Author: Don Kayembe

  • EchĂ©ance 2016 ou pas,  « Joseph Kabila » est un robot programmable  et programmĂ©

    Echéance 2016 ou pas, « Joseph Kabila » est un robot programmable et programmé

    Tshiyoyo Mufoncol-De ses thurifĂ©raires comme de ses  maitres,  il nous revient que « Joseph Kabila », et je me demande s’il faut en pleurer ou en rire, ne « briguerait », comme notre ami Mende le prĂ©tendait,   aucun mandat public en 2016. C’est du moins le message, pour une consommation Ă  la fois intĂ©rieure et extĂ©rieure, que tous tentent de faire passer. Et ce dĂ©tail de moindre importance mais qui se veut comme une grande annonce, si il n’est dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© comme quelque chose de nouveau, apparait aux yeux de « Congolais » comme un non Ă©vĂšnement.

    Et les caudataires de « Joseph Kabila » en saisissent mĂȘme l’occasion pour taquiner  les  « opposants » de ce dernier,  « opposants » mais Ă  l’intĂ©rieur du mĂȘme systĂšme,  dont  les  stratĂ©gies ne furent bĂąties  qu’autour et contre le personnage de « Joseph Kabila » pendant que sa durĂ©e Ă  la tĂȘte de la « RD-Congo » Ă©tait de l’ordre programmable et a Ă©tĂ© programmĂ©e pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e. C’est-Ă -dire que ses maĂźtres, qui sont en quĂȘte d’une nouvelle forme de pilule Ă  administrer aux cobayes congolais, peuvent d’ici 2016, et ce en attendant  qu’ils  la trouvent, Franz Fanon et Ă  ce sujet avise que l’« adversaire » reste lui dans un Ă©tat d’éveil ininterrompu, lancer  d’autres mouvements « rebelles » ainsi que d’autres « guerres », afin de prolonger une conflictualitĂ© qui cache leur dessin et plus tard mettre des « Congolais » devant  d’autres nouveaux faits accomplis.

    L’annonce- test d’un probable  retrait de  « Joseph Kabila » en 2016 n’est Ă  mon humble avis synonyme de «  maturitĂ© », c’est-Ă -dire le rĂ©sultat d’une appĂ©tence exprimĂ©e librement par l’intĂ©ressĂ© et qui aurait l’avantage de transformer un soudard Ă  un « dĂ©mocrate » de premier ordre. On est en face d’un ballon d’essai, d’une manƓuvre  de diversion car, pour ceux qui l’ignorent encore, « Joseph Kabila » est un produit d’un processus qui aliĂšne sa volontĂ© d’autonomie en tant qu’ĂȘtre humain Ă  part entiĂšre. Ce personnage existe et a toujours existĂ© de par le vouloir d’une rĂ©alitĂ© autre que lui-mĂȘme, c’est-Ă -dire extĂ©rieure Ă  lui, qui lui insuffle vie, et ce  chaque fois que la nouvelle adaptation le recommande Et dans ce cas,  je vois mal comment on peut attendre de ce type d’homme une dĂ©cision fruit de son libre arbitre. Et il faut dĂ©jĂ  en disposer un.  

    « Joseph Kabila » n’est pas Vincent de Paul Lunda Bululu. Le seul homme politique congolais,  et dans le contexte de la deuxiĂšme rĂ©publique, qui dĂ©missionna, et ce de son propre grĂ© et quand il le jugea utile, de son poste de premier commissaire d’État (premier ministre de Mobutu). Pour ceux qui eurent Ă  le frĂ©quenter, l’homme est  non seulement intelligent mais Ă©galement il est un de caractĂšre. Ici, je parle de faits que je replace dans le contexte du pouvoir de l’époque et non de leurs consĂ©quences ultĂ©rieures.

    Attribuer Ă  « Joseph Kabila » une ferme volontĂ©, et ce comme le fait Colette Braeckman dans Le Soir du 6 mars 2014,  est une entreprise de propagande qui a un caractĂšre idĂ©ologique. Sauf si elle se moque de son « fils-idĂ©ologique » quand sa plume Ă©crit : « [
] cet homme [Ă  savoir Joseph Kabila] termine son second mandat prĂ©sidentiel entend moins que jamais se laisser dicter ses agendas : il viendra Ă  Bruxelles [convoqué ou en consultation]si sa sĂ©curitĂ© est assurĂ©e et s’il ne risque pas d’ĂȘtre assiĂ©gĂ© par les Bana Congo (opposants d’origine congolaise fanatisĂ©s par l’opposition), il organisera les Ă©lections au rythme qui conviendra aux Congolais et en fonction des financements disponibles, il procĂ©dera au remaniement gouvernemental annoncĂ© depuis novembre quand il le jugera utile [
] ”

    Mais non, « Joseph Kabila » est un robot programmĂ© et programmable. Il est une barriĂšre dont la fonction dans le jeu est Ă  la fois de distraire l’homme congolais ainsi que de l’empĂȘcher Ă  accĂ©der Ă  un adversaire qui, de l’intĂ©rieur de son propre systĂšme, dĂ©termine le degrĂ© de son l’adversitĂ© qu’il impose aux « Congolais » tout en se voilant dans la peau d’un agneau.

    John le CarrĂ© dans son roman « Le Chant de la mission » apprend Ă  ses lecteurs comment Ă  Londres on recrute un mĂ©tis, « éminent interprĂšte de swahili », que plus tard on amĂšne come traducteur et interprĂšte dans un village Ă  l’Est du RD-Congo pour faire comprendre Ă  un « « NĂšgre »,  Ă©tonnĂ© et surtout ne comprenant rien de ce qui lui arrive,  qu’il venait d’ĂȘtre « sĂ©lectionné » pour devenir chef de l’État en « RD-Congo ».

    Et c’est dans ce contexte que l’on nous force Ă  parler d’ « élections » en 2016 alors qu’une partie importante de la population congolaise attend encore et toujours, elle cherche  ce que les Congolais nomment, et ce malgrĂ© eux,  « l’imperium » pour leur candidat qui a remportĂ© les « élections » en 2011.  Mais les  maĂźtres, qui sont informĂ©s de ces revendications passent outre. Ils s’en moquent mĂȘme pour avoir dĂ©jĂ  recrutĂ© quelques congolais qui simulent d’ignorer leur instrumentalisation et qui, dans leur aveuglement,  dĂ©cident d’embarquer avec eux quelques moutons congolais vers un abattoir nommĂ© 2016.  Ironie du sort, les peuples et son Ă©lite se prĂ©parent et prĂ©parent dĂ©jĂ  les Ă©lections de 2016 comme si leurs attentes et espoirs formulĂ©s ne signifiaient absolument rien. Mais comment vouloir ĂȘtre pris au sĂ©rieux lorsqu’on croit Ă  peine en soi et on ne peut dĂ©fendre et tenir Ă  ses prĂ©alables ?

    Notre manque de considĂ©ration vis-Ă -vis de nous-mĂȘmes et notre absence de tĂ©nacitĂ© renforcent la position des gens comme le belge Koen Vervaeke, l’un des multiples envoyĂ©s spĂ©ciaux de l’Union europĂ©enne pour les Grands lacs. Mais ce monsieur a ratĂ© une belle occasion de se taire lorsqu’il raconta le mercredi 12 fĂ©vrier dernier au cours de la confĂ©rence hebdomadaire des Nations unies Ă  Kinshasa, que  « Notre ambition, [Ă  savoir celle de l’Union EuropĂ©enne],  c’est d’avoir des Ă©lections irrĂ©prochables entre maintenant [2014] et 2016 en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo ».

    Mais c’est quoi cette histoire d’ambition « europĂ©enne » en « RD-Congo ». Et quand sera-t-il question d’ambition  purement et uniquement «  congolaise » en RD-Congo? Koen reprend une  promesse  qui a Ă©tĂ© maintes fois rĂ©itĂ©rĂ©e aux « Congolais »,  mais sans jamais rĂ©alisĂ©e et rĂ©alisable.  La mĂȘme chanson fut entendue en 2006 et elle fut rejouĂ©e en 2011 et ce devant les mĂȘmes oreilles.  N’est-ce pas  une insulte faite Ă  l’homme congolais qui risque de se faire toujours considĂ©rer et traiter comme un Ă©ternel grand enfant dont le moindre dĂ©sir, pour ĂȘtre acceptable et efficace,  ne proviendrait que de son maĂźtre, ces  fameux  «  Noko » , oncles en français,  une Ă©pithĂšte que de « pauvres » congolais » aiment souvent coller Ă  leurs propres  bourreaux.  Sartre aurait bondi et  en criant ; « Je dĂ©teste les victimes quand elles respectent leur bourreau »

    Quand on parle aux Congolais du peuple Anglo-Saxon, on s’entend rĂ©pondre Paul KagamĂ© et le Rwanda, son cheval de Troie. Et c’est la mĂȘme attitude qui se reproduit lorsqu’on fait allusion Ă  Paul KagamĂ© et au Rwanda,  pour ne citer que ces deux exemples, et en lieu et place, des « Congolais » vous parlent de  « Joseph Kabila »,  son cheval de Troie,  et de sa bande qui sĂ©vissent en « RD-Congo ».

    Il en est de mĂȘme quand aborde la question de la nature et du rĂŽle Ă  faire jouer aux populations de la « RD-Congo ». Tout de suite, des Congolais se mettent  Ă  chercher un messie ou  un sauveur. Tout le monde cite par la magie de la socialisation des exemples tirĂ©s de la Bible. Le peuple de la « RD-Congo » Ă©voque Moise, les  10 commandements de Dieu et la sortie de l’Egypte des enfants d’IsraĂ«l. Et quoi dire d’autre ? Quand la problĂ©matique du mythe ou du sauveur se pose,  des « Congolais critiquent le peuple qui assumerait moins ses responsabilitĂ©s alors que le mythe, pour fonctionner comme il se devait, doit ĂȘtre entretenu afin de rĂ©pondre aux besoins de plusieurs natures, notamment : entretenir l’esprit de la nation, de son unitĂ© et nourrir  la mĂ©moire collective. Et c’est l’instant mĂȘme que les uns s’approprient le mythe. Ils en font un produit privĂ©, un bien familial  alors que le mythe cesse d’à appartenir aux siens et Ă  un camp donnĂ© sauf Ă  celui de la patrie.

    Dans tout ce questionnement intervient l’énigme qui semble diviser, parce que tout simplement incompris  par certains, celle de savoir, dans la situation actuelle de la RD-Congo, un pays sous occupation et subissant une prĂ©dation Ă  outrance , qui doit faire partir « Joseph Kabila » du pouvoir et de la « RD-Congo » :  ses maĂźtres, mĂȘme si c’est par des Ă©lections qu’ils ont toujours promises libres et transparentes aux « Congolais », ou ce sont des populations de la « RD-Congo » qui,  avant tout,  auraient dĂ©terminĂ© les conditions de son dĂ©part et par la suite se seraient sacrifiĂ©s pour enfin liquider, et ce de maniĂšre dĂ©finitive, l’ordre « colonial » qui sĂ©vit sans conteste en RD-Congo.

    Et Ă  ce sujet, il ne faut pas faire comme si l’histoire n’existe pas.  Les « anciens » comme la gĂ©nĂ©ration actuelle  hĂ©sitent ou ne veulent se rĂ©fĂ©rer Ă  l’histoire. Et en faire aujourd’hui allusion  devient mĂȘme un casus belli. Un silence tabou s’installe si dĂ©jĂ  on ne vous accuse  de faire bande Ă  part et de favoriser la dĂ©sunion alors que ce passĂ©, une lutte en prolongation, est porteur d’instructions utiles pour nourrir la bataille actuelle qui se poursuit contre les mĂȘmes maĂźtres et de tout le temps. N’est-on pas condamnĂ© Ă  faire du sur place Ă  vouloir ignorer l’histoire, Ă  se fabriquer et se disputer d’autres messies, d’autres pĂšres de ceci ou de cela, Ă  ressayer des mĂ©thodes qui hier encore ont dĂ©montrĂ© leur limite. Elles n’ont conduit que soit Ă  des  situations d’exil externe ou interne, soit Ă  des prison-martyrs,  gratuites  et presqu’inutiles (le cas de Diomi Ndongala) et Ă  des morts que l’on arrive Ă  peine Ă  transformer Ă  un gain politique. Je crois qu’il faille faire attention quand on a que la foule ou la rue comme arme. Soit on l’utilise et Ă  fond, soit elle vous submerge.

    En conclusion, je dirais, et je doute fort que je sois compris,  mais mon problĂšme n’est pas de  plaire,  que  « Joseph Kabila » est un faux- vrai problĂšme,  et mĂȘme si il ne le serait, on ne pourrait non plus l’ignorer.  Des Congolais que nous sommes se moquent qu’il soit candidat ou pas en 2016. Pour nous, le systĂšme ne doit ĂȘtre ni reformĂ©, ni adaptĂ© comme certains « candidats » annoncĂ©s le chantent Ă  longueur de journĂ©e, mais il doit ĂȘtre aboli. Et c’est Ă  ce niveau que nous Ă©levons le dĂ©bat.

     « Joseph Kabila » ne partira de Kinshasa et du pouvoir que par un coup d’État et par la violence et non par toute autre distraction

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    PrĂ©sident National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, 
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • LA RDC A L’HEURE DU DEBAT SUR LE CHANGEMENT OU LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

    LA RDC A L’HEURE DU DEBAT SUR LE CHANGEMENT OU LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

    Palais du peuple
    Palais du peuple

    Depuis peu, les dĂ©bats sont animĂ©s sur le changement ou la rĂ©vision constitutionnelle en RDC. Le mardi 19 mars 2014, le dialogue inter congolais de la radio Okapi a mĂȘme portĂ© sur  cette problĂ©matique. Parmi les invitĂ©s, l’initiateur de la pĂ©tition portant changement de la Constitution, monsieur Claude Mashala, le SecrĂ©taire national du PPRD. La presse nationale n’est pas restĂ©e en marge d’approche  de la problĂ©matique soulevĂ©e. Cependant Claude Mashala prĂ©cise agir Ă  titre personnel et que son initiative n’engageait ni le PPRD, ni la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle.

    Teneur de la pétition
    La pĂ©tition de Claude Mashala porte sur le changement de la Constitution. Et il sied de rappeler que la rĂ©vision constitutionnelle peut ĂȘtre totale ou partielle. Pour le protagoniste, il y a dans la Constitution actuelle des iniquitĂ©s dont il faut la dĂ©barrasser tout comme cet Ă©tat des choses n’honore pas la RDC. Il  cite le cas des articles portant sur l’organisation administrative  de la RDC, le fameux article 220 ainsi que d’autres articles. L’initiative de la pĂ©tition pour obtenir la rĂ©vision de la Constitution Ă©tant autorisĂ©e en l’article 218 de la mĂȘme Constitution, la dĂ©marche de Claude Mashala qui consiste en la rĂ©colte de 100.000 signatures pour obtenir la rĂ©vision constitutionnelle, n’est donc pas illĂ©gale.
    La rhétorique du débat
    Pour Claude Mashala, qui s’en tient aussi Ă  une dĂ©finition de la Constitution qui veut que celle-ci « soit le condensĂ© historique d’une nation », il n’est pas un pĂ©chĂ© de changer la Constitution du 18 fĂ©vrier 2006 malgrĂ© l’existence de l’article 220 qui limite le nombre des mandats prĂ©sidentiels Ă  deux. Les rĂ©alitĂ©s du pays ayant Ă©voluĂ©, il y a donc lieu de produire une Constitution qui soit adaptĂ©e et qui ne soit pas Ă©crite par ceux dont les mains sont couvertes du sang des Congolais envoyĂ©s ad patres par des rĂ©bellions depuis la rĂ©bellion du RCD-Goma initiĂ©e le 2 aoĂ»t 1998.
    La partie adverse quant Ă  elle, vilipende le fait que l’on cherche un prĂ©texte pour toucher Ă  l’article 220 afin de permettre Ă  Joseph Kabila de se reprĂ©senter une nouvelle fois Ă  la course pour la prĂ©sidence du pays et ne trouve aucune opportunitĂ© quant Ă  ce changement.
    Questions de fond
    Il a Ă©tĂ© remarquĂ© que la RDC est incapable d’arriver au dĂ©coupage territorial et Ă  rĂ©aliser d’autres choses Ă©rigĂ©es en articles dans la Constitution du 18 fĂ©vrier 2006. Ne doit-on donc pas abroger ou modifier les dispositions constitutionnelles qui abordent ces matiĂšres ?
    Si l’on changeait l’article 220 pour rendre illimitĂ© le nombre de mandats qu’un prĂ©sident peut briguer en RDC, sera-ce Ă  l’avantage de Kabila ? Rien ne dit que s’il se reprĂ©sente de nouveau, il va gagner les Ă©lections ou que ce sera seulement lui qui gagnera les prĂ©sidentielles en RDC. Ce changement profite donc Ă  tout Congolais qui peut briguer la prĂ©sidence et ne porte atteinte Ă  aucun principe dĂ©mocratique car les libertĂ©s fondamentales des individus, l’accĂšs au pouvoir via le suffrage universel et la sĂ©paration de trois pouvoirs classiques ne seront pas changĂ©s.
    Somme toute, la rĂ©vision partielle ou totale de la Constitution ne peut donner lieu Ă  aucun trouble dans le pays ni mĂȘme effrayer les adversaires potentiels de Kabila pour les futures prĂ©sidentielles car c’est le peuple qui apprĂ©ciera et arbitrera entre tous les prĂ©sidentiables. Les futurs challengers de Kabila qui ont peur de son poids politique pensent se donner plus de chance de briguer la magistrature en l’absence de Kabila parmi les futurs prĂ©sidentiables. Aussi s’accrochent-ils Ă  tout ce qui, selon eux, peut les aider Ă  arriver Ă  cette fin. Et ce sont eux qui sont  le danger pour le pays car en cas d’échec voire bien avant l’organisation effective de la prochaine prĂ©sidentielle pour autant qu’ils chercheront Ă  manipuler le peuple ainsi que leurs bases pour fomenter troubles ou d’autres types de problĂšmes dans le pays. La crainte de l’adversaire ne doit donc pas justifier la manipulation du peuple pour s’en servir comme d’une bĂȘte de somme.
    Sous d’autres cieux, notamment au SĂ©nĂ©gal, Macky Sall a battu Wade qui a fait deux mandats de suite au pouvoir. C’est autant dire que Kabila n’a pas d’avantages spĂ©ciaux comme il est au pouvoir. Tout dĂ©pend de la pertinence et de l’efficacitĂ© des stratĂ©gies Ă©lectorales Ă  mettre en place par l’opposition pour arriver Ă  gagner la prĂ©sidentielle. Ainsi donc, l’on ne devrait pas diaboliser la fraction  des Congolais qui pensent que la rĂ©vision constitutionnelle, partielle ou totale, conduirait Ă  l’apocalypse ou Ă  l’inanition de la nation congolaise.
    Samy BOSONGO
  • Zuma «doit rembourser les contribuables»

    Zuma «doit rembourser les contribuables»

    Jacob-Zuma-La mediatrice de la Republique en Afrique du Sud accuse son prĂ©sident Jacob Zuma d’avoir « bĂ©nĂ©ficiĂ© indĂ»ment » d’argent publique pour rĂ©nover sa rĂ©sidence secondaire.

    Les travaux effectuĂ©s au domicile privĂ© de Jacob Zuma, incluant une piscine, un amphithéùtre et un enclos pour le bĂ©tail, auraient coĂ»tĂ© 16 millions d’euros aux contribuables.

    Dans un rapport de 450 pages, le protecteur public Thuli Madonsela accuse son président de violer le code éthique sud-africain.

    Elle a déclaré que Jacob Zuma, qui brigue une réélection en mai, devrait rembourser les sommes utilisées pour certaines de ces rénovations non nécessaires.

    La rénovation de la résidence secondaire de Jacob Zuma à Nkandla, dans la province du KwaZulu-Natal, a tourné dans une controverse politique majeure en Afrique du Sud.

    « Le prĂ©sident a tacitement acceptĂ© la mise en Ɠuvre de toutes ces mesures dans sa rĂ©sidence et a bĂ©nĂ©ficiĂ© indĂ»ment d’un Ă©norme investissement de capitaux pour des installations non-sĂ©curitaires Ă  sa rĂ©sidence privĂ©e », a dĂ©noncĂ© Thuli Madonsela, mĂ©diatrice sud-africaine dans son rapport.

    BBC

  • Papa Wemba sort « Blessure » pour rendre hommage Ă  Kester Emeneya

    Papa Wemba sort « Blessure » pour rendre hommage à Kester Emeneya

    Papa Wemba
    Papa Wemba

    -Papa Wemba a sorti la semaine derniĂšre la chanson « Blessure » dans laquelle il rend hommage Ă  King Kester Emeneya, dĂ©cĂ©dĂ© prĂšs de Paris le 13 fĂ©vrier dernier. Le patron de l’orchestre Viva La Musica oĂč Emeneya a Ă©voluĂ© au dĂ©but de sa carriĂšre chante sa douleur aprĂšs la disparition d’« un des gĂ©nĂ©raux de Molokaï », son clan musical. Plusieurs artistes congolais de renom Ă  l’instar de Reddy Amisi et Stino Mubi sont sortis de ce clan.

     
    Depuis la mort de Kester, Papa Wemba ne cesse d’évoquer le talent de ce chanteur dont il a contribuĂ© Ă  faire Ă©clore le talent.
    Dans une interview accordĂ©e Ă  Radio Okapi quelques jours aprĂšs la mort du King, il avait parlĂ© d’un musicien qui a beaucoup contribuĂ© pour faire de Viva La Musica, le grand orchestre qu’il est devenu.
    « Kester Emeneya quand il est venu, il a bouleversé quelques données dans le répertoire de Viva La Musica. Je le dis sincÚrement, il a amené quelque chose en lui », avait-il confié.
    Vous pouvez suivre le clip de la chanson.  Blessure.http://www.youtube.com/watch?v=N6a3pk7jRBk
  • Agitation autour de l’Ă©chĂ©ance 2016-En vĂ©ritĂ©, ce dĂ©bat est pour distraire les Fardc au front !

    Agitation autour de l’Ă©chĂ©ance 2016-En vĂ©ritĂ©, ce dĂ©bat est pour distraire les Fardc au front !

     CENI-RDC1Dans son Ă©dition 1272 du 18 mars 2014, Le Soft publie en page 2 un article reprenant “une dizaine de Chefs d’Etat dont le mandat arrive Ă  Ă©chĂ©ance au cours des prochains mois” : Armando Guebuza de Mozambique, Hifikepunye de la Namibie, Pierre Nkurunziza du Burundi, Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Blaise Compaore du Burkina Faso, Thomas Boni Yayi du BĂ©nin, Ellen Johnson du LibĂ©ria, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Paul Kagame du Rwanda, Ernest Bal Koroma de Sierra LĂ©one et Joseph Kabila de la RDC. “Sur tous les mĂ©dias pĂ©riphĂ©riques – Ă  commencer par notre…Rfi qui, pour des raisons d’audience, a collĂ© sa ligne Ă©ditoriale sur les nouvelles locales, plus particuliĂšrement d’Afrique centrale francophone, on entend rien ou pas grand-chose d’aucune autre Ă©chĂ©ance sauf de la nĂŽtre…“, lit-on dans cet article intitulĂ© ” Jamais nulle part une passation de flambeau n’a Ă©tĂ© une mince affaire”. La question est de savoir pourquoi la RDC, et pourquoi seulement maintenant…

     

     

                Car, Ă  ce moment prĂ©cis, l’actualitĂ© politique, la vraie alors, est celle du front oĂč la montĂ©e en puissance des Fardc, observĂ©e depuis la dĂ©faite du M.23 en octobre-novembre 2013, se consolide dans le Grand Nord au travers des revers que subit la collusion ougandaise Adf et Nalu. Chaque jour qui passe depuis l’enclenchement de l’opĂ©ration Sukola, ces deux forces nĂ©gatives – qui ont oubliĂ© la raison premiĂšre de leur existence, Ă  savoir combattre le rĂ©gime Yowerie Museveni – trouvent un vilain plaisir d’accentuer l’insĂ©curitĂ© qu’ils ont suscitĂ©e en territoire congolais depuis une vingtaine d’annĂ©es.

                A l’instar de leurs compĂšres rwandais des Fdlr – dont les positions sont en train d’ĂȘtre pilonnĂ©es par les forces gouvernementales congolaises (elles ont Ă©galement oubliĂ© la raison premiĂšre de leur existence consistant Ă  combattre le rĂ©gime de Paul Kagame) – les Ă©lĂ©ments Adf-Nalu sont incapables de tirer un seul obus en direction de l’Ouganda.

                Aussi – Ă  l’exception de l’Unita (Angola) qui a cessĂ© d’exister en tant qu’organisation insurrectionnelle – tous les groupes armĂ©s Ă©trangers citĂ©s dans l’Accord de Lusaka du 10 juillet 1999 (ex-Far et milices Interahamwe pour le Rwanda, Adf, Nalu, Lra, Unrf II et Wnbf pour l’Ouganda ainsi que  Funa et Fdd pour le Burundi) ont cessĂ© d’avoir des revendications politiques pour ne plus se livrer qu’Ă  des razzias.

                De ce fait, la seule explication Ă  la persistance de leur prĂ©sence Ă  l’Est de la RDC est l’exploitation illĂ©gale des ressources naturelles congolaises, notamment le fameux coltan, l’or et la cassitĂ©rite plus faciles Ă  emporter et Ă  marchander que le cuivre et le cobalt.

                Si, finalement, la communautĂ© internationale se rĂ©sout Ă  aider la RDC – via la Brigade d’intervention de la Monusco – Ă  Ă©radiquer le phĂ©nomĂšne des groupes armĂ©s congolais et Ă©trangers opĂ©rant dans cette partie du pays, c’est parce qu’elle rĂ©alise Ă  ses dĂ©pens l’effet domino de l’insĂ©curitĂ© sur toute la partie orientale et australe du continent, de l’Egypte Ă  l’Afrique du Sud en passant par l’Ethiopie, l’ErythrĂ©e, le Soudan, le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, le Malawi et Mozambique pendant brĂ»lent la Somalie, la Rca, le Nigeria, le Mali et la Libye.

                Bref, tous les analystes savent qu’en raison de sa position gĂ©ographique, gĂ©opolitique et gĂ©ostratĂ©gique, la RDC est un Ă©lĂ©ment essentiel dans la stabilisation tout comme dans la dĂ©stabilisation partielle ou totale de l’Afrique.

     

    Le bon sens ordonne le ressaisissement

     

                Et voilĂ  qu’au moment oĂč la balance penche considĂ©rablement du cĂŽtĂ© de la stabilisation, surgit un dĂ©bat pour le moins prĂ©maturĂ©. Un dĂ©bat de distraction.

                Apparemment lancĂ© par Rfi et Jeune Afrique, rĂ©cupĂ©rĂ© par la presse locale, l’os (car il en a la structure) suscite tellement de clameur dans le microcosme politico-mĂ©diatique congolais que l’on en vient Ă  observer un dĂ©crochage dans les nouvelles du front.

                 Ce mercredi 19 mars 2014 – juste un exemple – aucun des quotidiens de la place de Kinshasa ne consacre le moindre article d’information aux prouesses des Fardc dans le Grand-Nord. Par contre, le dĂ©bat autour de l’Ă©chĂ©ance 2016 y bat son plein !

                Ce dĂ©bat serait-il inspirĂ© par une main noire ? Rien n’est Ă  exclure. Dans son interview du 30 janvier 2013 au journal belge « Le Soir », l’amĂ©ricain Steve Hedge, chef du panel de l’Onu ayant enquĂȘtĂ© sur les implications Ă©trangĂšres dans l’aventure M.23, avait fait une rĂ©vĂ©lation troublante, de nature Ă  nous interpeller presque 14 mois aprĂšs. A la question « Quand est-ce que cette guerre du M.23 a commencĂ© Ă  ĂȘtre prĂ©parĂ©e ? Et quels ont Ă©tĂ© les premiers signes de l’implication du Rwanda ? », StĂšve Hedge avait rĂ©pondu : « Dans notre rapport final de 2011, nous avions soulignĂ© le fait que des commandants ex-CNDP se prĂ©paraient dĂ©jĂ  Ă  un retour Ă  la guerre, car ils s’attendaient Ă  ce que les Ă©lections prĂ©sidentielles soient trĂšs contestĂ©es. Non seulement Bosco Ntaganda plaçait ses hommes Ă  des postes stratĂ©giques au Nord et au Sud Kivu et contribuait Ă  la manipulation des Ă©lections dans le territoire de Masisi, mais Sultani Makenga, de son cĂŽtĂ©, avait dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  accumuler de trĂšs importantes quantitĂ©s d’armes grĂące Ă  ses rĂ©seaux d’appui dĂ©jĂ  Ă©tablis au Rwanda et en Ouganda. En janvier 2012, Makenga a Ă©chouĂ© dans une premiĂšre tentative de mutinerie Ă  Bukavu, essayant de mobiliser les sympathisants de Vital Kamehre contre la proclamation des rĂ©sultats des Ă©lections prĂ©sidentielles“. Mais, il ajoute : “ Tout en appuyant officiellement la campagne du PrĂ©sident Kabila, les autoritĂ©s rwandaises avaient aussi contactĂ© des membres de l’opposition Ă  Kinshasa pour leur dire que Kabila s’apprĂȘtait Ă  tricher et les inciter Ă  mobiliser leur base pour l’en empĂȘcher ».

                Tout le monde connaßt la suite des événements.

                Au regard de cette dĂ©claration et de ses consĂ©quences politiques, diplomatiques et militaires, personne de raisonnable ne peut un seul instant croire que la dĂ©faite infligĂ©e au M.23 en octobre-novembre 2013,  la dĂ©route en cours de l’Adf-Nalu et celle, inĂ©luctable des Fdlr soient de nature laisser aujourd’hui indiffĂ©rente la main noire dĂ©terminĂ©e Ă  fragiliser le PrĂ©sident Joseph Kabila. Aussi, le choix du moment n’a rien de fortuit. L’agenda cachĂ© pourrait bien, avec ce dĂ©bat, viser la dĂ©motivation et la dĂ©mobilisation des Fardc au front.

                Dans cette Ă©ventualitĂ©, le bon sens ordonne le ressaisissement gĂ©nĂ©ral chez ceux qui ont intĂ©rĂȘt Ă  voir la RDC consolider sa stabilitĂ© encore fragile; ce qui n’arrange pas certaines forces obscures rĂ©putĂ©es, depuis 1960, de tirer profit de l’instabilitĂ© chronique.

                Elles n’ont pas dĂ©sarmĂ© sous Joseph Kasa-Vubu ni sous Joseph Mobutu, encore moins sous Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila. Elles ne peuvent alors pas dĂ©sarmer sous Joseph Kabila.

                C’est aussi pour eux une question de vie ou de mort.

     

    Omer Nsongo die Lema

  • L’UDPS en quĂȘte de stratĂ©gie

    L’UDPS en quĂȘte de stratĂ©gie

    felix-L’UDPS a-t-elle dĂ©cidĂ© de sortir de son silence ? Dans un entretien Ă  Afrikarabia, FĂ©lix Tshisekedi promet une nouvelle stratĂ©gie pour contrer le rĂ©gime de Joseph Kabila et la fin du « mutisme » de l’UDPS.

    Le principal parti d’opposition congolais apparaĂźt plus affaibli que jamais. Depuis la réélection contestĂ©e de Joseph Kabila en novembre 2011, l’UDPS s’est murĂ© dans un silence assourdissant, pratiquant le boycott de l’AssemblĂ©e nationale, ou des Concertations nationales initiĂ©es par le pouvoir. Une politique de la chaise vide qui n’a pas permis au leader du parti, Etienne Tshisekedi, 81 ans, de s’imposer comme le patron de l’opposition. Le « sphinx de Limete » s’est autoproclamĂ© prĂ©sident de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo en lieu et place de Joseph Kabila. Et mĂȘme si le scrutin chaotique de 2011 est considĂ©rĂ© comme « non crĂ©dible » par la communautĂ© internationale, Tshisekedi s’est isolĂ© dans son rĂŽle de « prĂ©sident » sans pouvoir, que tout le  monde a fini par ignorer. Certains de ses cadres ont prĂ©fĂ©rĂ© quitter le navire pour siĂ©ger Ă  l’AssemblĂ©e nationale ou participer aux Concertations.

    Pendant ce temps, deux « jeunes loups » de l’opposition ont profitĂ© de ce vide mĂ©diatique pour s’imposer sur le devant de la scĂšne. Le premier s’appelle Martin Fayulu. Le chef de l’EcidĂ© a lancĂ© une pĂ©tition, « Sauvons le Congo« , demandant la dĂ©mission du prĂ©sident de la commission Ă©lectorale (Ceni), Apolinaire Malu-Malu, avec un certain retentissement. Le second est Vital Kamerhe, le prĂ©sident de l’UNC,  qui s’est taillĂ© un costume de « super opposant » aprĂšs les mĂ©saventures de sa « caravane pour la paix » dans l’Est du pays (voir notre article). Dans ce contexte, l’UDPS et son leader vieillissant cherchent Ă  rebondir. Le fils d’Etienne Tshisekedi, FĂ©lix, nous a accordĂ© un entretien depuis Bruxelles sur l’avenir du premier parti d’opposition congolais.

    – Afrikarabia : L’UDPS n’est plus vraiment audible aujourd’hui dans l’opposition congolaise. Allez-vous continuer votre stratĂ©gie du silence ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : Nous allons dĂ©sormais nous faire entendre. Il y a deux semaines, ici en Belgique, nous avons rĂ©uni tous les responsables de l’UPDS de l’extĂ©rieur. Nous avons passĂ© en revue tous nos problĂšmes. TrĂšs bientĂŽt nous enverrons une dĂ©lĂ©gation Ă  Kinshasa, que je vais conduire, et qui va rencontrer le prĂ©sident (Etienne Tshisekedi, ndlr) pour voir ce qu’il y a lieu de faire. Je vous le promets, on entendra parler de nous.

    – Afrikarabia : Vous avez refusĂ© que les dĂ©putĂ©s de l’UDPS siĂšgent Ă  l’AssemblĂ©e nationale ainsi qu’aux Concertations lancĂ©es par le prĂ©sident Joseph Kabila. Allez-vous continuer Ă  tout boycotter ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : C’est pour ces raisons que nous nous sommes rĂ©unis Ă  Bruxelles,  pour analyser toutes ces prises de position et voir dans quelles mesures on peut en revoir certaines ou en requalifier d’autres. Ce n’est pas Ă  moi de dire ce qu’il faudra faire, cela reviendra Ă  notre prĂ©sident. Mais je peux vous certifier qu’à l’avenir la position de l’UDPS sera entendue et dĂ©fendue.

    – Afrikarabia : Le silence de l’UDPS c’est donc fini ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : Le mutisme c’est fini. Nous allons communiquer, expliquer pourquoi il y a eu ce mutisme. Nous communiquerons beaucoup plus.

    – Afrikarabia : Dans le contexte d’un nouveau gouvernement d’union nationale, l’UDPS pourrait-elle y participer ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : Il n’est pas question pour nous d’entrer dans un quelconque gouvernement d’union nationale. Nous sommes toujours sur le contentieux Ă©lectoral de 2011. Nous estimons avoir gagnĂ© les Ă©lections et tout ce que fait Kabila et son camp n’est qu’imposture. Ce nouveau gouvernement d’union nationale sera illĂ©gitime pour nous.

    – Afrikarabia : Allez-vous vous rapprocher d’autres partis d’opposition comme le MLC de Jean-Pierre Bemba, toujours dĂ©tenu Ă  la Cour pĂ©nale internationale de La Haye ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : Pour le moment, c’est une option qui n’est pas levĂ©e avec le MLC ou tout autre parti. L’UDPS est ouverte Ă  toutes les discussions pour voir si cela vaut la peine de constituer des alliances ou pas.

    – Afrikarabia : Pourriez-vous vous rapprocher de l’UNC de Vital Kamerhe ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : Je vous ferais la mĂȘme rĂ©ponse. Nous Ă©changeons de temps et temps, mais il n’y a pas d’alliance formelle.

    – Afrikarabia : Il paraĂźt peu probable qu’en 2016, votre pĂšre, Etienne Tshisekedi qui a 81 ans, dĂ©cide de se reprĂ©senter Ă  l’élection prĂ©sidentielle. Comment allez-vous aborder ces nouvelles Ă©chĂ©ances Ă©lectorales ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : Peu probable, c’est vous qui le dites. L’avenir appartient Ă  Dieu. Mais que ce soit Etienne Tshisekedi ou un autre, l’UDPS prendra rendez-vous aux prochaines Ă©lections, si elles sont dĂ©mocratiques et transparentes.

    – Afrikarabia : Un congrĂšs du parti est fixĂ© pour 2015, la succession d’Etienne Tshisekedi est-elle Ă  l’ordre du jour ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : Pour le moment, non. Notre prochain congrĂšs n’a pas pour vocation de trouver un successeur Ă  Etienne Tshisekedi, mais de lever les grandes options politiques.

    – Afrikarabia : Vous seriez prĂȘt pour assurer la relĂšve Ă  la tĂȘte de l’UDPS ?

    – FĂ©lix Tshisekedi : La relĂšve, ce n’est pas qu’une seule personne. La relĂšve ce sont toutes les personnes qui ont accompagnĂ© Tshisekedi dans son combat. La relĂšve reposera sur les Ă©paules de toute une gĂ©nĂ©ration : la gĂ©nĂ©ration Tshisekedi.

    – Afrikarabia : Dans la perspective de l’élection prĂ©sidentielle de 2016, souhaitez-vous un positionnement plus clair de Joseph Kabila, que la Constitution actuelle interdit de briguer un nouveau mandat ?

    – FĂ©lix Tshisekedi :  Pour nous Kabila est Ă©liminĂ© depuis 2011, il n’a plus Ă  se reprĂ©senter. Mais nous avons des informations qui nous indiquent que Joseph Kabila est en train de prĂ©parer un rĂ©fĂ©rendum pour soumettre Ă  la population une modification de la Constitution. C’est une manoeuvre politique supplĂ©mentaire destinĂ©e Ă  provoquer les Congolais et nous en tirerons les consĂ©quences qu’il faudra.

    Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Politique monĂ©taire : la BCC Ă  l’Ăšre de la restructuration de son

    Politique monĂ©taire : la BCC Ă  l’Ăšre de la restructuration de son

    bcc-Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Déogratias Mutombo Mwana
    Nyembo a présidé, le vendredi 14 mars 2014, la 2Úme réunion du Comité
    de politique monĂ©taire pour l’annĂ©e 2014, et la 10Ăšme depuis son
    avĂšnement Ă  la tĂȘte de l’Institut d’Emission.
    Parmi les grandes mesures prises lors de cette rĂ©union d’orientation
    de la politique monétaire, il y a la restructuration du cadre
    opérationnel.
    Trois modifications majeures ont été ainsi décidées:
    – Le coefficient de la rĂ©serve obligatoire est fixĂ© Ă  8% pour les
    dépÎts à vue et à 7% pour ceux à terme en ce qui concerne les devises
    étrangÚres. Et il est à 7% pour les dépÎts en vue et à 3% pour ceux à
    terme pour la monnaie nationale ;
    – Le Billet de TrĂ©sorerie << BTR >> s’appellera dĂ©sormais BON BCC ;
    – L’Ă©largissement de la maturitĂ© des bons BCC via l’Ă©mission d’un
    nouveau titre de trois mois. Les conditions de soumissions n’ont pas
    changĂ©, conformĂ©ment Ă  l’instruction n°20 de la Banque centrale.
    Ci-dessous le communiqué de presse sanctionnant la réunion du CPM du
    vendredi 14 mars 2014 :
    Le comitĂ© de politique monĂ©taire de la Banque Centrale du Congo s’est
    réuni ce vendredi 14 mars 2014 sous la présidence de monsieur le
    Gouverneur, pour sa deuxiĂšme rĂ©union ordinaire de l’annĂ©e.

    Les Ă©changes ont globalement portĂ© sur l’analyse de la conjoncture
    Ă©conomique tant nationale qu’internationale ainsi que des mesures
    idoines de politique monétaire à mettre en place eu égard au contexte
    actuel.
    A cet effet, il convient de retenir ce qui suit:

    1. Analyse de la conjoncture

    Sur le plan international :
       Sous l’initiative du FMI, les experts internationaux se sont rĂ©unis
    les 25 et 26 février 2014 à Rabat pour une conférence internationale
    sur les enjeux socio-économiques de la volatilité des prix de produits
    alimentaires. Cette conférence visait à rehausser la qualité de prise
    de décision afin de prévenir les crises alimentaires pouvant résulter
    des hausses subites des prix de produits de premiÚre nécessité.
       Au cours de cette conférence, il a été également souligné le rÎle
    important que jouent les Banques centrales pour éviter la transmission
    au reste de l’Ă©conomie, de l’impact de l’augmentation des prix
    alimentaires par la pratique d’une politique de ciblage de
    l’inflation.

    Dans la Zone euro, le taux de chĂŽmage et celui de l’inflation sont
    demeurés stables au mois de février 2014, soit respectivement 12 % et
    0,8% comme le mois précédent.

    Aux États-Unis, l’indice de la confiance des consommateurs a progressĂ©
    au mois de février 2014 par rapport au mois de janvier suite à
    l’optimisme des consommateurs au regard des perspectives de l’Ă©conomie
    américaine aprÚs les intempéries hivernales.
       En ce qui concerne les économies émergentes qui ont contribué à
    soutenir la croissance mondiale depuis la derniĂšre crise financiĂšre,
    elles semblent prĂ©senter des signes d’essoufflement Ă  la suite
    notamment des mesures de mise à terme de la politique monétaire ultra
    accommodante aux U.SA.

    Sur le plan national :
       A la derniĂšre semaine de fĂ©vrier, l’Ă©volution de l’inflation demeure
    sous contrĂŽle. Le taux hebdomadaire s’est situĂ© Ă  0,04 %, soit 0,14 %
    en rythme mensuel et 0,25 % en cumul annuel. Sur base des réalisations
    des 9 premiĂšres semaines de 2014 et en l’absence des chocs Ă©ventuels,
    le taux d’inflation escomptĂ© Ă  fin d’annĂ©e se situerait Ă  1,47 %. En
    glissement annuel, le taux d’inflation s’Ă©tablit Ă  1,19 % contre une
    cible de 3,7 %.
       Concernant le marché des changes, le mois de février a été marqué par
    une stabilité sur les différents segments avec un taux indicatif à
    929,39 CDF/USD et un cours parallĂšle Ă  937,25 CDF/USD. D’un mois Ă 
    l’autre, la monnaie nationale s’est dĂ©prĂ©ciĂ©e de 0,3 % Ă 
    l’interbancaire tandis qu’au parallĂšle, il a Ă©tĂ© notĂ© une apprĂ©ciation
    de 0,1 %. Aussi, la Banque Centrale poursuit ses achats des devises
    sur le marchĂ© en vue, d’une part, de pourvoir aux besoins de
    l’Ă©conomie, notamment des miniers et pĂ©troliers producteurs qui paient
    dĂ©sormais leurs taxes et impĂŽts en monnaie nationale et d’autre part
    de conforter ses réserves de change qui représentent à ce jour 8,5
    semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.
       Quant au marché monétaire, les transactions effectuées sur le guichet
    des facilités permanentes au cours du mois de février ont atteint
    59,90 milliards de CDF, portant le cumul annuel Ă  106,30 milliards de
    CDF contre 54,42 milliards pour toute l’annĂ©e 2013.
       A l’interbancaire, les opĂ©rations dĂ©nouĂ©es se sont chiffrĂ©es Ă  185,40
    milliards de CDF, soit 239,40 milliards de CDF en cumul annuel.
       A fin fĂ©vrier 2014, l’encours BTR a flĂ©chi Ă  140.34 milliards CDF
    contre 152,15 milliards enregistré un mois plus tÎt, traduisant ainsi
    une injection mensuelle de liquidité de 11,81 milliards de CDF. Cette
    injection qui est en ligne avec la mise en oeuvre des derniĂšres
    mesures de dédollarisation visant à percevoir les impÎts, droits et
    taxes dus au Trésor par les miniers et pétroliers en monnaie
    nationale, rĂ©pond Ă  la nĂ©cessitĂ© d’une adaptation de la liquiditĂ© au
    contexte économique du moment.

    2. Mesures de Politique Monétaire

       En vue de l’optimisation du processus de mise en oeuvre de sa
    politique monétaire, la Banque Centrale vient de procéder à une
    restructuration de son cadre opérationnel.
       En effet, au regard de la consolidation du cadre macro-économique
    attestĂ©e par le maintien d’une croissance robuste sur fond d’une
    stabilitĂ© des prix et du taux de change d’une part, et de la poursuite
    du processus de dĂ©dollarisation de l’Ă©conomie et de l’ouverture, dans
    un avenir proche, du guichet de refinancement long visant Ă  stimuler
    l’offre du crĂ©dit, d’autre part, il s’est avĂ©rĂ© nĂ©cessaire de mettre
    sur pied un cadre propice permettant aux banques d’accompagner
    efficacement les actions du Gouvernement et de la Banque Centrale.
       A cet effet, trois modifications ont Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©es ce jour, il s’agit de :

    1. La poursuite de la discrimination du coefficient de la réserve
    obligatoire suivant la maturité et la monnaie de constitution de
    dépÎt. A cet effet, le coefficient de la réserve obligatoire est fixé
    comme suit :
       Pour les dépÎts en devises, 8 % pour les dépÎts à vue et 7 % pour les
    dépÎts à terme.
       Pour les dépÎts en monnaie nationale, 7 % pour les dépÎts à vue et 3
    % pour les dépÎts à terme.

    2. Le changement de l’appellation du titre Ă©mis par [a Banque Centrale
    du Congo qui ne sera plus appelé Billet de Trésorerie mais désormais
    BON BCC ;
    3. Elargissement de la maturitĂ© des bons BCC via l’Ă©mission d’un
    nouveau titre de trois mois. Les conditions de soumissions demeurent
    celles en vigueur, conformĂ©ment Ă  l’instruction n°20 de la Banque
    Centrale.
       Enfin, le ComitĂ© de politique monĂ©taire informe l’opinion nationale
    de la publication depuis la fin du mois de février 2014, du Rapport
    sur la conduite de la politique monĂ©taire au cours de l’annĂ©e 2013
    ainsi que des rĂ©sultats des premiĂšres enquĂȘtes sur les conditions
    d’octroi de crĂ©dit. Toutes ces publications sont disponibles Ă  la
    BibliothĂšque de la BCC et sur son site WEB.

    Je vous remercie.

    Fait Ă  Kinshasa, le 14 mars 2014
    Deogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO
    Président

  • Muslim School Holidays Bronx Community Forum

    Muslim School Holidays Bronx Community Forum

    Recognition, inclusion and respect: Add Muslim Holidays to New York School Calendar

  • Qui dirigera la RDC aprĂšs Joseph KABILA ?

    Qui dirigera la RDC aprĂšs Joseph KABILA ?

     jean_claude_katendePar  Me Jean Claude KATENDE : PrĂ©sident National de l’ASADHO.
    I.                  Introduction
    Avant d’aller loin dans notre rĂ©flexion sur cette question essentielle pour notre nation, nous nous devons de prĂ©ciser que cet article n’est pas Ă©crit pour ou contre quelqu’un. Il est motivĂ©, d’une part,  par le souci que nous nous  faisons au sujet de l’avenir de notre pays, mais aussi par le devoir de maintenir le dĂ©bat sur cette question dont la rĂ©ponse aura des consĂ©quences considĂ©rables tant sur nous-mĂȘmes que sur les toutes les populations congolaises et sur la rĂ©gion de Grands Lacs, d’autre part.
    Prise sous cet angle, cette question est essentielle  mĂ©rite qu’on y rĂ©flĂ©chisse dĂšs maintenant.
    En 2006, le Président Joseph KABILA commençait son premier mandat de 5 ans dont le terme a été atteint en 2011.
    En 2011, dans les conditions que tout le monde connait, le PrĂ©sident Joseph KABILA a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© vainqueur des Ă©lections de novembre 2011 par la Cour SuprĂȘme de Justice. Il a ainsi commencĂ© son deuxiĂšme mandat qui va prendre fin en 2016.
    Va-t-il briguer un troisiÚme mandat ?
    Aux termes de l’article 70  de la Constitution, il est disposĂ© que «Le PrĂ©sident de la RĂ©publique est Ă©lu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ». Donc, le PrĂ©sident Joseph KABILA  ne pourra plus se reprĂ©senter pour un troisiĂšme mandat.
    Toute attentive de sa part ou de la part de ses partisans de modifier ou de faire modifier cette disposition pour lui offrir la possibilitĂ© d’obtenir un autre mandat ne constituerait qu’une violation inacceptable de l’article 220 de la mĂȘme Constitution.  Cette disposition exclut toute rĂ©vision du nombre et de la durĂ©e des mandats du PrĂ©sident de la RĂ©publique.
    Envisager la rĂ©vision de cette disposition constitutionnelle porterait atteinte aux acquis dĂ©mocratiques et risquerait de plonger encore notre pays dans une autre crise dont le peuple n’a plus besoin[1]. Comme disait Patrice LUMUMBA : « AprĂšs l’indĂ©pendance, le peuple a besoin de manger du pain. Le peuple congolais a trop souffert des crises Ă  rĂ©plĂ©tion, maintenant il veut travailler et manger calmement son pain.
    Faisant foi aux déclarations des uns et des autres, et selon lesquelles les dispositions constitutionnelles relatives au  nombre et à la durée du mandat du Président de la République ne seront pas révisées, nous pouvons nous dire que nous allons vers  une alternance pacifique et démocratique en République Démocratique du Congo en 2016.
    Connaissant l’incapacitĂ© des hommes/femmes politiques congolais Ă  respecter  la parole donnĂ©e, nous appelons toutes les forces dĂ©mocratiques Ă  rester vigilantes car la question de la rĂ©vision constitutionnelle pour permettre au PrĂ©sident Joseph KABILA de briguer un troisiĂšme mandat n’est pas encore close. Tout peut arriver

    En nous fondant sur les dĂ©clarations actuelles des tĂ©nors du camp du PrĂ©sident Joseph KABILA[2], nous pouvons nous dire qu’en 2016 la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo aura un autre PrĂ©sident qui sera issu de l’une des composantes de notre sociĂ©tĂ© (majoritĂ© prĂ©sidentielle, opposition ou sociĂ©tĂ© civile).
    Alors qui sera-t-il ?
    II.                Le profil du futur Président.
     
    Le contexte national, régional et international actuel exigera que celui/celle qui dirigera la RD Congo  réponde au profil suivant :
    1.     Etre un rassembleur.
     
    Au-delĂ  du fait qu’il doit remplir les conditions fixĂ©es par la Constitution et auxquelles  il sied d’ajouter  une vision pour le Congo et un niveau d’étude suffisant,  il devra ĂȘtre capable de mobiliser au-delĂ  de son courant idĂ©ologique, de son parti, de sa tribu et de sa province d’origine.
     
     Il devra  rassembler les congolais avant, pendant et aprÚs les élections qui vont les porter au pouvoir.
    Sa capacitĂ© de rassembler devra transparaitre tant dans ses discours que dans ses actes. Les discours Ă  eux seuls ne suffiront pas pour convaincre les gens et pour les mobiliser vers un objectif commun qui sera de reconstruire les cƓurs dĂ©truits par plusieurs dĂ©ceptions politiques  et  le pays dĂ©truit par plusieurs annĂ©es de guerre.
    C’est ici oĂč beaucoup de responsables politiques congolais, voire les plus charismatiques,  ont lamentablement Ă©chouĂ©. De Patrice LUMUMBA au PrĂ©sident Joseph KABILA, personne n’échappe Ă  cette critique.
    Pour atteindre ce profil, la femme ou l’homme qui dirigera le Congo devra savoir que la situation actuelle de notre pays lui exige d’avoir non seulement la compĂ©tence pour diriger mais aussi un cƓur pour pardonner. Seule cette attitude peut lui permettre de rassembler, de mettre ensemble les vainqueurs et les vaincus.
    Il devra faire aussi l’effort de ne pas s’entourer, en grand nombre, des hommes et des femmes issus de sa tribu, de son clan ou de sa province comme nous le voyons chez beaucoup de leaders congolais aujourd’hui.
    La situation actuelle du pays l’appelle à faire un grand rassemblement des hommes et des femmes issus de tout le Congo.
    2.     Capable  de garantir la sécurité du Président  Joseph KABILA et de sa famille.
     
    Cette question ne fait pas souvent objet de dĂ©bat alors qu’elle est au cƓur mĂȘme de l’alternance au pouvoir surtout en Afrique oĂč ceux qui sont au pouvoir se croient tout permis. La peur d’aller vivre en exil,  d’ĂȘtre trainĂ© devant la justice comme un simple citoyen, pousse certains chefs d’Etat africains Ă  modifier la Constitution  indĂ©finiment et Ă  chercher Ă  se maintenir au pouvoir Ă  tout prix.
    Pour le cas de la R.D.Congo, nous sommes sĂ»rs qu’il y a plusieurs congolais qui n’attendent que le PrĂ©sident Joseph KABILA ne soit plus au pouvoir pour lui rĂ©gler le compte pour  tous les crimes( vrais ou faux, avĂ©rĂ©s ou supposĂ©s )qu’ils auraient subis de sa part.
    Nous, nous refusons de porter un jugement de valeur sur ce que ces congolais pensent, ils peuvent avoir raison, tout comme ils peuvent avoir aussi tort. Mais nous estimons que pour Ă©crire une nouvelle histoire du Congo, nous sommes appelĂ©s Ă  tourner la page des prĂ©sidents qui vont mourir en exil, des prĂ©sidents qu’on assassine
 Nous devons donner l’occasion Ă  nos anciens prĂ©sidents de rester et de vivre paisiblement dans notre pays. Le cas des anciens Vice PrĂ©sidents  de la RĂ©publique  Messieurs ZAIDI, RUBERWA et YERDODIA est dĂ©jĂ  un bon exemple.
    MĂȘme si le PrĂ©sident KABILA  et ses partisans n’ont jamais abordĂ© cette question, par orgueil ou par modestie,  la femme ou l’homme qui devra diriger le Congo devra y rĂ©flĂ©chir pour y apporter une rĂ©ponse capable de renforcer notre dĂ©mocratie et garantir la paix Ă  tous.
    Pour notre part, nous estimons que le Congo gagnerait beaucoup en garantissant et en assurant une existence paisible au PrĂ©sident Joseph KABILA et Ă  sa famille.  Ils devront ĂȘtre libres de choisir leur lieu de rĂ©sidence, en RD Congo ou Ă  l’étranger, sans craindre pour leur vie et pour leur avenir. En agissant ainsi, on donnerait Ă  la RD Congo la chance de grandir et d’avoir d’autres mƓurs politiques.
    MĂȘme dans le cas oĂč les adaptes de la thĂšse de poursuivre en justice( bien sĂ»r si les crimes commis sont avĂ©rĂ©s),  le PrĂ©sident Joseph KABILA devra bĂ©nĂ©ficier de toutes les garanties constitutionnelles relatives au procĂšs juste et Ă©quitable.
    3.     Capable de concilier la lutte contre l’impunitĂ© et  la rĂ©conciliation nationale.
     
    Les conflits armĂ©s, la rĂ©pression aveugle de toute constatation politique ou sociale, les fraudes Ă©lectorales de novembre 2011, l’impunitĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e dont sont bĂ©nĂ©ficiaires les auteurs de toutes les violations des droits humains
, ont Ă©tĂ© Ă  la base de frustrations au sein des populations civiles.  Ces frustrations ont provoquĂ© un besoin de plus en plus accroissant  de justice dans le chef des victimes qui veulent Ă  tout prix, avec raison bien sĂ»r, que les auteurs soient punis.
    Mais aussi dans un contexte comme le notre, le besoin de réconciliation est toujours présent. Réconciliation entre la classe politique et le peuple, la réconciliation entre les victimes et les bourreaux

    La justice et la rĂ©conciliation ne s’excluent pas. Elles peuvent marcher ensemble. L’essentiel est que le processus qui conduit Ă  la justice et Ă  la rĂ©conciliation ne soit pas affectĂ© par l’hypocrisie et la moquerie.  Il doit ĂȘtre honnĂȘte et juste.
     
    Pour garantir que ce processus conduise Ă  la consolidation de la paix et permette aux citoyens  congolais de se mettre encore ensemble, il n’y a aucun doute que le PrĂ©sident qui succĂ©dera au PrĂ©sident  Joseph KABILA, qu’il soit de la majoritĂ© ou de l’opposition,  devra se mettre en tĂȘte qu’il y jouera un rĂŽle trĂšs important.
    La réussite de ce processus dépendra en grande partie de lui.
    4.     Capable de concilier les intĂ©rĂȘts du Congo avec ceux des Etats voisins.
    La RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo est le plus riches de tous les Etats de  la rĂ©gion des Grands Lac en considĂ©ration des ressources naturelles dont elle dispose. Il nous semble mĂȘme que ce pays n’a pas encore rĂ©vĂšle tout ce qu’il contient comme ressources. Plus les moyens technologiques deviendront performants, plus nous dĂ©couvrirons encore d’autres ressources.
    Ces ressources ont toujours suscitĂ© la convoitise de certains des Etats voisins qui veulent maintenir une situation permanente de guerre Ă  l’Est pour avoir accĂšs auxdites ressources.
    Pour garantir des conditions sĂ©curitaires qui permettent aux Etats voisins de respecter nos frontiĂšres et de favoriser une coopĂ©ration politique et Ă©conomique basĂ©e sur l’observance des conventions rĂ©gionales et internationales,  le nouveau prĂ©sident devra initier plusieurs actions internes pour rĂ©former en  profondeur nos services de sĂ©curitĂ© et notre justice.
    Cette reforme exigera de lui des actions courageuses, car il est possible que cela créé des mécontentements au niveau national et international.
    Il devra travailler dans le sens que tous les projets/programmes d’intĂ©rĂȘts communs entre nous et nos voisins soient mis en place avec une vue d’accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement Ă©conomique et social de la RĂ©publique DĂ©mocratique du  Congo, mais aussi de favoriser la solidaritĂ© dans notre sous rĂ©gion.
    Notre diplomatie dans la  sous rĂ©gion devra ĂȘtre renforcĂ©e en mettant Ă  sa disposition des hommes/femmes rompus en la matiĂšre, des moyens matĂ©riels et financiers proportionnels aux dĂ©fis qui se posent dans sous rĂ©gion de grands lacs.
    Il devra travailler Ă  reconstruire la confiance avec les Etats voisins et Ă  mettre notre nation Ă  l’abri de toutes les actions malveillantes de ceux qui ne veulent pas de la stabilitĂ© du Congo.
    Il doit ĂȘtre un homme/femme qui sait placer l’intĂ©rĂȘt du Congo au dessus de ceux des autres nations. Mais qui sait aussi faire des concessions quand cela va dans le sens de garantir ou de protĂ©ger l’intĂ©rĂȘt du peuple congolais. Lesdites concessions ne peuvent jamais porter sur la cession d’une partie de notre pays Ă  un autre Etat.
    5.     Capable de concilier les intĂ©rĂȘts du Congo avec ceux des autres Etats du monde.
    Dans ce domaine, le nouveau PrĂ©sident devra agir de telle sorte que la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo devienne un pays qui anticipe les Ă©vĂ©nements/dĂ©cisions et qui met en place des politiques/programmes qui nous permettre d’influencer la politique internationale.
    Il devra mettre fin progressivement au Congo qui ne fait que subir des Ă©vĂ©nements, de fois par notre propre faute, surtout par manque de stratĂ©gie d’anticipation.
    Quelqu’un a dit avec raison que les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intĂ©rĂȘts. Nous, nous disons que les intĂ©rĂȘts partagĂ©s sont Ă  la base d’une relation stable entre un Etat et les autres.
    Personne ne peut perdre de vue que les ressources naturelles du Congo intĂ©ressent tous les Etats du monde(les Etats Unis, la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, la Chine
). La ruĂ©e vers ces ressources mettra toujours les intĂ©rĂȘts du Congo en face des intĂ©rĂȘts de ces autres Etats.
    Depuis LĂ©opold II, notre pays a toujours suscitĂ© la convoitise de beaucoup d’Etats Ă©trangers.  Nul ne peut oublier qu’à la ConfĂ©rence de Berlin en 1885, les autres Etats prĂ©sents avaient acceptĂ© que  LĂ©opold II prenne le Congo Ă  condition d’ouvrir notre pays ou une partie de notre pays au commerce international.
    Au regard de ce qui se passe aujourd’hui, il nous semble que le monde occidental n’a pas totalement changĂ© sa conception Ă  ce sujet.  La guerre que le Congo subit depuis plus de deux dĂ©cennies vise Ă   crĂ©er une situation d’insĂ©curitĂ© permanente pour permettre Ă  certains Etats et ou entreprises d’accĂ©der par force aux ressources naturelles de notre pays.
    Aujourd’hui la situation a Ă©voluĂ© dans le sens qu’il est possible de concilier le besoin des multinationales d’exploiter nos ressources avec celui de participer au dĂ©veloppement Ă©conomique et social du Congo.
    Le futur prĂ©sident devra ouvrir stratĂ©giquement l’exploitation de nos ressources aux multinationales qui satisfont aux conditions posĂ©es par nos lois, d’une part, et  pousser le Gouvernement Ă  investir les revenus gĂ©nĂ©rĂ©s par nos ressources naturelles  dans les secteurs prioritaires pour les populations.
    Ce qui arrive souvent est que les responsables politiques détournent les revenus générés par ces ressources à leur profit en laissant le peuple croupir dans la pauvreté.
    Le prĂ©sident devra concilier ces intĂ©rĂȘts pour le bien non seulement de notre peuple mais aussi pour celui des partenaires de notre pays.
    6.      Assurer la lutte contre la corruption
    En RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, la corruption est devenue une urgence nationale contre laquelle tout le peuple,  les responsables politiques en tĂȘte, devra se lever. Les dĂ©gĂąts  que la corruption cause Ă  notre pays ont Ă©tĂ© stigmatisĂ©s par tout le monde mais personne ne pose des actes de nature Ă  renverser la tendance.
    Les diffĂ©rents gouvernements que notre pays a connus depuis bientĂŽt deux dĂ©cennies se sont contentĂ©s de lancer des slogans du genre « TolĂ©rance ZĂ©ro » ou de signer de pacte  anti corruption, mais rien de sĂ©rieux n’a jamais Ă©tĂ© fait pour rĂ©duire la corruption.
    Nous avons l’impression que quand il s’agit de lutter contre la corruption, en vue de favoriser  la transparence et la bonne gouvernance,  tous  les hommes/femmes politiques congolais ont la bouche qui parle, mais les mains pour agir sont liĂ©es. Par qui ? Nous ne le savons pas.
    Il nous semble que le premier secret pour lutter contre la corruption soit d’avoir soi mĂȘme des mains propres.
    Il est difficile de rĂ©ussir des  programmes politiques, Ă©conomiques et sociaux profitables au peuple dans un pays oĂč la corruption est devenue un flĂ©au acceptĂ© par tous.
    Le futur PrĂ©sident devra ĂȘtre capable de mettre fin Ă  cet Ă©tat de chose en prenant mĂȘme des actions qui peuvent le rendre impopulaire pour un temps. Pour y arriver, il doit ĂȘtre lui-mĂȘme un monsieur ou une dame « propre » et ĂȘtre reconnu comme tel par la majoritĂ© de congolais.
    7.     Capable de faire de la police et de l’armĂ©e des institutions rĂ©publicaines.
    L’une des tares qui affectent encore la police et l’armĂ©e de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo est qu’elles  se comportent toujours comme des gardiennes  du pouvoir en place, malgrĂ© ce qui est dit dans notre constitution.
    Au sujet de la Police, l’article 183 de la Constitution dispose que « la Police nationale est apolitique. Elle est au service de la Nation congolaise. Nul ne peut la  dĂ©tourner Ă  ses fins propres ». Alors que pour ce qui  est de l’ArmĂ©e, l’article  188 de la Constitution dispose que « Les Forces armĂ©es sont rĂ©publicaines. Elles sont au service de la Nation toute entiĂšre. Nul ne peut, sous peine de haute trahison, les dĂ©tourner Ă  ses fins propres. Elles sont apolitiques et soumises Ă  l’autoritĂ© civile ».
     
    En pratique, il y a lieu de constater que les deux corps sont trÚs instrumentalisés par les responsables politiques de notre pays.
    Le massacre des adeptes de Bundu dia Kongo(en 2007) et le carnage des adeptes du prophÚte MUKUNGUBILA(en décembre 2013) sont des exemples éloquents pour appuyer notre constat.
    La rĂ©pression brutale   des manifestations pacifiques des partis de l’opposition est encore une illustration de ce que notre police est Ă  capable de faire en violation des lois.
    Le futur PrĂ©sident de la RĂ©publique devra faire tout pour que la Police et l’ArmĂ©e soient au service de la nation comme le dit la Constitution. Elles doivent cesser d’ĂȘtre au service du rĂ©gime et contre le peuple.
     III.  La Classe politique actuelle de la République Démocratique du Congo.
    En rapport avec ce profil,  la question que nous nous posons est celle de savoir si dans notre classe politique actuelle (majorité/opposition) nous avons un homme ou une femme qui répond à ce profil ?  Chacun de nous peut répondre à cette question.
    Pour nous, nous croyons qu’au sein de notre classe politique,  nous avons des hommes/femmes capables de travailler durement, de se transformer pour revĂȘtir ce profil d’ici les Ă©lections prĂ©sidentielles de 2016. Ils peuvent se muer en devenant des hommes/femmes d’Etat capables de relever les dĂ©fis qui se posent Ă  notre pays.
    L’une  de grandes qualitĂ©s du feu PrĂ©sident Sud africain MANDELA est que, aprĂšs sa sortie de prison, celui qui Ă©tait seulement un chef d’un parti s’était muĂ© en un prĂ©sident au service de la dĂ©mocratie et du progrĂšs.
    Dans la prĂ©face du livre de Nelson MANDELA intitulé «  Conversations avec moi-mĂȘme » ; le PrĂ©sident Barack OBAMA, dit ceci  de MANDELA : « Sa vie, d’ailleurs, nous raconte une histoire aux antipodes du cynisme et du fatalisme qui affligent si souvent notre monde. Un prisonnier est devenu un homme libre ; un hĂ©ros de la libertĂ© a proclamĂ© la rĂ©conciliation ; un chef de parti s’est muĂ© en un prĂ©sident au service de la dĂ©mocratie et du progrĂšs ».
    Muez-vous Mesdames et Messieurs, car en 2016, le peuple sera trÚs exigeant à votre égard.
     


    [1]  AbbĂ© FĂ©licien MAWANAMA, SecrĂ©taire  GĂ©nĂ©ral Adjoint  de la ConfĂ©rence Episcopale de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, disait que « toucher Ă  la limitation du nombre et de la durĂ©e des mandats du PrĂ©sident de la RĂ©publique risquerait de porter un coup dur Ă  la cohĂ©sion nationale »(Lire l’article sur Jeuneafrique.com : PolĂ©mique | RDC : vers un troisiĂšme mandat pour Joseph Kabila en 2016 ? )
    [2] Monsieur SĂ©bastien LUSANGA, Porte Parole de la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle, disait que « C’est un procĂšs d’intention. Pour l’heure, la question de la rĂ©vision constitutionnelle n’a pas Ă©tĂ© discutĂ©e ni au Parti du Peuple pour la Reconstruction et le DĂ©veloppement  ni Ă  la MajoritĂ© PrĂ©sidentielle »..
    —————————————————————
     Jean Claude KATEpaulNDE dit :”  les  citoyens ont le droit naturel de combattre tout Gouvernement qui viole les droits fondamentaux et qui met en pĂ©ril la dĂ©mocratie “.
    MaĂźtre Jean Claude Katende
    Avocat au Barreau de LUBUMBASHI
    PrĂ©sident National de l’ASADHO
    Tél :+š243 811 729 908243 811 729 908, + 243 9970 32 984+ 243 9970 32 984
    Skype: jckatende1
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