Author: Don Kayembe

  • Etienne Tshisekedi restructure et nomme à la Présidence de l’Udps

    Etienne Tshisekedi restructure et nomme à la Présidence de l’Udps

    Logo_UDPS-DECISION N0  132/UDPS/PP/014 DU 28 JANVIER 2014, PORTANT REAMENAGEMENT
    DE LA PRESIDENCE DU PARTI ET NOMINATION DE SES MEMBRES
    Le Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, <<
    UDPS >> en sigle ;
    Vu les Statuts du Parti tels que modifiés, complétés et corrigés a ce
    jour, spécialement en leurs articles 16,22 et 23 points 3, 4,11 et 12
    ;
    Vu le Règlement Intérieur du  Parti tel que  modifié, complété et
    corrigé  à  ce jour, spécialement en ses articles 30 point 3 ainsi que
    31 ;
    Vu la Décision n0 004/UDPS/PP/011 du 10 janvier 2011 portant
    nomination des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision n0 060/UDPS/PP/011 du 24 Aout 2011 portant
    Réaménagement des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision n0 082/UDPS/PP/012 du 24 Mai 2012 portant Réaménagement
    des membres de la Présidence  du Parti ;
    Vu la Décision n0 087/UDPS/PP/012 du 24 Mai 2012 portant Réaménagement
    des membres de la Présidence ;
    Vu la Décision n0 104/UDPS/PP/012 du 24 Octobre 2012 portant
    nomination des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision no 111 /UDPS/PP/013 du 02 /04/2013 portant créations
    des départements ;
    Vu la Décision n° 112/UDPS/PP/013 du 02 /04/2013 portant nomination
    des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu l’urgence et la nécessité ;
    DECIDE :
    Article 1 :     Est nommé Secrétaire Général du Parti : Me MAVUNGU PUATI Bruno.
    Article 2 :     Sont nommés Secrétaires Généraux Adjoints, les personnes
    dont les  noms suivent au regard de leurs domaines de coordination :
    1.    Secrétaire Général Adjoint Chargé des Questions
    Politiques et juridiques : Me TSHIBALA Bruno
    2.    Secrétaire  Général Adjoint Chargé des Questions
    Administratives : Monsieur EBAMU François ;
    3.    Secrétaire Général Adjoint Chargé des Questions
    Techniques : Monsieur ILIBA LESSA Willy
    4.    Secrétaire Général Adjoint Chargé de l’Inspection et
    Ressources Humaines : Monsieur  Aimé ILUNGA NTANGA.

    Article 3 :     Sont nommés Secrétaires Nationaux, Chefs de Départements,
    les personnes  dont les noms suivent au regard de leurs Départements :
    –    Département de l’Organisation :
    Monsieur  KAPAY Anatole
    –    Département  des Relations Extérieures :
    Monsieur  TSHISEKEDI TSHILOMBO Félix
    –    Département  des Relations avec les Forces Politiques et Sociales :
    Monsieur  VIANNEY KABUKANYI
    –    Département  de Communication, Information, Medias et Porte Parole :
          Monsieur KAPIKA  Joseph
    –    Département des Relations avec les ligues et autres Structures
    d’Appui :    Monsieur TSHIMANGA Stanislas Godefroy
    –    Département de la Mobilisation :
    Monsieur  KAHAMBU AMURI Raphael
    –    Département du Plan :
    Madame NTUMBA NSEYA Cécille
    –    Département de la Justice et Droits Humains :
    Me LUNGUNU NKOY Joseph
    –    Département des Finances :
    Monsieur MUWALA Désiré

    –    Département de l’Éthique et de la Conscientisation :
    Monsieur  KENZA Stanislas
    –    Département de la Défense et Sécurité :
    Monsieur  NTUMBA MUKENDI Alain   
    –    Département des Renseignements :
    Monsieur POLE POLEAlimas
    –    Département de la Solidarité et Actions Humanitaires :
    Madame KUMBU NTEDIKA Césarine
    –    Département de l’Économie, Production et Investissement :
    Monsieur  KAYEMBE André
    –    Département de Transport, Voies de Communication et
    Désenclavement
    Madame BOMOWONGO NYABOTENDI Solange
    –    Département des Équipements et Logements :
    Monsieur KASHALA Hubert
    –    Département  de l’Emploi, Travail et Inégalités :
    Monsieur  KAKULE LWUANZO Claude
    Article 4 :     Sont nommés Secrétaires Nationaux Adjoints aux Chefs de
    Départements, les personnes dont les noms suivent au regard de leurs
    départements :
    –    Département de l’Organisation :
    Monsieur FUAMBA LOKOMBE Boaz
    Monsieur BISELELE Joseph
    –    Département  des Relations Extérieures :
    Madame MALUMBA KAPINGA Divine
    Monsieur NZUZI Vicky
    Monsieur MUKWASA Joachim
    –    Département  des Relations avec les Forces Politiques et Sociales :
    Monsieur : KAMBA Jean Pierre
    Madame KAMWANYA Faustine
    –    Département  de Communication, Information, Medias et Porte Parole :
    Monsieur KABUYA TSHILUMBA Augustin
    Madame MBUYI BUKASA Jeanne Claire
    –    Département des Relations avec les ligues et autres Structures d’Appui :
    Me BIAYI MUKENDI Joseph
    Madame NSEYA Patricia
    –    Département de la Mobilisation :
    Monsieur  MUKUWA Jems
    Monsieur  NYATE Faustin
    Dr MATUSILA David
    –    Département du Plan :
    Monsieur  KAVUDI  Jean Claude
    Monsieur  BOKONDA Donatien
    –    Département de la Justice et Droits Humains :
    Me MUSANGU Daniel
    Me KUYU Thierry
    Me MUKENDI MEMBU
    –    Département des Finances :
    Madame NGALULA NDAYA Véronique
    Monsieur  MASIALA Floribert

    –    Département de l’Ethique et de la Conscientisation :
    Monsieur BILAMBO Alphonse
    Monsieur MUNANIAMU Maurice
    –    Département de la Défense et Sécurité :
    Monsieur MASANGILA Sébastien
    Monsieur TSHIBWABWA Leonard
    –    Département des Renseignements :
    Monsieur TARAKA Théo
    Monsieur  LUKUSA Franck
    –    Département de la Solidarité et Actions Humanitaires
    Madame BETITO Albertine
    Monsieur KANKU MUKE Gérard
    Madame BUKUMBA MUADI Tina
    –    Département de l’Economie, Production et Investissement :
    Madame AMBANGITO BALEBOTIAMBO Annie
    Monsieur MAKASHI MBUYI Alexis
    –    Département de Transport, Voies de Communication et
    Désenclavement :
    Monsieur KICHINDJA OSAKO Dieudonné
    Monsieur NGANSUI ELENG Nico
    –    Département des Équipements et Logements :
    Madame BALEKA Florence
    Monsieur BONSEY-BO-MOOMBE Georges
    –    Département  de l’Emploi, Travail et Inégalités :
    Monsieur BAFUA Papy
    Madame TSHITUKA  NGONDO Thérèse

    Article 5 :     Est nommé Trésorier Général :
    Monsieur KAMULOMBO TSHIPUMBU Sylvain
    Article 6 :     Sont nommés Adjoints au Trésorier Général les personnes
    dont les noms suivent :
    Monsieur KABOKO Ezéchiel
    Mme  KANZA Irène
    Article 7 :     Est nommé secrétaire exécutif du conseil :
    Monsieur KABALA Raymond
    Article 8 :     Sont abrogées toutes les dispositions antérieures et
    contraires à la présente décision qui entre en vigueur à la date de sa
    signature.

    Fait à Kinshasa, le 28 Janvier 2014
    ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA
    PRESIDENT

  • Discrète société:Moïse Katumbi, Gouverneur du Katanga

    Discrète société:Moïse Katumbi, Gouverneur du Katanga

    katumbi 

     

     

     

     

    GKMIC-Katumbi 
    (c) Marianne Belgique

    Le gouverneur de la riche province minière du Katanga est à la tête d’une discrète société panaméenne créée fin 2006, dont Marianne Belgique révèle pour la première fois l’existence. Moïse Katumbi aurait-il abrité, dans ce véhicule occulte au nom évocateur, les 60 millions de dollars amassés en seulement 18 mois grâce à un deal minier pour le moins suspect?

    «Un personnage complexe, un équilibriste même…» Après lui avoir consacré deux documentaires, le cinéaste Thierry Michel résume ainsi la personnalité de Moïse Katumbi, l’actuel gouverneur du Katanga en République démocratique du Congo. A 49 ans, ce métis né d’une mère congolaise et d’un père juif séfarade, règne sur cette riche et instable province minière depuis son élection – triomphale – en janvier 2007.

    Quelques mois plus tôt, en juillet 2006, Katumbi était devenu le champion national des voix de préférence. Au scrutin législatif, cette fois, en tant que candidat du PPRD, le parti du président Joseph Kabila. Lors de ses campagnes «à l’américaine», financées sur fonds propres, Katumbi a toujours affiché un soutien indéfectible au président. Il est vrai qu’il lui doit son retour au pays, en juillet 2003, après son exil précipité par la chute de Mobutu en 1997 (lire «L’“étoile filante” du Katanga», ci-dessous). Mais Katumbi lui doit aussi, d’une certaine manière, une partie de sa fortune.

    Exécutions extrajudiciaires

    Car quand il rentre au Katanga, Moïse Katumbi se relance dans les affaires minières via sa société Mining Company Katanga (MCK). En novembre 2004, MCK signe un deal avec Anvil Mining, une société canadienne qui vient d’être mêlée à une sale histoire. Quelques semaines plus tôt, en octobre, l’armée congolaise (FARDC) a maté dans le sang une révolte à Kilwa, ville portuaire stratégique pour les opérations d’Anvil. «Après avoir bombardé la ville, les soldats congolais ont procédé à des exécutions extrajudiciaires, des détentions illégales, des viols, la torture, et le pillage. Ils ont tué plus de 70 personnes, selon les Nations Unies, raconte le Centre canadien pour la justice internationale (CCJI), un organisme financé par l’ONU qui travaille avec des victimes et cherche à traduire en justice les auteurs de crimes impunis. Anvil, dont la mine Dikulushi était située à 50 km de la contre-offensive, a admis avoir fourni un soutien logistique aux FARDC, sous la forme de véhicules et de transport aérien.» 

    Cette complicité avérée d’Anvil à des exécutions sommaires ne semble guère émouvoir Katumbi. Les affaires, c’est les affaires. Mais quel est donc ce deal signé avec la sulfureuse Anvil? Grâce, semble-t-il, à ses relations au sein de la Gécamines (la société d’Etat qui gère et exploite une grande partie des ressources minières du Katanga), Katumbi a obtenu – pour une bouchée de pain – les droits d’exploitation pour 25 ans de trois importants gisements de cuivre et de cobalt (Kinsevere, Tshifufia et Nambulwa) au nord-est de Lubumbashi. Une bouchée de pain d’un million de dollars, certes, mais qui va lui permettre de toucher un fameux jackpot.

    60 fois sa mise

    En juillet 2007, le projet minier de Kinsevere était valorisé à 683 millions de dollars australiens (435 millions d’euros) par les analystes du bureau d’études australien Euroz Securities. Incapable d’exploiter seul ce gisement, Katumbi va revendre ses droits à Anvil. Entre novembre 2005 et mars 2007, sa société MCK cède 95% de ces droits d’exploitation au cours de trois transactions (voir les communiqués de presse d’Anvil Mining ici). L’opération est donc bouclée en mars 2007, au moment précis où Katumbi prend la tête du Katanga. Elle lui a rapporté 61,3 millions de dollars. Soit soixante fois sa mise. En un an et demi seulement. Coup de maître.

    Cette opération a-t-elle des ramifications au Panama? Marianne est en mesure de révéler que Moïse Katumbi a créé dans ce paradis fiscal sud-américain, le 13 novembre 2006, une société offshore dénommée GKMIC S.A., dont il est également le président (voir les statuts de GKMIC ici). Le nom de cette offshore rappelle furieusement la Gécamines, voire la contraction phonétique de Gécamines et MCK. Cette offshore est toujours «vigente» (en vie) aujourd’hui, d’après le registre des sociétés panaméen. Le jackpot minier de Katumbi y serait-il logé?

    Identité «secondaire»

    L’identité qu’a fournie Katumbi aux intermédiaires chargés de créer GKMIC n’est pas exactement celle qu’il utilise d’habitude, à savoir Moïse Katumbi Chapwe. Au Panama, il s’est enregistré sous le nom de Moïse Katumbi d’Agnano, une identité «secondaire» qu’il utilise dans certains contextes. Pour brouiller les pistes? C’est sous ce nom qu’il apparaît, en décembre 2006, sur un documentd’Euroz Securities recensant les vingt premiers actionnaires d’Anvil Mining (une partie de ses droits miniers lui a été payée par Anvil sous forme d’actions). Il en est alors le huitième actionnaire avec 1,1% des titres.

    Son rival Jean-Claude Muyambo, ancien bâtonnier de Lubumbashi et ex-ministre, avait par ailleursaffirmé, en septembre 2013, que Moïse Katumbi avait ouvert un compte sous cette même identité alternative en 2003, à la banque Belgolaise, ancienne filiale de BNP Paribas Fortis aujourd’hui fermée. Mais l’adresse fournie par Katumbi dans les statuts de GKMIC – 8 avenue Mahenge à Lubumbashi – confirme définitivement, si besoin était, que la panaméenne lui appartient bien: il s’agit de l’adresse à laquelle sa société de transports Hakuna Matata est domiciliée…

    Les deux autres administrateurs de GKMIC – Ultra Mega Development S.A. et Fairfax Invest Corp. S.A. – sont de discrètes et sulfureuses offshores basées aux îles Vierges britanniques, autre havre d’opacité et de clémence fiscale. Sulfureuses, car ces deux «sociétés de paille» ont été citées en lien avec un homme d’affaires colombien arrêté à Panama en 2008, puis extradé à New York en 2010 pour blanchiment d’argent de la drogue. Il a plaidé coupable.

    Le silence du Gouverneur

    Résumons. Recours à un paradis fiscal opaque, identité «alternative», prête-noms douteux: la recherche de discrétion par Moïse Katumbi est manifeste. A-t-il créé cette offshore pour mettre fiscalement à l’abri tout ou partie des 61,3 millions de dollars amassés lors de la vente de ses droits d’exploitation miniers? S’agirait-il d’un montage visant à réceptionner discrètement un éventuel «cadeau» de Joseph Kabila, en échange du soutien de Katumbi pour l’ensemble de sa campagne présidentielle en 2006? Ou s’agit-il tout simplement de l’utilisation légale d’un véhicule offshore, déclaré au fisc congolais, dans le cadre de ses affaires?

    Ces questions, Marianne aurait souhaité les poser au Gouverneur du Katanga, qui n’a pas donné suite à nos multiples sollicitations.

     
    Publié par

    David Leloup (avec Q.N.)

  • Burundi : destitution du premier vice-président de la République

    Burundi : destitution du premier vice-président de la République

    Pdt Pierre Nkuruziza-Le président burundais Pierre Nkurunziza a destitué samedi soir son premier vice-président, Bernard Busokoza, en conflit avec le ministre de l’Intérieur sur la question sensible de la présidence du principal parti tutsi, l’Uprona.

    M. Busokoza, avait désavoué le ministre de l’Intérieur, qui avait limogé le président du principal parti tutsi, l’Uprona, au profit d’un proche du parti au pouvoir. Mais le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, a rejeté cette décision, et le président Nkurunziza a donné raison à son ministre de l’Intérieur, en destituant M. Busokoza, en désaccord sur plusieurs sujets politiques et constitutionnels avec lui.

    La décision du président Nkurunziza a été annoncée dans un communiqué lu à la presse par son porte-parole, Léonidas Hatungimana. Ce communiqué accuse l’ancien vice-président de n’avoir “jamais pu distinguer ses fonctions de celles d’un président de parti politique”.

    Bernard Busokoza, un Tutsi issu du parti Uprona, a été nommé au poste de premier vice-président en octobre 2013, en remlacement d’un autre-vice président réputé proche du pouvoir.  Il s’est heurté très vite au président Nkurunziza, un Hutu issu de l’ex-principale rébellion hutue du Cndd-FDD, au pouvoir depuis 2014, notamment sur le projet contesté de révision de la Constitution et un éventuel troisième mandat de Nkurunziza, selon des sources concordantes.

    Tentative de noyautage politique ?

    Vendredi, M. Busokoza avait désavoué le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, qui avait limogé le président de l’Uprona, Charles Nditije, au profit d’un proche du parti au pouvoir, Bonaventure Niyoyankana, qui avait déjà dirigé ce parti de 2009 à 2012.

    Cette décision avait été perçue comme une tentative de noyautage à l’approche d’échéances électorales majeures. Mais le ministre de l’Intérieur avait rejeté cette décision. M. Busokoza avait annoncé sa décision au ministre dans une correspondance parvenue à l’AFP samedi. Le premier vice-président est chargé, en fonction de la Constitution, de coordonner les secteurs administratifs, sécuritaires et diplomatiques.

    Les policiers déployés par dizaines depuis vendredi matin autour du siège de l’Uprona pour empêcher les partisans de M. Nditije d’y accéder étaient toujours sur place samedi en fin d’après-midi, a constaté un journaliste de l’AFP. Quelques 200 militants de l’Uprona, qui avaient fait face aux policiers vendredi, et qui étaient revenus sur place samedi, ont été chassés à coups de matraque en fin de matinée.

    Jeune Afrique

  • John Numbi le banni

    John Numbi le banni

    John Numbi-La disgrâce continue pour l’ancien chef de la police congolaise, John Numbi. Plusieurs de ses résidences ont été perquisitionnées, et on le soupçonne désormais d’aider en sous-main des rebelles katangais.

    Il fut longtemps un homme clé du régime Kabila. Luba du Katanga comme le président, ce chef de la police, particulièrement redouté, était chargé des basses besognes et des négociations secrètes.

    Mais aujourd’hui, le général John Numbi est sur la sellette. Le 20 janvier, plusieurs de ses résidences situées dans son fief de Lubumbashi ont été perquisitionnées. Des armes de guerre (dont un lance-roquettes) ont été saisies et dix-huit personnes interpellées dans sa résidence dite du carrefour. Selon des sources concordantes, certaines d’entre elles feraient partie du réseau des “Kata-Katanga”, ces miliciens indépendantistes qui sèment la terreur dans la région et maintiennent la pression sur le gouvernement central. Les informations recueillies confirment les conclusions des experts de l’ONU, qui affirment, dans leur dernier rapport, que Numbi “fournit un soutien militaire, financier et logistique” à ces rebelles du Katanga.

    La lente disgrâce de John Numbi a commencé dès 2010, après l’assassinat de Floribert Chebeya, le président de l’ONG La Voix des sans-voix. Les proches de la victime – ainsi que plusieurs éléments de l’enquête – accusaient celui qui était alors le chef de la police d’avoir commandité l’assassinat du militant associatif. Suspendu de ses fonctions, Numbi avait usé de son influence pour éviter de comparaître au procès. Sans doute pensait-il alors pouvoir réintégrer son poste à la tête de la police.

    Numbi soupçonné d’être à l’origine d’attaques dans des lieux stratégiques de Kinshasa

    Or, le 28 décembre 2013, Charles Bisengimana, un Tutsi de la province du Sud-Kivu qui assurait l’intérim, a été officiellement nommé à ce poste. Deux jours plus tard, une attaque aux allures de tentative de coup d’État était menée par des partisans du pasteur Mukungubila – un homme férocement anti-Tutsis et lui aussi Luba du Katanga. Elle a eu lieu simultanément à Kindu, Lubumbashi et dans trois lieux stratégiques de Kinshasa : le camp militaire Tshatshi, l’aéroport de N’Djili et le siège de la télévision nationale. Aux yeux de nombreux experts militaires, le pasteur n’aurait pas pu lancer seul une opération d’une telle ampleur.

    Numbi a eu beau protester de son innocence lors d’une conférence de presse organisée dès le lendemain à Lubumbashi, il est accusé en haut lieu d’être à l’origine de ces attaques. Des soupçons qui lui ont certainement valu de subir les perquisitions du 20 janvier. Numbi n’a toutefois pas été immédiatement inquiété. “Le pouvoir marche sur des oeufs dans cette affaire, commente une source diplomatique à Kinshasa. Arrêter un personnage de son envergure, c’est prendre de gros risques pour la stabilité du pays.” Une partie des très influents Lubas du Katanga, qui s’estiment de plus en plus marginalisés, continuent en effet de soutenir le général. Mais il sera désormais très difficile à ce dernier de revenir en grâce.

    Jeune Afrique
  • CENI, Malumalu s’explique , l’opposition claque!-Feuille de route, calendrier, nominations :

    CENI, Malumalu s’explique , l’opposition claque!-Feuille de route, calendrier, nominations :


    malumalumalumalumalumaluMALU MALU-C’est un Malumalu avançant des chiffres, expliquant des textes et scénarii qui s’est exprimé hier, jeudi 30 janvier 2014, à la Représentation Nationale, à l’occasion de la présentation de la feuille de route du cycle électoral 2013-2016. La plénière a eu du mal à démarrer. Des motions incidentielles ne faisaient que pleuvoir. Impartial, Aubin Minaku a voulu, par la manière de conduire les échanges, dépassionner le débat, en appelant les uns et les autres à éviter les propos désobligeants. Même s’il n’a pas réussi à garder tout le monde dans la salle, le Président de l’Assemblée nationale aura, néanmoins, fait preuve de souplesse et d’élégance. Bien qu’ayant porté le débat à un certain niveau, du reste, appréciable, l’opposition, usant de ses droits les plus légitimes, a choisi de quitter la salle, refusant, selon elle, de cautionner la violation de la Constitution, en débattant sur cette feuille de route. Dans un document apprêté, le Président de la CENI a présenté cette feuille de route sous forme d’un état des lieux du processus électoral, deux ans après les élections 2011. Cela, dans le cadre des consultations que la CENI mène avec les institutions du pays et les partenaires au processus électoral. L’Abbé Malumalu a, aussi, présenté les activités réalisées par son institution, depuis sa mise en place jusqu’à ce jour. Il a amené la Représentation nationale dans une réflexion qui reste à approfondir notamment, sur les deux hypothèses de la feuille de route tenant compte du choix à faire du mode des scrutins et la détermination du corps électoral, pour l’élection des Députés provinciaux, Sénateurs et Gouverneurs des Provinces. Ceci, tout en tenant également compte de différentes contraintes juridiques, logistiques et financières y afférentes. Ce qui demanderait à l’Assemblée Nationale, Autorité budgétaire et législateur, de lever les ultimes options, pour la faisabilité du cycle électoral. L’Abbé Malumalu a souligné, toutefois, l’importance d’organiser, en premier lieu, les élections locales.

    Tout a commencé par la motion incidentielle de l’Honorable José Makila Sumanda qui a décrié les actes de nomination de certains membres de la CENI. L’élu de la circonscription électorale de Gemena estime que ces actes violent la Constitution, mais aussi, la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI. Il a exigé, par conséquent, qu’ils soient annulés, en bloc.

    Une motion qui, faut-il le dire, a provoqué un débat très houleux, appelant ainsi une pluie d’autres motions incidentielles. Comme l’exige le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il y a eu quatre interventions, deux pour la motion et deux autres contre. A l’issue du vote, la motion a été rejetée par la majorité de Députés.

    Appelé à s’expliquer, et cela, bien avant d’entrée en matière de la feuille de route, l’Abbé Apollinaire Malumalu a précisé que la CENI a procédé à certaines nominations à titre intérimaire, pour son efficacité dans les opérations en cours, en attendant de mettre en place les dispositions pratiques pour procéder à l’appel à candidatures. ‘’Lorsque nous avons été placé à la tête de cette Commission électorale nationale indépendante, je crois que l’une des missions était de procéder à l’annulation des décisions de nomination initiées par le bureau sortant. Et c’est ce que nous avons fait. Fallait-il laisser ces postes vides ? Honorable Président, la Ceni a des défis à relever. Voilà donc pourquoi nous avons nommé des cadres. Ces derniers exercent leurs fonctions à titre intérimaire. Et c’est bien dit dans la décision. Soyez rassurés que la Ceni n’a violé aucune des lois de la République. Tout ce que nous faisons tient compte et de la constitution et de la loi portant organisation et fonctionnement de la Ceni’’, s’est-il défendu.

    L’Abbé-Président de la CENI s’est appesanti, en outre, sur la nécessité de commencer par la base, c’est-à-dire, les élections urbaines, municipales et locales, avant de rattraper les autres scrutins. Sans vouloir imposer un point de vue, Malumalu voudrait que tout le monde réfléchisse sérieusement. A défaut, ‘‘nos cycles électoraux ne seront jamais achevés’’.

    La feuille de route, a précisé Malumalu, n’est pas à confondre avec le calendrier électoral qui sera connu, après le vote du Budget 2014 et à l’issue des consultations des autres institutions pour harmonisation, en tenant compte de toutes les observations reçues.

    Le Président de la CENI a clos sa présentation, en donnant les différentes exigences de la feuille de route au Parlement et au Gouvernement en vue de réaliser des élections libres, transparentes et démocratiques, au moment opportun.

    En réponse aux préoccupations des Honorables Députés, il a rappelé l’importance de l’opération de la fiabilisation du fichier électoral en cours de préparation. Il a annoncé, au passage, l’organisation de l’élection législative partielle pour Befale à la fin du mois d’avril et la suspension de l’élection partielle du Gouverneur du Sud-Kivu, faute de candidats.

    Par La Prospérité
  • 32 rebelles ougandais de l’ADF-Nalu tués dans les combats par l’armée à Beni

    32 rebelles ougandais de l’ADF-Nalu tués dans les combats par l’armée à Beni

    JOINT SURGE OPERATION (MONUC/FARDC) in MITWA, MASISI TERRITORY. — Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont tué jeudi environ 32 rebelles de l’ADF-Nalu dans les combats qui les ont opposé sur l’axe Mbau-Kamango en territoire de Beni dans la province du Nord- Kivu, a affirmé vendredi le commandant de la 8e région militaire, le général-major Lucien Bauma Ambamba.

    Selon lui, avec la montée en puissance de l’armée nationale, 32 rebelles de l’ADF-Nalu ont été tués aux points kilométriques 18 et 25 sur l’axe Mbau-Kamango. Un militaire a été tué et trois autres blessés du côté de l’armée régulière.

    “Nous avons fermé toutes les entrées de ravitaillement des ADF vers Chuchubo, Makoyova 1 et Makoyova 2, qui sont les quartiers généraux de ces rebelles ougandais”, a déclaré le général Bahuma, ajoutant que “l’armée a récupéré des positions stratégiques de ces ADF sur l’axe Mbau-Kamango où ils ont verrouillé toute entrée vers certaines bases rebelles dans la chefferie de Watalinga”.

    Depuis la mi-janvier, les FARDC soutenues par la Force de la Mission de l’ONU pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) ont lancé l’opération Sokola visant à neutraliser les rebelles ougandais des ADF qui sèment l’insécurité et la désolation dans le territoire de Beni et ses environs.

    L’opération Sokola est la deuxième opération lancée par l’armée après le succès de l’opération Pomme orange qui mis fin aux activités du Mouvement du 23 mars dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru au nord de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu.

    Par Xinhua
  • Katanga:Un manque à gagner de 3,7 milliards $ sur 5 ans, lié aux fraudes fiscales au Katanga

    Katanga:Un manque à gagner de 3,7 milliards $ sur 5 ans, lié aux fraudes fiscales au Katanga

    CONGO-DEMOCRATIC – La République démocratique du Congo aurait perdu environ 3,7 milliards de dollars en droits de douanes et taxes impayées par des compagnies opérant dans la région minière du Katanga (Sud-est) entre 2008 et 2013, rapporte l’agence Reuters le 30 janvier, citant un rapport non publié, commandé par le bureau du procureur de la République.

    Ce rapport, auquel Reuters a pu accéder, est daté de novembre 2013 mais n’a pas été divulgué. Il a été commandé par le procureur de la République, Flory Kabange Numbi, dans le cadre d’une enquête ouverte par le gouvernement sur des malversations présumées de douaniers et de sociétés dans la province du Katanga, qui recèle d’importantes réserves de minerais, dont le coltan, l’or, le charbon, le nickel et le cuivre. Ce rapport accuse plusieurs sociétés minières opérant dans la région d’avoir sous-déclaré leurs revenus d’exportations et d’importations de façon à économiser plusieurs milliards de dollars de taxes, voire parfois de ne pas du tout payer les taxes légales, souvent avec la complicité de certains agents des douanes.

    Le rapport a été rédigé par une équipe qui s’est rendue pendant dix jours au Katanga sous la direction de l’avocat général Simon Nyandu Shabandu. Cette équipe a examiné 25 cas d’infractions douanières alléguées et estimé que 11 sociétés devaient un total de 741 millions de dollars en amendes et taxes impayées, notamment de la part de Mutanda Mining, une société opérant dans l’extraction du cuivre contrôlée à 69% par le géant suisse des matières premières Glencore Xstrata.

    La mission a aussi recensé 252 autre cas présumés de fraude, portant sur un montant total de 3 milliards de dollars.

    Certaines compagnies citées dans ce rapport ont déjà remis en cause l’exactitude de ces informations. « Contrairement à ce qui est déclaré dans ce document, la mission n’a pas pris contact avec la mine de Mutanda. Mutanda n’a pas de dette fiscale en cours, ni d’amende impayée», a déclaré le porte-parole de Glencore Xstrata dans un communiqué. Le responsable de l’agence des douanes du Katanga a estimé que le rapport était «exagéré», notant qu’il «n’y a pas eu d’entretiens appropriés avec les sociétés concernées».

    Le procureur de la République, Flory Kabange Numbi, n’a pas souhaité commenter ce rapport, se limitant à déclarer qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions alors que l’enquête était toujours en cours.

    PAR Agence Ecofin

  • Un ex-garde du corps de Mobutu condamné à 20 ans pour avoir tué ses 4 enfants

    Un ex-garde du corps de Mobutu condamné à 20 ans pour avoir tué ses 4 enfants

    COURS D'ASSISE– Un ancien garde du corps de Mobutu a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion pour avoir tué quatre de ses enfants dans un incendie volontaire en 2009, à l’issue de son procès devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle.

    En entendant le verdict, certains de ses grands enfants, nés d’une précédente union et qui soutenaient leur père, ont fondu en larmes ou éclaté de colère. Ils ont été évacués de la salle d’audience, sans heurts.

    L’avocat général avait requis 25 ans de réclusion criminelle.

    “Lui, l’ancien garde du corps de Mobutu (ex-président du Zaïre, aujourd’hui République démocratique du Congo, ndlr), lui le soldat super-entraîné, lui qui, du temps de sa splendeur, se serait jeté sur les balles pour protéger son président… Et bien là, il n’a rien fait pour sauver ses enfants, il les a même exécutés froidement. Le feu n’est pas accidentel”, avait déclaré l’avocat général lors de son réquisitoire.

    Lombo Mundeke, 57 ans, s’en était sorti indemne, secouru à temps par les pompiers. Mais ses quatre enfants, âgés de 2 à 7 ans, sont morts intoxiqués par l’épaisse fumée du sinistre.

    Pour la mère des victimes, “c’est un soulagement qu’il soit reconnu coupable”, même si elle “regrette” que le procès n’a pas permis d’obtenir davantage d’explications de la part de M. Mundeke, a confié à l’AFP l’avocate des parties civiles, Me Virginie Barbosa.

    La mère des victimes est persuadée que M. Mundeke a volontairement mis le feu à l’appartement familial à Nancy pour se “venger” d’elle parce qu’elle comptait se séparer de lui.

    Leur couple était en crise depuis des mois. M. Mundeke était arrivé en France en 2000, après avoir fui son pays natal à la chute de Mobutu en 1997. En 2008, un accident vasculaire cérébral l’invalide à 80% et ses quatre autres enfants, nés d’une première union en Afrique, le rejoignent au domicile familial à Nancy, ce qui provoque des tensions avec la belle-mère.

    Un homme à deux visages

    Au procès, deux camps se sont opposés, des témoins favorables à M. Mundeke et d’autres à la mère des victimes.

    Décrit par certains comme un “père attentionné”, un “bon époux” et un “bon chrétien”, M. Mundeke, en fauteuil roulant, a affirmé qu’il n’était pas l’assassin de ses enfants. Selon lui, ce sont eux qui ont probablement joué avec des allumettes pendant qu’il dormait. Il était le seul adulte à veiller sur eux au moment du drame, et la porte d’entrée était fermée à clé.

    Mais dans l’ensemble, sa version des faits est très confuse, et plusieurs détails la rendent difficilement crédible. La seule boîte d’allumettes du domicile était par exemple posée au-dessus d’un meuble de la cuisine, à une hauteur difficilement accessible pour de jeunes enfants. Et elle a été retrouvée quasiment au même endroit.

    Lui-même a déclaré à la barre qu’il ne savait “rien” des circonstances exactes car “tout était noir” au moment de l’incendie. Il a été secouru par les pompiers, gisant dans la cuisine, un endroit relativement épargné par la fumée. Les enfants ont eux été retrouvés morts dans une chambre située près du foyer du feu, allongés sur un matelas et recouverts d’une couette.

    Pour d’autres membres de l’entourage de la famille, comme pour l’avocate des parties civiles, Me Virginie Barbosa, M. Mundeke était au contraire un homme “autoritaire” et “manipulateur”, qui n’a pas supporté que sa femme, longtemps soumise et contrainte à des relations sexuelles forcées, décide de le quitter.

    Me Barbosa s’était demandée s’il ne faisait “pas semblant de ne pas pouvoir répondre ou de ne pas comprendre les questions” de la cour.

    “Il n’y a pas d’éléments objectifs prouvant sa culpabilité, il n’y a que des hypothèses, des analyses a posteriori”, avait au contraire dénoncé l’avocate de la défense, Me Annie Levi-Cyferman.

    AFP