Author: Don Kayembe

  • John Numbi, des armes découvertes dans sa résidence

    John Numbi, des armes découvertes dans sa résidence

    john_numbi1_0-La situation était confuse hier lundi 19 janvier dans la Capitale cuprifère. Des sources concordantes ont signalé que des armes ont été découvertes dans la résidence de l’ancien patron de la police nationale, John Numbi Banza Tambo, au rond-point carrefour dans la commune de Lubumbashi.

    Les mêmes sources ont rapporté que toute la journée d’hier, les éléments de la 6ième Région militaire ont encerclé la ferme de John Numbi située à 45 Km de la ville de Lubumbashi.

    La ferme industrielle de John Numbi produit officiellement 45.000 oeufs par jour. Les sources notent que c’est après une fouille menée par les services de sécurité de la province que des armes ont été découvertes dans la maison du général. Aucune source officielle ne s’est prononcée sur cette découverte des armes de guerre chez John Numbi, soit pour affirmer ou infirmer cette info. Cependant, la MONUSCO dans son rapport avait déjà, il y a peu, pointé le général John Numbi, l’accusant de détenir des armes de guerre. Des voix se sont même élevées pour affirmer que John Numbi était derrière les «Bakata Katanga».

    Avec ce qui s’est passé à Lubumbashi, tout porte-à-croire que le régime est décidé à neutraliser l’ancien inspecteur général de la police nationale, suspendu à cause de le l’assassinat de Floribert Chebeya. Il faut lier ces fouilles des propriétés de John Numbi au pseudo putsch du 30 décembre 2013. Ce jour-là, des fidèles du pasteur Paul Mukungubila avaient assiégé des sites stratégiques de la République notamment la télévision nationale, l’aéroport de N’djili, l’Etat-major général à Kinshasa et certains quartiers de Lubumbashi, Kolwezi ainsi que l’aéroport de Kindu. Le gouvernement avait promis de remonter jusqu’aux commanditaires.

    Alors que nous sommes sous presse, des sources disent que sa résidence de Kinshasa dans la commune de la Gombe non loin de Télé 50 fait l’objet d’une perquisition. Question sans doute de prévenir une quelconque résistance. Personne ne pouvait dire où lui-même John Numbi se trouve. Serait-il arrêté ou en fuite. Aucune nouvelle dans ce sens. Toute « Révolution » ou pseudo révolution finit toujours par manger ses propres enfants. C’est connu !ce n’est pas le zèle d’un fils qui peut le protéger de la disgrâce.

    L’exemple le plus frappant est celui de la Corée du Nord ou son président n’a pas hésité à exécuter son oncle soupçonné d’ourdir un complot par son neveu de dictateur qu’il venait d’ailleurs d’encenser. Si nos infos se confirment, John Numbi viendra compléter la liste des disgraciés. Que ceux qi veulent être royalistes plus que le roi, plus saint que le pape et plus kabiliste que Kabila médite sur la déchéance des fanatiques qui courtisent les tyrans.

    SAM MBUTA
    Congo News

  • Guinée: le gouvernement remanié en profondeur

    Guinée: le gouvernement remanié en profondeur

    Alpha Conde-Le président guinéen Alpha Condé a procédé ce lundi 20 janvier à un important remaniement de son gouvernement, deux jours après avoir reconduit à son poste son Premier ministre Mohamed Saïd Fofana. Ce remaniement est sanctionné par le départ de la plupart des ministres chefs de partis politiques alliés qui l’avaient aidé à prendre le pouvoir en 2010.

    Le nouveau gouvernement guinéen compte 34 ministres et ministres délégués, parmi lesquels 15 nouveaux venus, dont cinq femmes. Quatorze ont été confirmés à leurs postes, tandis que cinq autres ont changé de département. Seize n’ont pas eu les faveurs d’Alpha Condé.

    Le président guinéen a distribué des primes et félicité particulièrement deux de ses ministres : Kerfalla Yansané, ancien ministre des Finances qui hérite de celui des Mines, et Mohamed Diaré qui, de ministre délégué au Budget, devient ministre d’État à l’Économie et des Finances. Les hommes se sont particulièrement distingués ces trois dernières années, a jugé le président guinéen. Par leur efficacité, ils ont amené le pays à renouer avec les institutions de Bretton Woods et l’Union européenne.

    D’autres, à l’inverse, n’ont pas eu cette chance et ont été remerciés. Les ministres d’État à l’Energie, Papa Coly Kourouma, aux Travaux publics, Ousmane Bah, et à la Justice, maître Christian Sow, figurent ainsi parmi les grands absents de ce nouveau gouvernement. Beaucoup pourtant avait parié sur le maintien de Papa Coly Kourouma, compte tenu des grands projets hydroélectriques qu’il a initiés depuis 2011.

    Ceux qui avaient misé sur une ouverture du gouvernement à l’opposition ont pu être déçus. Une déception encore plus grande lorsqu’ils ont entendu parmi les nominés des noms d’activistes du parti présidentiel, adeptes de la non-compromission.

    rfi

  • Arrestation musclée du capitaine Moïse Banza, aide de camp du commandant Ndala

    Arrestation musclée du capitaine Moïse Banza, aide de camp du commandant Ndala

    Le colonel Mamadou Mustafa Ndala des FARDC/Photo Facebook-Le gouvernement congolais a annoncé l’interpellation samedi 18 janvier du capitaine Moïse Banza, l’aide de camp du commandant Mamadou Ndala, mort le 2 janvier dernier dans une embuscade. Moïse Banza qui, révèle du même coup le porte-parole du gouvernement, était recherché depuis près d’une semaine pour ne pas avoir répondu à l’ordre de retourner à Beni et de se présenter devant la justice militaire. L’interpellation de Moïse Banza a eu lieu à la mi-journée, samedi, à Kinshasa, alors que des équipes de RFI et de France 24 se trouvaient sur place. Le capitaine Moïse Banza leur avait donné rendez-vous pour parler de la mort du commandant Mamadou Ndala.

    Proche collaborateur de Mamadou Ndala, Moïse Banza gérait sa communication. Ces dernières semaines il se disait menacé au titre de cette proximité avec son ancien chef. Il avait fait des demandes d’asile politique auprès de différentes ambassades.

    La justice militaire de son côté voulait l’interroger dans le cadre de l’enquête sur la mort du commandant Mamadou, et par rapport à une plainte pour vol des effets personnels de son ancien chef.

    Moïse Banza a finalement été interpellé samedi, à midi, alors qu’il était aux côtés de deux journalistes de RFI et France 24. Ils avaient rendez-vous pour parler de l’assassinat du commandant Mamadou. Une interpellation musclée, en pleine rue, dans un quartier très fréquenté de la capitale.

    Des hommes armés en civils ont pris d’assaut le véhicule dans lequel se trouvaient Moïse Banza et les deux journalistes. Moïse Banza est alors sorti de la voiture, tentant de s’échapper. Des tirs ont retenti avant que des hommes armés, certains en tenue militaire, ne le capturent et le rouent de coups. ll avait résisté, il devait être maîtrisé, explique Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais.

    Nos deux confrères ont alors tenté de quitter les lieux. De nouveaux tirs ont retenti. Une balle s’est nichée dans la roue avant droite de leur voiture. Joint par RFI, Lambert Mende assure qu’une enquête sera ouverte sur l’origine de ces tirs intempestifs.

    Par RFI

  • Situation sociale ‘’catastrophique’’ : Tshisekedi, ‘‘le peuple exige des résultats’’ !

    Situation sociale ‘’catastrophique’’ : Tshisekedi, ‘‘le peuple exige des résultats’’ !

    Etienne TSHISEKEDI
    Etienne TSHISEKEDI

    -Il avait chargé, début janvier, Bruno Mavungu, Secrétaire Général du parti, de dire ‘‘qu’il ne s’adressera à la nation qu’à l’occasion de son entrée en fonction’’. Et pourtant, il avait pris l’habitude, depuis un certain temps, ‘‘d’orienter’’ le peuple congolais, en début de chaque année, à travers un message de vœux. Il, c’est Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui, contre toute attente, est revenu sur sa décision, en le faisant. Mais, autrement. C’était devant les cadres du parti, le samedi dernier, en sa résidence de Pétunias, à la hauteur de la 10ème Rue/Limete, au Quartier résidentiel.

    Ce qui a permis aux combattantes et combattants de mesurer les ambitions politiques de leur leader, particulièrement pour cette année nouvelle. ‘‘Jusqu’ici, il n’y a que la jungle qui a caractérisé notre pays’’, a-t-il soutenu, avant de promettre que 2014 est une année où «le Congo aura un Etat». Cette fois-ci, croit-il, ça sera la réalité et non seulement des simples vœux. Car, ‘‘tous les yeux du peuple congolais sont tournés vers moi. Ceci fait sentir l’impatience qui gagne ce peuple devant l’attente de l’impérium’’. Parlant de conditions sociales déplorables des congolais, Etienne Tshisekedi se fait le porte-parole du peuple. «De toutes les souffrances de 54 ans, le peuple exige des résultats. Il doit s’apprêter à se réjouir », affirme-il, rappelant, à l’occasion, la très célèbre lettre de 13 parlementaires adressée au Président Mobutu, dans laquelle étaient reprises les aspirations profondes du peuple qui, à l’époque, confirme-t-il, vivait déjà dans la misère. Et, ce résultat, présage-t-il, est tout proche. Aussi, appelle-t-il le peuple à se préparer psychologiquement, pour y faire face.
    Il fallait une cérémonie d’échange de vœux avec les cadres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Udps, pour avoir, enfin, les mots d’Etienne Tshisekedi, par rapport au nouvel an. Le lider maximo, qui venait de s’interdire toute adresse au peuple congolais avant «son entrée en fonction», s’est contenté d’un groupe restreint, réuni en sa résidence de Limete 10ème rue, le samedi 18 janvier 2014, pour étaler ses ambitions annuelles. A l’occasion, le Président National de l’UDPS, accompagné de son épouse, a été porteur d’un message d’espoir pour le peuple congolais. «Cette année, le peuple doit s’apprêter à se réjouir », a-t-il déclaré devant les responsables des différentes structures de cette grande formation politique. Après le constat de 54 ans des conditions sociales de plus dégradantes, le peuple congolais attend, dit-il, des résultats.
    Annoncée année de ‘’grands accomplissements’’, 2013 s’est évanouie sans que ce vœu du Sphinx de Limete ne puisse se concrétiser. Pour 2014, Etienne Tshisekedi, premier croyant du recouvrement de l’’’impérium’’, jure autrement. «Cette fois-ci, ça sera la réalité et non seulement des simples vœux». La réalité, pour celui qui continue à se considérer comme le ‘’vainqueur’’ de la présidentielle 2011, serait de le voir entrer dans l’effectivité du pouvoir. «Tous les yeux du peuple congolais sont tournés vers moi. Ceci fait sentir l’impatience qui gagne ce peuple devant l’attente de l’impérium », a-t-il indiqué, sous la paillote du jardin de sa résidence de Pétunias, 10ème rue Limete. ‘’Impérium’’, encore et toujours. Décidément, ce mot ne cesse, depuis 2011, d’être au cœur de tous les espoirs des ‘’Udpsiens’’. Il le sera encore au cours de cette année 2014. L’homme prédit 2014 comme l’année où « le Congo aura un Etat ». « Jusqu’ici, il n’y a que la jungle qui a caractérisé notre pays », a-t-il poursuivi.
    A l’Udps, le constat dégagé de la situation sociale de la population congolaise est ‘’catastrophique’’. Partant de 2011, le Secrétaire Général, Bruno Mavungu Puati, estime que les conditions de vie s’aggravent davantage. Face à ce tableau, Etienne Tshisekedi pense que ce constat, vieux de 54 ans depuis l’accession de la RD. Congo à l’indépendance, doit désormais laisser place aux résultats. «De toutes les souffrances de 54 ans, le peuple exige des résultats. Il doit s’apprêter à se réjouir », estime un Tshisekedi, nostalgique, qui a fait mention de la célèbre lettre de 13 parlementaires adressée au Président Mobutu, dans laquelle étaient reprises les aspirations profondes du peuple qui, à l’époque, vivait déjà dans la misère, dit-il. Et de poursuivre que «le résultat est tout proche. Nous devons même, psychologiquement, nous préparer à y faire face ».
    Dans ses propos, l’on pouvait saisir l’engagement d’un homme décidé à « aller jusqu’au bout » de son combat.
    (La Prospérité )
  • CÔTE D’IVOIRE :  LE FPI ANNONCE LA CANDIDATURE DE LAURENT GBAGBO POUR L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2015.

    CÔTE D’IVOIRE : LE FPI ANNONCE LA CANDIDATURE DE LAURENT GBAGBO POUR L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2015.

    Gbagbo Laurebt-Laurent Gbagbo peut-il retourner en Côte d’ivoire en cette année 2014 afin de pouvoir prendre par aux élections présidentielles de 2015 ? Difficile de l’affirmer quand on sait qu’il est détenu par la « Cour Pénale Internationale (CPI) » à la Haye depuis plus de deux ans et qu’il est en instance de jugement. Mais ses partisans ne désespèrent pas. Ils continuent de croire dur comme fer que l’ancien Président de la Côte d’ivoire peut toujours opérer un retour au pays dans le cadre de la prochaine élection présidentielle d’octobre 2015 pour laquelle il devra être théoriquement candidat du « Front Populaire ivoirien (FPI) ».

    Et ils l’ont fait savoir samedi à Abidjan dans la Commune de Yopougon au cours d’un meeting marquant le premier anniversaire de l’arrestation de Charles Blé Goudé et qui a rassemblé environ 500 mille militants et sympathisants de Laurent Gbagbo. En effet, Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes a été arrêté le 17 janvier 2013 au Ghana, puis extradé le lendemain à Abidjan où il est depuis lors, gardé dans un lieu tenu au secret par les autorités ivoiriennes. Sa situation n’est pas encore clarifiée par les autorités ivoiriennes. Abidjan doit indiquer le 13 avril 2014 ce qu’il compte faire de l’ancien ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo et clarifié où il sera jugé.

    La « CPI » exige son transfert vers la Haye depuis quelques mois. Egalement au menu du meeting l’actualité politique du pays. Le meeting a été présidé par le Président du « Front populaire ivoirien (FPI) », Pascal Affi N’guessan et Michel Gbagbo, le fils de l’ancien Chef de l’État. M. N’guessan a fait remarqué l’échec de la dictature du pouvoir d’Alassane Ouattara et considère le dialogue politique en cours dans le pays comme un « processus de rétrocession du pouvoir » que le « FPI » a perdu en novembre 2010. Michel Gbagbo pour sa part a souligné que la libération de son père, Laurent Gbagbo est une « question d’intérêt national ».

    Quant au dialogue entre le gouvernement et le « FPI », il pense qu’il n’est pas possible tant que son père est en prison. C’est alors qu’Abou Cissé, présenté comme l’oncle de l’actuel Président ivoirien Alassane Ouattara, annonce que

    « Laurent Gbagbo sera libéré avant la fin de l’année (2014) » avant d’ajouter « qu’il sera candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2015 ». Mercredi dernier 15 janvier 2014, le gouvernement ivoirien et le « FPI » ont exprimé le leur détermination à trouver « des consensus » pour un contexte électoral « crédible » en 2015.

     

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

  • BURKINA FASSO :  DÉMONSTRATION DE FORCE DE L’OPPOSITION CONTRE LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE.

    BURKINA FASSO : DÉMONSTRATION DE FORCE DE L’OPPOSITION CONTRE LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE.

    burkinabe-Très forte mobilisation dans les rues de plusieurs villes du Burkina Faso ce samedi 18 janvier 2014. Si la police parle de 10 000 manifestants, selon l’« Agence France-Presse », les organisateurs parlent, eux, de 250 000 personnes à Ouagadougou et 500 000 à travers le pays. L’opposition dénonce la révision de l’article 37 de la Constitution limitant à deux quinquennats les mandats présidentiels. Elle permettrait au président Blaise Compaoré de se présenter pour un troisième mandat en 2015. La manifestation s’est déroulée dans le calme à Ouagadougou, en présence des leaders historiques du parti présidentiel qui viennent de démissionner du « Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ».

     Ils sont arrivés ensemble ce samedi matin 18 janvier 2014, ils étaient assis l’un à côté de l’autre pendant le meeting, Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition et Roch Marc Christian Kaboré, l’ancien président de l’Assemblée nationale qui a été ovationné par la foule. C’était impensable il y a quelques semaines encore.

    Derrière eux, des dizaines de milliers de personnes sous une pluie battante, une pluie hors saison qui fait dire aux manifestants que la journée est bénie. La marche s’est déroulée dans le calme. Beaucoup de détermination dans la foule. « On n’est pas là pour plaisanter, il faut que Blaise Compaoré renonce à son projet, qu’il termine son mandat et qu’il parte », lance un manifestant. « Depuis que je suis né, je n’ai connu qu’un seul président et j’ai un fils aujourd’hui », explique-t-il. « Vingt-sept ans, ça suffit ! », renchérit un jeune, sifflet à la bouche. « Nous sifflons la fin du match, pas question d’accepter qu’il joue les prolongations ».

    Ce samedi soir 18 janvier 2014, Zéphirin Diabré parle d’un jour « historique ». C’est la plus grande manifestation qu’ait connue le pays, selon lui. « Quelque chose est en train de se passer, ici, fait observer un leader de la société civile. L’opposition n’est plus petite au Burkina Faso ».

    Pour l’opposition, cette marche est déjà un succès et marque une nouvelle étape importante dans sa lutte : « Désormais, rien ne sera plus comme avant, car le pouvoir de Blaise Compaoré a tremblé ». Mais, rassure Hama Arba Diallo, « il n’y aura pas de chaos » si Blaise quitte le pouvoir, en réplique à « ceux qui agitent le chiffon rouge du chaos ». « Le changement n’entraînera aucun chaos », a aussi lancé Zéphirin à l’endroit des partenaires du Burkina Faso.

    La marche de ce 18 janvier 2014 intervient à un moment où les faiblesses se font voir au grand jour chez les adversaires de l’opposition, notamment le parti au pouvoir. Il se lisait dans les discours du jour un sentiment de victoire définitive sur le parti au pouvoir dont des anciens membres, démissionnaires, ont grossi les rangs des manifestants. Beaucoup les attendait à cette marche. Ils ont répondu présents, Roch et le Laarlé Naaba, dernier démissionnaire en date, aux côtés des autres chefs de partis d’opposition, Simon Compaoré un peu plus en retrait.

    Les démissionnaires du « CDP » ont été accueillis par la foule des manifestants et par les chefs de partis d’opposition, ce samedi 18 janvier 2014 Dans les discours, les allusions à la chute du « CDP », jusqu’à un passé récent qualifié de méga parti, se faisaient avec ironie et délectation. « Le caleçon du « CDP » est dehors, et c’est même un caleçon déchiré », a ironisé Zéphirin, qui a pour l’occasion salué  le courage des démissionnaires et invité   »tous ceux qui, au « CDP », sont saisis par le doute, et qui hésitent encore, à prendre leur courage à deux mains […] et à quitter le navire pendant qu’il est encore temps ».

     

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS

  • Un budget 2014 pour la RD Congo

    Un budget 2014 pour la RD Congo

    Parlementaires-Alors que le Parlement congolais vient de rendre caduc le projet de loi de finances pour l’exercice 2014 proposé par Premier ministre Augustin Matata Ponyo, le dernier ouvrage de Gaspard-Hubert Lonsi Koko intitulé « Ma vision pour le Congo-Kinshasa et la région des Grands Lacs » propose un contre-projet d’avant-garde et cohérent à l’attention des Congolaises et aux Congolais, dont le budget global s’élève à 7,75 milliards d’euros – soit 10,2 milliards de dollars US. Sachant que plusieurs milliards d’euros sont sans cesse gaspillés à cause de la corruption et du manque de rigueur dans la gestion de la chose publique, pour ce qui est de cette initiative, des précautions ont été prises afin que le budget 2014 puisse correspondre aux dépenses réelles et croître chaque année au profit du développement économique et du bien-être des populations.

    L’intérêt général

    Par rapport à l’exercice 2013, lequel avait accordé 4,62 milliards d’euros aux services de la présidence de la République et du Parlement, il serait plus logique de consacrer globalement 155 millions d’euros au Secrétariat général de la présidence de la République, au Secrétariat général du gouvernement et aux services chargés des relations avec le Parlement – soit 51,7 millions d’euros par an à chacune des trois structures. L’objectif poursuivi consiste avant tout à privilégier l’intérêt général dans tous les secteurs ministériels. En guise d’exemple, le ministère de la Justice, des droits humains et des libertés publiques disposera de 574,275 millions d’euros ; celui de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur sera doté d’un budget de 875,750 millions d’euros ; le ministère de l’Agriculture, de la pêche, du développement rural, des PME/PMI aura 631,750 millions d’euros alors que celui de l’Energie, de l’eau, des mines et des hydrocarbures bénéficiera de 540,275 millions d’euros…

    La géostratégie et le progrès social

    Ayant à l’esprit à la fois la situation géostratégique et le contexte géopolitique, conscient du fait que la sécurité de la République Démocratique du Congo dépend en partie de la stabilité de ses voisins, M. Lonsi Koko estime que la diplomatie devra jouer un rôle déterminant. Ainsi un budget de 298,375 millions d’euros sera-t-il attribué au ministère des affaires étrangères. La finalité consistera, bien entendu, à mener à bien des négociations en vue de parvenir sur le plan régional à un pacte de stabilité des systèmes régionaux communs de sécurité et de défense.

    Par ailleurs, un budget important d’un montant de 2,52 milliards d’euros, soit 32,50 % du budget annuel qui est proposé au peuple congolais, sera consacré à la création d’emplois, à l’éducation nationale et à l’enseignement supérieur, ainsi qu’à la défense, la sécurité et la protection civile. Il est impératif de permettre la circulation des biens et des personnes dans l’espace national, facteur indispensable au développement économique et au progrès social.

    8,5 % de taux de croissance en 5 ans

    Tout a été bien pensé en amont pour que la croissance économique, très dégradée en République Démocratique du Congo à cause de l’incohérence des politiques ayant été menées depuis 2001, puisse progresser nettement de 10 % en 2014 à 18,25 % en 2019 – soit une évolution de 8,25 % en 5 ans. Rappelons que, selon les estimations du PIB réalisées à la fin décembre 2012, la croissance économique avait atteint le taux de 7,2 % alors qu’elle sera, au regard de la nouvelle vision pour le Congo-Kinshasa et la région des Grands lacs africains, de 10 % en décembre 2014 – soit une hausse de 2,8 % – et de 11,65 % en 2015, au lieu de 10,5 % que prévoit le gouvernement de l’actuel Premier Ministre Augustin Matata Ponyo, soit une progression de 1,15 %.

    Les enjeux du troisième millénaire

    L’objectif du chiffrage dudit projet de société pend évidemment en compte les moyens dont le gouvernement de la République Démocratique du Congo aura besoin dans la déclinaison de sa politique tant intérieure que régionale. Cela permettra non seulement de vérifier la crédibilité des arguments pragmatiquement avancés dans « Ma vision pour le Congo-Kinshasa et la région des Grands Lacs », mais surtout de constater la rentabilité et l’équilibre financier du programme qui est décliné. Ainsi le peuple congolais réalisera-t-il le sérieux de la future administration qu’on lui propose, laquelle a trait à l’émergence d’un pays à jamais prospère et à la hauteur des enjeux du troisième millénaire.

    Charlotte Mondo

  • Qui veut la zizanie au Palais : Avis d’un plan de renversement de Kabila

    Qui veut la zizanie au Palais : Avis d’un plan de renversement de Kabila

    kabila 1-Les analystes ont entrepris de faire un sérieux décryptage des événements sinistres de fin décembre et début janvier. Ils en déduisent que les ennemis de la RD-Congo ont changé de stratégie et n’excluent pas la possibilité de déstabilisation du pouvoir du Raïs en visant directement son entourage immédiat.

    Après avoir tenté de déstabiliser les FAROC avec l’assassinat de Mamadou Ndala, et de démobiliser la population par des attaques des sites stratégiques, les ennemis de la RD-Congo ciblent à présent l’entourage du Chef de l’Etat qu’ils cherchent à opposer pour neutraliser Joseph Kabila.

    La guerre à laquelle la République Démocratique du Congo fait face n’est pas que militaire. Elle prend plusieurs facettes avec pour cible la personne du Chef de l’Etat, garant de la Nation. Et la mise en déroute du M23 a, certes, ébranlé les ennemis du pays, mais elle semble avoir ravivé leur hargne pour la matérialisation de leur projet de balkanisation de la RDCongo, à défaut de prendre le pouvoir.

    Pour y parvenir, tous les moyens sont bons. A commencer par les attaques contre des sites stratégiques à Kinshasa. Kindu et Kolwezi qui ont participé également à cette fin. Et le choix du jour de ces alertes n’était pas fortuit. Il fallait frapper fort pour semer la terreur au moment où les RD-Congolais s’apprêtaient à fêter la Saint Sylvestre.

    La guerre de sabotage s’est intensifiée avec l’odieux assassinat du Colonel Mamadou Ndala, avait manifestement pour but de saper le moral des FARDC tout en brisant la bonne entente qui s’observait entre les troupes et leur commandement. Il visait aussi à semer le doute dans le chef de la population qui avait refait confiance au Chef de l’Etat et au gouvernement dans la lutte contre les agresseurs.

    A en croire ces observateurs, la bataille vise à présent le cabinet du Président de la République. Certains titres de presse -plus de trois- parus ce lundi ont trahi une campagne orchestrée pour semer la zizanie au Palais de la Nation. En effet, la campagne menée autour des rumeurs avancées d’un chambardement à la Présidence de la République implique certaines personnalités dans le but manifeste de les opposer et entretenir ainsi la pagaille. De même, en insinuant des antagonismes entre des factions tribales autour du Président de la République, ces agents de la déstabilisation savent qu’en y touchant, on peut aussi ébranler Kabila et lui priver la paix.

    Rejoindre le camp de la patrie
    En effet, les auteurs de ce coup ont certainement compris que Kabila est de nouveau monté en puissance à la suite de la cohésion renforcée qui s’observe depuis la tenue des Concertations Nationales. Il est alors question, pour eux, de briser cet élan de cohésion pour l’empêcher de poursuivre aisément son programme de relance de la reconstruction nationale tel qu’il l’a annoncé lors de sa récente tournée à l’Est et au centre de la RDC.

    La même préoccupation sous-tend les critiques latentes sur la longue attente du gouvernement de cohésion nationale annoncé par le Président de la République début décembre 2013. Tout est donc fait pour créer une tension peu propice à la réflexion, aiguiser les appétits du pouvoir autour du Président de la République que l’on ne sait pas atteindre directement, mais que l’on cherche à déstabiliser en diffusant de fausses rumeurs. Dans l’entourage immédiat du Raïs, les personnalités évoquées dans cette campagne de déstabilisation affichent, par contre, leur sérénité et n’ont leur regard que vers le Chef de l’Etat. Leur préoccupation et de l’aider à réaliser son programme de pacification du pays et de son développement. «C’est trop friche de chercher à jouer sur le moral des gens en espérant les ébranler», affirme l’un d’entre eux qui ajoute que «la, RD-Congo a besoin des réflexions pour renforcer les efforts de reconstruction et non des stratagèmes diaboliques qui n ‘ont pour but que de le maintenir dans un équilibre instable». «Que gagne-t-on en cherchant à empêcher le pays d’aller de l’avant?», s’interroge un autre qui invite ces prophètes de malheur a «rejoindre le camp de la patrie, s ‘ils aiment vraiment noire pays».

    Après des années de guerre et d’instabilité, la RD-Congo est en train retrouver son équilibre et de s’ouvrir de nouvelles perspectives dans le concert des Nations. Les évolutions démocratiques qu’a connues le pays ont créé les conditions dune conquête tout aussi démocratique du pouvoir. La vraie valeur d’une société se mesure donc par l’aptitude de ses élites à œuvrer à son renforcement plutôt qu’à des initiatives pour son arriération. A chacun donc de choisir le bon et la Nation n’en sortira que grandie.

    Tino MABADA
    Congo News