Author: Don Kayembe

  • Non à un nouvel «éléphant blanc» !- Hôpital du Cinquantenaire.

    Non à un nouvel «éléphant blanc» !- Hôpital du Cinquantenaire.

     hopital- rdc–La joie se lisait sur les visages de tous les officiels réunis le samedi 22 mars 2014 à « Koweit City », à l’occasion de l’inauguration de l’Hôpital du Cinquantenaire. Tous les intervenants ont pris l’engagement d’épargner à cet ouvrage le sort généralement réservé aux « éléphants blancs ». Les observateurs ont pris acte.

              Les paris à tenir pour le futur, hormis celui de la maintenance, sont ceux de la qualité des soins, de la qualification du personnel, de la fiabilité des équipements, de l’accessibilité de soins au commun de Congolais, de l’arrêt effectif de la saignée du trésor public à travers des transferts médicaux à l’étranger.

              En ce qui concerne le respect des normes internationales en matière de prise en charge des malades, cela va se vérifier au fur et à mesure des consultations, de l’administration des soins, de la nature des actes chirurgicaux, etc. D’aucuns pensent que le ministre de la Santé est allé vite en besogne en proclamant qu’aux taux de 20.000 Fc (plus de 20 dollars Usd) pour la consultation par un généraliste et de 25.000 Fc ( plus de 25 dollars) pour la consultation par un spécialiste, l’Hôpital du Cinquantenaire était ouvert aux Congolais de toutes les catégories sociales. Ils n’ont pas tort, ces millions de Congolais qui vivent avec moins d’un dollar par jour et qui s’estiment exclus des fichiers de cette formation médicale, en raison de leur pouvoir d’achat quasi nul. Car les 20.000 ou 25.000 Fc représentent la facture du traitement complet du paludisme, de la fièvre typhoïde, de la grippe, de la bronchite… au dispensaire des religieuses catholiques ou des « Salutistes » du quartier, où sont dispensés les « soins de santé primaires ». Et lorsqu’on s’adresse à la guérisseuse ou au guérisseur traditionnel ou directement au pharmacien du coin, c’est moitié prix. Il y a des concitoyens tellement démunis – et ils constituent malheureusement l’écrasante majorité – qu’ils ne seront jamais tentés de mettre leurs pieds à «Koweit City» pour « gaspiller » 20.000 ou 25.000 Fc rien que pour une consultation, sans le moindre soin.

    Ne nous voilons pas la face pour affirmer que l’Hôpital du Cinquantenaire n’est pas à la portée des gagne-petit. Il est d’ores et déjà sélectif, financièrement.

    Quant à l’ambition qu’affiche l’Etat congolais de faire du transfert des malades congolais à l’étranger l’exception, elle est accueillie avec beaucoup de scepticisme. Dans ce pays où il n’est pas facile de cacher la vérité, on va finir par savoir, très vite, si les « VIP » et leurs familles ont réellement tourné la page des soins en Afrique du Sud, en Belgique, en Suisse, en France, en Inde, etc. Si les évacuations médicales en dehors du pays, parfois avec mort subite dans les avions ne s’arrêtent pas, on peut dès lors croire que la cérémonie de samedi comporte beaucoup de dessous de cartes.

              On peut craindre un taux de fréquentation très faible pour l’Hôpital du Cinquantenaire si les tarifs de consultation des malades restent ceux annoncés par le ministre de la Santé et si les « VIP » et leurs familles continuent de tromper toute la Nation, en préférant se faire soigner à l’étranger, aux frais du Trésor public. Le pays aura investi 100 millions de dollars dans un authentique « Eléphant blanc », si celui reste inaccessible aux Congolais d’en-bas à cause de leur précarité financière et si les épouses des décideurs politiques et mandataires publics n’arrêtent pas d’aller accoucher dans les cliniques américaines, sud-africaines, canadiennes, européennes et indiennes. Au regard de l’échantillon des formations médicales haut de gamme présentes à Kinshasa, en principe la spirale des évacuations médicales à l’étranger aurait dû fléchir. Or, tel n’est pas le cas. La mentalité congolaise, surtout dans la société bourgeoise, est fondée sur la méfiance à l’égard du système national de santé. La crédibilité de ce bijou va se jouer sur des paramètres plus subjectifs qu’objectifs. Si les ministères du Budget et des Finances ne jouent pas la carte de la transparence, l’opinion publique aura du mal à croire que les transferts médicaux à l’extérieur relèvent désormais de l’exception.

                                            Un passé révoltant

              La Seconde République a légué au pays plusieurs « éléphants blancs », à savoir des investissements onéreux de prestige, sans lendemain. On peut citer, au hasard, l’Echangeur de Limete, l’ex-CCIZ (Centre de Commerce International du Zaïre), la Cité historique du Parti à N’Sele, le Domaine Agro-Industriel et Présidentiel de N’Sele (DAIPN), la Sosider (Société Sidérurgique de Maluku) pour la ville de Kinshasa, l’Aéroport International de Gbadolite pour la province de l’Equateur, la Sucrière de Lotokila en Province Orientale, la Sucrière de Mushi-Pentane au Bandundu, la Cimenterie Nationale de Kimpese dans le Bas-Congo, etc.

    Aujourd’hui, le « Wall Street » congolais qui devait avoir pour pôle d’attraction l’ex-CCIZ a été transformé en hôtel, après plusieurs années d’abandon. La Cité historique de N’Sele, avec sa stèle, sa piscine olympique, ses salles de congrès et de conférences, ses pavillons de luxe, son stade de football ressemble à un musée désaffecté. Non loin de là, le DAIPN, que l’on peut confondre facilement à une ferme du Moyen-Age, tente de renaître de ses cendres, sur fond d’un nouvel investissement.

              L’ex-Zaïre avait raté, dans les années ’80, l’occasion d’abriter une des industries lourdes de référence en Afrique. Mais, en lieu et place des barres d’acier qui devraient sortir de ses fonderies, sérieusement attaquées par la rouille, la Sosider héberge présentement des herbes sauvages. Son personnel ploie aujourd’hui sous près de deux cents mois sans salaires. L’Echangeur de Limete, après avoir englouti des millions de dollars et n’avoir jamais abrité la plus « haute tour du monde » appelée à détrôner la Tour Eiffel, a trouvé une utilité originale : la réception des kermesses et concerts en plein air.

              Ne pouvant drainer aucun trafic international, sinon les vols réservés aux « invités » du maréchal Mobutu, l’aéroport de Gbadolite n’est plus que ruine alors qu’une telle piste aurait pu être construite à Bunia, Beni, Butembo, Goma, Bukavu, Kindu, Mbuji-Mayi ou Matadi, qui ont toujours connu une forte fréquentation d’aéronefs.

              Beaucoup de bruits avaient été faits autour des sucrières de Lotokila et Mushi-Pentane mais, au finish, le tout s’était arrêté aux juteuses commissions partagées entre initiés. Après quelques années de fonctionnement difficile, la CINAT a fini par mettre la clé sous le paillasson. Ses usines ont cessé de vomir, depuis des lustres, des sacs de ciment, un des produits stratégiques pour la reconstruction de la République Démocratique du Congo.           

    Kimp

  • Blé Goudé remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire

    Blé Goudé remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire

    Charles Blé Goudé, un proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a été transféré samedi à la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de crimes contre l’humanité, a annoncé Abidjan. – See more at: http://www.politicomag.com/article.php?C%C3%B4te-d-Ivoire%3A-Charles-Bl%C3%A9-Goud%C3%A9%2C-proche-de-l-ex-pr%C3%A9sident-Gbagbo%2C-transf%C3%A9r%C3%A9-%C3%A0-la-CPI-&item=370&cat=0#sthash.duGy8beI.dpuf
    Charles Blé Goudé, un proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a été transféré samedi à la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de crimes contre l’humanité, a annoncé Abidjan. – See more at: http://www.politicomag.com/article.php?C%C3%B4te-d-Ivoire%3A-Charles-Bl%C3%A9-Goud%C3%A9%2C-proche-de-l-ex-pr%C3%A9sident-Gbagbo%2C-transf%C3%A9r%C3%A9-%C3%A0-la-CPI-&item=370&cat=0#sthash.duGy8beI.dpuf
    Charles Blé Goudé comparait devant le juge de 1ère instance d’Abidjan-L’information a été annoncée par le gouvernement ivoirien à la télévision nationale et aussitôt confirmée par la Cour internationale dans un communiqué. M. Blé Goudé a été remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire, selon la juridiction internationale.

    Il est en cours de transfert au quartier pénitentiaire de la CPI, selon la même source.

    D’après la porte-parole ajointe du gouvernement, Affoussiata Bamba, jointe par l’AFP, le greffe de la Cour est venu chercher le prévenu à Abidjan.

    L’avion affrété par la CPI a décollé à 10H03 GMT de la capitale économique ivoirienne. Selon une estimation de l’AFP, il devrait donc atterrir entre 15H00 et 17H00 aux Pays-Bas où la CPI est basée à La Haye.

    M. Blé Goudé, ex-chef des jeunes patriotes, un mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, a été arrêté en janvier 2013 au Ghana après plus d’un an et demi de cavale consécutive à l’arrestation de Laurent Gbagbo.

    Considéré par des ONG internationales comme responsable de nombreuses violences, il est connu pour ses harangues passionnées et a été surnommé général de la rue pour sa capacité de mobilisation.

    Le conseil des ministres avait accepté jeudi le transfèrement de M. Blé Goudé, 42 ans, dont le mandat d’arrêt, émis le 21 décembre 2011, avait été rendu public par la CPI en octobre.

    La juridiction internationale le soupçonne de quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité –meurtre, viol, persécution et autres actes inhumains–, commis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

    Il rejoindra à La Haye son mentor Laurent Gbagbo, également accusé de crimes contre l’humanité, qui y est écroué depuis fin 2011 en attente d’un procès.

    La décision d’Abidjan divise le pays, l’opposition pro-Gbagbo accusant le pouvoir d’Alassane Ouattara de signer la fin de la réconciliation.

    La Côte d’Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, qui a culminé avec les violences postélectorales de 2010-2011, lorsque M. Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à l’actuel dirigeant Alassane Ouattara.

    Plus de 3.000 personnes avaient été tuées durant cette crise.

    Abidjan a refusé en septembre le transfèrement à la CPI de Simone Gbagbo, arguant que le renouveau de son système judiciaire, pourtant défaillant, lui permettait de juger en Côte d’Ivoire la femme de l’ex-président, qui doit aussi répondre de crimes contre l’humanité.

    Mais les autorités, qui en appellent régulièrement à la souveraineté nationale, n’ont pas retenu cet argument pour M. Blé Goudé.

    AFP
  • Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu

    Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu

    Malaysia-Airlines-Flight-MH370-La Malaisie souhaite examiner la piste annoncée par l’Australie, qui dit avoir détecté, par images satellitaires, deux larges objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu il y a près de deux semaines. L’un de ces deux objets, situé dans l’océan Indien, mesure 24 mètres.

    Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu il y a 12 jours ont été détectés par image satellite, a annoncé jeudi le Premier ministre australien, Tony Abbott, dont le pays mène les recherches dans le sud de l’océan Indien. L’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA) a reçu des informations “nouvelles et crédibles”, “basées sur des données satellitaires, d’objets qui pourraient être liés aux recherches“, a déclaré Tony Abbott devant le parlement. “Après analyse de ces images satellitaires, deux objets éventuellement liés aux recherches ont été identifiés”, a-t-il ajouté.

    Lun d’eux mesurerait 24 mètres

    “Les objets sont relativement flous. Ce sont des objets d’une taille certaine, probablement dans l’eau, plongeant sous la surface et remontant” par intermittence, a déclaré un responsable de l’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA), John Young. “Le plus grand (des deux objets, NDLR) ferait 24 mètres. L’autre est plus petit“, a-t-il ajouté lors d’une conférence. Un avion militaire Orion a été envoyé pour examiner de plus près les objets détectés, et trois autres appareils suivront. Le Premier ministre n’a pas précisé la localisation de ces objets, mais l’Australie conduit les recherches dans le sud de l’océan Indien.

    Tony Abbott a prévenu qu’il ne fallait pas tirer de conclusion hâtive. “Nous devons garder à l’esprit que la localisation de ces objets sera extrêmement difficile et il pourrait s’avérer qu’ils ne sont pas liés au vol MH370“, a-t-il dit.

    La Malaisie veut approfondir cette piste

    “Chaque piste représente un espoir”
    , a déclaré le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein. Mais “nous devons être cohérents. Nous voulons vérifier, nous voulons corroborer“, a-t-il déclaré.

     
    “Priorité absolue” d’Obama
     
    Le vol MH370 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin avec 239 personnes à bord — dont deux tiers de Chinois — s’est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars à 00H41 (16H41 GMT vendredi).
     
    Le changement de cap vers l’ouest, à l’opposé de la trajectoire prévue, près d’une heure après avoir décollé, et la désactivation apparemment délibérés des systèmes de communication de l’avion ont placé les pilotes au centre de l’enquête. Les investigations menées jusqu’ici n’ont cependant rien donné de probant.
     
    La disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines mobilise les efforts de plus de 25 pays dans de vastes régions du monde: du nord de la Thaïlande à l’Asie centrale pour le corridor nord, de l’Indonésie au sud de l’océan Indien pour le corridor sud.
     
    L’Australie conduit les recherches, avec l’Indonésie, dans le corridor sud, qui passe à quelques centaines de km de sa côte occidentale.
     
    Mercredi, le président américain Barack Obama avait assuré que la recherche du Boeing disparu était une “priorité absolue” pour les Etats-Unis, qui ont mis à disposition tous les moyens possibles pour le rechercher.
     
    Le gouvernement de Malaisie a demandé au FBI d’analyser les fichiers électroniques qui avaient été effacés le mois dernier de ce simulateur de vol, avait confirmé à l’AFP un responsable américain sous couvert de l’anonymat.
     
    Les autorités espèrent ainsi que les experts de la police fédérale pourront récupérer les données détruites, voire les faire parler.
     
    “Qu’ont-ils trouvé?”
     
    Le commandant Zaharie Ahmad Shah, 53 ans, qui pilotait le Boeing 777, possédait chez lui son propre simulateur de vol, mais les enquêteurs malaisiens ont constaté qu’une partie des données en avait été supprimées début février.
     
    Selon les analystes du secteur, il n’est pas rare que les pilotes possèdent chez eux un simulateur de vol, à titre privé.
     
    A Kuala Lumpur, le chef de l’aviation civile, Azharuddin Abdul Rahman, a indiqué ne pas être au courant des derniers développements. “Ils ont trouvé quelque chose? Qu’ont-ils trouvé? Nous n’avons encore rien reçu” d’Australie, a-t-il dit à l’AFP.
     
    La gestion de la crise par les autorités malaisiennes, jugée chaotique, suscite depuis plusieurs jours la colère et la frustration des proches des personnes à bord du vol MH370, dont deux-tiers étaient des Chinois.
     
    Mercredi, à bout de nerfs, certains ont violemment reproché à Malaysia Airlines son opacité et incompétence, une “attitude honteuse” selon eux.

    RTL

  • Echéance 2016 ou pas,  « Joseph Kabila » est un robot programmable  et programmé

    Echéance 2016 ou pas, « Joseph Kabila » est un robot programmable et programmé

    Tshiyoyo Mufoncol-De ses thuriféraires comme de ses  maitres,  il nous revient que « Joseph Kabila », et je me demande s’il faut en pleurer ou en rire, ne « briguerait », comme notre ami Mende le prétendait,   aucun mandat public en 2016. C’est du moins le message, pour une consommation à la fois intérieure et extérieure, que tous tentent de faire passer. Et ce détail de moindre importance mais qui se veut comme une grande annonce, si il n’est déjà présenté comme quelque chose de nouveau, apparait aux yeux de « Congolais » comme un non évènement.

    Et les caudataires de « Joseph Kabila » en saisissent même l’occasion pour taquiner  les  « opposants » de ce dernier,  « opposants » mais à l’intérieur du même système,  dont  les  stratégies ne furent bâties  qu’autour et contre le personnage de « Joseph Kabila » pendant que sa durée à la tête de la « RD-Congo » était de l’ordre programmable et a été programmée pour une durée indéterminée. C’est-à-dire que ses maîtres, qui sont en quête d’une nouvelle forme de pilule à administrer aux cobayes congolais, peuvent d’ici 2016, et ce en attendant  qu’ils  la trouvent, Franz Fanon et à ce sujet avise que l’« adversaire » reste lui dans un état d’éveil ininterrompu, lancer  d’autres mouvements « rebelles » ainsi que d’autres « guerres », afin de prolonger une conflictualité qui cache leur dessin et plus tard mettre des « Congolais » devant  d’autres nouveaux faits accomplis.

    L’annonce- test d’un probable  retrait de  « Joseph Kabila » en 2016 n’est à mon humble avis synonyme de «  maturité », c’est-à-dire le résultat d’une appétence exprimée librement par l’intéressé et qui aurait l’avantage de transformer un soudard à un « démocrate » de premier ordre. On est en face d’un ballon d’essai, d’une manœuvre  de diversion car, pour ceux qui l’ignorent encore, « Joseph Kabila » est un produit d’un processus qui aliène sa volonté d’autonomie en tant qu’être humain à part entière. Ce personnage existe et a toujours existé de par le vouloir d’une réalité autre que lui-même, c’est-à-dire extérieure à lui, qui lui insuffle vie, et ce  chaque fois que la nouvelle adaptation le recommande Et dans ce cas,  je vois mal comment on peut attendre de ce type d’homme une décision fruit de son libre arbitre. Et il faut déjà en disposer un.  

    « Joseph Kabila » n’est pas Vincent de Paul Lunda Bululu. Le seul homme politique congolais,  et dans le contexte de la deuxième république, qui démissionna, et ce de son propre gré et quand il le jugea utile, de son poste de premier commissaire d’État (premier ministre de Mobutu). Pour ceux qui eurent à le fréquenter, l’homme est  non seulement intelligent mais également il est un de caractère. Ici, je parle de faits que je replace dans le contexte du pouvoir de l’époque et non de leurs conséquences ultérieures.

    Attribuer à « Joseph Kabila » une ferme volonté, et ce comme le fait Colette Braeckman dans Le Soir du 6 mars 2014,  est une entreprise de propagande qui a un caractère idéologique. Sauf si elle se moque de son « fils-idéologique » quand sa plume écrit : « […] cet homme [à savoir Joseph Kabila] termine son second mandat présidentiel entend moins que jamais se laisser dicter ses agendas : il viendra à Bruxelles [convoqué ou en consultation]si sa sécurité est assurée et s’il ne risque pas d’être assiégé par les Bana Congo (opposants d’origine congolaise fanatisés par l’opposition), il organisera les élections au rythme qui conviendra aux Congolais et en fonction des financements disponibles, il procédera au remaniement gouvernemental annoncé depuis novembre quand il le jugera utile […] ”

    Mais non, « Joseph Kabila » est un robot programmé et programmable. Il est une barrière dont la fonction dans le jeu est à la fois de distraire l’homme congolais ainsi que de l’empêcher à accéder à un adversaire qui, de l’intérieur de son propre système, détermine le degré de son l’adversité qu’il impose aux « Congolais » tout en se voilant dans la peau d’un agneau.

    John le Carré dans son roman « Le Chant de la mission » apprend à ses lecteurs comment à Londres on recrute un métis, « éminent interprète de swahili », que plus tard on amène come traducteur et interprète dans un village à l’Est du RD-Congo pour faire comprendre à un « « Nègre »,  étonné et surtout ne comprenant rien de ce qui lui arrive,  qu’il venait d’être « sélectionné » pour devenir chef de l’État en « RD-Congo ».

    Et c’est dans ce contexte que l’on nous force à parler d’ « élections » en 2016 alors qu’une partie importante de la population congolaise attend encore et toujours, elle cherche  ce que les Congolais nomment, et ce malgré eux,  « l’imperium » pour leur candidat qui a remporté les « élections » en 2011.  Mais les  maîtres, qui sont informés de ces revendications passent outre. Ils s’en moquent même pour avoir déjà recruté quelques congolais qui simulent d’ignorer leur instrumentalisation et qui, dans leur aveuglement,  décident d’embarquer avec eux quelques moutons congolais vers un abattoir nommé 2016.  Ironie du sort, les peuples et son élite se préparent et préparent déjà les élections de 2016 comme si leurs attentes et espoirs formulés ne signifiaient absolument rien. Mais comment vouloir être pris au sérieux lorsqu’on croit à peine en soi et on ne peut défendre et tenir à ses préalables ?

    Notre manque de considération vis-à-vis de nous-mêmes et notre absence de ténacité renforcent la position des gens comme le belge Koen Vervaeke, l’un des multiples envoyés spéciaux de l’Union européenne pour les Grands lacs. Mais ce monsieur a raté une belle occasion de se taire lorsqu’il raconta le mercredi 12 février dernier au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies à Kinshasa, que  « Notre ambition, [à savoir celle de l’Union Européenne],  c’est d’avoir des élections irréprochables entre maintenant [2014] et 2016 en République démocratique du Congo ».

    Mais c’est quoi cette histoire d’ambition « européenne » en « RD-Congo ». Et quand sera-t-il question d’ambition  purement et uniquement «  congolaise » en RD-Congo? Koen reprend une  promesse  qui a été maintes fois réitérée aux « Congolais »,  mais sans jamais réalisée et réalisable.  La même chanson fut entendue en 2006 et elle fut rejouée en 2011 et ce devant les mêmes oreilles.  N’est-ce pas  une insulte faite à l’homme congolais qui risque de se faire toujours considérer et traiter comme un éternel grand enfant dont le moindre désir, pour être acceptable et efficace,  ne proviendrait que de son maître, ces  fameux  «  Noko » , oncles en français,  une épithète que de « pauvres » congolais » aiment souvent coller à leurs propres  bourreaux.  Sartre aurait bondi et  en criant ; « Je déteste les victimes quand elles respectent leur bourreau »

    Quand on parle aux Congolais du peuple Anglo-Saxon, on s’entend répondre Paul Kagamé et le Rwanda, son cheval de Troie. Et c’est la même attitude qui se reproduit lorsqu’on fait allusion à Paul Kagamé et au Rwanda,  pour ne citer que ces deux exemples, et en lieu et place, des « Congolais » vous parlent de  « Joseph Kabila »,  son cheval de Troie,  et de sa bande qui sévissent en « RD-Congo ».

    Il en est de même quand aborde la question de la nature et du rôle à faire jouer aux populations de la « RD-Congo ». Tout de suite, des Congolais se mettent  à chercher un messie ou  un sauveur. Tout le monde cite par la magie de la socialisation des exemples tirés de la Bible. Le peuple de la « RD-Congo » évoque Moise, les  10 commandements de Dieu et la sortie de l’Egypte des enfants d’Israël. Et quoi dire d’autre ? Quand la problématique du mythe ou du sauveur se pose,  des « Congolais critiquent le peuple qui assumerait moins ses responsabilités alors que le mythe, pour fonctionner comme il se devait, doit être entretenu afin de répondre aux besoins de plusieurs natures, notamment : entretenir l’esprit de la nation, de son unité et nourrir  la mémoire collective. Et c’est l’instant même que les uns s’approprient le mythe. Ils en font un produit privé, un bien familial  alors que le mythe cesse d’à appartenir aux siens et à un camp donné sauf à celui de la patrie.

    Dans tout ce questionnement intervient l’énigme qui semble diviser, parce que tout simplement incompris  par certains, celle de savoir, dans la situation actuelle de la RD-Congo, un pays sous occupation et subissant une prédation à outrance , qui doit faire partir « Joseph Kabila » du pouvoir et de la « RD-Congo » :  ses maîtres, même si c’est par des élections qu’ils ont toujours promises libres et transparentes aux « Congolais », ou ce sont des populations de la « RD-Congo » qui,  avant tout,  auraient déterminé les conditions de son départ et par la suite se seraient sacrifiés pour enfin liquider, et ce de manière définitive, l’ordre « colonial » qui sévit sans conteste en RD-Congo.

    Et à ce sujet, il ne faut pas faire comme si l’histoire n’existe pas.  Les « anciens » comme la génération actuelle  hésitent ou ne veulent se référer à l’histoire. Et en faire aujourd’hui allusion  devient même un casus belli. Un silence tabou s’installe si déjà on ne vous accuse  de faire bande à part et de favoriser la désunion alors que ce passé, une lutte en prolongation, est porteur d’instructions utiles pour nourrir la bataille actuelle qui se poursuit contre les mêmes maîtres et de tout le temps. N’est-on pas condamné à faire du sur place à vouloir ignorer l’histoire, à se fabriquer et se disputer d’autres messies, d’autres pères de ceci ou de cela, à ressayer des méthodes qui hier encore ont démontré leur limite. Elles n’ont conduit que soit à des  situations d’exil externe ou interne, soit à des prison-martyrs,  gratuites  et presqu’inutiles (le cas de Diomi Ndongala) et à des morts que l’on arrive à peine à transformer à un gain politique. Je crois qu’il faille faire attention quand on a que la foule ou la rue comme arme. Soit on l’utilise et à fond, soit elle vous submerge.

    En conclusion, je dirais, et je doute fort que je sois compris,  mais mon problème n’est pas de  plaire,  que  « Joseph Kabila » est un faux- vrai problème,  et même si il ne le serait, on ne pourrait non plus l’ignorer.  Des Congolais que nous sommes se moquent qu’il soit candidat ou pas en 2016. Pour nous, le système ne doit être ni reformé, ni adapté comme certains « candidats » annoncés le chantent à longueur de journée, mais il doit être aboli. Et c’est à ce niveau que nous élevons le débat.

     « Joseph Kabila » ne partira de Kinshasa et du pouvoir que par un coup d’État et par la violence et non par toute autre distraction

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, 
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • LA RDC A L’HEURE DU DEBAT SUR LE CHANGEMENT OU LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

    LA RDC A L’HEURE DU DEBAT SUR LE CHANGEMENT OU LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

    Palais du peuple
    Palais du peuple

    –Depuis peu, les débats sont animés sur le changement ou la révision constitutionnelle en RDC. Le mardi 19 mars 2014, le dialogue inter congolais de la radio Okapi a même porté sur  cette problématique. Parmi les invités, l’initiateur de la pétition portant changement de la Constitution, monsieur Claude Mashala, le Secrétaire national du PPRD. La presse nationale n’est pas restée en marge d’approche  de la problématique soulevée. Cependant Claude Mashala précise agir à titre personnel et que son initiative n’engageait ni le PPRD, ni la Majorité Présidentielle.

    Teneur de la pétition
    La pétition de Claude Mashala porte sur le changement de la Constitution. Et il sied de rappeler que la révision constitutionnelle peut être totale ou partielle. Pour le protagoniste, il y a dans la Constitution actuelle des iniquités dont il faut la débarrasser tout comme cet état des choses n’honore pas la RDC. Il  cite le cas des articles portant sur l’organisation administrative  de la RDC, le fameux article 220 ainsi que d’autres articles. L’initiative de la pétition pour obtenir la révision de la Constitution étant autorisée en l’article 218 de la même Constitution, la démarche de Claude Mashala qui consiste en la récolte de 100.000 signatures pour obtenir la révision constitutionnelle, n’est donc pas illégale.
    La rhétorique du débat
    Pour Claude Mashala, qui s’en tient aussi à une définition de la Constitution qui veut que celle-ci « soit le condensé historique d’une nation », il n’est pas un péché de changer la Constitution du 18 février 2006 malgré l’existence de l’article 220 qui limite le nombre des mandats présidentiels à deux. Les réalités du pays ayant évolué, il y a donc lieu de produire une Constitution qui soit adaptée et qui ne soit pas écrite par ceux dont les mains sont couvertes du sang des Congolais envoyés ad patres par des rébellions depuis la rébellion du RCD-Goma initiée le 2 août 1998.
    La partie adverse quant à elle, vilipende le fait que l’on cherche un prétexte pour toucher à l’article 220 afin de permettre à Joseph Kabila de se représenter une nouvelle fois à la course pour la présidence du pays et ne trouve aucune opportunité quant à ce changement.
    Questions de fond
    Il a été remarqué que la RDC est incapable d’arriver au découpage territorial et à réaliser d’autres choses érigées en articles dans la Constitution du 18 février 2006. Ne doit-on donc pas abroger ou modifier les dispositions constitutionnelles qui abordent ces matières ?
    Si l’on changeait l’article 220 pour rendre illimité le nombre de mandats qu’un président peut briguer en RDC, sera-ce à l’avantage de Kabila ? Rien ne dit que s’il se représente de nouveau, il va gagner les élections ou que ce sera seulement lui qui gagnera les présidentielles en RDC. Ce changement profite donc à tout Congolais qui peut briguer la présidence et ne porte atteinte à aucun principe démocratique car les libertés fondamentales des individus, l’accès au pouvoir via le suffrage universel et la séparation de trois pouvoirs classiques ne seront pas changés.
    Somme toute, la révision partielle ou totale de la Constitution ne peut donner lieu à aucun trouble dans le pays ni même effrayer les adversaires potentiels de Kabila pour les futures présidentielles car c’est le peuple qui appréciera et arbitrera entre tous les présidentiables. Les futurs challengers de Kabila qui ont peur de son poids politique pensent se donner plus de chance de briguer la magistrature en l’absence de Kabila parmi les futurs présidentiables. Aussi s’accrochent-ils à tout ce qui, selon eux, peut les aider à arriver à cette fin. Et ce sont eux qui sont  le danger pour le pays car en cas d’échec voire bien avant l’organisation effective de la prochaine présidentielle pour autant qu’ils chercheront à manipuler le peuple ainsi que leurs bases pour fomenter troubles ou d’autres types de problèmes dans le pays. La crainte de l’adversaire ne doit donc pas justifier la manipulation du peuple pour s’en servir comme d’une bête de somme.
    Sous d’autres cieux, notamment au Sénégal, Macky Sall a battu Wade qui a fait deux mandats de suite au pouvoir. C’est autant dire que Kabila n’a pas d’avantages spéciaux comme il est au pouvoir. Tout dépend de la pertinence et de l’efficacité des stratégies électorales à mettre en place par l’opposition pour arriver à gagner la présidentielle. Ainsi donc, l’on ne devrait pas diaboliser la fraction  des Congolais qui pensent que la révision constitutionnelle, partielle ou totale, conduirait à l’apocalypse ou à l’inanition de la nation congolaise.
    Samy BOSONGO
  • Zuma «doit rembourser les contribuables»

    Zuma «doit rembourser les contribuables»

    Jacob-Zuma-La mediatrice de la Republique en Afrique du Sud accuse son président Jacob Zuma d’avoir « bénéficié indûment » d’argent publique pour rénover sa résidence secondaire.

    Les travaux effectués au domicile privé de Jacob Zuma, incluant une piscine, un amphithéâtre et un enclos pour le bétail, auraient coûté 16 millions d’euros aux contribuables.

    Dans un rapport de 450 pages, le protecteur public Thuli Madonsela accuse son président de violer le code éthique sud-africain.

    Elle a déclaré que Jacob Zuma, qui brigue une réélection en mai, devrait rembourser les sommes utilisées pour certaines de ces rénovations non nécessaires.

    La rénovation de la résidence secondaire de Jacob Zuma à Nkandla, dans la province du KwaZulu-Natal, a tourné dans une controverse politique majeure en Afrique du Sud.

    « Le président a tacitement accepté la mise en œuvre de toutes ces mesures dans sa résidence et a bénéficié indûment d’un énorme investissement de capitaux pour des installations non-sécuritaires à sa résidence privée », a dénoncé Thuli Madonsela, médiatrice sud-africaine dans son rapport.

    BBC

  • Papa Wemba sort « Blessure » pour rendre hommage à Kester Emeneya

    Papa Wemba sort « Blessure » pour rendre hommage à Kester Emeneya

    Papa Wemba
    Papa Wemba

    -Papa Wemba a sorti la semaine dernière la chanson « Blessure » dans laquelle il rend hommage à King Kester Emeneya, décédé près de Paris le 13 février dernier. Le patron de l’orchestre Viva La Musica où Emeneya a évolué au début de sa carrière chante sa douleur après la disparition d’« un des généraux de Molokaï », son clan musical. Plusieurs artistes congolais de renom à l’instar de Reddy Amisi et Stino Mubi sont sortis de ce clan.

     
    Depuis la mort de Kester, Papa Wemba ne cesse d’évoquer le talent de ce chanteur dont il a contribué à faire éclore le talent.
    Dans une interview accordée à Radio Okapi quelques jours après la mort du King, il avait parlé d’un musicien qui a beaucoup contribué pour faire de Viva La Musica, le grand orchestre qu’il est devenu.
    « Kester Emeneya quand il est venu, il a bouleversé quelques données dans le répertoire de Viva La Musica. Je le dis sincèrement, il a amené quelque chose en lui », avait-il confié.
    Vous pouvez suivre le clip de la chanson.  Blessure.http://www.youtube.com/watch?v=N6a3pk7jRBk
  • Agitation autour de l’échéance 2016-En vérité, ce débat est pour distraire les Fardc au front !

    Agitation autour de l’échéance 2016-En vérité, ce débat est pour distraire les Fardc au front !

     CENI-RDC1–Dans son édition 1272 du 18 mars 2014, Le Soft publie en page 2 un article reprenant “une dizaine de Chefs d’Etat dont le mandat arrive à échéance au cours des prochains mois” : Armando Guebuza de Mozambique, Hifikepunye de la Namibie, Pierre Nkurunziza du Burundi, Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Blaise Compaore du Burkina Faso, Thomas Boni Yayi du Bénin, Ellen Johnson du Libéria, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Paul Kagame du Rwanda, Ernest Bal Koroma de Sierra Léone et Joseph Kabila de la RDC. “Sur tous les médias périphériques – à commencer par notre…Rfi qui, pour des raisons d’audience, a collé sa ligne éditoriale sur les nouvelles locales, plus particulièrement d’Afrique centrale francophone, on entend rien ou pas grand-chose d’aucune autre échéance sauf de la nôtre…“, lit-on dans cet article intitulé ” Jamais nulle part une passation de flambeau n’a été une mince affaire”. La question est de savoir pourquoi la RDC, et pourquoi seulement maintenant…

     

     

                Car, à ce moment précis, l’actualité politique, la vraie alors, est celle du front où la montée en puissance des Fardc, observée depuis la défaite du M.23 en octobre-novembre 2013, se consolide dans le Grand Nord au travers des revers que subit la collusion ougandaise Adf et Nalu. Chaque jour qui passe depuis l’enclenchement de l’opération Sukola, ces deux forces négatives – qui ont oublié la raison première de leur existence, à savoir combattre le régime Yowerie Museveni – trouvent un vilain plaisir d’accentuer l’insécurité qu’ils ont suscitée en territoire congolais depuis une vingtaine d’années.

                A l’instar de leurs compères rwandais des Fdlr – dont les positions sont en train d’être pilonnées par les forces gouvernementales congolaises (elles ont également oublié la raison première de leur existence consistant à combattre le régime de Paul Kagame) – les éléments Adf-Nalu sont incapables de tirer un seul obus en direction de l’Ouganda.

                Aussi – à l’exception de l’Unita (Angola) qui a cessé d’exister en tant qu’organisation insurrectionnelle – tous les groupes armés étrangers cités dans l’Accord de Lusaka du 10 juillet 1999 (ex-Far et milices Interahamwe pour le Rwanda, Adf, Nalu, Lra, Unrf II et Wnbf pour l’Ouganda ainsi que  Funa et Fdd pour le Burundi) ont cessé d’avoir des revendications politiques pour ne plus se livrer qu’à des razzias.

                De ce fait, la seule explication à la persistance de leur présence à l’Est de la RDC est l’exploitation illégale des ressources naturelles congolaises, notamment le fameux coltan, l’or et la cassitérite plus faciles à emporter et à marchander que le cuivre et le cobalt.

                Si, finalement, la communauté internationale se résout à aider la RDC – via la Brigade d’intervention de la Monusco – à éradiquer le phénomène des groupes armés congolais et étrangers opérant dans cette partie du pays, c’est parce qu’elle réalise à ses dépens l’effet domino de l’insécurité sur toute la partie orientale et australe du continent, de l’Egypte à l’Afrique du Sud en passant par l’Ethiopie, l’Erythrée, le Soudan, le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, le Malawi et Mozambique pendant brûlent la Somalie, la Rca, le Nigeria, le Mali et la Libye.

                Bref, tous les analystes savent qu’en raison de sa position géographique, géopolitique et géostratégique, la RDC est un élément essentiel dans la stabilisation tout comme dans la déstabilisation partielle ou totale de l’Afrique.

     

    Le bon sens ordonne le ressaisissement

     

                Et voilà qu’au moment où la balance penche considérablement du côté de la stabilisation, surgit un débat pour le moins prématuré. Un débat de distraction.

                Apparemment lancé par Rfi et Jeune Afrique, récupéré par la presse locale, l’os (car il en a la structure) suscite tellement de clameur dans le microcosme politico-médiatique congolais que l’on en vient à observer un décrochage dans les nouvelles du front.

                 Ce mercredi 19 mars 2014 – juste un exemple – aucun des quotidiens de la place de Kinshasa ne consacre le moindre article d’information aux prouesses des Fardc dans le Grand-Nord. Par contre, le débat autour de l’échéance 2016 y bat son plein !

                Ce débat serait-il inspiré par une main noire ? Rien n’est à exclure. Dans son interview du 30 janvier 2013 au journal belge « Le Soir », l’américain Steve Hedge, chef du panel de l’Onu ayant enquêté sur les implications étrangères dans l’aventure M.23, avait fait une révélation troublante, de nature à nous interpeller presque 14 mois après. A la question « Quand est-ce que cette guerre du M.23 a commencé à être préparée ? Et quels ont été les premiers signes de l’implication du Rwanda ? », Stève Hedge avait répondu : « Dans notre rapport final de 2011, nous avions souligné le fait que des commandants ex-CNDP se préparaient déjà à un retour à la guerre, car ils s’attendaient à ce que les élections présidentielles soient très contestées. Non seulement Bosco Ntaganda plaçait ses hommes à des postes stratégiques au Nord et au Sud Kivu et contribuait à la manipulation des élections dans le territoire de Masisi, mais Sultani Makenga, de son côté, avait déjà commencé à accumuler de très importantes quantités d’armes grâce à ses réseaux d’appui déjà établis au Rwanda et en Ouganda. En janvier 2012, Makenga a échoué dans une première tentative de mutinerie à Bukavu, essayant de mobiliser les sympathisants de Vital Kamehre contre la proclamation des résultats des élections présidentielles“. Mais, il ajoute : “ Tout en appuyant officiellement la campagne du Président Kabila, les autorités rwandaises avaient aussi contacté des membres de l’opposition à Kinshasa pour leur dire que Kabila s’apprêtait à tricher et les inciter à mobiliser leur base pour l’en empêcher ».

                Tout le monde connaît la suite des événements.

                Au regard de cette déclaration et de ses conséquences politiques, diplomatiques et militaires, personne de raisonnable ne peut un seul instant croire que la défaite infligée au M.23 en octobre-novembre 2013,  la déroute en cours de l’Adf-Nalu et celle, inéluctable des Fdlr soient de nature laisser aujourd’hui indifférente la main noire déterminée à fragiliser le Président Joseph Kabila. Aussi, le choix du moment n’a rien de fortuit. L’agenda caché pourrait bien, avec ce débat, viser la démotivation et la démobilisation des Fardc au front.

                Dans cette éventualité, le bon sens ordonne le ressaisissement général chez ceux qui ont intérêt à voir la RDC consolider sa stabilité encore fragile; ce qui n’arrange pas certaines forces obscures réputées, depuis 1960, de tirer profit de l’instabilité chronique.

                Elles n’ont pas désarmé sous Joseph Kasa-Vubu ni sous Joseph Mobutu, encore moins sous Laurent-Désiré Kabila. Elles ne peuvent alors pas désarmer sous Joseph Kabila.

                C’est aussi pour eux une question de vie ou de mort.

     

    Omer Nsongo die Lema