Author: Don Kayembe

  • Réconciliation au Rwanda: François demande aux évêques de “prendre l’initiative”

    Réconciliation au Rwanda: François demande aux évêques de “prendre l’initiative”

    PAPE– Le pape François a exhorté jeudi les évêques rwandais à savoir prendre “l’initiative” pour oeuvrer à la réconciliation nationale 20 ans après le génocide, en “renforçant les relations de confiance avec l’Etat” et en soutenant les familles blessées. 

    François recevait pour la première fois neuf évêques rwandais venus à Rome dans le cadre d’une visite de travail “ad limina”. 

    Le drame du Rwanda a été un grand échec pour le catholicisme en Afrique, démontrant que l’évangélisation était souvent superficielle et que les valeurs de pardon et de dialogue étaient submergées par les haines ethniques. 

    “Le Rwanda, a rappelé le pape, va marquer le vingtième anniversaire du début de l?épouvantable génocide qui a provoqué tant de blessures qui sont encore loin d?être refermées”.

    “Je m?associe au deuil national, et vous assure de ma prière pour vos communautés souvent déchirées, (…) pour tout le peuple rwandais, sans distinction de religion, d?ethnie ou d?option politique”, a-t-il ajouté.

    “La réconciliation et la guérison des blessures” qui “pourraient sembler impossibles à vue humaine après tant de souffrances”, restent “certainement la priorité de l?Église”. “Même si le chemin est long et demande patience, respect réciproque et dialogue”, a-t-il observé. 

    “L?Église a donc toute sa place dans la reconstruction d?une société rwandaise réconciliée” et, “dépassant les préjugés et les divisions ethniques, elle doit parler d?une seule voix”.

    “Dans cette perspective, il est aussi nécessaire de renforcer des relations de confiance entre l?Église et l?État. Soyez une Église en sortie qui sache prendre l?initiative et établir la confiance”, a-t-il recommandé. 

    “Une vigilance toute particulière, a-t-il dit, doit être portée aux familles”, alors qu?”elles se trouvent aujourd?hui très menacées par le processus de sécularisation et que, dans votre pays, tant de familles ont été déchirées et recomposées

    (AFP)

  • Malumalu inattaquable confirme  l’Assemblée Nationale confirme ,après une plénière à huis clos

    Malumalu inattaquable confirme l’Assemblée Nationale confirme ,après une plénière à huis clos

    Les Parlemenataires Congolais en plein debat pour adoption
    Les Parlemenataires Congolais en plein debat pour adoption

    -Contrairement aux attentes de nombreux députés nationaux et du public, il n’y aura jamais de face-à-face entre Malumalu et Okundji ou un autre membre de l’Assemblée Nationale.

     
    Réunis hier lundi 31 mars 2014 dans la salle des Congrès du Palais du Peuple dans une plénière frappée du huis, les élus du peuple ont rejeté l’initiative de leur collègue Emery Okundji visant l’interpellation du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante.
     
    Ils ont évoqué, à cet effet, l’absence des dispositions constitutionnelles ou réglementaires permettant à l’Assemblée Nationale de contrôler la CENI, une institution indépendante d’appui à la démocratie. Il a notamment été relevé, au cours du débat d’hier, que l’interpellation suppose une sanction, dans l’hypothèse où les réponses attendues de l’interpellé ne seraient pas convaincantes. Or, pour le cas d’espèce, l’Assemblée nationale n’est pas compétente pour sanctionner le président du Bureau de la CENI. Par conséquent, toute démarche allant dans le sens de son interpellation est inopportune. Voilà pourquoi la plénière a estimé que Malumalu était inattaquable au niveau de la Représentation nationale.
     
    A la rigueur, si l’Assemblée Nationale pense que la gestion administrative et financière de la CENI poserait problème, elle devrait s’adresser à la Cour des Comptes.
     
    On rappelle que selon le texte leur distribué depuis le milieu de la semaine dernière, les députés nationaux devaient se prononcer sur l’opportunité d’entendre ou non l’intéressé au sujet de l’état du fichier électoral audit du Serveur central, localisation du Serveur de Sauvegarde, gestion des doublons, cartographie des bureaux de vote, etc.
     
    Dans sa démarche, Emery Okundji voulait savoir si le fichier électoral actuel pouvait garantir la transparence des élections transparentes et crédibles, de manière à éviter ne pas retomber dans les erreurs de 2006 et 2011.
     
    Bloqué par la plénière, il n’a pas digéré le rejet de son initiative. S’appuyant sur un cas de jurisprudence, il a rappelé qu’en son temps, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, alors président de la CENI, avait été interpellé par la même Assemblée Nationale, afin de s’expliquer sur sa gestion administrative et financière. Pourquoi avait-on accepté de marcher sur les prescrits de la Constitution ? A son avis, le refus de la plénière d’auditionner l’abbé Malumalu au sujet du fichier électoral peut ouvrir la voie à des dérapages incontrôlables dans le déroulement du processus électoral 2013-2014.
     
    Emery Okundji a déploré le gaspillage, par la plénière de l’Assemblée Nationale, d’une occasion toute faite de permettre au peuple congolais et à la classe politique d’avoir un éclairage suffisant sur la tenue du fichier électoral.
     
    Eric Wemba, Le Phare
  • L’ÉGYPTE SOUS DICTATURE MILITAIRE SANGLANTE

    L’ÉGYPTE SOUS DICTATURE MILITAIRE SANGLANTE

     De la révolte à la répression fasciste

     Egypte- soladats            Comment s’effectua le déploiement de la lutte de classe de l’instance économique vers les instances politique et idéologique dans le soulèvement de la classe ouvrière égyptienne entre 2005 et 2014? La lutte de classe des ouvriers égyptiens, amorcée par des grèves sauvages illégales, mais légitimes, pour le maintien du pouvoir d’achat, contre la misère, se sont enlisée dans le marécage des combats intercapitalistes opposants la faction Moubarak et la faction post-Moubarak, toutes deux alliées de l’armée soutenues par l’impérialisme étatsunien ; et d’autres factions bourgeoises, que faute de mieux nous identifierons comme «islamistes», soutenues par l’Émirat arabe du Qatar et par le Royaume wahhabite saoudien. La classe bourgeoise dirige tout dans les sociétés capitalistes, y compris les organisations de masses du prolétariat et la mission de la petite bourgeoisie infiltrée aux postes de commande du mouvement ouvrier est de dévoyer les luttes des ouvriers. La petite bourgeoisie égyptienne, soutenue par les médias sociaux et par les ONG de proximités, est accourue sans déparer apporter sa duplicité dans la mêlée de cette échauffourée des ouvriers.

     

                Ce sont ces collabos petits-bourgeois à la solde qui répandirent le tumulte à propos d’un duel religieux archaïque entre les Frères musulmans, les djihadistes islamistes et les Salafistes momifiés affrontant les sous-fifres «socialistes», laïcs, révolutionnaires des salons et des balcons, et qui se termina par le coup d’État qui imposa les larbins de l’armée d’opérette (gestionnaire de 40% des ressources économiques du pays) puisque le peuple ne se résignait pas à élire l’homme de paille qu’on lui avait désigné.

     

                C’est la petite bourgeoisie à travers ses organisations politiques sociales-démocrates, gauchistes et islamistes, soutenues par la télé et les grands médias à la solde qui se sont acquittés de la mission de détourner le mouvement ouvrier et le mouvement populaire afin de lui confisquer la direction de sa lutte de classe qui s’était d’abord développée sur le front économique par des grèves contre la dépréciation des salaires et les congédiements ; par des manifestations contre les hausses de prix, l’érosion du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions de vie, par des occupations contre la dégradation des services publics, le chômage, la faim et la pénurie de logements. Puis, peu à peu, la lutte s’est répandue sur le front politique par la remise en cause du pouvoir bourgeois nationaliste et compradore sur l’appareil d’État aliéné.

     

                C’est ici que la bourgeoisie est intervenue le plus violemment et le plus efficacement en proposant le mot d’ordre «Moubarak Dégage!», transformant idéologiquement et politiquement un soulèvement qui menaçait de renverser toute la superstructure d’État en une revendication pour obtenir des élections bourgeoises afin que la population choisisse son tyran parmi quelques candidats préautorisés, encadrés par l’armée des milliardaires égyptiens nationalistes et chauvins et par les capitalistes compradores.

     

                C’est la Secrétaire d’État des États-Unis qui au nom de la classe capitaliste monopoliste internationale donna son aval au limogeage de Moubarak et à son remplacement via des élections «libres» de l’intervention des ouvriers où elle n’avait aucun doute, les entreprises américaines organisatrices professionnelles de manifestations électorales bidons parviendraient à orienter le vote de la populace vers l’un ou l’autre des candidats accrédités par l’establishment. L’armée pharaonique égyptienne entérina cette manœuvre et mit tout en œuvre pour sa réalisation, réprimant à l’occasion la faction compradore toujours fidèle au Raïs déchu.

     

                C’est ainsi que les phalanges petites-bourgeoises des fronts de gauche alambiqués se sont mises en marche dans l’instance idéologique et politique (média, assemblées, manifestations, occupations, agitation électorale) afin de détourner le soulèvement ouvrier violent vers ce marigot électoraliste du crétinisme parlementaire. Tout fut mis en œuvre pour qu’en aucun temps la conscience de classe «en soi» et la lutte spontanée sur le front économique ne débouchent sur une prise de conscience de la classe «pour soi – pour elle-même» en une insurrection pour la conquête de tout le pouvoir d’État (instance politique et sphère militaire) par la classe ouvrière égyptienne.

     

                Une fois l’affaire engagée en direction d’élections bidon tout était perdu. En effet, à l’occasion d’une élection démocratique bourgeoise, ce qui est décisif c’est le contrôle de l’appareil de gouvernance (processus électoral), le contrôle de la machine de propagande et des ressources financières nécessaires pour une campagne électorale frauduleuse (des centaines de millions de dollars sont requis). Sur tous ces fronts, la classe ouvrière est démunie. Elle redevenait ainsi spectatrice de son destin politique, idéologique et économique.

     

     

    Plan d’attaque de la communauté internationale contre l’Égypte

     

                Le plan militaro-étatsunien était simple. Les meilleurs organisateurs d’élections bidon (des firmes américaines de renom) se déployèrent sur l’Égypte toute entière et menèrent tambour battant, à force d’argent, une campagne débridée en faveur de quelques candidats à leur solde. Leur ex-agent égyptien des services secrets de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), maître El Baradaï, faisait partie de ce lot sélect. Cependant, ces «faiseux» d’élection ne savaient pas comment ce peuple expérimenté allait voter. Les Égyptiens boudèrent cette mascarade électorale déçus d’avoir été floués dans leurs revendications pour du pain, de l’eau, du travail, des salaires suffisants, des logements salubres et des services municipaux – les véritables revendications du «Printemps arabe».

     

                Comme il était facile de le prévoir, les magouilles de l’armée de métier de la section compradore de la grande bourgeoisie égyptienne et du Secrétariat d’État américain firent long feu et aucun de leurs candidats ne perça le mur de rejet que le peuple égyptien opposa à ces brigands électoraux surfaits. Pendant ce temps les alliés des Étatsuniens, les royaumes du Qatar et d’Arabie Saoudite menaient leurs propres magouilles en sous-main. Les étatsuniens firent contre mauvaise fortune bon cœur et complotèrent avec les nouveaux maîtres «salafistes – wahhabites » du Majlis Al-Chaab.

     

                La participation aux élections bidon fut modeste – une large portion des ouvriers égyptiens ayant compris qu’on les avait floués de leur révolte et qu’ils n’avaient rien obtenu contre le sang versé par leurs camarades sur les barricades. Grâce à l’argent de l’Arabie Saoudite et du Qatar, les cliques islamistes de tout poil, demeurées sur la touche pendant le Printemps d’Égypte, recueillirent les fruits de leur résilience dans l’opposition officielle au Parlement du Caire des bouffons discrédités – l’élection fournit 75 % du vote aux divers partis islamistes.

     

                L’armée (40 % du PIB national égyptien), la grande bourgeoisie pharaonique (sections nationaliste et compradore) et le Secrétariat d’État étatsunien ne pouvaient que s’incliner et attendre, tapis dans l’antichambre, une chance de reprendre l’initiative après cette première liquidation de la «Révolution» dont héritèrent les Frères musulmans, ces représentants de l’autre faction de la bourgeoisie égyptienne dépravée.

     

    Tensions dans le camp de la communauté internationale

     

                Une explication s’impose. Les altermondialistes, les gauchistes, les pseudo socialistes, les thuriféraires experts universitaires et divers spécialistes patentés, de fait, tout ce qui grouille et grenouille à gauche de l’échiquier politique vous diront que l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis sont les bâtards de l’impérialisme étatsunien et que les chiens qui aboient ne mordent pas la main qui les pourvoit.

     

                C’est une erreur. Le capitalisme monopoliste ne signifie jamais la disparition de la concurrence entre pays complices, mais, au contraire, l’exacerbation de la concurrence contre l’alliance ennemie, mais aussi au sein même de l’alliance amie – portée à son niveau suprême – acharnée – impérialiste. Ainsi, même si l’Arabie Saoudite et le Qatar font partie du camp Atlantique, dirigé par les États-Unis d’Amérique, cela n’empêche pas ces pays d’avoir des ambitions dans cette région à travers les Salafistes et les Wahhabites, jusqu’au point de s’opposer à leur chef de meute. D’autant plus que le parrain américain est sur son déclin et que le vieil impérialisme éventé ne parvient plus à imposer son autorité sur sa horde incontrôlée.

     

                Très peu de supposés experts et analystes occidentaux l’ont souligné, mais la guerre successorale est enclenchée dans le camp occidental et le vieux parrain-requin américain édenté a de la difficulté à conserver le contrôle sur son clan et ses affidés. De toute façon le chef de meute étatsunien a plus urgent à faire que de contenir un clan contre une autre tandis que l’impérialisme chinois ascendant sonne aux portes de la Jéricho d’Occident.

     

    En Égypte pendant ces malversations occidentales

     

                Le Frère Morsi s’installa donc au pouvoir au nom de sa confrérie et de sa section de la bourgeoisie du pays. Pendant ce temps le Sphinx militaire n’était pas démuni. Il attendait circonspect – impassible – inamovible – la revanche du prétendant au strapontin. Ce qui devait arriver arriva et l’armée ne fut pas fâchée d’alimenter le brasier des affamés urbains et ruraux et des ouvriers désœuvrés et sous-payés qui n’avaient rien gagné du sang versé dans les échauffourées. Ils revinrent Place Tahrir réclamer du pain, de l’eau, des emplois, des salaires décents, des services et des logements.

     

                Les petits bourgeois aiment à parler de la lutte pour la dignité, la justice sociale et la liberté. De quelle justice sociale, de quelle liberté et de quelle dignité recouvrée parle-t-on quand le père ne peut faire vivre sa famille et que le fils ne peut se marier et fonder une famille faute de logement et d’emploi, que la mère ne peut préparer le dîner faute d’eau dans le taudis mal famé, et que l’enfant ne peut fréquenter l’école sans souliers, et que de toute façon même diplômé le jeunot sait que le caniveau sera son écot?

     

                Tous les ouvriers et tous les employés égyptiens savent bien que le Coran ne fait pas manger et qu’une mosquée, ça ne nourrit pas. L’armée le sait aussi et elle maintenait l’agitation trop heureuse de pêcher en eau trouble. Ses hommes de main n’ont pas réussi à chaparder les premières présidentielles, mais ils comptent bien se reprendre à l’occasion d’une deuxième mascarade électorale des présidentiables.

     

                Ça bougeait au Caire et ça sautait à Alexandrie. La grogne populaire et ouvrière ne désemparait pas et remontait à l’assaut du parlement, du gouvernement, du Président insignifiant, alors que l’armée, toujours omniprésente dans la vie politique, économique, juridique et militaire du pays, plaçait ses pions, conservait le ministère de la guerre et laissait les choses se dégrader, non sans apporter sa contribution à propos de «l’islamisme outrancier» de ce Président qui représentait la faction opposée de la bourgeoisie égyptienne et occidentale.

     

                Après moult échauffourées le 3 juillet 2013, l’État-major des armées arrête le Président Morsi, s’empare du pouvoir suprême et transfert le commandement au tyran d’opérette le maréchal Sissi la casquette. Un nouveau coup d’État s’ensuivit comme les puissances impérialistes nous ont habitués à en observer dans les pays néo-colonisés, cette fois au nom de la laïcité et de la démocratie bourgeoise bafouée.

                Hier c’était pour cause de possessions d’armes de destruction massive qui ne se trouvait nullement à Bagdad, mais bien plutôt sur les porte-avions étatsuniens amarrés dans le golfe Persique. Avant-hier c’était pour stopper Al-Qaïda cet enfant de Belzébuth que la CIA a enfanté en Afghanistan. Demain ce sera pour détruire un réacteur nucléaire de l’autre côté du Golfe du pétrole que la Septième Flotte souhaite éventuellement fermer à la circulation maritime histoire d’étouffer ses concurrents pétroliers ouest-européens et gonfler le prix du carburant étatsunien.

     

                Une partie de la populace égyptienne, fourvoyée-trompée par les Frères musulmans et leur camp, s’est portée de bonne foi à la défense du Président élu légalement et déchu illégalement par un coup d’État évident, tandis que les salariés continuent de réclamer ce qu’ils ont toujours demandé – peu leur importe que ce soit Tataoui – Morsi – Sissi – El Baradai – ou un autre pion qui leur donne satisfaction, ils crient pour leur survie.

     

    La go-gauche réformiste démocratique-laïc et complice

     

                À la remorque de l’armée et de sa faction d’opposition, soi-disant démocratique – à condition que les élections bidon leurs donnent raison – voilà la go-gauche sans principes, perdue, éperdue, regroupée derrière l’armée égyptienne qui a mitraillé les ouvriers hier et qui les assassinera demain, sitôt que leur pantin aura été porté au pouvoir et qu’il ne pourra pourvoir à aucune des revendications de ce peuple malandrin.

     

                Voici les plumitifs de la go-gauche acclamant sans honte l’armée en jacquerie. L’armée fasciste de Moubarak (sans Moubarak), qu’incidemment elle a libéré de prison… Pourquoi continuer à jouer les justiciers puisque le coup fourré n’a pas marché «Autant libérer notre ex-généralissime Moubarak» se sont écriés les généraux rebellés.

     

                Revoilà la go-gauche hurlant sa loyauté à la laïcité «démocratique» et aux phalanges fascistes de cette armée de meurtriers, et à leurs mercenaires pseudo-révolutionnaires, recrutés parmi les djihadistes comme le font tous les capitalistes de cette contrée pour mener à bien la reprise en main de l’appareil d’État.

                Tous auront compris que sitôt la faction des Frères musulmans et les commettants de Mohammed Morsi écrasés les canons des fusils de l’armée, des services secrets, de la police et des mercenaires importés se sont tournés contre la rue – les ouvriers, le peuple affamé, découragé, trompé, qu’aucun chef d’État égyptien, élu ou désigné, ne pourra jamais calmer; la crise économique mondiale est hors de leur portée et ces gouvernants galopins-pantins ne songent nullement à renverser radicalement le capitalisme pour construire le socialisme.

     

                En lieu et place, ils massacrent… sous les acclamations des larbins de la go-gauche : «Le 24 mars, l’Égypte des militaires a condamné 529 partisans à mort, pour leur rôle dans les violentes émeutes de Minya, en Haute-Égypte, en août dernier. Les émeutes avaient éclaté après la violente dispersion de sit-in en soutien au président déchu Mohammed Morsi. Des centaines de ses partisans avaient été tués. Un policier était mort, un crime dont sont accusés et condamnés à mort 529 manifestants (!)».

     

    robertbibeau@hotmail.com

  • Ouverture du sommet UE-Afrique, une quarantaine de chefs d’État réunis à Bruxelles

    Ouverture du sommet UE-Afrique, une quarantaine de chefs d’État réunis à Bruxelles

    eu-aFRIQUE-Une quarantaine de chefs d’État du continent sont attendus mercredi à Bruxelles pour participer au 4e sommet Union européenne-Afrique (les 2 et 3 avril). Au menu des discussions : la paix, la sécurité, les investissements, les changements climatiques, les migrations et la situation en République centrafricaine.

    Le quatrième sommet Union européenne – Afrique s’ouvre mercredi 2 avril en début d’après-midi à Bruxelles, en Belgique. Rassemblés autour du thème “Investir dans les personnes, pour la prospérité et pour la paix”, les participants aborderont notamment les questions de la paix, de la sécurité, des investissements, des changements climatiques et des migrations.

    Une quarantaine de chef d’État du continent, dont le président rwandais, Paul Kagamé, sont attendus. Le roi du Maroc, Mohammed VI, fera également le déplacement. Plusieurs dirigeants  africains sont arrivés à Bruxelles dès mardi. C’est notamment le cas du président tunisien, Moncef Marzouki, du Malien Ibrahim Boubakar Keita, du Ghanéen et nouveau président de la Cedeao (Communauté des États d’Afrique de l’Ouest), John Dramani Mahama, ou de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.

    Parmi les absences de marque, on notera celle du président ivoirien, Alassane Ouattara, de ses homologues algérien (Abdelaziz Bouteflika), congolais (Joseph Kabila) et sud-africain (Jacob Zuma). L’Afrique du Sud enverra une délégation ministérielle composée de la ministre des Relations internationales et de la coopération, Maite Nkoana-Mashabane, et du ministre du Commerce et de l’Industrie, Rob Davies. La RDC et l’Égypte seront représentées par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs, Raymond Tshibanda et Nabil Fahmy. Le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Ducan, sera, lui, présent.

    Enfin, le Zimbabwe a décidé de boycotter l’évènement après le refus de l’UE d’accorder un visa à l’épouse du chef de l’État Robert Mugabe.
    Ce quatrième sommet marque également le retour de Madagascar sur la scène internationale. Présent à Bruxelles depuis lundi, le nouveau président malgache s’entretiendra notamment avec le chef de l’État français.

    Crise centrafricaine

    Le sommet UE-Afrique sera précédé d’une réunion consacrée à la situation en Centrafrique, coprésidée par François Hollande, Herman Van Rompuy (président du Conseil Européen) et le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelazziz, en sa qualité de président de l’Union africaine. Les principaux chefs d’État de la sous-région, comme le Tchadien Idriss Déby Into, le Camerounais Paul Biya ou Denis Sassou Nguesso, seront de la partie, ainsi que les présidents des pays européens impliqués en RCA.

    “Ce sera l’occasion de remobiliser tout le monde et d’informer nos partenaires européens de la situation sur place”, indique-t-on à l’Élysée. La présidente centrafricaine de la transition, Catherine Samba Panza, s’exprimera longuement.

    Mardi, elle a été reçue à Paris par le président français. Les deux dirigeants ont notamment discuté des tueries de ces derniers jours, du déploiement de la mission de l’UE, de celui des Casques bleus, mais aussi des possibles de poursuites judiciaires contre certaines anciennes autorités centrafricaines.

    Liste des chefs d’État participants au sommet UE-Afrique :

    – Boni Yayi (Bénin)
    – Blaise Compaoré (Burkina Faso)
    – Pierre Nkurunziza (Burundi)
    – Paul Biya (Cameroun)
    – Jorge Carlos Fonseca (Cap-Vert)
    – Ikililou Dhoinine (Comores)
    – Denis Sassou Nguesso (Congo)
    – Ismail Omar Guelleh (Djibouti)
    – Mulatu Teshome (Ethiopie)
    – Ali Bongo Ondimba (Gabon)
    – Yaya Jammeh (Gambie)
    – John Dramani Mahama (Ghana)
    – Alpha Omar Condé (Guinée)
    – Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale)
    – Uhuru Kenyatta (Kenya)
    – Kailash Purryag (Maurice)
    – Helen Johnson-Sirleaf (Liberia)
    – Ibrahim Boubacar Keïta (Mali)
    – Mohamed Ould Abdelaziz (Mauritanie)
    – Mohamed VI (Maroc)
    – Armando Emilio Guebuza (Mozambique)
    – Hifikepunye Pohamba (Namibie)
    – Mahamadou Issoufou (Niger)
    – Goodluck Jonathan (Nigeria)
    – Yoweri Museveni (Ouganda)
    – Macky Sall (Sénégal)
    – James Alix Michel (Seychelles)
    – Ernest Bai Koroma (Sierra Leone)
    – Hassan Sheikh Mohamoud (Somalie)
    – Jakaya Mrisho Kikwete (Tanzanie)
    – Idriss Déby Itno (Tchad)
    – Faure Gnassingbé (Togo)
    – Moncef Marzouki (Tunisie)
     – Michael Sata (Zambie)
     

    (Jeune Afrique)

  • Avec sa Convention de Notre Dame de Fatima :Kamerhe monte les enchères pour négocier avec la Mp ?

    Avec sa Convention de Notre Dame de Fatima :Kamerhe monte les enchères pour négocier avec la Mp ?

    Video: A chacun sa foule- Apres M. Tshisekedi de l’UDPS c’est M. V. Kamerhe de l’UNC-Dans son discours d’ouverture, le président de l’Unc note << la volonté du régime en place de chercher à prolonger subtilement son mandate actuel qui transparait à travers toutes sortes de stratégies >>. Dans le sien, son collège Marin Fayulu de l’Ecide relève les élucubrations de la Majorité qui <<ont atteint leur paroxysme avec la dernière réunion de Kingankati qui, en substance, a cherché comment créer les circonstances pour pérenniser le pouvoir actuel >>. Dans son speech, Christopher Ngoyi de la société civile du peuple s’appuie sur la Constitution et demande à la population, << conformément à l’article 64
    de la Constitution, à se mobiliser pour faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui cherche à se maintenir au pouvoir contre sa volonté”. Ainsi, peuvent se résumer les prestations de la cérémonie inaugurale de la convention de l’Opposition pro-Kamerhe qui se tient du 31 au 3 avril 2014, convention boudée déjà par Mbusa Nyamwisi et Stève Mbikayi…

        Les trois citations ont ceci de singulier : parlant du régime en place ou de pérennisation du pouvoir actuel, les deux premiers orateurs trichent avec la terminologie politique, à moins de demeurer dans le contexte mobutien d’incarnation du régime ou du pouvoir par la personne physique du maréchal, tandis que le dernier recourt à l’un des sports favoris des politiciens congolais : la lecture partielle des dispositions légales.
        A ce que l’on sache, Joseph Kabila, n’est ni le régime, ni le pouvoir en place. “Régime”, renseigne “Le Larousse Illustré”, en distribution gratuite dans les établissements scolaires du pays, veut dire ” mode de fonctionnement d’une organisation politique, sociale, économique d’un Etat”. “Pouvoir” veut dire “Autorité constituée”. D’où la notion.  Pouvoir exécutif, Pouvoir législatif, Pouvoir judiciaire.
        Partant, le régime (ou le pouvoir) est une entité à part, de même que Joseph Kabila est une entité à part. Confondre les deux relève ni plus, ni moins que d’une volonté délibérée de tromper l’opinion.
        Kamerhe et Fayulu savent qu’un régime ou un pouvoir n’a pas de limitation de durée aux affaires. La Constitution n’interdit pas à un régime ou à un pouvoir de se succéder à lui-même autant de fois qu’il en peut. De ce fait, l’échéance 2016 – il faut bien que l’opinion le sache et s’en rende compte – n’est pas forcément alternance.
        En d’autres termes, les Kabilistes peuvent se maintenir aux affaires autant d’années qu’ils le peuvent dès lors que l’électorat leur fait et refait confiance.

        C’est dans ce contexte que dans l’article intitulé justement “2016 ne signifie pas alternance”, démonstration est faite de la conservation du Pouvoir d’Etat par les Républicains et les Démocrates aux Etats-Unis plusieurs mandats successifs, de même que la Droite en France et les Conservateurs en Grande-Bretagne. ” L’histoire des Etats
    de tradition démocratique séculaire renseigne qu’aux Etats-Unis, le Parti républicain avait été aux affaires 12 ans de suite (1981-1993) contre 20 ans (1933-1953) pour le Parti démocrate alors que le mandate du président de la République est quadriennal. En France, sous la V°
    République, la Droite avait été aux affaires 21 ans de suite (1958-1981) pendant que le mandat présidentiel était septennal. En Grande-Bretagne, les Conservateurs étaient aux affaires 18 ans de suite (1979-1997) après un premier exploit de 29 ans (1935-1964)”, y
    lit-on.
        Christopher Ngoy Mutamba, qui évoque l’article 64 de la Constitution, s’arrange pour une lecture partielle et une interpretation politiquement motivée. Il fait exprès de se limiter à l’alinéa 1 et de taire l’alinéa 2 selon lequel “Toute tentative de renversement du
    régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’Etat. Elle est punie conformément à la loi”.
        Il sait pourtant qu’on ne peut pas être défenseur du peuple en s’abstenant de lui présenter l’énoncé complet de tout article de loi évoqué.
       
    Du menu fretin

        S’il est alors un mérite pouvant être reconnu à la Convention de l’Opposition pro-Kamerhe, c’est celui de l’évaluation du poids politique des invités présents.
        Le journal “Le Phare” note la présence d’Albert Moleka (directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi chassé récemment du siège de l’Udps par Mme Marthe Ngalula, épouse du lider maximo), Jean-Lucien Busa (depute national chassé dernièrement du Mlc de Jean-Pierre Bemba), Jaques Chalupa (fraichement bénéficiaire de la grâce présidentielle après
    trois ans d’emprisonnent pour cause de demande de la nationalité congolaise alors qu’il est déjà congolais) et Jeannot Mwenze Kongolo (l’ex-tout puissant de la Justice sous Mzee qui avait chassé 365 magistrats). Il est le seul afdélien à rejoindre Vital Kamerhe don’t l’une des dernières prestations médiatiques a consisté à tourner en dérision Laurent-Désiré Kabila !
        On ne sait pas trop pourquoi le secrétaire général de l’Unc Bertrand Ewanga et son adjoint André-Claudel Lubaya sont cités parmi les invités; à moins d’avoir cherché simplement à allonger la liste.
        C’est justement ça et là, le problème. Pas grand monde n’a fait le déplacement de Notre Dame de Fatima. L’autre dirait du menu fretin.
    Surtout après le refus du Rcd-Kml d’Antipas Mbusa Nyamwisi et du Ptc de Stève Mbikayi d’y participer.
        Evidemment, le propre des “sans poids” est de donner de la voix pour se faire remarquer, valoir et entendre.

    Pas de choix alternatif

        Sans préjuger de la finalité des assises de Fatima, on peut déjà deviner que le regroupement ” Sauvons le Congo ” reviendra sur la revendication justifiant la structure dénommée ” Coalition pour un vrai dialogue” (Cvd).
        Ainsi, lorsque Vital Kamerhe, réputé pour la fertilité de son imagination, relève qu’”<<Aucun crédit n’est prévu ni pour le recensement, ni pour les actions préélectorales, telles que l’actualisation du fichier électoral et la cartographie électorale >> et convie les participants à << réfléchir pour vérifier cette corrélation que le pouvoir et la CENI semble établir comme obligatoire entre le recensement et l’organisation des élections locales, nécessaire pour nous mener vers une décentralisation effective >>, c’est qu’il admet l’évidence des moyens limités du Gouvernement pour financer le cycle électoral tel que les Opposants l’exigent.
        Soupçonneux comme il sait l’être, il estime déjà, par rapport au recensement général, que ” << le gouvernement trouvera le temps de faire aboutir ce recensement au même moment avec le concours de la CENI, pour arriver à organiser les élections locales, municipales et urbaines sur la même période >>.
        En un mot, Vital Kamerhe est dans une position tellement delicate qu’il n’a pas de choix alternatif que d’en appeler au ” vrai dialogue”, c’est-à-dire de se présenter face au Pouvoir ou au Régime en place en principal interlocuteur de l’Opposition politique;
    éliminant alors de la scène politique Tshisekedistes, Kengistes et Bembistes.
        Il croit en avoir la capacité et il veut en faire la preuve.
        Laissons passer le 1er avril au risque de faire croire à d’aucuns qu’il s’agit d’un poisson d’avril.

    Omer Nsongo die Lema

  • le choix de Kabila, entre rester ou partir en 2016

    le choix de Kabila, entre rester ou partir en 2016

    Joseph-Kabila-Tueur-Joseph Kabila sera-t-il le premier président de la République démocratique du Congo à couler une retraite paisible ou va-t-il chercher à s’accrocher au pouvoir à tout prix ? La question se pose avec une acuité nouvelle à Kinshasa après les récentes déclarations de son camp.

    La Majorité présidentielle (MP) a annoncé le 21 mars qu’elle envisageait “sérieusement” de modifier la Constitution par voie référendaire afin de changer le mode de scrutin des élections provinciales censées avoir lieu en 2015.

    Cette coalition autour du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a aussi lié la tenue de la prochaine présidentielle à l’organisation d’un recensement administratif, ce que l’opposition dénonce comme une opération destinée uniquement à retarder l’échéance électorale.

    La MP assure néanmoins qu’il ne sera “jamais question pour [M. Kabila] et sa famille politique de comploter contre la République ou la Constitution”.

    M. Kabila, âg& de 42 ans et déjà 13 ans de pouvoir, doit quitter son poste en décembre 2016: La Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

    A l’heure où d’autres présidents africains y réfléchissent (Blaise Compaoré au Burkina Faso) ou s’y essayent (Pierre Nkurunziza au Burundi), M. Kabila, comme son voisin de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, est fortement soupçonné de vouloir modifier la Constitution pour rester en place.

    Survenant après plusieurs déclarations équivoques de proches du chef de l’Etat, les annonces de la MP sont loin d’avoir levé les doutes de l’opposition, d’autant que certains, au sein de la majorité, font du zèle, tel ce haut cadre du PPRD, qui a lancé une initiative populaire de révision de la Constitution pour permettre à M. Kabila de “continuer son oeuvre” après 2016.

    L’intéressé se tait, et ce silence alimente toutes les théories

    “Mais il n’y a rien de concret sous ces spéculations”, car M. Kabila “ne s’est pas encore décidé” écrit Kris Berwouts, spécialiste de l’Afrique centrale, sur le site internet African Arguments.

    – Entrer dans l’Histoire ?-

     

    On est dans le domaine de l’”hypothèse”, reconnaît Samy Badibanga, chef du groupe parlementaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), première formation de l’opposition.

    Néanmoins, reproche-t-il, “au lieu […] de s’assurer une sortie honorable, le pouvoir en place fait de la résistance et voudrait expérimenter des formules périlleuses”.

    Ex-meilleur allié de M. Kabila, Vital Kamerhe, président du troisième parti de l’opposition, l’Union pour la Nation congolaise (UNC), a dénoncé une volonté de “coup d’Etat constitutionnel”.

    MM. Badibanga et Kamerhe redoutent que le projet de révision de la Constitution annoncé pour changer le mode de scrutin des provinciales ne soit qu’un prétexte pour toucher plus largement à la loi fondamentale, et faire sauter les verrous qui empêchent M. Kabila de briguer un nouveau mandat.

    Il serait alors question de transformer le quinquennat présidentiel en septennat, ou de changer le mode de désignation du président, pour qu’il soit élu par les députés et non plus au suffrage universel direct.

    M. Kabila a succédé à son père Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001, le jour où ce rebelle devenu président par la force des armes était assassiné.

    Il a remporté en 2006 les premières élections démocratiques organisées dans le pays, mais sa victoire de 2011, facilitée par une révision de la Constitution ayant ramené la présidentielle à un tour de scrutin, a été entachée de fraudes massives, dénoncées par l’opposition et la communauté internationale.

    Depuis l’indépendance du pays en 1960, aucun des trois chefs de l’Etat ayant précédé M. Kabila n’a quitté le pouvoir à l’occasion d’un passage de flambeau démocratique. Le premier, Joseph Kasa-Vubu a été déposé en 1965 par le dictateur-maréchal Mobutu Sese Seko, lui-même chassé du pouvoir 32 ans plus tard par Kabila père.

    “Qu’il quitte le pouvoir de façon digne, et Kabila entrera dans l’Histoire”, estime M. Kamerhe

    © 2014 AFP

  • Boeing disparu: il est encore possible de retrouver des survivants!

    Boeing disparu: il est encore possible de retrouver des survivants!

    Avion au decollage-Les recherches ont repris vendredi dans une zone modifiée après de nouveaux calculs de trajectoire du Boeing 777 de Malaysia Airlines, qui serait tombé dans l’océan Indien, à court de carburant, plus tôt qu’estimé auparavant. Le ministre malaisien des Transports a annoncé qu’il était toujours possible de retrouver des survivants.

    Le ministre malaisien des Transports a promis samedi de poursuivre les recherches pour retrouver de “possibles survivants” à l’accident du vol MH370, trois semaines après la disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines dans l’océan Indien. “Aussi faibles que soient les chances (…), nous continuerons à rechercher  de possibles survivants”, a déclaré aux journalistes le ministre malaisien des Transports Hishammuddin Hussein en présentant ses condoléances aux familles malaisiennes des passagers et des membres de l’équipage du boeing.

    La Malaisie a annoncé officiellement que l’avion était tombé dans l’océan Indien

    Le vol de MH370 de Malaysia Airlines a disparu le 8 mars peu après avoir décollé de Kuala Lumpur avec 239 personnes à bord, dont 227 passagers, en direction de Pékin. La Malaisie a officiellement annoncé le 25 mars que l’avion avait “fini dans le sud de l’océan Indien” sans qu’aucun élément matériel n’ait depuis confirmé ce scénario.

    “Tant qu’il y a la moindre chance de retrouver des survivants, nous ferons tout ce qui est nécessaire”

    Mais Hishammuddin Hussein, le porte-parole de la Malaisie depuis la disparition de l’avion, a continué d’évoquer la possibilité de retrouver des survivants. “Je ne peux leur (aux proches) donner de faux espoirs”, a-t-il dit samedi. “Le mieux que nous puissions faire est de prier et leur manifester notre empathie, car tant qu’il y a la moindre chance de retrouver des survivants, nous prierons et nous ferons tout ce qui est nécessaire”.

    Onze avions à pied d’oeuvre

    Onze avions de six pays (Australie, Chine, Japon, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, Etats-Unis) ont commencé vendredi à explorer une zone située à 1.100 km au nord-est de celle qu’ils survolaient depuis une semaine à 2.500 km des côtes australiennes. De nombreux objets flottants ont été repérés, sans que rien ne permette d’établir qu’ils appartiennent à l’avion de Malaysia Airlines. Parmi les pistes explorées pour expliquer la perte du Boeing, celle d’un acte désespéré du pilote concentre l’attention d’une partie des enquêteurs, qui cherchent à comprendre pourquoi deux systèmes cruciaux de communication de l’avion avec le sol (les ACARS et le transpondeur) ont été coupés à quelques minutes d’intervalle.

    RTL.BE

  • LE CONSEIL DE SÉCURITÉ PROROGE POUR UN AN LE MANDAT DE LA MONUSCO ET, À TITRE EXCEPTIONNEL, DE SA BRIGADE D’INTERVENTION

    LE CONSEIL DE SÉCURITÉ PROROGE POUR UN AN LE MANDAT DE LA MONUSCO ET, À TITRE EXCEPTIONNEL, DE SA BRIGADE D’INTERVENTION

     

    batiment de l'ONU-« À la fin de son mandat, la Brigade d’intervention sera remplacée par la force nationale de réaction rapide dont la formation est en cours», a annoncé le représentant de la RDC

    Le Conseil de sécurité a décidé, ce matin, de proroger jusqu’au 31 mars 2015 le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et, à titre exceptionnel et sans créer de précédent ni sans préjudice des principes convenus du maintien de la paix, de sa Brigade d’intervention, dans les limites de l’effectif maximum autorisé de 19 815 militaires, 760 observateurs militaires et officiers d’état-major, 391 policiers et 1 050 membres d’unités de police constituées.

    Par la résolution 2147 (2014), le Conseil décide également que les reconfigurations futures de la MONUSCO et de son mandat seront fonction de l’évolution de la situation sur le terrain.  Il demande ainsi à la MONUSCO de continuer à travailler avec l’équipe de pays des Nations Unies et les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) en vue de l’adoption et de la mise en œuvre du programme de consolidation de la paix dans les provinces non touchées par le conflit.

    Le Conseil de sécurité exhorte également les États signataires de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour assurer la stabilité à long terme de l’est de la République démocratique du Congo et de la région, à continuer à s’acquitter de bonne foi, intégralement et rapidement de leurs engagements.

    Il exige, en outre, que les FDLR, les ADF, la LRA, les Bakata-Katanga et les divers groupes Maï-Maï mettent immédiatement fin à toutes les formes de violence et d’activités déstabilisatrices et que leurs membres soient démobilisés immédiatement et de façon permanente, déposent les armes et démobilisent les enfants qui se trouvent dans leurs rangs.  Le Gouvernement de la RDC devra mettre en place et appliquer d’urgence des plans complets de désarmement, démobilisation et réintégration, et de désarmement, démobilisation, réintégration et réinsertion ou rapatriement, afin de pouvoir traiter efficacement le cas des ex-combattants.

    Enfin, toujours en vertu de la résolution, le Conseil de sécurité demande à tous les acteurs de redoubler d’efforts pour lutter contre l’impunité qui entoure les violences sexuelles liées au conflit, de fournir tous les services nécessaires aux rescapés et de faire en sorte que les femmes participent pleinement et sur un pied d’égalité à l’application de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération et à tous les stades du règlement des conflits, de la reconstruction et de la promotion de la paix.

    Après l’adoption de la résolution 2147 (2014), le représentant du Rwanda, M. Eugène Richard Gasana, a souhaité que le renouvellement de mandat de la MONUSCO et de la Brigade d’intervention puisse leur permettre de neutraliser les forces rebelles qui écument l’est de la RDC, en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) qui continuent de causer des souffrances aux populations de la RDC et du Rwanda.  Il a rappelé que ces FDLR comprenaient des éléments qui avaient participé au génocide rwandais de 1994, et que ces rebelles continuaient d’utiliser des enfants soldats.  Ils sont également responsables d’attentats dans des lieux publics au Rwanda, a-t-il ajouté.

    L’Ambassadeur itinérant du Président de la RDC, M. Seraphin Ngwej, a tempéré ces inquiétudes en assurant que son gouvernement poursuivait sa lutte contre « les forces négatives ».  Il a expliqué qu’après avoir défait le M23, le Gouvernement congolais ciblait désormais les autres groupes rebelles tels que les FDLR, les Forces démocratiques alliées-Armée nationale de libération de l’Ouganda (ADF-NALU) ou encore l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

    Se félicitant de l’adoption de la résolution 2147 (2014), qui renouvelle le mandat de la MONUSCO et de la Brigade d’intervention, M. Ngwej a souligné que la Brigade d’intervention était une unité qui « joue un rôle efficace et louable aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour l’affirmation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays ».  Il a en outre souligné que le Gouvernement de la RDC se préparait à remplacer la Brigade d’intervention à l’expiration de son mandat par la force de réaction rapide dont la formation est déjà engagée.

    Il a rappelé qu’un minisommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIGLR) avait eu lieu à Luanda, en Angola, le 25 mars dernier, au cours duquel les participants avaient lancé un appel pressant aux groupes rebelles pour qu’ils profitent de l’ouverture politique pour engager un dialogue et participer au processus de paix plus large.  Il s’est ainsi félicité de la promulgation, le 11 février dernier, par le Président de la RDC, M. Joseph Kabila, d’une loi qui amnistie « les faits d’insurrection, les faits de guerre et les délits politiques commis sur le territoire de la RDC entre le 18 février 2006 et le 20 décembre 2013 ».  Il a par ailleurs annoncé qu’un programme de désarmement, démobilisation et réintégration intitulé « DDR III » avait été élaboré et qu’il était déjà opérationnel dans la province du Nord-Kivu.

    Concernant la question des violences sexuelles liées notamment au conflit, le représentant a rappelé que la RDC appliquait une politique de tolérance zéro, comme l’illustrent le « procès de Minova » et la mise en accusation de plusieurs chefs rebelles accusés de viol.  Il a par ailleurs assuré que la réforme du secteur de la sécurité était en cours, afin de rendre la défense du territoire national plus efficace et mieux assurer l’autorité de l’État.

    M. Ngwej a ensuite invité les signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba à respecter leurs engagements.  Il a alerté contre le manque de ressources qui sont pourtant essentielles au fonctionnement du Mécanisme conjoint de vérification élargi prescrit par l’Accord-cadre.  Dénonçant l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC, il a exhorté les pays de la région à mettre en œuvre les principes de la certification des origines des produits exportés.  Certains pays de la région, a-t-il accusé, exportent des produits « dont la quantité est sans commune mesure avec les ressources naturelles dont ils disposent ».  Il a enfin plaidé pour que la reconfiguration du mandat de la MONUSCO se fasse de manière prudente afin d’assurer un retrait progressif et ordonné de la Mission.

    Pour l’examen de cette question, le Conseil de sécurité était saisi des rapports du Secrétaire général sur la mise en œuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région (S/2014/153) et sur la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (S/2014/157).

    LA SITUATION CONCERNANT LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

    Texte du projet de résolution (S/2014/222)

    Le Conseil de sécurité,

    Rappelant ses résolutions antérieures et les déclarations de son président sur la République démocratique du Congo, en particulier ses résolutions 2136 (2014), 2098 (2013), 2078 (2012), 2076 (2012) et 2053 (2012),

    Rappelant également sa résolution 2086 (2013) et réaffirmant les principes fondamentaux du maintien de la paix, à savoir le consentement des parties, l’impartialité et le non-recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou pour la défense du mandat, et conscient que le mandat de chaque mission de maintien de la paix est déterminé en fonction des besoins et de la situation du pays concerné,

    Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et de tous les États de la région, et soulignant que les principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale doivent être pleinement respectés,

    Soulignant que c’est au Gouvernement de la République démocratique du Congo qu’il incombe au premier chef d’assurer la sécurité sur son territoire et de protéger les civils, dans le respect de l’état de droit, des droits de l’homme et du droit international humanitaire,

    Constatant que l’est de la République démocratique du Congo continue d’être le théâtre de conflits récurrents et de violences persistantes perpétrées par des groupes armés tant nationaux qu’étrangers, et insistant sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes du conflit afin de mettre fin à ces cycles récurrents de violence,

    Se félicitant des effortsque déploientle Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs(CIRGL), la Communauté du développement de l’Afrique australe (SADC) et l’Union africaine pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, et engageant le Gouvernement de la République démocratique du Congo à continuer de coopérer étroitement avec ces acteurs et d’autres parties internationales,

    Rappelant la signature à Addis-Abeba, le 24 février 2013, de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et la région (l’« Accord-cadre »), sous les auspices de ses garants, à savoir le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, la Présidente de la Commission de l’Union africaine, le Président de la SADC et le Président de la CIRGL, et demandant à toutes les parties d’honorer promptement, intégralement et de bonne foi leurs engagements respectifs,

    Se félicitant de l’appel lancé par le Mécanisme de suivi régional, dans son communiqué de janvier 2014, en faveur d’une concertation politique plus large ainsi que du dialogue initial entre les principaux États signataires lancé par l’Angola en sa qualité de Président de la CIRGL, préconisant qu’un tel dialogue se poursuive dans le contexte de l’Accord-cadre en vue de l’élimination des causes profondes du conflit en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs, et saluant le rôle que continue de jouer l’Envoyée spéciale du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs,

    Réaffirmant son soutien le plus ferme à l’action que mènent le Représentant spécial du Secrétaire général et la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour exécuter leur mandat, et les engageant instamment à poursuivre leurs efforts,

    Se déclarant de nouveau profondément préoccupé par l’insécurité et la crise humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo, résultant des activités déstabilisatrices de groupes armés nationaux et étrangers, et soulignant combien il importe de neutraliser tous les groupes armés, dont les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les Forces démocratiques alliées (ADF), l’Armée de résistance du Seigneur (LRA),les Bakata-Katangaet divers groupes Maï-Maï,

    Se réjouissant de la fin de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) et de la signature à Nairobi, par le M23, le Gouvernement de la République démocratique du Congo, la SADC et la CIRGL, des documents issus du Dialogue de Kampala facilité par l’Ouganda en sa qualité de Président de la CIRGL, et soulignant qu’il importe de veiller à ce que toutes les dispositions des documents signés soient appliquées rapidement et de bonne foi et à ce que le M23 ne se reforme pas et ne reprenne pas ses activités militaires, conformément aux déclarations de Nairobi et à ses résolutions sur la question,

    Se déclarant profondément préoccupé par la menace que continuent de faire peser sur la région les FDLR, groupe soumis à des sanctions imposées par l’ONU, dont les dirigeants et les membres comprennent des auteurs du génocide de 1994 perpétré contre les Tutsis au Rwanda, au cours duquel les Hutus et d’autres personnes opposés au génocide ont également été tués, et continuent de promouvoir et commettre des tueries fondées sur des facteurs ethniques et d’autres massacres au Rwanda et dans la République démocratique du Congo, et soulignant combien il importe de mettre fin une fois pour toutes à cette menace,

    S’inquiétant que les FDLR, ainsi que d’autres groupes armés, continuent de circuler librement en République démocratique du Congo, notant avec une profonde préoccupation que, selon certaines informations, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les FDLR collaborent au niveau local, se félicitant à cet égard que les FARDC entendent neutraliser les FDLR avec le concours de la MONUSCO, et soulignant que cette volonté doit se traduire par une action soutenue,

    Rappelant les déclarations de son président sur la région de l’Afrique centrale et la LRA, notamment celles qui sont parues sous les cotes S/PRST/2013/18 et S/PRST/2013/6, se félicitant de l’action importante que continue de mener la MONUSCO dans la lutte contre la LRA, encourageant la Force régionale d’intervention de l’Union africaine à poursuivre ses efforts, et préconisant vivement une collaboration et un partage d’informations accrus entre les organismes concernés des Nations Unies, la Force d’intervention régionale de l’Union africaine, les forces régionales et les organisations non gouvernementales pour contrer la menace que pose la LRA,

    Se déclarant profondément préoccupé par le nombre croissant de déplacés en République démocratique du Congo, qui dépasse aujourd’hui 2,9 millions, et par les plus de 450 000 réfugiés de l’est de la République démocratique du Congo, causés par les divers groupes armés congolais et étrangers opérant dans la région, engageant la République démocratique du Congo et tous les États de la région à s’employer à créer environnement pacifique propice au rapatriement volontaire et à la réintégration des réfugiés en République démocratique du Congo, avec le concours, s’il y a lieu, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, saluant à cet égard l’appui apporté par les pays voisins aux réfugiés de la République démocratique du Congo, et engageant les Gouvernements rwandais et ougandais, l’Organisation des Nations Unies et les organisations internationales à œuvrer de concert en vue de remédier d’urgence au problème des ex-combattants du M23 présents en Ouganda et au Rwanda,

    Notant qu’il y a plus d’un an que des centaines de combattants du M23, dont des personnes désignées par le Conseil de sécurité, ont fui de la République démocratique du Congo au Rwanda le 18 mars 2013, invitant le Gouvernement rwandais, avec le concours d’organismes des Nations Unies et d’organisations internationales compétents à continuer de faire en sorte que ces combattants soient définitivement démobilisés et traités conformément au droit international applicable, une attention particulière étant accordée aux enfants et aux femmes dans leurs rangs, et rappelant les obligations des États Membres, qui ont été réaffirmées par la résolution 2136 (2014),

    Demandant à toutes les parties au conflit de respecter l’impartialité, l’indépendance et la neutralité des intervenants humanitaires,

    Demeurant très préoccupé par la situation humanitaire qui continue de toucher durement la population civile, notamment dans l’est de la République démocratique du Congo, ainsi que par le niveau constamment élevé des violences, des violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits, et des violations du droit international, condamnant en particulier les attaques dirigées contre la population civile, les violences sexuelles et sexistes généralisées, le recrutement et l’emploi systématiques d’enfants par certaines parties au conflit, les déplacements massifs decivils, les exécutions extrajudiciaires et les arrestations arbitraires, et conscient de leur effet néfaste sur les efforts de stabilisation, de reconstruction et de développement en République démocratique du Congo,

    Rappelant ses résolutions 1325 (2000), 1820 (2008), 1888 (2009), 1889 (2009), 1960 (2010), 2106 (2013) et 2122 (2013) concernant les femmes et la paix et la sécurité, ses résolutions 1265 (1999), 1296 (2000), 1674 (2006), 1738 (2006) et 1894 (2009) sur la protection des civils en période de conflit armé, et ses résolutions 1612 (2005), 1882 (2009), 1998 (2011), 2068 (2012) et 2143 (2014) sur le sort des enfants en période de conflit armé,

    Saluant les efforts déployés par la MONUSCO et les partenaires internationaux pour dispenser une formation aux droits de l’homme, à la protection de l’enfance et à la protection contre les violences sexuelles et sexistes à l’intention des organismes congolais chargés de la sécurité et soulignant l’importance de cette formation, et se félicitant de la création du Programme pour les femmes de la région des Grands Lacs en faveur de l’Accord-cadre, qui vise à assurer la pleine participation des femmes au processus de paix mené au titre de l’Accord-cadre,

    Prenant note des efforts que fait le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour lutter contre les violences sexuelles commises en période de conflit, notamment par la mise en œuvre de sa stratégie nationale et des engagements énoncés dans le Communiqué commun du Gouvernement de la République démocratique du Congo et de l’Organisation des Nations Unies sur la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits adopté à Kinshasa le 30 mars 2013, et engageant vivement le Gouvernement de la République démocratique du Congo à redoubler d’efforts dans ce domaine,

    Saluant l’adoption du Cadre de coopération entre le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit et la Commission de l’Union africaine sur la prévention des violences sexuelles commises en période de conflit en Afrique et les mesures nécessaires pour y faire face, adopté à Addis-Abeba le 31 janvier 2014,

    Prenant note du rapport du Secrétaire général paru sous la cote S/2014/181, dans lequel figure une liste de parties qui se sont systématiquement livrées à des viols et d’autres formes de violence sexuelle dans des situations de conflit armé,

    Condamnant les viols à grande échelle qui auraient été commis par des soldats des FARDC à Minova et dans les villages environnants en novembre 2012, prenant note des enquêtes et arrestations auxquelles ont procédé par la suite les autorités congolaises et des premiers procès qui sont en cours, s’inquiétant des retards pris dans le jugement des personnes mises en cause, et priant instamment les autorités congolaises de faire en sorte que les auteurs de ces actes aient à rendre des comptes tout en veillant à ce que les enquêtes et les procès se déroulent dans le respect des garanties de procédure,

    Demandant que toutes les personnes responsables de violations du droit international humanitaire ou de violations des droits de l’homme ou d’atteintes à ces droits, y compris d’actes de violence ou de sévices sur la personne d’enfants et d’actes de violence sexuelle et sexiste, soient appréhendées,poursuivies et jugées rapidement,

    Soulignant que le Gouvernement de la République démocratique du Congo doit coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI), saluant l’engagement pris par le Gouvernement de la République démocratique du Congo de traduire en justice ceux qui ont commis des crimes graves dans le pays, notamment des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, etsoulignant combien il importe de s’employer activement à poursuivre les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis dans le pays et de coopérer à l’échelon régional et international à cette fin,

    Rappelant que le Secrétaire général l’a invité à refuser de sanctionner toute amnistie couvrant des crimes de génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des violations flagrantes du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, se félicitant à cet égard de la promulgation d’une loi d’amnistie qui exclut les auteurs de tels crimes de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de violations flagrantes du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, et demandant instamment au Gouvernement de la République démocratique du Congo d’aller au bout de son action en engageant les réformes judiciaires nécessaires pour remédier effectivement à l’impunité,

    Engageant vivement le Gouvernement de la République démocratique du Congo à demeurer pleinement attaché à la mise en œuvre de l’Accord-cadre, en adoptant notamment un plan d’action prioritaire, et à la protection des civils, en se dotant rapidement de forces de sécurité professionnelles, responsables et pérennes, en mettant en place une administration civile congolaise responsable, en particulier dans les secteurs de la police, de la justice, de l’administration pénitentiaire et de l’administration territoriale, et en renforçant l’état de droit ainsi que la promotion et la protection des droits de l’homme,

    Exhortant le Gouvernement de la République démocratique du Congo à prendre immédiatement des mesures pour respecter l’engagement qu’il a pris de réformer le secteur de la sécurité, notamment à créer et maintenir une force de réaction rapide, à mettre au point une feuille de route pour les secteurs de la sécurité et de la justice, à élaborer un plan global de désarmement, démobilisation et réintégration et de désarmement, démobilisation, réintégration, et réinstallation ou rapatriement, notant à cet égard que leGouvernement a proposé un nouveau plan de désarmement, démobilisation et réintégration et que toutes ces mesures nécessiteront l’allocation de ressources suffisantes et un engagement sans faille du Gouvernement pour faire de la réforme une priorité, et regrettant que les progrès aient été lents jusqu’à présent,

    Demandant à nouveau à toutes les parties de coopérer pleinement avec la MONUSCO, réaffirmant sa condamnation de toutes les attaques dirigées contre les soldats de la paix tout en soulignant que les auteurs de ces attaques doivent répondre de leurs actes, et rappelant sa décision d’étendre les sanctions visées au paragraphe 3 de la résolution 2136 (2014) aux personnes et entités qui planifient des attaques contre des soldats de la paix de la MONUSCO, les dirigent, les facilitent ou y participent,

    Priant à nouveau le Secrétaire général de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer les dispositifs de sécurité de l’ONU sur le terrain et améliorer la sûreté et la sécurité de tous les contingents militaires, policiers et observateurs militaires, et notamment des observateurs non armés,

    Conscient des sacrifices importants consentis par la MONUSCO, la félicitant des mesures diligentes prises par celle-ci, ainsi que par sa brigade d’intervention avec le concours et la collaboration du reste de la Force, pour s’acquitter pleinement de son mandat, en particulier en matière de protection des civils, et l’engageant à poursuivre dans ce sens,

    Affirmant que le succès de l’effort de protection des civils est essentiel pour l’exécution du mandat de la MONUSCO et l’amélioration des conditions de sécurité, constatant, à cet égard, que la MONUSCO est parvenue à dissuader les attaques contre les civils par sa  méthode de protection des civils, et saluant les efforts faits par la Mission pour adapter la Force afin de renforcer la mise en œuvre de sa stratégie globale de protection des civils, notamment en devenant plus souple, polyvalente et susceptible d’être largement déployée partout dans l’est de la République démocratique du Congo,

    Soulignant qu’il importe que la MONUSCO décourage toute menace contre l’exécution de son mandat,

    Conscient du rôle joué par la MONUSCO dans la mise en œuvre d’une stratégie globale visant à instaurer durablement la paix et la sécurité, notant avec satisfaction que la MONUSCO participe aux premières phases de la consolidation de la paix, et soulignant que les activités de la MONUSCO doivent être menées de manière à favoriser la consolidation de la paix au sortir du conflit, la prévention de la reprise du conflit armé et les progrès vers une paix et un développement durables,

    Soulignant qu’il importe d’appliquer intégralement et immédiatement l’Accord-cadre afin d’atténuerdéfinitivement les menaces qui pèsent sur les civils, constatant qu’il faut que la MONUSCO apporte un appui accru au Gouvernement de la République démocratique du Congo pour lui permettre de faire face aux problèmes de sécurité et d’étendre l’autorité de l’État comme indiqué au paragraphe 5 de l’Accord-cadre, et conscient que l’élimination des sources de conflit dans la région passe par un processus de paix global,

    Constatant que la situation en République démocratique du Congo constitue toujours une menace pour la paix et la sécurité internationales dans la région,

    Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

    Mandat de la MONUSCO

    1.    Décide de proroger jusqu’au 31 mars 2015 le mandat de la MONUSCO et, à titre exceptionnel et sans créer de précédent ni sans préjudice des principes convenus du maintien de la paix, de sa brigade d’intervention, dans les limites de l’effectif maximum autorisé de 19 815 militaires, 760 observateurs militaires et officiers d’état-major, 391 policiers et 1 050 membres d’unités de police constituées;

    2.    Félicite la MONUSCO, ainsi que sa Brigade d’intervention, de l’effet positif que leur action a eu sur la paix et la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo et sur la protection des civils, appuie pleinement les mesures prises par le Représentant spécial du Secrétaire général dans le cadre de la mise en œuvre du mandat de la mission, et engage la MONUSCO à optimiser l’interopérabilité, la souplesse et l’efficacité de la Force dans la mise en œuvre de l’intégralité de son mandat, conformément au rapport du Secrétaire général paru sous la cote S/2014/157, en ayant à l’esprit la sûreté et la sécurité de tous les contingents, les policiers, les observateurs militaires et surtout les observateurs non armés;

    3.    Note qu’une stratégie de retrait clairement définie s’impose, y compris pour la Brigade d’intervention, et décide que les reconfigurations futures de la MONUSCO et de son mandat seront fonction de l’évolution de la situation sur le terrain et, dans le contexte de la mise en œuvre par le Gouvernement de la République démocratique du Congo et tous les autres signataires de l’Accord-cadre, des progrès vers la réalisation des objectifs suivants, conformément aux trois priorités énoncées dans le concept stratégique, à savoir la protection des civils, la stabilisation et l’appui à la mise en œuvre de l’Accord-cadre:

    a)    La réduction de la menace que représentent les groupes armés congolais et étrangers et les violences contre les civils, notamment les violences sexuelles et sexistes et les violences contre les enfants, à un niveau que les institutions congolaises chargées de la justice et de la sécurité peuvent effectivement gérer;

    b)    La stabilisation de la situation grâce à la mise en place d’institutions publiques (y compris de sécurité) opérationnelles, professionnelles et responsables dans les zones touchées par le conflit, et au renforcement des pratiques démocratiques de façon à réduire les risques d’instabilité, notamment en offrant l’espace politique voulu, en assurant la promotion et la protection des droits de l’homme et en mettant en œuvre un processus électoral crédible;

    4.    Autorise la MONUSCO, en vue d’atteindre les objectifs énoncés au paragraphe 3 ci-dessus, à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’acquitter des tâches suivantes:

          a)    Protection des civils

    i)    Assurer, dans ses zones d’opérations, une protection efficace des civils se trouvant sous la menace imminente de violences physiques, notamment au moyen de patrouilles actives, en prêtant un attention particulière aux civils regroupés dans les camps de déplacés et de réfugiés, au personnel humanitaire et aux défenseurs des droits de l’homme, en cas de violences commises par l’une des parties au conflit, et atténuer les risques auxquels sont exposés les civils avant, pendant et après toute opération militaire;

    ii)   Assurer la protection du personnel, des installations et du matériel des Nations Unies et la sécurité et la liberté de circulation du personnel des Nations Unies et du personnel associé;

    iii)  De concert avec le Gouvernement de la République démocratique du Congo, déceler les menaces qui pèsent sur les civils et appliquer les plans de prévention et d’intervention existants et renforcer la coopération civilo-militaire, notamment la planification conjointe, pour protéger les civils contre les violations droits de l’homme et atteintes à ces droits et contre les violations du droit international humanitaire, y compris toutes les formes de violences sexuelles et sexistes et les violations et sévices sur la personne d’enfants, veiller à ce qu’il soit tenu compte de la protection des enfants et des femmes dans toutes ses opérations et tous les aspects stratégiques de son action, accélérer la mise en œuvre des dispositifs de suivi, d’analyse et de communication de l’information sur les violences sexuelles liées aux conflits et assurer le déploiement rapide des conseillers pour la protection des femmes visés dans les résolutions 1960 (2010) et 2106 (2013) pour amener les parties à prendre des engagements en vue de la prévention des violences liées au conflit et de l’adoption de mesures pour y faire face;

    b)    Neutralisation des groupes armés au moyen de la Brigade d’intervention

    À l’appui des autorités de la République démocratique du Congo, sur la base des informations recueillies et analysées et compte dûment tenu de la nécessité de protéger les civils et de réduire les risques avant, pendant et après toute opération militaire, mener, par l’intermédiaire de la Brigade d’intervention, agissant seule ou avec les FARDC, des offensives ciblées et robustes, en faisant preuve d’une grande mobilité et adaptabilité et dans le strict respect du droit international, y compris le droit international humanitaire, et de la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme dans le contexte de la fourniture d’appui par l’ONU à des forces de sécurité non onusiennes, en coopération avec l’ensemble de la MONUSCO, en vue d’empêcher l’expansion de tous les groupes armés, de les neutraliser et de les désarmer de façon à contribuer à réduire la menace que constituent les groupes armés pour l’autorité de l’État et la sécurité des civils dans l’est de la République démocratique du Congo et à préparer le terrain pour les activités de stabilisation;

    c)                Surveillance de la mise en œuvre de l’embargo sur les armes

    Surveiller la mise en œuvre de l’embargo sur les armesviséau paragraphe 1 de la résolution 2136 (2014), en coopération avec le Groupe d’experts créé par la résolution 1533 (2004), et en particulier observer et signaler les mouvements de personnel militaire, d’armes ou de matériel connexe à travers la frontière orientale de la République démocratique du Congo, notamment en utilisant, ainsi qu’il est indiqué dans la lettre du Président du Conseil en date du 22 janvier 2013 (S/2013/44), des moyens de surveillance tels que des systèmes aériens sans pilote, saisir, collecter et détruire les armes ou le matériel connexe introduits en République démocratique du Congo en violation des mesures imposées par le paragraphe 1 de la résolution 2136 (2014), et communiquer les renseignements pertinents au Groupe d’experts;

    d)    Appui aux procédures judiciaires nationales et internationales

    Prêter son appui et son concours au Gouvernement de la République démocratique du Congo en vue de l’arrestation et du jugement des personnes responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans le pays, y compris en coopération avec les États de la région et la CPI;

    5.    Autorise la MONUSCO à appuyer, en coordination avec l’équipe de pays des Nations Unies et d’autres acteurs, y compris par l’intermédiaire des bons offices du Représentant spécial du Secrétaire général, les efforts des autorités de la République démocratique du Congo pour mettre en œuvre les réformes prévues par l’Accord-cadre et pour stabiliser l’est du pays et, à cet effet, à :

    a)    Encourager les autorités nationales de la République démocratique du Congo à s’approprier avec diligence la réforme du secteur de la sécurité, notamment en parachevant et en appliquant d’urgence une stratégie nationale pour la mise en place d’institutions judiciaires et de sécurité efficaces, ouvertes à tous et responsables, et jouer un rôle directeur dans la coordination de l’appui à la réforme du secteur de la sécurité fourni par les partenaires internationaux et bilatéraux et par le système des Nations Unies;

    b)    Promouvoir la consolidation de la paix et un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections crédibles et transparentes, conformément au cycle électoral et à la Constitution;

    c)    Encourager la consolidation d’une structure civile nationale efficace chargée de contrôler les principales activités minières et de gérer équitablement l’extraction et le commerce des ressources naturelles dans l’est de la République démocratique du Congo;

    d)    Constater et dénoncer les violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits, y compris celles qui se produisent à l’occasion des élections, et y donner suite, et aider les organismes des Nations Unies présents dans le pays à faire en sorte que l’appui fourni par le système des Nations Unies soit conforme au droit international humanitaire, au droit international des droits de l’homme et au droit international des réfugiés, selon qu’il convient;

    e)    Prêter bons offices, conseils et concours au Gouvernement en vue de l’élaboration et de la mise au point définitive d’une feuille de route claire et globale pour la réforme du secteur de la sécurité, comprenant notamment des critères de référence et des échéanciers pour la mise en place d’institutions de sécurité efficaces et responsables ainsi que de mécanismes de vérification des antécédents;

    f)    Prêter bons offices, conseils et concours au Gouvernement, conformément à la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme, en vue de la réforme de l’armée, dont la première étape consistera à mettre en place au sein des FARDC une force de réaction rapide bien équipée, bien formée et dont les éléments ont été agréés et qui constituera le noyau d’une force de défense nationale professionnelle, responsable, dotée des moyens nécessaires et efficace, et appuyer, selon qu’il conviendra et en coordination avec les partenaires internationaux, la formation de la force de réaction rapide, qui, eu égard aux critères et aux calendriers définis dans la feuille de route pour la réforme du secteur de la sécurité, acquerra la capacité d’assumer dès que possible les responsabilités en matière de sécurité dévolues à la Brigade d’intervention de la MONUSCO;

    g)    Prêter bons offices, conseils et concours au Gouvernement en vue de l’élaboration et de la mise en œuvre de plans de désarmement, démobilisation et réintégration et de désarmement, démobilisation, réintégration et réinsertion ou rapatriement pour les combattants étrangers et congolais qui ne sont pas soupçonnés de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ni de violations flagrantes des droits de l’homme, afin que ces combattants s’intègrent et mènent une existence pacifique qui contribue à la stabilité des groupes de population dans l’est de la République démocratique du Congo, en accordant une attention particulière aux enfants auparavant associés à des forces ou groupes armés;

    h)    Prêter bons offices, conseils et concours au Gouvernement, en coopération étroite avec d’autres partenaires internationaux, en vue de tirer parti du plan de stabilisation et de reconstruction pour les zones sortant du conflit armé élaboré par le Gouvernement et de la Stratégie internationale d’appui en matière de sécurité et de stabilisation pour contribuer à instaurer durablement un niveau minimum d’autorité et de contrôle de l’État dans les zones touchées par le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, notamment grâce à des initiatives locales visant à renforcer la sécurité, à rétablir l’autorité de l’État et à enclencher un relèvement socioéconomique durable;

    i)    Prêter bons offices, conseils et concours au Gouvernement pour la réforme de la police, notamment en contribuant, conformément à la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme dans le contexte de la fourniture d’appui par l’ONU à des forces de sécurité non onusiennes, à la formation de bataillons de la Police nationale congolaise;

    j)    Prêter bons offices, conseils et concours au Gouvernement pour l’élaboration et l’exécution, conformément à la stratégie congolaise pour la réforme de la justice, d’un programme pluriannuel conjoint d’appui à la justice des Nations Unies visant à développer des institutions et mécanismes de justice pénale indépendants, la police, le système judiciaire et l’administration pénitentiaire dans les zones touchées par le conflit;

    k)    Prêter bons offices, conseils et concours au Gouvernement en vue de promouvoir les droits de l’homme et la lutte contre l’impunité, notamment grâce à l’application de la « politique de tolérance zéro » du Gouvernement en ce qui concerne la discipline et les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises par les éléments des forces de sécurité;

    l)    Poursuivre la collaboration avec le Gouvernement en vue de faire appliquer rapidement et rigoureusement le plan d’action visant à prévenir et à faire cesser le recrutement et à l’emploi d’enfants et les violences sexuelles commises sur la personne des enfants par les FARDC et poursuivre le dialogue avec toutes les parties afin d’obtenir qu’elles s’engagent et œuvrent davantage à élaborer et mettre en œuvre des plans d’action assortis d’échéanciers destinés à prévenir le recrutement et l’emploi d’enfants en violation du droit international applicable et les autres violations du droit international humanitaire, et à y mettre un terme;

    6.    Réaffirme que la nature multidimensionnelle des opérations de maintien de la paix exige une approche globale, et prie les composantes militaires et civiles de la MONUSCO de définir entre elles une répartition des tâches cohérente en fonction des avantages relatifs et des capacités de chacune;

    6 bis.Souligne qu’une action intégrée sur le terrain des divers acteurs œuvrant dans les domaines de la sécurité et du développement implique une coordination avec les autorités nationales pour stabiliser et améliorer les conditions de sécurité et aider au rétablissement de l’autorité de l’État, et insiste sur le fait que toutes les entités des Nations Unies présentes sur le terrain doivent agir de manière intégrée afin de promouvoir la cohérence de leur action dans les situations de conflit et d’après conflit;

    Transfert des responsabilités

    7.    Prie le Secrétaire général de continuer à faire rapport sur la répartition des tâches entre la MONUSCO et l’équipe de pays des Nations Unies, les tâches partagées par la Mission, l’équipe de pays et le Gouvernement de la République démocratique du Congo, et la feuille de route concernant le transfert des responsabilités à d’autres acteurs, au premier chef le Gouvernement de la République démocratique du Congo mais également l’équipe de pays et les donateurs, de façon à rationaliser les tâches confiées à la MONUSCO, et se propose de continuer à examiner le mandat de la MONUSCO en fonction de ces rapports;

    8.    Demande à la MONUSCO de continuer à travailler avec l’équipe de pays des Nations Unies et les autorités de la République démocratique du Congo en vue de l’adoption et de la mise en œuvre du programme de consolidation de la paix dans les provinces non touchées par le conflit, et prie la MONUSCO de continuer, selon qu’il conviendra, de transférer des tâches à l’équipe de pays et aux autorités de la République démocratique du Congo dans ces provinces;

    9.    Exhorte la communauté internationale et les donateurs à appuyer la MONUSCO et l’équipe de pays des Nations Unies et demande aux Gouvernements de la République démocratique du Congo et des États voisins de continuer à participer au processus de transfert de responsabilités;

    Élections

    10.   Demande au Gouvernement de la République démocratique du Congo et à ses partenaires nationaux de veiller à la transparence et à la crédibilité du processus électoral, étant donné que la création de conditions qui permettent la tenue des prochaines élections leur incombe au premier chef, et exhorte le Gouvernement et toutes les autres parties concernées à créer les conditions nécessaires pour que le processus électoral soit libre, juste, crédible, inclusif, transparent, pacifique et conforme au calendrier, pour qu’il s’accompagne d’un débat politique libre et constructif, et pour que soient assurés la liberté d’expression, la liberté d’assemblée, un accès équitable aux médias, y compris aux médias d’État, et la sécurité et la liberté de circulation de tous les candidats, ainsi que des observateurs et témoins, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de la société civile, notamment des femmes;

    11.   Demande également au Gouvernement de la République démocratique du Congo d’adopter sans retard la feuille de route et le budget des élections et, sous réserve que le Secrétaire général l’ait informé de l’adoption de ces documents, autorise la MONUSCO à fournir un soutien logistique, selon qu’il conviendra et en coordination avec les autorités de la République démocratique du Congo et l’équipe de pays des Nations Unies, afin de faciliter le processus électoral, et décide que ce soutien sera évalué et examiné en continu au regard des progrès accomplis par les autorités de la République démocratique du Congo concernant le déroulement du processus électoral, selon les critères énoncés au paragraphe 16 de sa résolution 2053 (2012);

    Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération

    12.   Réaffirme qu’il importe d’appliquer l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour assurer la stabilité à long terme de l’est de la République démocratique du Congo et de la région;

    13.   Exhorte les États signataires de l’Accord-cadre à continuer à s’acquitter de bonne foi, intégralement et rapidement de leurs engagements;

    14.   Demande au Gouvernement de la République démocratique du Congo, auquel incombe au premier chef la responsabilité de protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays, ainsi qu’aux autres signataires de l’Accord-cadre, de continuer à progresser sensiblement dans le respect des engagements prévus par l’Accord;

    15.   Demande à l’Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs, agissant en coordination avec le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo et avec le concours voulu de celui-ci, de continuer à diriger, coordonner et évaluer le respect des engagements nationaux et régionaux pris dans l’Accord-cadre et, en s’appuyant sur ledit accord-cadre, à encourager un dialogue politique régional entre les principaux signataires en vue de traiter les causes sous-jacentes du conflit, constate à cet égard qu’un dialogue a été entamé entre les principaux signataires sous la direction de l’Angola, en sa qualité de Président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, et engage l’Envoyée spéciale à poursuivre sa participation à ce processus;

    16.   Condamne fermement tous les groupes armés opérant dans la région, les violations du droit international humanitaire et d’autres normes de droit international applicables qu’ils commettent, et les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits qui leur sont imputables, y compris les attaques contre la population civile, les soldats de la paix de la MONUSCO et le personnel humanitaire, les exécutions sommaires, la violence sexuelle et sexiste et le recrutement et l’emploi à grande échelle d’enfants, et réaffirme que les responsables de ces actes devront en répondre;

    17.   Exige que les FDLR, les ADF, la LRA, les Bakata-Katanga et les divers groupes maï-maï mettent immédiatement fin à toutes les formes de violence et d’activités déstabilisatrices, et que leurs membres soient démobilisés immédiatement et de façon permanente, déposent les armes et démobilisent les enfants qui se trouvent dans leurs rangs;

    18.   S’inquiète que les FDLR, ainsi que d’autres groupes armés, continuent de circuler librement en République démocratique du Congo, note avec une profonde préoccupation que, selon certaines informations, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les FDLR collaborent au niveau local, se félicite à cet égard que les FARDC entendent neutraliser les FDLR avec le concours de la MONUSCO, et souligne que cette volonté doit se traduire par une action soutenue;

    19.   Exige que le Gouvernement de la République démocratique du Congo prenne immédiatement, comme il s’y est engagé dans la Déclaration de Nairobi en date du 12 décembre 2013, des mesures pour mettre en œuvre son programme de désarmement, démobilisation et réintégration, en coordination avec l’ONU, les organisations internationales et les pays voisins où d’ex-combattants du M23 ont trouvé refuge, prie,à cet égard, comme le prévoit la Déclaration de Nairobi et conformément aux engagements énoncés dans l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération, l’Organisation des Nations Unies et les organisations internationales de travailler avec les pays voisins de la République démocratique du Congo afin de trouver d’urgence une solution pour les ex-combattants du M23 se trouvant sur le territoire de ces pays, souligne qu’il importe que toutes les dispositions des documents signés soient appliquées rapidement et de bonne foi et, à cet égard et conformément à la Déclaration de Nairobi et à ses résolutions pertinentes, que le M23 ne se regroupe pas et ne reprenne pas ses activités militaires;

    20.   Demande au Gouvernement de la République démocratique du Congo de mettre en place et d’appliquer d’urgence des plans complets de désarmement, démobilisation et réintégration et de désarmement, démobilisation, réintégration et réinsertion ou rapatriement afin de pouvoir traiter efficacement le cas des ex-combattants;

    21.   Constate que d’ex-combattants du M23, y compris des individus qu’il a désignés, ont fui au Rwanda et en Ouganda, en particulier après la défaite du M23 en République démocratique du Congo, engage les Gouvernements rwandais et ougandais à continuer, avec l’aide de l’Organisation des Nations Unies et des organisations internationales pertinentes, à faire en sorte que ces combattants soient démobilisés de manière permanente, que les combattants congolais retournent en République démocratique du Congo afin de participer au processus de démobilisation, désarmement et réintégration, selon qu’il conviendra, et soient traités conformément au droit international applicable, les enfants et les femmes devant bénéficier d’une attention particulière, et rappelle aux États Membres les obligations que leur font l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération et le régime de sanctions qu’il a renouvelé par sa résolution 2136 (2014);

    22.   Réaffirme son soutien au Mécanisme conjoint de vérification élargi, mécanisme régional de renforcement de la confiance, et se félicite que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ait décidé que la MONUSCO serait représentée de façon permanente auprès du mécanisme;

    Droits de l’homme et situation humanitaire

    23.   Exhorte le Gouvernement de la République démocratique du Congo à arrêter et amener à répondre de leurs actes les personnes qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans le pays, et souligne l’importance à cet égard de la coopération régionale et de la coopération avec la Cour pénale internationale;

    24.   Demande aux autorités de la République démocratique du Congo de faire en sorte que les responsables de violations graves des droits de l’homme commises à l’occasion des élections du 28 novembre 2011 soient traduits en justice;

    25.   Engage le Gouvernement de la République démocratique du Congo à continuer à développer sa coopération avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants en temps de conflit armé et la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit et d’appliquer énergiquement, avec l’appui de la MONUSCO, selon qu’il conviendra, le plan d’action visant à prévenir et à faire cesser le recrutement et l’emploi d’enfants et la violence sexuelle par les FARDC, et engage le Président Kabila à nommer rapidement son conseiller sur la violence sexuelle et le recrutement d’enfants;

    26.   Prie la MONUSCO de tenir pleinement compte dans toutes les activités de la question transversale que constitue la problématique hommes-femmes et d’aider le Gouvernement de la République démocratique du Congo à assurer la participation et la représentation des femmes à tous les niveaux, y compris dans les activités de stabilisation, la réforme du secteur de la sécurité et des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration, et le dialogue politique national et les processus électoraux, entre autres en mettant à sa disposition des conseillers pour la problématique hommes-femmes, et prie également la MONUSCO de lui présenter des rapports plus détaillés sur cette question;

    27. Prie également la MONUSCO de tenir pleinement compte de la question de la protection de l’enfance, question transversale, dans toutes ses activités, et d’aider le Gouvernement de la République démocratique du Congo à veiller à ce que la question de la protection des droits de l’enfant soit prise en considération, entre autres dans le cadre des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration et de la réforme du secteur de la sécurité, de façon à faire cesser et prévenir les violations des droits de l’enfance et les violences contre les enfants;

    28.   Demande à tous les acteurs de redoubler d’efforts pour lutter contre l’impunité qui entoure les violences sexuelles liées au conflit, de fournir tous les services nécessaires aux rescapés et de faire en sorte que les femmes participent pleinement et sur un pied d’égalité à l’application de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération et à tous les stades du règlement des conflits, de la reconstruction et de la promotion de la paix, notamment en tenant compte de l’appel lancé dans la Déclaration de Bujumbura du 11 juillet 2013 pour que les critères, les indicateurs et les mesures de suivi inclus dans le plan de mise en œuvre de l’Accord-cadre fassent une large place à la problématique hommes-femmes;

    MONUSCO

    29.   Demande à la MONUSCO de coordonner ses stratégies avec les autres missions des Nations Unies dans la région afin d’améliorer la mise en commun des informations, compte tenu des attaques de la LRA, et réitère son appui aux initiatives prises tant par l’ONU que par l’Union africaine pour faciliter une action régionale contre la LRA, conformément à l’alinéa a) du paragraphe 4;

    30.   Engage la MONUSCO à renforcer le dialogue avec la population civile afin de mieux faire connaître et comprendre son mandat et ses activités grâce à un programme d’information approfondi, à recenser les menaces potentielles contre la population civile et à recueillir des informations fiables sur les violations du droit international humanitaire, les violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits commises contre des civils;

    31.   Prie le Secrétaire général de prendre les mesures nécessaires pour que la MONUSCO se conforme pleinement à la politique de tolérance zéro des Nations Unies à l’égard de l’exploitation et des agressions sexuelles et de le tenir informé si des cas d’exploitation ou d’agressions sexuelles se produisent;

    32.   Prie la MONUSCO de veiller à ce que l’appui fourni aux forces de sécurité nationales soit strictement conforme à la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme de l’ONU, exhorte les organismes des Nations Unies présents en République démocratique du Congo à adopter une démarche commune et uniforme concernant la mise en œuvre de la politique de diligence voulue, et engage tous les autres acteurs concernés qui fournissent un appui aux forces de sécurité nationales à tenir compte de cette politique;

    33.   Enjoint toutes les parties à coopérer pleinement avec les opérations de la MONUSCO et à autoriser et faciliter le libre passage, dans de bonnes conditions de sécurité et sans délai, du personnel des Nations Unies et du personnel associé, afin que la Mission puisse s’acquitter de son mandat et fournir une assistance humanitaire en temps voulu aux personnes qui en ont besoin, en particulier aux personnes déplacées, sur l’ensemble du territoire du pays, dans le respect des principes directeurs concernant l’aide humanitaire et des dispositions pertinentes du droit international;

    34.   Demande à tous les États Membres de répondre généreusement à l’appel humanitaire lancé par l’ONU en faveur de la République démocratique du Congo pour que les organismes humanitaires des Nations Unies et les autres organisations internationales disposent des fonds dont ils ont besoin et puissent répondre aux besoins des déplacés, des rescapés de violences sexuelles et autres groupes de population vulnérables en matière de protection et d’assistance;

    35.   Demande aux États Membres de s’engager à fournir et de fournir effectivement les éléments habilitants, en particulier les moyens aériens militaires, dont a encore besoin la Mission, et rappelle combien il importe de consulter étroitement les pays fournisseurs de contingents et d’effectifs de police;

    36.   Note qu’il importe que tous les contingents de la MONUSCO, y compris ceux de la Brigade d’intervention, soient dûment préparés et équipés pour s’acquitter de leurs tâches respectives;

    37.   Exprime son plein appui au Groupe d’experts des Nations Unies créé par la résolution 1533 (2004) et appelle au renforcement de la coopération entre tous les États, en particulier ceux de la région, la MONUSCO et le Groupe d’experts, engage toutes les parties et tous les États à veiller à ce que les individus et entités relevant de leur juridiction ou placés sous leur contrôle coopèrent avec le Groupe d’experts, et exige de nouveau que toutes les parties et tous les États assurent la sécurité de ses membres et de son personnel d’appui et autorisent ces derniers à accéder librement et sans délai aux personnes, documents et sites que le Groupe d’experts estime nécessaires à l’exécution de son mandat;

    Examen stratégique

    38.   Prie le Secrétaire général de procéder à un examen statistique approfondi de la MONUSCO et de l’ensemble de la présence des Nations Unies en République démocratique du Congo et de lui présenter, le 30 décembre 2014 au plus tard, ses recommandations concernant les objectifs futurs, les activités, la stratégie de retrait et le déploiement efficace des ressources de la MONUSCO, en gardant à l’esprit qu’il convient de continuer d’accroître l’efficacité de la Mission;

    Rapports du Secrétaire général

    39.   Prie le Secrétaire général de lui faire rapport tous les trois mois sur:

    i)    La situation sur le terrain, notamment les violences sexuelles et les incidences du conflit sur les femmes et les enfants;

    ii)   Les progrès accomplis par la République démocratique du Congo dans le respect des engagements pris dans l’Accord-cadre, notamment l’établissement et la mise en œuvre d’une feuille de route pour la réforme du secteur de la sécurité nationale et la création d’une force de réaction rapide congolaise, et la mise en œuvre de plans de désarmement, démobilisation et réintégration et de désarmement, démobilisation, réintégration et réinstallation ou réintégration;

    iii)  L’exécution du mandat de la MONUSCO, y compris les activités de la Brigade d’intervention, la reconfiguration devant lui permettre de s’acquitter des tâches définies ci-dessus et la poursuite du transfert de ses responsabilités à d’autres acteurs;

    iv)   Les risques associés aux opérations militaires éventuelles et leurs incidences pour la sécurité du personnel et des installations des Nations Unies, ainsi que les mesures prises pour renforcer leur sécurité et pour réduire les risques;

    40.   Prie le Secrétaire général de lui présenter, tous les six mois, en coordination avec son Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs et son Représentant spécial pour la République démocratique du Congo, un rapport sur le respect des engagements pris dans l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération;

    41.   Décide de rester activement saisi de la question.

    Conseil de sécurité
    7150e séance