Author: Don Kayembe

  • UN AN APRES LE XIVème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE FRANCOIS HOLLANDE MODERE FACE A JOSEPH KABILA REVIGORE

    UN AN APRES LE XIVème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE FRANCOIS HOLLANDE MODERE FACE A JOSEPH KABILA REVIGORE

    KAB ET HOLLande-Le sommet  de paix et de sécurité en Afrique ouvre ses travaux ce vendredi 6 décembre à l’Elysée en France. Organisé par le Chef de l’Etat français, ce premier sommet France-Afrique sous les rênes du socialiste François Hollande, unit  plusieurs Chefs d’Etat africains, dont le plus grand absent est  le Chef coutumier Jacob Zuma, Président de la République de Sud Afrique.

     

    Joseph Kabila, Chef de l’exécutif congolais, est l’un des invités  qui participent à cette réunion. Sans repu, et ce malgré la tournée par route de plus de 1000 km dans la partie orientale du territoire congolais, l’infatigable  congolais Kabila  a pris depuis jeudi 5 décembre 2013, son avion pour l’Hexagone. Un périple difficile à faire, car cela n’arrive tous les jours, dans le rang des Chefs d’Etat.

    Mais au regard de la tâche qui est la sienne, le Raïs a accepté de prendre le vol de plus de plus de 7000 Km  dans les airs, pour arriver en terre Française. Une manière pour le Président congolais de matérialiser le volet diplomatique,  l’une des trois options préconisées par lui pour  mettre non seulement fin à la crise armée qui sévit à l’est de son pays, mais aussi pour le retour totale de la paix afin d’amorcer la reconstruction et le développement de la RDC.

    Le sommet France-Afrique, qui sera présidé par le Président français François Hollande, est une occasion d’un deuxième tête-à-tête entre le  français François Hollande et le congolais Joseph Kabila Kabange. De nouvelles retrouvailles certes, après celles froides de Kinshasa, à l’occasion du XIVème sommet de l’OIF tenu en octobre 2012.

    Des observateurs s’accordent à soutenir que le Chef de l’exécutif  français ne sera pas en face d’un Kabila d’il y a un an. Une année après qu’il est à la tête de l’Etat français, François Hollande s’est fortement modéré et tempéré. Il doit certainement avoir appris à faire la différence entre la défense des intérêts de son pays et assigner au second plan, les sentiments et émotions personnels. Un comportement pas catholique pour un Chef d’Etat, soutiennent les observateurs. A Kinshasa, l’homme d’Etat français s’est plus comporté en opérateur économique, mécontent d’un marché mal conclu plutôt qu’en Chef d’Etat, sensé privilégier les rapports entre Etats, ajoutent les mêmes observateurs. C’est ce qui a loupé  en 2012 au Président français au regard de son comportement vis-à-vis du Raïs Kabila.

    En revanche, Joseph Kabila n’est pas resté le même non plus. Il doit se sentir fier dans sa casquette de Chef d’Etat, lorsqu’on sait qu’il vient d’être revigoré, remplumé, non seulement  par la victoire militaire historique enregistrée  par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) face aux rebelles du M23, qualifiés de forces négatives par la Communauté internationale, mais aussi il a le mérite d’avoir organisé les Concertations Nationales qui viennent ainsi d’ouvrir une ère nouvelle, celle de la cohésion nationale et de la gestion commune de la chose publique. Et dans ce contexte, le président congolais  est fier de se retrouver à Paris avec morale requinquée, pendant que la cote de popularité de son homologue François Hollande est en baisse, soutiennent les mêmes observateurs.

    APRES L’HIVER, C’EST LE PRINTEMPS

    Il vous souviendra que lors du sommet  de la Francophonie tenu à Kinshasa, il a été décidé que cette organisation aiderait la RDC de Kabila à recouvrer  la paix et l’intégrité de son territoire, rappellent bon nombre d’analystes politiques. La France, l’un des membres de cette organisation, n’est pas resté indifférente, dans la recherche des solutions de fin de la guerre.  Eu égard aux avancées faites par la RDC, sous l’impulsion de Joseph Kabila, les relations entre la France et la  République Démocratique du Congo ne doivent  pas restées statiques. Et au niveau de deux hommes Etats, une nouvelle lecture doit être faite, qu’il s’agisse des relations franco-congolaises au niveau des relations entre les deux  Chefs d’Etat. Autrement, Hollande ne doit plus regarder Kabila en frère ennemi. Après l’hiver, c’est le printemps, dit-on.

    Giscard Havril– Congo virtuel

  • L’Elysée propose une solution militaire préventive aux Présidents africains

    L’Elysée propose une solution militaire préventive aux Présidents africains

    france-afrique– Le Président français, François Hollande, a annoncé que la France va former 20.000 soldats africains chaque année pour permettre au continent africain de faire face aux problèmes de sécurité interne. Le sommet France-Afrique qui a débuté hier vendredi s’achève ce samedi 7 décembre 2013 à Paris en France.

    François Hollande a fait son annonce lors de son discours d’ouverture devant les Chefs d’Etat et de Gouvernement africains qui ont fait le déplacement de Paris. Durant ce sommet, la quarantaine de Présidents, de chefs de gouvernement, le Secrétaire général de l’ONU et leur hôte français discutent de paix et de sécurité en Afrique.

    A propos de l’aspect militaire qui consiste l’un des sujets phares de ce sommet, la France veut que l’Afrique dispose d’une force prête à intervenir dans les zones ou la paix serait menacée. Pour que l’Afrique soit maitres de leur propre destin, François Hollande a fait savoir « les africains doivent comprendre que la sécurité ultime du continent réside dans leurs mains ».

    Sur le plan judiciaire, le Président français a exhorté ses homologues africains à faire de telle sorte que la justice internationale puisse traiter le cas des dirigeants qui abusent de leur mandat et ne respectent pas les principes démocratiques.

    Avec la fin du sommet prévu pour ce samedi, l’on en saura un peu plus sur les résolutions prises. Le décès de Nelson Mandela, l’ex Président sud-africain, a volé la vedette à ce sommet.

    Loin de l’Elysée c’est-à-dire sur le continent même, les africains sont plutôt préoccupés à rendre hommage à Mandela que de s’intéresser à ce sommet.

    Rappelons que le grand absent de ce sommet est le Président sud-africain, Jacob Zuma, qui n’a plus approuvé la démarche française de réunir des africains hors de leur continent pour discuter des questions sécuritaires qui les concernent.

    Mensah

  • Poème: A Jamais nous t’oublierons Ley ( Par Poète Robert Kabemba Mangidi)

    Poème: A Jamais nous t’oublierons Ley ( Par Poète Robert Kabemba Mangidi)

    ley–A jamais nous t’oublierons
    Ley ,l’ Artiste du peuple,
    Héro de la rumba congolaise,
    Icone de notre culture,
    Ley est parti,
    Il est parti,
    A jamais nous le verrons,
    Et plus jamais,
    Rochereau, le monument  national,
    La bibliothèque vivante,
    L’homme d’inspiration,
    Ley a fait danser le monde,
    L’univers se souviendra de toi,
    Tes œuvres resteront inoubliables,
    Rochereau, notre prestige national,
    Rochereau, l’honneur congolais,
    Tabu Ley, le flambeau national,
    Tabu Ley, le messager de la Rumba,
    Tabu Ley, la fierté de la culture congolaise
    Tabu Ley, la fierté de notre identité,
    Bandundu dans l’angoisse,
    Congo tout entier  en pleure,
    Le peuple congolais en méditation,
    Les artistes en détresse,
    Tabu, le monument,
    Ley, l’Héro de la Rumba,
    Rochereau, l’Artiste du peuple,
    Que ton âme repose en paix,
    Poète Robert Kabemba Mangidi
    Manchester/ Angleterre
  • Nelson Mandela: les grandes lignes de sa vie

    Nelson Mandela: les grandes lignes de sa vie

    –Madiba Nelson«Notre bien aimé Nelson Mandela, le fondateur de notre République, est parti», a déclaré jeudi 5 décembre 2013 le président sud-africain Jacob Zuma, à la télévision publique SABC.

    ​​​​
    «Notre peuple a perdu son père, a ajouté le président sud-africain. Nous avons une dette de gratitude à la famille Mandela qui a tellement sacrifié pour que notre peuple soit libre».
    Nelson était hospitalisé dans un état critique.
    Il y a plusieurs mois, les médecins avaient averti le président Jacob Zuma que la santé de M. Mandela s’était aggravée.

    M. Zuma avait rendu visite à M. Mandela à l’hôpital de Pretoria, où l’ancien président sud-africain était en cours de traitement.

    Les médecins  ont fait tout leur possible pour sauver M. Mandela, se référant à M. Mandela par son nom de clan, « Madiba ».

    C’était l’une de plusieurs hospitalisations de l’ancien héros de la lutte anti-apartheid pour des infections pulmonaires depuis décembre dernier. M. Mandela avait des antécédents pulmonaires datant de la tuberculose qu’il avait contractée pendant son emprisonnement de 27 ans sous le régime de l’apartheid en Afrique du Sud. En décembre 2012, une autre infection pulmonaire, assortie de calculs biliaires, avait entrainé son hospitalisation pendant trois semaines, mais il s’était rétabli et avait pu rentrer chez lui.
    Cette fois-ci, malgré toutes les prières des Sud-Africains, le Prix Nobel de la Paix a succombé.

    Les grandes lignes de la vie de Nelson Mandela
    Voici un regard sur la vie de Nelson Mandela, lauréat du prix Nobel de la Paix et ancien président de l’Afrique du Sud.

    Date et lieu de naissance: 18 juillet, 1918 à Mvezo, Transkei, en Afrique du Sud.

    Certificat de naissance : Rolihlahla Mandela Dalibhunga, fils de Gadla Henry Mphakanyiswa, un conseiller de la maison royale de la tribu Thembu et de Mme Nosekeni Fanny Mandela

    Mariages: Graca (Machel) Mandela (18 Juillet 1998 – présent); « Winnie » (Madikizela) Mandela (1958 – 1996, divorce); Evelyn (Ntoko) Mandela (1944 – 1958 divorce)

    Education: Université d’Afrique du Sud, diplôme en droit, 1942

    Congrès national africain (ANC) :  Rejoint le Congrès national africain  en 1944 et devient président de l’ANC Youth League, la Ligue jeunesse de l’ANC, en 1951.

    Carrière professionnelle:

    1952 : Ouvre le premier cabinet d’avocats noirs en Afrique du Sud avec son ami Oliver Tambo, tout en dirigeant la campagne de l’ANC pour le mépris des lois injustes, un programme de résistance de masse non-violente. Il est accusé cette année-là d’avoir violé la loi de répression du communisme.
    1956 : Mandela est parmi les 156 chefs de la résistance au régime d’apartheid arrêtés et il est inculpé de haute trahison.

    1960 : Evènements de Sharpeville, lorsque la police sud-africaine ouvre le feu sur les manifestants contestant les lois d’apartheid. Le bilan sera d’au moins 69 morts  et le gouvernement imposera l’état d’urgence. Mandela est par la suite arrêté, et l’ANC interdit.

    1961 : Mandela et tous ses co-accusés, inculpés de trahison, sont reconnus non-coupables. Il se lance à fond dans la lutte armée contre l’apartheid , « Umkhonto we Sizwe » (Lance des Nations) , se déplaçant en Afrique et en Europe pour étudier la guérilla.

    1962 : Mandela  est arrêté pour incitation à la grève, et pour avoir quitté le pays sans documents valides.  En novembre, il est condamné à cinq ans de travaux forcés.

    1963 : Mandela est condamné à la prison à perpétuité pour quatre chefs d’accusation de sabotage. Egalement reconnus coupables et condamnés : ses collaborateurs  Walter Sisulu, Ahmed Kathrada, Govan Mbeki, Denis Goldberg et plusieurs autres personnes.

    1980 : Le journal Johannesburg Sunday Post fait campagne en faveur de la remise en liberté de Mandela.

    1982 : Après 18 ans sur l’île de Robben,  Mandela est transféré à la prison de Pollsmoor.

    1988 : Mandela est transféré à la prison Victor Verster.

    1989 : Mandela rencontre le président P.W. Botha. Ce dernier démissionne en tant que président et chef du Parti National. Il est remplacé par Frederick de Klerk, qui entame le processus de démantèlement de l’apartheid. En décembre,  Mandela et de Klerk se rencontrent pour la première fois.

    11 février 1990 : Nelson Mandela est libéré de prison après plus de 27 ans de détention et entame une tournée à travers le monde au cours de laquelle  il rencontre le Premier ministre britannique Margaret Thatcher, le Congrès des Etats-Unis et le président George H. W. Bush.

    1991 : Mandela est élu président de l’ANC.

    1993 : Mandela et De Klerk reçoivent le Prix Nobel de la Paix.

    1994 : Mandela est élu le premier président noir d’Afrique du Sud à l’occasion de la première élection libre de l’histoire du pays.

    1999 : Mandela quitte ses fonctions et crée la Fondation Nelson Mandela.

    8 juin 2013 : Mandela est admis à l’hôpital avec une infection pulmonaire récurrente.

    5 décembre 2013 : Mandela décède.

    Avec  VOA

  • Nelson Mandela  est mort, premier président noir d’Afrique du Sud

    Nelson Mandela est mort, premier président noir d’Afrique du Sud

    nelson-3– Nelson Mandela, héros de la lutte contre le régime raciste d’apartheid et premier président noir de l’Afrique du Sud démocratique, est mort jeudi à l’âge de 95 ans, a annoncé le chef de l’Etat Jacob Zuma à la télévision.

    “L’ex-président Nelson Mandela nous a quittés (…) il est maintenant en paix. La Nation a perdu son fils le plus illustre”, a déclaré le président Zuma lors d’une intervention en direct peu après 21h30 GMT.

    “Il s’est éteint en paix (…). Notre peuple perd un père”, a-t-il ajouté avant d’annoncer que les drapeaux seraient mis en berne à partir de vendredi et jusqu’aux funérailles d’Etat dont il n’a pas annoncé la date.

    “Exprimons la profonde gratitude pour une vie vécue au service des gens de ce pays et de la cause de l’humanité”, a-t-il enchaîné. “C’est un moment de profond chagrin (…) Nous t’aimerons toujours Madiba”.

    “Comportons nous avec la dignité et le respect que Madiba personnifiait”, a ajouté M. Zuma, qui a utilisé le nom de clan du héros de la lutte contre l’apartheid, un nom utilisé familièrement par tous les Sud-Africains pour désigner leur idole.

    “Une grande lumière s’est éteinte”, a réagi le Premier ministre britannique David Cameron.

    Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, a rendu un hommage appuyé à Mandela, saluant un homme “courageux, profondément bon”.

    “Grâce à sa farouche dignité et à sa volonté inébranlable de sacrifier sa propre liberté pour la liberté des autres, il a transformé l’Afrique du Sud et nous a tous émus”, a déclaré M. Obama depuis la Maison Blanche.

    Nelson Mandela, qui a fêté ses 95 ans le 18 juillet, avait été hospitalisé quatre fois depuis décembre, à chaque fois pour des récidives d’infections pulmonaires.

    Ces problèmes récurrents étaient probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l’apartheid.

    Absent de la scène politique depuis plusieurs années déjà, “Madiba” faisait l’objet d’un véritable culte qui dépassait largement les frontières de son pays.

    Tour à tour militant anti-apartheid obstiné, prisonnier politique le plus célèbre du monde et premier président noir de l’Afrique du Sud, il avait été qualifié par l’archevêque Desmond Tutu, autre prix Nobel de la paix pour son engagement contre le régime sud-africain, d’”icône mondiale de la réconciliation”.

    Mandela restera dans l’histoire pour avoir négocié pied à pied avec le gouvernement de l’apartheid une transition pacifique vers une démocratie multiraciale.

    Et pour avoir épargné à son peuple une guerre civile raciale qui, au début des années 1990, paraissant difficilement évitable. Ce qui lui vaudra le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.

    Mandela a passé plus de vingt-sept ans en prison, de 1964 à 1990, devenant peu à peu devenu le symbole de l’oppression des Noirs sud-africains, tandis que le monde entier manifestait et organisait des concerts pour sa libération.

    Mais avant même d’être libéré, il avait appris à comprendre ses adversaires –allant jusqu’à apprendre leur langue, l’afrikaans, et leur poésie–, à pardonner, et à travailler avec eux. Une fois libéré, ils les a séduits par sa gentillesse, son élégance et son charisme.

    Sous les couleurs du Congrès national africain (ANC), Mandela a été le premier président de consensus de la nouvelle “nation arc-en-ciel”, de 1994 à 1999.

    Un rôle notamment magnifié dans le film “Invictus” de Clint Eastwood, où on le voit conquérir le coeur des Blancs en venant soutenir l’équipe nationale de rugby lors de la Coupe du monde de 1995, emportée par l’Afrique du Sud.

    Nelson Rolihlahla Mandela était né le 18 juillet 1918 dans le petit village de Mvezo, dans le Transkei (sud-est) au sein du clan royal des Thembus, de l’ethnie xhosa.

    Il a rapidement déménagé dans le village voisin de Qunu, où il a passé, dira-t-il, ses “années les plus heureuses” –une enfance libre à la campagne peut-être idéalisée–, avant de recevoir une bonne éducation.

    Si son institutrice l’a nommé Nelson, son père l’avait appelé Rolihlahla (“celui par qui les problèmes arrivent”, en xhosa). Et Mandela a très tôt manifesté un esprit rebelle.

    Etudiant, il est exclu de l’université de Fort Hare (sud) après un conflit sur l’élection de représentants étudiants, avant de fuir sa famille à 22 ans pour échapper à un mariage arrangé.

    Arrivé à Johannesburg, le bouillant jeune homme prend vraiment la mesure de la ségrégation raciale qui mine son pays. C’est là, notamment au contact de Walter Sisulu, son aîné qui va devenir son mentor, que se forge une conscience politique qui a évolué avec le temps: jeune, Mandela aurait volontiers chassé les Blancs du pays.

    Après avoir fondé la Ligue de la jeunesse de l’ANC (Congrès national africain), il prend rapidement les rênes du parti, jugé trop mou face à un régime qui a institutionnalisé l’apartheid en 1948.

    Après l’interdiction de l’ANC en 1960, Nelson Mandela passe dans la clandestinité. C’est lui qui préside à la fondation d’une branche armée de son parti.

    Arrêté de nouveau en 1962, il est condamné à la prison à perpétuité deux ans plus tard.

    Pendant son procès, il prononce une plaidoirie en forme de profession de foi: “J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. J’espère vivre assez longtemps pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.”

    Invisible en public depuis 2010, il était devenu une sorte de héros mythique, intouchable, invoqué tant par le pouvoir que par l’opposition. Il continuera longtemps à sourire chaque jour à tous ses compatriotes.

    Avec AFP

  • L’Union africaine fait fausse route.

    L’Union africaine fait fausse route.

    Continent -Afrique
    Continent -Afrique

    -Programme de redéfinition des frontières

    L’Union africaine (UA) a endossé (depuis 2007) un programme dont l’objet est de redéfinir les frontières héritées de la colonisation. But apparent : procéder aux corrections commises en 1885 à Berlin. But caché : jouer le jeu des prédateurs de l’Afrique qui ne jurent que sur le contrôle des ressources naturelles du continent noir. L’UA fait fausse route, s’aliène et aliène son âme au nom d’une idéologie étrangère mal cernée.
     
    L’Afrique compte 80 000 km de frontières, mais seules 30% sont précisément démarquées. L’Union africaine (UA) s’est appropriée cet axiome venu de l’Occident et s’est empressée, dès 2007, de concevoir un programme dont la mise en œuvre débutera en 2017. Il s’agit du « Programme frontière de l’Union africaine (PFUA) ». L’organisation continentale s’est mise en tête qu’elle a été  investie pour redéfinir les frontières africaines. Selon des sources citant les experts en charge de cette opération macabre, l’UA voudrait porter des corrections aux erreurs commises dans les tracés définis en 1885.
     
    Nos fameux experts brandissent comme motivations l’arbitraire qui a entouré les tracés dits de Berlin. Ils renchérissent en laissant entendre que les conflits armés et autres rébellions qui endeuillent l’Afrique aujourd’hui seraient liés à ces erreurs. 
     
    Mauvaise lecture des faits

    A y regarder de près, l’UA fait fausse route. Elle s’est laissé embrigader par les prédateurs de l’Afrique. Car, dans ses principes, tout comme dans ses objectifs, le PFUA ne profite en aucune manière aux Etats africains. Son seul point fort est de réveiller le vieux démon de la division en remettant en cause les frontières tracées en 1885 en marge de la conférence de Berlin.
     
    En réalité, l’UA se fourre le doigt dans l’œil. En croyant résoudre le problème, elle va, au contraire, en créer d’autres et exacerber ceux qui peinent à trouver des solutions durables et ne cessent de mettre en mal la paix, l’équilibre et le développement du continent. 
     
    Embarquée dans une aventure dont elle ne connaît ni les tenants ni les aboutissants, l’UA se fourvoie dans le rôle de fossoyeur de ses terres en acceptant le morcellement de ses sociétaires. Ailleurs, à l’instar de l’Union européenne, la tendance est au regroupement en de grands ensembles pour une meilleure intégration économique et sociale. Voilà que l’UA est poussée à ramer à contre-courant de cette nouvelle dynamique dans les relations internationales.
     
    Les dessous des cartes

    S’il est vrai que la plupart des guerres en Afrique ont pour base des conflits frontaliers ou ethniques, il faudrait s’interroger sur ceux qui les suscitent et les entretiennent. Par ailleurs, quel intérêt a l’UA à vouloir agiter le couteau dans des plaies qui peinent à se cicatriser ? Cela fait jaser et interpelle.
     
    Le fond du problème c’est encore et toujours les ressources naturelles de l’Afrique. L’Occident est en crise et se bat comme diable dans un bénitier pour s’en sortir. Ne pouvant recourir à une nouvelle colonisation dans le contexte actuel, l’Occident a choisi de nouvelles stratégies pour obtenir les matières premières et maintenir sa domination sur le Tiers monde en général et sur l’Afrique en particulier.
     
    La région des Grands Lacs est dans ce viseur et en première ligne la RDC. Ses voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda, ont été instrumentalisés pour qu’ils lui vouent une animosité du fait de ses richesses. Au point que des raisons liées à la faiblesse de leadership politique, à la mauvaise gouvernance et à la violation des droits de l’Homme ont été invoquées pour soutenir sa partition. Point besoin de dessin pour comprendre cela, quand on sait que la partie Est de la RDC, frontalière à ces voisins envieux, a toujours été le théâtre des tensions récurrentes entretenues par des seigneurs de guerre et autres rebelles créés de toutes pièces. 
     
    Qu’est-ce à dire ? Les soubassements de ce projet de révision des frontières héritées de la colonisation sont et restent d’ordre économique. Malheur et pitié pour ces Africains qui tombent dans ce panneau conçu par les Occidentaux contre l’Afrique. Ce sont des négriers des temps modernes ; ils n’arrivent pas à s’émanciper des idéologies occidentales qui les abâtardissent. Faut-il continuer à croire en ce slogan avilissant : ’’Peau noire masques blancs’’ ? (Franz Fanon).
     
    Dans une étude parue à l’édition de mars et avril 2013 de la revue « Manière de voir » sous le titre « Des nations africaines aux contours fragiles », Anne-Cécile Robert pose le problème en ces termes : « Inscrit dans la charte de l’Organisation de l’Unité africaine en 1964, le principe de l’intangibilité des frontières n’a pas empêché le développement d’affrontements territoriaux qui ont affaibli les Etats du continent noir. Lesquels se trouvent de surcroît fragilisés par la multiplication des conflits internes à caractère politico-ethnique à partir des années 1990 ». Et de s’interroger par la suite : « Faut-il imaginer un ’’contre-congrès’’ de Berlin ? »
     

    L’Ethiopie et le Soudan ont déjà vécu cette triste expérience. Malgré la déclaration le principe de l’intangibilité des frontières inscrite dans la charte de l’OUA, en mai 1993,   l’Ethiopie a été amputée de l’Erythrée.  Le Mali a été sauvé de justesse grâce à l’intervention française.  

     
    Dans la mise en œuvre de son programme, l’UA a recouru aux archives d’anciennes puissances coloniales. C’est le cas de l’Allemagne (juin 2013), la France (novembre 2013). Quant à la Belgique et au Portugal, ils n’ont pas encore réagi. Les documents, indique RFI, correspondent à 45 traités, concernant une vingtaine de pays d’Afrique de l’Ouest, du Nord et de l’Est, pour une période allant de 1845 à 1956.
     
    Pour Aguibou Diarrah, responsable de ce programme, «L’intangibilité des frontières africaine repose sur les archives. Ce sont les frontières héritées de la colonisation. Donc, ces archives sont des documents qui permettront de façon certaine à démarquer ces frontières sans créer de problèmes ».
     
    Au finish, l’objectif avoué est de faire de ces frontières des passerelles pouvant permettre une meilleure intégration dans la perspective d’un important marché d’un million de consommateurs. Mon œil !
     
    Partage des ressources
     
     Ce programme s’inscrit dans la logique prônée par l’ex-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, Herman Cohen, et relayée plus tard par l’ex-président français, Nicolas Sarkozy.
     
    Selon eux, la paix dans la région des Grands Lacs passait inévitablement par une gestion partagée des ressources naturelles que regorge la RDC.  Leur vision est aussi soutenue par Aldo Ajello, ex-représentant spécial de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs, dans ses mémoires intitulés : « Le Brasier de l’Afrique ». 
     
    Entre le Programme Frontière de l’UA et le vieux projet de balkanisation de la RDC, il n’y a qu’un pas, vite franchi. Dans un mémo adressé au défunt président Mobutu, repris par Vangu Mambweni dans : « Guerres préméditées en région des Grands Lacs : rôles et tentacules du Tutsi international power en RDC », M. Rwakabuba Shinga note que «coutumièrement parlant, les terres de Rutshuru et de Goma constituent le domaine foncier exclusif et ancestral des Banyarwanda, à l’exception de la collectivité de Bwito, traditionnellement reconnue aux Bahunde».
     
    En 1981, un collectif, se réclamant Banyamulenge, également cité par Vangu Mambweni, adresse une lettre au secrétaire général des Nations unies, avec copie pour information au secrétaire général de l’OUA. Alors que le collectif réclame à ce qu’on reconnaisse collectivement la nationale zaïroise, de l’époque, à tous les Banyamulenge, dans sa lettre, il implore les deux personnalités à « intervenir auprès du gouvernement zaïrois pour que, en accord avec les populations, un référendum de l’autodétermination soit organisée dans les zones de Goma, Rutshuru, Walikale, Masisi, Kalehe et Idjwi qui, après ce référendum sous l’égide des Nations unies et de l’Organisation de l’unité africaine, constitueront un Etat à part qui aura à solliciter sa reconnaissance internationale ».
     
    Plus récemment, écrit Anne-Cécile Robert, M. Nicolas Sarkozy, à quelques semaines d’un voyage en RDC, en 2009 suggérait ce qui suit :
     
    « Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel, mais un dialogue structurel : comment dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ? »
     
    Anne-Cécile Robert rappelle que « ces déclarations ont suscité l’inquiétude dans la région des Grands Lacs, où on a craint une tentative de redécoupage à l’ancienne ».
    Le Potentiel
  • Joseph Kabila incertain-Sommet de Paris

    Joseph Kabila incertain-Sommet de Paris

    Écrit par DMK   
     
    kabila-Le président congolais qui garde un souvenir amer de la visite de François Hollande à Kinshasa en 2012 pourrait brandir sa tournée actuelle à l’Est du pays pour décliner l’invitation de l’Elysée et prendre ainsi sa revanche

    A l’initiative des autorités françaises, plusieurs  chefs d’Etat et de Gouvernement africains  sont conviés au sommet sur la sécurité en Afrique prévu du 6 au 7 décembre 2013 à Paris et que François Hollande aura l’honneur de présider.

    Mais, à quelques heures de l’ouverture de ces importantes assises, l’incertitude plane sur la participation de Joseph Kabila à ces travaux. Pourtant, une invitation destinée au président congolais a été bel et bien déposée à Kinshasa par Mme Yamina Benguigui, Ministre déléguée à la Francophonie auprès du Ministre français des Affaires Etrangères et représentante personnelle du Président François Hollande, lors de sa  dernière visite dans la capitale congolaise au mois de novembre de l’année en cours .

    Occupé à parcourir par route l’Est du pays depuis bientôt deus semaines pour rétablir  l’autorité de l’Etat dans cette région trouble après la mise en déroute des rebelles du M 23 par l’Armée congolaise,  Joseph Kabila ne semble pas

    pressé d’interrompre cette longue tournée pour répondre à l’invitation de François Hollande.

    Pour preuve, après  avoir parcouru les routes difficiles de  la Province Orientale et  du Nord-Kivu au volant de sa puissante jeep, Joseph Kabila qui en profite pour se faire applaudir le long du parcours, poursuit maintenant cette tournée au Sud-Kivu.

    Après s’être signalés lundi à Minova, Kabila et sa suite étaient attendus hier mardi à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu où la mobilisation était aux couleurs de campagne, à en croire des témoignages des sources locales.

    Et après Bukavu, il n’est pas exclu qu’il poursuive son ” safari auto ” dans le Sud-Kivu profond jusqu’à mettre  pied dans sa province du Maniema, bien loin des solennités et discours du sommet qui s’ouvre ce vendredi à Paris.

    De l’avis de certains observateurs, le prétexte est bien trouvé par le numéro 1 congolais pour éviter la main tendue de François Hollande et prendre ainsi sa revanche sur ce dernier.

    Ainsi, pour un problème d’incompatibilité d’humeurs entre les deux hommes, il est possible que la RDC ne soit représentée aux assises de Paris que par son ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, alors que la plupart de pays invités (à l’exception de l’Angola dont le président devenu malade est actuellement aux soins en Espagne et de la République sud-africaine qui a dépêché  sa ministre  Maite Nkoana Mashabane venue à Goma le dimanche 1er décembre, avant l’étape de Paris, remettre  un message spécial de son pays à  Joseph Kabila ) seront représentés au plus haut niveau à ces assises.

    Toutefois, d’autres sources continuent à affirmer que le Président congolais fera le déplacement de la ville lumière avant l’ouverture de cette importante rencontre sur la sécurité en Afrique.

    La vérité sera en tout cas connue ce vendredi. L’euphorie de la victoire militaire sur les rebelles du M 23 ne doit pas faire oublier aux autorités de Kinshasa que cet exploit n’a été possible qu’avec l’appui de la communauté internationale.

    Dans un tel contexte, Kabila et son entourage Kinshasa ont tort de minimiser, de quelque manière que ce soit, le rôle joué par la France en Afrique sur le plan géostratégique.

    Les récentes interventions militaires de l’Hexagone en Libye (en 2011), en Côte d’Ivoire (en 2011), au Mali (en 2013) et celle qui est en cours en Centrafrique pour contribuer à la restauration de la paix dans ces pays sont autant de preuves qui poussent au respect et à la considération.

    Pour rappel, l’enjeu du sommet qui s’ouvre ce vendredi à Paris pour se clôturer samedi porte sur la sécurité en Afrique.  Voilà qui tombe bien, quand on sait  que plus de 4000 soldats français sont actuellement pré-positionnés sur différentes bases d’Afrique (Djibouti, Gabon, Sénégal, Tchad et Côte d’Ivoire), prêts à intervenir en cas d’urgence et de besoin, pour décourager les terroristes et groupes armés qui sèment la mort et la désolation sur le continent.
    Avec La Tempette des Tropiques