Porte-parole
Author: Don Kayembe
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L’UDPS confirme : E. Tshisekedi aux USA
1. Son Excellence, le Docteur Etienne TSHISEKEDI wa MIJLUMB\ Président élu de la République Démocratique du Congo est invité à Washington (Etats-Unis d’Amérique) pour une visite de prière et de travail.2. Le Président sera accompagné de son épouse, Madame Marthe TSHISEKEDI KASALU ainsi que de son Directeur de Cabinet, Monsieur Albert MOLEKA.3. Le Président et la suite qui l’accompagne quittent Kinshasa le dimanche 02 février 2014 à bord d’un régulier d’Air France pour Paris.La délégation partira de la Capitale française le lundi 03 février à destination de Washington où elle arrivera le mardi 04 février.4. Le Président et la suite qui l’accompagne quitteront Washington le mardi 11 février pour Paris, en France.La délégation quittera Paris le dimanche 16 février 2014 à destination de Kinshasa.5. La Présidence de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS » invite la diaspora congolaise de I’Europe et de l’Amérique à réserver un accueil des plus chaleureux au Président ainsi qu’à la délégation qui l’accompagne en guise de signal fort en direction de ceux qui tentent d’imposer au peuple congolais un schéma autre que le respect de la vérité des urnes.Enfin, la Présidence de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS » informe, par ailleurs, l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’en réaction aux messages de soutien qui lui sont parvenus de partout, le Président nous a chargés d’exhorter les Congolaises et les Congolais à la prière dont il a plus que jamais besoin en ce moment précis qui marque un tournant décisif de l’histoire de notre pays.Fait à Kinshasa, le 30 janvier 2014Joseph KAPIKA -

Rwanda:”Procès de la terreur”- Mutabazi, l’ancien garde du corps de Kagamé, devant les tribunaux

Paul Kagame du Rwanda -Le “procès de la terreur” s’est ouvert au Rwanda le 28 janvier, dont l’enjeu, selon Kigali, est de mettre au jour un réseau terroriste impliquant les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda et les opposants en exil du Congrès national rwandais. Au centre de ce procès, Joel Mutabazi, un ancien garde du coprs de Paul Kagamé.
Après l’assassinat de l’opposant rwandais et ancien chef du renseignement Patrick Karegeya à Johannesburg le 1er janvier, le président rwandais Paul Kagamé avait eu cette saillie restée célèbre : “La trahison a des conséquences […] tous ceux qui trahissent notre cause ou souhaitent le mal de notre peuple deviendront des victimes”.
Celle-ci avait choqué jusqu’à Washington, qui avait fait part de sa réprobation. Mais elle avait aussi suscité des interrogations au Rwanda où, explique un observateur, “la population n’a pas compris comment on pouvait se réjouir de la mort d’un homme. La plupart des gens ne savaient pas exactement qu’avait fait Karegeya”.
Démontrer l’existence de lien entre des attentats commis sur le sol rwandais et l’opposition rwandaise en exil : voici tout l’enjeu du procès qui s’est ouvert le 28 janiver à Kigali, et que le gouvernement rwandais surnomme déjà le “procès de la terreur”.
Ce procès devant la justice militaire et auquel comparaissent 16 personnes jugé pour sept chefs d’accusations (dont terrorisme, meurtre et complot pour attenter à la vie d’un chef d’État) a pour principal accusé le lieutenant Joel Mutabazi, un ancien membre de la garde présidentielle de Paul Kagamé. Après avoir été détenu, ce dernier avait fait défection et fui en Ouganda en octobre 2011. De là, il avait obtenu le statut de réfugié ce qui n’a pas empêché son arrestation, par des policiers ougandais, qui l’ont remis au Rwanda.
Kigali l’accuse d’être au centre d’un réseau responsable des attaques à la grenade dans la capitale rwandaise, lors des élections législatives de septembre dernier. Il aurait, en outre, fourni des informations sur les déplacements du président devant permettre de l’assassiner.>> Lire aussi : Kagamé a-t-il échappé à un attentat en 2010 ?
“Selon les confessions et les preuves que nous avons, Joel Mutabazi se réunissait à Kampala avec deux complices, Innocent Kalisa et Runkundo [tous deux des co-accusés], affirme une source proche de l’enquête. Ce dernier était un ancien membre des FDLR [Force démocratiques de libération du Rwanda, rébellion hutu rwandaise opérant en RDC] recruté par le RNC [Congrès national rwandais, parti d’opposition en exil auquel appartenant Karegeya]”.
Lors des trois premiers jours d’audience, le procureur a surtout tenté de démontrer comment Mutabazi aurait manœuvré pour obtenir le statut de réfugié en Ouganda. Selon lui, Mutabazi aurait lui-même tiré avec une arme à feu sur son domicile pour appuyer sa demande d’asile. Le procureur affirme encore qu’il avait payé des membres de sa famille pour faire venir du Rwanda l’arme en question, dissimulée dans un jardin plusieurs mois plus tôt. Les accusations ont été également formulées par des membres de la famille de Mutabazi, qui comparaissent également.
Face à ses accusations, Mutabazi a plaidé non-coupable et a décidé de ne pas coopérer, citant notamment ses conditions d’arrestation (qualifiées de “kidnapping”) et remettant en cause la justice rwandaise. Son avocate, Antoinette Mukamusoni, a quant à elle renoncé à le défendre.
De son côté, le RNC nie tout lien avec les personnes incriminées. “Il peut y avoir des liens personnels entre des individus, admet le porte-parole du parti, Jean-Paul Turayishimye. J’ai moi-même été en contact avec Mutabazi quand il était encore en Ouganda. Mais les personnes citées lors de ce procès ne sont pas membres de notre parti et nous n’utilisons pas la violence. Ce procès est une tentative pour discréditer notre mouvement sur la scène internationale” .
À Kigali, l’accusation promet de produire des éléments de preuve pour appuyer sa thèse au cours du procès, dont les audiences, ajournées doivent reprendre le 12 février.
________Pierre Boisselet– Jeune Afrique
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KOFFI OLOMIDÉ S’ENGRAISSE AU CONGO-BRAZZAVILLE AVEC UN CONCERT POLÉMIQUE À 150.000 FCFA.
– Après quatre ans d’absence au Congo-Brazzaville, l’artiste-musicien Koffi Olomidé devait faire son grand retour ce week-end sur la scène brazzavilloise. Avec au programme deux spectacles très attendus, vendredi 31 janvier 2014 et samedi 1er février 2014, mais dont les coûts jugés, « exorbitants », suscitent depuis quelques semaines une vive contestation parmi certains Congolais.C’est contre [X] que le le colonel Marcel Ntsourou porte plainte pour plusieurs chefs d’accusation liés à son arrestation le 16 décembre 2013 dernier. Sa résidence avait alors été prise d’assaut lors d’une fusillade à son domicile.
C’est notamment le cas de Joe Washington Ebina qui a appelé ses compatriotes à boycotter le spectacle de la star de RDC, au motif que le coût du spectacle est exagérément élevé : 150 000 FCFA, rapporte « Les Dépêches de Brazzaville ».
(…)
Joe Washington Ebina a lancé cet appel au boycott au cours du point de presse qu’il a animé le 30 janvier 2014 à la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville. « Nous n’en voulons pas à l’artiste musicien, mais à ceux qui l’ont invité à se produire à Brazzaville. Nous nous insurgeons plutôt contre le caractère immoral et asocial de ce concert », a indiqué Joe Washington Ébina.
Dans sa communication, le président de la « fondation Ebina » se dit « consterné, chagriné et scandalisé par l’initiative ». Pour lui, organiser un simple concert musical au prix de 150 000 FCFA à Brazzaville est, selon ses termes, « indécent et inadmissible ».
Agir ainsi est une manière de se moquer des Congolais pris en otage au quotidien par une misère sans précédent. Celle-ci se traduit par l’accès difficile aux soins primaires, à l’éducation de base ainsi qu’à tous les autres services sociaux de base.
« Pour moi, organiser un concert à 150 000 FCFA, c’est faire injure aux travailleurs congolais très mal payés, aux chômeurs et à tous ceux qui vivent au quotidien dans la précarité », a-t-il insisté.
Le président de l’ONG humanitaire a souhaité en lieu et place de ce concert que des actions humanitaires soient organisées en faveur des indigents.
(…)
Interpellé récemment sur ce sujet sur « Télé Congo », Koffi Olomidé avait rappelé que « je ne suis que chanteur », avant d’indiquer que le tarif de sa prestation était fixé par les promoteurs du concert: le « Panafrica » que dirige Mme Sara Ndenguet.
« Il faut que les gens sachent que ce n’est pas moi qui décide du prix », avait confié le patron du groupe Quartier Latin au présentateur du journal. Lorsque ce dernier lui rappela, qu’en tant qu’artiste, il avait aussi un mot à dire, voici sa réponse : « Le mot ne suffit pas. D’ailleurs, si je dis plus d’un mot, je risque d’être sanctionné quatre ans encore (rire) », avait-il lancé, allusion à sanction qui l’a écarté quatre ans durant de la scène congolaise (Brazzaville). Pour des raisons restées à ce jour floues.
Revenant sur le prix du concert, Koffi olomoidé, le mentor de Cindy le cœur, reconnaît toutefois que « c’est un peu cher, mais je pense que ça vaut peut-être la peine : Nous avons très bien préparé ce spectacle, les gens qui viendront manger en écoutant notre musique ne seront pas déçus ». Et de préciser : « Il faut quand même le dire haut et fort : il n’y a pas que les billets à 150 000 FCFA vendredi 31 janvier 2014. Le samedi 1er février 2014, il y a un grand concert populaire à 10.000 Fcfa », a-t-il conclu.
Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ». -

Pressions sur Joseph Kabila. A quel jeu joue Mary Robinson ?
-*Intervenant sur un média périphérique à partir d’Addis-Abeba, Mary Robinson, l’Envoyée spéciale de l’ONU dans la région des Grands Lacs, promet de faire pression sur le président Joseph Kabila pour qu’il mette rapidement sur pied un Gouvernement d’union nationale*A quoi riment ces pressions, lorsqu’on sait que l’ancienne présidente de la République d’Irlande est restée muette lorsqu’un rapport des experts des Nations Unies accusait le Rwanda et l’Ouganda de continuer à soutenir les rebelles du M23 ? Qui ne sait pas qu’elle se contente de donner des injonctions à la Rd Congo, pendant qu’au Rwanda et en Ouganda, elle agirait en conseiller stratégique ?
Du 30 au 31 janvier 2014, les Chefs d’Etat et de Gouvernement vont se retrouver au 22ème sommet ordinaire de l’Union Africaine à Addis-Abeba. Selon une source sûre, l’Est de la République démocratique du Congo sera l’un des deux principaux dossiers que vont aborder les Chefs d’Etat.
Les onze pays signataires de l’Accord-cadre sur la région des Grands Lacs se réuniront au niveau des Chefs d’Etat, vendredi matin, pour faire le point sur cette feuille de route signée il y a bientôt un an. Ils devraient valider les quinze priorités définies dans un document de travail que notre source a pu se procurer, rédigé début janvier lors de la dernière réunion des Chefs d’Etat de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL) à Luanda, en Angola.
C’est en marge de ce sommet que Mary Robinson entend de nouveau faire pression sur le Président Joseph Kabila pour qu’il mette rapidement sur pied un gouvernement d’union nationale, qui souhaite aussi que le processus de démobilisation et de réinsertion des M23 aille bien plus vite. Cette prise de position de Mary Robinson surprend plus d’une personne, d’autant plus que l’ancienne présidente d’Irlande est restée muette lorsqu’un rapport des experts des Nations Unies a accusé le Rwanda et l’Ouganda de continuer à soutenir les rebelles du M23.
Pour rappel, en vue de cimenter la cohésion nationale obtenue grâce aux Concertations nationales, le Président de la République avait promis de nommer un Gouvernement de cohésion nationale auquel prendraient part la Majorité, l’Opposition et la Société civile. Mais à cause de certains aménagements et compte tenu de ses propres raisons et de celles de sa majorité, ce Gouvernement se fait toujours attendre.
Voilà qui nous pousse à dire qu’au lieu de presser Joseph Kabila pour la nomination de ce Gouvernement, pendant que celui qui est en place n’a pas démérité, il appartient au Chef de l’Etat, et à lui seul de nommer ce Gouvernement au moment qu’il jugera utile.
Pays souverain, la Rd Congo n’a pas de leçons à recevoir de Mary Robinson qui pense que ce pays est un maillon faible du système. Qui ne sait pas qu’elle se contente de donner des injonctions à la Rd Congo, pendant qu’au Rwanda et en Ouganda elle agit en conseiller stratégique ?
Disons quand même que certains points du document qui sera évalué à Addis-Abeba devraient satisfaire Kinshasa. La source indique par exemple que la Mission des Nations Unies en RDC (Monusco), si le texte est paraphé, sera encouragée à aider l’armée congolaise à combattre les rebelles de l’ADF-Nalu.
Bonne nouvelle aussi pour Kigali, car la Brigade d’intervention de la Monusco devra appuyer des opérations militaires contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une vieille requête du Rwanda, soutenu sur ce point par les Etats-Unis.
Mais la feuille de route distribue aussi des mauvais points. Elle mentionne à plusieurs reprises l’aide apportée à des groupes rebelles. Elle ne nomme aucun pays mais le dernier rapport d’experts de l’ONU pointe de nouveau le soutien du Rwanda aux rebelles du M23. Enfin, le comité de pilotage chargé de superviser les accords de paix de Kampala ne s’est réuni qu’une seule fois et « ce n’est pas assez », a regretté Mary Robinson.
La partialité manifeste de Mary Robinson écœure les Congolais
La communauté internationale doit savoir que les Congolais ne sont pas des naïfs pour gober n’importe quoi. Depuis de longue date, nous avons toujours dénoncé le double jeu d’une partie de cette communauté. Nous en voulons pour preuve la duplicité de cette bonne dame Mary Robinson, l’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU dans la Région des Grands Lacs.
Quand elle arrive à Kinshasa, elle prononce des propos que l’opinion congolaise considère comme « hypocrites ». Une fois à Kigali face à Paul Kagame ou à Kampala devant Yoweri Museveni, elle est incapable ou mieux muette pour les condamner de vive voix pour l’aide qu’ils apportent à la rébellion du M23. Pendant que plus d’un rapport de l’ONU, structure dont elle émane, le fait sans état d’âme.
On se demande de quel droit doit-elle indiquer dans une interview à une radio périphérique qu’elle fera pression sur Joseph Kabila pour mettre sur pied un gouvernement d’union nationale. Cette idée n’est pas de Mary Robinson ; mais c’est plutôt le chef de l’Etat lui-même qui l’avait annoncé un certain 23 octobre 2013 devant les députés et sénateurs réunis en Congrès.
Et tôt ou tard, il va le faire en toute indépendance d’esprit suivant son pouvoir discrétionnaire que lui reconnaît la Constitution de la République. Que Mary Robinson déclare qu’elle fera pression sur Joseph Kabila est une indélicatesse de sa part ou mieux une injure au chef d’Etat d’un pays souverain. Les Congolais ne peuvent pas du tout supporter de tels propos. A quel jeu joue Mary Robinson ? On le saura tôt ou tard.
L’Avenir
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Kinshasa: d’étonnants “robots routiers” régulent la circulation de la capitale congolaise
-Un robot est en charge de la sécurité routière et de la régulation routière de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. “Conducteurs, vous pouvez laisser le passage aux piétons”. La consigne n’émane pas d’un policier mais bien de la voix électrique d’un des deux robots routiers de Kinshasa, que le promoteur, une femme d’affaires ingénieur, rêve d’exporter à l’étranger.Le “robot roulage intelligent“, une machine haute de 2,50 m vient de replier un bras et de lever l’autre dans un jeu de lumières vertes et rouges. Son manège fait désormais partie du quotidien à Limete, quartier populaire de la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, où le robot arrête le flux des voitures sur le boulevard Lumumba, large artère chargée de la capitale congolaise. “Ça c’est notre première génération de robot, on a commencé avec ça”, explique Thérèse Inza, présidente de Women Technology, l’association qui construit ces machines, “le robot est juste là pour sécuriser” le passage des piétons afin d’éviter les accidents, fréquents dans une ville connue pour sa circulation frénétique.
Les feux tricolores sont encore rares
Le robot de Limete a été mis en service en juin 2013. Son frère plus évolué est en place depuis le mois d’octobre à un carrefour devant le Parlement, où il assure la tâche du “roulage”: les policiers chargés d’assurer la circulation dans la mégalopole kinoise, où les feux tricolores sont encore rares.
Le panneau solaire lui donne son autonomie
Placé au milieu du croisement sous le panneau solaire qui lui donne son autonomie, il pivote son buste dont le plastron passe du vert au rouge et lève ses bras comme le ferait un agent pour bloquer une voie et laisser passer les voitures sur l’autre.
“Made in Congo”
“Un robot qui est en train de faire la sécurité routière et la régulation routière c’est vraiment Made in Congo“, assure Mme Inza. “Nous devons vendre notre intelligence dans d’autres pays, de l’Afrique centrale comme d’ailleurs, pourquoi pas, aux États-Unis, en Europe ou en Asie ?”
Dans des foires internationales
Au départ, Woman Technology a été fondée pour offrir des débouchés aux femmes congolaises titulaires d’un diplôme d’ingénieur, mais avec ses robots, Mme Inza rêve de créer des emplois dans tous le pays, avec le soutien de partenaires financiers. Les créatures de sa petite équipe (sept personnes, quatre hommes et trois femmes) doivent être exposées en avril dans des foires internationales au Canada et en Suisse.
Un robot à 15.000 dollars
Le coût de fabrication d’un exemplaire avoisine les 15.000 dollars, explique-t-elle en faisant visiter le petit atelier aux murs défraîchis et à l’équipement sommaire où sont fabriqués les machines. Pour l’instant, c’est sa société de restauration et de loisirs, Planète J, qui assure le financement des robots, mais à terme, elle escompte que l’activité sera rentable.
Il y a “un retour positif”
Rien qu’à Kinshasa, “nous avons identifié 600 carrefours dangereux ou endroits compliqués” où les robots, pourraient être installés, indique Mme Inza, ajoutant qu’il y a “un retour positif” des autorités de la capitale. L’autonomie dont jouissent les robots grâce aux panneaux solaires est un avantage réel dans une agglomération dont des zones entières ne sont pas reliées au réseau électrique.
“C’est un plus en matière de sécurité routière”
Val Manga, président de la Commission nationale de prévention routière congolaise, est déjà conquis. “C’est un plus en matière de sécurité routière“, dit-il. “Il faut multiplier ces robots roulage intelligents pour qu’on puisse les installer dans les différentes intersections des villes et des agglomérations urbaines de notre pays“.
Les “robots roulage intelligents”
En aluminium et conçus pour résister aux rigueurs du climat équatorial (fortes chaleurs, humidité élevée et grosses pluies), les “robots roulage intelligents“, avec leur allure anthropoïde embarquent toute une électronique poussée.
“Le robot capte les images”
Un système de détection indique au robot des piétons qui veulent traverser, et des caméras fichées dans ses yeux et ses épaulettes permettent de filmer en permanence la circulation. “Quand le robot capte les images”, il les transmet à l’aide de l’antenne dressée sur sa tête à un centre où “l’on stocke toutes les données“, explique Claude Diasuka, ingénieur en vidéosurveillance qui participe au projet.
Pour poursuivre les gens
Pour l’instant, les robots sont toujours la propriété de l’association et ces données ne sont pas utilisées. A terme, lorsque les robots seront remis à la police, ces informations “permettront de poursuivre les gens qui ont commis des infractions“, ajoute-t-il.
Une garantie de rentabilité
Faisant valoir les recettes que rapportent à l’État les contraventions dans les pays occidentaux, Mme Inza vante cette possibilité comme une garantie de rentabilité pour les collectivités qui voudraient investir dans les robots de Woman Technology.
La discipline est de rigueur
Kinshasa, mégalopole de plus de 10 millions d’habitants, est connue pour ses embouteillages géants et sa circulation anarchique. On y voit circuler pléthore de voitures hors d’âge et d’état, et les consignes élémentaires du Code de la route y sont allègrement bafouées, tandis que les policiers du roulage, mal payés, sont souvent accusés de rançonner les automobilistes. Mais avec les robots, tout change et la discipline est de rigueur.
“Que Dieu bénisse ceux qui l’ont inventé”
“Le robot est bon. Lorsqu’il ferme la circulation, vous remarquez que tout le monde s’arrête et que les piétons traversent sans problème“, se réjouit Franck Mavuzi, chauffeur de taxi-bus, “Que Dieu bénisse ceux qui l’ont inventé. Les policiers du roulage nous tracassent trop, qu’on laisse seulement les robots travailler“, conclut-il.
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Des raisons d’être “optimiste” pour la stabilisation de l’est (Oxfam)
– L’ONG Oxfam estime dans un rapport publié lundi qu’il y a des “raisons d’être optimiste” pour le processus de stabilisation de l’est de la République démocratique du Congo, même s’il reste encore “beaucoup à faire” pour y assurer la sécurité.“Il y a certaines raisons d’être optimiste (…) et d’espérer que se dessine la fin de plusieurs décennies de conflit armé dans l’est de la République démocratique du Congo”, explique le rapport intitulé “Un difficile équilibre – en quête de protection dans l’est de la RDC”.
Ce document, basé sur l’interview de 1.800 personnes des provinces des Nord et Sud Kivu, souligne que “les avancées politiques et militaires réalisées en 2013, notamment à travers une coopération régionale accrue et la défaite du groupe armé M23, offrent une occasion unique d’améliorer la situation pour les civils”.
Après dix-huit mois de conflit armé avec le gouvernement de Kinshasa, le Mouvement du 23 Mars (M23) a capitulé début novembre à l’issue d’une offensive des Forces armées de la RDC (FARDC) soutenues par la brigade d’intervention de l’ONU.
En novembre, certains membres des communautés des territoires de Rutshuru et Nyiragongo, anciens bastions du M23, ont expliqué que “leur situation sécuritaire [s’était] améliorée depuis la défaite militaire du M23, citant notamment un meilleur accès aux marchés et aux champs”, souligne le rapport.
En outre, après la chute du M23, l’armée – souvent accusée de graves exactions (viols, pillages, meurtres…) sur la population – se serait déployée dans les zones libérées sans se livrer à des violations massives des droits de l’Homme.“Les premiers rapports sur les troupes des FARDC déployées à Rutshuru font état de peu d’exactions envers les civils. Cela est au moins en partie imputable à une meilleure chaîne de commandement et au déploiement de troupes mieux entraînées, correctement rémunérées et approvisionnées”, précise Oxfam, réseau international de lutte contre la pauvreté et l’injustice qui en découle.
Cependant, poursuit l’organisation, les civils estiment que leur situation reste “précaire, et qu’il reste beaucoup à faire pour restaurer un sentiment de sécurité”. Fin 2013, ils ont même “signalé une augmentation des violences et des exactions”, notamment près des camps de désarmement de rebelles.
Pour l’ONG, les opérations militaires engagées depuis mi-janvier contre les dizaines de groupes armés locaux et étrangers présents dans les Kivus “risquent d’aggraver les violences auxquelles sont exposés les civils, en particulier dans les zones reculées”.
AFP
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Kabila peut-il rebondir ?
-À moins de trois ans de la fin de son deuxième – et, en principe, dernier – mandat, le président congolmais Joseph Kabila semble s’engager sur la voie de la réconciliation nationale. Mais entre une opposition méfiante et des promesses qui tardent à se concrétiser, le chemin est tortueux.Au moment où l’on s’y attendait le moins, l’incertitude a repris le dessus en RD Congo. L’armée venait pourtant de remporter, début novembre 2013, une victoire historique sur les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), qui sévissaient dans l’est du pays depuis plus d’un an. Un mois plus tôt, Joseph Kabila clôturait les concertations nationales, ce forum qui avait réuni à Kinshasa, du 7 septembre au 5 octobre, des représentants de la majorité, d’une bonne partie de l’opposition et de la société civile. Avec un seul mot d’ordre : “renforcer la cohésion nationale”.
Et pour tirer les leçons de ces assises, le président avait même sorti le grand jeu, le 23 octobre, en annonçant des “mesures importantes” devant les deux chambres du Parlement. Témoins de l’événement, “l’accompagnateur” Denis Sassou Nguesso, chef d’État de l’autre Congo, et la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, venue en mission d’évaluation de l’accord-cadre d’Addis-Abeba (signé le 24 février 2013 par onze pays en vue de ramener la paix dans l’est de la RD Congo) et priée de prolonger son séjour afin d’assister à la déclaration présidentielle.
Le rapatriement des corps de Mobutu Sese Seko et de Moïse Tshombe
Tranchant avec le discours solennel sur l’état de la nation qu’il prononce chaque mois de décembre depuis son accession au pouvoir, en 2001, Kabila avait alors indiqué la nouvelle marche à suivre pour “améliorer le quotidien des Congolais et baliser l’avenir” du pays. “Pour changer le Congo, avait-il répété, nous devons d’abord nous-mêmes changer dans notre manière de vivre ensemble, de faire de la politique, de gérer l’État et la communauté nationale – bref, de vivre la démocratie.”
L’annonce d’un chantier colossal, donc, où il était question à la fois d’ouverture politique, de professionnalisation de l’armée (indispensable face à la situation sécuritaire dans l’Est), de l’émergence d’une classe moyenne et de la lutte contre la corruption. Mais aussi de la réconciliation nationale, avec un accent particulier mis désormais sur le suivi (diplomatique, politique et même juridique) des dossiers des “compatriotes détenus [notamment] à la Cour pénale internationale”, ainsi que le rapatriement du corps de Mobutu Sese Seko, enterré au Maroc, et de celui de Moïse Tshombe, l’ancien président du Katanga sécessionniste puis Premier ministre du Congo, inhumé en Algérie.
“Des annonces qui ressemblent à une opération de charme destinée à s’attirer de la sympathie”, soupçonnait déjà Juvénal Munubo, député de l’Union pour la nation congolaise (UNC, dirigée par Vital Kamerhe), seul grand parti de l’opposition, avec l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, d’Étienne Tshisekedi), à bouder le processus de renforcement de la cohésion nationale engagé depuis les concertations et à réclamer l’ouverture d’un “vrai dialogue”.
Près de trois mois plus tard, les “mesures importantes” présentées par le chef de l’État semblent être restées lettre morte. Et ce dernier est confronté à de nouvelles turbulences. Le 30 décembre, des attaques coordonnées ont été menées simultanément à Kinshasa, Lubumbashi (sud du pays) et Kindu (Est).
Un Katangais de plus écarté du cercle de Kabila
Si, officiellement, les soupçons pèsent sur les adeptes du pasteur Paul-Joseph Mukungubila, candidat malheureux à la présidentielle de 2006, très hostile à Joseph Kabila qu’il considère comme un “Rwandais à la tête de la RD Congo”, plusieurs observateurs n’écartent pas l’hypothèse d’une implication directe ou indirecte de certains politiciens cherchant à renforcer leur position. “Ce n’est pas un hasard si ces attaques sont intervenues quarante-huit heures seulement après le remplacement de John Numbi par Charles Bisengimana à la tête de la police”, lâche un élu kinois, soulignant que “c’est un Katangais de plus qui est écarté du cercle de Kabila, après la mort accidentelle de Katumba Mwanke en 2012″. Numbi est également cité dans le dernier rapport du groupe d’experts de l’ONU comme l’un des soutiens des miliciens indépendantistes Kata Katanga qui terrorisent la province méridionale du pays, surtout dans le “triangle de la mort” compris entre Manono, Mitwaba et Pweto.
Joseph Kabila serait-il donc en butte au mécontentement des Katangais ? “Cela n’a rien à voir avec les événements de ces derniers jours”, assure Séraphin Ngwej, ambassadeur itinérant du chef de l’État, précisant que le poste de commissaire général de la police n’a jamais été une chasse gardée des Katangais.
Le paysage politique est en pleine mutation. Mais les initiatives de l’opposition ne manquent pas. Mais elles ont fait long feu.
Toujours est-il que le paysage politique est en pleine mutation. Les Libéraux démocrates (regroupement de partis d’opposition autour de Léon Kengo wa Dondo), le Mouvement de libération du Congo (MLC) et ses alliés semblent prêts à jouer le jeu. En face, le reste de l’opposition, plus que jamais fragilisée, tente de rebondir. Non sans difficultés. Les initiatives, comme Touche pas à mon 220 (référence à l’article 220 de la Constitution, qui interdit la modification des dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels) ou Coalition pour le vrai dialogue, ne manquent pas. Mais elles ont fait long feu. Dernière tentative en date, le 18 novembre 2013, avec la naissance d’un nouveau regroupement politique, Sauvons la RDC, autour de Vital Kamerhe, Nzanga Mobutu et Mbusa Nyamwisi, qui entend faire obstacle à tout projet de prolongation du mandat en cours au-delà de 2016.
Un pays morcelé qu’il a remis sur la voie de la reconstruction
Pourtant, depuis quelques mois, Joseph Kabila assène qu’il est “pour le respect de l’esprit et de la lettre de la Constitution”. Et certains de ses lieutenants assurent qu’il n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat. “Cela ne fait pas partie de ses préoccupations immédiates, confie Séraphin Ngwej. Il réfléchit plutôt à l’héritage qu’il laissera au peuple congolais après avoir présidé à sa destinée pendant quinze ans, de 2001 à 2016.” Le jeune homme n’avait que 29 ans lorsqu’il succéda à son père, Laurent-Désiré, assassiné le 16 janvier 2001. “Il a trouvé un pays morcelé, qu’il a réunifié et remis sur la voie de la reconstruction, n’hésitant pas à partager le pouvoir avec les anciens chefs rebelles, rappelle Ngwej. L’Histoire retiendra également que c’est à son initiative qu’en 2006 les Congolais ont été appelés pour la première fois à élire leur président.”
Malgré tout, la méfiance persiste. “Joseph Kabila doit déclarer ouvertement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession en 2016”, suggère Juvénal Munubo. Une démarche que les caciques de la majorité déconseillent fermement à leur champion. “Il faut attendre la fin du mandat pour se décider”, estime Marcellin Cishambo, ancien conseiller spécial du chef de l’État, avançant l’éventualité d’une “demande du peuple”, qui pourrait plébisciter “son” président. Il appartiendra à Joseph Kabila de faire le bon choix. “S’il se conforme à la Constitution, ce sera un précédent dans l’histoire de la RD Congo, souligne Delly Sesanga, député de Luiza (Kasaï-Occidental) et ancien du MLC qui a fondé son propre parti, Ensemble des volontaires pour le développement de la RD Congo (Envol). Il s’agirait là d’un vrai repère pour un pays qui n’en a plus.”
Jeune Afrique


