Author: Don Kayembe

  • La pauvreté derrière la richesse minière du Katanga

    La pauvreté derrière la richesse minière du Katanga

    Congo_mining-Un débat houleux s’était engagé sur la marche à suivre pour réparer la route. Incapables de s’entendre sur qui devait déposer les imposants blocs de pierre dans la boue qui paralysait la circulation depuis une semaine, les camionneurs étaient sur le point d’en venir aux mains lorsque l’un d’eux rejeta la faute sur la plus haute autorité de la République démocratique du Congo (RDC).

    « La route est pourrie ! Le Congo est pourri ! Vous ne le voyez donc pas ? Si le président était là devant moi, je lui taperais dessus », a lancé l’homme avec amertume avant de retourner au bourbier pour apaiser ses collègues.

    Le délabrement des infrastructures en RDC est une dure réalité, héritée de ses nombreuses guerres et d’un manque chronique d’investissements. Mais l’état de la R617, de même que les épidémies récurrentes de choléra qui frappent la province méridionale du Katanga, paraissent grotesques au vu des incroyables ressources naturelles de la région.

    La province du Katanga – d’une superficie équivalente à celle de l’Espagne – détient une importante partie des réserves congolaises de cuivre, de cobalt et autres minéraux précieux. Chaque jour, ses rares routes asphaltées voient défiler quantité de camions chargés de métaux, destinés à l’exportation et au transport par bateau via Durban et d’autres ports lointains. Pourtant, sur les millions de dollars de taxes que les sociétés minières reversent aux autorités congolaises, seule une part dérisoire est investie dans le développement social et économique du Katanga, laissant des pans entiers de sa population dans la pauvreté.

    400 000 personnes déplacées par la rébellion armée

    Ce décalage a attisé les tensions politiques entre les dirigeants du Katanga et le gouvernement central, basé dans la lointaine Kinshasa. Il est également à l’origine d’une rébellion armée dans le centre montagneux de la province, qui a entraîné le déplacement de quelque 400 000 personnes et poussé les Nations unies à déclarer la région en état de crise humanitaire.

    Ibond Rupas Anzam, le directeur d’une ONG œuvrant en faveur du développement régional en RDC, a dit que les gouvernements centraux allouaient traditionnellement peu de ressources au développement, quelle que soit la région. La corruption, les détournements de fonds et la mauvaise allocation des ressources achèvent d’atténuer l’impact de ces maigres budgets. Le 25 février, le Fonds monétaire international a exhorté le gouvernement à s’assurer que la croissance économique – dont le taux annuel est supérieur à 8 pour cent – « profite à tous », et à investir davantage dans l’éducation, la santé et les infrastructures de base.

    Les autorités, tant au niveau provincial que national, ont fait preuve d’une « certaine volonté » d’améliorer les choses au Katanga, a dit M. Anzam en citant les projets routiers en cours dans les grandes villes et en périphérie de ces dernières. Les autorités provinciales affirment que certains indicateurs – notamment le taux de fréquentation scolaire – enregistrent une amélioration malgré un niveau de départ très faible

    IRIN

  • l’ONU bombarde des positions de rebelles ougandais

    l’ONU bombarde des positions de rebelles ougandais

    MONUC-operation-Ce samedi a été un jour ps comme les autres. Pour la première fois, des hélicoptères de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo ont bombardé des positions des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, dans le Nord-Kivu, a annoncé la MONUSCO.
     

    Des hélicoptères de l’ONU dépêchés en République démocratique du Congo ont frappé des positions des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, actifs dans l’est du pays. C’est ce qu’a annoncé la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

    Dans communiqué, l’organisation indique que « ce samedi 1er mars 2014 à 14h55 (heure locale, 12h55 GMT), deux hélicoptères d’attaque de la MONUSCO ont tiré sur la base ADF de Saha Sitisa dans la région de Mbau, au nord-est de Beni ». La localité qui a été la cible de frappes se situe dans la province riche et instable du Nord-Kivu. Le communiqué précise que « cette opération d’une grande précision nous permet de réaliser un objectif clair : mettre fin aux attaques récurrentes des ADF contre les populations civiles ».

    De son côté, le chef de la MONUSCO, Martin Klober demande aux rebelles e faire taire les armes et de se rendre. « J’exhorte les derniers combattants de l’ADF à déposer les armes immédiatement et à se rendre dans les camps de la MONUSCO », a lancé le chef de la force onusienne.

    A ce jour, la MONUSCO se limitait à appuyer l’armée congolaise en lui apportant un soutien logistique notamment pour l’évacuation de blessés et des renseignements. Avec cette frappe chirurgicale de ce samedi effectuée par sa brigade d’intervention, force est de reconnaître que l’ONU a changé de stratégie et compte en fini pour de bon avec la rébellion. Ce qui est un signal fort.

    Afrik

  • “12 Years a Slave”, Oscar du meilleur film

    “12 Years a Slave”, Oscar du meilleur film

    DF_02592.tif-“12 Years a Slave”, le film du Britannique Steve McQueen, sacré meilleur film à la 86e cérémonie des Oscars. C’est la première fois qu’une œuvre réalisée par un Noir est distinguée dans cette catégorie. “12 Years a Slave” repart également avec l’Oscar de la meilleure adaptation pour John Ridley et l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour Lupita Nyong’o.
     

    “12 Years a Slave”, le sacre ! L’œuvre du cinéaste britannique Steve McQueen a décroché l’Oscar du meilleur film lors de la 86e cérémonie des Oscars qui s’est déroulée ce dimanche à Los Angeles. C’est la première fois qu’un long métrage mis en scène par un cinéaste noir obtient cette récompense. Depuis sa présentation au Festival de Toronto l’année dernière, où il a raflé la distinction suprême, “12 Years a Slave” n’a cessé de confirmer son succès tout au long de cette saison de remises de prix qui arrive à son terme avec l’Oscar.

    Trois Oscars pour “12 Years a Slave”

    Le film a également permis à la Kényane Lupita Nyong’o de remporter l’Oscar du meilleur second rôle et à John Ridley de repartir avec celui de la meilleure adaptation. “12 Years a Slave”, produit par Brad Pitt qui a un petit rôle dans le long métrage, est adapté du livre de Solomon Northup, un Afro-américain né libre qui sera réduit en esclavage pendant douze ans.

    Avec son Oscar, Lupita Nyong’o devient la première comédienne originaire du continent à obtenir la statuette dans cette catégorie. Mais c’est la deuxième fois qu’une actrice ramène un Oscar en Afrique. En 2004, la Sud-Africaine Charlize Theron ouvrait la voie avec pour stupéfiante prestation dans “Monster” qui sera récompensée par l’Académie.

    De bien des manières, “12 Years a Slave” marque un tournant à Hollywood.

    Afrik

  • Bouteflika, Mugabe, Ouattara… : ces Présidents soignés hors du continent

    Bouteflika, Mugabe, Ouattara… : ces Présidents soignés hors du continent

    Bouteflika-La majeure partie des Présidents africains subissent pour la plupart leur traitements médicaux en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie. Et pourquoi donc ?
     
    Absence de compétences ou d’infrastructures ? La quasi-totalité des Présidents africains sont obligés de se rendre en Europe ou en Asie pour se faire soigner de leur maladie, maligne comme bénigne. Le Président ivoirien Alassane Ouattara rentre de Paris en France, où il s’était rendu pour des raisons médicales. Le Zimbabwéen Robert Mugabe vient de rentrer de Singapour, au moment où l’Algérien Abdelaziz Bouteflika revient d’un bilan de santé au pays de… François Hollande.

    Abdelaziz Bouteflika traité en France pour un AVC

    Le 27 avril 2013, le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, victime d’un accident vasculaire cérébral, débarque en France, plus précisément à l’hôpital Val-de-Grâce. Li dirigeant algérien passera trois longs mois sur le sol français, puisqu’il ne retrouvera son pays que le 16 juillet 2013, après un passage au centre des invalides où l’on traite les gros handicaps. Le 13 janvier 2014, Bouteflika est retourné en France pour faire un bilan en rapport avec l’AVC dont il a été victime en juillet de l’an passé. Cette fois-ci, son séjour aura duré moins d’une semaine, puisqu’il est retourné en Algérie le vendredi 17 janvier.

    Robert Mugabe se débarrasse de sa cataracte à Singapour

    Sous la sanction de l’Union européenne qui le prive de visa, le Président zimbabwéen Robert Mugabé, 90 ans, 34 ans de pouvoir, est rentré samedi 22 février de Singapour. Au moment où son entourage et lui-même insistent sur sa santé de fer et sa longévité exceptionnelle, le plus vieux Président était à Singapour, officiellement pour soigner une cataracte à l’œil gauche. Ce qui parait comme une opération classique pour son âge. D’aucuns disent que si la sanction de l’Union Européenne n’était pas là, Robert Mugabe se serait offert le « luxe » de se faire soigner en Europe.

    Alassane Ouattara opéré en France pour une sciatique

    Début février 2014, le Président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara est hospitalisé en France pour une sciatique. Le chef de l’Etat passera en France près d’un mois, au point d’inquiéter, faisant déferler une vague de rumeurs. Ouattara était même annoncé dans le coma. Ce qu’avait démenti vigoureusement le président de l’Assemblé nationale ivoirienne, Guillaume Soro. Il a fallu attendre ce dimanche 2 mars, pour voir Ouattara regagner la Côte d’Ivoire où l’attendait le Roi Mohammed VI.

    Bref, la liste des Présidents qui se soignent hors du continent est longue et non exhaustive. A part Mandela qui a préféré se faire traiter à Pretoria, en Afrique du Sud, la quasi-totalité des dirigeants africains se font soigner à l’étranger. Absences d’infrastructures adaptées, de compétences ou simple complexe. Dans tous les cas, cela dénote d’un retard de développement sur le continent au point que certains n’hésitent pas à dénoncer « une incapacité des dirigeants africains à doter leur propre pays d’infrastructures médicales capables de les prendre en charge. Conséquence : les Présidents se retournent vers l’Occident ».

    Reste à savoir à quand le développement de l’Afrique que les Présidents ne cessent de chanter à leur peuple, si ce dernier ne peut même pas attendre de leur dirigeant des hôpitaux capables de les prendre en charge. Car les populations n’ayant pas les mêmes moyens que ceux qu’ils ont élu, risquent de mourir au pays, à défaut d’être transféré à l’étranger en cas de maladie. Le chemin du développement de l’Afrique semble encore très long.

    Afrik

  • « Judaïsation des Tutsi » : des pasteurs, des prêtres, des abbés et autres apôtres « Congolais », bottent en touche

    « Judaïsation des Tutsi » : des pasteurs, des prêtres, des abbés et autres apôtres « Congolais », bottent en touche

     

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    – De loin parvient au peuple de la RD-Congo un écho d’un bruit autour de la question de  « judaïsation » d’un peuple « Noir » et d’Afrique qui s’identifie, et ce  de lui-même,  comme « Tutsi ». Et rien d’anormal jusque-là aussi longtemps que chaque peuple, librement, peut se choisir et choisit celui ou ceux qu’ils désigneraient, pour une raison ou une autre, comme étant ses ancêtres. Et ce qui est sûr, du moins pour les Congolais de la RD-Congo,  dans leur ensemble, aucun congolais ne souffre que tel ou tel autre africain  se choisisse son ancêtre. Les  Congolais ne s’achètent aucun ancêtre car lueurs ancêtres sont bien identifiés et sont « noirs » selon le langage courant. Personne ne souffrirait d’un complexe quelconque , ni d’infériorité, ni de supériorité vis-à-vis d’un  choix opéré,  et ce en âme et conscience,  par les peuples Tutsi du Rwanda, d’Ouganda, et d’ailleurs.  

     

    Mais là où le bât blesse, c’est lorsque cette « judaïsation des Tutsi » se fait sur le dos de la RD-Congo et de son peuple.  Quelqu’un, et de nature nocive aux Congolais, se construit tout  tranquillement, un imaginaire  qui fonderait sa légitimité de la  « Bible » et  dans lequel les peuples qui se disent Tutsi du Rwanda, de l’Ouganda et de partout ailleurs disposeraient, parce que proclamés comme tels « enfants de Dieu », – ah les Congolais auraient tout entendu et subi pour le compte de ce Dieu, (mais lequel ?), et en son nom –  des droits sur des terres de la RD-Congo,  qui de droit  reviendraient  aux seuls enfants  issus du patriarche Dieu. Mais des Congolais s’en fouettent de qui est qui ou  de comment se passe cette reconnaissance et par qui—-Faudrait-il la faire avaliser par d’autres pour qu’il ait effet de \vérité liturgique ?  

     

    À travers leur judaïsation, les Tutsi du Rwanda comme d’ailleurs, et ce au grand damne de miséreux « Nègres » du Congo,  se targueront d’avoir comme ancêtres les Abraham, les Moïse et autres et comme frères Israël, la terre promise. Que des symboles, on me dirait,  mais qui colonisent et ce depuis des lustres un imaginaire congolais qui reste hanté.  Même si, tel ou un tel autre soit ou pas le fils ou l’enfant de Dieu mais que cela ne puisse se transformer en prétexte pour distribuer la mort et ce gratuitement aux Congolais et aussi leur arracher des morceaux importants de leur terre. Paul Kagamé en mission divine et  protégé par sa judaïsation, on oublie que c’est un peu comme parler de la race aryenne d’Hitler, cannibalisera  et ce avec allégresse, la chair du nègre congolais qui lui est voué à la colère de dieux. . .

     

    Parmi des populations congolaises, on dénombre des adeptes de la « Bible » et avec tout son contenu comme un livre de référence et sacré pour eux. Libre à eux comme le font les autres avec le Coran, etc….Mais ce livre se vide presque de son importance, voire il perd son sens dès lors que des esprits avérés falsifient son histoire quand ils désignent la région du Kivu  comme,  « “Mines du roi Salomon” (le Kivu), les “Pipelines du Roi Salomon” (projet en cours avec le gouvernement Kabila pour offrir l’eau du Fleuve Congo à Israël). En essence, comme pour le cas du nom ” Mulenge” dans la guerre actuelle qui a commencé au Kivu, la mission que se donne “le Centre Roi Salomon” de l’Institut Havila, soulève la curiosité de savoir ce qui restera aux Congolais en tant que peuple » (voir l’article sur la judaïsation des Tutsi ». C’est quoi les Congolais ont avoir avec les mines du roi Salomon ?

     

    Qui peut situer dans  l’histoire des royaumes du Congo une période historique où un roi qui y a régné et sous le nom de  Salomon ? Que ceux qui y croient, c’est tout à fait libre à eux,  mais que l’on associe tout un peuple à ces croyance relève d’un déni à ce peuple d’exister autrement. Nous défendrons et respecterons les convictions et croyances de qui que ce soit dès lors que l’on reconnaisse les droits du peuple congolais à exister.  

     

    Quel est l’avis de l’Eglise Catholique en RD-Congo sur cette question de la « Judaïsation des Tutsi » qui se déploie contre la RD-Congo et son peuple.  J’ai personnellement  été ravi de lire la phrase suivante attribuée par jeune Afrique au Cardinal Laurent Monsengwo : «  un Dieu, mais pas de maîtres ». Oui, Cardinal, notre ancien président de la Conférence Nationale Souveraine, et membre de la grande société civile du Congo, votre avis sur  la question de Mines du Roi Salomon et des peuples noirs qui seraient plus élus que d’autres du Dieu auquel vous croyez ?   Cher frère et ami Abbé jean Pierre Mbelu, vous êtes aussi congolais et souvent en soutane banche, qu’en dites-vous sur la même question car votre peuple  s’interroge et veut être fixé.  Cher Abbé José Mpundu du Groupe Amos, qu’en dites-vous également ? .Cher Monseigneur Marini Bondo, vous êtes protestant et lecteur de la même Bible, qui  est également votre livre de référence,, en avez-vous une idée sur des peuples « Noirs » qui seraient élus de Dieu ?. Le peuple congolais en a plus que marre. Il ne lui restera dans tous les cas à n’invoquer que ses propres ancêtres contre les ancêtres des autres  pour que « oyo ekoya,  eya. »

     

    On ne peut clore ce chapitre sans signaler que, et comme par un hasard,  tout ceci se déroule encore et toujours en  Belgique et à  Bruxelles.  La  Belgique du fameux roi Léopold II dont le journaliste américain Adam Rothschild a légué à la postérité un témoignage contenu et repris dans son  livre « Les fantômes du Roi Léopold, la terreur coloniale dans l’Etat du Congo 1884-1908 » dont je conseille vivement la lecture. 

     

    À propos de ce qui se passe en Belgique,  l’auteur (Ikazeiwacu.unblog.fr) de l’article LA JUDAISATION DES TUTSIS: IDENTITÉ OU STRATÉGIE DE CONQUÊTE.(Partie 1) rend compte de rencontres suivantes :  « Dimanche 10 octobre 1999, une réunion est annoncée à Bruxelles dans la plus grande discrétion: c’est la conférence de Havila. Le lieu aménagé pour la conférence est le prestigieux Centre de Séminaires de l’Hôtel «Mercure» situé en ‘bordure du cadre exquis du Parc de Lauzelle, dans le Brabant Wallon belge’. Pour bien et rapidement situer le lecteur, mentionnons que ‘Havila’ est le nom attribué a la région des grands-lacs par ce mouvement de la judaïsation des tutsis. ».

    La question qui se pose serait alors de savoir si on peut reprocher à un peuple de chercher ou de vouloir à tout prix dominer un autre qu’il toujours jugé et traité d’inferieur ?  Ezali likambo ya mabele.  Il s’agit de notre terre. Et Lénine a su trouver des mots exacts pour en dire ce qu’il en pensait et ce n’en déplaise aux thuriféraires et autres vendus congolais de toute espèce que « Ce qui est à nous est à nous, a dit Lénine, l’ancêtre de Poutine. Et tout le reste est négociable.  Congolaise et Congolais, la RD-Congo est à nous.

     

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo
    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, 
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236

  • Cycle électoral 2014-2016 : schéma des évêques

    Cycle électoral 2014-2016 : schéma des évêques

    conference_episcopale_nationale_du_congo-La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) estime qu’il est possible de relever le défi du cycle électoral 2014–2016 sans devoir réviser la Constitution. Les princes de l’Eglise catholique sont convaincus qu’avec un peu de bonne volonté – surtout politique – toutes les contraintes matérielles, financières et techniques peuvent être éludées. Ils offrent là un schéma dont la CENI peut se servir utilement.

     

    La feuille de route du cycle électoral 2014-2016 de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, a fait l’objet d’une analyse approfondie des évêques membres du Comité permanent de la Conférence épiscopale nationale indépendante (CENCO). Contraintes constitutionnelles et participation directe des électeurs aux scrutins fondent la trame de la déclaration faite hier lundi 3 mars au Centre Interdiocésain de Kinshasa. A leur manière, les princes de l’Eglise de Rome ont identifié les failles de la feuille de route de la CENI avant de proposer des pistes de sortie.

    Il s’agit, en réalité, des conclusions des réunions du Comité permanent de la CENCO tenues du 24 au 27 février 2014, en rapport avec les différentes hypothèses relatives au cycle électoral et aux contraintes constitutionnelles. Objectif : parvenir, d’une part, à un cycle électoral irréprochable pour les élections législatives et présidentielle de 2016 ; d’autre part, apurer des arriérés électoraux pour une véritable cohésion nationale.

    Le secrétaire général de la CENCO, M. l’abbé Santedi qui en a fait la restitution, donne le ton : « On nous met devant deux options. A prendre ou à laisser. Il est bon de sortir de ces deux options-là. La pointe pour l’épiscopat congolais réside au fait que la proposition aux suffrages indirects pour les élections des conseillers urbains, bourgmestres, chefs de secteurs, maires ainsi que les députés provinciaux minent le souverain primaire de son droit de participer directement à la vie publique».

    M. l’abbé Santedi martèle : « Ainsi, conformément aux prescrits de la Constitution, en son article 197, les évêques demandent avec empressement que les élections au niveau provincial tout comme les élections municipales, urbaines et locales soient au suffrage universel direct afin de promouvoir la démocratie à la base en renforçant le contrôle du peuple sur ses représentants ».

    De ce point de vue, la CENCO tient au double respect de la Constitution et de la participation réelle et directe des électeurs congolais au choix des animateurs des institutions de la République par vote.

    La CENCO estime que le temps ne fait pas défaut dans la perspective du réajustement des échéances à venir. Aussi propose-t-elle la tenue des élections provinciales au premier trimestre 2015 afin de mettre en place des institutions légitimes. Ils souhaitent qu’un terme soit mis à l’élasticité des mandats des assemblées provinciales et du Sénat. Les évêques y perçoivent «  le dysfonctionnement institutionnel » ayant des répercussions négatives jusqu’à la base.

    Le schéma des évêques pour les futures échéances électorales est simple. Aucune révision constitutionnelle ne serait envisageable et en conformité avec la Constitution en vigueur, les scrutins à la députation provinciale, des conseillers urbains et maires devront passer par le suffrage universel direct. La crainte de la CENCO porte sur le risque élevé de corruption qui se profile à l’horizon, avec de grands électeurs à la portée des forces d’argent.

    S’agissant des opérations de fiabilisation du fichier électoral en cours et la stabilisation des cartographies opérationnelles, la CENCO recommande la transparence et le consensus pour éviter les écueils des scrutins de 2011. C’est le prix à payer pour éviter toute contestation des résultats.

    L’argent, le nerf de la guerre

    Si les évêques se montrent peu inquiets sur la contrainte financière du cycle électoral en cours, c’est qu’ils misent sur les bonnes dispositions des partenaires de la RDC. Dernièrement, l’Union européenne (UE) a donné de la voix sur le cycle électoral 2014–2016. L’UE conditionne son appui au processus électoral congolais au strict respect du cadre constitutionnel et des échéances électorales.

    Cette position européenne est également partagée par les Etats-Unis d’Amérique (USA). En janvier dernier, l’envoyé spécial des USA pour la région des Grands Lacs,  Russ Feingold, avait fait un rappel sans détours pour la sauvegarde des acquis démocratiques avec l’organisation de l’élection présidentielle en RDC à l’échéance de 2016.

    La CENCO compte aussi sur l’accompagnement sans faille de la Monusco. Elle considère que la mission onusienne en RDC peut participer activement à la mobilisation des ressources financières et l’appui logistique.

    Avec une feuille de route réaménagée, à l’exemple de celle proposée par les évêques, le soutien de la communauté internationale serait acquis.

    Le Potentiel

  • Fifa : les équipes africaines sélectionnées pour le Mondial 2014 entrent en piste mercredi

    Fifa : les équipes africaines sélectionnées pour le Mondial 2014 entrent en piste mercredi

    Fifa– Trente-quatre sélections africaines joueront mercredi des matchs amicaux pour la première date Fifa de l’année. Parmi elles, les équipes sélectionnées pour le Mondial. Voici le programme.

    Les sélections africaines qualifiées pour la Mondial 2014 au Brésil (12 juin-13 juillet) sont marquées en gras :

    Luxembourg-Cap Vert (à Luxembourg) Afrique du Sud-Brésil  (à Johannesburg) ; Burundi-Rwanda (à Bujumbura); Namibie-Tanzanie (à Windhoek)  ; Iran-Guinée (à Téhéran); Bosnie-Herzégovine-Egypte (à Innsbruck, Autriche)  ; Algérie-Slovénie (à Blida)  ; Mexique-Nigeria (à Atlanta, États-Unis) ; Monténégro-Ghana (à Podgorica); Portugal-Cameroun (à Leiria) ; Belgique-Côte d’Ivoire (à Bruxelles) ; Burkina Faso-Comores (à Martigues, France) ; Maroc-Gabon (à Marrakech) ; Sénégal-Mali (à Saint-Leu-la-Forêt, France), ; Libye-Congo (à Tunis) ; Mozambique-Angola (à Maputo) ; Tunisie-Colombie (à Barcelone, Espagne) ; Mauritanie-Niger (à Nouakchott) ; Malawi-Zimbabwe (à Blantyre) ; Botswana-Sud Soudan (à Gaborone) ; Zambie-Ouganda (à Ndola); Kenya-Soudan (à Nairobi)

    >> Voir les groupes et le calendrier des matchs du Mondial 2014

     Jeuneafrique.com
  • Le pape François arrive sur Facebook

    Le pape François arrive sur Facebook

     pape-Une arrivée sur Facebook qui va faire du bruit. Le site internet Vatican Insider assure que la page officielle du pape François devrait être rendue publique très prochainement. Le Vatican doit en effet encore régler quelques détails techniques pour éviter que des messages inappropriés ne soient publiés sur la page du souverain pontife.

    L’arrivée de l’évêque de Rome sur le réseau social n’est pas vraiment une surprise. Le Vatican fait en effet preuve d’une activité assez importante sur la Toile depuis l’arrivée du pape argentin. Si la création d’un compte sur le site de microblogging a eu lieu le 12 décembre 2012 sous le pontificat de Benoît XVI, le nombre de followers n’a jamais vraiment explosé avant le mois de mars 2013.

    Déjà 12 millions d’abonnés

    Il aura en effet fallu attendre l’arrivée du pape François pour qu’il atteigne des sommets. En à peine un mois, le compte Twitter du Vatican (@pontifex) est ainsi passé de 2,5 millions d’abonnés sous Benoît XVI à 5 millions sous son successeur. Aujourd’hui, le compte officiel du pape a dépassé les 12 millions d’abonnés. Un succès qui devrait se reproduire sur le site créé par Mark Zuckerberg.

    Après Twitter et Facebook, pourquoi pas Instagram ? Si l’idée peut amuser, le pape François ne serait pas le premier chef spirituel à rejoindre l’application de partage de photos et de vidéos. Le 27 février dernier, le dalaï-lama a en effet annoncé sur son compte Twitter et sa page Facebook qu’il avait rejoint Instagram. Seize clichés ont déjà été publiés, le premier datant du 1er février.

    Le Point.fr

  • EN CÔTE D’IVOIRE, LE CHEVEU CRÉPU A TROUVÉ SES AVOCATES.

    EN CÔTE D’IVOIRE, LE CHEVEU CRÉPU A TROUVÉ SES AVOCATES.

    filles-Abidjan, sa lagune, sa douceur de vivre et… ses rajouts capillaires : En Côte d’Ivoire, le cheveu naturel, crépu, est une rareté, pour laquelle quelques milliers de jeunes femmes, les « happy », de « Babi », ont décidé de se battre. Avec les « Nappy », l’heure est aux conseils de beauté et à la splendeur africaine pour lutter contre la pensée unique capillaire.

     En Côte d’Ivoire, le cheveu naturel, crépu, est une rareté, pour laquelle quelques milliers de jeunes femmes, les « happy », de « Babi », ont décidé de se battre.

     

    Début février 2014, un forum d’un nouveau genre se tient à Cocody, un quartier huppé de la capitale économique ivoirienne : Ses participants sont tous des femmes, à une exception près. L’heure est aux conseils de beauté, à la splendeur africaine. Les « Nappy », un mélange de « naturel » et de « happy », de « Babi », un surnom d’Abidjan, se veulent une édition 2.0 des réunions entre filles. Les convocations se font via « Facebook » – le groupe, créé il y a plus de deux ans, compte 2 400 membres – dans un endroit public, une fois tous les deux mois environ. L’on y échange ses trucs et astuces, ses petits secrets, ses inconforts capillaires. Des stands vendent des produits ethniques, traditionnels, naturels … Des ateliers pratiques sont organisés, à l’ombre d’une tonnelle.

    « Comment fais-tu pour savoir si tes cheveux sont hydratés ? » demande une jeune participante à Bibi Gagno, une juriste américano-ivoirienne de 29 ans, dont la très longue chevelure, non coupée depuis cinq ans, est savamment enroulée au sommet de son crâne. « Et bien … Quand ils sont durs et secs, ça veut dire qu’ils ne le sont pas du tout », lui répond-elle, sérieuse. Avant de proposer ses propres produits cosmétiques, à base de « beurre de karité, d’huile de coco et de jojoba », aux vertus curatives.

    La discussion peut sembler lunaire vue d’ailleurs. Elle revêt pourtant un intérêt crucial en Côte d’Ivoire, où le cheveu disparaît à l’adolescence sous rajouts et perruques, fréquemment changés. Du coup, les femmes africaines « ne savent pas s’occuper », de « leurs cheveux crépus », qu’elles ont « des problèmes » à « sublimer », observe Miriam Diaby, l’une des fondatrices des « Nappy » de « Babi ». Autres problèmes, de taille, pour les libérées de l’épi : « La société n’aime pas les cheveux afros qui débordent de partout », poursuit-elle. La gent féminine est donc « obligée » d’« aborder des coiffures un peu plus conventionnelles », soit « défriser ou se tisser les cheveux », pour des questions d’emploi.

      http://www.youtube.com/watch?v=fcFaIftS66E
    « BLACK IS BEAUTIFUL »

    Si « black is beautiful » fut le cri de ralliement des américain(e)s noir(e)s dans les années 1960, leurs sœurs africaines doivent encore s’émanciper du modèle blanc dominant, estiment les « Nappy ». « Quand je suis arrivée à Abidjan (après une jeunesse passée aux États-Unis et quelques années en Europe), j’ai remarqué, et ça m’a marquée, que toutes les pubs montraient des femmes au teint clair avec les cheveux longs et lisses. Pourtant, ici les femmes ont le teint noir chocolat », observe Bibi Gagno, qui à force de se faire complimenter, en anglais, pour son impressionnante toison, a créé un site.

    Aller à l’encontre de la tendance dominante provoque des réactions inattendues. « Quand ils voient vos cheveux naturels, ils vous regardent comme si vous étiez une paria, comme s’il y avait un souci, alors que ça devrait être normal », s’étonne Liliana Lambert. Et cette métisse européenne de 27 ans, d’origine ivoirienne, à la chevelure fournie encerclée de fleurs, de raconter les gens « qui veulent tout le temps toucher (ses) cheveux », « parce qu’ils ne connaissent pas ». « C’est juste de l’ignorance », sourit-elle.

    Seul « Nappy-boy » présent à la rencontre, Ange-Dady Akre-Loba, styliste de 28 ans à la coupe mi-long, plaide également pour la lutte contre la pensée unique capillaire. « Ici, à partir de cinq centimètres, c’est trop long. Le fait même de ne pas se coiffer, de ne pas avoir les cheveux très ras, c’est considéré comme avoir (…) trop de cheveux. On va dire que, pour beaucoup, j’ai un peu trop de cheveux », ironise-t-il.

    Les hommes moins conformistes doivent ainsi « rester discrets », constate Ange-Dady, qui explique avoir pu se laisser pousser les cheveux à la faveur de la violente crise postélectorale ayant secoué son pays en 2010-2011. Depuis lors, le « Nappy-boy », qui dit « ne pas vraiment se préoccuper du regard » d’autrui, vit sa différence sereinement. « J’essaie de passer outre et d’être moi-même ».

     

    Cordialement,
    « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

  • Rentabiliser les premiers acquis diplomatiques de 2014

    Rentabiliser les premiers acquis diplomatiques de 2014

     comesa logo–            En la personne du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, la RDC assure la présidence en exercice du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) jusqu’en février 2015 et de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) jusqu’en novembre 2014. Exactement comme en 2009 avec la Cééac et la Sadc.

                Comesa les 26 et 27 janvier, Forum mondial des femmes de la francophonie les 3 et 4 mars 2014 : Kinshasa aura connu une semaine d’intenses activités diplomatiques en réunissant et en réussissant deux grands sommets; le premier regroupant 19 pays membres, le second 77 Etats et Gouvernements tout aussi membres.

                Forte est la tentation de dire 96 Etats et Gouvernements !

                Le rendez-vous du Comesa a eu pour thème central ” Consolider le commerce inter-Comesa à travers le développement des Petites et Moyennes Entreprises“; celui du Forum mondial des femmes francophones “Femmes, actrices du développement“.

                La synergie à se dégager d’emblée est celle de la femme actrice du développement au travers de la micro, de la petite et de la moyenne entreprise (MPME).

                Les résolutions et les recommandations de ces deux rendez-vous se rejoignant dans l’éducation de la femme, il est illusoire d’espérer, par exemple, entreprendre de bonnes affaires dans les MPME apparemment faciles à gérer, pourtant très difficile à entretenir surtout quand la prédominance a une “qualité” : l’informel.

                Pour la table ronde des Premières Dames, le Comesa a eu un sous-thème qui épouse celui du 2°Forum mondial par rapport au sous-thème “Femme et Education“, à savoir ” Renforçons les échanges intra-COMESA en développant les micro, petites et moyennes entreprises”.

                En Afrique particulièrement, l’âge de 16 ans est délicat en ce qu’elle fait l’antichambre du mariage. Singulièrement le mariage précoce, une véritable cruauté.

                Tout le monde sait que lorsqu’une fille rate l’éducation à cet âge-là, elle est perdue pour le reste de la vie active en ce qu’elle court tous les risques de rater son rendez-vous avec l’autonomisation.

                Aussi, le défi, pour les Pouvoirs publics, est-il de garder la fille le plus longtemps sur le banc de l’école, ne serait-ce que  pour atteindre la 4ème année du cycle secondaire.

                A ce niveau d’études, en effet, on peut déjà supposer qu’elle est “mature” et qu’elle est capable de s’engager dans la lutte contre l’analphabétisme (pour sa future progéniture), contre toutes sortes de maladies liées à la pauvreté et contre les injustices que lui impose la société dans laquelle elle vit.

                Elle est en mesure de formaliser des revendications réfléchies.

                Elle peut commencer à assumer et à s’assumer.

                Premier chef d’Etat du Congo post-Indépendant à faire appliquer la disposition constitutionnelle relative à la gratuité de l’enseignement primaire et à l’obligation de scolarisation de la Fille, le Président Joseph Kabila a, à son actif, le plus gros essaimage que son pays ait connu en termes d’implantation d’écoles sur toute l’étendue du pays. Effectivement, jamais en 54 ans (bientôt) d’Indépendance il ya eu une telle floraison d’écoles, principalement au niveau de l’enseignement primaire, secondaire et professionnels. Les efforts portent maintenant sur l’amélioration des conditions sociales du corps enseignant.

                Mais que faire cependant de ces jeunes filles ayant quitté précocement l’école et dont la majorité se livre au petit commerce pour ne pas basculer dans les vices de la prostitution ou du banditisme ?

                Dans la ville de Kinshasa, par exemple, on les voit, du matin au soir, vendre les produits de première nécessité, quand elles ne sont pas dans la micro-industrie.

                Tout esprit éveillé s’en rend compte : elles ont une capacité de prise en charge inouïe. Preuve, si besoin est, qu’avec leur esprit de débrouillardise avéré, elles sont capables de miracle.

                Aussi, le moment est-il indiqué de rentabiliser les acquis diplomatiques de 2014 au profit des populations RDCongolaises réputées “vulnérables” alors que, en réalité, elles sont un puissant levier de l’économie et du social.

                Puisqu’il vaut mieux de prêcher par l’exemple, le rendez-vous de Washington en août 2014 (pour le Comesa) et de Dakar en novembre la même année (pour la Francophonie) est l’occasion indiquée pour donner la preuve de la volonté et de la capacité de la RDC dans l’encadrement de la MPME, cela grâce à la femme actrice de développement.

                Le Président Joseph Kabila ayant montré et indiqué la voie à suivre, il revient aux acteurs concernés de prouver ce dont ils sont capables dans la rentabilisation des acquis diplomatiques de Kinshasa de la ” semaine” du 26 février au 4 mars 2014.

                Les concernés ont pris l’engagement au cours du 17° sommet du Comesa et du 2° Forum mondial des femmes francophones de le faire.

                Charité bien ordonnée comme par soi-même, dit-on.

     

    Omer Nsongo die Lema