Author: Don Kayembe

  • L’obtention des passeports biométriques à Kinshasa et le prix officiel est de 125 dollars

    L’obtention des passeports biométriques à Kinshasa et le prix officiel est de 125 dollars

    Passeport-congolais1-Le directeur intérimaire de la chancellerie et des litiges au ministère des Affaires étrangères, Edouard Aluma, a annoncé jeudi 27 mars, l’ouverture prochaine de trois autres centres de capture à Kinshasa pour améliorer les conditions d’obtention des passeports biométriques. M Aluma, qui reconnait que les procédures pour l’obtention des passeports biométriques sont lentes à causes des problèmes techniques, fait remarquer que les problèmes de connexion internet, pourtant indispensable dans cette opération, sont fréquents. De plus, les ordinateurs utilisés pour cette opération sont vieux et ne peuvent donc plus effectuer de lourdes tâches : « Nous ne pouvons pas faire plus de 400 [captures] par jour, nos machines ont 5 ans maintenant », s’est-il plaint. Il déclare cependant que la priorité est réservée aux personnes vulnérables lors de l’opération de capture.
    Mais Kinshasa a une grande population, et à certaines périodes de l’année, les demandes sont nombreuses. Conscient de ce problème, le ministère des Affaires étrangères a prévu l’ouverture de nouveaux centres de capture à Kinshasa pour désengorger ces opérations. Ils pourront être opérationnels dès que l’équipement sera disponible, a encore dit le directeur de chancellerie.
    L’impression des passeports biométriques dépend du ministère des Affaires étrangères mais aussi de celui des Finances qui est chargée de la gestion des imprimés de valeur. Dans le reste du pays, six autres centres de capture sont opérationnels au Katanga, au Maniema, au Kasaï-Oriental, au Kasaï-Occidental, dans les villes de Bunia et de Kisangani (Province Orientale). A l’Etranger, les requérants contactent les ambassades de la RDC, sur place. Le passeport congolais coûte officiellement l’équivalent de 125 dollars américains.

  • L’ALLIANCE ATLANTIQUE :  LE VÉRITABLE AGENDA CACHE D’OBAMA.

    L’ALLIANCE ATLANTIQUE : LE VÉRITABLE AGENDA CACHE D’OBAMA.

    Obama pensantObama pensantbarack-obama-frustrated-Le principal objectif de la visite du président Obama en Europe –déclare Susan Rice, conseillère pour la sécurité nationale- est de « faire pression pour l’unité de l’Occident » face à l’« invasion russe de la Crimée ».

    Le premier pas sera le renforcement ultérieur de l’« OTAN ». L’alliance militaire qui, sous commandement étasunien, a englobé en 1999-2009 tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie, trois de l’ex URSS et deux ex républiques de la Yougoslavie (détruite par l’« OTAN » avec la guerre) ; qui a déplacé ses bases et ses forces militaires, y compris celles à capacité nucléaire, en les adossant de plus en plus à la Russie, en les armant d’un « bouclier anti-missiles », instrument non pas de défense mais d’offensive ; qui a pénétré en Ukraine, en organisant le coup d’État de Kiev et en poussant ainsi la Crimée à se séparer et à s’unir à la Russie. « Le cadre géopolitique change », annonce le secrétaire général de l’« OTAN » : « Les alliés doivent renforcer leurs liens économiques et militaires face à l’agression militaire russe contre l’Ukraine ». On envisage donc non seulement un renforcement militaire de l’« OTAN » pour qu’elle accroisse « la rapidité opérationnelle et l’efficience dans le combat », mais en même temps une + OTAN + économique », par « l’accord de libre échange USA-UE » fonctionnel au système géopolitique occidental dominé par les États-Unis.

    Une « OTAN » qui, rappelle Washington, « restera une alliance nucléaire ». Il est significatif que la visite d’Obama en Europe se soit ouverte avec le troisième Sommet sur la sécurité nucléaire. Une création d’Obama (non par hasard Prix Nobel de la paix), pour « mettre en condition de sécurité le matériel nucléaire et prévenir ainsi le terrorisme nucléaire ». Cette noble intention est poursuivie par les États-Unis, qui ont environ 8000 têtes nucléaires, dont 2150 prêtes au lancement, auxquelles s’ajoutent les 500 françaises et britanniques, portant ainsi un total pour l’« OTAN » à plus de 2600 têtes prêtes au lancement, face à environ 1800 russes.

    Ce potentiel est à présent  augmenté par la fourniture du Japon aux USA de plus de 300 kgs de plutonium et d’une grosse quantité d’uranium enrichi adaptés à la fabrication d’armes nucléaires, auxquels s’ajoutent 20 autres kilos venant d’Italie. Participe aussi au sommet sur la « sécurité nucléaire » Israël –l’unique puissance nucléaire du Moyen-Orient (non adhérent au Traité de non-prolifération)- qui possède jusqu’à 300 têtes et produit suffisamment de plutonium pour fabriquer chaque année 10-15 bombes du type de celle de Nagasaki. Le président Obama a contribué en particulier à la « sécurité nucléaire » de l’Europe, en ordonnant qu’environ 200 bombes B-61 stockées en Allemagne, Italie, Belgique, Hollande et Turquie (en violation du Traité de non-prolifération), soient remplacées par de nouvelles bombes nucléaires B61-12 à guidage de précision, projetées en particulier par les chasseurs F-35, y compris celles anti-bunker pouvant détruire les centres de commandement dans une first strike nucléaire.

    La Stratégie de Washington a un duplice but. D’une part redimensionner la Russie, qui a relancé sa politique extérieure (cf. le rôle joué en Syrie) et s’est rapprochée de la Chine, créant une alliance potentielle en mesure de s’opposer à la superpuissance étasunienne. D’autre part, alimenter en Europe un état de tension qui permette aux États-Unis de garder par l’intermédiaire de l’« OTAN » leur leadership sur les alliés, considérés selon une échelle de valeurs différente : avec le gouvernement allemand Washington traite pour la partition de zones d’influence, avec celui italien (« parmi nos plus chers amis au monde ») il se limite à quelques tapes sur l’épaule en sachant qu’il peut obtenir ce qu’il veut…

    En même temps Obama fait pression sur les alliés européens pour qu’ils réduisent les importations de gaz et de pétrole russes. Objectif non aisé. L’Union européenne dépend pour environ un tiers des fournitures énergétiques russes : Allemagne et Italie pour 30%, Suède et Roumanie pour 45%, Finlande et République tchèque pour 75%, Pologne et Lituanie pour plus de 90%. L’administration Obama, écrit le « New York Times », poursuit une « stratégie agressive » qui vise à réduire les fournitures énergétiques russes à l’Europe : elle prévoit que « ExxonMobil » et d’autres compagnies étasuniennes fournissent des quantités croissantes de gaz à l’Europe, en exploitant les gisements moyen-orientaux, africains et autres, y compris les étasuniens dont la production a augmenté en permettant aux USA d’exporter du gaz liquéfié.

    C’est dans ce cadre qu’intervient la « guerre des gazoducs » : L’objectif étasunien est de bloquer le Nord Stream, qui apporte en Ue le gaz russe à travers la Mer Baltique, et d’empêcher la réalisation du South Stream, qui l’apporterait en Europe à travers la Mer Noire. Les deux contournent l’Ukraine, à travers laquelle passe aujourd’hui le gros du gaz russe, et ils sont réalisés par des consortiums conduits par « Gazprom » dont font partie des compagnies européennes. Paolo Scaroni, numéro un d’« Eni (Société des hydrocarbures italiens) », a prévenu le gouvernement italien que, si le projet South Stream était bloqué, l’Italie perdrait de riches contrats, comme l’appel d’offres de 2 milliards d’euros que « Saipem » a gagné pour la construction du tronçon sous-marin. Il faut cependant compter avec les pressions étasuniennes.

    Le président Obama se dédie aussi à des œuvres charitables. Avec le pape François il parlera demain de leur « engagement commun dans le combat contre la pauvreté et l’inégalité croissante ». Lui qui pendant son administration a fait monter le taux de pauvreté aux USA de 12 à 15% (plus de 46 millions de pauvres) et celui de la pauvreté infantile de 18 à 22%, pendant que les super riches (0,01% de la population) ont quadruplé leurs revenus. Obama « remerciera le Pape aussi pour ses appels pour la paix ». Lui, le président d’un État dont la dépense en armes et en guerres équivaut à environ la moitié de celle mondiale.

    Manlio Dinucci et Tommaso Di Francesco
    Edition de mercredi 26 mars 2014 de il manifesto
    Article original : Il pacco atlantico, il manifesto, le 26 mars 2014.
    Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

     

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

     

  • Quatre pays africains rejoignent le peloton des émergents, selon Coface

    Quatre pays africains rejoignent le peloton des émergents, selon Coface

    coface – L’assureur-crédit Coface a identifié dix nouveaux pays émergents parmi lesquels figurent quatre pays africains. Ces nouveaux pays émergents apparaissent aujourd’hui comme des relais de croissance aux grands émergents, dont les perspectives, après dix ans d’une course effrénée, s’annoncent moins encourageantes. Les dix nouveaux émergents ne sont pas, toutefois,  égaux en matière d’environnement des affaires. Ce qui conduit Coface à en distinguer deux groupes: le premier groupe comprend le  Pérou, les Philippines, l’Indonésie, la Colombie et le Sri Lanka. Désignés sous l’acronyme des «PPICS», ces cinq pays ont pour point commun d’offrir aujourd’hui un réel potentiel de développement doublé d’un environnement des affaires serein (évaluation A4 ou B, un niveau similaire à celui des BRICS aujourd’hui), soit pas ou peu de corruption, des délais de paiement respectés, une information la plus transparente possible, etc.

    En même temps que les «PPICS», l’assureur-crédit identifie un autre peloton de champions en devenir, en l’occurrence le Kenya, la Tanzanie, la Zambie, le Bangladesh et l’Ethiopie. Ils présentent, eux aussi, un réel potentiel de croissance, mais avec un environnement des affaires très difficile (évaluation C) ou extrêmement difficile (évaluation D), ce qui pourrait être un frein à l’exploitation de leur potentiel. «Naturellement, les pays du second groupe auront plus de difficultés et pourraient mettre plus de temps à pleinement exploiter leur potentiel de croissance. Cependant, leurs problèmes en matière d’environnement des affaires sont à relativiser : en 2001, la qualité de la gouvernance au Brésil, en Chine, en Inde et en Russie était comparable à celle de ces 5 pays aujourd’hui», commente Julien Marcilly, responsable risque pays de Coface.

    Afin de distinguer les nouveaux pays émergents, à qui les BRICS sont en train de céder la place, Coface a retenu plusieurs critères dont deux essentiels :

    1) Les pays qui bénéficient d’une croissance potentielle élevée en accélération, et dont l’économie est diversifiée et résiliente aux chocs de croissance

    2) Les pays qui ont des capacités de financement suffisantes pour financer la croissance (un niveau d’épargne minimum, nécessaire pour éviter le recours massif à l’épargne étrangère) sans risques de bulle de crédit ou qui n’ont pas déjà des marchés d’actions d’une taille comparable à celle des pays de l’OCDE.

    Ces dix nouveaux émergents, dans un environnement moins porteur, présentent une photographie macroéconomique plus chatoyante que les BRICS à leurs débuts. Les nouveaux champions affichent des taux d’inflation inférieurs d’environ 2,8 points à ceux des BRIC à l’époque et un niveau d’endettement public proche de 40 % du PIB, contre 54 % pour les BRIC. Les dix nouveaux émergents contrastent d’autant plus avec les BRICS qu’ils ne subissent pas, pour l’instant du moins, les mêmes contraintes que leurs aînés. En 2013, plusieurs des émergents traditionnels (pas seulement les BRICS) ont vu s’afficher leurs vulnérabilités avec des sorties de capitaux court-terme massives.

    Toutefois, quelques faiblesses par rapport aux BRICS dans les années 2000 persistent. Premièrement, les 10 «nouveaux émergents» identifiés ne représentent actuellement que 11% de la population mondiale alors que les BRICS représentaient 43% de cette population en 2001. Deuxièmement, leur niveau de PIB ne représente que 70% de celui des BRICS en 2001. Enfin, les BRICS enregistraient en moyenne un excédent de la balance courante alors que les «nouveaux émergents» connaissent un déficit d’environ 6% du PIB. «La croissance des économies développées étant aujourd’hui structurellement plus faible, les «nouveaux émergents» pourront moins bénéficier du commerce vers ces pays que les BRICS dans les années 2000. Leur rythme d’expansion dépendra davantage de leur marché intérieur et de leurs exportations vers les autres pays émergents», conclut Julien Marcilly.

    Coface est leader mondial de l’assurance-crédit, avec 4600 collaborateurs dans 66 pays. Cette filiale de la banque d’investissement française Natixis (groupe BPCE) propose aux entreprises du monde entier des solutions pour les protéger contre le risque de défaillance financière de leurs clients

    (Agence Ecofin)

  • Sekou Touré : la polémique

    Sekou Touré : la polémique

    sekou toure-30 ans après sa mort ce 26 Mars, la personnalité de Sekou Touré, premier président de la Guinée indépendante continue d’alimenter la polemique.

    La commémoration de la disparition du grand “Sili” de Guinée Sekou Touré ne fait pas l’unanimité.

    Certains saluent son héritage alors que d’autres exigent une commission vérité et justice sur les exactions de son régime.

    “Il n’y a pas de dignité sans liberté, nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage”, déclarait Sekou Touré le 25 Août 1958 lorsqu’il dit non à l’administration coloniale devant le Général De Gaulle à Conakry.

    Cette négation du pouvoir colonial exprimé par les guinéens dans le référendum du 28 Septembre 1958 a conduit la Guinée à l’indépendance le 02 Octobre de la même année.

    Plusieurs personnes qui ont côtoyé l’ancien président Sekou Touré saluent son courage, sa politique et son panafricanisme.

    L’ancien président de l’assemblée nationale Aboubacar Sonparé qui a longtemps travaillé sous l’ère Sekou Touré et notamment à la délicate fonction d’ambassadeur de Guinée à Paris à cette époque déterminante, a déclaré à la BBC que “Sekou Touré est l’homme qui a le plus marqué l’histoire contemporaine de la Guinée.”

    Il a affirmé que “la politique du premier président de la Guinée indépendante mettait en valeur la notion de nation qui conduit au développement.”

    “Il a lutté pour que le peuple de Guinée soit unifié”, a-t-il ajouté.

    “En son temps, la notion de nation avait fait des progrès. C’est pourquoi quand on dit la Guinée; si on ne dit pas Guinée de Sekou Touré, beaucoup ne comprennent pas. Le parcours de la révolution de 1958 jusqu’à 1984 a connu des moments extrêmement difficiles où la rigueur de la révolution s’est imposée à tout le monde”, a témoigné l’ancien dirigeant du parlement guinéen.

    “Sekou Touré a fait des victimes”

    Aujourd’hui le fils de Sekou Touré Mohamed Touré à la tête du PDG/RDA, le parti qui a dirigé la Guinée pendant 26 ans, poursuit les idéaux et la politique de son père.

    “La singularité du parti démocratique de Guinée est qu’il s’est associé à tous les partis et les devanciers qui se sont battus effectivement pour l’indépendance et la souveraineté réelle”, a-t-il témoigné à la BBC.

    Cette figure politique guinéenne a soutenu que “le PDG reste panafricain, le PDG continue son combat pour l’unification; pour l’unité totale de l ‘Afrique.”

    L’exemple de Conakry va être suivi dans les autres pays francophones de l’Afrique deux ans après l’indépendance de la Guinée en 1958.

    Cependant le régime de Sekou Touré fera beaucoup de victimes.

    L’association des victimes du camp Boiro explique qu”’il n’a eu de mérite que l’invention des complots qui n’avaient pour but que d’éliminer l’élite guinéenne.”

    Son président, le fils de Fode Ba Keita mort au Camp Boiro, le défunt fondateur des ballets africains de Guinée Sidiki Ba Keita a déclaré à la BBC que “Sekou Touré n’a pas respecté la ligne qui était édictée à l’indépendance.”

    ” Par exemple, on va vous parler du complot de Petit Touré, c’était un acte simple de création de parti qui a été qualifié de complot, il y’a eu le complot des syndicats des enseignants. Nous reprochons justement le fait d’avoir trahi les aspirations du peuple de Guinée”, a-t-il reproché au père de l’indépendance guinéenne.

    Il n’a jamais été établi si ces incidents doivent être considérés comme des complots ou non, d’où les divisions observées dans la commémoration de la disparition du célèbre disparu.

    L’association entend continuer à se battre pour une commission vérité et justice.

    Ahmed Sekou Touré était un homme craint en Guinée mais son épouse a dit à la BBC qu’il était “un époux exemplaire et un père affectueux soucieux de son peuple.”

    “C’était un homme très très occupé dit-elle, mais il avait toujours un petit moment pour sa famille et il savait écouter”, a précisé André Touré.

    “Ce qui m’a frappé c’est sa franchise, son amour pour son peuple. J’ai vu mon mari parce qu’il était syndicaliste et il est resté syndicaliste jusqu’à la fin de sa vie”, a raconté Madame Touré.

    La célébration de la disparition de Sekou Touré par sa famille et le parti qu’il a créé, sera marqué par la lecture du saint coran à la mosquée Faysal de Conakry et une conférence sur la vie du disparu.

    bbc

  • Charles Blé Goudé a comparu a la CPI

    Charles Blé Goudé a comparu a la CPI

    Touré Moussa(un des chefs des patriotes): «Charles Blé Goudé est bel et bien vivant »-Charles Blé Goudé, l’ancien ministre ivoirien de la Jeunesse, a comparu ce jeudi matin devant la Cour pénale internationale pour l’ouverture de son procès pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

    L’ex-leader des Jeunes patriotes était arrivé dans la nuit de samedi à dimanche à La Haye.

    Il est poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, en 2010 et 2011.

    Dès le début de l’audience, Cherles Blé Goudé a donné le ton : « Je suis d’un pays qui a été colonisé par la France », a-t-il répondu à la juge qui l’interrogeait sur sa langue maternelle.

    Le regard vindicatif, une main sur le cœur, le suspect a assuré être content d’être emprisonné à La Haye, pour que « la vérité soit sue », et que « cessent les murmures », selon ses propres termes.

    Blé Goudé conserve sa ligne

     

    Interrogé sur son transfèrement depuis Abidjan dimanche, Charles Blé Goudé en a profité pour dénoncer ses conditions de détention en Côte d’Ivoire.

    Alors qu’il s’exprimait pour la première fois en public depuis son arrestation en janvier 2013 au Ghana, il a assuré, qu’hier comme aujourd’hui, il restait pro-Gbagbo et fier de l’être.

    Depuis dimanche, Charles Blé Goudé réside d’ailleurs avec son mentor dans la prison des criminels de guerre de La Haye.

    Mais il n’est pas certain que les deux hommes aient pu, jusqu’ici, se rencontrer.

    A La Haye, celui qui a longtemps été surnommé le général de la rue, poursuivi pour avoir recruté des milliers de jeunes contre les partisans d’Alassane Ouattara, a été salué par ses supporters.

    Une vingtaine d’entre eux étaient présent dans la salle d’audience et ont salué d’un poing levé le discours de Charles Blé Goudé.

    BBC

  • Diomi Ndongala condamné à 10 ans de prison

    Diomi Ndongala condamné à 10 ans de prison

    diomi_ndongala_opposition_congo-La Cour suprême de justice a condamné mercredi 26 mars Eugène Diomi Ndongala à 10 ans de prison. L’opposant congolais était poursuivi pour viols sur mineures. Des faits qui se seraient produits en juin 2012 à Kinshasa.

    Son parti, la Démocratie chrétienne, a toujours considéré cette affaire comme un procès politique intenté contre leur leader à cause de son soutien à l’opposant Etienne Tshisekedi qui a contesté en 2011 la réélection du président Kabila pour un mandat de 5 ans.

    Me Richard Bondo, l’un des avocats de Diomi Ndongala, a dénoncé ce qu’il qualifie «d’arrêt nul et arbitraire», rendu nuitamment en l’absence de toutes les parties au procès.

    «Cet arrêt est nocturne et l’instruction a été faite au cours de la nuit en l’absence de l’accusé, de ses conseils et avec cette incise que le 12 lorsque la Cour déclare prendre l’affaire en délibéré, le prévenu n’a pas pris la parole le dernier. Ce qui est curieux encore, les prétendues victimes (NDLR : les filles qui seraient violées)  comme leurs avocats n’ont pas plaidé ce jour-là», a-t-il dénoncé.

    Pour Me Richard Bondo, toutes les garanties des droits de la défense ont été violées et ces irrégularités démontrent que l’arrêt de la CSJ est arbitraire.

    Cette affaire sera portée au niveau de la Cour de cassation, une fois qu’elle sera installée, a-t-il annoncé.

    C’est depuis avril 2013 qu’Eugène Diomi Ndongala est incarcéré à la prison centrale de Makala à Kinshasa. Son immunité parlementaire a été levée en janvier de la même année sur demande du Procureur général de la République pour engager des poursuites judiciaires contre lui.

    Avant cette levée d’immunité, Diomi Ndongala était porté disparu en juin 2012. Il a été retrouvé vivant quatre mois plus tard dans la capitale de la RDC. Sa famille et son parti politique ont toujours estimé que l’opposant avait été enlevé et détenu par les services secrets à cause de ses prises de position en faveur d’Etienne Tshisekedi, candidat malheureux à la présidentielle de 2011 qui conteste la réélection de Joseph Kabila.

    Radiookapi

  • Burundi: le président Pierre Nkurunziza briguera un troisième mandat

    Burundi: le président Pierre Nkurunziza briguera un troisième mandat

    NKURUNZIZA-Les opposants à un troisième mandat pour le président burundais pensaient avoir fait l’essentiel avec le rejet par l’Assemblée nationale du Burundi, jeudi, du projet de révision de la Constitution qui aurait permis à Pierre Nkurunziza de faire sauter le verrou constitutionnel des deux mandats. Apparemment ce n’est pas le cas, car cela ne devrait pas empêcher Pierre Nkurunziza de briguer un autre mandat, selon le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, qui annonce pour la première fois la candidature du président, relançant du coup la polémique sur ce sujet qui fâche.

    Le président burundais Pierre Nkurunziza n’avait jamais fait mystère de sa volonté de se représenter pour un troisième mandat en 2015, mais il s’était gardé jusqu’ici de l’officialiser.

    Cependant, le rejet du projet de révision de la Constitution, la semaine passée, a apparemment accéléré son calendrier et c’est le ministre burundais de l’Intérieur Edouard Nduwimana, un fidèle parmi les fidèles, qui s’est chargé d’annoncer publiquement et pour la première fois qu’il faudra compter avec Nkurunziza en 2015.

    La Cour constitutionnelle doit « trancher »

    « Ce que nous dénonçons aujourd’hui, c’est qu’il y a des gens qui veulent faire croire que la question d’un autre mandat (pour Nkurunziza) est close. Ce n’est pas vrai. Ce que je conseille aux politiciens qui vont être candidats à la présidentielle, c’est de se préparer en sachant que qu’ils auront en face d’eux le président actuel qui sera candidat. Ce sera à la Cour constitutionnelle de trancher dans un sens ou dans un autre et les Burundais devront respecter cette décision », a déclaré Edouard Nduwimana

    Le ministre burundais de l’Intérieur relance le débat sur ce fameux troisième mandat, moins d’une semaine après le camouflet infligé au pouvoir Nkurunziza par l’Assemblée nationale. Pour cela, il joue sur le fait que Pierre Nkurunziza a été élu par le Parlement en 2005, et ainsi le calcul est vite fait. Il n’en est qu’à son premier véritable mandat, selon Edouard Nduwimana qui laisse le soin de trancher ce débat de juristes à la Cour constitutionnelle du Burundi le moment venu.

    Après avoir perdu la première manche, le pouvoir burundais relance donc le bras de fer avec son opposition qui n’est pas prête à faire confiance à une Cour constitutionnelle qui a déjà montré ses limites.

    Une tentative de « passage en force »

    Pour le parti de l’opposition, l’Union pour le progrès national (Uprona), ce recours à la Cour constitutionnelle est une nouvelle tentative de « passage en force » de la part du président. Selon l’article 96 de la Constitution de mars 2005, basée sur les accords d’Arusha ayant permis de mettre fin à la guerre civile burundaise (1993-2006), le président « est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois ».

    Joint par RFI, Charles Nditijé, le président de l’Uprona estime qu’il faudra s’opposer à cette « violation de la Constitution » : « C’est vraiment la voie de la confrontation qu’il ont décidé d’emprunter depuis le processus d’amendement de la Constitution. Les représentants du peuple viennent de refuser ces amendements qui offrent sur un plateau d’argent un troisième mandat au président de la République. Aujourd’hui, la Constitution est claire ; l’accord d’Arusha est clair. Nous devons nous préparer à refuser ce diktat, ce passage en force et cette imposition ».


    ■ Inquiétude des Nations unies

    De son côté, l’ONU se déclare ce mercredi matin « préoccupée ». Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Parfait Onyanga Anyanga a appelé lors d’une conférence de presse à « un sursaut national », en estimant que l’« heure est grave ».

    RFI

  • Ebola: un cas en Haute Guinée

    Ebola: un cas en Haute Guinée

    Ebola-Un nouveau cas de fièvre Ébola a été signalé à Kankan une ville située dans l’est de la Guinée.

    Donc, ce n’est plus la Guinée forestière seulement qui est touchée. Depuis l’apparition de fièvres hémorragiques virales en février dernier, 88 cas ont été signalés dont 63 décès.

    Pour faire face, la Guinée a interdit la vente et la consommation de chauves-souris afin de prévenir la propagation du virus mortel Ebola, a indiqué le ministre de la Santé.

    Les chauves-souris, une spécialité locale, semblent contenir les « principaux agents » de l’épidémie Ebola dans le sud, a dit le ministre guinéen de la Santé, Réné Lamah.

    La maladie a également fait son apparition au Libéria et en Sierra Leone.

    D’autres pays frontaliers comme la Cote d’Ivoire, le Mali et le Sénégal ont annoncé des mesures d’urgence pour éviter une propagation du virus d’Ebola sur leurs territoires respectifs.

    BBC

  • PASTEUR ET BUSINESS DES ÉGLISES DE RÉVEIL.

    PASTEUR ET BUSINESS DES ÉGLISES DE RÉVEIL.

    Pasteur-« Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à … prêcher ». Entendu au dernier festival d’humour Toseka, en juin 2013 à Kinshasa, ce détournement du célèbre dicton de Confucius résume bien la situation des « Églises de réveil » en RDC. « Aujourd’hui, une Église rapporte plus qu’une boîte de nuit », assure Mwinyi Hamza Badjoko, anthropologue et opposant politique. Les fidèles sont prêts à se priver pour donner de l’argent à leur « berger ». Ils considèrent ce sacrifice comme un acte de foi et espèrent en retour contracter un mariage, trouver un emploi, voire obtenir un visa pour l’Europe.
    Dans les faits, ce sont bien sûr les pasteurs qui s’enrichissent, au point de s’acheter villas et belles voitures. Un exemple ? Pascal Mukuna, très populaire à Kinshasa, ne roule qu’en Lincoln Navigator, tantôt en version blanche, tantôt en version noire … Le prix d’un tel véhicule : pas moins de 55 000 euros. Une telle « vitrine » explique pourquoi les Églises de réveil poussent comme des champignons dans la capitale congolaise – on en compte jusqu’à deux ou trois par rue. « Impossible de connaître leur nombre exact : Certaines sont enregistrées auprès de l’hôtel de ville en tant qu’association à but non lucratif, comme l’impose la loi, mais d’autres restent dans l’informel », admet un fonctionnaire municipal à Kinshasa.

    CRÉER UNE ÉGLISE EST DEVENUE UNE SORTE DE « DÉBOUCHÉ SUR LE MARCHE DU TRAVAIL »
    « Le phénomène s’est développé au début des années 1970 avec le mouvement du Renouveau charismatique apparu au sein des Églises traditionnelles, décrypte l’abbé Gilbert Shimba, docteur en théologie et professeur de sociologie des religions. Les adeptes de ce courant, gagnés par les enseignements pentecôtistes, se sont détachés du catholicisme pour lancer des Églises dites de réveil. Le pasteur y occupe une place prépondérante dans la vie du fidèle : c’est lui qui sauve, et non plus les sacrements ». Cette tendance a pris de l’ampleur autour des années 1990, après l’échec des politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions de « Bretton Woods ». La grogne sociale est à son comble, le peuple a perdu toute confiance en l’État et se tourne vers la religion. De nouvelles Églises se développent, issues à la fois de mouvements évangéliques, pentecôtistes, charismatiques et prophétiques.
    Dans un pays à fort taux de chômage, créer une Église est vite devenu une sorte de « débouché sur le marché du travail pour certains jeunes diplômés en quête d’emploi », observe Mélanie Soiron-Fallut, anthropologue spécialiste des mouvements religieux en Afrique centrale : « Le statut de pasteur confère une position importante dans la société, dans la mesure où la vie sociale de beaucoup d’adeptes tourne autour de l’église, devenue le nouveau lieu de sociabilité. On n’y va plus seulement le dimanche, mais trois ou quatre fois par semaine. Le leader religieux est désormais considéré comme le relais social qui remplace la famille et, surtout, les structures étatiques défaillantes ».
    Pour conserver cette emprise, les pasteurs multiplient les initiatives : campagnes d’évangélisation, journées de guérison, veillées de prière … La conquête des esprits prend des allures de compétition entre prédicateurs, qui n’hésitent plus à lancer des chaînes de radio ou de télévision pour se faire connaître et grossir les rangs de leurs fidèles. Plus ceux-ci seront nombreux, plus les « bénédictions », qui s’achètent à prix d’or lors de grands rassemblements de prière dans les stades, seront rentables. Huile miraculeuse, bouteilles de vin porte-bonheur, bibles bénies, stylos de réussite… Ces prédicateurs promettent tout et n’importe quoi pourvu qu’ils y trouvent leur compte, à savoir bijoux et liasses de billets.

    LES POLITIQUES COURTISENT LES LEADERS RELIGIEUX
    Leur influence sans cesse grandissante dans la société n’échappe pas au radar des politiques. « Les pasteurs sont écoutés par leurs ouailles, drainent des foules, remplissent des stades : Mieux vaut les avoir avec vous plutôt que contre vous », reconnaît un élu de Kinshasa. Ainsi, en fonction de leur ascendant, les leaders religieux sont plus ou moins courtisés par la classe politique. Il existe désormais les pasteurs proches du pouvoir et ceux de l’opposition.
    Pour peser davantage, ils se regroupent dans des plateformes : la structure la plus ancienne, Églises de réveil du Congo, se dit « le partenaire social incontournable du gouvernement » ; l’Alliance mondiale des Églises chrétiennes est présidée par Pascal Mukuna, réputé proche de Marie-Olive Lembe di Sita, l’épouse du chef de l’État ; et le Haut Conseil des Églises de réveil charismatiques et autres compte parmi ses anciens responsables Jean-Marie Runiga, président du Mouvement du 23-Mars en avril 2012. « Pendant les campagnes électorales, ces pasteurs drainent les foules pour les candidats moyennant quelques billets de banque », lâche Freddy Kita, secrétaire général du parti Démocratie chrétienne … Et responsable à Kinshasa de la Mission évangélique pour le salut du monde, une Église qui refuse jusqu’ici de rejoindre l’une ou l’autre association.

    UNE JEEP DE 25 000 EUROS CONTRE LA PROMESSE DE FIGURER DANS LE GOUVERNEMENT
    Car le mélange des genres comporte des risques. Depuis avril 2013, le « prophète des nations » Denis Lessie est ainsi poursuivi pour « rançonnement de hautes autorités ». Leader de l’Église Arche de Noé, il aurait arnaqué Jean-Baptiste Ntahwa, ancien ministre du Budget. Se faisant passer pour le conseiller spirituel de Joseph Kabila, d’abord accompagné d’un lieutenant de l’armée présenté comme le chauffeur personnel du chef de l’État puis d’un étudiant campant le rôle du petit frère du président, il aurait obtenu de sa victime une Jeep d’une valeur de 25 000 euros en échange de la promesse de figurer dans le prochain gouvernement. Pour sa défense, le pasteur soutient qu’il s’agissait d’une donation. Il a même produit l’acte de cession devant les juges. La voiture lui a effectivement été cédée, mais, selon la partie adverse, elle devait être mise en vente par la suite pour en acheter une neuve au chef de l’État.
    Si l’affaire éclabousse les Églises de réveil, elle ne suffit pas à estomper l’influence des pasteurs sur les Kinois. Les « hommes de Dieu » peuvent dormir sur leurs deux oreilles, car « les Églises servent aujourd’hui à absorber les frustrations d’une population qui a besoin de trouver la solution à ses problèmes », soutient l’anthropologue Mwinyi Hamza Badjoko. L’espoir placé en leur mentor, c’est tout ce qui leur reste.
     
    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».