Author: Don Kayembe

  • Charles Blé Goudé a comparu a la CPI

    Charles Blé Goudé a comparu a la CPI

    Touré Moussa(un des chefs des patriotes): «Charles Blé Goudé est bel et bien vivant »-Charles Blé Goudé, l’ancien ministre ivoirien de la Jeunesse, a comparu ce jeudi matin devant la Cour pénale internationale pour l’ouverture de son procès pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

    L’ex-leader des Jeunes patriotes était arrivé dans la nuit de samedi à dimanche à La Haye.

    Il est poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, en 2010 et 2011.

    Dès le début de l’audience, Cherles Blé Goudé a donné le ton : « Je suis d’un pays qui a été colonisé par la France », a-t-il répondu à la juge qui l’interrogeait sur sa langue maternelle.

    Le regard vindicatif, une main sur le cœur, le suspect a assuré être content d’être emprisonné à La Haye, pour que « la vérité soit sue », et que « cessent les murmures », selon ses propres termes.

    Blé Goudé conserve sa ligne

     

    Interrogé sur son transfèrement depuis Abidjan dimanche, Charles Blé Goudé en a profité pour dénoncer ses conditions de détention en Côte d’Ivoire.

    Alors qu’il s’exprimait pour la première fois en public depuis son arrestation en janvier 2013 au Ghana, il a assuré, qu’hier comme aujourd’hui, il restait pro-Gbagbo et fier de l’être.

    Depuis dimanche, Charles Blé Goudé réside d’ailleurs avec son mentor dans la prison des criminels de guerre de La Haye.

    Mais il n’est pas certain que les deux hommes aient pu, jusqu’ici, se rencontrer.

    A La Haye, celui qui a longtemps été surnommé le général de la rue, poursuivi pour avoir recruté des milliers de jeunes contre les partisans d’Alassane Ouattara, a été salué par ses supporters.

    Une vingtaine d’entre eux étaient présent dans la salle d’audience et ont salué d’un poing levé le discours de Charles Blé Goudé.

    BBC

  • Diomi Ndongala condamné à 10 ans de prison

    Diomi Ndongala condamné à 10 ans de prison

    diomi_ndongala_opposition_congo-La Cour suprême de justice a condamné mercredi 26 mars Eugène Diomi Ndongala à 10 ans de prison. L’opposant congolais était poursuivi pour viols sur mineures. Des faits qui se seraient produits en juin 2012 à Kinshasa.

    Son parti, la Démocratie chrétienne, a toujours considéré cette affaire comme un procès politique intenté contre leur leader à cause de son soutien à l’opposant Etienne Tshisekedi qui a contesté en 2011 la réélection du président Kabila pour un mandat de 5 ans.

    Me Richard Bondo, l’un des avocats de Diomi Ndongala, a dénoncé ce qu’il qualifie «d’arrêt nul et arbitraire», rendu nuitamment en l’absence de toutes les parties au procès.

    «Cet arrêt est nocturne et l’instruction a été faite au cours de la nuit en l’absence de l’accusé, de ses conseils et avec cette incise que le 12 lorsque la Cour déclare prendre l’affaire en délibéré, le prévenu n’a pas pris la parole le dernier. Ce qui est curieux encore, les prétendues victimes (NDLR : les filles qui seraient violées)  comme leurs avocats n’ont pas plaidé ce jour-là», a-t-il dénoncé.

    Pour Me Richard Bondo, toutes les garanties des droits de la défense ont été violées et ces irrégularités démontrent que l’arrêt de la CSJ est arbitraire.

    Cette affaire sera portée au niveau de la Cour de cassation, une fois qu’elle sera installée, a-t-il annoncé.

    C’est depuis avril 2013 qu’Eugène Diomi Ndongala est incarcéré à la prison centrale de Makala à Kinshasa. Son immunité parlementaire a été levée en janvier de la même année sur demande du Procureur général de la République pour engager des poursuites judiciaires contre lui.

    Avant cette levée d’immunité, Diomi Ndongala était porté disparu en juin 2012. Il a été retrouvé vivant quatre mois plus tard dans la capitale de la RDC. Sa famille et son parti politique ont toujours estimé que l’opposant avait été enlevé et détenu par les services secrets à cause de ses prises de position en faveur d’Etienne Tshisekedi, candidat malheureux à la présidentielle de 2011 qui conteste la réélection de Joseph Kabila.

    Radiookapi

  • Burundi: le président Pierre Nkurunziza briguera un troisième mandat

    Burundi: le président Pierre Nkurunziza briguera un troisième mandat

    NKURUNZIZA-Les opposants à un troisième mandat pour le président burundais pensaient avoir fait l’essentiel avec le rejet par l’Assemblée nationale du Burundi, jeudi, du projet de révision de la Constitution qui aurait permis à Pierre Nkurunziza de faire sauter le verrou constitutionnel des deux mandats. Apparemment ce n’est pas le cas, car cela ne devrait pas empêcher Pierre Nkurunziza de briguer un autre mandat, selon le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, qui annonce pour la première fois la candidature du président, relançant du coup la polémique sur ce sujet qui fâche.

    Le président burundais Pierre Nkurunziza n’avait jamais fait mystère de sa volonté de se représenter pour un troisième mandat en 2015, mais il s’était gardé jusqu’ici de l’officialiser.

    Cependant, le rejet du projet de révision de la Constitution, la semaine passée, a apparemment accéléré son calendrier et c’est le ministre burundais de l’Intérieur Edouard Nduwimana, un fidèle parmi les fidèles, qui s’est chargé d’annoncer publiquement et pour la première fois qu’il faudra compter avec Nkurunziza en 2015.

    La Cour constitutionnelle doit « trancher »

    « Ce que nous dénonçons aujourd’hui, c’est qu’il y a des gens qui veulent faire croire que la question d’un autre mandat (pour Nkurunziza) est close. Ce n’est pas vrai. Ce que je conseille aux politiciens qui vont être candidats à la présidentielle, c’est de se préparer en sachant que qu’ils auront en face d’eux le président actuel qui sera candidat. Ce sera à la Cour constitutionnelle de trancher dans un sens ou dans un autre et les Burundais devront respecter cette décision », a déclaré Edouard Nduwimana

    Le ministre burundais de l’Intérieur relance le débat sur ce fameux troisième mandat, moins d’une semaine après le camouflet infligé au pouvoir Nkurunziza par l’Assemblée nationale. Pour cela, il joue sur le fait que Pierre Nkurunziza a été élu par le Parlement en 2005, et ainsi le calcul est vite fait. Il n’en est qu’à son premier véritable mandat, selon Edouard Nduwimana qui laisse le soin de trancher ce débat de juristes à la Cour constitutionnelle du Burundi le moment venu.

    Après avoir perdu la première manche, le pouvoir burundais relance donc le bras de fer avec son opposition qui n’est pas prête à faire confiance à une Cour constitutionnelle qui a déjà montré ses limites.

    Une tentative de « passage en force »

    Pour le parti de l’opposition, l’Union pour le progrès national (Uprona), ce recours à la Cour constitutionnelle est une nouvelle tentative de « passage en force » de la part du président. Selon l’article 96 de la Constitution de mars 2005, basée sur les accords d’Arusha ayant permis de mettre fin à la guerre civile burundaise (1993-2006), le président « est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois ».

    Joint par RFI, Charles Nditijé, le président de l’Uprona estime qu’il faudra s’opposer à cette « violation de la Constitution » : « C’est vraiment la voie de la confrontation qu’il ont décidé d’emprunter depuis le processus d’amendement de la Constitution. Les représentants du peuple viennent de refuser ces amendements qui offrent sur un plateau d’argent un troisième mandat au président de la République. Aujourd’hui, la Constitution est claire ; l’accord d’Arusha est clair. Nous devons nous préparer à refuser ce diktat, ce passage en force et cette imposition ».


    ■ Inquiétude des Nations unies

    De son côté, l’ONU se déclare ce mercredi matin « préoccupée ». Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Parfait Onyanga Anyanga a appelé lors d’une conférence de presse à « un sursaut national », en estimant que l’« heure est grave ».

    RFI

  • Ebola: un cas en Haute Guinée

    Ebola: un cas en Haute Guinée

    Ebola-Un nouveau cas de fièvre Ébola a été signalé à Kankan une ville située dans l’est de la Guinée.

    Donc, ce n’est plus la Guinée forestière seulement qui est touchée. Depuis l’apparition de fièvres hémorragiques virales en février dernier, 88 cas ont été signalés dont 63 décès.

    Pour faire face, la Guinée a interdit la vente et la consommation de chauves-souris afin de prévenir la propagation du virus mortel Ebola, a indiqué le ministre de la Santé.

    Les chauves-souris, une spécialité locale, semblent contenir les « principaux agents » de l’épidémie Ebola dans le sud, a dit le ministre guinéen de la Santé, Réné Lamah.

    La maladie a également fait son apparition au Libéria et en Sierra Leone.

    D’autres pays frontaliers comme la Cote d’Ivoire, le Mali et le Sénégal ont annoncé des mesures d’urgence pour éviter une propagation du virus d’Ebola sur leurs territoires respectifs.

    BBC

  • PASTEUR ET BUSINESS DES ÉGLISES DE RÉVEIL.

    PASTEUR ET BUSINESS DES ÉGLISES DE RÉVEIL.

    PasteurQuand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à … prêcher ». Entendu au dernier festival d’humour Toseka, en juin 2013 à Kinshasa, ce détournement du célèbre dicton de Confucius résume bien la situation des « Églises de réveil » en RDC. « Aujourd’hui, une Église rapporte plus qu’une boîte de nuit », assure Mwinyi Hamza Badjoko, anthropologue et opposant politique. Les fidèles sont prêts à se priver pour donner de l’argent à leur « berger ». Ils considèrent ce sacrifice comme un acte de foi et espèrent en retour contracter un mariage, trouver un emploi, voire obtenir un visa pour l’Europe.
    Dans les faits, ce sont bien sûr les pasteurs qui s’enrichissent, au point de s’acheter villas et belles voitures. Un exemple ? Pascal Mukuna, très populaire à Kinshasa, ne roule qu’en Lincoln Navigator, tantôt en version blanche, tantôt en version noire … Le prix d’un tel véhicule : pas moins de 55 000 euros. Une telle « vitrine » explique pourquoi les Églises de réveil poussent comme des champignons dans la capitale congolaise – on en compte jusqu’à deux ou trois par rue. « Impossible de connaître leur nombre exact : Certaines sont enregistrées auprès de l’hôtel de ville en tant qu’association à but non lucratif, comme l’impose la loi, mais d’autres restent dans l’informel », admet un fonctionnaire municipal à Kinshasa.

    CRÉER UNE ÉGLISE EST DEVENUE UNE SORTE DE « DÉBOUCHÉ SUR LE MARCHE DU TRAVAIL »
    « Le phénomène s’est développé au début des années 1970 avec le mouvement du Renouveau charismatique apparu au sein des Églises traditionnelles, décrypte l’abbé Gilbert Shimba, docteur en théologie et professeur de sociologie des religions. Les adeptes de ce courant, gagnés par les enseignements pentecôtistes, se sont détachés du catholicisme pour lancer des Églises dites de réveil. Le pasteur y occupe une place prépondérante dans la vie du fidèle : c’est lui qui sauve, et non plus les sacrements ». Cette tendance a pris de l’ampleur autour des années 1990, après l’échec des politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions de « Bretton Woods ». La grogne sociale est à son comble, le peuple a perdu toute confiance en l’État et se tourne vers la religion. De nouvelles Églises se développent, issues à la fois de mouvements évangéliques, pentecôtistes, charismatiques et prophétiques.
    Dans un pays à fort taux de chômage, créer une Église est vite devenu une sorte de « débouché sur le marché du travail pour certains jeunes diplômés en quête d’emploi », observe Mélanie Soiron-Fallut, anthropologue spécialiste des mouvements religieux en Afrique centrale : « Le statut de pasteur confère une position importante dans la société, dans la mesure où la vie sociale de beaucoup d’adeptes tourne autour de l’église, devenue le nouveau lieu de sociabilité. On n’y va plus seulement le dimanche, mais trois ou quatre fois par semaine. Le leader religieux est désormais considéré comme le relais social qui remplace la famille et, surtout, les structures étatiques défaillantes ».
    Pour conserver cette emprise, les pasteurs multiplient les initiatives : campagnes d’évangélisation, journées de guérison, veillées de prière … La conquête des esprits prend des allures de compétition entre prédicateurs, qui n’hésitent plus à lancer des chaînes de radio ou de télévision pour se faire connaître et grossir les rangs de leurs fidèles. Plus ceux-ci seront nombreux, plus les « bénédictions », qui s’achètent à prix d’or lors de grands rassemblements de prière dans les stades, seront rentables. Huile miraculeuse, bouteilles de vin porte-bonheur, bibles bénies, stylos de réussite… Ces prédicateurs promettent tout et n’importe quoi pourvu qu’ils y trouvent leur compte, à savoir bijoux et liasses de billets.

    LES POLITIQUES COURTISENT LES LEADERS RELIGIEUX
    Leur influence sans cesse grandissante dans la société n’échappe pas au radar des politiques. « Les pasteurs sont écoutés par leurs ouailles, drainent des foules, remplissent des stades : Mieux vaut les avoir avec vous plutôt que contre vous », reconnaît un élu de Kinshasa. Ainsi, en fonction de leur ascendant, les leaders religieux sont plus ou moins courtisés par la classe politique. Il existe désormais les pasteurs proches du pouvoir et ceux de l’opposition.
    Pour peser davantage, ils se regroupent dans des plateformes : la structure la plus ancienne, Églises de réveil du Congo, se dit « le partenaire social incontournable du gouvernement » ; l’Alliance mondiale des Églises chrétiennes est présidée par Pascal Mukuna, réputé proche de Marie-Olive Lembe di Sita, l’épouse du chef de l’État ; et le Haut Conseil des Églises de réveil charismatiques et autres compte parmi ses anciens responsables Jean-Marie Runiga, président du Mouvement du 23-Mars en avril 2012. « Pendant les campagnes électorales, ces pasteurs drainent les foules pour les candidats moyennant quelques billets de banque », lâche Freddy Kita, secrétaire général du parti Démocratie chrétienne … Et responsable à Kinshasa de la Mission évangélique pour le salut du monde, une Église qui refuse jusqu’ici de rejoindre l’une ou l’autre association.

    UNE JEEP DE 25 000 EUROS CONTRE LA PROMESSE DE FIGURER DANS LE GOUVERNEMENT
    Car le mélange des genres comporte des risques. Depuis avril 2013, le « prophète des nations » Denis Lessie est ainsi poursuivi pour « rançonnement de hautes autorités ». Leader de l’Église Arche de Noé, il aurait arnaqué Jean-Baptiste Ntahwa, ancien ministre du Budget. Se faisant passer pour le conseiller spirituel de Joseph Kabila, d’abord accompagné d’un lieutenant de l’armée présenté comme le chauffeur personnel du chef de l’État puis d’un étudiant campant le rôle du petit frère du président, il aurait obtenu de sa victime une Jeep d’une valeur de 25 000 euros en échange de la promesse de figurer dans le prochain gouvernement. Pour sa défense, le pasteur soutient qu’il s’agissait d’une donation. Il a même produit l’acte de cession devant les juges. La voiture lui a effectivement été cédée, mais, selon la partie adverse, elle devait être mise en vente par la suite pour en acheter une neuve au chef de l’État.
    Si l’affaire éclabousse les Églises de réveil, elle ne suffit pas à estomper l’influence des pasteurs sur les Kinois. Les « hommes de Dieu » peuvent dormir sur leurs deux oreilles, car « les Églises servent aujourd’hui à absorber les frustrations d’une population qui a besoin de trouver la solution à ses problèmes », soutient l’anthropologue Mwinyi Hamza Badjoko. L’espoir placé en leur mentor, c’est tout ce qui leur reste.
     
    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».
  • Ligue des champions: l’AS Vita assure, Mazembe battu en 8es

    Ligue des champions: l’AS Vita assure, Mazembe battu en 8es

    Football 1-Le club congolais AS Vita Club a réussi une démonstration en 8es de finale aller de la Ligue des champions CAF, en battant les Sud-Africains de Kaizer Chiefs 3-0. Tout Puissant Mazembe, en revanche, s’est incliné 2-1 sur la pelouse des Ivoiriens de Sewe San Pedro, ce 23 mars 2014.

    LIGUE DES CHAMPIONS CAF : RESULTATS DES 8es ALLER

    Vendredi 21 mars 2014 –

    Al Ahly Benghazi (Libye) – Al Ahly (Egypte) 1-0
    But : Edward Sadomba (67e)

    Samedi 22 mars 2014 –

    – Real Bamako (Mali) – Espérance Tunis (Tunisie) 1-1
    Buts : Haythem Jouini (28e) pour l’EST ; Moussa Doumbia (78e) pour le Real

    – Nkana (Zambie) – Zamalek (Egypte) 0-0

    Dimanche 23 mars 2014 –

    Sewe San Pedro (Côte d’Ivoire) – TP Mazembe (RD Congo) 2-1

    – Horoya (Guinée) – CS Sfaxien (Tunisie) 0-1

    Entente Sétif (Algérie) – Coton Sport Garoua (Cameroun) 1-0

    – AC Léopards (Congo) – Al Hilal (Soudan) 1-1

    – AS Vita Club (RD Congo) – Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) 3-0

    NB : les matches retour auront lieu du 28 au 30 avril.
    Les équipes qualifiées participeront à la phase de poules.
    Les équipes éliminées seront reversées en Coupe de la Confédération.

    RFI

  • la révision de la constitution inscrite à l’agenda de la session parlementaire

    la révision de la constitution inscrite à l’agenda de la session parlementaire

    rdc-palais-du-peuple-Plus de 60 matières seront traitées au cours de la session ordinaire de mars du Parlement congolais. Les sénateurs et les députés ont adopté le calendrier des travaux lundi 24 mars. En dehors de ces matières, a fait savoir le président du Sénat, certains sujets non inscrits sur ce calendrier seront examinés vu leur importance.

    Il a notamment cité la révision de la constitution, le code électoral, le recensement ainsi que la poursuite des reformes institutionnelles.

    Le président du Sénat a précisé que cette révision de la constitution n’allait pas porter sur l’article 220, limitant le nombre de mandats du président de la République, mais éventuellement sur le mode de scrutin des députés provinciaux, sénateurs et gouverneurs.

    Cette révision de la constitution est réclamée par la Ceni qui propose dans sa feuille de route électorale d’organiser les élections des députés provinciaux, sénateurs, bourgmestres, gouverneurs, maires et conseillers urbain au suffrage indirect.

    Au cours de cette session de mars, les parlementaires vont se pencher également sur les 27 arriérés législatifs de la dernière session.

    Il s’agit notamment de la loi portant régime général des hydrocarbures, celle portant gestion des ressources en eau ainsi que la loi modifiant la loi électorale.

    Le Parlement a retenu 28 nouvelles matières à examiner parmi lesquelles une seule proposition de loi du député Henri Thomas Lokondo sur l’institution de l’Agence nationale de lutte contre la corruption.

    Les 27 autres propositions de loi proviennent du gouvernement.

    Les parlementaires doivent également se pencher sur la validation des mandats, la désignation des membres de la commission des droits de l’homme ainsi que le contrôle budgétaire et parlementaire.

    Ce calendrier n’a pas fait l’unanimité à l’Assemblée nationale. Certains députés ont déploré l’omission de quelques matières qu’ils ont qualifiées d’importantes et d’urgentes.

    Les députés Juvenal Munubo et Steve Mbikayi l’ont fait savoir au cours du débat.

    Pour Steve Mbikayi, l’examen de sa proposition de loi interdisant les pratiques homosexuelles en RDC devrait être soumise au débat au cours de cette session.

    Le président de l’Assemblée nationale lui a demandé de contacter le bureau à ce sujet.

    RadioOkapi

  • Attention:Joseph Kabila pour un référendum sur la Constitution !

    Attention:Joseph Kabila pour un référendum sur la Constitution !

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    -Il a appelé la MP à la discipline, il a refusé toute pression et rappelé qu‘il n‘a pas de dauphin. Reportée à deux reprises après avoir été annoncée comme hautement stratégique, la réunion de la Majorité présidentielle a eu lieu finalement hier à Kingakati sous la haute main de Joseph Kabila !

    Alors qu’il était prévu que cette rencontre ne concernerait que le Sénateur Députés de cette plate-forme politise, les impératifs et autres besoins du moment ont fait que celle- ci soit finalement élargie à tous les cadres de “la famille “, les gouverneurs de province et les autres ambassadeurs accrédités à l’étranger.

    Comme on peur le constater le décor ainsi planté suffisait pour indiquer l’importance que Joseph Kabila et ses lieutenants attachaient à l’événement mais aussi surtout aux décisions subséquentes qui impliqueraient responsabilité de chacun de participants !

    D’après des témoins anonymes qui épiaient dans l’ombre ces visiteurs peu habituels de l’ermitage de Kingakati, tous ces hommes et femmes affichaient des traits de visage qui trahissaient une certaine angoisse !

    Et pour cause ?

    En effet, à leur arrivée hier à Kingakati, les “ membres de la famille “ ignoraient tout ou presque du contenu concret de l’ordre du jour de la rencontre à la demande expresse de leur autorité morale qui seul, maîtrisait celui-ci jusque dans s’est moindres détails !

    En somme il y avait de quoi s’inquiéter au départ avoue un participant à la rencontre qui a requis l’anonymat, étant donné la délicatesse de sujets qui circulaient déjà dans l’opinion au pays et dans le reste du monde ; à savoir la modification de certaines dispositions de la Constitution en vue de rendre Kabila éligible en 2016 et la formation du gouvernement de cohésion nationale annoncé par ce dernier en octobre de l’année écoulée !

    Mais que s’est-il donc passé exactement hier à ce qui semble avoir été une véritable messe noire à Kingakati ? Quels sujets ont-ils été abordés par les participants à cette rencontre ? Enfin, quelles options y ont-elles été levées en engageant la responsabilité de chacun de membres de Majorité présidentielle pris individuellement ?

    Il est pratiquement impossible de répondre à toutes ces questions dans le cadre de la présente livraison de notre Journal étant donné que le compte rendu officiel public au moment où nous mettions sous-presse n’a été que très partiel.

    Mais selon des participants à cette rencontre l’objectivité n’est pas à mettre en doute, la réunion de la Majorité présidentielle tenue hier à Kingakati a été à la limite une véritable pétaudière au point de ne pas être en mesure de réunir l’unanimité autour des options levées à la sauvette par les participants !

    En effet, d’après des sources dignes de foi, Joseph Kabila a appelé la Majorité Présidentielle à la discipline et de bien travailler en vue de mériter la confiance du peuple en 2016. Il a rappelé à l’intention de tous les participants qu’il n’a pas désigné de dauphin. Une idée qui sera bien comprise après les commentaires des membres de sa famille politique qui s’en suivront bien après. Il a refusé toute pression et promis l’application de la loi d’amnistie dans les prochains jours si pas incessamment à l’instar de la formation du gouvernement de Cohésion nationale. Il n’exclut pas l’organisation d’un référendum en cas de besoin et a souhaité que la session parlementaire actuelle soit hautement politique. Il est prêt de financer l’organisation de la consultation sur la révision de la Constitution qui divise à l’heure actuelle plusieurs Congolais. On en saura un peu plus sur les réelles intentions du successeur de Mzee. Il a ramassé les questions qui ont été soulevées à travers les conversations et les débats politiques sans toutefois donner des réponses précises.

    KAMBALE MUTOGHERWA- Tempete des tropiques

  • Hôpital du Cinquantenaire enfin opérationnel

    Hôpital du Cinquantenaire enfin opérationnel

    Hopital-cinquantenaire-Il s’agissait de proposer un fleuron hospitalier à l’Afrique centrale et d’endiguer les expatriations sanitaires. Soixante ans après le démarrage des travaux, l’hôpital du Cinquantenaire vient d’être officiellement inauguré à Kinshasa.

    Après moult rebondissements étalés sur six décennies, et deux ans après la fin de ses travaux – le temps d’équiper, de tester les équipements et de recruter – l’établissement hospitalier congolais de pointe, qui s’étend sur 40 000 m2 à Kinshasa, est pleinement opérationnel depuis le 22 mars. “Il s’agit du meilleur hôpital d’Afrique centrale et même de la région”, affirme le ministre de la Santé, Félix Kabange Numbi.

    Cet établissement de quelque 500 lits regroupe des unités de médecine interne, de pédiatrie, de chirurgie, de gynécologie, de gastroentérologie, de néphrologie et de cardiologie. C’est Joseph Kabila qui avait demandé en 2008 la reprise des travaux de l’hôpital, interrompus depuis l’indépendance et qui en avait posé la première pierre en mai 2009. Mais les remous politiques entourant son éventuel troisième mandat présidentiel en 2016 en quelque peu éclipsé cet événement.

    Prix abordables

    Assurée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) pour un coût de quelque 100 millions de dollars, la construction de l’établissement a été confiée à l’entreprise chinoise Sinohydro II, tandis que sa gestion revient au groupe indien Padyiath Healthcare. Alors que la consultation d’un spécialiste sera comprise entre 20 000 et 25000  FCFA, le ministre de la Santé s’est voulu rassurant quant aux tarifs pratiqués, censés être accessibles à tous, a fortiori grâce à la future loi portant sur la couverture universelle de santé. Mais afin de retenir la clientèle haut de gamme, Félix Kabange a indiqué que l’établissement disposera également d’un service VIP, qui devrait permettre à lui seul un retour sur investissement dans les dix ans.

    Jeune Afrique