Author: Don Kayembe

  • Joseph Kabila dĂ©clare la femme personnage central des traditions

    Joseph Kabila déclare la femme personnage central des traditions

    ffm_kinshasa_-2° Forum mondial des Femmes Francophones

    Le Président Joseph Kabila déclare la femme personnage central des traditions

     A peine Ă©teints les lampions du 17° sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Comesa, Kinshasa revit ces lundi 3 et mardi 4 l’ambiance du 14° sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) au travers de la tenue du 2°Forum mondial des Femmes francophones. PlacĂ© sous le haut patronage du PrĂ©sident Joseph Kabila qui, du reste, a rehaussĂ© de sa prĂ©sence la cĂ©rĂ©monie d’ouverture au Palais du Peuple en compagnie de Mme Catherine Samba-Panza, PrĂ©sidente de la RĂ©publique Centrafricaine, ce forum rĂ©unit 3.000 femmes venues des quatre coins du l’espace francophone alors que les assises de Paris avaient regroupĂ© 700 dĂ©lĂ©guĂ©es…

     

     

                Elles se rĂ©flĂ©chissent sur le thĂšme central “ Femme, actrice du dĂ©veloppement », cela Ă  partir des trois sous-thĂšmes : « Femme, Actrice de la paix » ; « Femme et Education » et « Femme et Pouvoirs », les sites respectifs Ă©tant Fleuve Congo hotel, Grand HĂŽtel Kinshasa et HĂŽtel Venus.

                Dans son discours de circonstance, le Chef de l’Etat congolais a commencĂ© par dĂ©finir la place prĂ©pondĂ©rante qu’occupe dĂ©sormais la Francophonie dans son espace naturel en tant que “instrument efficace “dans les relations d’amitiĂ© et de solidaritĂ© entre les peuples.

                Il a aussitĂŽt proclamĂ© la femme “…personnage central de nos traditions“, cela au regard des valeurs vĂ©hiculĂ©es par la Francophonie.

                Aussi, a-t-il exhortĂ© chacun des Francophones Ă  “commencer de croire en l’Ă©mancipation du Genre“.

                Certes, a-t-il poursuivi, il reste beaucoup Ă  faire en ce qui concerne notamment la formation, l’Ă©ducation et la paritĂ©. « La question du genre“, a-t-il alors prĂ©cisĂ© a toujours fait l’objet des prĂ©occupations des dĂ©cideurs en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, comme en tĂ©moigne son arsenal juridique qui comprend de nombreux textes tendant Ă  amĂ©liorer la situation et le sort de la femme dans la sociĂ©tĂ© congolaise ».

                Si au plan politique, le PrĂ©sident Joseph Kabila a mis l’accent sur le quota du tiers des places que les partis politiques devraient rĂ©server au Genre comme il l’a prĂ©conisĂ© dans son discours sur l’Ă©tat de la Nation du 23 octobre 2013 prononcĂ© Ă  la suite des Concertations nationales, au plan Ă©conomique et social il a relevĂ© la crĂ©ation d’un Fonds accessible aux personnes vulnĂ©rables, les femmes bien entendu.

                Revenant sur des faits malheureux ayant Ă©maillĂ© l’histoire rĂ©cente de la RDC, notamment les violences sexuelles dont sont principalement les femmes congolaises de l’Est du pays en raison de l’insĂ©curitĂ© entretenue par les groupes armĂ©s, il s’est fĂ©licitĂ© de l’amĂ©lioration progressive des conditions sĂ©curitaires allant de pair avec celle des populations civiles locales.

                Le Chef de l’Etat a terminĂ© son allocution par le rappel des valeurs sacrĂ©es que le Congo a en partage avec les pays francophones, Ă  savoir le respect de la vie, la tolĂ©rance, la dĂ©mocratie…

     

    De Samba Ă  Inagosi en passant par Benguigui

     

                Il a été précédé à la tribune par la présidente de transition de la République centrafricaine, Mme Catherine Samba-Panza.

                Dans son mot de remerciement, la premiĂšre femme d’Afrique centrale Ă  accĂ©der Ă  la magistrature suprĂȘme a brossĂ© briĂšvement la situation qui prĂ©vaut dans son pays. ” J’hĂ©rite d’un pays au bord du gouffre avec une insĂ©curitĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e, l’absence de l’autoritĂ© de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, une catastrophe humanitaire sans prĂ©cĂ©dent. (…)“, a-t-elle dĂ©clarĂ© avant de communiquer son optimisme en ces termes : Avec la dĂ©termination que j’ai face Ă  ce dĂ©fi, nous arriverons au bout de la transition que nous nous sommes fixĂ©s“.

                ConsĂ©quente avec elle-mĂȘme, elle a ajoutĂ© : “…cependant sans un soutien massif et un accompagnement de la communautĂ© internationale […] l’objectif de la stabilisation du pays et du retour Ă  un ordre constitutionnel dans les dĂ©lais requis ne pourra ĂȘtre atteint“. Autant dire un appel pathĂ©tique lancĂ© Ă  la CommunautĂ© internationale.

                Elle a eu droit Ă  un tonnerre d’applaudissements lorsqu’elle a soutenu que “Seule la femme peut apporter la paix, la cohĂ©sion nationale et rĂ©unir ceux que la politique a sĂ©parĂ©s“.

                Elle a Ă©tĂ©, elle-mĂȘme, prĂ©cĂ©dĂ©e par Yamina Benguigui, ministre française dĂ©lĂ©guĂ©e Ă  la Francophonie.

                “Les femmes rassemblĂ©es dans ce forum vont instaurer un nouveau siĂšcle des lumiĂšres. Partout oĂč elles se rendront, elles seront les porteuses des valeurs de justice, d’Ă©galitĂ© et de paix“, a-t-elle dĂ©clarĂ©. Elle aura droit, elle Ă©galement, Ă  des ovations lorsqu’elle va souligner que “Le statut des femmes est le baromĂštre implacable de l’avancĂ©e dĂ©mocratique des sociĂ©tĂ©s“.

                Trouvant une preuve de justice dans l’Ă©crasement du M.23 par les Fardc et la Brigade internationale de la Monusco (ce mouvement Ă©tant Ă  l’origine de l’accentuation des  violences faites Ă  la femme pendant son occupation des territoires de Rutshuru et de Nyragongo ainsi que la ville de Goma), elle a estime qu’ensemble, les femmes peuvent transformer la sociĂ©tĂ©. “Ensemble, nous avons le pouvoir de faire bouger les lignes, le pouvoir de rapprocher ce qui a Ă©tĂ© sĂ©parĂ©, le pouvoir de rĂ©concilier ce qui a Ă©tĂ© opposĂ©, le pouvoir de rĂ©parer ce qui a Ă©tĂ© abĂźmĂ©“, a-t-elle ajoutĂ©; ses pensĂ©es allant vers les Congolaises de l’Est.

                Elle a insistĂ© sur la portĂ©e des assises de Kinshasa en ce que les rĂ©solutions et les recommandations qui en sortiront seront intĂ©grĂ©es dans la DĂ©claration de Dakar sur la Femme, sur le modĂšle de la DĂ©claration de Bamako sur la DĂ©mocratie. En d’autres mots, Kinshasa prĂ©pare Dakar, ville hĂŽte du 15° sommet de l’OIF prĂ©vu en novembre 2014.

                PremiĂšre oratrice Ă  prendre la parole, GeneviĂšve Inagosi, ministre Rdcongolaise du Genre, Famille et Enfant, a commencĂ© par plaider pour la restauration de la paix en tant que condition sine qua non pour combattre des maux de sociĂ©tĂ© comme l’analphabĂ©tisme, la pauvretĂ©, les maladies, l’ignorance des droits etc.

                Dans son discours, elle a invitĂ© les participantes Ă  se prĂ©occuper ” des questions qui touchent Ă  la restauration de la paix dans les zones en conflit, et sa consolidation dans les zones post-conflit“, considĂ©rant au passage que “Puisque les femmes sont les premiĂšres victimes de situations de crise, quoi de plus normal qu’elles soient associĂ©es dans les diffĂ©rents processus de paix“.

                Le deuxiĂšme intervenant est l’administrateur de l’OIF, ClĂ©ment Duhaime, mandatĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Abdou Diouf empĂȘchĂ©. Le forum de Kinshasa, a-t-il fait valoir, est l’occasion pour l’organisation francophone de renouveler son soutien au peuple congolais. Il a trouvĂ© dans la prĂ©sence du PrĂ©sident Joseph Kabila le tĂ©moignage de l’intĂ©rĂȘt qu’il porte Ă  l’espace francophone.

                RĂ©vĂ©lant le fait qu’une femme sur trois est victime de violences et que 125 millions de filles n’ont pas accĂšs Ă  l’Ă©ducation, il a affirmĂ© la disponibilitĂ© de l’OIF Ă  accompagner les institutions publiques et la sociĂ©tĂ© civile de la RDC dans les programmes de protection du Genre. A cet effet, il a interpellĂ© les participantes sur l’imminence du terme fixĂ© pour les OMD, Ă  savoir 2015.

                Il est Ă  signaler que la cĂ©rĂ©monie d’ouverture a Ă©tĂ© honorĂ©e par la prĂ©sence des Mmes Olive Lembe Kabila, Ă©pouse du PrĂ©sident de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, et KeĂŻta Aminata MaĂŻga, Ă©pouse du PrĂ©sident de la RĂ©publique du Mali Ibrahim Boubacar KeĂŻta.

                C’est ce mardi 4 mars 2014 qu’intervient au Palais du Peuple la cĂ©rĂ©monie de clĂŽture avec au programme – sauf imprĂ©vu – la lecture des rĂ©solutions et recommandations suivie des allocutions de circonstance.

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Poutine et le type d’homme russe en lui, ce que l’on peut y apprendre
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    Poutine et le type d’homme russe en lui, ce que l’on peut y apprendre
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      Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!Au-delĂ  de tout ce qui se dit sur l’affaire Ukraine, de raisons infondĂ©es comme fondĂ©es, le prototype d’homme russe qui s’exprime Ă  travers Poutine, que l’homme soit ici aimĂ© ou pas, et je m’éloigne  de cette question de sentiment et de sĂ©duction,  s’encombre moins  de dĂ©tails en vue de justifier ses actes. Des notions telles que « dĂ©mocratie », « droits de l’homme », « droit international », « élections » ou encore « dĂ©veloppement », dans un monde qui les justifie par la place qu’il leur accorde, ne sont prises en compte comme principe moteur qui nourrit l’action ou la rĂ©action de Poutine.  

    Je constate, et je peux bien faillir, qu’à chaque fois qu’il est mis devant un fait accompli, Poutine tente d’abord d’instaurer ou d’établir, voire de rĂ©tablir  une relation de forces entre les forces que les Russes combattent et eux-mĂȘmes. Et l’objectif recherchĂ© dans ce cas demeure celui d’assurer un contre poids, de ramener la question de balance de pouvoir entre les protagonistes Ă  un niveau d’égalitĂ© pour se mettre dans une position soit de nĂ©gociation avec eux, soit de prendre le dessus.  Et ce contrairement Ă  ce qui se passe  chez nous au Congo oĂč cette notion de rapport de forces existe Ă  peine ou elle est mal compris ou ignorĂ©e.

    Certes que comparaison n’est pas raison, le contexte peut bien ĂȘtre diffĂ©rente, mais pas la nature d l’adversitĂ© et de la lutte qui tourne autour de la dĂ©termination d’un peuple face aux « prĂ©dateurs » de toute sorte.  Chez nous, les nĂŽtres  parlent plus de baisser la culotte, de se rendre Ă  Canossa, comme ils n’arrivent ou ne savent comment opĂ©rer la relation de forces.  Chez nous, on court vite  nĂ©gocier et on appelle  l’Autre, l’Occident comme la Russie, pour ne citer que les deux cas, «  partenaires » et « alliĂ©s ».  Je l’ai souvent entendu, ce terme de partenaire et d’allier. C’est le cas pour ceux qui se sont fourvoyĂ©s Ă  Nice avec les Templiers. C’est aussi le cas avec la rencontre avec Hollande qui est saluĂ©e de toute part comme un butin de guerre. On reste dans le prĂ©disposition mentale du type colonial.  Et je me suis toujours demandĂ© comment  on peut  ĂȘtre partenaire et alliĂ©, sauf si je comprends trĂšs mal cette notion de partenariat entre un État, avec ses institutions et quelques individus qui officiellement et lĂ©galement ne reprĂ©sentent que leur opinion. Comment parler de partenariat  avec quelqu’un ou  une force chez qui on se vend, et souvent Ă  vil prix, chez qui on mendie  tout et l’argent et le soutien pour l’accession au pouvoir. 

    L’école russe innove car l’homme russe ne se lamente sur un manque de dĂ©mocratie en Ukraine, n’invite  tout de suite pas  à aller aux  élections, ni ne crĂ©e des associations de dĂ©fense des  droits de l’’homme, juste pour se faire frĂ©quentable et se donner une bonne image et conscience.  Il ne recourt ni aux armes d’autrui, ni ne se sert de leurs bĂ©quilles  pour opĂ©rer sa marche. Je crains que peu comprennent que les Ă©lections et la dĂ©mocratie dans la situation actuelle d’’occupation  oĂč patauge le Congo  ne soient que  des instruments de domestication de l’homme Congolais ainsi que ceux de son instrumentalisation.

    FrĂ©quenter les autres est  aussi une autre façon de faire de la politique et de l’apprĂ©hender surtout quand on sait identifier celui qui se met en face  comme adversaire. Pas son cheval de Troie. 

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    PrĂ©sident National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
    Mouvement Politico-militaire, 
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
    004745007236

  • Obama Ă©tudie fĂ©brilement ses options face Ă  l’agressivitĂ© du Kremlin

    Obama Ă©tudie fĂ©brilement ses options face Ă  l’agressivitĂ© du Kremlin

    obama-poutine-Le pouvoir américain a sous-estimé le vertige de la toute-puissance qui habite Vladimir Poutine.

     Soudain, l’AmĂ©rique d’Obama et ses alliĂ©s europĂ©ens se rĂ©veillent d’une longue somnolence vis-Ă -vis de Vladimir Poutine. À l’exception de pays comme la Pologne ou les États baltes, qui ont criĂ© au loup sans ĂȘtre Ă©coutĂ©s, les Occidentaux sont pris de court par l’agressivitĂ© du Kremlin, son mĂ©pris de la souverainetĂ© ukrainienne et son rĂ©flexe de survie face Ă  l’Ă©mergence possible d’une Ukraine choisissant une autre voie que le postcommunisme arbitraire et corrompu. Pour sĂ»r, Barack Obama ne s’attendait pas au camouflet infligĂ© par Poutine en lançant ses troupes en CrimĂ©e, quelques heures aprĂšs l’avertissement de la Maison-Blanche sur «le prix» Ă  payer en cas d’intervention. «Les appels d’Obama se sont noyĂ©s dans les clameurs de l’hymne national entonnĂ© par les Ă©lus russes», qui ont votĂ© comme un seul homme une autorisation de la force par Poutine Ă  travers l’Ukraine (et pas seulement en CrimĂ©e), note Scott Wilson dans le Washington Post.

    MalgrĂ© le triste souvenir des chars russes en GĂ©orgie en 2008, le pouvoir amĂ©ricain a sous-estimĂ© le vertige de la toute-puissance qui habite Poutine. AprĂšs avoir tentĂ© en vain l’apaisement avec Moscou (le fameux «reset»), Washington s’est dĂ©sintĂ©ressĂ© de la rĂ©gion, mesurant mal la capacitĂ© de nuisance russe. Mal lui en a pris. Car aprĂšs avoir fait le mĂ©nage chez lui, le chef du Kremlin se sent visiblement assez fort pour affirmer ses intĂ©rĂȘts en Ukraine par la force. Il parie sur la faiblesse de Washington et la dĂ©pendance des EuropĂ©ens par rapport au gaz russe. En rĂ©alitĂ©, note l’opposant russe AndreĂŻ Piontkovski, «il les mĂ©prise». «Depuis que l’Administration s’est jetĂ©e dans leurs bras en Syrie pour ne pas avoir Ă  faire ce qu’elle avait promis (une intervention militaire, NDLR), Poutine a vu notre faiblesse», note le sĂ©nateur rĂ©publicain Bob Corker.

    Le prĂ©sident russe fait-il le bon pari? C’est la question qui traverse la capitale amĂ©ricaine face au dĂ©fi colossal posĂ© par Poutine en Ukraine. Une riposte mili­taire semble exclue, l’AmĂ©rique n’ayant nulle intention de risquer une confrontation directe. Alors, depuis samedi, la Maison-Blanche pĂšse fĂ©brilement ses options. Obama a tĂ©lĂ©phonĂ© Ă  Poutine pendant 90 minutes pour exiger qu’il replie ses forces dĂ©ployĂ©es en CrimĂ©e, agitant la menace d’«un isolement poli­tique et Ă©conomique». Parlant «d’une claire violation de la souverainetĂ© de l’Ukraine», il a exhortĂ© le Kremlin Ă  discuter pacifiquement avec Kiev. Il a gelĂ© sa participation au G8 Ă  Sotchi en juin et entamĂ© des consultations tous azimuts. Nombre de voix appellent Ă  menacer Moscou d’une exclusion immĂ©diate du G8, suggĂ©rant aussi un gel des avoirs des hauts responsables russes dans les banques occidentales. La grande peur – totalement justifiĂ©e – est que l’agression de CrimĂ©e ne s’Ă©tende Ă  l’est et au sud de l’Ukraine, oĂč des «comitĂ©s antifascistes» orchestrĂ©s depuis Moscou fleurissent, selon un scĂ©nario qui rappelle Ă  la fois la TchĂ©coslovaquie en 1968 et la GĂ©orgie en 2008. «Personne ne doit se faire d’illusion sur ce que le prĂ©sident Poutine peut faire
 pas seulement en CrimĂ©e, mais dans l’ensemble du territoire ukrainien», dĂ©clare le sĂ©nateur John McCain. «Si Obama laisse faire Poutine
 la crĂ©dibilitĂ© de l’AmĂ©rique sera rĂ©duite Ă  zĂ©ro. Nos ennemis ne nous craindront plus», avertit David Kramer de Freedom House.

    Beaucoup d’experts sont trĂšs pessimistes. «Que pouvons-nous faire, confie au Figaro Fiona Hill, chercheur Ă  la Brookings, qui Ă©tait l’officier de renseignement du gouvernement amĂ©ricain pendant la guerre de GĂ©orgie. Nous parlerons lignes rouges, nous nous agiterons. Mais sommes-nous prĂȘts Ă  un affrontement avec la Russie sur l’Ukraine?» James Jeffrey, ex-conseiller adjoint Ă  la sĂ©curitĂ© nationale, rappelle que l’OssĂ©tie du Sud est devenue de facto russe: «Il n’y a plus rien que nous puissions faire pour l’Ukraine.» Fiona Hill suggĂšre d’Ă©valuer avec les alliĂ©s une menace d’interdiction de visa pour les 80.000 officiels du gouvernement russe. «Mais l’Europe est divisĂ©e et se prĂ©pare aux Ă©lections europĂ©ennes, et Obama est dĂ©jĂ  un canard boiteux», avertit-elle. «Le problĂšme est que l’Ukraine est bien plus vitale pour Poutine qu’elle ne l’est pour nous, insiste Hill. Lui est prĂȘt Ă  utiliser la violence sans ciller pour dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts. Pas nous, l’asymĂ©trie est Ă©vidente.» Ce qui le fait hĂ©siter vraiment aujourd’hui, conclut-elle, «c’est le risque d’une guerre avec l’armĂ©e ukrainienne». «Je suis persuadĂ©e que les militaires russes sondent en ce moment les loyautĂ©s de cette derniĂšre.»

    En attendant, le secrĂ©taire d’État John Kerry se rendra mardi Ă  Kiev.

    Le Figaro.fr

  • Ukraine: Obama menace d’isoler Moscou qui est “du mauvais cĂŽtĂ© de l’histoire”

    Ukraine: Obama menace d’isoler Moscou qui est “du mauvais cĂŽtĂ© de l’histoire”

     OBAMA TELEHONE-L’Union europĂ©enne va aider l’Ukraine Ă  payer sa dette pour le gaz russe

    La Russie est “du mauvais cĂŽtĂ© de l’histoire” la formule est signĂ©e par le prĂ©sident amĂ©ricain. Et Barak Obama a mis ses menaces Ă  exĂ©cutions: le Pentagone a suspendu tous les liens militaires avec la Russie. L’ensemble du monde diplomatique et Ă©conomique est sur les dents.

    Nouvelle affirmation du soutien de l’Union europĂ©enne au nouveau pouvoir ukrainien ce mardi aprĂšs-midi. L’Union europĂ©enne va aider l’Ukraine Ă  rĂ©gler sa dette de 2 milliards de dollars pour ses achats de gaz russe, et peut Ă©galement lui fournir du gaz, a annoncĂ© mardi le commissaire europĂ©en Ă  l’Energie, Gunther Oettinger. “Le paiement des factures de gaz dues par l’Ukraine figure en bonne place dans le programme d’aide de la Commission europĂ©enne” qui sera adoptĂ© mercredi, a-t-il dĂ©clarĂ© Ă  l’issue d’une rĂ©union des ministres europĂ©en de l’Energie.> LA STRATEGIE DES OCCIDENTAUX: LISEZ NOTRE QUESTIONS-REPONSES

     

    Poutine estime que Ianoukovitch est le seul prĂ©sident lĂ©gitime en Ukraine mais qu’il n’a aucun avenir politique

    Dans une confĂ©rence de presse trĂšs attendue, le prĂ©sident russe Vladimir Poutine a dĂ©noncĂ© mardi “un coup d’Etat” et “une prise de pouvoir par les armes” en Ukraine, lors d’une rencontre avec des journalistes dans sa rĂ©sidence dans la banlieue de Moscou. “Il ne peut y avoir qu’une seule apprĂ©ciation sur ce qui s’est passĂ© Ă  Kiev et en Ukraine: il s’agit d’un coup d’Etat anti-constitutionnel, d’une prise de pouvoir par les armes”, a estimĂ© M. Poutine dans ses premiĂšres dĂ©clarations publiques depuis la destitution du prĂ©sident Viktor Ianoukovitch. MĂȘme s’il a estimĂ© que Viktor Ianoukovitch, destituĂ© et remplacĂ© par un prĂ©sident par intĂ©rim, Ă©tait le seul prĂ©sident lĂ©gitime en Ukraine, Vladimir Poutine a estimĂ© que ce dernier n’avait pas d’avenir politique. “Je pense qu’il n’a pas d’avenir politique. Je le lui ai dĂ©jĂ  dit”, a-t-il dĂ©clarĂ©.

     

    Poutine nie que des forces russes encerclent les bases ukrainiennes en Crimée

    Poutine a estimĂ© mardi que l’envoi de troupes russes en Ukraine n’Ă©tait “pas nĂ©cessaire pour le moment”, ajoutant que la Russie se rĂ©servait le droit de recourir Ă  “tous les moyens” pour protĂ©ger ses citoyens dans ce pays. “En ce qui concerne l’envoi de troupes, ce n’est pas nĂ©cessaire pour le moment. Mais cette possibilitĂ© existe. Si nous prenons la dĂ©cision d’utiliser les forces armĂ©es en Ukraine, elle sera tout Ă  fait lĂ©gitime. Nous avons une demande du prĂ©sident lĂ©gitime.” Par ailleurs, le chef d’Etat a nĂ© que des forces russes encerclaient les bases ukrainiennes en CrimĂ©e, affirmant qu’il s’agissait de “forces locales d’auto-dĂ©fense”. 

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    La réponse de la Russie

    La Russie rĂ©duira “Ă  zĂ©ro” sa dĂ©pendance Ă©conomique vis-Ă -vis des Etats-Unis si Washington impose des sanctions Ă  son Ă©gard en raison de la situation en Ukraine, ce qui mĂšnera au “krach” du systĂšme financier amĂ©ricain, a averti mardi un conseiller du Kremlin. “Nous trouverons un moyen non seulement de rĂ©duire notre dĂ©pendance financiĂšre des Etats-Unis, mais nous tirerons de ces sanctions un gros profit”, a dĂ©clarĂ© SergueĂŻ Glaziev Ă  l’agence publique Ria Novosti. “Les tentatives de prendre des sanctions contre la Russie mĂšneront au krach du systĂšme financier amĂ©ricain et Ă  la fin de la domination des Etats-Unis dans le systĂšme financier mondial”, a-t-il ajoutĂ©.

     

    Obama menace

    Le prĂ©sident des Etats-Unis Barack Obama a brandi lundi la menace de mesures Ă©conomiques et diplomatiques visant Ă  “isoler” la Russie aprĂšs son intervention en CrimĂ©e, affirmant que Moscou Ă©tait “du mauvais cĂŽtĂ© de l’Histoire” dans la crise ukrainienne. Il existe un consensus pour dire que la Russie a violĂ© le droit international en Ukraine, a assurĂ© M. Obama aux journalistes, au dĂ©but d’une rencontre avec le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu dans le Bureau ovale de la Maison Blanche. “Je pense que le monde est largement uni pour reconnaĂźtre que les mesures prises par la Russie reprĂ©sentent une violation de la souverainetĂ© ukrainienne (…) et une violation du droit international“, a insistĂ© le prĂ©sident.

     

    “La Russie a des liens historiques forts avec l’Ukraine…”

    “Le message que nous faisons passer aux Russes est que s’ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures Ă©conomiques et diplomatiques qui isoleront la Russie”, a-t-il prĂ©venu. “Elles auront un impact nĂ©gatif sur l’Ă©conomie (de la Russie) et son statut Ă  travers le monde”, a-t-il poursuivi. “Ce que je souhaite est que le peuple ukrainien puisse dĂ©cider lui-mĂȘme de son destin”, a soulignĂ© M. Obama. “La Russie a des liens historiques forts avec l’Ukraine. Il y a des liens commerciaux forts entre ces deux pays. Tout cela doit ĂȘtre reconnu, mais ce qui n’est pas acceptable est que la Russie dĂ©ploie ses soldats sur le terrain en toute impunitĂ© et viole des principes fondamentaux reconnus Ă  travers le monde“, a-t-il ajoutĂ©. Quelques heures plus tĂŽt, le dĂ©partement d’Etat avait prĂ©cisĂ© que Etats-Unis rĂ©flĂ©chissaient Ă  “un large Ă©ventail de sanctions” Ă  imposer Ă  la Russie pour ses agissements en Ukraine. Sur le terrain, 16.000 soldats russes en Ă©tĂ© envoyĂ© en CrimĂ©e. Les soldats de Moscou sont soutenus par des habitants de la rĂ©gion pro-russes. Ils sont Ă  leur cĂŽtĂ© ce qui ne fait qu’augmenter la pression sur les militaires ukrainiens prisonniers dans leurs casernes.

     

    Ianoukovitch aurait demandĂ© l’aide militaire de la Russie

    Le prĂ©sident ukrainien dĂ©chu Viktor Ianoukovitch aurait demandĂ© au prĂ©sident russe Vladimir Poutine l’aide militaire de son pays “pour dĂ©fendre la population ukrainienne”, a affirmĂ© lundi l’ambassadeur russe Ă  l’ONU. S’exprimant devant le Conseil de sĂ©curitĂ©, Vitali Tchourkine a citĂ© un “message” en ce sens adressĂ© Ă  M. Poutine dans lequel M. Ianoukovitch affirme que “l’Ukraine est au bord de la guerre civile Ă  la suite des Ă©vĂ©nements intervenus Ă  Kiev”. “Des vies sont menacĂ©es (…) des gens persĂ©cutĂ©s”, ajoute le message citĂ© par l’ambassadeur. L’ex-prĂ©sident ukrainien y “demande l’utilisation des forces armĂ©es de la fĂ©dĂ©ration de Russie pour protĂ©ger la population ukrainienne”, a-t-il ajoutĂ©. L’intervention russe en CrimĂ©e n’a pour objectif que de “dĂ©fendre nos compatriotes et nos citoyens”, a Ă©galement dĂ©clarĂ© l’ambassadeur, rĂ©pĂ©tant la position de Moscou. M. Ianoukovitch est toujours le prĂ©sident lĂ©gitime de l’Ukraine, mĂȘme si son autoritĂ© est “insignifiante”, a estimĂ© lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. La Russie a acceptĂ© d’assurer la protection de M. Ianoukovitch sur le territoire russe. Le prĂ©sident dĂ©chu est rĂ©apparu vendredi pour la premiĂšre fois depuis sa destitution pour donner une confĂ©rence de presse dans la ville russe de Rostov-sur-le-Don (sud).

     

    Sommet extraordinaire en vue

    L’Otan tiendra mardi une nouvelle rĂ©union de crise sur la situation en Ukraine, Ă  la demande de la Pologne qui estime que sa sĂ©curitĂ© est menacĂ©e. Pour cette deuxiĂšme rĂ©union aprĂšs celle de dimanche, Varsovie a invoquĂ© l’article 4 du TraitĂ© de l’Otan, qui prĂ©voit que les 28 pays membres se consulteront “chaque fois que, de l’avis de l’une d’elles, l’intĂ©gritĂ© territoriale, l’indĂ©pendance politique ou la sĂ©curitĂ© de l’une des parties sera menacĂ©e”. Un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union europĂ©enne se tiendra jeudi Ă  Bruxelles sur la crise en Ukraine. A cette occasion, les dirigeants “discuteront des derniers dĂ©veloppements en Ukraine et des moyens pour faire baisser la tension”, a indiquĂ© Herman Van Rompuy, le prĂ©sident du Conseil europĂ©en.

     

    Rumeurs sur un éventuel ultimatum

    Selon les militaires ukrainiens, la marine russe leur a posĂ© un ultimatum de se dĂ©sarmer d’ici mardi matin, faute de quoi elle lancerait des assauts. “L’ultimatum est le suivant : reconnaĂźtre les nouvelles autoritĂ©s (pro-russes) en CrimĂ©e, dĂ©poser les armes et s’en aller, ou ĂȘtre prĂȘt Ă  subir un assaut”, a dit Vladislav Seleznev, responsable du ministĂšre ukrainien de la dĂ©fense, Ă  l’AFP. Il a ajoutĂ© qu’il en ignorait l’Ă©chĂ©ance prĂ©cise de l’ultimatum. Une information que la Russie dĂ©ment. Moscou a mĂȘme parlĂ© de cet ultimatum comme Ă©tant “un dĂ©lire total” Les Etats-Unis ont tout de mĂȘme prĂ©venu que tout ultimatum lancĂ© par la Russie Ă  l’Ukraine Ă  propos de la CrimĂ©e constituerait une “escalade dangereuse” dans cette crise internationale. 

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  • La RDC s’engage Ă  remplir sa part de responsabilitĂ©: 2° Forum mondial des Femmes francophones

    La RDC s’engage Ă  remplir sa part de responsabilitĂ©: 2° Forum mondial des Femmes francophones

     AubiN MinuakuPrĂ©sident du Bureau de l’AssemblĂ©e nationale, agissant en qualitĂ© de reprĂ©sentant personnel du Chef de l’Etat, l’Honorable Aubin Minaku a clĂŽturĂ© les travaux du 2° Forum mondial des Femmes francophones tenu Ă  Kinshasa les lundi 3 et mardi 4 mars 2014. Comme lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, celle de clĂŽture a eu lieu en la salle des congrĂšs du Palais du Peuple, en prĂ©sence des PremiĂšres Dames de la RDC, Olive Lembe Kabila, du Mali KeĂŻta Aminata MaĂŻga et du Congo-Brazzaville Antoinette Sassou N’Guesso, arrivĂ©e dans la capitale quelques heures plus tĂŽt. AprĂšs la lecture des conclusions et des rĂ©solutions issues desdits travaux, quatre discours ont Ă©tĂ© prononcĂ©s respectivement par la ministre Rdcongolaise du Genre, Famille et Enfant GeneviĂšve Inagosi, l’administrateur de l’Oif ClĂ©ment Duhaime, la ministre-dĂ©lĂ©guĂ©e Ă  la Francophonie Yamina Benguigui et l’honorable Aubin Minaku…

     

     

                Le reprĂ©sentant personnel du Chef de l’Etat a commencĂ© son discours par saluer l’action globale de la Francophonie en faveur de la RDC. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique et le peuple congolais, a-t-il affirmĂ©, “sont tĂ©moins de la grande mobilisation” des forces vives fĂ©minines en ce mois de mars consacrĂ© mois de la Femme.

                Il a mis en exergue l’intĂ©rĂȘt, de plus en plus croissant, que suscite le Forum mondial dans l’espace francophone, appelĂ© Ă  demeurer un espace de partage.

                Dans cette optique, a-t-il poursuivi, la Francophonie doit se mettre au service de la paix et de la justice; objectifs qui ne peuvent ĂȘtre atteints qu’en luttant ensemble contre toutes formes de violences, donc pour la promotion des valeurs qu’incarne l’organisation mondiale.

              Il s’est rĂ©joui de constater que les conclusions du Forum de Kinshasa traduisent pleinement les efforts de dĂ©veloppement ayant pour bĂ©nĂ©ficiaire principale la femme en gĂ©nĂ©ral, la fille en particulier.

              Le prĂ©sident du Bureau de l’AssemblĂ©e nationale a rĂ©affirmĂ© l’engagement de la RDC Ă  accompagner l’OIF dans la rĂ©alisation des conclusions et des recommandations issues des assises de Kinshasa, promettant que “D’ici au 3° Forum, bien des choses seront rĂ©alisĂ©es“.

              Mme Yamina Benguigi, qui l’a prĂ©cĂ©dĂ©, a admis que ces conclusions et recommandations “seront capitales pour le Sommet de Dakar” de novembre 2014. “Notre mobilisation doit ĂȘtre sans faille, sans repos“, a-t-elle relevĂ© en demandant Ă  la femme de ne “jamais baisser les bras ni la garde“, cela Ă  l’image, a-t-elle lancĂ©, des femmes congolaises de l’Est.

              EngagĂ©e Ă  porter les actes du Forum de Kinshasa aussi bien Ă  New York qu’Ă  GenĂšve et Ă  Bruxelles, elle reste convaincue que le Forum mondial est un vecteur qui doit permettre Ă  la femme de s’affirmer. Partant, elle tient absolument Ă  ce que la femme puisse participer, elle aussi et en affaires, Ă  la dĂ©finition des “ rĂšgles du marchĂ© au lieu de se limiter Ă  tenir le cordon de la bourse du mĂ©nage“.

              Elle s’est appesantie surtout sur l’Ă©ducation de la fille jusqu’Ă  16 ans.

              Comme pour passer de la parole Ă  l’acte, elle a proposĂ© la crĂ©ation d’un Fonds spĂ©cial de solidaritĂ© devant garantir Ă  la fille la frĂ©quentation de l’Ă©cole.

              Administrateur de l’OIF, ClĂ©ment Duhaime a fĂ©licitĂ© les participantes de la qualitĂ© des contributions et des tĂ©moignages. Il y a trouvĂ© l’obligation de la sociĂ©tĂ© de protĂ©ger le Genre au mĂȘme titre que les hommes.

              Revenant sur l’Ă©chĂ©ance des OMD en 2015, il a dĂ©plorĂ© le fait que la femme et la fille n’aient pas Ă©tĂ© suffisamment prises en charge dans le cadre de ce programme. Il est d’avis que chaque femme, chaque fille accĂšde aux mĂȘmes opportunitĂ©s que l’homme.

              Quant Ă  la ministre GeneviĂšve Inagosi, elle a notĂ© que le forum permet aux femmes de se rapprocher les unes les autres pour constituer une force avec laquelle il va falloir dĂ©sormais compter dans la gestion de la citĂ©. Elle a rassurĂ© l’assistance de la dĂ©termination de la RDC d’assurer sa part de responsabilitĂ©.

              Les objectifs Ă©tant atteints, le soleil luisant pour tout le monde, la femme d’Etat Rdcongolaise s’est rĂ©jouie de constater combien “Le 2° Forum rend audible la voix des femmes dans l’espace francophone“.

     

    Conclusions et Recommandations

     

              PrĂ©sentĂ©es par Mme Ndiaye, les conclusions et recommandations portent, entre autres, sur la rĂ©partition Ă©quitable des ressources, la mise en place des chambres foraines pour juger notamment les violences sexuelles, la gratuite de l’enseignement en faveur des filles jusqu’Ă  16 ans, la crĂ©ation d’un fonds de solidaritĂ© pour alphabĂ©tisation de la jeune fille, la mise en place d’un systĂšme Ă©lectoral qui puisse rendre le Genre accessible Ă  tous les postes de responsabilitĂ©; ceci pour les Etats, tandis que pour l’Oif, l’implication de la paritĂ© dans l’espace francophone, l’octroi au Forum des moyens nĂ©cessaires pour son fonctionnement, la crĂ©ation d’un Prix d’Excellence pour jeune fille ou jeune garçon en matiĂšre d’innovation etc.

              Un point de presse a suivi l’annonce de la clĂŽture officielle du Forum mondial des Femmes francophones dont le thĂšme central, pour rappel, est ” Femmes, actrices du dĂ©veloppement“.

     

    Omer Nsongo die Lema

  • 2016 : Cette Ă©lection vaut-elle la peine ?

    2016 : Cette élection vaut-elle la peine ?

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -En RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, l’espoir d’une Ă©lection prĂ©sidentielle sans effusion de sang s’est envolĂ© le jeudi 20 fĂ©vrier Ă  Bukavu. L’histoire retiendra que dans cette ville, la « caravane de la paix » que menait l’opposant Vital Kamerhe, candidat annoncĂ© pour la prĂ©sidentielle de 2016, fut rĂ©primĂ©e dans le sang. La pratique consistant Ă  tirer sur la population Ă  balles rĂ©elles, qu’on a dĂ©plorĂ©e Ă  Bukavu, rappelait les scĂšnes macabres de 2011. Les partisans d’un autre opposant, Etienne Tshisekedi, avaient Ă©tĂ© sauvagement massacrĂ©s prĂšs de l’aĂ©roport de Ndjili par les forces de l’ordre durant la derniĂšre prĂ©sidentielle. Cinq ans avant Tshisekedi, un autre adversaire de Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba, assistait impuissant au massacre de ses sympathisants dans les rues de Kinshasa. Le leader du MLC avait mĂȘme failli se faire tuer. Sa rĂ©sidence avait Ă©tĂ© bombardĂ©e Ă  l’arme lourde malgrĂ© la prĂ©sence Ă  ses cĂŽtĂ©s des diplomates occidentaux. On envisage difficilement 2016 en faisant abstraction d’une Ă©ventualitĂ©, voire de la certitude d’un bain de sang.

    L’explication Ă  cette forme de fatalitĂ© est Ă  rechercher dans la complexitĂ© des enjeux autour de la prĂ©sidence du Congo, un pays Ă©minemment stratĂ©gique mais qui peine toujours Ă  exister en tant qu’Etat rĂ©gi par des lois opposables Ă  tous. Ainsi le pays n’a-t-il jamais connu d’alternance Ă  la prĂ©sidence sans effusion de sang. Tous les quatre PrĂ©sidents qui se sont succĂ©dĂ© Ă  la tĂȘte du Congo y sont parvenus au bout de tueries de masse.

    On aimerait tellement que 2016 fasse exception, mais l’affaire est dĂ©jĂ  mal engagĂ©e[1]. Trop de paramĂštres Ă©chappent au contrĂŽle des Ă©lecteurs.

    Pas un seul Président sans bain de sang

    L’arrivĂ©e de Joseph Kabila Ă  la tĂȘte du Congo, en janvier 2001, s’est produite dans un climat de profond traumatisme Ă  travers le pays. Son prĂ©dĂ©cesseur, Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila, venait d’ĂȘtre assassinĂ© dans son palais tandis que dans l’Est du pays, les Congolais mourraient par milliers des consĂ©quences directes et indirectes de la guerre d’occupation que menaient le Rwanda et l’Ouganda, avec le soutien des Etats-Unis et du Royaume-Uni. L’ancien PrĂ©sident avait Ă©tĂ© prĂ©alablement prĂ©sentĂ© dans les capitales occidentales comme l’« obstacle Ă  la paix ». Son Ă©limination physique, bien qu’elle fĂ»t traumatisante pour les Congolais, passa pour un mal nĂ©cessaire dans les milieux diplomatiques[2]. La question ici n’est pas celle du cynisme de la realpolitik, mais bien le constat que la derniĂšre alternance politique au Congo s’est opĂ©rĂ©e dans le sang, et non seulement cette alternance-lĂ .

    Le PrĂ©sident assassinĂ©, Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila, s’était lui-mĂȘme emparĂ© du pouvoir, en mai 1997, au bout d’une guerre atroce[3] menĂ©e par le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et l’Angola ; sous la supervision des « grandes puissances » (Etats-Unis, Royaume-Uni, IsraĂ«l, Canada[4]). Son prĂ©dĂ©cesseur, le MarĂ©chal Mobutu, s’était, Ă  son tour, emparĂ© du pouvoir en novembre 1965 grĂące Ă  un coup d’Etat orchestrĂ© par la CIA[5]. Le PrĂ©sident du Congo alors s’appelait Joseph Kasa-Vubu. Lui-mĂȘme, hĂ©las, n’est pas Ă©pargnĂ© par « la malĂ©diction des bains de sang ». Premier PrĂ©sident, et le seul Ă  avoir Ă©tĂ© Ă©lu dĂ©mocratiquement[6], Kasa-Vubu avait vu mourir des centaines de ses partisans durant les luttes pour l’indĂ©pendance[7]. A l’accession du Congo Ă  l’indĂ©pendance, le 30 juin 1960, Joseph Kasa-Vubu devient PrĂ©sident. Le prix Ă  payer ?…

    Le Congo peut-il s’épargner ces tragĂ©dies autour des alternances politiques ? L’annĂ©e 2016, peut-elle ĂȘtre l’amorce d’une nouvelle Ăšre ?

    Cela est Ă©videmment souhaitable, mais encore faut-il revenir sur le cas des leaders congolais qui, comme Kamerhe aujourd’hui, s’étaient persuadĂ©s qu’ils pouvaient accĂ©der Ă  la magistrature suprĂȘme en misant, comme dans une dĂ©mocratie « normale », sur la confiance du peuple. Aborder 2016 signifie savoir tirer les leçons des mĂ©saventures d’Etienne Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba.

    Ils gagnent mais ils perdent

    En Afrique, dit un jour Herman Cohen, « pour qu’un PrĂ©sident perde une Ă©lection, il faut qu’il ait envie de la perdre »[8]. Joseph Kabila a-t-il vraiment envie de perdre une Ă©lection ? En tout cas, en 2011, les observateurs indĂ©pendants Ă©taient unanimes : « les rĂ©sultats officiels, donnant Kabila vainqueur, ne reflĂ©taient pas la vĂ©ritĂ© des urnes »[9]. L’opposant Etienne Tshisekedi aura ainsi remportĂ© l’élection en rĂ©alisant un incontestable raz-de-marĂ©e Ă  travers le pays. Deux ans plus tard, Tshisekedi attend toujours l’impĂ©rium, c’est-Ă -dire les moyens juridiques et matĂ©riels pouvant lui permettre d’exercer ses fonctions de « PrĂ©sident Ă©lu ».

    Avant Etienne Tshisekedi, un autre opposant, Jean-Pierre Bemba[10], connut la mĂȘme mĂ©saventure, avec, en plus, son arrestation et son incarcĂ©ration Ă  La Haye. Le leader du MLC avait consenti Ă  s’associer au processus de pacification du pays et obtenu l’assurance que les Ă©lections seraient libres et transparentes. Tout au long de la campagne, il obtint l’assurance de l’emporter largement. Mais c’était sans compter les rĂ©els enjeux de cette Ă©lection. En effet, le PrĂ©sident Ă©lu avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© choisi, longtemps avant le dĂ©but du scrutin.

    Collette Braeckman fait remarquer que pour la communautĂ© internationale, l’élection de 2006 avait pour enjeu de « lĂ©gitimer et stabiliser le pouvoir en place (
) »[11] « LĂ©gitimer le pouvoir en place ». Rien Ă  voir avec « permettre aux Congolais de choisir librement leur PrĂ©sident ». Le journaliste d’investigation Charles Onana rĂ©vĂšle que, dĂšs fĂ©vrier 2006, les Etats-Unis, la France et l’Allemagne s’étaient mis d’accord sur le fait que Joseph Kabila doit ĂȘtre maintenu au pouvoir[12] (quel que soit le vote des Congolais). Ce choix des « grandes puissances » avait Ă©tĂ© confortĂ© par le commissaire europĂ©en Louis Michel[13]. Autrement dit, longtemps avant que le premier Ă©lecteur congolais ne dĂ©pose son bulletin dans l’urne, le « PrĂ©sident Ă©lu » avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© choisi. On comprendra plus tard la motivation profonde des pays occidentaux. C’était le Rwanda.

    En effet, aussi atroce que cela puisse paraĂźtre pour le peuple congolais meurtri par les agressions rwandaises, l’élection prĂ©sidentielle de 2006 avait pour principal enjeu de conforter les intĂ©rĂȘts de Paul KagamĂ© au Congo grĂące au maintien de Joseph Kabila au pouvoir, ce que fait remarquer Pierre PĂ©an[14] citant Helmut Strizek. Autrement dit, les Congolais qui croyaient voter pour la paix, avaient, en rĂ©alitĂ©, votĂ© pour ouvrir un boulevard Ă  l’armĂ©e de KagamĂ©, Kabila ayant consenti Ă  laisser faire le rĂ©gime de Kigali en Ă©change du soutien que Bruxelles (Javier Solana[15]) s’était engagĂ© Ă  lui apporter. En janvier 2009, il autorise unilatĂ©ralement l’armĂ©e rwandaise Ă  entrer sur le territoire congolais, prĂ©lude Ă  la guerre du M23, ce qui provoque le dĂ©part de Vital Kamerhe de la prĂ©sidence de l’AssemblĂ©e nationale.

    2016 va-t-il diffĂ©rer de 2006 ? Difficile de se prononcer a priori. Tout ce qu’on sait est que le ciel a dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  s’assombrir.

    Au-delĂ  du peuple congolais

    Un des Ă©lĂ©ments qu’il va falloir garder Ă  l’esprit est l’insoutenable « tutelle » que les PrĂ©sidents Museveni (Ouganda) et KagamĂ© (Rwanda) exercent sur Joseph Kabila. La surprenante relance des pourparlers de Kampala en vue de « sauver le M23 » (pourtant vaincu militairement) ; la signature des engagements de Nairobi et la loi d’amnistie promulguĂ©e par le PrĂ©sident Kabila[16] le 11 fĂ©vrier dernier, sont autant d’élĂ©ments qui vont peser sur le scrutin de 2016. Il y a lieu de redouter que le sort du peuple congolais ne soit pas l’enjeu dĂ©terminant de ce scrutin. Avec l’aide des Occidentaux, Paul KagamĂ© pourrait tout Ă  fait rééditer le coup de 2006 et s’octroyer un nouveau cycle de domination sur le pouvoir de Kinshasa.

    Jean-Jacques Wondo fait remarquer qu’en dĂ©pit de la dĂ©faite militaire du M23, le Rwanda se retrouve renforcĂ© dans les institutions de la RDC[17]. Kigali devrait continuer de se renforcer au Congo en profitant de l’application des engagements de Nairobi[18]. Ce renforcement du Rwanda dans l’appareil Ă©tatique congolais s’est confirmĂ© avec la nomination du gĂ©nĂ©ral Charles Bisengimana (ex-« RCD-Rwanda ») Ă  la tĂȘte de la police nationale, au grand dam des « Katangais » qui lui prĂ©fĂ©raient le retour du gĂ©nĂ©ral John Numbi[19].

    Le problĂšme, pour la prĂ©sidentielle de 2016, est que le gĂ©nĂ©ral Charles Bisengimana, avec la rĂ©putation qu’il traĂźne[20], se retrouve avec des pouvoirs objectivement trop importants. Selon le site apareco-rdc.com[21], Bisengimana, en plus de la police, est dĂ©sormais le vĂ©ritable patron de l’armĂ©e congolaise (FARDC). Le chef d’Etat-major des FARDC, le gĂ©nĂ©ral Didier Etumba, aurait Ă©tĂ© « mis sous contrĂŽle » par quatre officiers de l’armĂ©e rwandaise que Kigali a imposĂ©s dans son entourage, selon la mĂȘme source. Du coup, KagamĂ© devient la vĂ©ritable clĂ© de voĂ»te du dispositif sĂ©curitaire autour du processus Ă©lectoral congolais d’ici Ă  2016, ce qui n’est guĂšre rassurant quand on pense Ă  la façon dont se dĂ©roulent les Ă©lections au Rwanda[22]. AssurĂ© d’avoir la haute main sur la violence d’Etat au Congo, KagamĂ© est maintenant certain que le prochain PrĂ©sident congolais lui fera allĂ©geance (sinon ?
) ou que Kabila sera maintenu au pouvoir suivant le scenario brutal de 2011 (on ne change pas une recette qui marche).

    En dĂ©finitive, il va falloir modĂ©rer les aspirations Ă  un changement dĂ©mocratique dans un environnement comme celui-lĂ . Il y a mĂȘme lieu de se demander Ă  quoi sert une Ă©lection lorsque tout est ainsi mis en Ɠuvre pour passer outre le choix d’un peuple dont on sait qu’il est portĂ© sur le changement.

    Boniface MUSAVULI

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  • ArrivĂ©e Ă  Kinshasa de la dĂ©pouille de King Kester Emeneya

    Arrivée à Kinshasa de la dépouille de King Kester Emeneya

    Emeneya funeral – Le corps du chanteur congolais King Kester Emeneya, dĂ©cĂ©dĂ© le 13 fĂ©vrier prĂšs de Paris Ă  l’Ăąge de 58 ans, est arrivĂ© samedi matin Ă  Kinshasa, a constatĂ© un journaliste de l’AFP.

    L’avion a atteri vers 07h00 (06h00 GMT).

    Selon le programme annoncĂ© par la tĂ©lĂ©vision publique, la dĂ©pouille sera exposĂ©e au parlement. L’enterrement est prĂ©vu dimanche Ă  la NĂ©cropole de la Nsele, en pĂ©riphĂ©rie de Kinshasa, et non dans le Bandundu, la province au nord de Kinshasa dont est originaire l’artiste, et oĂč des habitants rĂ©clamaient son corps.

    Jean Emeneya Mubiala Kwamambu, alias King Kester Emeneya, est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’aube du jeudi 13 fĂ©vrier Ă  l’hĂŽpital Marie Lannelongue, en rĂ©gion parisienne. Il a succombĂ© Ă  une maladie cardiaque pour laquelle il Ă©tait hospitalisĂ© depuis quelques mois.

    L’artiste dirigeait le groupe musical Victoria Eleison, qui a fĂȘtĂ© en 2012 ses 30 ans de carriĂšre. Il Ă©tait notamment connu pour les titres “Dikando”, “Afimiko”, “Wilo Mondo” ou “Surmenage”, et avait un nouvel album en prĂ©paration quand il est mort.

    King Kester Emeneya – qui a introduit le synthĂ©tiseur dans la musique congolaise, une rĂ©volution pas toujours bien perçue – avait chantĂ© plusieurs annĂ©es dans le groupe Viva la Musica de Papa Wemba, l’un des rois de la rumba congolaise.

    “A Viva la Musica, il faisait la pluie et le beau temps. Il a marquĂ© le groupe de son professionnalisme, il a façonnĂ© le rĂ©pertoire du groupe. On a vĂ©cu ensemble, on a fait presque les 100 coups ensemble, mĂȘme si c’Ă©tait un petit frĂšre”, avait racontĂ© Ă  l’AFP M. Wemba, appris avoir appris son dĂ©cĂšs.

    King Kester Emeneya était aussi connu pour sa passion pour le mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), qui affectionne les marques de luxe, hors de prix pour les deux tiers des Congolais, qui vivent avec moins de 1,25 dollar par jour.

    “Ces (chaussures) Weston ne sont pas habituĂ©es Ă  ce podium”, avait-il plaisantĂ© pour justifier sa chute pendant la nuit de la Francophonie, le 10 octobre 2012 Ă  Kinshasa.

    Toutefois, dans “Wilo Mondo”, il disait aussi vouloir lutter contre l’Ă©litisme de ce mouvement. “En substance, il dit: +Attention! (…) N’allez pas trop loin, vous trouverez des vĂȘtements Ă  bon prix!+ En fait, il voulait rendre la Sape accessible Ă  tout le monde”, a estimĂ© LĂ©on Tsambu, sociologue de la musique.

    AFP