans, XP continue d’être utilisé par entre 20 et 30% des ordinateurs fonctionnant sous Windows de par le monde, selon les estimations du secteur. “Cela peut aller des services de police, aux banques en passant par les bureaux juridiques et les restaurants”, souligne Christopher Pogue, directeur de Trustwave, une société basée aux Etats-Unis aidant les entreprises à lutter contre la cybercriminalité. “Pensez à n’importe quelle entreprise, elle utilise probablement XP. Je dirais que tout le monde fait face au même danger”, ajoute-t-il.

     

    Le dernier venu, Windows 8

    Les pirates informatiques ont probablement déjà découvert de nouveaux moyens de pénétrer dans les ordinateurs utilisant toujours Windows XP, mais ils pourraient attendre jusqu’à mardi pour lancer leurs cyberattaques dans la mesure où Microsoft n’agira plus pour les bloquer. “On parle ici de millions de systèmes informatiques qui vont cesser de recevoir des mises à jour régulières de sécurité”, insiste M. Pogue. “Cela crée sans surprise un sentiment de panique en raison des nouvelles vulnérabilités que cette situation va engendrer”. Microsoft a sorti plusieurs générations de Windows depuis le lancement de XP en 2001. Le dernier en date est Windows 8, adapté à l’époque des appareils à écran tactile et des services dans le “cloud”.

     

    Risques pour les distributeurs automatiques

    Etant donné l’évolution rapide du matériel informatique et de la courte durée de vie des appareils, les nouveaux ordinateurs achetés par les consommateurs fonctionnent probablement tous avec des versions plus récentes de Windows. Mais des inquiétudes demeurent pour les petites entreprises qui ont conservé XP car elles se sont habituées à ce système d’exploitation qui fonctionne comme elles le souhaitent. Cela peut comprendre des sociétés ayant des besoins informatiques relativement peu sophistiqués ou encore certains marchés émergents ainsi que des écoles, où les moyens restent limités.

     

    “Un pari risqué”

    De nombreux distributeurs automatiques de billets pourraient également toujours fonctionner sous Windows XP et être de ce fait dès mardi plus vulnérables aux attaques informatiques, notamment les bornes de retrait indépendantes que l’on trouve dans les petits commerces ou les bars et qui n’appartiennent pas à des banques, relève Michael Silver, expert chez Gartner. “Dans beaucoup de cas, les gens ont estimé que Windows XP était suffisamment bien pour eux et ils n’ont pas vu les avantages qu’ils pourraient tirer à dépenser de l’argent pour passer à un système d’exploitation plus récent”, ajoute-t-il. “Mais c’était un pari risqué”, reconnaît-il.

     

    Le marché chinois fausse les chiffres

    Dans ce contexte, avance Rob Enderle du Groupe Enderle dans la Silicon Valley, certaines entreprises ou particuliers peuvent être tentés de voir ce que les concurrents de Microsoft, comme Apple ou Google, ont à offrir. “Le risque pour Microsoft est que les utilisateurs migrent ailleurs”, dit-il. Microsoft “n’aurait jamais dû laisser les choses aller si loin”. Les estimations mondiales du nombre d’ordinateurs fonctionnant toujours sous XP pourraient être faussées par le marché chinois, où l’on trouve un grand nombre de versions piratées du logiciel de Microsoft, précise toutefois Graham Cluley, expert en sécurité informatique pour le site welivesecurity.com. Mais dans la mesure où les logiciels Windows sont utilisés par plus de 90% des ordinateurs de la planète, même un petit pourcentage d’entre eux fonctionnant toujours sous XP peut se traduire par des chiffres énormes. Ces ordinateurs en question vont contribuer à rendre la sphère internet plus dangereuse pour tout le monde dans la mesure où les pirates informatiques vont être capables de lancer des cyberattaques depuis des appareils infectés, indique encore Graham Cluley.

    RTL.BE

  • LE NIGERIA DÉTRÔNE L’AFRIQUE DU SUD ET DEVIENT LA PREMIÈRE ÉCONOMIE D’AFRIQUE.

    LE NIGERIA DÉTRÔNE L’AFRIQUE DU SUD ET DEVIENT LA PREMIÈRE ÉCONOMIE D’AFRIQUE.

    Nollywood1-Le Nigeria déclare avoir délogé l’Afrique du Sud de la première place, au classement des économies africaines.

    Abuja affirme qu’il a réalisé en 2013 un produit intérieur brut de 510 milliards de dollars.

    Une nouvelle méthode de calcul du PIB a donné ce résultat, a indiqué dimanche le chef du Bureau national des statistiques du Nigeria, Yemi Kale.

    Il indique que le produit intérieur brut de l’Afrique du Sud — considérée jusque-là comme la première économie du continent — s’élève à 353 milliards de dollars en 2013, suivant la nouvelle méthode.

    Le Bureau national des statistiques affirme qu’en 2012, le PIB du Nigeria était de 453,9 milliards de dollars, derrière celui de l’Afrique du Sud — 384 milliards de dollars —, le seul pays africain membre du G-20.

    La nouvelle méthode de calcul du PIB prend en compte des industries et des secteurs non comptabilisées dans ce domaine, depuis 1990 : les télécommunications, la musique, les transports aériens et Nollywood, l’industrie cinématographique nigériane.

    26e économie du monde

    Le Nigeria, pays le plus peuplé du continent avec 170 millions d’habitants, revendique 100 millions d’utilisateurs du téléphone mobile.

    Dimanche, en conférence de presse, la ministre nigériane du Commerce, Ngozi Ikonjo-Iweala, a déclaré que son PIB actuel fait du Nigeria la 26e économie du monde.

    Selon le Bureau national des statistiques, le chômage a augmenté au Nigeria de 12,7% en 2007 à 23,9% en 2011.

    La Banque mondiale estime que ce fléau frappe 38% des jeunes et atteint 80% dans plusieurs endroits du pays, le premier exportateur de pétrole du continent.

    L’expert en finance Bismarck Rewane a déclaré à Reuters que la nouvelle méthode de calcul du PIB relevait de la ”vanité”.

    ”La population nigériane ne vivra pas mieux demain, en raison de cette déclaration, qui ne lui permet pas du coup d’épargner plus d’argent à la banque”, a-t-il soutenu.

    Le Nigeria a connu des dictatures militaires, depuis son indépendance en 1960 à la fin des années 1990. La majorité de sa population vit avec moins de deux dollars par jour.

    Le pays souffre des coupures d’électricité, de son manque d’infrastructures et d’eau potable. Il est considéré comme l’un des pays les plus corrompus du monde.

    BBC

  • FACE À L’AVANCÉE CHINOISE EN AFRIQUE, L’EUROPE PROPOSE À L’AFRIQUE UNE ALLIANCE.

    FACE À L’AVANCÉE CHINOISE EN AFRIQUE, L’EUROPE PROPOSE À L’AFRIQUE UNE ALLIANCE.

     New-york-forum-africa_0-Cette nouvelle offre a été faite à l’occasion du 4eme sommet « UE-Afrique » qui s’est ouvert mercredi 02 avril 2014 à Bruxelles, en présence de quelque 80 dirigeants africains et européens. À l’ouverture de ce sommet placé sous le thème « Investir dans les personnes, pour la prospérité et pour la paix », le président de la commission de l’« Union européenne », Herman Van Rompuy, a donné le ton en formant le vœu d’« un partenariat d’égal à égal »  entre l’Europe et l’Afrique.

    « Nos continents changent rapidement, et il est donc essentiel que nous nous réunissions régulièrement. Pour voir où nous en sommes, où nous allons… Et aussi pour prendre du recul: peut-être même pour s’affranchir de la vision passée que nous avions de l’autre », a déclaré M. Van Rompuy, appelant les deux continents à « relever ensemble les défis économiques et sécuritaires auxquels ils sont confrontés ».

    Plus percutant, le président français François Hollande a annoncé un plan avec l’Allemagne pour une « alliance » entre l’Europe et l’Afrique « autour de trois enjeux »: la sécurité, le développement et l’environnement. « J’ai proposé une alliance entre nos deux continents, autour de trois enjeux: la sécurité, donc la paix, mais aussi le développement, donc la croissance, et enfin l’environnement, donc le changement climatique », a déclaré M. Hollande au côté de la chancelière allemande Angela Merkel.

    Selon M. Hollande, « l’Europe peut apporter à l’Afrique sa technologie, son savoir-faire, sa solidarité », mais aussi « ses forces armées pour éviter des conflits, des massacres, et lutter contre le terrorisme ». « L’Allemagne et la France veulent jouer un rôle moteur dans le développement et la sécurité de l’Afrique », a souligné de son côté Mme Merkel. La chancelière allemande a estimé aussi que « l’accent doit être mis sur le développement humain afin que l’Afrique, sûre d’elle-même, puisse résoudre ses problèmes ».

    Au nom de l’Afrique, le président en exercice de l’« Union africaine », le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a vanté les performances économiques de l’Afrique, un continent qui a une croissance annuelle moyenne de 5 % et qui ne cherche qu’à se développer. La présidente de la Commission africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma a, quant elle, mis l’accent sur le déficit qu’accuse l’Afrique en matière d’infrastructures. Les interventions de M. Ould Abdel Aziz et de Mme Dlamini-Zum reflètent bien le message que « l’Afrique a plus besoin de coopération économique et d’investissements que d’aide », selon les termes du président guinéen, Alpha Condé.

    Le sommet « Afrique-UE », devrait aussi aborder notamment les dossiers des « accords de partenariat économique (APE) », les investissements, la gestion des flux migratoires et les changements climatiques.

    Certains analystes européens estiment cependant que ce 4eme sommet ne devrait pas déboucher sur de grands résultats à l’instar des éditions précédentes. On parle beaucoup de développement, d’un bon partenariat et de coopération, mais pas des vrais problèmes. Quelles sont les opportunités à venir ? Et comment une nouvelle génération de dirigeants africains et européens peut-elle faire en sorte que cette relation soit bénéfique pour les deux continents ?

    « Ces questions font défaut à ce sommet. Il ne faut pas s’attendre à de grands résultats », avertit Sanoussi Bilal, le pessimiste chef du « programme Transition économique et commerce au centre européen de gestion des politiques de développement (ECDPM) ».

     

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».