Author: Don Kayembe

  • la location de bus rwandais pour la Conférence des mines à Goma fait polémique

    la location de bus rwandais pour la Conférence des mines à Goma fait polémique

    bus rwandais-La ville de Goma, dans l’est de la RDC, accueillait du 24 au 25 mars la Conférence nationale des mines. Pour le déplacement des invités, les organisateurs ont fait appel à une compagnie de transport basée à Rubavu, au Rwanda. Une option qui fait jaser sur les réseaux sociaux.

    C’est une “honte”. Le mot revient souvent, ce 25 mars, pour qualifier la décision des organisateurs de la deuxième édition de la conférence nationale des mines de la RDC. De fait, ceux-ci ont fait appel à une compagnie rwandaise de transport pour assurer le déplacement de leurs invités à Goma.

    Dans le groupe des indignés de la république, Ley Uwera, journaliste congolaise, basée dans la capitale du Nord-Kivu, voisine du Rwanda. Elle est la première à voir partager son indignation sur Twitter (le Rwanda est soupçonné d’actionner en sous-main les ex-rebelles du M23).

    Jeune Afrique

  • Echéance 2016: L’Opposition pousse subtilement Kabila à rempiler !

    Echéance 2016: L’Opposition pousse subtilement Kabila à rempiler !

     ELECTIONS 2011 : DES OPPOSANTS CONGOLAIS CREENT UN « MACHIN » par Cheik FitaN’ayant jusque-là pour projet de société que alternance et pour programme de gouvernement que départ de Joseph Kabila, l’Opposition se révèle, à deux ans et demi de l’échéance 2016, sans véritable challenger face au Raïs, même si trois candidats se positionnent sur la ligne de départ: Tshisekedi-père, Kengo et Kamerhe. A moins de promouvoir rapidement Tshisekedi-fils ou, sauf exception, Bemba Gombo. Personne de raisonnable ne donne la moindre chance de voir Mobutu Nzanga, Mbusa Nyamwisi, Badibanga, Luhaka, Olenghankoy, Diongo, Ewanga, Fayulu, Mvuemba, Lisanga Bonganga, Ne Muanda Nsemi, Kanku ou Mbikayi accéder à la magistrature suprême. Aussi, en focalisant leurs stratégies et stratagèmes électoraux sur la position que prendra publiquement Kabila par rapport à la prochaine présidentielle au lieu de se préoccuper de ce qu’il y a d’important en période préélectorale ou électorale, à savoir la promotion d’un projet de société et d’un programme de gouvernement plus attractifs que ceux du régime en place, les Opposants reconnaissent tacitement ne pas être prêts pour l’alternance. Surtout maintenant…

     

     

                Toutes les analyses pointues aussi bien en interne qu’en externe en font le constat : depuis la libéralisation politique proclamée le 24 avril 1990, c’est seulement au cours de ces dernières années que se rétablissent et se consolident les fondamentaux de la “macro-politique” et de la macroéconomie.

                Par le néologisme “macro-politique”, s’entend l’ensemble des initiatives et actions englobant la politique proprement dite, la diplomatie, la sécurité, la justice, les droits de l’homme etc.

                S’agissant précisément de la sécurité, l’honnêteté commande de reconnaître la montée en puissance des Fardc depuis la neutralisation du M.23 avec le concours de la Brigade d’intervention de la Monusco. Ces performances s’observent sur des nouveaux fronts où sont traquées les forces négatives ougandaises (Adf-Nalu) et rwandaises (Fdlr). Tous les partenaires extérieurs impliqués dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba s’en félicitent. Ils ne veulent ni entendre, ni voir cet élan ni ralenti, ni arrêté à cause des contingences politiques.

                Effectivement, l’armée gouvernementale congolaise fait la guerre de façon professionnelle, c’est-à-dire avec beaucoup d’efficacité dans et la neutralisation des groupes armés et dans le respect des droits de l’homme.

                En macroéconomie, c’est aussi la première fois que la monnaie demeure stable sur une longue période, les réserves monétaires et les recettes budgétaires sont en croissance pendant que la bancarisation et la régulation de la paie des fonctionnaires, des militaires et des policiers enregistre de progrès considérables.

                En dépit de quelques ratages par-ci par-là, pour lesquels d’ailleurs les institutions publiques sont interpellées pour corrections, on peut dire de la remontée de la pente qu’elle est réellement perceptible.

     

    Impérium, primature, pétition…

     

                C’est que la poursuite de la remontée devient un impératif.

                Toute la question, cependant, est de savoir qui va devoir en assumer et en assurer la responsabilité.

                En toute logique, l’Opposition devrait profiter de l’embellie dans la perspective de l’échéance 2016.

                Seulement voilà : elle semble totalement dépassée par l’enjeu.

                Depuis qu’elle s’est confortablement installée dans la contestation des élections du 28 novembre 2011, elle ne donne aucune réponse, mais alors aucune, aux exigences de cet enjeu.

                Pour ne prendre que les événements marquants de 2013, on n’a pas vu les Opposants réagir conséquemment au processus de Kampala, encore moins à la victoire des Fardc sur le M.23. On ne les a pas vus non plus se prononcer concrètement sur les recommandations des Concertations nationales.

                Les uns ont boudé ces assises, les autres se sont déchirés autour de la position à prendre face au succès militaires des Fardc, les autres encore ont réclamé leur participation aux pourparlers de Kampala avant de se rétracter.

                Au final, avec les prises de position notamment de l’Udps (attente de l’impérium), de l’Opposition pro-Concertations (pression pour entrer diriger le gouvernement de cohésion nationale) et de l’Opposition-Concertations (propension à ameuter la rue avec des initiatives stérilisantes appelées “Pétition”, “Touch’pas à l’article 220”, “Caravane de la paix”), les Opposants donnent l’impression d’évoluer et d’agir en véritables SDF (Sans Direction Fixe). Si bien que les décideurs (suivez mon regard) en viennent à se demander s’il ne va pas de l’intérêt général de miser sur les tenants du Pouvoir actuel; le temps pour le Contre-Pouvoir de souffler un peu.

     

    L’espace a horreur du vide

     

                Et pour cause !

                Etienne Tshisekedi wa Mulumba n’a pratiquement plus le coeur à l’ouvrage. N’en déplaise à ses “faucons” (il en a, comme tout bon politique), l’homme est conscient aujourd’hui de ses limites. Si, tout président de la République qu’il se dit être, il garde la direction du parti alors que la Constitution le lui interdit (article 96 dispose que “Le mandat du Président de la République est également incompatible avec toute responsabilité au sein d’un parti politique“), c’est parce qu’il veut au moins sauver l’oeuvre de sa vie : l’Udps. Il entend léguer aux siens (peut-être à Félix Tshisekedi) une machine gérable. Il est donc forfait pour 2016.

                Léon Kengo wa Dondo (Tshisekedi dit de lui dans l’interview accordée le 30 novembre 2011 à Colette Braeckman qu’il “fait partie de ces hommes que j’ai toujours combattus“) est un homme d’Etat avéré. Mais, il a un handicap sérieux : l’image de la rigueur qui lui colle à la peau reste vivace dans le subconscient de l’homme de la rue. Mobutu, le Fmi, la Banque mondiale et l’Occident lui ont rendu un très mauvais service. Tout ce qu’il peut entreprendre pour la réparation avant de se retirer de la vie politique, c’est ce qu’il fait actuellement dans l’ordre institutionnel en place. Pragmatique, il sait qu’il est aussi forfait pour 2016.

                Vital Kamerhe Iwa Kanyinginyi (Tshisekedi dit de lui, dans la même interview : ” Les voix récoltées par Kamerhe au Kivu, cela ne me concerne pas. Avant-hier, il est venu ici et j’ai refusé de le recevoir“) a le profil du meilleur challenger. Populiste, il a la verve oratoire qui attire. Malheureusement, c’est tout. C’est un agité; il a le mensonge facile. Bref, il a encore du chemin pour s’assagir et rassurer.

                A dire vrai, le lider maximo n’a jamais pardonné et ne pardonnera jamais Kengo et Kamerhe de l’avoir empêché d’être le candidat commun de l’Opposition lors de la présidentielle de 2011. Il a la dent dure, laissent entendre ceux qui l’ont fréquenté ou le fréquentent.

                Quant au reste, constitué notamment  de François-Joseph Mobutu, Antipas Mbusa Nyamwisi, Rémy Badibanga, Thomas Luhaka, Joseph Olenghankoy, Franck Diongo, Bertrand Ewanga, Martin Fayulu, Jean-Claude Mvuemba, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, Zacharie Badiengila Ne Muanda Nsemi, Clément Kanku ou Stève Mbikayi, il est excellent dans l’unique exercice qui lui va bien, à savoir la prestation politico-médiatique.

                C’est cela même la réalité de l’espace.

                Or, l’espace a horreur du vide, dit-on…

                Au demeurant, en convoquant à Fatima, du 28 au 31 mars, la ” Convention de l’Opposition pour répondre à Kingakati”, et cela sous la signature de Jean Bertrand Ewanga, Martin Fayulu et Christopher Ngoyi, les Kamerhistes confirment, si besoin est, que les Opposants n’ont pas la capacité de faire front commun pour l’échéance 2016.

                Ce serait pour la façade, si jamais le miracle se produisait !

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Descente punitive de Claude Mashala avec le nom de Kabila à Radiokapi

    Descente punitive de Claude Mashala avec le nom de Kabila à Radiokapi

    claudeBashala-C’est une scène digne d’un film hollywoodien à laquelle ont eu droit, le vendredi 21 mars 14, les journalistes et les agents de sécurité de la Radiokapi après la diffusion de l’émission à grande audience Tribune de la presse qu’animée Samuel Katshak.

    Le fanfaron Claude Mashala, Secrétaire National du PPRD,  non content de voir sa pétition critiquée par  Ambroise Mamba, un journaliste invité à cette émission, a littéralement pété  les plombs. Brandissant le nom de J. Kabila, il a effectué autour de 20 heures une descente punitive à la station onusienne située dans la Commune de la Gombe non loin des Galeries présidentielles. Incontrôlé et incontrôlable, Claude Mashala dit le « Mbingazor » était à la recherche du journaliste Ambroise Mamba de CongoWeb. Son tort avoir critiqué l’initiative de ce cadre de la Majorité présidentielle dans sa tentative de faire réviser, via la pétition, la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de concourir à la présidentielle de 2016  alors qu’il n’y a plus droit. Au cours de l’émission, diffusée le vendredi passé sur les ondes de Radiokapi entre 19h10 et 20h,  Ambroise Mamba et d’autres journalistes ont relevé le caractère opportuniste de la démarche de ce cadre de la Majorité.

    Ce qui a irrité C. Mashala outre la pauvreté morale et intellectuelle de son initiative, d’ailleurs épinglés par les journalistes invités à commenter l’actualité, c’est le fait qu’on ait rappelé son passé peu glorieux à la tête de la Sonal (société nationale de loterie). Il est de notoriété publique qu’à l’époque où Claude Mashala était PCA de cette entreprise publique, il avait été contraint à la démission à cause d’un scandale dans la gestion de cette société publique avec le détournement d’une somme importante mis à sa charge par le Parquet. Les faits remontent à 2010. Le PGR avait même émis un mandat d’arrêt contre lui. Pour se soustraire à la Justice il s’était réfugié en Afrique du Sud. Finalement, il a dû user des trafics d’influence pour faire taire la Justice. Son passage à la Sonal est un mauvais souvenir pour les agents de cette société.  Pour revenir à l’incident lui-même dans cette soirée du vendredi à la station onusienne, Claude Mashala a proféré des menaces à l’endroit des journalistes et du personnel de Radiokapi parce qu’il voulait qu’on lui livre le journaliste Ambroise Mamba. Il ne savait pas que l’émission était enregistrée quelques heures plus tôt. Elle n’était pas en direct. 

    Et partant, le journaliste n’était plus là.  Injures  publiques par ci, avec son arrogance légendaire, et menaces par là, c’est sur ces entrefaites qu’il a quitté la station onusienne. Quel culot !  Quelle maladresse ! Descendre avec le nom de Kabila à la bouche pour tabasser un journaliste pour ses propos, on se croirait dans le Far West américain. Voilà le comportement des lieutenants de Kabila. Pitoyable ! Claude Mashala, n’ayons pas peur des mots, est un véritable lèche- bottes. Même le ministre des médias et porte parole du gouvernement, Lambert Mende, l’a désavoué en disant qu’il exprimait des états d’âmes à propos de sa pétition.  Après son échec à Radiokapi, il s’est dirigé à la chaine de télévision Congoweb, situé sur Huileries. Là aussi pas de chance, le journaliste avait déjà quitté sa rédaction.

    Dans tous ses états, le très superficiel C. Mashala a pris son téléphone pour appeler Ambroise Mamba. S’en est suivi comme vous pouvez vous en doutez, des insultes et des menaces. « obiki petit soki na kangaki yo olingaki osambwa » a-t-il dit au téléphone. Ainsi va la Kabilie. Des énergumènes, sans foi ni loi, pour leurs prébendes et privilèges personnels se servent de Joseph Kabila en flattant ses bas instincts.  Reste à espérer que le président de la République reste sourd aux appels des trublions de son camp qui veulent saper le fragile consensus politique. La démarche du très creux C. Mashala est une vaste escroquerie politique, une véritable distraction. Claude Mashala. Ph. “CONGONEWS”. matthieu kepa

  • Comment Joseph Kabila compte rester au pouvoir

    Comment Joseph Kabila compte rester au pouvoir

    Kabila mumemi maki-Si la Constitution ne permet pas au président Kabila de briguer un troisième mandat, sa majorité envisage plusieurs scénarios pour contourner la Constitution.

    A seulement 42 ans, il y a peu de doute sur la volonté du président congolais,  Joseph Kabila, de rester aux commandes de la République démocratique du Congo (RDC). Après bientôt 13 ans passés à la présidence, on imagine mal l’un des plus jeunes chefs d’Etat de la planète, raccrocher les gants. Pourtant l’article 220 de la Constitution congolaise est clair : le nombre de mandat présidentiel est limité à deux et Joseph Kabila arrivera en fin de second mandat en décembre 2016. Pour se maintenir au pouvoir, Joseph Kabila doit donc modifier la Constitution ou bien trouver un autre stratagème. Depuis sa dernière réélection très contestée de novembre 2011, les scénarios pour garder Joseph Kabila à la présidence sont légions dans sa majorité.

    Élection au suffrage indirect

    Dernier projet en date : un changement du mode de scrutin permettrait de contourner l’article 220 et d’élire le nouveau président de la République au suffrage indirect. L’information a opportunément « fuitée » en fin de semaine sur RFI et Jeune Afrique. Dans ce cas, l’élection présidentielle aurait lieu en 2015, un an avant la date prévue : les compteurs seraient donc remis à zéro pour Joseph Kabila qui pourrait alors briguer un troisième mandat. Il serait également plus facile au camp présidentiel d’influer sur quelques centaines de « grands électeurs » que sur les 30  millions de congolais inscrits sur les listes électorales. Cerise sur le gâteau : la durée du mandat passerait de 5 à 7 ans. Ce ne serait pas la première fois que la majorité présidentielle changent les règles du jeu en cours de route puisqu’en janvier 2011, quelques mois avant les élections, le mode de scrutin était subitement passé de deux tours à un seul tour, garantissant une réélection sans surprise de Joseph Kabila. Pour valider l’élection du président au scrutin indirect et lui donner un soupçon de légitimité, cette modification pourrait être proposée par référendum.

    Prolonger le mandat de Joseph Kabila

    Autre scénario possible : jouer la montre. La RDC est devenue une sorte de spécialiste des calendriers électoraux « extensibles » et à « géométrie variable« . L’organisation chaotique des élections et le manque de moyens financiers sont souvent les meilleurs arguments pour retarder une échéante électorale. Au lendemain de la réunion qui a vu fuiter les intentions présidentielles de contourner la Constitution, la majorité présidentielle s’est précipitée pour annoncer qu’elle souhaitait organiser un recensement administratif avant les prochains scrutins. Compte tenu de l’ampleur de la tâche dans un territoire grand comme cinq fois la France et sans aucune infrastructures efficaces, ce nouveau recensement sonne, selon l’opposition congolaise, comme une manœuvre pour reculer la date de la présidentielle. Le manque de moyen financier pourrait également être utilisé par le régime pour prolonger, de fait, le mandat de Joseph Kabila. Les bailleurs de fond ont été échaudés par les élections anarchiques de 2011 et s’inquiètent du flou entretenu par la Commission électorale (CENI) pour l’organisation des prochains scrutins.

    Les plans B

    Si tous ces scénarios échouent, Joseph Kabila pourrait être tenté de rejouer le scénario « Poutine-Medvedev » de 2008. Pour respecter la Constitution, Joseph Kabila quitterait la présidence pour la laisser à un proche et prendrait le poste de « super » Premier ministre en attendant les prochaines élections pour se représenter. Cela nécessite de confier les rênes du pouvoir à un homme de confiance (ils ne manquent pas) qui accepterait de laisser la main au bout de 5 ans. Au pire, Joseph Kabila pourrait garder le pouvoir « dans la famille » en présentant à sans place sa sœur jumelle, Jaynet, qui est déjà députée et cultive un fort réseau politique.

    Au vue de tous ces scénarios possibles, il est donc peu probable que Joseph Kabila s’efface en 2016 comme le prévoit la Constitution actuelle. Ce que cherche actuellement le Chef de l’Etat c’est la formule la moins coûteuse en terme d’image aux yeux de la communauté internationale. Joseph Kabila est en quête de la bonne formule qui comme en 2011 lui permettra de rester à son poste sans se mettre hors jeu.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Non à un nouvel «éléphant blanc» !- Hôpital du Cinquantenaire.

    Non à un nouvel «éléphant blanc» !- Hôpital du Cinquantenaire.

     hopital- rdcLa joie se lisait sur les visages de tous les officiels réunis le samedi 22 mars 2014 à « Koweit City », à l’occasion de l’inauguration de l’Hôpital du Cinquantenaire. Tous les intervenants ont pris l’engagement d’épargner à cet ouvrage le sort généralement réservé aux « éléphants blancs ». Les observateurs ont pris acte.

              Les paris à tenir pour le futur, hormis celui de la maintenance, sont ceux de la qualité des soins, de la qualification du personnel, de la fiabilité des équipements, de l’accessibilité de soins au commun de Congolais, de l’arrêt effectif de la saignée du trésor public à travers des transferts médicaux à l’étranger.

              En ce qui concerne le respect des normes internationales en matière de prise en charge des malades, cela va se vérifier au fur et à mesure des consultations, de l’administration des soins, de la nature des actes chirurgicaux, etc. D’aucuns pensent que le ministre de la Santé est allé vite en besogne en proclamant qu’aux taux de 20.000 Fc (plus de 20 dollars Usd) pour la consultation par un généraliste et de 25.000 Fc ( plus de 25 dollars) pour la consultation par un spécialiste, l’Hôpital du Cinquantenaire était ouvert aux Congolais de toutes les catégories sociales. Ils n’ont pas tort, ces millions de Congolais qui vivent avec moins d’un dollar par jour et qui s’estiment exclus des fichiers de cette formation médicale, en raison de leur pouvoir d’achat quasi nul. Car les 20.000 ou 25.000 Fc représentent la facture du traitement complet du paludisme, de la fièvre typhoïde, de la grippe, de la bronchite… au dispensaire des religieuses catholiques ou des « Salutistes » du quartier, où sont dispensés les « soins de santé primaires ». Et lorsqu’on s’adresse à la guérisseuse ou au guérisseur traditionnel ou directement au pharmacien du coin, c’est moitié prix. Il y a des concitoyens tellement démunis – et ils constituent malheureusement l’écrasante majorité – qu’ils ne seront jamais tentés de mettre leurs pieds à «Koweit City» pour « gaspiller » 20.000 ou 25.000 Fc rien que pour une consultation, sans le moindre soin.

    Ne nous voilons pas la face pour affirmer que l’Hôpital du Cinquantenaire n’est pas à la portée des gagne-petit. Il est d’ores et déjà sélectif, financièrement.

    Quant à l’ambition qu’affiche l’Etat congolais de faire du transfert des malades congolais à l’étranger l’exception, elle est accueillie avec beaucoup de scepticisme. Dans ce pays où il n’est pas facile de cacher la vérité, on va finir par savoir, très vite, si les « VIP » et leurs familles ont réellement tourné la page des soins en Afrique du Sud, en Belgique, en Suisse, en France, en Inde, etc. Si les évacuations médicales en dehors du pays, parfois avec mort subite dans les avions ne s’arrêtent pas, on peut dès lors croire que la cérémonie de samedi comporte beaucoup de dessous de cartes.

              On peut craindre un taux de fréquentation très faible pour l’Hôpital du Cinquantenaire si les tarifs de consultation des malades restent ceux annoncés par le ministre de la Santé et si les « VIP » et leurs familles continuent de tromper toute la Nation, en préférant se faire soigner à l’étranger, aux frais du Trésor public. Le pays aura investi 100 millions de dollars dans un authentique « Eléphant blanc », si celui reste inaccessible aux Congolais d’en-bas à cause de leur précarité financière et si les épouses des décideurs politiques et mandataires publics n’arrêtent pas d’aller accoucher dans les cliniques américaines, sud-africaines, canadiennes, européennes et indiennes. Au regard de l’échantillon des formations médicales haut de gamme présentes à Kinshasa, en principe la spirale des évacuations médicales à l’étranger aurait dû fléchir. Or, tel n’est pas le cas. La mentalité congolaise, surtout dans la société bourgeoise, est fondée sur la méfiance à l’égard du système national de santé. La crédibilité de ce bijou va se jouer sur des paramètres plus subjectifs qu’objectifs. Si les ministères du Budget et des Finances ne jouent pas la carte de la transparence, l’opinion publique aura du mal à croire que les transferts médicaux à l’extérieur relèvent désormais de l’exception.

                                            Un passé révoltant

              La Seconde République a légué au pays plusieurs « éléphants blancs », à savoir des investissements onéreux de prestige, sans lendemain. On peut citer, au hasard, l’Echangeur de Limete, l’ex-CCIZ (Centre de Commerce International du Zaïre), la Cité historique du Parti à N’Sele, le Domaine Agro-Industriel et Présidentiel de N’Sele (DAIPN), la Sosider (Société Sidérurgique de Maluku) pour la ville de Kinshasa, l’Aéroport International de Gbadolite pour la province de l’Equateur, la Sucrière de Lotokila en Province Orientale, la Sucrière de Mushi-Pentane au Bandundu, la Cimenterie Nationale de Kimpese dans le Bas-Congo, etc.

    Aujourd’hui, le « Wall Street » congolais qui devait avoir pour pôle d’attraction l’ex-CCIZ a été transformé en hôtel, après plusieurs années d’abandon. La Cité historique de N’Sele, avec sa stèle, sa piscine olympique, ses salles de congrès et de conférences, ses pavillons de luxe, son stade de football ressemble à un musée désaffecté. Non loin de là, le DAIPN, que l’on peut confondre facilement à une ferme du Moyen-Age, tente de renaître de ses cendres, sur fond d’un nouvel investissement.

              L’ex-Zaïre avait raté, dans les années ’80, l’occasion d’abriter une des industries lourdes de référence en Afrique. Mais, en lieu et place des barres d’acier qui devraient sortir de ses fonderies, sérieusement attaquées par la rouille, la Sosider héberge présentement des herbes sauvages. Son personnel ploie aujourd’hui sous près de deux cents mois sans salaires. L’Echangeur de Limete, après avoir englouti des millions de dollars et n’avoir jamais abrité la plus « haute tour du monde » appelée à détrôner la Tour Eiffel, a trouvé une utilité originale : la réception des kermesses et concerts en plein air.

              Ne pouvant drainer aucun trafic international, sinon les vols réservés aux « invités » du maréchal Mobutu, l’aéroport de Gbadolite n’est plus que ruine alors qu’une telle piste aurait pu être construite à Bunia, Beni, Butembo, Goma, Bukavu, Kindu, Mbuji-Mayi ou Matadi, qui ont toujours connu une forte fréquentation d’aéronefs.

              Beaucoup de bruits avaient été faits autour des sucrières de Lotokila et Mushi-Pentane mais, au finish, le tout s’était arrêté aux juteuses commissions partagées entre initiés. Après quelques années de fonctionnement difficile, la CINAT a fini par mettre la clé sous le paillasson. Ses usines ont cessé de vomir, depuis des lustres, des sacs de ciment, un des produits stratégiques pour la reconstruction de la République Démocratique du Congo.           

    Kimp

  • Blé Goudé remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire

    Blé Goudé remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire

    Charles Blé Goudé, un proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a été transféré samedi à la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de crimes contre l’humanité, a annoncé Abidjan. – See more at: http://www.politicomag.com/article.php?C%C3%B4te-d-Ivoire%3A-Charles-Bl%C3%A9-Goud%C3%A9%2C-proche-de-l-ex-pr%C3%A9sident-Gbagbo%2C-transf%C3%A9r%C3%A9-%C3%A0-la-CPI-&item=370&cat=0#sthash.duGy8beI.dpuf
    Charles Blé Goudé, un proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a été transféré samedi à la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de crimes contre l’humanité, a annoncé Abidjan. – See more at: http://www.politicomag.com/article.php?C%C3%B4te-d-Ivoire%3A-Charles-Bl%C3%A9-Goud%C3%A9%2C-proche-de-l-ex-pr%C3%A9sident-Gbagbo%2C-transf%C3%A9r%C3%A9-%C3%A0-la-CPI-&item=370&cat=0#sthash.duGy8beI.dpuf
    Charles Blé Goudé comparait devant le juge de 1ère instance d’Abidjan-L’information a été annoncée par le gouvernement ivoirien à la télévision nationale et aussitôt confirmée par la Cour internationale dans un communiqué. M. Blé Goudé a été remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire, selon la juridiction internationale.

    Il est en cours de transfert au quartier pénitentiaire de la CPI, selon la même source.

    D’après la porte-parole ajointe du gouvernement, Affoussiata Bamba, jointe par l’AFP, le greffe de la Cour est venu chercher le prévenu à Abidjan.

    L’avion affrété par la CPI a décollé à 10H03 GMT de la capitale économique ivoirienne. Selon une estimation de l’AFP, il devrait donc atterrir entre 15H00 et 17H00 aux Pays-Bas où la CPI est basée à La Haye.

    M. Blé Goudé, ex-chef des jeunes patriotes, un mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, a été arrêté en janvier 2013 au Ghana après plus d’un an et demi de cavale consécutive à l’arrestation de Laurent Gbagbo.

    Considéré par des ONG internationales comme responsable de nombreuses violences, il est connu pour ses harangues passionnées et a été surnommé général de la rue pour sa capacité de mobilisation.

    Le conseil des ministres avait accepté jeudi le transfèrement de M. Blé Goudé, 42 ans, dont le mandat d’arrêt, émis le 21 décembre 2011, avait été rendu public par la CPI en octobre.

    La juridiction internationale le soupçonne de quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité –meurtre, viol, persécution et autres actes inhumains–, commis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

    Il rejoindra à La Haye son mentor Laurent Gbagbo, également accusé de crimes contre l’humanité, qui y est écroué depuis fin 2011 en attente d’un procès.

    La décision d’Abidjan divise le pays, l’opposition pro-Gbagbo accusant le pouvoir d’Alassane Ouattara de signer la fin de la réconciliation.

    La Côte d’Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, qui a culminé avec les violences postélectorales de 2010-2011, lorsque M. Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à l’actuel dirigeant Alassane Ouattara.

    Plus de 3.000 personnes avaient été tuées durant cette crise.

    Abidjan a refusé en septembre le transfèrement à la CPI de Simone Gbagbo, arguant que le renouveau de son système judiciaire, pourtant défaillant, lui permettait de juger en Côte d’Ivoire la femme de l’ex-président, qui doit aussi répondre de crimes contre l’humanité.

    Mais les autorités, qui en appellent régulièrement à la souveraineté nationale, n’ont pas retenu cet argument pour M. Blé Goudé.

    AFP
  • Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu

    Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu

    Malaysia-Airlines-Flight-MH370-La Malaisie souhaite examiner la piste annoncée par l’Australie, qui dit avoir détecté, par images satellitaires, deux larges objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu il y a près de deux semaines. L’un de ces deux objets, situé dans l’océan Indien, mesure 24 mètres.

    Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu il y a 12 jours ont été détectés par image satellite, a annoncé jeudi le Premier ministre australien, Tony Abbott, dont le pays mène les recherches dans le sud de l’océan Indien. L’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA) a reçu des informations “nouvelles et crédibles”, “basées sur des données satellitaires, d’objets qui pourraient être liés aux recherches“, a déclaré Tony Abbott devant le parlement. “Après analyse de ces images satellitaires, deux objets éventuellement liés aux recherches ont été identifiés”, a-t-il ajouté.

    Lun d’eux mesurerait 24 mètres

    “Les objets sont relativement flous. Ce sont des objets d’une taille certaine, probablement dans l’eau, plongeant sous la surface et remontant” par intermittence, a déclaré un responsable de l’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA), John Young. “Le plus grand (des deux objets, NDLR) ferait 24 mètres. L’autre est plus petit“, a-t-il ajouté lors d’une conférence. Un avion militaire Orion a été envoyé pour examiner de plus près les objets détectés, et trois autres appareils suivront. Le Premier ministre n’a pas précisé la localisation de ces objets, mais l’Australie conduit les recherches dans le sud de l’océan Indien.

    Tony Abbott a prévenu qu’il ne fallait pas tirer de conclusion hâtive. “Nous devons garder à l’esprit que la localisation de ces objets sera extrêmement difficile et il pourrait s’avérer qu’ils ne sont pas liés au vol MH370“, a-t-il dit.

    La Malaisie veut approfondir cette piste

    “Chaque piste représente un espoir”
    , a déclaré le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein. Mais “nous devons être cohérents. Nous voulons vérifier, nous voulons corroborer“, a-t-il déclaré.

     
    “Priorité absolue” d’Obama
     
    Le vol MH370 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin avec 239 personnes à bord — dont deux tiers de Chinois — s’est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars à 00H41 (16H41 GMT vendredi).
     
    Le changement de cap vers l’ouest, à l’opposé de la trajectoire prévue, près d’une heure après avoir décollé, et la désactivation apparemment délibérés des systèmes de communication de l’avion ont placé les pilotes au centre de l’enquête. Les investigations menées jusqu’ici n’ont cependant rien donné de probant.
     
    La disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines mobilise les efforts de plus de 25 pays dans de vastes régions du monde: du nord de la Thaïlande à l’Asie centrale pour le corridor nord, de l’Indonésie au sud de l’océan Indien pour le corridor sud.
     
    L’Australie conduit les recherches, avec l’Indonésie, dans le corridor sud, qui passe à quelques centaines de km de sa côte occidentale.
     
    Mercredi, le président américain Barack Obama avait assuré que la recherche du Boeing disparu était une “priorité absolue” pour les Etats-Unis, qui ont mis à disposition tous les moyens possibles pour le rechercher.
     
    Le gouvernement de Malaisie a demandé au FBI d’analyser les fichiers électroniques qui avaient été effacés le mois dernier de ce simulateur de vol, avait confirmé à l’AFP un responsable américain sous couvert de l’anonymat.
     
    Les autorités espèrent ainsi que les experts de la police fédérale pourront récupérer les données détruites, voire les faire parler.
     
    “Qu’ont-ils trouvé?”
     
    Le commandant Zaharie Ahmad Shah, 53 ans, qui pilotait le Boeing 777, possédait chez lui son propre simulateur de vol, mais les enquêteurs malaisiens ont constaté qu’une partie des données en avait été supprimées début février.
     
    Selon les analystes du secteur, il n’est pas rare que les pilotes possèdent chez eux un simulateur de vol, à titre privé.
     
    A Kuala Lumpur, le chef de l’aviation civile, Azharuddin Abdul Rahman, a indiqué ne pas être au courant des derniers développements. “Ils ont trouvé quelque chose? Qu’ont-ils trouvé? Nous n’avons encore rien reçu” d’Australie, a-t-il dit à l’AFP.
     
    La gestion de la crise par les autorités malaisiennes, jugée chaotique, suscite depuis plusieurs jours la colère et la frustration des proches des personnes à bord du vol MH370, dont deux-tiers étaient des Chinois.
     
    Mercredi, à bout de nerfs, certains ont violemment reproché à Malaysia Airlines son opacité et incompétence, une “attitude honteuse” selon eux.

    RTL