Author: Don Kayembe
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Nelson Mandela: les grandes lignes de sa vie
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«Notre bien aimé Nelson Mandela, le fondateur de notre République, est parti», a déclaré jeudi 5 décembre 2013 le président sud-africain Jacob Zuma, à la télévision publique SABC.
«Notre peuple a perdu son père, a ajouté le président sud-africain. Nous avons une dette de gratitude à la famille Mandela qui a tellement sacrifié pour que notre peuple soit libre».
Nelson était hospitalisé dans un état critique.
Il y a plusieurs mois, les médecins avaient averti le président Jacob Zuma que la santé de M. Mandela s’était aggravée.M. Zuma avait rendu visite à M. Mandela à l’hôpital de Pretoria, où l’ancien président sud-africain était en cours de traitement.
Les médecins ont fait tout leur possible pour sauver M. Mandela, se référant à M. Mandela par son nom de clan, « Madiba ».
C’était l’une de plusieurs hospitalisations de l’ancien héros de la lutte anti-apartheid pour des infections pulmonaires depuis décembre dernier. M. Mandela avait des antécédents pulmonaires datant de la tuberculose qu’il avait contractée pendant son emprisonnement de 27 ans sous le régime de l’apartheid en Afrique du Sud. En décembre 2012, une autre infection pulmonaire, assortie de calculs biliaires, avait entrainé son hospitalisation pendant trois semaines, mais il s’était rétabli et avait pu rentrer chez lui.
Cette fois-ci, malgré toutes les prières des Sud-Africains, le Prix Nobel de la Paix a succombé.Les grandes lignes de la vie de Nelson Mandela
Voici un regard sur la vie de Nelson Mandela, lauréat du prix Nobel de la Paix et ancien président de l’Afrique du Sud.Date et lieu de naissance: 18 juillet, 1918 à Mvezo, Transkei, en Afrique du Sud.
Certificat de naissance : Rolihlahla Mandela Dalibhunga, fils de Gadla Henry Mphakanyiswa, un conseiller de la maison royale de la tribu Thembu et de Mme Nosekeni Fanny Mandela
Mariages: Graca (Machel) Mandela (18 Juillet 1998 – présent); « Winnie » (Madikizela) Mandela (1958 – 1996, divorce); Evelyn (Ntoko) Mandela (1944 – 1958 divorce)
Education: Université d’Afrique du Sud, diplôme en droit, 1942
Congrès national africain (ANC) : Rejoint le Congrès national africain en 1944 et devient président de l’ANC Youth League, la Ligue jeunesse de l’ANC, en 1951.
Carrière professionnelle:
1952 : Ouvre le premier cabinet d’avocats noirs en Afrique du Sud avec son ami Oliver Tambo, tout en dirigeant la campagne de l’ANC pour le mépris des lois injustes, un programme de résistance de masse non-violente. Il est accusé cette année-là d’avoir violé la loi de répression du communisme.
1956 : Mandela est parmi les 156 chefs de la résistance au régime d’apartheid arrêtés et il est inculpé de haute trahison.1960 : Evènements de Sharpeville, lorsque la police sud-africaine ouvre le feu sur les manifestants contestant les lois d’apartheid. Le bilan sera d’au moins 69 morts et le gouvernement imposera l’état d’urgence. Mandela est par la suite arrêté, et l’ANC interdit.
1961 : Mandela et tous ses co-accusés, inculpés de trahison, sont reconnus non-coupables. Il se lance à fond dans la lutte armée contre l’apartheid , « Umkhonto we Sizwe » (Lance des Nations) , se déplaçant en Afrique et en Europe pour étudier la guérilla.
1962 : Mandela est arrêté pour incitation à la grève, et pour avoir quitté le pays sans documents valides. En novembre, il est condamné à cinq ans de travaux forcés.
1963 : Mandela est condamné à la prison à perpétuité pour quatre chefs d’accusation de sabotage. Egalement reconnus coupables et condamnés : ses collaborateurs Walter Sisulu, Ahmed Kathrada, Govan Mbeki, Denis Goldberg et plusieurs autres personnes.
1980 : Le journal Johannesburg Sunday Post fait campagne en faveur de la remise en liberté de Mandela.
1982 : Après 18 ans sur l’île de Robben, Mandela est transféré à la prison de Pollsmoor.
1988 : Mandela est transféré à la prison Victor Verster.
1989 : Mandela rencontre le président P.W. Botha. Ce dernier démissionne en tant que président et chef du Parti National. Il est remplacé par Frederick de Klerk, qui entame le processus de démantèlement de l’apartheid. En décembre, Mandela et de Klerk se rencontrent pour la première fois.
11 février 1990 : Nelson Mandela est libéré de prison après plus de 27 ans de détention et entame une tournée à travers le monde au cours de laquelle il rencontre le Premier ministre britannique Margaret Thatcher, le Congrès des Etats-Unis et le président George H. W. Bush.
1991 : Mandela est élu président de l’ANC.
1993 : Mandela et De Klerk reçoivent le Prix Nobel de la Paix.
1994 : Mandela est élu le premier président noir d’Afrique du Sud à l’occasion de la première élection libre de l’histoire du pays.
1999 : Mandela quitte ses fonctions et crée la Fondation Nelson Mandela.
8 juin 2013 : Mandela est admis à l’hôpital avec une infection pulmonaire récurrente.
5 décembre 2013 : Mandela décède.
Avec VOA
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Nelson Mandela est mort, premier président noir d’Afrique du Sud
– Nelson Mandela, héros de la lutte contre le régime raciste d’apartheid et premier président noir de l’Afrique du Sud démocratique, est mort jeudi à l’âge de 95 ans, a annoncé le chef de l’Etat Jacob Zuma à la télévision.“L’ex-président Nelson Mandela nous a quittés (…) il est maintenant en paix. La Nation a perdu son fils le plus illustre”, a déclaré le président Zuma lors d’une intervention en direct peu après 21h30 GMT.
“Il s’est éteint en paix (…). Notre peuple perd un père”, a-t-il ajouté avant d’annoncer que les drapeaux seraient mis en berne à partir de vendredi et jusqu’aux funérailles d’Etat dont il n’a pas annoncé la date.
“Exprimons la profonde gratitude pour une vie vécue au service des gens de ce pays et de la cause de l’humanité”, a-t-il enchaîné. “C’est un moment de profond chagrin (…) Nous t’aimerons toujours Madiba”.
“Comportons nous avec la dignité et le respect que Madiba personnifiait”, a ajouté M. Zuma, qui a utilisé le nom de clan du héros de la lutte contre l’apartheid, un nom utilisé familièrement par tous les Sud-Africains pour désigner leur idole.
“Une grande lumière s’est éteinte”, a réagi le Premier ministre britannique David Cameron.
Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, a rendu un hommage appuyé à Mandela, saluant un homme “courageux, profondément bon”.
“Grâce à sa farouche dignité et à sa volonté inébranlable de sacrifier sa propre liberté pour la liberté des autres, il a transformé l’Afrique du Sud et nous a tous émus”, a déclaré M. Obama depuis la Maison Blanche.
Nelson Mandela, qui a fêté ses 95 ans le 18 juillet, avait été hospitalisé quatre fois depuis décembre, à chaque fois pour des récidives d’infections pulmonaires.
Ces problèmes récurrents étaient probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l’apartheid.
Absent de la scène politique depuis plusieurs années déjà, “Madiba” faisait l’objet d’un véritable culte qui dépassait largement les frontières de son pays.
Tour à tour militant anti-apartheid obstiné, prisonnier politique le plus célèbre du monde et premier président noir de l’Afrique du Sud, il avait été qualifié par l’archevêque Desmond Tutu, autre prix Nobel de la paix pour son engagement contre le régime sud-africain, d’”icône mondiale de la réconciliation”.
Mandela restera dans l’histoire pour avoir négocié pied à pied avec le gouvernement de l’apartheid une transition pacifique vers une démocratie multiraciale.
Et pour avoir épargné à son peuple une guerre civile raciale qui, au début des années 1990, paraissant difficilement évitable. Ce qui lui vaudra le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.
Mandela a passé plus de vingt-sept ans en prison, de 1964 à 1990, devenant peu à peu devenu le symbole de l’oppression des Noirs sud-africains, tandis que le monde entier manifestait et organisait des concerts pour sa libération.
Mais avant même d’être libéré, il avait appris à comprendre ses adversaires –allant jusqu’à apprendre leur langue, l’afrikaans, et leur poésie–, à pardonner, et à travailler avec eux. Une fois libéré, ils les a séduits par sa gentillesse, son élégance et son charisme.
Sous les couleurs du Congrès national africain (ANC), Mandela a été le premier président de consensus de la nouvelle “nation arc-en-ciel”, de 1994 à 1999.
Un rôle notamment magnifié dans le film “Invictus” de Clint Eastwood, où on le voit conquérir le coeur des Blancs en venant soutenir l’équipe nationale de rugby lors de la Coupe du monde de 1995, emportée par l’Afrique du Sud.
Nelson Rolihlahla Mandela était né le 18 juillet 1918 dans le petit village de Mvezo, dans le Transkei (sud-est) au sein du clan royal des Thembus, de l’ethnie xhosa.
Il a rapidement déménagé dans le village voisin de Qunu, où il a passé, dira-t-il, ses “années les plus heureuses” –une enfance libre à la campagne peut-être idéalisée–, avant de recevoir une bonne éducation.
Si son institutrice l’a nommé Nelson, son père l’avait appelé Rolihlahla (“celui par qui les problèmes arrivent”, en xhosa). Et Mandela a très tôt manifesté un esprit rebelle.
Etudiant, il est exclu de l’université de Fort Hare (sud) après un conflit sur l’élection de représentants étudiants, avant de fuir sa famille à 22 ans pour échapper à un mariage arrangé.
Arrivé à Johannesburg, le bouillant jeune homme prend vraiment la mesure de la ségrégation raciale qui mine son pays. C’est là, notamment au contact de Walter Sisulu, son aîné qui va devenir son mentor, que se forge une conscience politique qui a évolué avec le temps: jeune, Mandela aurait volontiers chassé les Blancs du pays.
Après avoir fondé la Ligue de la jeunesse de l’ANC (Congrès national africain), il prend rapidement les rênes du parti, jugé trop mou face à un régime qui a institutionnalisé l’apartheid en 1948.
Après l’interdiction de l’ANC en 1960, Nelson Mandela passe dans la clandestinité. C’est lui qui préside à la fondation d’une branche armée de son parti.
Arrêté de nouveau en 1962, il est condamné à la prison à perpétuité deux ans plus tard.
Pendant son procès, il prononce une plaidoirie en forme de profession de foi: “J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. J’espère vivre assez longtemps pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.”
Invisible en public depuis 2010, il était devenu une sorte de héros mythique, intouchable, invoqué tant par le pouvoir que par l’opposition. Il continuera longtemps à sourire chaque jour à tous ses compatriotes.
Avec AFP
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L’Union africaine fait fausse route.
L’Union africaine (UA) a endossé (depuis 2007) un programme dont l’objet est de redéfinir les frontières héritées de la colonisation. But apparent : procéder aux corrections commises en 1885 à Berlin. But caché : jouer le jeu des prédateurs de l’Afrique qui ne jurent que sur le contrôle des ressources naturelles du continent noir. L’UA fait fausse route, s’aliène et aliène son âme au nom d’une idéologie étrangère mal cernée.L’Afrique compte 80 000 km de frontières, mais seules 30% sont précisément démarquées. L’Union africaine (UA) s’est appropriée cet axiome venu de l’Occident et s’est empressée, dès 2007, de concevoir un programme dont la mise en œuvre débutera en 2017. Il s’agit du « Programme frontière de l’Union africaine (PFUA) ». L’organisation continentale s’est mise en tête qu’elle a été investie pour redéfinir les frontières africaines. Selon des sources citant les experts en charge de cette opération macabre, l’UA voudrait porter des corrections aux erreurs commises dans les tracés définis en 1885.Nos fameux experts brandissent comme motivations l’arbitraire qui a entouré les tracés dits de Berlin. Ils renchérissent en laissant entendre que les conflits armés et autres rébellions qui endeuillent l’Afrique aujourd’hui seraient liés à ces erreurs.Mauvaise lecture des faitsA y regarder de près, l’UA fait fausse route. Elle s’est laissé embrigader par les prédateurs de l’Afrique. Car, dans ses principes, tout comme dans ses objectifs, le PFUA ne profite en aucune manière aux Etats africains. Son seul point fort est de réveiller le vieux démon de la division en remettant en cause les frontières tracées en 1885 en marge de la conférence de Berlin.En réalité, l’UA se fourre le doigt dans l’œil. En croyant résoudre le problème, elle va, au contraire, en créer d’autres et exacerber ceux qui peinent à trouver des solutions durables et ne cessent de mettre en mal la paix, l’équilibre et le développement du continent.Embarquée dans une aventure dont elle ne connaît ni les tenants ni les aboutissants, l’UA se fourvoie dans le rôle de fossoyeur de ses terres en acceptant le morcellement de ses sociétaires. Ailleurs, à l’instar de l’Union européenne, la tendance est au regroupement en de grands ensembles pour une meilleure intégration économique et sociale. Voilà que l’UA est poussée à ramer à contre-courant de cette nouvelle dynamique dans les relations internationales.Les dessous des cartesS’il est vrai que la plupart des guerres en Afrique ont pour base des conflits frontaliers ou ethniques, il faudrait s’interroger sur ceux qui les suscitent et les entretiennent. Par ailleurs, quel intérêt a l’UA à vouloir agiter le couteau dans des plaies qui peinent à se cicatriser ? Cela fait jaser et interpelle.Le fond du problème c’est encore et toujours les ressources naturelles de l’Afrique. L’Occident est en crise et se bat comme diable dans un bénitier pour s’en sortir. Ne pouvant recourir à une nouvelle colonisation dans le contexte actuel, l’Occident a choisi de nouvelles stratégies pour obtenir les matières premières et maintenir sa domination sur le Tiers monde en général et sur l’Afrique en particulier.La région des Grands Lacs est dans ce viseur et en première ligne la RDC. Ses voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda, ont été instrumentalisés pour qu’ils lui vouent une animosité du fait de ses richesses. Au point que des raisons liées à la faiblesse de leadership politique, à la mauvaise gouvernance et à la violation des droits de l’Homme ont été invoquées pour soutenir sa partition. Point besoin de dessin pour comprendre cela, quand on sait que la partie Est de la RDC, frontalière à ces voisins envieux, a toujours été le théâtre des tensions récurrentes entretenues par des seigneurs de guerre et autres rebelles créés de toutes pièces.Qu’est-ce à dire ? Les soubassements de ce projet de révision des frontières héritées de la colonisation sont et restent d’ordre économique. Malheur et pitié pour ces Africains qui tombent dans ce panneau conçu par les Occidentaux contre l’Afrique. Ce sont des négriers des temps modernes ; ils n’arrivent pas à s’émanciper des idéologies occidentales qui les abâtardissent. Faut-il continuer à croire en ce slogan avilissant : ’’Peau noire masques blancs’’ ? (Franz Fanon).Dans une étude parue à l’édition de mars et avril 2013 de la revue « Manière de voir » sous le titre « Des nations africaines aux contours fragiles », Anne-Cécile Robert pose le problème en ces termes : « Inscrit dans la charte de l’Organisation de l’Unité africaine en 1964, le principe de l’intangibilité des frontières n’a pas empêché le développement d’affrontements territoriaux qui ont affaibli les Etats du continent noir. Lesquels se trouvent de surcroît fragilisés par la multiplication des conflits internes à caractère politico-ethnique à partir des années 1990 ». Et de s’interroger par la suite : « Faut-il imaginer un ’’contre-congrès’’ de Berlin ? »L’Ethiopie et le Soudan ont déjà vécu cette triste expérience. Malgré la déclaration le principe de l’intangibilité des frontières inscrite dans la charte de l’OUA, en mai 1993, l’Ethiopie a été amputée de l’Erythrée. Le Mali a été sauvé de justesse grâce à l’intervention française.
Dans la mise en œuvre de son programme, l’UA a recouru aux archives d’anciennes puissances coloniales. C’est le cas de l’Allemagne (juin 2013), la France (novembre 2013). Quant à la Belgique et au Portugal, ils n’ont pas encore réagi. Les documents, indique RFI, correspondent à 45 traités, concernant une vingtaine de pays d’Afrique de l’Ouest, du Nord et de l’Est, pour une période allant de 1845 à 1956.Pour Aguibou Diarrah, responsable de ce programme, «L’intangibilité des frontières africaine repose sur les archives. Ce sont les frontières héritées de la colonisation. Donc, ces archives sont des documents qui permettront de façon certaine à démarquer ces frontières sans créer de problèmes ».Au finish, l’objectif avoué est de faire de ces frontières des passerelles pouvant permettre une meilleure intégration dans la perspective d’un important marché d’un million de consommateurs. Mon œil !Partage des ressourcesCe programme s’inscrit dans la logique prônée par l’ex-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, Herman Cohen, et relayée plus tard par l’ex-président français, Nicolas Sarkozy.Selon eux, la paix dans la région des Grands Lacs passait inévitablement par une gestion partagée des ressources naturelles que regorge la RDC. Leur vision est aussi soutenue par Aldo Ajello, ex-représentant spécial de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs, dans ses mémoires intitulés : « Le Brasier de l’Afrique ».Entre le Programme Frontière de l’UA et le vieux projet de balkanisation de la RDC, il n’y a qu’un pas, vite franchi. Dans un mémo adressé au défunt président Mobutu, repris par Vangu Mambweni dans : « Guerres préméditées en région des Grands Lacs : rôles et tentacules du Tutsi international power en RDC », M. Rwakabuba Shinga note que «coutumièrement parlant, les terres de Rutshuru et de Goma constituent le domaine foncier exclusif et ancestral des Banyarwanda, à l’exception de la collectivité de Bwito, traditionnellement reconnue aux Bahunde».En 1981, un collectif, se réclamant Banyamulenge, également cité par Vangu Mambweni, adresse une lettre au secrétaire général des Nations unies, avec copie pour information au secrétaire général de l’OUA. Alors que le collectif réclame à ce qu’on reconnaisse collectivement la nationale zaïroise, de l’époque, à tous les Banyamulenge, dans sa lettre, il implore les deux personnalités à « intervenir auprès du gouvernement zaïrois pour que, en accord avec les populations, un référendum de l’autodétermination soit organisée dans les zones de Goma, Rutshuru, Walikale, Masisi, Kalehe et Idjwi qui, après ce référendum sous l’égide des Nations unies et de l’Organisation de l’unité africaine, constitueront un Etat à part qui aura à solliciter sa reconnaissance internationale ».Plus récemment, écrit Anne-Cécile Robert, M. Nicolas Sarkozy, à quelques semaines d’un voyage en RDC, en 2009 suggérait ce qui suit :« Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel, mais un dialogue structurel : comment dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ? »Anne-Cécile Robert rappelle que « ces déclarations ont suscité l’inquiétude dans la région des Grands Lacs, où on a craint une tentative de redécoupage à l’ancienne ».Le Potentiel -

Joseph Kabila incertain-Sommet de Paris
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Plusieurs chefs d’Etat africains au sommet franco-africain de Paris

– Le président français, François Hollande, a invité plusieurs chefs d’Etat africains au “Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique”, prévu les 6 et 7 décembre à Paris.Cette rencontre, qualifiée par la présidence française “d’événement historique qui témoigne de l’évolution politique des relations de la France avec les pays africains”, verra la participation des présidents Boni Yayi (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Pierre Nkurunziza (Burundi), Paul Biya (Cameroun), José Maria Pereira Neves (Cap-Vert), Dr Ikililou Dhoinine (Premier ministre des Comores), Denis Sassou-Nguesso (République du Congo), Joseph Kabila (République démocratique du Congo (RDC), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Ismail Omar Guelleh (Djibouti), Hailemariam Desalegn (Premier ministre d’Ethiopie), Ali Bongo Ondimba (Gabon), John Dramani Mahama (Ghana), Alpha Omar Condé (Guinée), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), Dr Motsoahae Thomas Thabane (Premier ministre du Lesotho), Mme Helen Johnson-Sirleaf (Liberia), Ali Zeidan (Premier ministre de la Libye), Ibrahim Boubacar Keita (Mali), Mohammed VI (Roi du Maroc), Navinchandra Ramgoolam (Premier ministre de Maurice), Mohamed Ould Abdel-Aziz (Mauritanie), Armando Emilio Guebuza (Mozambique), Hifikepunye Pohamba (Namibie), Mahamadou Issoufou (Niger), Goodluck Jonathan (Nigeria), Yoweri Museveni (Ouganda), Macky Sall (Sénégal), James Alix Michel (Seychelles), Dr Ernest Bai Koroma (Sierra Leone), Hassan Sheikh Mohamoud (Somalie), Salva Kiir Mayardit (Soudan du Sud), Barnabas Sibisiso (Swaziland), Jakaya Mrisho Kikwete (Premier ministre de Tanzanie), Idriss Déby Itno (Tchad), Faure Gnassingbe (Togo) et Moncef Marzouki (Tunisie).
Les présidents sud africain, Jacob Zuma, algérien, Abdelaziz Bouteflika, et angolais Eduardo Dos Santos seront représentés par, respectivement, la ministre Maite Nkoana-Mashabane, le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le ministre des Affaires étrangères, Georges Chikoti.
Paul Kagamé (Rwanda), Uhuru Kenyatta (Kenya), Yahya Jammeh (Gambie) et Issayas Afewerki (Erythrée) ne participeront probablement pas à cette rencontre.
Mais par contre, six chefs d’État d’africains n’ont pas été invités Omar el-Béchir (Soudan), Robert Mugabe (Zimbabwe), Andry Rajoelina (Madagascar), Serifo Nhamadjo (Guinée-Bissau), Michel Djotodia (Centrafrique), Adly Mansour (Égypte).
Parmi les invités, on note la présence des organisations internationales et européennes, régionales africaines qui seront représentées par Ban-Ki moon, Secrétaire général des Nations unies, Hermann Van Rompuy, président du conseil de la Commission européenne, Manuel Barroso, président de la Commission européenne, Mme Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Antoinette Monsio Sayeh, directrice Afrique du Fonds monétaire international et Makhtar Diop, vice-président Afrique de la Banque mondiale.
Avec Panapress
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Dotée de drones d’observation, l’ONU compte “s’attaquer” aux rebelles
– Les Nations unies ont averti mardi qu’elles allaient s’attaquer aux dizaines de groupes rebelles présents dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), aidées par les drones de reconnaissance dont disposent désormais, pour la première fois, des Casques bleus.Après la défaite début novembre des rebelles du M23, il y a une “perspective de pouvoir s’attaquer à d’autres groupes armés. C’est justement cela que nous allons faire”, a déclaré le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, à Goma, capitale de la province congolaise du Nord-Kivu.
Les drones sont “un outil incomparable dans cette perspective”, a jugé M. Ladsous, qui s’exprimait à l’occasion du vol inaugural du premier avion sans pilote jamais utilisé par une mission onusienne.
Ces aéronefs ont pour mission de surveiller les provinces du Nord et du Sud-Kivu, et “vont nous donner une information précise utilisable tout de suite en temps réel sur le plan tactique”, a-t-il dit.
Les propos de M. Ladsous contrastent avec ceux du chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, qui déclarait encore mi-novembre que les Nations unies étaient décidées à “combattre” les groupes armés mais préféraient “une voie paisible” de désarmement volontaire des rebelles.
La Monusco dispose pour l’heure de deux avions sans pilote. Ces engins, non armés, et voués exclusivement à la reconnaissance, doivent permettre aux Casques bleus de surveiller les provinces du Nord et du Sud-Kivu, où sévissent des dizaines de groupes armés que la Monusco a pour mandat de “neutraliser”.
Le déploiement des drones est le dernier épisode d’ajustement des moyens de la Monusco à la situation sur le terrain.
Créée en 1999, comme une force d’observation (elle s’appelait alors la Monuc), la Mission a vu son mandat se renforcer au fil des années, alors qu’elle s’avérait incapable d’empêcher les conflits meurtrissant le pays: elle est ainsi devenue une force de maintien de la paix, dont les prérogatives ont été progressivement augmentées jusqu’à ce qu’elle soit dotée, en mars, d’une brigade d’intervention et d’un mandat offensif.
Détonateurs des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003), les Kivus sont en proie à la violence depuis une vingtaine d’années. La faiblesse chronique de l’Etat dans cette zone permet à des dizaines de milices d’y prospérer en toute impunité sur de vastes portions de territoire.
Forte de plus de 20.000 hommes en uniforme, la Monusco est l’une des deux plus importantes missions de l’ONU au monde, avec celle déployée au Darfour, et coûtera pour l’exercice annuel en cours 1,5 milliard de dollars.
Les drones onusiens doivent aussi assurer un contrôle de la frontière entre la RDC et l’Ouganda et le Rwanda, afin de dissuader ces deux pays d’apporter un soutien à certaines milices congolaises.
L’ONU accuse Kigali et Kampala d’avoir soutenu le Mouvement du 23 Mars (M23), vaincu début novembre par l’armée congolaise, avec le soutien de la Monusco.
A terme, cette dernière doit se doter de cinq drones fabriqués par Selex ES, filiale du groupe italien d’aéronautique et de défense Finmeccanica, et compte être en mesure d’assurer à partir du mois de mars une surveillance aérienne 24 heures sur 24.
Le général de corps d’armée brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz, chef de la force militaire de la Monusco, a indiqué que les drones d’environ 5 mètres de long avaient une autonomie de vol d’”à peu près dix heures”.
Les appareils sont conçus pour évoluer entre 2.000 et 3.000 mètres d’altitude, et ont un rayon d’action de 200 kilomètres environ.
Selon le général, ces aéronefs permettront d’observer aussi bien les groupes armés que les mouvements de population (le Nord et le Sud-Kivu comptent plus de 1,6 million de déplacés internes, selon l’ONU), notamment “dans les zones boisées” particulièrement nombreuses et denses dans ces régions équatoriales.
Avec AFP




