Author: Don Kayembe

  • Tshisekedi en observation aux Cliniques universitaires

    Tshisekedi en observation aux Cliniques universitaires

    Malaise ou examens médicaux

    Etienne Tshisekedi President de l'UDPS et Candidat a la Presidence aux elections de 2011
    Etienne Tshisekedi President de l’UDPS et Candidat a la Presidence aux elections de 2011

    -Le week-end a Ă©tĂ© marquĂ© par la nouvelle faisant Ă©tat de l’hospitalisation du prĂ©sident Tshisekedi aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK). Les versions divergentes suivant les sources. Les premiĂšres parlent d’un malaise qui l’aurait surpris. Les secondes confirment, la main sur le cƓur, qu’il ne s’était agi que d’un simple contrĂŽle de routine. Les plus pessimistes parlent d’une hospitalisation alors que les fidĂšles des fidĂšles estiment qu’il ne s’était rien passĂ©, « le prĂ©sident Tshisekedi est en forme en sa rĂ©sidence de Limete ». 

    Le prĂ©sident Etienne Tshisekedi a Ă©tĂ© retenu en observation aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK). Le sphinx de Limete qui se considĂ©rait lui-mĂȘme comme « un miracle de Dieu » aprĂšs un long sĂ©jour mĂ©dical en Europe a eu un malaise que nos sources n’ont pas nommĂ© le vendredi 7 mars. Il se pourrait que le dĂ©cĂšs de deux de ses proches soit Ă  la base de ce malaise, affirme une source de Limete.

    Si Ă  Limete, son retour Ă  la rĂ©sidence de PĂ©tunias est confirmĂ©, une source mĂ©dicale affirme qu’il serait toujours en observation aux CUK. Plus de peur que de mal Ă  la 10Ăšme rue PĂ©tunias. Le sphinx serait rentrĂ© hier samedi. Dimanche, en fin d’aprĂšs-midi, il aurait fait une sortie dans sa cour pour saluer ses collaborateurs et quelques fidĂšles qui y traĂźnaient encore. « Etienne Tshisekedi est sorti de sa maison pour saluer ses collaborateurs, comme dans ses habitudes. Il n’y a rien Ă  voir Ă  Limete ».

    MalgrĂ© toutes ces informations recoupĂ©es, personne ne semble informĂ© de cette hospitalisation. Personne ne tient Ă  livrer cette information « extrĂȘmement sensible » pour l’avenir politique du parti.  La plupart des sources de l’UDPS ont persistĂ© Ă  nier la survenance d’un quelconque malaise Ă  leur prĂ©sident national. D’aucuns ont interprĂ©tĂ© cette attitude comme l’observance d’un mot d’ordre du genre : « Motus et bouche cousue ».

    Par ailleurs, les sources mĂ©dicales se sont Ă©galement montrĂ©es peu bavardes sur le sujet. Nonobstant, toutes ces rĂ©serves, les limiers du Potentiel ont pu confirmer le passage du prĂ©sident Tshisekedi aux Cliniques universitaires de Kinshasa. « Le prĂ©sident Ă©lu » s’était, effectivement, rendu Ă  cette institution hospitaliĂšre de renom pour des examens mĂ©dicaux.

    « C’est normal que de temps en temps, une personne comme ‘’le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă©lu’’ se fasse examiner rĂ©guliĂšrement », soutiennent pour leur part quelques cadres de l’UDPS. Un fidĂšle des fidĂšles a mĂȘme lĂąchĂ© tout bonnement : « Tout est dans l’ordre normal des choses pour un homme de se rendre Ă  un centre mĂ©dical ».

    Toutefois, des sources gĂ©nĂ©ralement bien informĂ©es ont confiĂ© Ă  notre RĂ©daction : « Le prĂ©sident Tshisekedi est passĂ© aux Cliniques universitaires et y est restĂ© au minimum 24 heures, avant de regagner son domicile de Limete ». Les mĂȘmes sources affirment que le sphinx n’affichait pas de signes Ă©vidents de grandes faiblesses. « Il est descendu du vĂ©hicule et a marchĂ© sans ĂȘtre soutenu », confirme un tĂ©moin prĂ©sent, sous le couvert de l’anonymat.

    Respect du rendez-vous avec le médecin

    Il y a trois annĂ©es que le prĂ©sident de l’UDPS est revenu au pays aprĂšs avoir passĂ© un long sĂ©jour mĂ©dical en Afrique du Sud puis en Belgique. Son Ă©tat de santĂ© l’obligeait Ă  rester Ă  cĂŽtĂ© de son mĂ©decin. C’est en « miraculeux » qu’Etienne Tshisekedi se soit prĂ©sentĂ© Ă  la prĂ©sidentielle de 2011. Dans une forme Ă©poustouflante, le lider maximo, ĂągĂ© de prĂšs 80 ans, a sillonnĂ© la RĂ©publique pour battre campagne.

    De retour Ă  Kinshasa, Etienne Tshisekedi est restĂ© debout tout le long du parcours qui sĂ©pare l’aĂ©roport de N’Djili jusqu’au stade des Martyrs. Plus de sept heures de trajet achevĂ©, Tshisekedi wa Mulumba a tenu un meeting mĂ©morable dans un stade des Martyrs plein comme un Ɠuf tant dans les pourtours que sur l’aire de jeu. Puis, il s’est rendu dans plusieurs villes de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo pour battre campagne. Partout oĂč il est passĂ©, sa popularitĂ© est restĂ©e intacte. Ce qui justifie le score qu’il a rĂ©alisĂ© lors de ces scrutins.

    AprĂšs avoir abattu pareil travail, le prĂ©sident Tshisekedi a l’obligation de revoir son mĂ©decin. Les examens aux Cliniques universitaires de Kinshasa suffisent-ils pour un homme de l’envergure du sphinx de Limete ? Son Ă©pouse, que les combattants appellent affectueusement « Mama Marthe » est rentrĂ©e la veille au pays en vue d’assister le prĂ©sident de l’UDPS ! Par deux fois, ils ont effectuĂ© le dĂ©placement des Cliniques universitaires de Kinshasa. L’heure est venue pour qu’Etienne Tshisekedi se rende auprĂšs de son mĂ©decin pour un suivi appropriĂ©. 

    L’échĂ©ance 2016 approche. Il serait contre productif pour la dĂ©mocratie congolaise qu’une icĂŽne comme le lider maximo soit aux abonnĂ©s absents pour des raisons de santĂ©. ClassĂ© deuxiĂšme par la CENI du pasteur Ngoy Mulunda, Etienne Tshisekedi s’est toujours considĂ©rĂ© comme le vrai vainqueur de la prĂ©sidentielle du 28 novembre 2011. Il s’est autoproclamĂ© « prĂ©sident de la RĂ©publique Ă©lu » et a prĂȘtĂ© serment pour ce faire. Mais jusque-lĂ , il court toujours derriĂšre l’impĂ©rium !

    Le Potentiel

  • Une nouvelle alliance politique voit le jour

    Une nouvelle alliance politique voit le jour

    ceni-Intense activitĂ© politique en RDC avec le positionnement et repositionnement des partis et de leurs leaders. L’Alliance des coalitions des centristes vient de voir le jour et se veut comme un regroupement politique pour dĂ©fendre les valeurs morales et chrĂ©tiennes. Son ambition est de diriger le pays Ă  l’issue de la prĂ©sidentielle de 2016.

    L’Alliance des coalitions des centristes est le dernier nĂ© des regroupements politiques. DĂ©jĂ  une trentaine de partis, d’associations et de personnalitĂ©s indĂ©pendantes en font partie. Ceux-ci ont en effet dĂ©cidĂ© de se mettre ensemble pour trouver un candidat Ă  la succession de Joseph Kabila dont le deuxiĂšme et dernier mandat Ă  la tĂȘte du pays prend fin en 2016.

    C’est au Mouvement du 17 Mai, le premier parti créé par des compagnons de lutte de feu Laurent-DĂ©sire Kabila, que la prĂ©sidence nationale de ce regroupement a Ă©tĂ© confiĂ©e. Augustin Kikukama, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du M17, a dĂ©clarĂ© qu’il s’agit pour l’Alliance d’Ɠuvrer pour un nouveau Congo dans le respect des valeurs morales et chrĂ©tiennes.

    Mais en attendant les Ă©chĂ©ances Ă©lectorales, l’Alliance des coalitions des centristes qui avait Ă©tĂ© absente aux Concertations nationales de 2013 n’exclut pas de participer au gouvernement de cohĂ©sion nationale qui devrait ĂȘtre formĂ© dans les tout prochains jours. Une participation Ă  certaines conditions, explique Augustin Kikukama : « Si ce sont les mĂȘmes qui ont mal travaillĂ© pour ce pays et que par la magie des concertations, ils se retrouvent Ă  la tĂȘte de ce gouvernement, nous ne pensons pas que nous serons les bienvenus ».

    En tout cas, les grandes manƓuvres ont dĂ©jĂ  commencĂ©. MĂȘme au sein de la majoritĂ© oĂč les ambitions ne manquent pas, on attend impatiemment de connaĂźtre le dauphin que se serait choisi Joseph Kabila.

    RFI

  • UDPS: Renouer avec les origines de l’UDPS (8)

    UDPS: Renouer avec les origines de l’UDPS (8)

    Dr-Francois-Mpuila-Une rĂ©pression impitoyable et barbare s’abattit sur les Treize Parlementaires et sur tous les Compatriotes qui adhĂ©rĂšrent ouvertement et publiquement Ă  leur Cause ou qui furent tout simplement soupçonnĂ©s de communier Ă  leur Combat  

    1. 1.      Internement Ă  la CitĂ© de l’OUA Ă  Kinshasa

    La Gestapo du régime était déjà depuis quelque mois aux trousses des Treize Parlementaires et surveillait leurs déplacements, leurs rencontres et leurs échanges.

    Le 30 DĂ©cembre 1980, M. Joseph NGALULA fut arrĂȘtĂ© par la Gestapo du rĂ©gime avec une brutalitĂ© sauvage et internĂ© Ă  la CitĂ© de l’OUA Ă  Kinshasa. Une perquisition minutieuse fut faite dans toute sa RĂ©sidence, tous les stencils de la Lettre Ouverte, les exemplaires dĂ©jĂ  imprimĂ©s et tous les autres documents trouvĂ©s dans sa RĂ©sidence furent saisis et emmenĂ©s.

    Le 31 DĂ©cembre 1980, les cinq auteurs co- signataires de la Lettre Ouverte sont allĂ©s d’eux-mĂȘmes,  courageusement, par solidaritĂ© et en cohĂ©rence avec leurs valeurs et leurs idĂ©aux se constituer prisonniers Ă  la RĂ©sidence mĂȘme du tyran : TSHISEKEDI, LUSANGA, MAKANDA, KAPITA ET KANANA.

    L’un des Chantres du Mobutisme – le tristement cĂ©lĂšbre journaliste Mavungu Malanda Ma Mongo – cria haro sur les baudets et annonça Ă  la TĂ©lĂ©vision ZaĂŻroise que les « Auteurs d’un Document sĂ©ditieux contre le PrĂ©sident-Fondateur, contre la SĂ»retĂ© de l’Etat, contre la Nation et contre les 25 millions des Citoyens ZaĂŻrois » avaient failli Ă  leur fonction des Commissaires du Peuple, trahi la Nation toute entiĂšre et avaient mĂȘme poussĂ© la trahison trop loin jusqu’à oser violer la Zone Verte du PrĂ©sident-Fondateur et se constituer prisonnier.

     

    1. 2.      La levĂ©e de l’immunitĂ© parlementaire

    Le 2 Janvier 1981, le Conseil LĂ©gislatif fut saisi d’une demande de levĂ©e de l’immunitĂ© parlementaire par un message personnel du tyran.

    Devant les menaces et les intimidations de toutes sortes et devant une assistance plus nombreuse que de coutume, le PrĂ©sident du Conseil LĂ©gislatif se vit obligĂ© de bousculer l’ordre du jour et de refuser toute motion d’ordre et lit avec une voix tremblante le message personnel du PrĂ©sident –Fondateur du Parti-Etat MPR ainsi libellé :

    Je tiens Ă  porter Ă  votre connaissance que des faits extrĂȘmement graves viennent d’ĂȘtre relevĂ©s par les services de sĂ©curitĂ© Ă  charge de Treize Commissaires du Peuple, signataire d’un document Ă  caractĂšre subversif, destinĂ© sans aucun doute Ă  une large diffusion au public.

    Ainsi, l’un des signataires, le Commissaire du Peuple NGALULA PANDAJILA, au domicile duquel le document prĂ©-mentionnĂ© a Ă©tĂ© dĂ©couvert, se trouve actuellement en rĂ©sidence surveillĂ©e. Les douze autres, Ă  savoir : KYUNGU WA KUMWANZA, TSHISEKEDI WA MULUMBA, KAPITA SHABANI, KASALA KALAMBA KABWADI, LUMBU MALUBA NDIBA, LUSANGA NGIELE, MAKANDA MPINGA SHAMBUYI, KANANA TSHIONGO WA MINANGA, NGOY MUKENDI, BIRINGAMINE MUGARUKA, DIA OKEN NDEL, MBOMBO LONA feront Ă©galement l’objet des poursuites judiciaires.

    Et le plus grave encore, comme pour dĂ©fier l’AutoritĂ©, quatre de ces quatre signataires, les Commissaires du Peuple TSHISEKEDI, MAKANDA, KAPITA et KANANA sont venus ce matin se constituer prisonniers au Mont Ngaliema que le PrĂ©sident-Fondateur, PrĂ©sident de la RĂ©publique, Chef de l’Etat considĂšre comme sa RĂ©sidence de travail et Zone neutre.

    Cette attitude provocation ouverte est inadmissible. C’est ainsi que je demande pour les quatre Commissaires prĂ©citĂ©s la levĂ©e immĂ©diate de leur immunitĂ© parlementaire, avant la clĂŽture de la session en cours, la Cour de SĂ»retĂ© de l’Etat devant ĂȘtre saisie en procĂ©dure d’urgence prĂ©vue en matiĂšre de flagrant dĂ©lit.

    En outre, tous les Treize signataires seront déférés devant la Commission de discipline du Comité Central du MPR pour répondre des faits ci-dessus.

    Cfr. : C.R.A. du Conseil LĂ©gislatif, Session Ordinaire d’Octobre 1980, SĂ©ance du 2 Janvier 1981, pp. 2-3.

    1. 3.      L’arbitraire dans l’Arbitraire

    Il faut noter le rĂšgne de la l’arbitraire, l’ignorance et la violation de deux dispositions rĂšglementaires et constitutionnelles dans la procĂ©dure suivie pour sanctionner les Treize Parlementaires :

    1)      L’arrestation des DĂ©putĂ©s eut lieu pendant la session parlementaire. MĂȘme en cas de « flagrant dĂ©lit » et d’ « atteinte Ă  la SĂ»retĂ© de l’Etat »., il fallait crĂ©er une commission spĂ©ciale pour dĂ©libĂ©rer de la demande de la levĂ©e de l’immunitĂ© (Art. 72 du RĂšglement d’Ordre IntĂ©rieur du Conseil LĂ©gislatif). Le recours Ă  la procĂ©dure du « message prĂ©sidentiel »  qui, selon les rĂšgles en vigueur, ne permettait aucun dĂ©bat au Parlement, on escamota la crĂ©ation d’une commission spĂ©ciale et la tenue d’une discussion sur la recevabilitĂ© de la demande de levĂ©e de l’immunitĂ© parlementaire des DĂ©putĂ©s.

     

    2)      La comparution des DĂ©putĂ©s devant la Commission de discipline du ComitĂ© Central (Commission dirigĂ©e par M. Bomboko) Ă©tait anormale. Bien que le ComitĂ© central ait Ă©tĂ© instituĂ© comme un organe hiĂ©rarchiquement supĂ©rieur de l’arsenal des organes du Parti-Etat MPR pour vider le Parlement de son contenu et de ses prĂ©rogatives et rendre inutiles les Parlementaires, selon l’article 70 de la Constitution rĂ©visĂ©e, la commission de discipline pouvait mettre fin au mandat d’un DĂ©putĂ© « en cas de manquement grave Ă  la discipline du MPR », mais il avait Ă©tĂ© explicitement et expressĂ©ment convenu qu’une loi devait dĂ©terminer la nature des manquements graves. Or, cette loi n’avait pas encore Ă©tĂ© votĂ©e par le Parlement. Cfr. : C.R.A. du Conseil LĂ©gislatif, SĂ©ance du 14 Novembre 1980, pp. 44.

    Ces irrĂ©gularitĂ©s et cet arbitraire embarrassĂšrent sĂ©rieusement les DĂ©putĂ©s. Mais sommĂ©s sur l’heure comme de petits enfants de voter sans discussion, intimidĂ©s et menacĂ©s par le tyran, ses collaborateurs, la Gestapo et tout l’Appareil autoritaire et rĂ©pressif du Parti-Etat MPR, ils manquĂšrent le courage qui avait caractĂ©risĂ© leurs pairs signataires de la Lettre Ouverte, ils DĂ©putĂ©s votĂšrent la levĂ©e de l’immunitĂ© de leurs CollĂšgues Parlementaires : Les Treize Parlementaires.

    Ce fait est courant tout au long de l’histoire politique congolaise et constitue l’une des faibles graves de l’Elite Congolaise. Les adversaires et les ennemis internes et externes du Congo le savent et utilisent cette faiblesse Ă  fond, en plus des divisions tribale et ethniques ainsi que de la perversion, de la mĂ©diocritĂ© consĂ©cutive Ă  la destruction, rĂ©gression et atrophie du thymos pour nous maintenir nous tous dans l’esclavage, la tyrannie, la famine, la misĂšre et le sous-dĂ©veloppement permanent.

    Trente-deux DĂ©putĂ©s sur les deux cents prĂ©sents exprimĂšrent leur opposition Ă  la procĂ©dure soit en votant contre la levĂ©e de l’immunitĂ© parlementaire de leurs CollĂšgues, soit en exprimant publiquement par l’abstention leur dĂ©sapprobation.

    Toutefois, c’était l’une des rares fois qu’un acte du tyran avait provoquĂ© de telles rĂ©serves, rĂ©ticences et dĂ©saveux. 

    Entre les 9 et 13 Janvier 1981, les Parlementaires inculpĂ©s comparurent devant la Commission permanente de discipline du Parti. Le Procureur de la RĂ©publique ne fut qu’« Invité » Ă  participer aux sĂ©ances, de mĂȘme que deux de ses avocats gĂ©nĂ©raux. 

     

    1. 4.      Assumer pleinement la teneur de la Lettre Ouverte

    Malgré les sévices qui leur étaient déjà infligés sur le lieu de détention et les menaces de pires atrocités ultérieures, sept de Treize Parlementaires déclarÚrent fermement, héroïquement et courageusement assumer pleinement la teneur de la Lettre Ouverte : TSHISEKEDI, NGALULA, MAKANDA, KYUNGU, KAPITA, KANANA et LUMBU.

    Les six autres affirmùrent notamment qu’ils n’avaient eu le temps de lire toute la Lettre mais qu’ils en assumaient l’esprit


    L’ex-parlementaire et membre du ComitĂ© Central, KIBASSA MALIBA, accusĂ© d’avoir participĂ© Ă  une rĂ©union avec les Parlementaires inculpĂ©s, expliqua qu’« un changement profond devait intervenir dans le pays pour Ă©viter qu’on arrive Ă  une catastrophe et Ă  une tragĂ©die ». 

    1. 5.      Extraits du Procùs -Verbal de l’audience du 9 Janvier 1981 de de la Commission de discipline du M.P.R. 

    NGALULA PANDAJILA prĂ©cise que le Document rĂ©sume les opinions qu’il a toujours dĂ©fendues au Conseil LĂ©gislatif avec la diffĂ©rence qu’il a eu le temps de les rassembler. Les actes d’un parlementaire ne se pas qu’au Parlement. Il n’y a aucun texte qui restreint l’activitĂ© parlementaire.

    Si je me contentais de ce qui se dit au Parlement, je serais irresponsable ou complice des malheurs qui peuvent s’abattre sur le pays. J’ai voulu contribuer Ă  l’amĂ©lioration de la situation. Quant au fond, j’ai agi en militant sincĂšre.

    C’est mĂȘme un devoir constitutionnel de tous les instants. Je me suis adressĂ© au Responsable du Pays. C’est un homme comme tous les autres, il peut se tromper Ă©galement. Je prĂ©tendais qu’on s’est Ă©cartĂ© et qu’on s’écarte encore de la doctrine du MPR.

    Le Manifeste de la N’Sele en soi  n’est pas contre la crĂ©ation d’un autre parti, car, aprĂšs le Manifeste, il y a eu la Constitution de 1967 qui n’imposait pas le monopartisme. J’ai toujours demandĂ© qu’on me dĂ©montre le contraire. J’ai votĂ© la Constitution, mais au sein du MPR, on doit pouvoir discuter de certaines choses et on ne doit pas toujours dire « Amen ».

    TSHISEKEDI : J’ai agi en militant et non en courtisan. Le PrĂ©sident a tous les pouvoirs, ceux-ci ne sont limitĂ©s nulle part.. Par consĂ©quent, on ne s’en prend qu’au Responsable n° 1 du Pays.

    Comme base de notre dĂ©marche, nous invoquons le Manifeste de la N’Sele. Sous ce rapport, nous sommes les militants les plus purs. Il n’y a pas de groupe, il n’a que des citoyens courageux. Mes idĂ©es sont mes idĂ©es, que je les diffuse ici, Ă  l’Etranger ou ailleurs, j’en assume la responsabilitĂ©.

    MAKANDA MPINGA : Nous avons utilisĂ© toutes les autres voies pour faire connaĂźtre la gravitĂ© de la situation. Le discours du 1er Juillet 1977 nous donnait l’espoir, l’espoir d’amĂ©liorer la situation parce qu’il n’y a plus d’hiatus entre le peuple et le pouvoir. Quant au respect des principes du MPR, je dis que les idĂ©aux du MPR sont dĂ©fendus dans ce document, car, au-dessus de la Constitution, il y a le Manifeste de la N’Sele qui en est comme l’épiphanie.

    KYUNGU : J’ai signĂ© le document en connaissance de cause parce qu’il se situe dans le cadre de mes activitĂ©s parlementaires. Quant aux termes utilisĂ©s que vous jugez inadĂ©quats, je rĂ©ponds que j’ai le droit d’atteindre le PrĂ©sident pour lui dire des choses qui lui dĂ©plaisent. Le systĂšme actuel n’est pas appropriĂ©.

    KAPITA : La conclusion est que le Président doit revoir sa méthode de travail.

    LUMBU : Le PrĂ©sident ne donne plus aux Commissaires du Peuple l’occasion de s’exprimer comme par le passĂ©. Je suis partisan d’un langage dur ; je suis pour une sociĂ©tĂ© dans laquelle il n’y a pas que des flatteries.

    1. 6.      Sanction

    Les Treize Parlementaires furent dĂ©chus de leur mandat parlementaire et dix d’entre eux (TSHISEKEDI, NGALULA, MAKANDA, KANANA, KAPITA
) de surcroĂźt interdits d’exercer leurs droits civiques et politiques et toutes les fonctions politiques pendant cinq ans

    Le 12 Janvier 1981, les sanctions susmentionnĂ©es furent prononcĂ©es. Ces sanctions Ă©taient graduĂ©es selon le degrĂ© d’implication de chaque inculpĂ© dans la conception et la rĂ©daction du document jugĂ© d’« acte sĂ©ditieux » et une « offense au Chef de l’Etat ZaĂŻrois ».

    Le 15 Janvier 1981, le Comité Central statua sur le cas de KIBASSA MALIBA qui avait approuvé le contenu de la Lettre Ouverte et qui fut lui aussi déchu de ses droits politiques et civiques pour « complicité et connivence avec les signataires du document incriminé ».

    Cfr. : DĂ©cision du ComitĂ© Central du MPR dans l’Affaire NGALULA et Consorts, Journal Officiel de la RĂ©publique du ZaĂŻre, n° 3, 1er FĂ©vrier 1981.

    1. 7.      Action des Etudiants Ă  l’UniversitĂ© de Kinshasa en faveur de la Lettre Ouverte, des Treize Parlementaires et contre le PrĂ©sident Mobutu et contre son rĂ©gime

    Cfr. : Voir prochainement mon Curriculum Vitae, Chapitre de mon engagement politique, notamment ce que nous avons fait Ă  partir de l’UniversitĂ© de Kinshasa pour ĂȘtre le Relais, le Pont, la courroie de transmission et la Passerelle dans les Ă©changes entre les Etudiants et les Parlementaires dĂšs la pĂ©riode des Interpellations (1978-1979) jusqu’à la sortie de la Lettre Ouverte, la diffusion de ladite Lettre, la Campagne nationale et internationale en faveur des Treize Parlementaires, les deux grĂšves et manifestations Ă  l’UniversitĂ© suivies de deux fermetures de l’UniversitĂ© par Mobutu en 1981 et 1982
 Les autres acteurs et les tĂ©moins de cette Action collective Ă  l’UniversitĂ© sont encore vivants aujourd’hui et peuvent tĂ©moigner.

    Fait le 09 Mars 2014

    Dr François Tshipamba Mpuila

    Bureau d’Etudes, Expertise et StratĂ©gies

    BEES 252

    E-mail : tshipamba.mpuila@yahoo.fr  

  • A toutes les femmes: Femme noire

    A toutes les femmes: Femme noire

    A ma MĂšre

    Amour d'une mere Africaine
    Amour d’une mere Africaine

    -Femme noire, femme africaine,
    Ô toi ma mùre, je pense à toi
    Ô Dñman, î ma mùre, toi qui me portas sur le dos,
    Toi qui m’allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas,
    Toi qui, la premiĂšre, m’ouvris les yeux aux prodiges de la terre,
    Je pense Ă  toi…

    Femme des champs, des riviĂšres, femme du grand fleuve,
    Ô toi, ma mĂšre, je pense Ă  toi…
    Ô toi Dñman, î ma mùre, toi qui essuyais mes larmes,
    Toi qui me réjouissais le coeur, toi qui, patiemment,
    supportais mes caprices,
    Comme j’aimerais encore ĂȘtre prĂšs de toi,
    ĂȘtre enfant prĂšs de toi !

    Femme simple, femme de la négation,
    ma pensĂ©e toujours se tourne vers toi…
    Ô Dñman, Dñman de la grande famille des forgerons,
    ma pensée toujours se tourne vers toi,
    La tienne Ă  chaque pas m’accompagne, ĂŽ DĂąman, ma mĂšre,
    Comme j’aimerais encore ĂȘtre dans ta chaleur,
    ĂȘtre enfant prĂšs de toi. …
    Femme noire, femme africaine,
    ĂŽ toi ma mĂšre, merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils,
    Si loin, si loin, si prĂšs de toi !
    Je t’aime,
    je t’aimais,
    je t’aimerais toujours!

    Camara Laye, ( l’enfant noire)

  • RĂ©vĂ©lation de TĂ©lĂ© Tshangu depuis l’Europe : Udps, FĂ©lix Tshisekedi soutient Samy Badibanga !

    RĂ©vĂ©lation de TĂ©lĂ© Tshangu depuis l’Europe : Udps, FĂ©lix Tshisekedi soutient Samy Badibanga !

    Samy Badibanga- Depute National
    Samy Badibanga- Depute National

    -*Le 20 fĂ©vrier dernier, profitant de ses vacances parlementaires, l’Honorable Samy Badibanga s’est retrouvĂ© au Parlement EuropĂ©en. Sur place, il s’est exprimĂ© sur le processus Ă©lectoral en RD. Congo, en sollicitant l’implication de l’Union EuropĂ©enne,

    en amont, pour prĂ©venir tous les ratĂ©s  du passĂ©,  dans l’organisation de cet exercice dĂ©mocratique au pays. Il ne le savait, peut-ĂȘtre, pas. Sa dĂ©marche et sa vision des choses ont Ă©té  apprĂ©ciĂ©es Ă  la maison mĂšre : Union pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs Social (Udps). Pour s’en convaincre, la derniĂšre intervention tĂ©lĂ©visĂ©e de FĂ©lix Tshisekedi Tshilombo, SecrĂ©taire National de l’Udps en charge des Relations extĂ©rieures, sur TĂ©lĂ©tshangu. Dans un entretien accordĂ© Ă  ce mĂ©dia de la diaspora rd. congolaise, FĂ©lix Tshisekedi a soutenu la dĂ©marche  du PrĂ©sident du groupe parlementaire Udps & AlliĂ©s qui se marie parfaitement bien avec la vision de la formation politique chĂšre Ă  Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Par ricochet, il s’est inscrit en faux contre toute idĂ©e passionnelle faisant Ă©tat de l’exclusion du parti, de Samy Badibanga et de tous les autres  DĂ©putĂ©s Udps ayant acceptĂ© de siĂ©ger Ă  l’AssemblĂ©e Nationale. Pour lui, ils sont toujours membres du parti, tant qu’aucune dĂ©cision de leur exclusion n’a  Ă©tĂ© signĂ©e. VoilĂ  un Ă©clairage susceptible de donner du baume au cƓur du groupe de Samy Badibanga et, mĂȘme, de  le rapprocher, une nouvelle fois, de  la 10Ăšme rue Limete.      

    « Samy Badibanga a parlĂ© exactement comme tout membre de l’Udps pouvait le faire. Je ne peux que partager les propos qu’il a tenus », a dĂ©clarĂ© le SecrĂ©taire National de l’Udps en charge des Relations ExtĂ©rieures, FĂ©lix Tshisekedi Tshilombo, au micro de TĂ©lĂ©tshangu. Cette dĂ©claration du fils du lider maximo sonne comme une validation de la dĂ©marche politique et diplomatique que ne cesse d’entreprendre l’ancien Conseiller Politique de son pĂšre, aujourd’hui DĂ©putĂ© National Ă  la tĂȘte du groupe parlementaire Udps & AlliĂ©s. Il Ă©pouse donc son initiative du 25 fĂ©vrier dernier, d’aller frapper Ă  la porte du Parlement EuropĂ©en, pour solliciter l’implication de l’Union EuropĂ©enne  dans la concrĂ©tisation des Ă©lections combinĂ©es locales et provinciales, en lieu et place des scrutins Ă  suffrage indirect que proposait, derechef, Malumalu.  En effet, Samy Badibanga avait, devant une centaine de personnes dont les congolais de la Belgique, Ă©talĂ© toutes ses prĂ©occupations par rapport Ă  la rĂ©ussite des prochaines Ă©lections en RD. Congo. Il avait, pour ce faire, sollicitĂ© l’implication de l’UE, dĂšs le dĂ©but du processus, pour espĂ©rer en des Ă©lections rĂ©ellement crĂ©dibles et transparentes, aprĂšs le fiasco de 2011. Un point de vue que FĂ©lix Tshisekedi Ă©pouse, lui qui est trĂšs prĂ©sent dans les activitĂ©s du parti. Ce qui laisse croire que, c’est toute la grande famille politique de l’Udps qui acquiesce, au fait, cette  dĂ©marche.

    Non exclus !

    Depuis le mot d’ordre lancĂ© par le parti, de boycotter les travaux de l’AssemblĂ©e Nationale aprĂšs les Ă©lections lĂ©gislatives de 2011 jugĂ©es « frauduleuses », Samy Badibanga et tous les autres DĂ©putĂ©s Ă©lus sous l’étiquette de l’Udps sont prĂ©sentĂ©s comme des « auto-exclus » du parti, pour ‘’non-respect de la consigne’’. Dans cet entretien, FĂ©lix Tshisekedi, Ă©lu Ă©galement DĂ©putĂ© National, mais qui a refusĂ© de siĂ©ger Ă  l’hĂ©micycle, apporte la prĂ©cision. « Jusque-lĂ , il n’y a pas encore eu exclusion de ces amis-lĂ . (
).  Pour moi, ils sont toujours membres du parti, bien que n’ayant pas obĂ©i Ă  un mot d’ordre », a-t-il dĂ©clarĂ©. Pour lui, c’est une question qui nĂ©cessite d’ĂȘtre traitĂ©e « dans la sĂ©rĂ©nitĂ© et dans la fraternitĂ© » au sein du parti.

    Samy Badibanga et consorts, qui se sont toujours sentis appartenir au parti du Sphinx de Limete, ont continuĂ©, malgrĂ© une interdiction stricte d’y mettre le pied, Ă  dĂ©fendre ses couleurs Ă  l’AssemblĂ©e Nationale. Cette dĂ©claration de FĂ©lix Tshisekedi, bien que n’ayant aucun pouvoir dĂ©cisionnel, passe vĂ©ritablement pour un grand rĂ©confort moral et une lampe tĂ©moin des relations non agitĂ©es qui rĂšgnent entre l’Udps, leur parti d’attache,   et tous  ses dĂ©putĂ©s qui, quoi qu’il en soit,  mĂšnent encore et continueront Ă  se battre dans cette  lutte somme toute coriace,    Ă  l’intĂ©rieur du circuit institutionnel.

    La Pros.

  • Fin de la mission onusienne en RDC?

    Fin de la mission onusienne en RDC?

    MONUC-Helico-Mieux qu’avec les discours, c’est dans la pratique que la Mission onusienne en Rdc vient d’apporter la confirmation que son mandat prend fin Ă  brĂšve Ă©chĂ©ance. Jamais en plus de dix ans d’existence au pays, la Monusco ne s’est jetĂ©e Ă  fond dans la bataille de la pacification de l’Est.

    Pour la premiĂšre fois de sa prĂ©sence sur le sol congolais, la Mission de l’Onu a contrairement quittĂ© son rĂŽle agaçant de touriste, pour devenir un acteur principal et dĂ©terminĂ© aux cĂŽtĂ©s des Fardc.

    Aujourd’hui, les forces nĂ©gatives autant que toutes les milices qui pullulent Ă  l’Est, ne savent par oĂč organiser leur retraite. La Monusco a mis en branle des moyens puissants et imparables contre toutes les bandes armĂ©es.

    HĂ©licoptĂšres de combat, drones de surveillance, tout est mis en branle pour fragiliser jusqu’à l’extrĂȘme, paralyser complĂštement les forces nĂ©gatives. La Monusco intensifie des bombardements d’une rare violence ne permettant pas aux milices de rĂ©sister Ă  l’assaut des Fardc.

    MĂȘme au Katanga devenu volatile et que la CommunautĂ© internationale regardait avec une commisĂ©ration feinte, la Monusco a pris pied avec dĂ©termination.

    Conséquence : les Fardc commencent à infliger des leçons de renoncement aux atrocités aux « Bakata-Katanga ». En effet, ceux-ci se sont une fois vus infliger de trÚs lourdes pertes dans leur mésaventure.

    Cadeau empoisonné

    Comment comprendre que la mĂȘme Monusco qui, plus d’une dĂ©cennie nous a habituĂ©s Ă  un laxisme coupable, devienne aujourd’hui plus qu’active. Elle intervient de maniĂšre trĂšs gĂ©nĂ©reuse et spontanĂ©e, sans que le Gouvernement ou les Fardc n’aient appelĂ© au secours.

    C’est dire qu’il y a quelque chose qui a complĂštement changĂ© dans les attitudes des parrains de la Monusco. Il apparaĂźt trĂšs clairement qu’à la faveur de dĂ©mantĂšlement complet du M23, un nouvel agenda a Ă©tĂ© confiĂ© Ă  Martin Kobbler et Ă  ses troupes.

    Et Ă  voir l’empressement de la Monusco d’en finir sans dĂ©lai avec les forces nĂ©gatives et les milices Ă  l’Est, il ne fait que l’heure du grand dĂ©part est sur le point de sonner. Il faudrait qu’avant l’échĂ©ance fatale, l’Est du pays soit totalement pacifiĂ©.

    Les prĂ©visions les plus sĂ©rieuses prĂ©voient qu’au plus tard fin 2015 ou au plus tard 2016, la Mission onusienne fasse ses adieux. Ainsi prendra fin plus d’une dĂ©cennie de prĂ©sence controversĂ©e sur le sol congolais.

    Mais, la grande question qui se pose dans les salons branchĂ©s reste la suivante: maintenant que la CommunautĂ© internationale a dĂ©cidĂ© de se dĂ©sengager officiellement de la Rdc, quels sont les vĂ©ritables objectifs qu’elle a atteints Ă  notre insu ? La paix qui va nous ĂȘtre laissĂ©e, ne risque-telle pas d’ĂȘtre un cadeau empoisonnĂ© ? Nous y reviendrons prochainement.

    LP- (Congo 24)

  • Bill Gates de nouveau homme le plus riche du monde

    Bill Gates de nouveau homme le plus riche du monde

    BILL GATE-Le fondateur de Microsoft, Bill Gates a retrouvĂ© la premiĂšre place de personne la plus riche du monde d’aprĂšs le classement annuel des milliardaires mondiaux du magazine Forbes.

    Bill Gates dispose d’une valeur nette totale de 76 milliards de dollars cette annĂ©e, en hausse par rapport Ă  ses 67 milliards en 2013.

    Son ascension a délogé de la premiÚre place le magnat des télécommunications mexicain Carlos Sim.

    Au total, Forbes dĂ©nombre 1 645 milliardaires, un record. La fortune nĂ©cessaire pour intĂ©grer le top 20 mondial est dĂ©sormais de 31 milliards de dollars, contre 23 l’an dernier.

    Bill Gates, qui a rĂ©cemment quittĂ© la prĂ©sidence du conseil d’administration de Microsoft, a occupĂ© la tĂȘte de ce classement 15 fois au cours des 20 derniĂšres annĂ©es.

    Les entreprises de technologies sont trĂšs prĂ©sentes dans cette liste. En tĂ©moigne, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a vu sa valeur nette plus que doubler pour atteindre 28 milliards de dollars, grĂące Ă  l’augmentation du prix des actions de son rĂ©seau social.

    L’Afrique peu reprĂ©sentĂ©e

    La plus grande Ă©conomie mondiale, les Etats-Unis, comporte logiquement le plus grand nombre de milliardaires avec 492 personnes. Suivent l’Europe avec 468 et l’Asie avec 444. Le magazine Ventures en dĂ©nombrait 55 en Afrique en octobre dernier.

    La liste a suggĂ©rĂ© que les richesses se rĂ©pandent, avec quatre nouveaux pays, mis en vedette pour la premiĂšre fois : l’AlgĂ©rie, la Lituanie, la Tanzanie et l’Ouganda.

    Le Nigérian Aliko Dangote, qui a fait fortune dans le ciment, est devenu le premier africain à intégrer le top 25, avec 25 milliards de dollars.

    BBC

  • Crise diplomatique entre l’Afrique du Sud et le Rwanda

    Crise diplomatique entre l’Afrique du Sud et le Rwanda

    kayumba-kagame-Le ton monte entre l’Afrique du Sud et le Rwanda. Pretoria a expulsĂ© trois diplomates rwandais, accusĂ©s d’espionnage, suite Ă  l’attaque lundi du domicile de Kayumba Nyamwasa. C’est ce que RFI a appris de source diplomatique sud-africaine. Opposant rwandais, ancien chef d’Ă©tat-major, le gĂ©nĂ©ral Nyamwasa Ă©tait sous protection de l’Etat sud-africain. Le Rwanda annonce lui aussi avoir expulsĂ© six diplomates sud-africains. Kigali reproche Ă  l’Afrique du Sud d’avoir accueilli sur son sol des dissidents qui auraient menĂ© des attaques terroristes au Rwanda.

    Article mis Ă  jour en fonction des derniĂšres informations disponibles

    Pretoria confirme avoir expulsĂ© trois diplomates rwandais, qui sont accusĂ©s d’espionnage. Cette dĂ©cision fait suite Ă  l’attaque contre le domicile d’un opposant rwandais, le gĂ©nĂ©ral Nyamwasa. Jusqu’Ă  prĂ©sent, la police sud-africaine avait ouvert une enquĂȘte pour simple cambriolage. Mais elle n’excluait pas qu’il y ait un lien avec l’assassinat d’un autre opposant rwandais, Patrick Karegeya, l’ancien chef des renseignements retrouvĂ© mort le 1er janvier dernier Ă  Johannesburg.

    Le gĂ©nĂ©ral Nyamwasa avait lui-mĂȘme Ă©tĂ© victime d’une tentative d’assassinat, Ă  Johannesburg Ă©galement, en 2010. L’Etat sud-africain l’avait alors mis sous protection. Mais selon une source diplomatique sud-africaine, Pretoria a eu vent du projet d’attaque contre le domicile de l’opposant rwandais, et l’a donc mis en sĂ©curitĂ©, tendant un piĂšge Ă  ses assaillants. L’objectif Ă©tait de remonter aux commanditaires.

    →À (RE)LIRE : La rĂ©sidence du gĂ©nĂ©ral rwandais Kayumba Nyamwasa attaquĂ©e

    Jusqu’Ă  prĂ©sent, l’Afrique du Sud n’avait jamais officiellement fait de lien entre ces attaques contre les opposants rwandais en exil sur son sol et une quelconque autoritĂ© officielle rwandaise. On savait qu’il y avait des tensions entre les deux pays. L’Afrique du Sud avait rappelĂ© son ambassadeur au Rwanda pour consultation aprĂšs la tentative d’assassinat contre le gĂ©nĂ©ral Nyamwasa. Rien de plus.

    LĂ , non seulement Pretoria expulse trois diplomates rwandais pour espionnage, mais un journaliste du New Times, le journal pro-gouvernemental au Rwanda, relate que Kigali a de son cĂŽtĂ© expulsĂ© six diplomates sud-africains de haut rang, lĂ  aussi pour espionnage. « Ils ne font que rĂ©pliquer », assure cette source diplomatique sud-africaine. Une information confirmĂ©e dans la foulĂ©e sur Twitter par la ministre rwandaise des Affaires Ă©trangĂšres elle-mĂȘme, Louise Mushikiwabo. Motif invoqué : l’Afrique du Sud a « accueilli des dissidents responsables d’attaques terroristes au Rwanda ».

    →À (RE)LIRE : FunĂ©railles sans incidents de Patrick Karegeya

    Ce n’est pas la premiĂšre fois que Kigali accuse les opposants rwandais exilĂ©s en Afrique du Sud d’avoir menĂ© ces attaques. Kigali avait jugĂ© par contumace – mĂȘme demandĂ© l’extradition – de deux d’entre eux, prĂ©cisĂ©ment Patrick Karegeya le gĂ©nĂ©ral Nyamwasa. AprĂšs la mort de Patrick Karegeya, la justice militaire rwandaise avait mĂȘme ouvert un procĂšs dit « procĂšs de la terreur ».

    Le but affichĂ© de cette dĂ©marche est de prouver aux Rwandais, comme Ă  la communautĂ© internationale, le lien entre d’un cĂŽtĂ© le CongrĂšs national rwandais (RNC) de MM. Karegeya et Nyamwasa, et de l’autre, les Forces dĂ©mocratiques de libĂ©ration du Rwanda (FDLR), les rebelles hutus dont certains dirigeants sont accusĂ©s par Kigali d’ĂȘtre des gĂ©nocidaires. Le RNC et les FDLR seraient derriĂšre au moins une attaque Ă  la grenade. Mais les principaux suspects refusant de collaborer avec la cour, ce procĂšs a Ă©tĂ© renvoyĂ© au mois de mai.

    Rfi

  • Afrique – dix femmes puissantes !

    Afrique – dix femmes puissantes !

    KIMPA VITA-La trĂšs riche histoire africaine a Ă©tĂ© marquĂ©e par les Ă©popĂ©es de plusieurs reines et femmes puissantes au destin marquĂ© au fer rouge. Des femmes d’influence qui ont transformĂ© le cours des choses et constituent une source de fiertĂ© et d’espoir pour le continent

    Toutes ces reines antiques ou ces Ă©gĂ©ries contemporaines se sont fait valoir grĂące Ă  leur personnalitĂ©, leur beautĂ©, mais pour beaucoup par leurs actes. Toutes diffĂ©rentes, mais portĂ©es par un dĂ©sir commun : contribuer Ă  un avenir meilleur pour leur peuple. Voici une mince sĂ©lection de dix femmes qui ont marquĂ© l’histoire du continent.

    Égypte : ClĂ©opĂątre

    (av. J.-C.) ClĂ©opĂątre est un personnage phare dont la lĂ©gende s’est emparĂ©e de son vivant et Ă  sa mort tragique. C’est sans aucun doute la femme la plus cĂ©lĂšbre d’Égypte, mais aussi la femme la plus cĂ©lĂšbre de toute la pĂ©riode de l’AntiquitĂ©. Elle est considĂ©rĂ©e comme le dernier pharaon que l’Égypte ait connu. L’histoire raconte qu’elle Ă©tait une nĂ©gociatrice hors pair et d’une beautĂ© atypique, comme le montrent les reprĂ©sentations. MĂȘme si son objectif Ă©tait de protĂ©ger l’indĂ©pendance de l’Égypte, elle s’est engagĂ©e dans une relation avec CĂ©sar en 48 av. J.-C. Elle le suivit Ă  Rome et s’y installa avec ses traditions. Cependant la mort de son bien-aimĂ© l’a contrainte Ă  un dur retour Ă  la rĂ©alitĂ©. Le futur Auguste mĂšne une bataille contre l’Égypte afin de l’annexer. ClĂ©opĂątre aime mieux mourir que de voir l’Égypte envahie.

    Éthiopie : Makeda, la reine de Saba

    (av. J.-C.) Makeda, surnommĂ©e la reine de Saba, est une femme mythique. À l’Ă©poque antique, les femmes noires Ă©taient considĂ©rĂ©es comme trĂšs belles et dotĂ©es d’une forte personnalitĂ©. Ce fut le cas des reines d’Éthiopie (Kush, Axum, ou encore Sheba). En effet, l’Éthiopie fut dirigĂ©e par une lignĂ©e de reines belles, puissantes et vierges, dont la cĂ©lĂšbre Makeda. C’est un personnage qui aurait rĂ©gnĂ© sur le royaume de Saba, situĂ© aux confins de l’actuel YĂ©men, de l’ÉrythrĂ©e, de l’Éthiopie. L’histoire raconte que le roi Salomon voyagea en Éthiopie et, Ă  peine arrivĂ© dans ce pays peuplĂ© de Noirs, le Roi fut frappĂ© par la beautĂ© des femmes. La reine est, dans tous les passages, dĂ©crite comme une femme sublime et considĂ©rĂ©e comme un personnage d’une profonde sagesse et d’une haute intelligence

    Angola : Anna Zingha

    (xviie siĂšcle) Anna Zingha fut reine du royaume d’Angola pendant plus d’un demi-siĂšcle. Son long rĂšgne a Ă©tĂ© marquĂ© par beaucoup de luttes et de victoires. Elle s’opposa farouchement aux ambitions du Portugal sur son royaume. Elle dirigea l’Angola d’une main de fer jusqu’Ă  sa mort, Ă  l’Ăąge de 82 ans, ce qui est une prouesse Ă  cette Ă©poque. Elle est souvent dĂ©crite comme une habile tacticienne, puisqu’elle rĂ©sista aux attaques des armĂ©es occidentales pendant trente ans ! Malheureusement, elle ne donna naissance Ă  aucun hĂ©ritier pour lui succĂ©der au trĂŽne. Elle fut donc la derniĂšre souveraine Ă  rĂ©gner sur le royaume d’Angola. Aujourd’hui, elle est connue comme « la reine dont la flĂšche trouve toujours le but ».

    R D Congo : Dona Beatriz-Kimpa Vita-Nsimba

    (xviie siĂšcle) Kimpa Vita Ă©tait une prophĂ©tesse congolaise. Kimpa Vita grandit dans un climat de guerre civile entre les diffĂ©rentes tribus du royaume Kongo. DĂšs son enfance, elle est reconnue comme nganga marinda, autrement dit une intermĂ©diaire entre le monde des hommes et celui des esprits. Celle que l’on surnomme la Jeanne d’Arc du Kongo a acquis au fil des annĂ©es une puissance qui menace celle du roi et des missionnaires. La Dona Vita Ă©tait devenue une figure mystique, vĂ©nĂ©rĂ©e par les gens qui Ă©coutaient ses propos. En 1706, deux ans aprĂšs son arrivĂ©e Ă  Mbanza-Kongo, c’est un spectacle horrible qui se dĂ©roula sur la place de la capitale : un bĂ»cher avait Ă©tĂ© prĂ©parĂ© pour la prĂȘtresse et sa famille. C’est deux siĂšcles aprĂšs Jeanne d’Arc que Kimpa Vita mourut, avec le nom de JĂ©sus en bouche, disent les tĂ©moins.

    Afrique du Sud : Nandi de Zululand

    (xixe siĂšcle) Nandi a Ă©tĂ© la reine du Zululand (une partie de l’actuelle Afrique du Sud). Elle est connue pour avoir eu une extrĂȘme estime d’elle-mĂȘme. Dans tous les ouvrages, elle est dĂ©crite comme la femme la plus belle du territoire zulu. Les prĂ©tendants lui couraient aprĂšs, et c’est finalement le prince de Zulu, Senzangakona, qui la sĂ©duira. Homme fort de sa patrie, Nandi n’Ă©tait pas sa seule femme, mais la mĂšre de son enfant le plus cĂ©lĂšbre, Chaka Zulu. Chaka Zulu a tout appris de sa mĂšre. Et en devenant roi, grĂące Ă  son exemple, il Ă©tablit une armĂ©e composĂ©e strictement de femmes. Reine, Nandi avait Ă©levĂ© son fils en vainqueur, et c’est ce que fut Chaka Zulu : une vĂ©ritable fiertĂ© de l’Afrique du Sud. Aujourd’hui, lorsqu’on parle de Nandi de Zululand, c’est une rĂ©fĂ©rence Ă  une « femme de haute estime ».

    Guadeloupe : la mulĂątresse Solitude

    (xviiie siĂšcle) La mulĂątresse Solitude est la figure historique des esclaves noirs en Guadeloupe. NĂ©e du viol d’une femme africaine par un colon marin durant la traite nĂ©griĂšre, elle a le teint mĂ©tissĂ©, d’oĂč l’appellation de mulĂątresse. En grandissant, elle se rallie Ă  l’appel de Louis DelgrĂšs pour combattre au nom de la libertĂ© aprĂšs que NapolĂ©on Bonaparte a rĂ©tabli l’esclavage. Dans les encyclopĂ©dies guadeloupĂ©ennes, elle est considĂ©rĂ©e comme le bras droit des rebelles, pleine de fureur et de haine. Cependant, son engagement lui coĂ»ta la vie : elle fut exĂ©cutĂ©e un jour aprĂšs avoir donnĂ© naissance Ă  son fils.

    Sénégal : Ndete Yalla Mbodj

    (xixe siĂšcle) La reine Ndete Yalla Mbodj est la derniĂšre grande reine du royaume Waalo (au nord-ouest de l’actuel SĂ©nĂ©gal). Avec sa descendance, elle est une figure de la rĂ©sistance contre la colonisation française. C’est aussi la mĂšre du puissant Sidya NdatĂ© Yalla Diop qui suivra ses traces. La reine Yalla Mbodj s’est battue contre l’invasion europĂ©enne et contre les Maures, car elle rĂ©clamait un droit de passage pour le peuple soninkĂ© vers l’Ăźle de Sor (actuelle Saint-Louis) trĂšs convoitĂ©e par les gouverneurs occidentaux. C’est le PĂšre Boilat, tout droit venu de France, qui nous dĂ©crit la vie de la reine lors de sa visite au SĂ©nĂ©gal.

    Ghana : Yaa Asantewa

    (xixe siĂšcle) Durant le rĂšgne de son frĂšre, Yaa Asantewa fut tĂ©moin d’une sĂ©rie d’Ă©vĂ©nements menaçant le futur de la ConfĂ©dĂ©ration Asante ou Ashanti (futur Ghana), notamment la guerre civile de 1883 Ă  1888. À la mort de son frĂšre, elle utilisa ses droits en tant que reine pour nommer son petit-fils. Ce dernier obligĂ© de partir se former aux Seychelles avec le roi d’Asante, Prempeh Ier, Yaa Asantewaa devint la reine de la confĂ©dĂ©ration. Le rĂȘve d’Yaa Asantewa s’accomplit en mars 1957, quand le protectorat d’Asante obtiendra son indĂ©pendance et fera partie du Ghana, premiĂšre nation africaine Ă  atteindre une telle victoire. Yaa Asantewa reprĂ©sente le symbole du courage contre l’injustice du colonialisme britannique.

    CĂŽte d’Ivoire : Abla Pokou

    (xviiie siĂšcle) Abla Pokou est une reine d’Afrique de l’Ouest qui mena le peuple baoulĂ© du Ghana vers la CĂŽte d’Ivoire pour le libĂ©rer d’une guerre fratricide pour le contrĂŽle du royaume d’Ashanti au Ghana. La lĂ©gende est bien connue de tous : elle raconte que la reine a dĂ» sacrifier son fils pour traverser la riviĂšre avec son peuple. Cette histoire serait Ă  l’origine du mot baoulĂ© : lors du sacrifice de son enfant, elle s’exclama « ba ouliĂ© », ce qui peut se traduire par « l’enfant est mort », d’oĂč le nom baoulĂ©. C’est le nom que portera son peuple qu’elle installa en CĂŽte d’Ivoire. Abla Pokou, princesse ashantie est devenue la reine des BaoulĂ© et a rĂ©gnĂ© avec splendeur jusqu’en 1760.

    Gambie : Aminatu

    (xvie siĂšcle) La reine Aminatu de Zaria est surnommĂ©e la reine guerriĂšre. Elle avait de nombreux objectifs, dont l’extension de son territoire jusqu’au nord-est de l’actuel Nigeria, mais aussi de dĂ©velopper les villes conquises. Pendant plus de trente ans ses conquĂȘtes firent de ce royaume le rendez-vous du commerce transsaharien, une rĂ©gion puissante qui dominait le commerce d’Afrique subsaharienne. Selon une lĂ©gende, Aminatu refusait de se marier et d’avoir une descendance. C’est pourquoi dans chaque territoire qu’elle rĂ©cupĂ©rait elle passait la nuit avec l’homme de son choix. Qu’elle tuait au petit matin pour que ce dernier ne se vante pas d’avoir eu des relations intimes avec elle.

    Bénin : Seh Dong Hong-beh (xixe siÚcle)

    Son nom se traduit par « Dieu dit la vĂ©ritĂ© ». Elle Ă©tait la chef des fameuses amazones, bien ancrĂ©es dans l’histoire, mais dont on oublie souvent la provenance. Aux alentours de 1850, Seh Dong Hong-beh dirige cette armĂ©e composĂ©e de plus de 5 000 combattantes. Leur combat le plus connu est celui contre la forteresse d’Egba d’Abeokuta. À la fin du xixe siĂšcle, le roi Behanzin du Dahomey (BĂ©nin) mena la guerre au colon français. Dans son armĂ©e de 10 000 hommes, il eut besoin des amazones qui se battirent jusqu’Ă  la mort. On raconte qu’elles ont prĂ©fĂ©rĂ© brĂ»ler leurs villages plutĂŽt que de les laisser au colon.

    Les Depeches de Brazzaville