Author: Don Kayembe

  • Ouganda: le président promulgue une loi antihomosexualité controversée

    Ouganda: le président promulgue une loi antihomosexualité controversée

    MUSEVENI-Au risque d’irriter son allié américain, le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué lundi une loi controversée durcissant la répression de l’homosexualité, disant rejeter les diktats de l’Occident.

    “Le président vient de signer la loi anti-homosexualité (…) La loi entre de ce fait en vigueur”, a déclaré à l’AFP une porte-parole de la présidence, Sarah Kagingo.

    Les relations homosexuelles sont déjà passibles de la prison à vie en Ouganda mais cette législation, adoptée à une écrasante majorité le 20 décembre par le Parlement, interdit notamment toute “promotion” de l’homosexualité et rend obligatoire la dénonciation de quiconque s’affichant homosexuel(le).

    Elle a suscité des critiques virulentes de la part des défenseurs des droits de l’homme et des partenaires occidentaux de l’Ouganda, même si ses dispositions les plus controversées – peine de mort en cas de récidive ou de rapport avec un mineur ou en se sachant porteur du virus du sida – ont été abandonnées.

    Washington, allié-clé de Kampala, a notamment averti – sans autre précision – que cette loi “compliquerait (ses) relations” avec l’Ouganda et Londres s’est interrogé sur “la conformité de la loi avec la Constitution et les obligations internationales de l’Ouganda, estimant qu’elle allait “endommager la réputation internationale” du pays.

    La conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama, Susan Rice, a estimé lundi sur son compte Twitter que cette promulgation constitue “un triste jour pour l’Ouganda et le monde”.

    La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a rappelé ces derniers jours à l’Ouganda “ses obligations contraignantes en matières de droits de l’Homme”.

    “Cette loi va officialiser la discrimination et vraisemblablement encourage le harcèlement et la violence contre les individus en raison de leur orientation sexuelle”, a estimé la Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Navi Pillay.

    Des ONG internationales ont appelé les partenaires de l’Ouganda à reconsidérer leur aide et, lundi, le Danemark a annoncé qu’environ 6,3 millions d’euros d’aide à des agences gouvernementales ougandaises seraient redirigés vers des initiatives du secteur privé et des ONG et qu’il en serait ainsi à l’avenir.

    Le président ougandais a estimé, depuis sa résidence officielle d’Entebbe, à 35 km de Kampala, que les bailleurs qui ne veulent plus aider son pays pouvaient “garder leur aide”.

    “Les étrangers ne peuvent pas nous donner des ordres. C’est notre pays”, a-t-il déclaré après avoir paraphé la loi, “je conseille aux amis occidentaux de ne pas faire (du sujet) un problème” car “ils ont beaucoup à perdre”.

    “Imposer des valeurs sociales d’un groupe à notre société, c’est de l’impérialisme social. Maintenant vous nous dites que nous devrions vivre comme vous. Pas du tout!”, a poursuivi le président Museveni, accusant “des groupes occidentaux de recruter des (futurs) homosexuels dans les écoles”.

    – “La bouche pas faite pour le sexe” –

     

    Le président ougandais, au pouvoir depuis 1986 et chrétien évangélique à la piété affichée, avait initialement qualifié les homosexuels de “malades” et renoncé à promulguer cette loi car il est “mal de punir une personne parce qu’elle est anormale”. Il avait finalement annoncé avoir changé d’avis, un groupe de “scientifiques” consulté lui ayant assuré que l’homosexualité était “comportementale, pas génétique”.

    Il a accusé une partie des homosexuels de l’être “pour des raisons financières”, les autres l’étant devenus par un “mélange d’inné – des éléments génétiques – et d’acquis”. “Aucune étude ne montre que vous pouvez être homosexuel par nature”, a-t-il poursuivi.

    “Oui génétiquement, il y a (chez les homosexuels) quelques petites choses qui ne sont pas dans l’ordre, mais si ils ne sont pas élevés en ce sens ou encouragés (à être homosexuels) alors ils seront normaux”, a-t-il expliqué: “L’éducation étant la principale source de l’homosexualité, alors la société peut faire quelque chose pour décourager les tendances. C’est pourquoi, j’ai accepté de promulguer la loi”.

    Lundi, il a également fustigé les autres pratiques “occidentales” particulièrement “le sexe oral”. “La bouche sert à manger, elle n’est pas faite pour le sexe”, a-t-il lancé, assurant que “poser sa bouche là” pouvait entraîner la transmission de vers dans l’estomac.

    Les homosexuels sont l’objet de persécutions et de violences en Ouganda, pays où l’homophobie est largement propagée par les très influentes Eglises évangéliques.

    M. Museveni avait déjà début février promulgué une loi antipornographie, prohibant notamment les accoutrements “provocateurs”, interdisant d’antenne les artistes légèrement vêtus et surveillant de près les sites consultés par les internautes.

    Lundi, le député David Bahati, auteur de la loi antihomosexualité, a estimé que sa promulgation “était le moment que le monde attendait” et a remercié M. Museveni pour “sa décision courageuse malgré les pressions de certaines organisations occidentales”.

    En 2011, David Kato, figure de la cause homosexuelle en Ouganda, avait été battu à mort chez lui, après la parution dans un magazine de son nom et ceux d’autres homosexuels sous le titre “Pendez-les”.

    Avec RTL.BE

  • King Kester  Emeneya -Vie et parcours de la star : Trois fois divorcés, Emeneya laisse 11 enfants !

    King Kester Emeneya -Vie et parcours de la star : Trois fois divorcés, Emeneya laisse 11 enfants !

    -*C’est Dieu qui donne. C’est lui aussi qui reprend. Jeudi 13 février 2014, Paris s’est réveillé avec une triste nouvelle. King Kester  Emeneya Nkua Mambu a tiré sa révérence à 5h50 à l’hôpital Marie Lannlongue, à Plessis-Robinson (France). Officiellement, la star congolaise est décédée à la  suite d’un infarctus. Que l’on hésite à rattacher à sa lourde opération de cœur de 2012. La fin de son pèlerinage sur la terre des  vivants nous a poussés à aller encore plus loin,  dans les recherches et témoignages sur la vie et le parcours musical de cette  icône de la chanson congolaise. Beaucoup de choses ont été révélées au sujet de la biographie de l’illustre disparu dont certaines ne sont pas à exposer sur  la place publique. De Kikwit à Lubumbashi et Kinshasa en passant par Paris, Bruxelles jusqu’à Luanda, des témoignages recueillis  renseignent que Kester Emeneya vivait sans se poser des questions sur sa vie d’hier et d’aujourd’hui, même après sa mort.

     
    Concernant sa vie dans la société, l’artiste se comportait comme tout être humain. Très modéré ! Il aimait la femme et  pensait à  constituer une famille stable et aisée, digne de son rang. Le King de la musique congolaise avait surtout le souci de construire une bonne société. 
     
    L’homme propose mais,  Dieu dispose, dit-on. Hélas, l’artiste n’a pu concrétiser tous  ses rêves. Conséquence, il s’est remarié  plusieurs fois à cause de divorces à répétitions. D’après des témoignages recueillis auprès  de son collègue Félix Wazekwa, Emeneya aurait  connu trois divorces dans sa vie de couple. Cela est dû   à l’infidélité et à la trahison conjugale  des femmes dont certaines auraient même franchi le rubicond,  en sortant avec d’autres musiciens congolais et amis de l’homme. Par contre, apprend-on, l’illustre chanteur a pu trouver la paix grâce à sa dernière épouse nommée Florence, ancienne animatrice à la Télévision Kin Malebo. C’est entre les mains de cette jolie dame vivant  à Paris que Kwa Mambu a rendu l’âme. Selon une source proche de sa famille, King Kester aurait  laissé  11 enfants issus de quatre femmes. Ce sont des  grands garçons et  grandes filles résidant,  tous,  en Europe. Parmi les enfants, il y a Yanick Mabiala, franco-congolais, qui est un soldat dans l’armée française. Pour les uns et les autres, Jean Mubiala Emeneya est un père et grand père, qui laisse une  progéniture non négligeable, pouvant assurer et défendre son image de génération  en générations.
    Pour tout  dire, la star laisse ainsi  une veuve, plusieurs enfants et une œuvre abondante.
     
    Œuvres immortelles 

    Du point de vue artistique, le leader et fondateur du groupe  Victoria Eleison n’est pas mort. Son nom et ses œuvres anthologiques resteront  gravés  dans la  mémoire  des  communs  des  mortels et   continueront, surtout,  à peindre la société congolaise,  grâce à la richesse infinie et à la  profondeur  ses idées.  
     
    L’homme de patinage artistique a été une véritable idole pour toute personne qui a été à ses côtés,  même pour 5 minutes seulement. 
     
    Meilleure voix lourde, King Kester revendiquait sans cesse sa place parmi les meilleurs musiciens du pays. Le chanteur s’en va en pleine lumière. Comme il voulait.

    Pour Kester, vivre voulait dire chanter, offrir du plaisir et bain de foule. Même après sa disparition, sa voix ne pourra se taire. Elle continuera à irriguer les  cœurs brisés  avec les «Milena»,  «Amena»,  «Ndako ya ndele», «Dembela», «Teint de bronze», «Dikando», «Ngonda», « La Runda », « Fleur d’été », « Ngabelo, «Sabola Milimu mawa», «Okosi ngai mfumu» et autre «Kimpiatu». Son départ avec la chanson «Amena » chantée avec Pépé Kallé et Papa Wemba, a changé sa vie. Pour beaucoup, elle a mis tout le monde d’accord sur son talent.
     
    De disque en disques, il a conquit son identité et fait asseoir  sa renommée sur la scène tant africaine qu’internationale.
    Ses œuvres avaient de l’âme ; elles parlaient au cœur.

    Qui est EMENEYA ?

    Né à Kikwit le 23 novembre 1956,  Emeneya était l’un des chanteurs les plus talentueux de ces trente dernières années. Auteur-compositeur prolixe, il s’était placé au-dessus de la mêlée en imposant sa classe et en faisant preuve d’une constance remarquable.

    Certes, son ascension a été spectaculaire.  Mais,  elle n’a pas étonné ceux qui ont suivi ses débuts dans Viva-la-Musica de Papa Wemba.
    Emeneya a,  en effet,  largement contribué à l’épanouissement de cet orchestre à  travers des œuvres d’anthologie.

    Ancien chanteur des orchestres African danse, Les Anges Noirs, Shama-Shama de Mopera Wa Maloba (qu’il a enrôlé à son tour dans Victoria Eleison), Isifi Melodia d’Evoloko Atshuamo et des Kasapards, King Kester manifesta assez tôt,  ses affinités avec la musique.

    A 15 ans, il composait déjà des chansons romantiques pour ses amis. Il se partageait alors entre les études et la musique.

    En 1977, il interrompit ses études universitaires au campus de Lubumbashi, pour se consacrer uniquement à sa passion : la musique.  Emeneya Mubiala chantait alors comme son idole Tabu Ley Rochereau. Toutefois, Gina Efonge était son modèle et il voulait le rejoindre dans l’orchestre Libanko.

    Sur conseil  de son ami Misha Mulongo, il choisit,  finalement,  d’évoluer aux côtés de Wemba. Celui-ci qui avait la nostalgie de la voix de Bozi Boziana, lui a donné la chance,  sans la moindre  hésitation. On retiendra que Viva-la-Musica fut assurément un beau tremplin.

    Lorsque Papa Wemba hypothèque l’avenir de Viva pour convoler en justes noces  avec l’Afrisa International de Tabu Ley, Kester s’empare du bâton de commandement et donne une autre marque de  maturité à Viva. A la surprise de tous, il réussit l’exploit de sécher les larmes de Molokaï.

    Au fil des mois, son image se crée, son talent transpire et s’impose. Bourreau du  travail, Kester devient un chanteur en or qui brille dans tous les concerts.

    Au retour de Wemba désenchanté par son mentor qui lui a remis un chèque en bois, Emeneya et son compagnon Bipoli na fulu se décident de créer l’orchestre Victoria Eleison, le 24 décembre 1982.
     
    Soudain, le groupe subit donc à sa création,  un féroce embargo décrété par les partisans de Papa Wemba. Mais,  le veto produit l’effet boomerang. Le public choisit,  en effet,  le camp des dissidents. Tout Kinshasa soutient avec allégresse Emeneya surnommé Jésus et son groupe. Et Victoria fut la cuvée en  1983 !

    Grâce au soutien de Verkys Kiamuangana et au sponsoring de la Bralima-Primus, Kester baptisé le Grand pétrolier a réussi une carrière gigantesque. Et,  l’on imagine combien ses fans ont nagé dans le bonheur,  en écoutant son succulent répertoire avec des  tubes tels que «Kimpiatu», «Okosi nga mfumu», «Abissyna», «Willo Mondo», «Sans Préavis », « Ngabelo », «Surmenage », « Mboka mboka », «Longue histoire », « le jour le plus long» et autres. Le public a aimé toutes ses chansons.

    Plusieurs fois élu « Meilleure vedette de l’année », Jean Mubiala Emeneya a mis tout le monde dans sa poche. C’est incontestablement avec «Nzinzi» et «Everybody» que le chanteur est sorti du ghetto et tutoyé le succès international. La cerise sur le gâteau aura été le plaisir de chanter avec la chanteuse Abeti Masikini au Zénith de Paris. Il s’est produit sur les cinq continents. Ses plus célèbres tournées se déroulent au Japon en 1991 et en Amérique du Nord. Il avait le courage de se réinventer. Pour son comeback à Paris en 2001, il a réussi l’exploit de remplir les deux mythiques salles parisiennes Zénith et Olympia,  sans un album sur le marché.

    Kester avait un vocabulaire charmant et fonctionnait à l’affection. Il se passionnait pour la politique et pensait que sans la corruption, la RDC serait une grande puissance économique. Ressassant sans cesse l’idée d’être de gauche, il appréciait Antoine Gizenga et Patrice Lumumba. 
     
    Toujours en mode vigilance, la star avait le tribalisme et le racisme en horreur. Le King de la musique congolaise a marqué aussi sa génération par son look, sa démarche et son amour à la sape. Les jeunes Kinois se souviendront également de lui à travers le “Langila”, le lingala codé qui déroute les non-initiés. Et,  contrairement aux apparences, Emeneya était un grand supporter de Papa Wemba et avait  beaucoup d’estime envers  Koffi Olomidé.
     
    Au crépuscule de sa vie, le patron de Victoria était en studio pour  enregistrer un nouvel « This is me » dont les travaux presque sur le point d’être achevés.  Ce disque en gestation pourrait  sortir à titre posthume,  apprend-on,  de  sources proches de l’artiste. Toutefois, Kester Emeneya a brillamment rempli sa mission temporelle. Les Congolais ne l’oublieront jamais. NKUA MAMBU peut reposer en paix ! Adieu Mubiala ! Adieu, le King …
     
    Jordache Diala
  • COMESA 2014: Priorité aux populations de l’Afrique des frontières

    COMESA 2014: Priorité aux populations de l’Afrique des frontières

    comesa logo-Dix-huit pays africains ont rendez-vous avec la RDC à Kinshasa les 26 et 27 février 2014. Au programme du 17ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement membres du Comesa, trois fora qui se complètent : le sommet proprement dit (réservés aux têtes couronnées), le forum du Conseil des entreprises (réservé aux opérateurs économiques) et la table ronde des Premières Dames. Le thème principal des assises est “Consolider le commerce inter-Comesa à travers le développement des Petites et Moyennes Entreprises“. Il est en symbiose avec le thème du forum économique ” Fusion entre entreprises et innovations, intégrer la compétitivité de l’offre et de chaines de valeurs dans la région Comesa” et de celui de la table ronde, à savoir “Renforçons les échanges intra-COMESA en développant les micro, petites et moyennes entreprises“. Les Pme et les Pmi sont ainsi à l’honneur. Mais à quel prix ?
                Lorsqu’on est à Zongo, en face de Bangui, ou à la Grande Corniche de Goma, en face de Gisenyi, le spectacle est le même : des compatriotes congolais ayant en partage le même dialecte avec leurs voisins centrafricains et rwandais mangent le même pain produit par une même boulangerie ou le même poisson pêché dans les mêmes eaux du fleuve Oubangi ou du lac Kivu. Ils consomment la même boisson fabriquée par la même brasserie. Il leur arrive de fréquenter le même centre médical ou la même officine pharmaceutique. Bref, ils “commercent” ensemble puisqu’ils  vivent tous et tout dans le même environnement. La frontière en eau ou en terre ne constitue pas à leurs yeux une barrière.
                Ce qu’ils font ensemble est quasiment semblable à ce que font les Congolais qui vivent dans les régions frontalières avec l’Angola, le Congo-Brazzaville, l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et le Soudan du Sud (la RDC n’ayant plus de frontière avec le Soudan).
                Normal : les populations résidant dans des localités et villes transfrontalières ont en commun la même morphologie, la même histoire, la même culture et, à certains endroits, elles sont soumises à la même autorité coutumière.
                Dans la plupart des cas, ils ne baignent pas dans le grand luxe des citadins. Ce qui fait qu’ils soient la cible favorite – économiquement parlant – des Pme/Pmi actives dans la production et la commercialisation des biens de consommation courante : vivres, boissons, médicaments, vêtements, chaussures, emballages, fournitures scolaires, le petit matériel électronique et électroménager etc.
                Quand ils n’ont pas l’un de ces biens, ils savent comment se le procurer : palabrer. Ils ne se font donc pas la guerre.
                C’est en cela que l’apport des Pme/Pmi est décisif pour toutes les organisations sous-régionales et régionales en Afrique, au nombre desquelles la Cééac pour l’Afrique centrale, la Sadc pour l’Afrique australe et le Comesa pour l’Afrique centrale, l’Afrique australe et l’Afrique orientale.
                Partant, le 17ème sommet du Marché Commun pour l’Afrique Orientale et Australe qui se tient à Kinshasa les 26 et 27 février 2014 sous le thème “Consolider le commerce inter-Comesa à travers le développement des Petites et Moyennes Entreprises” vaut tout son pesant d’or.
                A ce sujet, il y a lieu de reconnaître que les moyens financiers et matériels des pays membres des organisations communautaires africaines sont mieux utilisés avec les Pme/Pmi qu’avec les grosses unités industrielles et commerciales. Une microcentrale hydroélectrique, une minoterie, une boulangerie, une savonnerie ou une briqueterie en Pmi peut facilement être financée à partir des ressources locales ; de même qu’un atelier de réparation d’auto ou de moto, un magasin de vente des lampes ou des récepteurs-radio en Pme…
                Premiers à en faire l’expérience et à en tirer les bénéfices conséquents, les pays occidentaux, suivis par ceux de l’Extrême-Orient, ne jurent que par la croissance des Pme/Pmi.
                Dans une étude récente, l’Ocde considère que ” Les PME jouent un rôle primordial dans la création d’emplois dans de nombreux pays“. A preuve, soutient-il, “Les PME représentent, suivant les pays, entre 95 % et 99 % des entreprises et entre 60 % et 70 % des créations nettes d’emploi“. Dans le document endossé par “SBA” (Small Business Act), structure créée en 1953 pour prendre en charge les aides fédérales aux petites entreprises américaines, il ressort que les Etats-Unis comptent à ce jour 22 millions de petites entreprises non agricoles. “En incluant les activités à temps partiel, on estime que 16 millions d’Américains sont propriétaires d’une affaire, soit 13 % de la population active non agricole du pays“.
    Instrument indiqué
                Que peut être l’apport des Pme/Pmi dans une organisation régionale comme le Comesa et dans le contexte du sommet de Kinshasa ?
                Il faut d’emblée observer qu’à l’exception des îles Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles ainsi que du Swaziland enclavé dans l’Afrique du Sud, tous les 14 autres pays membres du Comesa se partagent directement ou indirectement les mêmes frontières :  la RDC est à la fois voisine de la Zambie, du Burundi, du Rwanda, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, voisin du Soudan qui, lui-même, est voisin de l’Ethiopie, de l’Erythrée, de Djibouti et de l’Egypte, voisine, elle, de la Libye. L’Ouganda est voisin du Kenya. La Zambie est à la fois voisine du Zimbabwe et du Malawi.
                La RDC a cependant la particularité d’être le seul pays du continent à avoir neuf voisins sur ses 9.195 km : Angola, Congo-Brazzaville, RCA, Soudan du Sud, Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie et Zambie. Sur sa longue ligne frontalière, que de populations transfrontalières, encore dans toutes leurs diversités morphologiques et culturelles, mais aussi ethniques et tribales, comme relevé ci-dessus : Bantous, Soudanais, Nilotiques, Hamites et Pygmoïdes.
                Il s’agit d’une richesse incommensurable par la complémentarité. Une richesse qui constitue un atout déterminant dans l’instauration d’un climat de paix, de sécurité et de développement stable et durable.
                L’instrument indiqué pour ce climat de paix est, on s’en doute, le petit commerce doublé de la petite industrie. Une double activité qui permet aux petites bourses de vivre normalement.
                On peut alors en penser ou en dire ce que l’on veut, mais l’évidence est-là : les Concertations nationales ont fait deux recommandations qui concordent bien avec le thème du 17ème sommet du Comesa. Le Président Joseph Kabila les a évoquées dans son discours sur l’état de la Nation du 23 octobre 2013 en préconisant l’organisation des Etats généraux des agriculteurs et des paysans et l’élaboration d’un plan de programmation, de  budgétisation et de procédure du paiement de la dette intérieure certifiée en vue de la relance des emplois dans les Petites et Moyennes Entreprises.
                C’est déjà significatif que les Premières Dames – qui se réunissent concomitamment avec les Chefs d’Etat et de Gouvernement dans un forum leur réservé – aient choisi pour thème de la table ronde “Renforçons les échanges intra-COMESA en développant les micro, petites et moyennes entreprises“.
                En observant de près l’activité de la petite industrie et du petit commerce, on réalise combien l’apport du Genre y est vital.
    Moment opportun
                Le choix des populations de l’Afrique des frontières se justifie singulièrement par la préoccupation première pour une bonne partie des pays membres du Comesa en proie à des conflits latents ou réels : la RDC, le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi dans les Grands Lacs; l’Erythrée et Djibouti dans la Corne de l’Afrique, sans oublier le Kenya constamment menacé par la mouvance djihadiste de la Somalie, avec incidences sur la Tanzanie. On sait aussi qu’entre l’Egypte et le Soudan, d’autre part, et l’Egypte et l’Ethiopie, d’autre part, le potentiel belligène est important.
                Le sommet de Kinshasa peut donc favoriser l’avènement d’une paix durable, ce au travers de l’essaimage des Pme/Pmi en faveur des populations des frontières.
                L’Union européenne, ne le perdons pas de vue, a commencé par un marché commun limité au charbon et à l’acier. Aujourd’hui, c’est une superstructure d’une trentaine de pays qui ont accepté de lier leur sort pour mieux cheminer ensemble.
                L’Union africaine a certes la même ambition. Mais l’atteinte de celle-ci est tributaire du fonctionnement des organisations régionales comme la Cédéao, la Cééac, la Sadc et le Comesa.
                Membre des trois dernières, la RDC se doit de prêcher par l’exemple en assumant son leadership naturel. Elle a tout à gagner en commençant par rassurer les populations de ses neuf frontières.  ” Puisque  c’est  sur  le  territoire  congolais  que  se déroulent ces confits et  que ce sont les populations congolaises qui en souffrent le plus, la République Démocratique du Congo doit assumer le leadership dans la quête d’une solution véritable et durable. Aujourd’hui, nous exerçons effectivement ce leadership“, déclarait le Président Joseph Kabila en 2007.
                Les populations concernées, on le sait, sont essentiellement celles des localités et villes frontalières déstabilisées par les guerres récurrentes.
                Les PME/PMI sont la meilleure arme pour leur procurer la paix, la sécurité et le développement.
                De ce fait, le Comesa 2014 arrive au moment opportun.
    Omer Nsongo die Lema  
  • KOFFI OLOMIDÉ POURSUIVI AU TOGO ET EN RDC POUR ESCROQUERIE.

    KOFFI OLOMIDÉ POURSUIVI AU TOGO ET EN RDC POUR ESCROQUERIE.


    Koffi-Olomide
    Koffi-Olomide

    -Il n’y aura pas de tournée au Togo pour Koffi Olomidé et son groupe le Quartier Latin dans le cadre de la célébration de ses 30 ans de carrière musiciale. L’artiste congolais Koffi Olomidé devait jouer son premier concert ce vendredi au Grand Rex de Lomé. Mais Koffi et son groupe ne sont pas arrivés dans la capitale togolaise et sont également introuvables à Kinshasa. Les tentatives de l’organisateur pour joindre Koffi et le Quartier Latin et de les faire venir à Lomé pour le concert n’ont pas réussi.

     Bienvenu Milagnawoe, le Directeur de la structure productrice de la tournée de Koffi Olomidé au Togo, « Afrocom » s’est rendu à Kinshasa mercredi pour savoir les raisons pour lesquelles l’artiste et son groupe n’ont pas embarqué pour Lomé. Koffi Olomidé était introuvable à son domicile et injoignable à Kinshasa. C’est avec désespoir que l’organisateur, de retour à Lomé, annonce l’annulation de la tournée de Koffi Olomidé au Togo.

    « J’ai pas de contact avec Koffi à ce jour. Tous mes efforts pour le joindre sont vains. On ne pouvais pas continuer à communiquer sur le concert alors que l’artiste n’est pas là. Donc nous annulons la tournée de Koffi Olomide prévue sur 5 dates au Togo et qui prend fin le 1er mars 2014 à Sokodé », a annoncé Bienvenu Milagnawoe.

    « Afrocom » indique avoir dépensé 18 millions pour l’organisation du concert et les frais de réservation de chambres d’hôtel et de billets d’avion (19 billets au total) pour l’artiste, sa femme et son Groupe.

    L’entrepreneur culturel annonce du coup qu’il a saisi un cabinet d’avocat de Lomé pour déposer une plainte internationale contre l’artiste congolais pour escroquerie. En effet, le contrat signé par l’artiste avec Afrocom porte sur un montant de 60 mille euros soit presque 40 millions de Fcfa. Bienvenu Milagnawoe indique avoir verser un acompte de 3 mille euros, soit 2 millions de Fcfa à l’artiste à Kinshasa pour lui permettre de se rendre à Lomé. La plainte sera également suivie à Kinshasa par l’Ambassade du Togo en RDC.

    Le Concert de Koffi au Togo devrait avoir lieu en 2013. Mais il a été annulé à la suite de l’opération chirurgicale qu’avait subie l’artiste. Il avait ensuite demandé que la tournée ait lieu au mois de juillet 2013, mais c’était une période électorale au Togo. De commun accord, ils avaient décidé de programmer la tournée sur la fin de ce mois de février. Voilà que Koffi a fait faux bon.

     

    Cordialement,
    ( Avec RÉSEAU NERRATI-PRESS).

  • Dominique Ouattara se dit « très préoccupée » par l’état de santé de son époux

    Dominique Ouattara se dit « très préoccupée » par l’état de santé de son époux

    mariage-alasanne-dominique-ouattara-« Selon nos informations, le président ivoirien ne devrait pas retourner à Abidjan avant début mars, sa convalescence étant plus longue que prévu. Cette intervention chirurgicale a par ailleurs entraîné le report de la première visite de François Hollande en Côte d’Ivoire. Initialement calée fin février (LC nº675), celle-ci ne devrait finalement pas intervenir avant le mois de juin, voire juillet » a écrit hier mercredi 19 février 2014 notre confrère de la Lettre du Continent. Pour avoir le coeur net et après avoir appris d’une source très introduite, que le président Ouattara n’aurait que 3 semaines de convalescence, Diaspo Tv a joint au téléphone la première dame, Madame Dominique Ouattara depuis Paris ce jeudi 20 février 2014 aux environs de 13h26mn pour en savoir davantage sur l’évolution de la convalescence du N1 Ivoirien.

    « Cher monsieur, mon époux va bien. Il a repris à marcher. Dès lors que la présidence a fait un communiqué et que moi-même j’ai informé sur facebook qu’il va mieux après son opération, je ne peux pas vous en dire plus » nous a répondu l’épouse du Chef de l’état, visiblement surprise par notre coup de fil. Et lorsque nous la sollicitons pour un RDV afin d’échanger sur plusieurs sujets d’actualité ivoirienne en dehors de la santé de son époux:
    « Excusez-moi monsieur, je n’ai pas actuellement le temps. Aussi, nous ne recevons pas les journalistes. Je suis très bousculée par l’état de santé de mon époux. Merci et au revoir » nous rétorquait Dominique Claudine Nouvian, désormais Dominique Ouattara.
    En clair, précédemment prévu pour être sur pied début mars (3 semaines à compter du 8 février, date de l’opération), Alassane Ouattara restera encore cloué au lit et bien pour encore plusieurs mois.
    Toute chose qui bouleverserait la première dame qui pourrait être contrainte d’abandonner son époux très très malade pour d’autres missions.
    Serait-il déjà mort ou bien serait-il dans un état de convalescence à durée indéterminée? Qui vivra verra!

    Philippe Kouhon/ journaliste d’investigation (Diaspo tv)

    (Connection Ivoirienne.net)

  • Pour accélérer sa rééducation Ouattara évacué aux Etats-Unis ?

    Pour accélérer sa rééducation Ouattara évacué aux Etats-Unis ?

    Alassane-«Le Président Alassane Ouattara devrait, en principe, être évacué incessamment sur les Etats-Unis afin d’y subir une rééducation ». C’est la révélation que nous a faite, le mercredi 19 février 2014, une source crédible proche du Rhdp, coalition politique au pouvoir en Côte d’Ivoire. Sur l’état de santé de l’actuel chef de l’Etat, ce cadre du Rhdp dont un proche a été opéré, l’année dernière, d’une hernie discale, semble visiblement en savoir beaucoup. « Le président Ouattara avait déjà été opéré d’une hernie discale, il y a plus d’une dizaine d’années. C’est une opération pénible et cette maladie vous fait perdre un pourcentage considérable en termes de capacité physique. Avec son âge avancé (Ouattara a 72 ans, ndlr) et la seconde opération qu’il a subie récemment à l’hôpital américain de Neuilly (Ouattara a été opéré d’une sciatique, dixit le communiqué officiel de la présidence ivoirienne), il ne faut pas se leurrer. C’est un Alassane Ouattara fortement diminué qui rentrera bientôt au pays. ». Des sources médicales proches du Rhdp soutiennent que Ouattara pourrait se rendre effectivement aux USA pour consulter ses anciens médecins américains qui l’avaient opéré de l’hernie discale.

    A part l’unique communiqué officiel qu’elle a rendu public, le dimanche 9 février dernier, la présidence ivoirienne s’est murée dans un silence de tombe relativement à l’état de santé du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Hormis le redondant, « le président de la République se porte bien. Il se repose », lié visiblement à une stratégie de communication, aucun conseiller d’Alassane Ouattara n’ose répondre aux véritables questions sur la santé du chef de l’Etat lorsqu’il est sollicité par Notre Voie. A Abidjan et ailleurs à l’étranger, les supputations sur l’état de santé de M. Ouattara vont bon train. Voulant sans doute atténuer ces ouï-dire, le ministre Bruno Koné, par ailleurs, porte-parole du gouvernement, invité des « Rendez-vous du gouvernement », a affirmé hier face à la presse que le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, « se porte bien ». «J’ai eu le privilège de l’avoir au téléphone avanthier (mardi, ndlr)…sa voix était nette, claire (…) il n’y a absolument rien de catastrophique, rien d’inquiétant », a-t-il précisé. De son côté, la presse proche du pouvoir a publié récemment une déclaration de Mme Dominique Ouattara au sujet de la santé de son mari. « Mon époux a recommencé à marcher », aurait-t-elle soutenu, selon ce que rapportent de nombreux journaux. Des propos de l’actuelle Première dame qui semblent cadrer avec la révélation que nous a faite ce cadre du Rhdp, à Ouattara ne peut même pas se tenir debout pendant 5 mn».

     

    Parti précipitamment en France, le dimanche 2 février 2014, dans un état de douleur intense, selon des sources proches de la présidence ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara a subi, quelques jours plus tard, «une intervention chirurgicale liée à une sciatique », a mentionné le communiqué officiel de la présidence datée du dimanche 9 février dernier. Pour sa part, l’hebdomadaire Jeune Afrique, proche du couple Ouattara, affirme dans son édition N°2771 du 16 février 2014 que le chef de l’Etat ivoirien a été opéré d’une« sténose du canal lombaire ». L’une ou l’autre, ces deux pathologies touchent la colonne vertébrale et les nerfs essentiels.

    Didier Depry
    didierdepri@yahoo.fr
    Notre Voie

    (Connection invoirienne.net)

  • LES JOUES D’UNE FEMME NOIRE DÉFORMÉE APRÈS AVOIR ESSAYER DE FAIRE DE FAUSSES FOSSETTES.

    LES JOUES D’UNE FEMME NOIRE DÉFORMÉE APRÈS AVOIR ESSAYER DE FAIRE DE FAUSSES FOSSETTES.

    fossette– « Dimpleplasty », est une méthode qui consiste à faire une incision sur la joue avec un scalpel pour faire des fossettes, puis les coudre. Cette opération coûte environ 2500 $. Cependant, une fois qu’il a été fait sur Cherelle Campbell, les fossettes sont allés, malheureusement, un peu trop profond.

     Cherelle Campbell, un avocat de formation, est devenu l’une des premières femmes à subir une procédure « Dimpleplasty ». Une chirurgie plastique qui implique de percer des trous dans les joues pour créer un effet de fossette.

    « J’ai toujours aimé les fossettes », a t-elle expliqué, ajoutant qu’elle aimait Chery l Cole . « Quand Dieu donnait des fossettes aux femmes, j’étais à l’arrière de la file d’attente ». Lorsque je me trouve dans la rue ou en train de regarder la télévision, et quand je vois des personnes qui ont des fossettes, j’ai l’impression d’être différente d’elles. Mais ces fossettes de rêve ont un coût.

    La chirurgie « Dimpleplasty » implique d’avoir des trous percés dans les joues à l’aide d’un scalpel. Une fois le trou a été créé, la nouvelle fossette est cousue en place. La chirurgie coûte habituellement £ 1500 (ou $2,500) pour deux – Cherelle le fait, gratuitement, en échange, la clinique voulait utiliser sa chirurgie dans ses documents publicitaires pour attirer d’autres femmes à faire de fossettes.

    « J’étais au téléphone avec mon ami qui m’a informée sur les procédures à faire ou ne pas faire pour avoir des fossettes », et je me suis dit : « Wow , je ne savais pas qu’il était possible de refaire ses fossettes pour être belle », ajoute Cherelle. Au début, je croyais que c’était une blague. « Je me suis donnée un temps de réflexion et je suis rentrée en contact ». et j’ai demandé : « Je veux celles qui sont vraiment profondes et chaque fois que je sourie, elles sont là et je suis heureuse que ce soit pour la vie ainsi. Ce n’est pas quelque chose que je vais avoir à répéter que c’est est bon ».

    (…)

    VIDÉO :  .>>  CHERELLE CAMPBELL AVAIT RÉALISÉ UNE OPÉRATION POUR DÉFORMER SES JOUES PARCE QU’ELLE VOULAIT, DÉSESPÉRÉMENT, DES FOSSETTES.

    Ou cliquez ci-contre :  >>  http://www.youtube.com/watch?v=tHLLwgP3cH8
    Cherelle, qui apparaît dans le documentaire « Bodyshockers  : Mon Piercing enfer » sur « canal 4 » a, également, été filmée lors de son opération. Parlant de ses nouvelles fossettes dans une scène de ce programme, elle dit : « J’ai été impressionné que je ne pensais pas quelles allaient être profond, c’est des sentiments mitigé . Une fois mes fossettes guéries, je sais que je vais les aimer » !

    Par contre, Une fois que l’opération a guéri, après deux semaines, les fossettes sont devenues beaucoup moins visibles, mais très visibles au moment du sourire : « Les fossettes sont subtiles et seulement visibles quand je souris », dit Cherelle Campbell aujourd’hui, et elle a exprimé sa préoccupation, d’avoir l’air idiot avec ses profondes fossettes.

     

    Cordialement,
    RÉSEAU NERRATI-PRESS ».