Author: Don Kayembe

  • King Kester Emeneya est mort

    King Kester Emeneya est mort

    KING-KESTER_LeRetour-Le chanteur King Kester Emeneya, de son vrai nom Jean Emeneya Mubiala Kwamambu, est décédé jeudi 13 février 2014 à 5h30 à l’hôpital Marie Lannelongue en région parisienne à l’âge de 57 ans.

    Le patron du groupe musical Victoria Eleison était admis depuis novembre dernier à l’hôpital Marie Lannelongue pour des problèmes de cœur. Kester Emeneya avait été secoué par la nouvelle de la disparition de Tabu Ley, le chanteur romantique par excellence de la RDC qui était aussi son modèle.

    “King Kester a été retenu à l’hôpital par le staff médical depuis la disparition de Tabu Ley [le 30 novembre 2013]. King Kester n’allait pas bien, il avait reçu un choc en apprenant cette nouvelle qui l’avait perturbé. Nous étions ensuite nourris d’espoir de le voir récupérer sa santé mais il y a cette dégradation et aujourd’hui c’est confirmé. Kester n’est plus”, témoigne Rouf Mbutanganga, journaliste et ami de Kester Emeneya.

     

    Natif de Kikwit dans la province du Bandundu (ouest de la RDC), Jean Emeneya intègre à l’âge de 17 ans le groupe Les Anges Noirs. Il partage cette expérience notamment avec Lidjo Kwempa qu’il recroisera plus tard dans sa carrière professionnelle.

    Ses études supérieures à l’Université de Lubumbashi n’auront pas raison de son talent. Et de sa passion pour la musique. En 1977, à 21 ans, il décide enfin de faire de la musique sa profession. Recruté au sein de Viva La Musica de Papa Wemba, il se révèle un vrai leader doté de bonnes capacités de gestion de ressources humaines au-delà de son talent de chanteur de charme. C’est lui qui permet à Viva La Musica de ne pas disparaître malgré les absences prolongées de Papa Wemba son patron.

    En 1982, Victoria Eleison, son groupe voit le jour. Ses compositions qui traverseront des générations entières font alors le bonheur des millions des mélomanes zaïrois de l’époque. Aujourd’hui on écoute encore avec délectation Afimiko, Dikando, Ndako ya Ndele…De la musique d’anthologie comme aimait à le dire si bien Emeneya qui savait ponctuer chacune de ses sorties médiatiques de ces dernières années d’une bonne dose d’humour.

    Le début des années 90 constitue un tournant dans la carrière de ce géant. Perfectionniste, il affine ses sonorités, améliore la programmation musicale, diversifie l’instrumentation. Sa chanson « Nzinzi », est le chef d’œuvre parfait qui illustre ce changement de cap vers la musique électronique. Le succès est sans appel.

    Avec Everybody, son album sorti en 94 Emeneya dit vouloir entrer de plein pied dans la World Music. Mais il reviendra quelques années plus tard aux sonorités typiquement congolaises.

    Créateur des styles musicaux, Emeneya crée aussi des danses. Les amateurs de sa bonne musique se souviendront longtemps de « Tshaku Libondance ». Légèrement en retard par rapport à ses concurrents locaux qui se produisent dans les salles de spectacles mythiques de France, il se rattrape début 2000. Il récolte un franc-succès en 2001 au Zénith de Paris et en 2002 au théâtre de l’Olympia.
    Emeneya s’en est allé. Mais sa rumba lui survivra. Toujours.

  • Guillaume Soro interdit de rendre visite au président Ouattara a  l’hôpital américain de “Neuilly” à Paris

    Guillaume Soro interdit de rendre visite au président Ouattara a l’hôpital américain de “Neuilly” à Paris

    sorro-Selon des sources concordantes et bien introduites, le président ivoirien Alassane Ouattara est actuellement dans un état de convalescence dans un établissement hospitalier franco-américain. Après son opération chirurgicale réussit, le président ADO profite actuellement de cette période pour se reposer afin de revenir dans son pays en pleine forme.

    Au-delà de toute la polémique que l’annonce de la maladie du président ivoirien a provoquée, certaines sources, sur place à Paris, confirment que cet évènement malheureux risque de laisser un arrière-goût très amer au sein du parti au pouvoir (RDR).
    En effet, selon ces sources, alors qu’il était en mission à Paris durant tout le mois de janvier, Soro Guillaume a dû interrompre sa mission une semaine avant la fin de celle-ci pour se rendre au pays, où il venait d’apprendre que le président Alassane Ouattara n’allait pas bien. Seulement, à peine qu’il pose sa valise (autour du 1er février) qu’une note de la présidence lui demande d’aller représenter le chef de l’état ivoirien à Rabat puis à Tunis. Il ne verra donc pas son patron qui embarquait le lendemain dimanche 2 février pour la France. Récemment, alors que plusieurs personnalités proches du président l’on rendu visite, nous apprenons que le président de l’assemblée nationale se verra malheureusement recaler. Pourtant Soro Guillaume, qui avait promis revenir en France après s’être enquis de l’évolution de l’état de santé du président, va se voir confier plusieurs autres missions qui l’éloigneront de son patron. De Rabat, puis Tunis, Guillaume Soro va se retrouver au Congo Brazzaville au moment où tous les médias, y compris le gouvernement ivoirien confirment une opération fut-elle de la sciatique du président. Aux dernières nouvelles, le PAN aurait émis tout le souhait de venir lui aussi apporter son réconfort à Alassane Ouattara ; « Niet » aurait répondu l’entourage du Chef de l’Etat. Seul Hamed Bakayoko, ministre de l’intérieur a été aux nouvelles et au chevet du président Ouattara.
    Rappelons que le ministre de l’intérieur est présenté comme le challenger du président de l’assemblée nationale pour la succession de Ouattara

    SOURCE: imatin.net

  • États-Unis : la ville de New-York veut délivrer des cartes d’identité municipales aux sans-papiers

    États-Unis : la ville de New-York veut délivrer des cartes d’identité municipales aux sans-papiers

    –Bill-de-BlasioLe maire de New-York, Bill de Blasio, espère fournir des cartes d’identité municipales aux sans-papiers de sa ville. L’objectif : protéger ce demi-million de New-Yorkais qui “ne se font pas assez entendre”.

    “New-York est notre foyer à tous. Nous ne saurions tolérer que certains de ses habitants y vivent dans l’ombre”. Bill de Blasio, maire démocrate qui a succédé à Michael Bloomberg à la tête de la métropole, a annoncé lundi 10 février que New-York allait délivrer des papiers d’identité municipaux aux sans-papiers qui y résident.

    “Nous protégerons le demi-million de New-Yorkais sans papiers dont les voix ne se font pas assez entendre. Nous nous tournerons vers tous les New-Yorkais, peu importe leur statut aux yeux des services de l’immigration, et leur délivrerons des cartes d’identité municipales”, a ajouté Bill de Blasio, lors du discours au cours duquel il a révélé ses orientations pour 2014.

    11 millions de sans-papiers

    L’initiative vise à permettre aux sans-papiers d’avoir accès à un compte bancaire, un contrat de location de logement ou tout simplement aux bibliothèques municipales, autant de services inaccessibles sans document d’identification.

    Cette annonce intervient alors que les tentatives pour régulariser les quelque 11 millions de sans-papiers qui vivent aux États-Unis sont pour le moment bloquées. En effet, les élus conservateurs à la Chambre des représentants s’y opposent encore, en grande majorité.

    Une idée à exporter ?

    L’initiative du maire de New-York a cependant déjà provoqué des réactions en France. Danielle Simonnet, candidate du Front de gauche pour les municipales de mars 2014 à Paris, a ainsi proposé mardi de reprendre l’idée dans la capitale française. Les autres candidats à l’Hôtel de ville ne se sont pour le moment pas exprimés sur le sujet. Le nombre de sans-papiers présents en France est estimé à 350 000 environ.

  • Canada: Déportation controversée d’une trentaine de congolais

    Canada: Déportation controversée d’une trentaine de congolais

    otawa-L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) vient de débloquer un budget spécial pour faire venir au Canada une délégation du ministère de l’Intérieur de la République démocratique du Congo (RDC) chargée de rapatrier en Afrique une trentaine de Congolais dont le Canada veut se débarrasser, a appris La Presse.

    L’initiative inquiète certains défenseurs des droits de l’homme.

    L’ASFC refuse toute entrevue de vive voix à ce sujet. Dans un courriel, sa porte-parole affirme qu’elle ne peut «discuter des négociations en cours avec des pays particuliers», mais que les voyages de représentants étrangers peuvent s’avérer rentables s’ils permettent de renvoyer des personnes qui coûtent cher en frais de santé, de détention ou de services sociaux.

    Selon nos sources, l’ASFC devrait effectivement économiser gros grâce à cette initiative. Une trentaine de ressortissants de la RDC sont actuellement visés par une mesure de renvoi du Canada, mais demeurent bloqués au Canada parce qu’ils ne détiennent pas de passeport.

    Certains doivent demeurer détenus, car ils sont considérés comme à risque, et ils coûtent autour de 250$ par jour au trésor public. Ceux qui sont en liberté surveillée engendrent aussi une foule de dépenses.

    Coût de 30 000 $

    Pour une raison inexpliquée, l’ambassade de la RDC ne leur a pas délivré de document de voyage. Mais les autorités congolaises ont fait miroiter au Canada que si des représentants de leur ministère de l’Intérieur étaient invités au pays pour rencontrer leurs ressortissants, elles pourraient certainement leur trouver un passeport.

    Le voyage des quatre représentants congolais devrait coûter autour de 30 000$, selon ce qu’a appris La Presse. Ils devraient voyager avec des passeports diplomatiques et être accompagnés de représentants de l’ASFC pendant leur séjour.

    Or, les autorités canadiennes considèrent elles-mêmes que les forces de sécurité de la RDC chapeautées par le ministère de l’Intérieur sont souvent responsables d’atteintes graves aux droits de la personne. Des fonctionnaires congolais qui souhaitaient immigrer au Canada ont vu leur dossier refusé pour complicité avec des exactions commises dans leur pays.

    L’invitation de cette délégation fait donc sourciller certains défenseurs des droits de la personne.

    «De façon générale, la torture et les morts en détention sont des qualificatifs qu’on rattache au ministère de l’Intérieur et aux forces de sécurité de RDC-Congo. Notre attitude serait plutôt de craindre pour cette trentaine de personnes, sans vous dire nécessairement qu’on s’opposerait à leur départ», observe Anne Sainte-Marie, porte-parole de la section québécoise d’Amnistie internationale.

    Une ligne à ne pas franchir

    L’avocat Stéphane Handfield, ancien commissaire à l’immigration, s’explique mal la démarche.

    «Je comprends que l’Agence veut faire preuve d’imagination pour expulser des individus, mais là, je trouve qu’il y a une ligne à ne pas franchir. Je trouve préoccupant qu’on fasse venir à même les fonds des contribuables une délégation d’un pays cité par de nombreux organismes de défense des droits de la personne comme un endroit où les droits ne sont pas respectés.

    «Je ne vois pas ce que ces gens pourront faire que l’ambassade congolaise ne peut pas faire», indique l’avocat, qui a souvent représenté des immigrants congolais.

    «Il semble qu’il y a une contradiction, puisque dans plusieurs cas, le Canada a prétendu que les gens qui ont travaillé au sein du gouvernement congolais ne pouvaient être admis au Canada», ajoute Janet Dench, porte-parole du Conseil canadien pour les réfugiés.

    Vincent Larouche

  • Églises évangéliques : d’Abidjan à Kinshasa, la Jesus Connection

    Églises évangéliques : d’Abidjan à Kinshasa, la Jesus Connection

    Pasteur-D’Abidjan à Kinshasa, leurs Églises se comptent par dizaines de milliers. Promettant aux foules ce que les hommes d’État ne peuvent offrir, les pasteurs seraient-ils les nouveaux leaders du continent ?

    La Jesus Connection a de beaux jours devant elle. Si l’on en croit les statistiques (approximatives) des spécialistes des religions, la communauté des chrétiens évangéliques et pentecôtistes au sud du Sahara talonne désormais celle des catholiques, après avoir largement vampirisé les effectifs du protestantisme, dont elle est issue. Avec une armée de fidèles estimée entre 120 et 150 millions d’âmes, cette mouvance acéphale conjuguant technologie numérique et exubérance émotionnelle, christianisme originel et Évangile de la prospérité est, avec l’islam, la forme religieuse la plus expansive en Afrique.

    >> Lire aussi notre dossier : Chrétiens en terre d’islam : l’impossible cohabitation

    D’Abidjan à Kinshasa, de Nairobi à Accra, de Libreville à Johannesburg, ce christianisme conquérant, missionnaire et mondialisé, qui ne connaît d’autre hiérarchie que celle de ses pasteurs et se décline sous des milliers d’appellations différentes (5 000 pour le seul Bénin !), prospère sur les terreaux fertiles de la crise des valeurs, du discrédit de la politique et de la quête du spirituel. Essentiellement urbaines, ces Églises qui prônent une religion à la fois physique et binaire (le bien contre le mal), reposant sur la révélation et l’engagement personnel, recrutent un public jeune, majoritairement féminin, appartenant à des catégories éduquées (étudiants, enseignants, cadres, fonctionnaires) et ayant une forte ambition de mobilité sociale, voire d’enrichissement individuel.

    La popularité, proche du star-system, que rencontrent les pasteurs les plus connus (et cela quelle que soit leur formation religieuse, souvent sommaire) fait d’eux des clients courtisés et des conseillers écoutés des dirigeants et des chefs d’État. D’autant que les évangéliques, qui fonctionnent en réseaux et souvent en lobbies, sont présents dans les secteurs clés de l’administration et diffusent leur message transnational auprès des diasporas émigrées. Grands voyageurs, les pasteurs ont souvent un pied dans les banlieues des grandes capitales européennes, où leurs Églises prospèrent, et un autre dans leur pays d’origine, ce qui en fait des agents d’influence particulièrement efficaces.

    De cette relation entre l’au-delà et la politique survient le meilleur comme le pire. Beaucoup de pasteurs évangéliques sont des hommes de bien, dont la parole redonne confiance, resserre le lien social et prône la vertu. Mais il en est d’autres pour qui la religion est une entreprise financière et dont le langage de combat flirte volontiers avec l’éthnonationalisme, la haine de l’étranger, voire l’incitation à la violence : de la Côte d’Ivoire à la RD Congo, les exemples récents de telles dérives sont nombreux. Le risque que représente ce type d’Églises pour les libertés est dans le fond identique à celui que véhicule toute formation religieuse exacerbée, de l’islamisme radical à l’hindouisme militant. L’investissement exigé de la part des fidèles est en effet total, intense, englobant tous les aspects de la vie en échange d’une part hypothétique de la puissance divine – notion dont l’écho est particulier en Afrique.

    Sensible depuis la fin des années 1980, la déferlante évangélique est donc devenue l’objet de toutes les convoitises et de toutes les manipulations politiciennes. Au regard du caractère meurtrier qu’a souvent pris, dans le passé, l’interconnexion entre le religieux et la politique, il est permis de s’en inquiéter.

    Jeune Afrique

  • LUTTE CONTRE LA PROSTITUTION :  LES KINOISES DE MOINS DE 40 ANS INTERDITES DE SÉJOUR À BRAZZAVILLE.

    LUTTE CONTRE LA PROSTITUTION : LES KINOISES DE MOINS DE 40 ANS INTERDITES DE SÉJOUR À BRAZZAVILLE.


      fille–Les femmes de moins de 40 ans n’ont plus droit à se rendre à Brazzaville, capitale de la République du Congo à leur gré. C’est-ce qu’on peut dire de la situation qui prévaut depuis plus d’une semaine au beach Ngobila. Source : « Direct.cd ».

      
    Sans donner plus des précisions sur cette décisions, quelques agents de sécurité commis à cette de la RDC et la République du Congo ne laissent passer que celles qui sont munies d’une autorisation parentale ou maritale. Surprises par cette interdiction, plusieurs femmes parmi lesquelles plusieurs kinoises ne savent pas à quel saint se vouer.
    Peu importe le motif qu’elles peuvent avancer : Visite familiale, activité commerciale ou plusieurs autres raisons de leur déplacement elles sont obligées de plier bagage jusqu’à nouvel ordre. Impuissantes face à cette décision, les victimes de cette nouvelle mesure sont contraintes de plier bagages avec leurs billets, laissez-passers … Entre temps, le business s’arrête pour les commerçante et les contacts familiaux aussi pour certaines.

    L’ORIGINE DES MAUX
    Sur place à Ngobila, on apprend que cette décision serait prise pour lutter contre les actes immoraux commis par des Kinoises à Brazzaville. Cherchant à gagner la vie vers l’autre rive, beaucoup d’entre elles se lanceraient au Congo dans le plus beau vieux métier du monde en échange des billets de banque. Allant plus loin, elles ont transformé certains quartiers de Brazzaville en cité de tournage des filmes pornographiques. Informée par cette pratique, la police locale a procédé à l’arrestation de plus d’une vingtaine d’entre elles à Kintélé, un coin périphérique de la capitale congolaise.
    Malgré cette décision, bon nombre d’entre elles finissent par traverser le fleuve après avoir négocié avec quelques agents de migration. Une réalité qui met en péril la mesure.

    UNE INTERDICTION POLÉMIQUE À KINSHASA
    Applaudie par quelques kinois, cette nouvelle fait l’objet d’indignation chez d’autres. Pour eux, cette mesure est une forme de priver les droits de circulation à cette catégorie de personnes. « Ce n’est pas parce qu’il y a un groupe de Kinoises impliqué dans des pratiques indignes qu’on doit punir toutes les femmes », a indiqué un activiste de droits de l’homme à Gombe.
     
    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».
     
  • Papes Benoît XVI et François : la guerre des deux papes n’aura pas lieu

    Papes Benoît XVI et François : la guerre des deux papes n’aura pas lieu

     Benoit-xvi-Francois-vatican-pape-Un an a passé depuis le 11 février 2013 où, à 11 h 41, Benoît XVI avait prononcé devant un parterre de cardinaux stupéfaits : “Declaro me ministerio Episcopi Romae (…) renuntiare.” Un peu plus de deux semaines plus tard, il quittait le Vatican dans un hélicoptère blanc pour Castel Gandolfo. À 20 heures, avec la fermeture des portes du palais, le pontificat de Benoît XVI prenait fin. Depuis ce jour, à l’exception de rares photos publiées par L’Osservatore Romano, le pape émérite a disparu de tous les écrans radars.

    Joseph Ratzinger réside pourtant au Vatican, à quelques centaines de mètres du palais où il fut, pendant sept ans, le chef spirituel de plus d’un milliard de croyants. Dans l’ancien monastère Mater Ecclesiae rénové pour accueillir le premier pape émérite depuis Grégoire XII en 1415, il habite en compagnie des soeurs Memores Domini, qui s’occupent de sa vie domestique, et de son secrétaire Georg Gänswein. Seul hôte de la “famille pontificale” : Georg Ratzinger, le frère de l’ancien pape, qui multiplie les séjours à Rome.

    Joseph Ratzinger vit une vie régulière et retirée. Levé à 5 h 30, il célèbre la messe à 6 heures en compagnie des soeurs Domini et de son secrétaire. Après un petit déjeuner frugal – biscottes et confiture d’oranges amères -, il gagne à 8 heures son bureau pour y lire la presse allemande et italienne, répondre à son courrier, consulter des documents. À 11 heures, il médite et prie. C’est à cette heure que, le dimanche, il célèbre la messe, au cours de laquelle il prononce une homélie devant un auditoire toujours aussi restreint. Il déjeune à 12 heures, le plus souvent seul. Il n’a ainsi déjeuné que trois ou quatre fois avec le pape François depuis sa renonciation. Après une courte sieste, vêtu de sa soutane blanche et parfois coiffé d’un béret basque, il se promène dans les jardins du Vatican avec Georg Gänswein.

    “Je vis cloîtré !”

    À 16 heures, retour dans son bureau où il prend connaissance de la dernière édition de L’Osservatore Romano avant de se remettre au travail. Vers 17 heures, Joseph Ratzinger s’offre une heure de piano avant de se consacrer de nouveau à la prière. Le pape émérite dîne à 19 heures précises et regarde le journal télévisé de la première chaîne de la Rai. S’il regarde parfois un film ou une émission enregistrés pour lui, il ne se retire jamais dans sa chambre après 22 heures.

    La cohabitation d’un pape émérite et d’un souverain pontife en exercice avait soulevé bien des inquiétudes. Joseph Ratzinger a donc choisi de se faire très discret pour ne pas faire d’ombre à son successeur. Trop discret, peut-être. Selon le quotidien La Repubblica, l’ancien pape se serait plaint de cette solitude : “Je vis cloîtré !” “Mais c’est vous qui vous êtes cloîtré tout seul, vous pouvez sortir quand vous voulez. Quel dommage que personne ne puisse entendre vos homélies”, lui a répondu son secrétaire. En effet, depuis son renoncement, Joseph Ratzinger n’a quitté le Vatican que deux fois : pour assister à un concert de musique classique à Castel Gandolfo et pour rendre visite à son frère hospitalisé.

    Reste que le pape émérite écrit à de nombreux cardinaux dans le monde et fait passer des messages à la curie par l’intermédiaire de Georg Gänswein qui est également préfet de la maison pontificale du pape François. Mais toujours dans le respect de son successeur. Sur son papier à en-tête “Pontifex emeritus Benedictus XVI”, il a écrit au trublion de son pontificat, le théologien Hans Küng : “Je suis lié par une grande convergence de vues et une amitié de coeur au pape François. Mon unique et dernier rôle consiste à soutenir son pontificat dans la prière.” La guerre des deux papes n’aura pas lieu.

    Le point.fr

  • Cycle électoral 2014-2016 : le train de la CENI démarre sans UDPS, UNC, MLC…

    Cycle électoral 2014-2016 : le train de la CENI démarre sans UDPS, UNC, MLC…

    udps-Pour assainir le climat électoral au pays, 334 partis politiques sur 644 enregistrés au ministère de l’Intérieur ont signé, le samedi 8 février à Kinshasa, le Code de bonne conduite et le Protocole d’accord instituant le Comité de liaison entre la CENI et les formations politiques. UDPS, UNC, MLC… trois grands partis de l’Opposition ont séché ce rendez-vous. Les retardataires n’ont que 18 jours pour prendre place à bord du train de la CENI qui vient de quitter la gare.

    Sobre mais significative a été la cérémonie de signature du Code de bonne conduite et du Protocole d’accord instituant le Comité de liaison entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les partis politiques, le samedi 8 février 2014 sous la tente géante du Palais du peuple.

    Les présidents de différents partis politiques et leurs mandataires ont été au rendez-vous. A l’exception de représentants de grandes formations politiques de l’Opposition, notamment l’UDPS, l’UNC, le MLC,… Témoins de l’événement : les diplomates de missions accréditées à Kinshasa.

    Dans son allocution, le président de la CENI, Apollinaire Malumalu, a exprimé « sa profonde gratitude » à l’endroit de tous les partis politiques présents à la cérémonie et de la communauté internationale qui s’est engagée à accompagner la RDC dans son  processus électoral.

    Le Code de bonne conduite et le Protocole d’accord instituant le Comité de liaison entre la CENI et les partis politiques légalement reconnus en RDC ont été examinés et adoptés par les mandataires de ces formations politiques, en décembre 2013, a-t-il rappelé. Avant d’ajouter qu’à ce jour, 334 partis politiques, soit 65,4% sur 644 enregistrés au ministère de l’Intérieur, ont signé les deux documents.

    Selon M. l’abbé Malumalu, l’objectif poursuivi par les deux textes est, entre autres, d’assainir le climat électoral  en vue d’organiser des élections crédibles et apaisées en RDC. Ils vont également encourager, notamment le dialogue entre la CENI et les partis politiques.

    Ces textes rappellent à chacune de partie prenante au processus électoral les mesures à observer. Ils contribuent à l’établissement d’un climat de confiance entre la CENI et les partis politiques.

    A ses yeux, si les élections restent un élément-clé de la démocratie, elles doivent être régulières, libres et transparentes afin de permettre aux électeurs de se choisir leurs mandataires dans un climat sain et apaisé.

    Pour M. l’abbé Apollinaire Malumalu, la Commission électorale nationale indépendante s’est engagée à respecter les règles du jeu et observer toutes les mesures lui concernant dans les deux textes. Cela, en vue «  de garantir la transparence et de promouvoir la paix et l’unité » dans le processus électoral.

    Saisissant cette opportunité, le président Malumalu a invité les autres partis politiques à rejoindre le train de la CENI qui est déjà en marche. D’autant plus que l’opération d’accréditation des mandataires des partis politiques (pour ceux qui ne l’ont pas encore fait) pour la signature du  Code de bonne conduite et du Protocole d’accord instituant le Comité de liaison entre la CENI et les partis politiques prendra fin le 28 février 2014, sauf imprévu.

    Auparavant, Mme Elodie Tambwe, membre de la plénière de la CENI, en charge des partis politiques, avait déclaré que la signature de ces documents est le fruit d’un long travail entre son institution et les partis politiques.

    LE DEFI A RELEVER

    A l’instar du président Malumalu, Mme Tambwe avait rassuré les uns et les autres que les membres de la plénière de la CENI sont déterminés à relever le défi d’œuvrer pour des élections libres, apaisées et transparentes. En effet, le Code de bonne conduite qui est opposable à tous invite tous les partis politiques, les regroupements politiques et candidats aux élections, notamment à « éviter toute forme des violences et à prôner la paix et la tolérance », et leur rappelle qu’ils ont le droit « d’organiser des réunions et des manifestations dans le respect des lois, de l’ordre public et de bonnes mœurs ».

    Ce texte permet à tous ces acteurs politiques de disposer et de jouir d’un droit d’exprimer ou de diffuser librement leurs convictions et opinions publiques, de circuler librement à travers le territoire national.

    D’après le Code de bonne conduite, ils disposent et jouissent également du droit « de sécurité de leur personne, de leurs membres, de leur patrimoine ainsi que de leurs activités, d’accès équitable aux médias publics et privés, d’accès à une bonne information en un temps réel sur toutes les questions relatives à la préparation et à l’organisation des élections ».

    D’après le Protocole d’accord, le Comité de liaison se réunit une fois par trimestre, sur convocation du président de la CENI. Il peut aussi se réunir à l’initiative de la CENI ou à la demande des ¾ de ses membres. Les observateurs nationaux ou internationaux dûment accrédités à ce comité peuvent participer aux réunions, sans voix délibérative.

    Le Potentiel