Author: Don Kayembe

  • Ligue des champions: l’AS Vita assure, Mazembe battu en 8es

    Ligue des champions: l’AS Vita assure, Mazembe battu en 8es

    Football 1-Le club congolais AS Vita Club a réussi une démonstration en 8es de finale aller de la Ligue des champions CAF, en battant les Sud-Africains de Kaizer Chiefs 3-0. Tout Puissant Mazembe, en revanche, s’est incliné 2-1 sur la pelouse des Ivoiriens de Sewe San Pedro, ce 23 mars 2014.

    LIGUE DES CHAMPIONS CAF : RESULTATS DES 8es ALLER

    Vendredi 21 mars 2014 –

    – Al Ahly Benghazi (Libye) – Al Ahly (Egypte) 1-0
    But : Edward Sadomba (67e)

    Samedi 22 mars 2014 –

    – Real Bamako (Mali) – Espérance Tunis (Tunisie) 1-1
    Buts : Haythem Jouini (28e) pour l’EST ; Moussa Doumbia (78e) pour le Real

    – Nkana (Zambie) – Zamalek (Egypte) 0-0

    Dimanche 23 mars 2014 –

    – Sewe San Pedro (Côte d’Ivoire) – TP Mazembe (RD Congo) 2-1

    – Horoya (Guinée) – CS Sfaxien (Tunisie) 0-1

    – Entente Sétif (Algérie) – Coton Sport Garoua (Cameroun) 1-0

    – AC Léopards (Congo) – Al Hilal (Soudan) 1-1

    – AS Vita Club (RD Congo) – Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) 3-0

    NB : les matches retour auront lieu du 28 au 30 avril.
    Les équipes qualifiées participeront à la phase de poules.
    Les équipes éliminées seront reversées en Coupe de la Confédération.

    RFI

  • la révision de la constitution inscrite à l’agenda de la session parlementaire

    la révision de la constitution inscrite à l’agenda de la session parlementaire

    rdc-palais-du-peuple-Plus de 60 matières seront traitées au cours de la session ordinaire de mars du Parlement congolais. Les sénateurs et les députés ont adopté le calendrier des travaux lundi 24 mars. En dehors de ces matières, a fait savoir le président du Sénat, certains sujets non inscrits sur ce calendrier seront examinés vu leur importance.

    Il a notamment cité la révision de la constitution, le code électoral, le recensement ainsi que la poursuite des reformes institutionnelles.

    Le président du Sénat a précisé que cette révision de la constitution n’allait pas porter sur l’article 220, limitant le nombre de mandats du président de la République, mais éventuellement sur le mode de scrutin des députés provinciaux, sénateurs et gouverneurs.

    Cette révision de la constitution est réclamée par la Ceni qui propose dans sa feuille de route électorale d’organiser les élections des députés provinciaux, sénateurs, bourgmestres, gouverneurs, maires et conseillers urbain au suffrage indirect.

    Au cours de cette session de mars, les parlementaires vont se pencher également sur les 27 arriérés législatifs de la dernière session.

    Il s’agit notamment de la loi portant régime général des hydrocarbures, celle portant gestion des ressources en eau ainsi que la loi modifiant la loi électorale.

    Le Parlement a retenu 28 nouvelles matières à examiner parmi lesquelles une seule proposition de loi du député Henri Thomas Lokondo sur l’institution de l’Agence nationale de lutte contre la corruption.

    Les 27 autres propositions de loi proviennent du gouvernement.

    Les parlementaires doivent également se pencher sur la validation des mandats, la désignation des membres de la commission des droits de l’homme ainsi que le contrôle budgétaire et parlementaire.

    Ce calendrier n’a pas fait l’unanimité à l’Assemblée nationale. Certains députés ont déploré l’omission de quelques matières qu’ils ont qualifiées d’importantes et d’urgentes.

    Les députés Juvenal Munubo et Steve Mbikayi l’ont fait savoir au cours du débat.

    Pour Steve Mbikayi, l’examen de sa proposition de loi interdisant les pratiques homosexuelles en RDC devrait être soumise au débat au cours de cette session.

    Le président de l’Assemblée nationale lui a demandé de contacter le bureau à ce sujet.

    RadioOkapi

  • Attention:Joseph Kabila pour un référendum sur la Constitution !

    Attention:Joseph Kabila pour un référendum sur la Constitution !

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    -Il a appelé la MP à la discipline, il a refusé toute pression et rappelé qu‘il n‘a pas de dauphin. Reportée à deux reprises après avoir été annoncée comme hautement stratégique, la réunion de la Majorité présidentielle a eu lieu finalement hier à Kingakati sous la haute main de Joseph Kabila !

    Alors qu’il était prévu que cette rencontre ne concernerait que le Sénateur Députés de cette plate-forme politise, les impératifs et autres besoins du moment ont fait que celle- ci soit finalement élargie à tous les cadres de “la famille “, les gouverneurs de province et les autres ambassadeurs accrédités à l’étranger.

    Comme on peur le constater le décor ainsi planté suffisait pour indiquer l’importance que Joseph Kabila et ses lieutenants attachaient à l’événement mais aussi surtout aux décisions subséquentes qui impliqueraient responsabilité de chacun de participants !

    D’après des témoins anonymes qui épiaient dans l’ombre ces visiteurs peu habituels de l’ermitage de Kingakati, tous ces hommes et femmes affichaient des traits de visage qui trahissaient une certaine angoisse !

    Et pour cause ?

    En effet, à leur arrivée hier à Kingakati, les “ membres de la famille “ ignoraient tout ou presque du contenu concret de l’ordre du jour de la rencontre à la demande expresse de leur autorité morale qui seul, maîtrisait celui-ci jusque dans s’est moindres détails !

    En somme il y avait de quoi s’inquiéter au départ avoue un participant à la rencontre qui a requis l’anonymat, étant donné la délicatesse de sujets qui circulaient déjà dans l’opinion au pays et dans le reste du monde ; à savoir la modification de certaines dispositions de la Constitution en vue de rendre Kabila éligible en 2016 et la formation du gouvernement de cohésion nationale annoncé par ce dernier en octobre de l’année écoulée !

    Mais que s’est-il donc passé exactement hier à ce qui semble avoir été une véritable messe noire à Kingakati ? Quels sujets ont-ils été abordés par les participants à cette rencontre ? Enfin, quelles options y ont-elles été levées en engageant la responsabilité de chacun de membres de Majorité présidentielle pris individuellement ?

    Il est pratiquement impossible de répondre à toutes ces questions dans le cadre de la présente livraison de notre Journal étant donné que le compte rendu officiel public au moment où nous mettions sous-presse n’a été que très partiel.

    Mais selon des participants à cette rencontre l’objectivité n’est pas à mettre en doute, la réunion de la Majorité présidentielle tenue hier à Kingakati a été à la limite une véritable pétaudière au point de ne pas être en mesure de réunir l’unanimité autour des options levées à la sauvette par les participants !

    En effet, d’après des sources dignes de foi, Joseph Kabila a appelé la Majorité Présidentielle à la discipline et de bien travailler en vue de mériter la confiance du peuple en 2016. Il a rappelé à l’intention de tous les participants qu’il n’a pas désigné de dauphin. Une idée qui sera bien comprise après les commentaires des membres de sa famille politique qui s’en suivront bien après. Il a refusé toute pression et promis l’application de la loi d’amnistie dans les prochains jours si pas incessamment à l’instar de la formation du gouvernement de Cohésion nationale. Il n’exclut pas l’organisation d’un référendum en cas de besoin et a souhaité que la session parlementaire actuelle soit hautement politique. Il est prêt de financer l’organisation de la consultation sur la révision de la Constitution qui divise à l’heure actuelle plusieurs Congolais. On en saura un peu plus sur les réelles intentions du successeur de Mzee. Il a ramassé les questions qui ont été soulevées à travers les conversations et les débats politiques sans toutefois donner des réponses précises.

    KAMBALE MUTOGHERWA- Tempete des tropiques

  • Hôpital du Cinquantenaire enfin opérationnel

    Hôpital du Cinquantenaire enfin opérationnel

    Hopital-cinquantenaire-Il s’agissait de proposer un fleuron hospitalier à l’Afrique centrale et d’endiguer les expatriations sanitaires. Soixante ans après le démarrage des travaux, l’hôpital du Cinquantenaire vient d’être officiellement inauguré à Kinshasa.

    Après moult rebondissements étalés sur six décennies, et deux ans après la fin de ses travaux – le temps d’équiper, de tester les équipements et de recruter – l’établissement hospitalier congolais de pointe, qui s’étend sur 40 000 m2 à Kinshasa, est pleinement opérationnel depuis le 22 mars. “Il s’agit du meilleur hôpital d’Afrique centrale et même de la région”, affirme le ministre de la Santé, Félix Kabange Numbi.

    Cet établissement de quelque 500 lits regroupe des unités de médecine interne, de pédiatrie, de chirurgie, de gynécologie, de gastroentérologie, de néphrologie et de cardiologie. C’est Joseph Kabila qui avait demandé en 2008 la reprise des travaux de l’hôpital, interrompus depuis l’indépendance et qui en avait posé la première pierre en mai 2009. Mais les remous politiques entourant son éventuel troisième mandat présidentiel en 2016 en quelque peu éclipsé cet événement.

    Prix abordables

    Assurée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) pour un coût de quelque 100 millions de dollars, la construction de l’établissement a été confiée à l’entreprise chinoise Sinohydro II, tandis que sa gestion revient au groupe indien Padyiath Healthcare. Alors que la consultation d’un spécialiste sera comprise entre 20 000 et 25000  FCFA, le ministre de la Santé s’est voulu rassurant quant aux tarifs pratiqués, censés être accessibles à tous, a fortiori grâce à la future loi portant sur la couverture universelle de santé. Mais afin de retenir la clientèle haut de gamme, Félix Kabange a indiqué que l’établissement disposera également d’un service VIP, qui devrait permettre à lui seul un retour sur investissement dans les dix ans.

    Jeune Afrique

  • la location de bus rwandais pour la Conférence des mines à Goma fait polémique

    la location de bus rwandais pour la Conférence des mines à Goma fait polémique

    bus rwandais-La ville de Goma, dans l’est de la RDC, accueillait du 24 au 25 mars la Conférence nationale des mines. Pour le déplacement des invités, les organisateurs ont fait appel à une compagnie de transport basée à Rubavu, au Rwanda. Une option qui fait jaser sur les réseaux sociaux.

    C’est une “honte”. Le mot revient souvent, ce 25 mars, pour qualifier la décision des organisateurs de la deuxième édition de la conférence nationale des mines de la RDC. De fait, ceux-ci ont fait appel à une compagnie rwandaise de transport pour assurer le déplacement de leurs invités à Goma.

    Dans le groupe des indignés de la république, Ley Uwera, journaliste congolaise, basée dans la capitale du Nord-Kivu, voisine du Rwanda. Elle est la première à voir partager son indignation sur Twitter (le Rwanda est soupçonné d’actionner en sous-main les ex-rebelles du M23).

    Jeune Afrique

  • Echéance 2016: L’Opposition pousse subtilement Kabila à rempiler !

    Echéance 2016: L’Opposition pousse subtilement Kabila à rempiler !

     ELECTIONS 2011 : DES OPPOSANTS CONGOLAIS CREENT UN « MACHIN » par Cheik Fita–N’ayant jusque-là pour projet de société que alternance et pour programme de gouvernement que départ de Joseph Kabila, l’Opposition se révèle, à deux ans et demi de l’échéance 2016, sans véritable challenger face au Raïs, même si trois candidats se positionnent sur la ligne de départ: Tshisekedi-père, Kengo et Kamerhe. A moins de promouvoir rapidement Tshisekedi-fils ou, sauf exception, Bemba Gombo. Personne de raisonnable ne donne la moindre chance de voir Mobutu Nzanga, Mbusa Nyamwisi, Badibanga, Luhaka, Olenghankoy, Diongo, Ewanga, Fayulu, Mvuemba, Lisanga Bonganga, Ne Muanda Nsemi, Kanku ou Mbikayi accéder à la magistrature suprême. Aussi, en focalisant leurs stratégies et stratagèmes électoraux sur la position que prendra publiquement Kabila par rapport à la prochaine présidentielle au lieu de se préoccuper de ce qu’il y a d’important en période préélectorale ou électorale, à savoir la promotion d’un projet de société et d’un programme de gouvernement plus attractifs que ceux du régime en place, les Opposants reconnaissent tacitement ne pas être prêts pour l’alternance. Surtout maintenant…

     

     

                Toutes les analyses pointues aussi bien en interne qu’en externe en font le constat : depuis la libéralisation politique proclamée le 24 avril 1990, c’est seulement au cours de ces dernières années que se rétablissent et se consolident les fondamentaux de la “macro-politique” et de la macroéconomie.

                Par le néologisme “macro-politique”, s’entend l’ensemble des initiatives et actions englobant la politique proprement dite, la diplomatie, la sécurité, la justice, les droits de l’homme etc.

                S’agissant précisément de la sécurité, l’honnêteté commande de reconnaître la montée en puissance des Fardc depuis la neutralisation du M.23 avec le concours de la Brigade d’intervention de la Monusco. Ces performances s’observent sur des nouveaux fronts où sont traquées les forces négatives ougandaises (Adf-Nalu) et rwandaises (Fdlr). Tous les partenaires extérieurs impliqués dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba s’en félicitent. Ils ne veulent ni entendre, ni voir cet élan ni ralenti, ni arrêté à cause des contingences politiques.

                Effectivement, l’armée gouvernementale congolaise fait la guerre de façon professionnelle, c’est-à-dire avec beaucoup d’efficacité dans et la neutralisation des groupes armés et dans le respect des droits de l’homme.

                En macroéconomie, c’est aussi la première fois que la monnaie demeure stable sur une longue période, les réserves monétaires et les recettes budgétaires sont en croissance pendant que la bancarisation et la régulation de la paie des fonctionnaires, des militaires et des policiers enregistre de progrès considérables.

                En dépit de quelques ratages par-ci par-là, pour lesquels d’ailleurs les institutions publiques sont interpellées pour corrections, on peut dire de la remontée de la pente qu’elle est réellement perceptible.

     

    Impérium, primature, pétition…

     

                C’est que la poursuite de la remontée devient un impératif.

                Toute la question, cependant, est de savoir qui va devoir en assumer et en assurer la responsabilité.

                En toute logique, l’Opposition devrait profiter de l’embellie dans la perspective de l’échéance 2016.

                Seulement voilà : elle semble totalement dépassée par l’enjeu.

                Depuis qu’elle s’est confortablement installée dans la contestation des élections du 28 novembre 2011, elle ne donne aucune réponse, mais alors aucune, aux exigences de cet enjeu.

                Pour ne prendre que les événements marquants de 2013, on n’a pas vu les Opposants réagir conséquemment au processus de Kampala, encore moins à la victoire des Fardc sur le M.23. On ne les a pas vus non plus se prononcer concrètement sur les recommandations des Concertations nationales.

                Les uns ont boudé ces assises, les autres se sont déchirés autour de la position à prendre face au succès militaires des Fardc, les autres encore ont réclamé leur participation aux pourparlers de Kampala avant de se rétracter.

                Au final, avec les prises de position notamment de l’Udps (attente de l’impérium), de l’Opposition pro-Concertations (pression pour entrer diriger le gouvernement de cohésion nationale) et de l’Opposition-Concertations (propension à ameuter la rue avec des initiatives stérilisantes appelées “Pétition”, “Touch’pas à l’article 220”, “Caravane de la paix”), les Opposants donnent l’impression d’évoluer et d’agir en véritables SDF (Sans Direction Fixe). Si bien que les décideurs (suivez mon regard) en viennent à se demander s’il ne va pas de l’intérêt général de miser sur les tenants du Pouvoir actuel; le temps pour le Contre-Pouvoir de souffler un peu.

     

    L’espace a horreur du vide

     

                Et pour cause !

                Etienne Tshisekedi wa Mulumba n’a pratiquement plus le coeur à l’ouvrage. N’en déplaise à ses “faucons” (il en a, comme tout bon politique), l’homme est conscient aujourd’hui de ses limites. Si, tout président de la République qu’il se dit être, il garde la direction du parti alors que la Constitution le lui interdit (article 96 dispose que “Le mandat du Président de la République est également incompatible avec toute responsabilité au sein d’un parti politique“), c’est parce qu’il veut au moins sauver l’oeuvre de sa vie : l’Udps. Il entend léguer aux siens (peut-être à Félix Tshisekedi) une machine gérable. Il est donc forfait pour 2016.

                Léon Kengo wa Dondo (Tshisekedi dit de lui dans l’interview accordée le 30 novembre 2011 à Colette Braeckman qu’il “fait partie de ces hommes que j’ai toujours combattus“) est un homme d’Etat avéré. Mais, il a un handicap sérieux : l’image de la rigueur qui lui colle à la peau reste vivace dans le subconscient de l’homme de la rue. Mobutu, le Fmi, la Banque mondiale et l’Occident lui ont rendu un très mauvais service. Tout ce qu’il peut entreprendre pour la réparation avant de se retirer de la vie politique, c’est ce qu’il fait actuellement dans l’ordre institutionnel en place. Pragmatique, il sait qu’il est aussi forfait pour 2016.

                Vital Kamerhe Iwa Kanyinginyi (Tshisekedi dit de lui, dans la même interview : ” Les voix récoltées par Kamerhe au Kivu, cela ne me concerne pas. Avant-hier, il est venu ici et j’ai refusé de le recevoir“) a le profil du meilleur challenger. Populiste, il a la verve oratoire qui attire. Malheureusement, c’est tout. C’est un agité; il a le mensonge facile. Bref, il a encore du chemin pour s’assagir et rassurer.

                A dire vrai, le lider maximo n’a jamais pardonné et ne pardonnera jamais Kengo et Kamerhe de l’avoir empêché d’être le candidat commun de l’Opposition lors de la présidentielle de 2011. Il a la dent dure, laissent entendre ceux qui l’ont fréquenté ou le fréquentent.

                Quant au reste, constitué notamment  de François-Joseph Mobutu, Antipas Mbusa Nyamwisi, Rémy Badibanga, Thomas Luhaka, Joseph Olenghankoy, Franck Diongo, Bertrand Ewanga, Martin Fayulu, Jean-Claude Mvuemba, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, Zacharie Badiengila Ne Muanda Nsemi, Clément Kanku ou Stève Mbikayi, il est excellent dans l’unique exercice qui lui va bien, à savoir la prestation politico-médiatique.

                C’est cela même la réalité de l’espace.

                Or, l’espace a horreur du vide, dit-on…

                Au demeurant, en convoquant à Fatima, du 28 au 31 mars, la ” Convention de l’Opposition pour répondre à Kingakati”, et cela sous la signature de Jean Bertrand Ewanga, Martin Fayulu et Christopher Ngoyi, les Kamerhistes confirment, si besoin est, que les Opposants n’ont pas la capacité de faire front commun pour l’échéance 2016.

                Ce serait pour la façade, si jamais le miracle se produisait !

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Descente punitive de Claude Mashala avec le nom de Kabila à Radiokapi

    Descente punitive de Claude Mashala avec le nom de Kabila à Radiokapi

    claudeBashala-C’est une scène digne d’un film hollywoodien à laquelle ont eu droit, le vendredi 21 mars 14, les journalistes et les agents de sécurité de la Radiokapi après la diffusion de l’émission à grande audience Tribune de la presse qu’animée Samuel Katshak.

    Le fanfaron Claude Mashala, Secrétaire National du PPRD,  non content de voir sa pétition critiquée par  Ambroise Mamba, un journaliste invité à cette émission, a littéralement pété  les plombs. Brandissant le nom de J. Kabila, il a effectué autour de 20 heures une descente punitive à la station onusienne située dans la Commune de la Gombe non loin des Galeries présidentielles. Incontrôlé et incontrôlable, Claude Mashala dit le « Mbingazor » était à la recherche du journaliste Ambroise Mamba de CongoWeb. Son tort avoir critiqué l’initiative de ce cadre de la Majorité présidentielle dans sa tentative de faire réviser, via la pétition, la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de concourir à la présidentielle de 2016  alors qu’il n’y a plus droit. Au cours de l’émission, diffusée le vendredi passé sur les ondes de Radiokapi entre 19h10 et 20h,  Ambroise Mamba et d’autres journalistes ont relevé le caractère opportuniste de la démarche de ce cadre de la Majorité.

    Ce qui a irrité C. Mashala outre la pauvreté morale et intellectuelle de son initiative, d’ailleurs épinglés par les journalistes invités à commenter l’actualité, c’est le fait qu’on ait rappelé son passé peu glorieux à la tête de la Sonal (société nationale de loterie). Il est de notoriété publique qu’à l’époque où Claude Mashala était PCA de cette entreprise publique, il avait été contraint à la démission à cause d’un scandale dans la gestion de cette société publique avec le détournement d’une somme importante mis à sa charge par le Parquet. Les faits remontent à 2010. Le PGR avait même émis un mandat d’arrêt contre lui. Pour se soustraire à la Justice il s’était réfugié en Afrique du Sud. Finalement, il a dû user des trafics d’influence pour faire taire la Justice. Son passage à la Sonal est un mauvais souvenir pour les agents de cette société.  Pour revenir à l’incident lui-même dans cette soirée du vendredi à la station onusienne, Claude Mashala a proféré des menaces à l’endroit des journalistes et du personnel de Radiokapi parce qu’il voulait qu’on lui livre le journaliste Ambroise Mamba. Il ne savait pas que l’émission était enregistrée quelques heures plus tôt. Elle n’était pas en direct. 

    Et partant, le journaliste n’était plus là.  Injures  publiques par ci, avec son arrogance légendaire, et menaces par là, c’est sur ces entrefaites qu’il a quitté la station onusienne. Quel culot !  Quelle maladresse ! Descendre avec le nom de Kabila à la bouche pour tabasser un journaliste pour ses propos, on se croirait dans le Far West américain. Voilà le comportement des lieutenants de Kabila. Pitoyable ! Claude Mashala, n’ayons pas peur des mots, est un véritable lèche- bottes. Même le ministre des médias et porte parole du gouvernement, Lambert Mende, l’a désavoué en disant qu’il exprimait des états d’âmes à propos de sa pétition.  Après son échec à Radiokapi, il s’est dirigé à la chaine de télévision Congoweb, situé sur Huileries. Là aussi pas de chance, le journaliste avait déjà quitté sa rédaction.

    Dans tous ses états, le très superficiel C. Mashala a pris son téléphone pour appeler Ambroise Mamba. S’en est suivi comme vous pouvez vous en doutez, des insultes et des menaces. « obiki petit soki na kangaki yo olingaki osambwa » a-t-il dit au téléphone. Ainsi va la Kabilie. Des énergumènes, sans foi ni loi, pour leurs prébendes et privilèges personnels se servent de Joseph Kabila en flattant ses bas instincts.  Reste à espérer que le président de la République reste sourd aux appels des trublions de son camp qui veulent saper le fragile consensus politique. La démarche du très creux C. Mashala est une vaste escroquerie politique, une véritable distraction. Claude Mashala. Ph. “CONGONEWS”. matthieu kepa

  • Comment Joseph Kabila compte rester au pouvoir

    Comment Joseph Kabila compte rester au pouvoir

    Kabila mumemi maki-Si la Constitution ne permet pas au président Kabila de briguer un troisième mandat, sa majorité envisage plusieurs scénarios pour contourner la Constitution.

    A seulement 42 ans, il y a peu de doute sur la volonté du président congolais,  Joseph Kabila, de rester aux commandes de la République démocratique du Congo (RDC). Après bientôt 13 ans passés à la présidence, on imagine mal l’un des plus jeunes chefs d’Etat de la planète, raccrocher les gants. Pourtant l’article 220 de la Constitution congolaise est clair : le nombre de mandat présidentiel est limité à deux et Joseph Kabila arrivera en fin de second mandat en décembre 2016. Pour se maintenir au pouvoir, Joseph Kabila doit donc modifier la Constitution ou bien trouver un autre stratagème. Depuis sa dernière réélection très contestée de novembre 2011, les scénarios pour garder Joseph Kabila à la présidence sont légions dans sa majorité.

    Élection au suffrage indirect

    Dernier projet en date : un changement du mode de scrutin permettrait de contourner l’article 220 et d’élire le nouveau président de la République au suffrage indirect. L’information a opportunément « fuitée » en fin de semaine sur RFI et Jeune Afrique. Dans ce cas, l’élection présidentielle aurait lieu en 2015, un an avant la date prévue : les compteurs seraient donc remis à zéro pour Joseph Kabila qui pourrait alors briguer un troisième mandat. Il serait également plus facile au camp présidentiel d’influer sur quelques centaines de « grands électeurs » que sur les 30  millions de congolais inscrits sur les listes électorales. Cerise sur le gâteau : la durée du mandat passerait de 5 à 7 ans. Ce ne serait pas la première fois que la majorité présidentielle changent les règles du jeu en cours de route puisqu’en janvier 2011, quelques mois avant les élections, le mode de scrutin était subitement passé de deux tours à un seul tour, garantissant une réélection sans surprise de Joseph Kabila. Pour valider l’élection du président au scrutin indirect et lui donner un soupçon de légitimité, cette modification pourrait être proposée par référendum.

    Prolonger le mandat de Joseph Kabila

    Autre scénario possible : jouer la montre. La RDC est devenue une sorte de spécialiste des calendriers électoraux « extensibles » et à « géométrie variable« . L’organisation chaotique des élections et le manque de moyens financiers sont souvent les meilleurs arguments pour retarder une échéante électorale. Au lendemain de la réunion qui a vu fuiter les intentions présidentielles de contourner la Constitution, la majorité présidentielle s’est précipitée pour annoncer qu’elle souhaitait organiser un recensement administratif avant les prochains scrutins. Compte tenu de l’ampleur de la tâche dans un territoire grand comme cinq fois la France et sans aucune infrastructures efficaces, ce nouveau recensement sonne, selon l’opposition congolaise, comme une manœuvre pour reculer la date de la présidentielle. Le manque de moyen financier pourrait également être utilisé par le régime pour prolonger, de fait, le mandat de Joseph Kabila. Les bailleurs de fond ont été échaudés par les élections anarchiques de 2011 et s’inquiètent du flou entretenu par la Commission électorale (CENI) pour l’organisation des prochains scrutins.

    Les plans B

    Si tous ces scénarios échouent, Joseph Kabila pourrait être tenté de rejouer le scénario « Poutine-Medvedev » de 2008. Pour respecter la Constitution, Joseph Kabila quitterait la présidence pour la laisser à un proche et prendrait le poste de « super » Premier ministre en attendant les prochaines élections pour se représenter. Cela nécessite de confier les rênes du pouvoir à un homme de confiance (ils ne manquent pas) qui accepterait de laisser la main au bout de 5 ans. Au pire, Joseph Kabila pourrait garder le pouvoir « dans la famille » en présentant à sans place sa sœur jumelle, Jaynet, qui est déjà députée et cultive un fort réseau politique.

    Au vue de tous ces scénarios possibles, il est donc peu probable que Joseph Kabila s’efface en 2016 comme le prévoit la Constitution actuelle. Ce que cherche actuellement le Chef de l’Etat c’est la formule la moins coûteuse en terme d’image aux yeux de la communauté internationale. Joseph Kabila est en quête de la bonne formule qui comme en 2011 lui permettra de rester à son poste sans se mettre hors jeu.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia