Author: Don Kayembe

  • Pressions sur Joseph Kabila. A quel jeu joue Mary Robinson ?

    Pressions sur Joseph Kabila. A quel jeu joue Mary Robinson ?

    CONGO-DEMOCRATIC/-*Intervenant sur un média périphérique à partir d’Addis-Abeba, Mary Robinson, l’Envoyée spéciale de l’ONU dans la région des Grands Lacs, promet de faire pression sur le président Joseph Kabila pour qu’il mette rapidement sur pied un Gouvernement d’union nationale

    *A quoi riment ces pressions, lorsqu’on sait que l’ancienne présidente de la République d’Irlande est restée muette lorsqu’un rapport des experts des Nations Unies accusait le Rwanda et l’Ouganda de continuer à soutenir les rebelles du M23 ? Qui ne sait pas qu’elle se contente de donner des injonctions à la Rd Congo, pendant qu’au Rwanda et en Ouganda, elle agirait en conseiller stratégique ?

    Du 30 au 31 janvier 2014, les Chefs d’Etat et de Gouvernement vont se retrouver au 22ème sommet ordinaire de l’Union Africaine à Addis-Abeba. Selon une source sûre, l’Est de la République démocratique du Congo sera l’un des deux principaux dossiers que vont aborder les Chefs d’Etat.

    Les onze pays signataires de l’Accord-cadre sur la région des Grands Lacs se réuniront au niveau des Chefs d’Etat, vendredi matin, pour faire le point sur cette feuille de route signée il y a bientôt un an. Ils devraient valider les quinze priorités définies dans un document de travail que notre source a pu se procurer, rédigé début janvier lors de la dernière réunion des Chefs d’Etat de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL) à Luanda, en Angola.

    C’est en marge de ce sommet que Mary Robinson entend de nouveau faire pression sur le Président Joseph Kabila pour qu’il mette rapidement sur pied un gouvernement d’union nationale, qui souhaite aussi que le processus de démobilisation et de réinsertion des M23 aille bien plus vite. Cette prise de position de Mary Robinson surprend plus d’une personne, d’autant plus que l’ancienne présidente d’Irlande est restée muette lorsqu’un rapport des experts des Nations Unies a accusé le Rwanda et l’Ouganda de continuer à soutenir les rebelles du M23.

    Pour rappel, en vue de cimenter la cohésion nationale obtenue grâce aux Concertations nationales, le Président de la République avait promis de nommer un Gouvernement de cohésion nationale auquel prendraient part la Majorité, l’Opposition et la Société civile. Mais à cause de certains aménagements et compte tenu de ses propres raisons et de celles de sa majorité, ce Gouvernement se fait toujours attendre.

    Voilà qui nous pousse à dire qu’au lieu de presser Joseph Kabila pour la nomination de ce Gouvernement, pendant que celui qui est en place n’a pas démérité, il appartient au Chef de l’Etat, et à lui seul de nommer ce Gouvernement au moment qu’il jugera utile.

    Pays souverain, la Rd Congo n’a pas de leçons à recevoir de Mary Robinson qui pense que ce pays est un maillon faible du système. Qui ne sait pas qu’elle se contente de donner des injonctions à la Rd Congo, pendant qu’au Rwanda et en Ouganda elle agit en conseiller stratégique ?

    Disons quand même que certains points du document qui sera évalué à Addis-Abeba devraient satisfaire Kinshasa. La source indique par exemple que la Mission des Nations Unies en RDC (Monusco), si le texte est paraphé, sera encouragée à aider l’armée congolaise à combattre les rebelles de l’ADF-Nalu.

    Bonne nouvelle aussi pour Kigali, car la Brigade d’intervention de la Monusco devra appuyer des opérations militaires contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une vieille requête du Rwanda, soutenu sur ce point par les Etats-Unis.

    Mais la feuille de route distribue aussi des mauvais points. Elle mentionne à plusieurs reprises l’aide apportée à des groupes rebelles. Elle ne nomme aucun pays mais le dernier rapport d’experts de l’ONU pointe de nouveau le soutien du Rwanda aux rebelles du M23. Enfin, le comité de pilotage chargé de superviser les accords de paix de Kampala ne s’est réuni qu’une seule fois et « ce n’est pas assez », a regretté Mary Robinson.

    La partialité manifeste de Mary Robinson écœure les Congolais

    La communauté internationale doit savoir que les Congolais ne sont pas des naïfs pour gober n’importe quoi. Depuis de longue date, nous avons toujours dénoncé le double jeu d’une partie de cette communauté. Nous en voulons pour preuve la duplicité de cette bonne dame Mary Robinson, l’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU dans la Région des Grands Lacs.

    Quand elle arrive à Kinshasa, elle prononce des propos que l’opinion congolaise considère comme « hypocrites ». Une fois à Kigali face à Paul Kagame ou à Kampala devant Yoweri Museveni, elle est incapable ou mieux muette pour les condamner de vive voix pour l’aide qu’ils apportent à la rébellion du M23. Pendant que plus d’un rapport de l’ONU, structure dont elle émane, le fait sans état d’âme.

    On se demande de quel droit doit-elle indiquer dans une interview à une radio périphérique qu’elle fera pression sur Joseph Kabila pour mettre sur pied un gouvernement d’union nationale. Cette idée n’est pas de Mary Robinson ; mais c’est plutôt le chef de l’Etat lui-même qui l’avait annoncé un certain 23 octobre 2013 devant les députés et sénateurs réunis en Congrès.

    Et tôt ou tard, il va le faire en toute indépendance d’esprit suivant son pouvoir discrétionnaire que lui reconnaît la Constitution de la République. Que Mary Robinson déclare qu’elle fera pression sur Joseph Kabila est une indélicatesse de sa part ou mieux une injure au chef d’Etat d’un pays souverain. Les Congolais ne peuvent pas du tout supporter de tels propos. A quel jeu joue Mary Robinson ? On le saura tôt ou tard.

    L’Avenir

  • Kinshasa: d’étonnants “robots routiers” régulent la circulation de la capitale congolaise

    Kinshasa: d’étonnants “robots routiers” régulent la circulation de la capitale congolaise

    robot routier - kin-Un robot est en charge de la sécurité routière et de la régulation routière de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. “Conducteurs, vous pouvez laisser le passage aux piétons”. La consigne n’émane pas d’un policier mais bien de la voix électrique d’un des deux robots routiers de Kinshasa, que le promoteur, une femme d’affaires ingénieur, rêve d’exporter à l’étranger.

    Le “robot roulage intelligent“, une machine haute de 2,50 m vient de replier un bras et de lever l’autre dans un jeu de lumières vertes et rouges. Son manège fait désormais partie du quotidien à Limete, quartier populaire de la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, où le robot arrête le flux des voitures sur le boulevard Lumumba, large artère chargée de la capitale congolaise. “Ça c’est notre première génération de robot, on a commencé avec ça”, explique Thérèse Inza, présidente de Women Technology, l’association qui construit ces machines, “le robot est juste là pour sécuriser” le passage des piétons afin d’éviter les accidents, fréquents dans une ville connue pour sa circulation frénétique.

     

    Les feux tricolores sont encore rares

    Le robot de Limete a été mis en service en juin 2013. Son frère plus évolué est en place depuis le mois d’octobre à un carrefour devant le Parlement, où il assure la tâche du “roulage”: les policiers chargés d’assurer la circulation dans la mégalopole kinoise, où les feux tricolores sont encore rares.

     

    Le panneau solaire lui donne son autonomie

    Placé au milieu du croisement sous le panneau solaire qui lui donne son autonomie, il pivote son buste dont le plastron passe du vert au rouge et lève ses bras comme le ferait un agent pour bloquer une voie et laisser passer les voitures sur l’autre.

     

    “Made in Congo”

    Un robot qui est en train de faire la sécurité routière et la régulation routière c’est vraiment Made in Congo“, assure Mme Inza. “Nous devons vendre notre intelligence dans d’autres pays, de l’Afrique centrale comme d’ailleurs, pourquoi pas, aux États-Unis, en Europe ou en Asie ?

     

    Dans des foires internationales

    Au départ, Woman Technology a été fondée pour offrir des débouchés aux femmes congolaises titulaires d’un diplôme d’ingénieur, mais avec ses robots, Mme Inza rêve de créer des emplois dans tous le pays, avec le soutien de partenaires financiers. Les créatures de sa petite équipe (sept personnes, quatre hommes et trois femmes) doivent être exposées en avril dans des foires internationales au Canada et en Suisse.

     

    Un robot à 15.000 dollars

    Le coût de fabrication d’un exemplaire avoisine les 15.000 dollars, explique-t-elle en faisant visiter le petit atelier aux murs défraîchis et à l’équipement sommaire où sont fabriqués les machines. Pour l’instant, c’est sa société de restauration et de loisirs, Planète J, qui assure le financement des robots, mais à terme, elle escompte que l’activité sera rentable.

     

    Il y a “un retour positif”

    Rien qu’à Kinshasa, “nous avons identifié 600 carrefours dangereux ou endroits compliqués” où les robots, pourraient être installés, indique Mme Inza, ajoutant qu’il y a “un retour positif” des autorités de la capitale. L’autonomie dont jouissent les robots grâce aux panneaux solaires est un avantage réel dans une agglomération dont des zones entières ne sont pas reliées au réseau électrique.

     

    “C’est un plus en matière de sécurité routière”

    Val Manga, président de la Commission nationale de prévention routière congolaise, est déjà conquis. “C’est un plus en matière de sécurité routière“, dit-il. “Il faut multiplier ces robots roulage intelligents pour qu’on puisse les installer dans les différentes intersections des villes et des agglomérations urbaines de notre pays“.

     

    Les “robots roulage intelligents”

    En aluminium et conçus pour résister aux rigueurs du climat équatorial (fortes chaleurs, humidité élevée et grosses pluies), les “robots roulage intelligents“, avec leur allure anthropoïde embarquent toute une électronique poussée.

     

    “Le robot capte les images”

    Un système de détection indique au robot des piétons qui veulent traverser, et des caméras fichées dans ses yeux et ses épaulettes permettent de filmer en permanence la circulation. “Quand le robot capte les images”, il les transmet à l’aide de l’antenne dressée sur sa tête à un centre où “l’on stocke toutes les données“, explique Claude Diasuka, ingénieur en vidéosurveillance qui participe au projet.

     

    Pour poursuivre les gens

    Pour l’instant, les robots sont toujours la propriété de l’association et ces données ne sont pas utilisées. A terme, lorsque les robots seront remis à la police, ces informations “permettront de poursuivre les gens qui ont commis des infractions“, ajoute-t-il.

     

    Une garantie de rentabilité

    Faisant valoir les recettes que rapportent à l’État les contraventions dans les pays occidentaux, Mme Inza vante cette possibilité comme une garantie de rentabilité pour les collectivités qui voudraient investir dans les robots de Woman Technology.

     

    La discipline est de rigueur

    Kinshasa, mégalopole de plus de 10 millions d’habitants, est connue pour ses embouteillages géants et sa circulation anarchique. On y voit circuler pléthore de voitures hors d’âge et d’état, et les consignes élémentaires du Code de la route y sont allègrement bafouées, tandis que les policiers du roulage, mal payés, sont souvent accusés de rançonner les automobilistes. Mais avec les robots, tout change et la discipline est de rigueur.

     

    “Que Dieu bénisse ceux qui l’ont inventé”

    Le robot est bon. Lorsqu’il ferme la circulation, vous remarquez que tout le monde s’arrête et que les piétons traversent sans problème“, se réjouit Franck Mavuzi, chauffeur de taxi-bus, “Que Dieu bénisse ceux qui l’ont inventé. Les policiers du roulage nous tracassent trop, qu’on laisse seulement les robots travailler“, conclut-il.

  • Des raisons d’être “optimiste” pour la stabilisation de l’est (Oxfam)

    Des raisons d’être “optimiste” pour la stabilisation de l’est (Oxfam)

    kampala– L’ONG Oxfam estime dans un rapport publié lundi qu’il y a des “raisons d’être optimiste” pour le processus de stabilisation de l’est de la République démocratique du Congo, même s’il reste encore “beaucoup à faire” pour y assurer la sécurité.

    “Il y a certaines raisons d’être optimiste (…) et d’espérer que se dessine la fin de plusieurs décennies de conflit armé dans l’est de la République démocratique du Congo”, explique le rapport intitulé “Un difficile équilibre – en quête de protection dans l’est de la RDC”.

    Ce document, basé sur l’interview de 1.800 personnes des provinces des Nord et Sud Kivu, souligne que “les avancées politiques et militaires réalisées en 2013, notamment à travers une coopération régionale accrue et la défaite du groupe armé M23, offrent une occasion unique d’améliorer la situation pour les civils”.

    Après dix-huit mois de conflit armé avec le gouvernement de Kinshasa, le Mouvement du 23 Mars (M23) a capitulé début novembre à l’issue d’une offensive des Forces armées de la RDC (FARDC) soutenues par la brigade d’intervention de l’ONU.

    En novembre, certains membres des communautés des territoires de Rutshuru et Nyiragongo, anciens bastions du M23, ont expliqué que “leur situation sécuritaire [s’était] améliorée depuis la défaite militaire du M23, citant notamment un meilleur accès aux marchés et aux champs”, souligne le rapport.
    En outre, après la chute du M23, l’armée – souvent accusée de graves exactions (viols, pillages, meurtres…) sur la population – se serait déployée dans les zones libérées sans se livrer à des violations massives des droits de l’Homme.

    “Les premiers rapports sur les troupes des FARDC déployées à Rutshuru font état de peu d’exactions envers les civils. Cela est au moins en partie imputable à une meilleure chaîne de commandement et au déploiement de troupes mieux entraînées, correctement rémunérées et approvisionnées”, précise Oxfam, réseau international de lutte contre la pauvreté et l’injustice qui en découle.

    Cependant, poursuit l’organisation, les civils estiment que leur situation reste “précaire, et qu’il reste beaucoup à faire pour restaurer un sentiment de sécurité”. Fin 2013, ils ont même “signalé une augmentation des violences et des exactions”, notamment près des camps de désarmement de rebelles.

    Pour l’ONG, les opérations militaires engagées depuis mi-janvier contre les dizaines de groupes armés locaux et étrangers présents dans les Kivus “risquent d’aggraver les violences auxquelles sont exposés les civils, en particulier dans les zones reculées”.

    AFP

  • Kabila peut-il rebondir ?

    Kabila peut-il rebondir ?

    KABILA-À moins de trois ans de la fin de son deuxième – et, en principe, dernier – mandat, le président congolmais Joseph Kabila semble s’engager sur la voie de la réconciliation nationale. Mais entre une opposition méfiante et des promesses qui tardent à se concrétiser, le chemin est tortueux.

    Au moment où l’on s’y attendait le moins, l’incertitude a repris le dessus en RD Congo. L’armée venait pourtant de remporter, début novembre 2013, une victoire historique sur les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), qui sévissaient dans l’est du pays depuis plus d’un an. Un mois plus tôt, Joseph Kabila clôturait les concertations nationales, ce forum qui avait réuni à Kinshasa, du 7 septembre au 5 octobre, des représentants de la majorité, d’une bonne partie de l’opposition et de la société civile. Avec un seul mot d’ordre : “renforcer la cohésion nationale”.

    Et pour tirer les leçons de ces assises, le président avait même sorti le grand jeu, le 23 octobre, en annonçant des “mesures importantes” devant les deux chambres du Parlement. Témoins de l’événement, “l’accompagnateur” Denis Sassou Nguesso, chef d’État de l’autre Congo, et la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, venue en mission d’évaluation de l’accord-cadre d’Addis-Abeba (signé le 24 février 2013 par onze pays en vue de ramener la paix dans l’est de la RD Congo) et priée de prolonger son séjour afin d’assister à la déclaration présidentielle.

    Le rapatriement des corps de Mobutu Sese Seko et de Moïse Tshombe

    Tranchant avec le discours solennel sur l’état de la nation qu’il prononce chaque mois de décembre depuis son accession au pouvoir, en 2001, Kabila avait alors indiqué la nouvelle marche à suivre pour “améliorer le quotidien des Congolais et baliser l’avenir” du pays. “Pour changer le Congo, avait-il répété, nous devons d’abord nous-mêmes changer dans notre manière de vivre ensemble, de faire de la politique, de gérer l’État et la communauté nationale – bref, de vivre la démocratie.”

    L’annonce d’un chantier colossal, donc, où il était question à la fois d’ouverture politique, de professionnalisation de l’armée (indispensable face à la situation sécuritaire dans l’Est), de l’émergence d’une classe moyenne et de la lutte contre la corruption. Mais aussi de la réconciliation nationale, avec un accent particulier mis désormais sur le suivi (diplomatique, politique et même juridique) des dossiers des “compatriotes détenus [notamment] à la Cour pénale internationale”, ainsi que le rapatriement du corps de Mobutu Sese Seko, enterré au Maroc, et de celui de Moïse Tshombe, l’ancien président du Katanga sécessionniste puis Premier ministre du Congo, inhumé en Algérie.

    “Des annonces qui ressemblent à une opération de charme destinée à s’attirer de la sympathie”, soupçonnait déjà Juvénal Munubo, député de l’Union pour la nation congolaise (UNC, dirigée par Vital Kamerhe), seul grand parti de l’opposition, avec l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, d’Étienne Tshisekedi), à bouder le processus de renforcement de la cohésion nationale engagé depuis les concertations et à réclamer l’ouverture d’un “vrai dialogue”.

    Près de trois mois plus tard, les “mesures importantes” présentées par le chef de l’État semblent être restées lettre morte. Et ce dernier est confronté à de nouvelles turbulences. Le 30 décembre, des attaques coordonnées ont été menées simultanément à Kinshasa, Lubumbashi (sud du pays) et Kindu (Est).

    Un Katangais de plus écarté du cercle de Kabila

    Si, officiellement, les soupçons pèsent sur les adeptes du pasteur Paul-Joseph Mukungubila, candidat malheureux à la présidentielle de 2006, très hostile à Joseph Kabila qu’il considère comme un “Rwandais à la tête de la RD Congo”, plusieurs observateurs n’écartent pas l’hypothèse d’une implication directe ou indirecte de certains politiciens cherchant à renforcer leur position. “Ce n’est pas un hasard si ces attaques sont intervenues quarante-huit heures seulement après le remplacement de John Numbi par Charles Bisengimana à la tête de la police”, lâche un élu kinois, soulignant que “c’est un Katangais de plus qui est écarté du cercle de Kabila, après la mort accidentelle de Katumba Mwanke en 2012″. Numbi est également cité dans le dernier rapport du groupe d’experts de l’ONU comme l’un des soutiens des miliciens indépendantistes Kata Katanga qui terrorisent la province méridionale du pays, surtout dans le “triangle de la mort” compris entre Manono, Mitwaba et Pweto.

    Joseph Kabila serait-il donc en butte au mécontentement des Katangais ? “Cela n’a rien à voir avec les événements de ces derniers jours”, assure Séraphin Ngwej, ambassadeur itinérant du chef de l’État, précisant que le poste de commissaire général de la police n’a jamais été une chasse gardée des Katangais.

    Le paysage politique est en pleine mutation. Mais les initiatives de l’opposition ne manquent pas. Mais elles ont fait long feu.

    Toujours est-il que le paysage politique est en pleine mutation. Les Libéraux démocrates (regroupement de partis d’opposition autour de Léon Kengo wa Dondo), le Mouvement de libération du Congo (MLC) et ses alliés semblent prêts à jouer le jeu. En face, le reste de l’opposition, plus que jamais fragilisée, tente de rebondir. Non sans difficultés. Les initiatives, comme Touche pas à mon 220 (référence à l’article 220 de la Constitution, qui interdit la modification des dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels) ou Coalition pour le vrai dialogue, ne manquent pas. Mais elles ont fait long feu. Dernière tentative en date, le 18 novembre 2013, avec la naissance d’un nouveau regroupement politique, Sauvons la RDC, autour de Vital Kamerhe, Nzanga Mobutu et Mbusa Nyamwisi, qui entend faire obstacle à tout projet de prolongation du mandat en cours au-delà de 2016.

    Un pays morcelé qu’il a remis sur la voie de la reconstruction

    Pourtant, depuis quelques mois, Joseph Kabila assène qu’il est “pour le respect de l’esprit et de la lettre de la Constitution”. Et certains de ses lieutenants assurent qu’il n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat. “Cela ne fait pas partie de ses préoccupations immédiates, confie Séraphin Ngwej. Il réfléchit plutôt à l’héritage qu’il laissera au peuple congolais après avoir présidé à sa destinée pendant quinze ans, de 2001 à 2016.” Le jeune homme n’avait que 29 ans lorsqu’il succéda à son père, Laurent-Désiré, assassiné le 16 janvier 2001. “Il a trouvé un pays morcelé, qu’il a réunifié et remis sur la voie de la reconstruction, n’hésitant pas à partager le pouvoir avec les anciens chefs rebelles, rappelle Ngwej. L’Histoire retiendra également que c’est à son initiative qu’en 2006 les Congolais ont été appelés pour la première fois à élire leur président.”

    Malgré tout, la méfiance persiste. “Joseph Kabila doit déclarer ouvertement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession en 2016”, suggère Juvénal Munubo. Une démarche que les caciques de la majorité déconseillent fermement à leur champion. “Il faut attendre la fin du mandat pour se décider”, estime Marcellin Cishambo, ancien conseiller spécial du chef de l’État, avançant l’éventualité d’une “demande du peuple”, qui pourrait plébisciter “son” président. Il appartiendra à Joseph Kabila de faire le bon choix. “S’il se conforme à la Constitution, ce sera un précédent dans l’histoire de la RD Congo, souligne Delly Sesanga, député de Luiza (Kasaï-Occidental) et ancien du MLC qui a fondé son propre parti, Ensemble des volontaires pour le développement de la RD Congo (Envol). Il s’agirait là d’un vrai repère pour un pays qui n’en a plus.”

    Jeune Afrique

  • 4 ans de vie sans le FMI : LA PROPHETIE DE MZEE SE REALISE

    4 ans de vie sans le FMI : LA PROPHETIE DE MZEE SE REALISE

    Le nouveau Premier ministre a fait carrière dans les institutions financières publiques avant de devenir ministre des finances en 2010.
    Le nouveau Premier ministre a fait carrière dans les institutions financières publiques avant de devenir ministre des finances en 2010.

    -Depuis quatre ans, la RDC n’est plus en programme avec le FMI et la Banque Mondiale. Le pays compte essentiellement sur ses ressources internes pour financer ses dépenses de fonctionnement et d’investissement.

    Cela rappelle l’idéal de feu Mzee Laurent-Désiré Kabila, qui tenait à ce que la RDC bâtisse son développement à partir de ses propres richesses. A ce propos, il ne cessait d’exhorter ses compatriotes à se prendre en charge.

    Aujourd’hui, son discours commence à produire les effets escomptés. Le pays s’est effectivement engagé dans la voie de sa reconstruction en s’appuyant sur ses ressources propres.

    L’histoire retiendra pour les générations futures que la victoire éclatante des FARDC sur les forces du mal incarnées par le M23 « a été l’une avancées incontestables autour desquelles s’est spontanément forgé un véritable consensus national et patriotique en constituant la pierre angulaire de la renaissance du Congo, de la consolidation de la sécurité nationale et de la restauration de l’autorité de l’Etat ». Tel a été l’axe central de la conférence de presse tenue samedi 25 janvier 2014 par Augustin MATATA Ponyo, dans la salle des réunions de son cabinet de travail à Gombe.

    Une victoire militaire, certes mais qui a eu des répercussions politiques, diplomatiques et sécuritaires évidentes qui ont fait mentir tous ceux qui croyaient que les Congolais étaient condamnés à ne compter que sur l’assistance étrangère lorsqu’il faut défendre leur héritage ancestral, à savoir l’intégrité du territoire leur légué et de sa souveraineté internationale. Cette victoire militaire, a souligné le Premier ministre, est consécutive à la professionnalisation des FARDC qui se poursuit avec la formation et le renforcement de 32 régiments en matériels et les équipements militaires, les travaux de réhabilitation des infrastructures des centres d’entrainement, d’instruction et des casernes à travers la République, les actions disciplinaires et des enquêtes judiciaires ouvertes à charge des inciviques et enfin le processus d’identification des éléments de l’armée nationale.

    Sur le plan diplomatique, il y a lieu de signaler des avancées significatives, notamment la régularisation du fonctionnement des ambassades et postes consulaires, le paiement des contributions internationales et la participation des délégués de la RDC à toutes les tribunes internationales où se discute le sort et les intérêts de la nation congolaise. Quant à la décentralisation, MATATA Ponyo a fait état de la finalisation des projets des lois essentielles à cet effet, du protocole d’accord conclu lors de la conférence annuelle des gouverneurs tenue l’année dernière à Kananga relatif aux modalités de consommation des crédits d’investissement dans les secteurs des compétences exclusives des provinces et des préparatifs en cours à la CENI pour la présentation du calendrier électoral.

    L’administration publique a connu une réforme avec l’instauration du système de bancarisation de la paie des fonctionnaires et la maîtrise progressive des effectifs et de la masse salariale grâce à la poursuite des opérations de recensement biométrique. Le gouvernement prépare le lancement de l’école nationale d’administration pour les premières formations initiales dès cette année en cours. En plus, le gouvernement a lancé des études de faisabilités pour la création d’une caisse de retraite en faveur des fonctionnaire.

    La situation économique et monétaire a connu une embellie considérable qu’il convient de saluer, a déclaré le Premier ministre. Malgré l’état de guerre depuis plus de vingt ans et surtout le ralentissement de la croissance en Occident et en Chine, le gouvernement a mis en place des politiques publiques ambitieuses, courageuses et appropriées. Particulièrement pour le programme de réunification de la République par voie routière,  la relance de l’agriculture,  la réhabilitation et la construction d’autres infrastructures de base. Le bilan est flatteur et encourageant, a-t-il indiqué, notamment le taux de croissance estimé à 8,5 % contre un objectif de 8,32 %. Celui-ci place la RDC au 3ème rang en Afrique des pays qui ont créé plus de richesses en 2013. La hausse des prix a été maintenue à 1,03 % contre un objectif de 4 %.  Le taux d’inflation est le plus bas que le pays ait connu depuis son accession à la souveraineté internationale et qui se situe à près de 1 % contre un objectif de 4 %.

    Le secteur social a bénéficié d’une attention particulière du gouvernement pour matérialiser la vision du chef de l’Etat. Une enveloppe de 466,5 milliards des Francs Congolais a été consacrée à l’éducation, à la santé, à l’accès à l’eau potable, à l’électricité en milieu rural, au logement décent et au transport en commun. A titre d’exemple, MATATA Ponyo a cité la construction et la réhabilitation de 455 écoles sur les 1.000 prévues à travers la République. Le démarrage de la première phase de construction de 1.000 logements sur le site de l’ex-pépinière de Bandalungwa. La relance effective des activités du DAIPN s’est concrétisée avec une production initiale de 25.000 poulets depuis décembre dernier. La modernisation en cours concerne 66 hôpitaux de référence et 330 centres de santé à travers le pays. Plus de 60 bus arrivent bientôt au port de Boma et vont enrichir le charroi de la société TRANSCO pour atteindre 300 en prévision du nombre de 1.000 bus d’ici le mois de décembre prochain.

    Perspectives pour 2014

    Il est prévu la création de nombreux parcs agropastoraux pour former des fermiers congolais et obtenir l’indépendance alimentaire dans un délai raisonnable. Cela permettra de créer des emplois directs et indirects stables et rémunérateurs, d’offrir une gamme variée de produits alimentaires et d’augmenter l’accès du plus grand nombre des Congolais à une alimentation décente et surtout de réduire la dépendance du pays aux importations des produits alimentaires, provoquant une fuite des devises disponibles pour grossir l’enveloppe des réserves de change.

    Le gouvernement compte poursuivre la relance économique avec un taux de croissance supérieure à 9 % voire à deux chiffres avec un niveau compatible d’inflation. Il faudra vaincre la modicité des disponibilités budgétaires et intensifier les efforts de mobilisation des ressources en vue de réaliser la vision de l’émergence du Congo telle que prônée par le chef de l’Etat. Le  gouvernement  de la République va poursuivre la réhabilitation des infrastructures sociales, notamment les écoles, les centres de santé, les hôpitaux, les logements sociaux, etc. Il va procéder à la création d’une nouvelle compagnie aérienne, à la réhabilitation des routes de desserte agricole et à la réunification du pays par la voie routière.

    Au plan sécuritaire, Matata Ponyo promet la consolidation de la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, le renforcement de la cohésion nationale et la consolidation de l’Etat de droit. Le gouvernement va s’atteler au renforcement de la diplomatie et de la coopération au développement par sa présence active sur l’échiquier international, la régularisation du fonctionnement de nos ambassades et postes consulaires ainsi que le paiement régulier des contributions internationales. D’une manière générale, Matata Ponyo a promis de continuer avec cette rigueur qui a produit la stabilité, la sécurité des personnes et leurs biens, des écoles, des routes, des hôpitaux, des centres de santé, des logements sociaux, bref la vision du chef de l’Etat pour un Congo émergent.

    F.M.

  • CHAN : RDC éliminée,le Ghana complète l’affiche (Ghana 1- RDC 0)

    CHAN : RDC éliminée,le Ghana complète l’affiche (Ghana 1- RDC 0)

    STADE 1-Les Black Stars du Ghana ont battu la RDC (1-0) dans le dernier quart de finale du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) de football.

    Il a fallu un penalty sifflé à la suite d’une main d’Ebunga Simbi, à la 66e minute de jeu, pour que le succès choisisse enfin son camp.

    Kwabena Adusei, n’a alors pas tremblé face à Muteba Kidiaba, pris à contre-pied.

    Avant cette fatidique minute, Congolais et Ghanéens s’étaient donné coup pour coup, dans une rencontre truffée d’approximations techniques.

    Les Léopards se sont rapidement mis en action sur une frappe de Ndombe qui, à la 13e minute, avait réussi à éliminer son vis-à-vis d’un crochet, avant de tirer largement au-dessus du cadre.

    A la 26e minute, ce sont les Ghanéens qui se sont mis en évidence, avec un slalom signé Anobaah, dans la surface de réparation, mais une glissade l’a empêché d’ajuster sa frappe comme il l’aurait souhaité.

    En seconde période, la domination des Ghanéens s’est intensifiée sous les chants de leurs supporters.

    Domination stérile jusqu’à la 66e minute. Et ce but des Black Stars provoqua, de la part des supporters congolais, des jets de projectiles sur la pelouse.

    L’arbitre fut obligé d’arrêter la partie. L’interruption de jeu passée, les Ghanéens ont contrôlé les assauts des Léopards pour aller aux demi-finales de ce CHAN.

    Leur prochain adversaire sera le Nigeria, le 29 janvier, à Bloemfontein. Dans la même ville, la Libye affrontera le Zimbabwe en demi-finale, à la même date.

    BBC

  • Mbuji-Mayi:Plus de 20 morts dans l’explosion d’un dépôt de munitions

    Mbuji-Mayi:Plus de 20 morts dans l’explosion d’un dépôt de munitions

    destruction-L’explosion d’un dépôt de munitions vendredi à Mbuji-Mayi, dans le centre de la République démocratique du Congo, a fait plus de vingt morts et une cinquantaine de blessés, a indiqué samedi la Mission des Nations unies dans le pays (Monusco).

    “Plus d’une vingtaine de morts, une cinquantaine de blessés et de nombreuses maisons détruites ont provoqué la désolation dans la ville”, écrit la Monusco dans un communiqué.

    Les autorités congolaises avaient fait état vendredi d’un bilan “partiel” de cinq morts. Joints par l’AFP samedi, plusieurs responsables congolais n’avaient pas pu ou pas voulu communiquer de nouveaux chiffres sur les pertes en vies humaines provoquées par la catastrophe.

    Selon l’ONU, le chef de la Monusco, Martin Kobler, a demandé au bureau de la Mission à Mbuji-Mayi “d’aider et de soutenir les autorités locales pour faire face à cette situation”.
    Mbuji-Mayi est la capitale de la province du Kasaï-Oriental. L’explosion s’était produite vendredi en début d’après-midi dans un dépôt situé dans le camp militaire Brigade, près du grand marché de la ville.

    Selon les autorités congolaises, la foudre serait la cause de cette catastrophe : elle aurait provoqué un incendie ayant entraîné des explosions en chaîne. Vendredi soir, le présentateur de la télévision publique avait parlé d’un “désastre” ayant provoqué “la mort et la désolation”.

    Un photographe travaillant pour l’AFP a indiqué que l’explosion avait provoqué des dégâts dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres. Certaines maisons en brique ont été soufflées, l’explosion ne laissant que quelques pans de murs debout, d’autres incendiées.

    Les munitions étaient entassées sous des abris en tôle sur une surface d’environ 30 mètres sur 50; toutes n’ont pas explosé. Un cratère d’environ un mètre cinquante de profondeur était visible à l’endroit où étaient semble-t-il stockés des obus.

    Vendredi, un témoin avait indiqué avoir vu deux personnes mortes – une femme et son enfant – à l’hôpital Bonzola, proche du lieu du drame, et plusieurs autres amputées.

    A la télévision publique, le gouverneur de la province, Alphonse Ngoy Kasanji, avait affirmé de son côté que la vie avait repris à Mbuji-Mayi quelques heures après le drame, mais plusieurs sources indiquaient que la ville était encore perturbée samedi.

    Jeune Afrique

  • Winnie Mandela: “sans moi, il n’y aurait pas eu de Mandela”

    Winnie Mandela: “sans moi, il n’y aurait pas eu de Mandela”

    Nelson-and-Winnie-Mandela-en-1990– Winnie Madikizela-Mandela, ex-épouse de l’ancien président sud-africain décédé en décembre, estime que sans le combat qu’elle a mené, “il n’y aurait pas eu de Nelson Mandela”, dans un entretien avec le Journal du Dimanche.

    “Si je ne m’étais pas battue, il n’y aurait pas eu de Mandela, le monde entier l’aurait oublié et il serait mort en prison comme le souhaitaient ceux qui l’y ont jeté”, affirme son ancienne épouse.

    Revenant sur son propre rôle pendant les 27 années d’incarcération de Mandela, Winnie, 77 ans, explique s’être volontairement exposée à la violence de l’apartheid.

    “Ce que j’ai fait délibérement, c’est de continuer à faire vivre le nom de Mandela et de ses compagnons en prison. Pour faire vivre la lutte, il fallait donc que je m’expose à la violence et à la brutalité de l’apartheid”, explique-t-elle.

    “Eux, en prison n’ont jamais été torturés comme nous l’avons été”, affirme encore Winnie Madikizela-Mandela, jugeant que les épreuves qu’elle a subies pendant l’apartheid n’avaient rien de commun avec ce qu’ont vécu Mandela et les leaders de l’ANC, le Congrès national africain (au pouvoir).

    “Lorsque j’ai été placée en détention solitaire, j’ai connu une brutalité incomparable par rapport à celle exercée à Robben Island”, où a été longtemps détenu Nelson Mandela, affirme-t-elle, jugeant que le premier président noir de l’Afrique du sud et ses co-détenus n’étaient “politiquement pas au diapason avec ce qui se passait dans le pays”.

    “Il était libre de croire en la paix tandis que nous, qui subissions la violence de l’apartheid, nous n’étions pas à l’aise avec cette notion”, estime-t-elle, ajoutant n’avoir pas eu d’autre choix que de “répondre à la violence par la violence”.

    Revenant sur les années de pouvoir de Mandela, président de 1994 à 1999, Winnie se montre plutôt sévère. “Tout au long de ces 20 dernières années nous avons vu que les valeurs qu’incarnait Mandela avaient du mal à s’ancrer dans la réalité”, juge-t-elle en prenant pour exemple la “jeunesse de ce pays sans emploi”, véritable “bombe à retardement”.

    “C’est le résultat de cette négociation avec le pouvoir il y a 20 ans et qui avait fait l’impasse sur cette indispensable libération économique. La richesse de ce pays est toujours entre les mains d’une minorité”, regrette-t-elle.

    Winnie et Nelson Mandela ont divorcé en 1996, deux ans après qu’il soit devenu le premier président noir d’Afrique du Sud.

    Elle l’avait épousé en 1958, six ans avant que le militant ne soit condamné à la prison à vie par le régime de la minorité blanche. Pendant ses 27 ans de détention, elle a poursuivi le combat, ce qui lui a valu d’être emprisonnée, astreinte à domicile, et bannie dans un bourg à l’écart du monde. Radicale, elle est condamnée en 1991, pour complicité dans l’enlèvement et le meurtre d’un jeune militant, à une peine de prison commuée en amende. Elle a également été condamnée pour fraude en 2003.

    AFP